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Chapitre I :

Introduction à l’amélioration des terrains


I.1. Introduction
Les méthodes d’amélioration des sols sont l’un des outils dont dispose l’ingénieur pour
résoudre les problèmes de stabilité ou de déformations qu’il rencontre lors de l’élaboration
d’un projet
L'amélioration du sol est souvent appelée stabilisation du sol qui sert à améliorer sa
performance technique
1. Augmente la résistance au cisaillement ; 2. Réduit la perméabilité ; 3. Réduit la
compressibilité.
I.2 But de l’amélioration des sols en place
1) Augmenter sa résistance en place, pour augmenter sa capacité portante ;
2) Améliorer la stabilité d’un talus existant ;
3) Assurer la stabilité temporaire des travaux d’excavation sans recours aux systèmes
d’étançonnement conventionnels ;
4) Arrêter le mouvement d’une pente instable pour permettre des travaux de confortement
permanent ;
5) Augmenter la résistance latérale des sols offerte aux pieux installés ;
6) Diminuer la compressibilité des sols en place ;
7) Diminuer la perméabilité des sols ;
8) Permettre le percement d’un tunnel dans un terrain difficile ;
9) Accélérer la consolidation d’un dépôt d’argile ;
10) Contrôler les infiltrations d’eau autour d’un ouvrage ;
11) Réduire les risques de liquéfactions des dépôts granulaires lâches ;
12) Diminuer le potentiel de déformation volumique des sols ;
13) Homogénéiser les sols pour réduire le risque de tassement différentiel ;
14) Réduire la gélivité ;
15) Effectuer des travaux de reprise en sous-œuvre ;
16) Stabiliser un remblai nouvellement mis en place.).
I. 3 Principes de base d’amélioration des sols
Pour construire sur des sites défavorables, on dispose les alternatives suivantes :
1) Enlèvement des mauvais sols par excavation ;
2) Amélioration des propriétés mécaniques des sols en place pour les rendre compatibles
avec les exigences du projet ;
3) Révision du concept du projet. – Un ouvrage conçu avec des semelles superficielles peut
être réétudié en tant qu’ouvrage avec des fondations flottantes et être ainsi construit sur un sol
très compressible ;
4) Mise hors compte d’un mauvais sol. – On peut employer des pieux pour transférer la
charge d’une structure à travers un sol mou jusqu’à une couche portante inférieure.
5) Compactage, notamment le compactage dynamique et vibro-compaction ;
6) Consolidation par pré-chargement avec ou sans drainage vertical, électro-osmose et
explosion ;
7) Injection, Jet-Grouting ;
8) Drainages ;
9) Stabilisation par congélation ;
10) Renforcement des sols par armature (terre armée, terre coulée, etc..).
1. 4 Classification générale des procédés d’amélioration et renforcement
Classification générale des procédés d’amélioration et renforcement
1. Amélioration dans la masse :
• Pré-chargement et drainage
• Vibro-compactage
• Compactage dynamique
• Injection solide
2. Amélioration et renforcement des sols par inclusions souples
• Colonnes ballastées
• Substitution dynamique
3. Renforcement de sol par inclusions rigides
4. Autres techniques
• Deep soil mixing
• Jet grouting.
I.5 Domaines d’application des techniques d’amélioration des sols
La figure ci-dessous illustre la différence entre les techniques exécutables dans les sols fins,
d’une part, et dans les sols grenus, d’autre part.
Alors que pour les sols intermédiaires les possibilités d’amélioration ne sont diversifiées.
Chapitre II : Classification et méthodes d’amélioration des sols
II.1. Définition des sols
II.2. Définition géotechnique des sols
Les sols comme étant composé de quatre phases.
 Une phase solide composée de particules minérales solides et organiques.
 Une phase liquide sous différentes formes appelées :
Eau libre, eau interstitielle et pour finir une phase gazeuse.
 Phase solide
• Sols grenus
• Sols fins
• Sols organiques

Figure II.2 : Classification des sols


Les vases et les tourbes renferment 2 types de matières organiques :
• Matière organique libre : débris végétaux et résidus animaux
• Matières organique liées : colloïde humiques fixés à la phase minérale
 La transformation de la matière organique fraîche en humus colloïdal est
l’humification
 La transformation des tourbes franches en tourbe amorphe est la tourbification.
La matière organique a un rôle important dans le comportement des sols. Si la matière
organique est un peu évoluée et abondante (tourbe fraîche) sa texture retient beaucoup d’eau
et est très compressible.
Figure : L’humification.
Les méthodes utilisées pour la densification profonde des sols granulaires comprennent :
compactage dynamique, la vibrocompaction et l’explosion.
Le choix de chaque technique est fonction des facteurs suivants :
1) Type de sol, notamment sa granulométrie et son pourcentage de fraction fine ;
2) Degré de saturation et la profondeur de la nappe phréatique ;
3) Densité relative initiale ;
4) Contraintes initiales in-situ ;
5) Structure initiale du sol, y compris l’effet de vieillissement, la cimentation et la
fissuration etc. ;
6) Profondeur d’amélioration souhaitée.
D’autres facteurs non techniques doivent être considérés :
7) Caractéristiques spéciales et limites de chaque méthode utilisée ;
8) Échéancier des travaux ;
9) Conditions climatiques ;
10) Présence de structures existantes ;
11) Critères environnementaux ;
12) Coûts
II.4. Les méthodes d'amélioration des sols :
• Préchargement et drainage ; Méthode chimique
• Compactage mécanique ; Traitement électrique du sol ;
• Compactage dynamique ; Thermique et électrique
• Vibroflotation ; Utilisation de géotextiles ;
• Colonnes de sable et de pierre ;
• Colonnes ballasté ;
• Utilisation d'adjuvants ;
• Injection de coulis appropriés ;
Chapitre III : Pré-chargement & Drains verticaux
III.1. Introduction
Le pré-chargement et les drains verticaux sont deux méthodes d’amélioration des sols
compressibles d’usage très courant en pratique
III.2. Le pré-chargement
 Lorsqu’il s’agit de construire sur un sol saturé de faible portance et (où) relativement
compressible
 Le pré-chargement (généralement fait par un remblai) est la technique la plus simple
qui permet d’assurer une amélioration de la résistance au cisaillement à court terme.
 Cette méthode est utilisée sur des terrains dont le tassement va se prolonger durant
plusieurs années
 On applique généralement ces méthodes sur des mauvais terrains de composition
principalement argileuse
III.2.1. Définition
Le pré-chargement est une technique qui peut être utilisée avec succès pour densifier les sols
cohésifs mous à très mous.
III.2.2. Principe
Cette technique consiste à placer sur le terrain une charge égale à la charge définitive pf
augmentée éventuellement d’une surcharge ps qui assure tout ou partie des effets suivants :
• Produire un développement rapide des tassements de consolidation primaire et
accélérer l’apparition et le développement des tassements de compression secondaire ; on peut
rendre ainsi le sol traité plus rapidement constructible
• Augmenter la résistance au cisaillement et la capacité portante du massif de sol, ce qui
peut être utilisé pour une construction par étapes.

Figure III.1: Principe du pré- chargement pour le contrôle des tassements.


III.2. 3.Paramètre d’exécution
Lors de l'exécution du projet après un pré-chargement, il faut tenir compte de la
décompression des terrains entre les points d'appuis de l'édifice en intégrant, par exemple, des
petits vides sanitaires (hauteur décimétrique).
 Le contrôle de l’amélioration du sol est réalisé en général au moyen d’essais au
pénétromètre où au pressiomètre régulièrement répartis sur le site
 On peut aussi contrôler l’augmentation de la densité du sol en réalisant des
diagraphies.
III.2.4. Technique de mise en œuvre
Pratiquement, trois techniques sont utilisées pour appliquer au sol :

a. Chargement par remblai ou par réservoir


 Surcharge en terre
La plus courante consiste à édifier sur le site un remblai (charge constante ou charge mobile)
correspondant à la future charge de l'ouvrage. On augmente ainsi la contrainte totale
appliquée à la surface de la couche compressible et en fin de consolidation, quand les
surpressions interstitielles créent par la charge sont dissipées, la charge apportée par le
remblai est supportée par le squelette du sol, qui se déforme sur tout son épaisseur.
En général, si la hauteur du mauvais terrain dépasse 5 mètres, on prévoit après le chargement
un système de fondation en radier car il reste des risques de tassement différentiels.
• Le pré-chargement par étapes :
Lorsqu’il s’agit d’édifier des remblais de grande hauteur (>6m) sur une argile molle très
compressible le chargement doit être fait par étapes pour éviter de provoquer la rupture par
poinçonnement du sol.
 L’inondation
Une digue en terre est édifiée autour de la zone à surcharger et le bassin ainsi créé est étanché
par une membrane souple (élastomère ou plastique armé) puis rempli d'eau
Ce système nécessite une hauteur d'eau deux fois supérieure à la hauteur de remblai qui aurait
été nécessaire, c'est pourquoi cette méthode est intéressante que si l'eau est gratuite et à faible
distance

b. Chargement par application du vide


 Consolidation atmosphérique
Elle consiste à mettre en place dans le sol à consolider, un réseau de drainage et de pompage
sous vide vertical et horizontal. Le système est recouvert d'une membrane étanche, et entouré
de tranchées de confinement périphériques dans lesquelles est ancrée la membrane étanche.
Ce pré-chargement par la pression atmosphérique crée une consolidation isotrope accélérée du
sol compressible, qui élimine ou réduit la nécessité de mise en place de remblais de pré-
chargement temporaires pendant des durées importantes.
 Mise en œuvre
Un système de pompage est installé de manière à créer une dépression sous la membrane
étanche, ce qui permet d'appliquer sur le sol une contrainte due à la pression atmosphérique
(la contrainte appliquée atteint généralement 60 à 80 kPa suivant le rendement global du
système - équivalent à la mise en place d'environ 3 à 4 m de sable).
c. Chargement par rabattement de nappe
Au sens du spécialiste, un rabattement selon les règles de l’art assure trois conditions :
• Non entraînement des fines,
• Fond de fouille sec,
• Fond et talus stables.

1 : Une première façon consiste à utiliser une pompe de surface aspirant l'eau arrivant dans un
puisard soit dans le coin d'une fouille ouverte, soit en fond de fouille blindée. Dans ce cas, les
limites sont très vite atteintes : l'eau entraîne les fines du terrain, talus et/ou fond de fouille
sont instables.
2 : Le pompage dans une nappe entraîne un abaissement de sa surface libre et une
modification du champ d'écoulement : on opère un rabattement de nappe. C'est un procédé de
construction simple et économique.
 Principe
 On réalise des drainages par pompage dans des rangées de puits filtrants.
 Chaque puits est muni d'un tubage de 20 cm de diamètre, percé de trous et pourvu
d'une crépine.
 L'eau est pompée hors du tubage au moyen d'un tuyau d'aspiration de 15 cm de
diamètre.
 L'espacement des puits varie de 12m pour les terrains très perméables à 6m pour les
terrains peu perméables.
 Les extrémités des puits sont reliées entre elles par un collecteur qui conduit l'eau à la
pompe.
L’inconvénient
 Coût d’exécution
 La durée du pré-chargement,
III.3. Drains verticaux
III.3. 1.Principe
Les drains verticaux sont utilisés pour l'amélioration de sols saturés en eau (ex terrains
silteux ou argileux). :
La technique consiste à foncer verticalement dans le terrain, suivant un maillage déterminé
Le drain véhicule l'eau du terrain jusqu'à la surface. La surcharge est apportée soit par un
remblaie pré-chargement, soit par d’autres méthodes

III.3. 2.Types des drains verticaux


 Les drains verticaux en plastique souple plats ou cylindriques, peuvent atteindre des
profondeurs de 40 mètres ou plus. Selon la nature et la composition des terrains à
traiter, les drains peuvent être également réalisés sous forme de colonnes de sable ou
de granulats.
 Les drains préfabriqués sont d’exécution rapide et permettent d’accélérer fortement la
consolidation ;
 Les drains de sable contribuent à une réduction du tassement et offrent souvent une
marge de profondeur variable, qu’il n’est pas possible de réaliser avec des drains
préfabriqués.
 Les drains verticaux en plastique souple plats ou cylindriques
Les Drains Verticaux, en plastique souple plats ou cylindriques et faits de plastique souple
plats ou cylindriques
 b. Drains verticaux préfabriqués (DVP)
Les Drains Verticaux, Préfabriqués et faits de plastique souple plats ou cylindriques,
sont mis en place à l’aide d’un mât à drains monté sur une pelle 30-60 tonnes.
 c. Drains de sable

Les drains verticaux et horizontaux sont les drains normalement utilisés pour consolider
l'argile très souple, le limon et d'autres matériaux compressibles
1. Disposition des drains de sable

 Le diamètre des drains n'est généralement pas inférieur à 30 cm


 Les drains sont disposés en quadrillage carré) à des distances de 2 à 3 mètres
 La profondeur des drains verticaux doit s'étendre jusqu'à l'épaisseur de la couche
compressible.
 Une couverture horizontale de sable drainant libre devrait être placée sur le dessus de
la strate et son épaisseur peut atteindre un mètre.
 La surcharge de sol sous la forme d'un remblai est construite sur le dessus de la
couverture de sable par étapes
2. Installation de drains de sable verticaux
 Un tube de tubage de diamètre requis avec le fond fermé avec un cône en vrac est
entraîné jusqu'à la profondeur requise
 Le cône est légèrement séparé du boîtier en enfonçant un mandrin dans le boîtier
 Le sable de la gradation requise est versé dans le tuyau pour une courte profondeur et
en même temps le tuyau est tiré par étapes. Lorsque le tuyau est tiré, le sable est
expulsé du tuyau en exerçant une pression sur la surface du sable.
 La procédure est répétée jusqu'à ce que les trous soient complètement remplis de
sable.
Efficacité des drains verticaux :
- l’efficacité est d’autant plus grande que le rapport de la charge atteinte par addition de la
surcharge à la pression de pré consolidation est plus élevé.
- L’efficacité est d’autant meilleure que le rapport du tassement de consolidation primaire au
tassement total est proche de 1.