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GESTION FINANCIERE

DR. EL FAKIR

HICHAM EL BAIZ
2020/2021
CUAM
Introduction
la finance d’entreprise : une fonction de l’administration dont l’objet est de procurer des fonds à l’entreprise et de faire en
sorte que ces fonds soient utilisés de la façon la plus efficace possible.

Finance : l’allocation optimale des ressources financières rares à des emplois multiples.

Etapes de la gestion financière :

Objectifs moyens Décisions Mise en oeuvre

Action de Contrôle

L’analyse financière : un ensemble de réflexions et de travaux qui permettent, à partir de l’étude de documents comptables
et financiers, de caractériser la situation financière d’une entreprise, d’interpréter ses résultats et de prévoir son
évolution à plus ou moins long terme, afin de prendre les décisions qui découlent de ce travail de réflexions.

Le diagnostic financier : consiste à identifier un dysfonctionnement en repérant ses signes ou ses symptômes.

Etapes du diagnostique financier :  L’identification des signes de difficultés financières


 L’identification des causes de dysfonctionnements
 Le pronostic et les recommandations
L'analyse financière sert à apprécier :  La santé financière de l’entreprise
 La gestion et la rentabilité de l’entreprise
 Les perspectives de développement
Impératifs de l’entreprise :  Assurer sa continuité et son développement
 Payer ses créanciers et partenaires
 Rémunérer ses actionnaires

Objectifs de l’analyse financière :  Rentabilité


 Liquidité
 Solvabilité
 Indépendance

Objectifs de l’analyse financière :  Avoir un jugement sur la situation actuelle de l’entreprise ;


 Étudier l’évolution de l’organisation dans le temps ;
 Avoir un jugement sur cette évolution;
 Prendre des décisions qui s’imposent et qui auront des répercussions dans le futur.

Les utilisateurs de l’analyse financière :  Les gestionnaires internes
 Les actionnaires
 Les créanciers
 Les concurrents
 Les analystes financiers et gestionnaires de portefeuille
 Les salariés

Approches de l’analyse financière :
 Approche patrimoniale : repose sur l’étude de la solvabilité (sa capacité à couvrir ses dettes exigibles à l’aide de ses
actifs liquides). L’objectif de l’approche patrimoniale est de diagnostiquer le risque d’illiquidité et d’insolvabilité de
l’entreprise.
 Approche fonctionnelle : repose sur trois fonctions : exploitation, investissement, et financement.
A. Cycle d’exploitation:
Il s’agit du cycle central. Il correspond aux opérations liées au métier de l’entreprise. Le cycle d’exploitation se traduit par
une suite d’opérations dont la première est généralement une commande à un fournisseur et la dernière un encaissement
client.

La durée du cycle d’exploitation varie considérablement d’un secteur à un autre :


 Longue pour un fabricant d’avions ;
 Courte pour une chaîne de supermarchés ;
 Nulle pour une entreprise de services qui se fait payer comptant.
B. Cycle d’investissement:
Les investissements représentent les actifs utilisés par l’entreprise pour mener à bien son activité d’exploitation :

 D’immobilisations physiques (terrains, immeubles, machines, outillage, etc.) ;


 D’immobilisations incorporelles (Fonds commercial, brevets, etc.) ;
 D’immobilisations financières (titres immobilisés)

Il existe trois types d’investissement :


 Investissement de remplacement (de renouvellement ou de substitution ) : dépenses engagées pour remplacement
du matériel usé ou obsolète (dépassé) ;
 Investissement de capacité (ou d’expansion): Ils permettent le développement, la croissance des capacités de
production ou de commercialisation de l’entreprise.
 Investissement de productivité : Ils permettent de moderniser, d’améliorer la productivité, d’économiser les
ressources (énergie, matières premières et fournitures, main-d’œuvre) et de produire ainsi à moindre coût.

. Le cycle d’investissement débute avec l’achat d’une immobilisation et s’achève avec sa cession ou sa mise au rebut

C. Cycle de financement:
 Remboursement des emprunts existants ou contraction de nouveaux emprunts ;
 Augmentation des capitaux propres ;
 Répartition du résultat de l’exercice.
 Sont exclus du cycle financier d’une entreprise les opérations de financement du cycle d’exploitation, les
crédits d’escompte et de trésorerie et les financements bancaires courants.

Notions fondamentales de flux et de stock :


Un flux: transferts de biens ou de monnaie effectués au cours d’une période donnée entre deux agents économiques;
Un stock : la quantité de biens ou de monnaie mesurée à un moment donné.

Types de flux :
 Flux de résultat : Ces flux concernent les produits et les charges
 Flux de trésorerie : toutes les opérations de recettes et de dépenses se traduisant par des mouvements effectifs de trésorerie.
 Flux de fonds : les opérations qui figurent dans le tableau de financement

Types de stocks :
 Stocks d’emplois (actif) Ils permettent de déterminer ponctuellement la situation financière de l’entreprise
 Stocks de ressources (passif) (Bilan).
Analyse par les flux : Le Tableau de Financement (TF)
I. Introduction :
 une photographie du déroulement des différents cycles d’une entreprise
Le bilan fonctionnel :  permet d’évaluer l’équilibre financier de l’entreprise (analyse statique).
 ce bilan est insuffisant pour expliquer l’évolution de l’équilibre financier de l’entreprise.
L’analyse par les flux (Tableau de Financement) : (ajoute une analyse dynamique) complète l’analyse par le bilan.
 évolue de la situation financière de l’entreprise au cours de l’exercice (emplois + ressources)
 permet l’appréciation de la variation du patrimoine et de la situation de l’entreprise
 établi sur la base des informations contenues dans les états de synthèses

Ressources : Emplois :
 ↑ un passif  ↑ un actif
 ↓ un actif  ↓ un passif

L’analyse statique à partir du L’analyse dynamique Le tableau de financement


bilan ne permet pas de délivrer consiste à faire des permet une analyse
toutes les informations comparaisons dans le fonctionnelle dynamique
pertinentes sur la situation temps entre deux situations de la situation financière de
financière d’une entreprise. c’est à dire entre deux bilans. l’entreprise.

Le TF fait apparaître :  Les opérations qui ont contribuées à l’évolution du patrimoine au cours d’un exercice
 Les réalisations d’investissement et des désinvestissements
 Les moyens de financement utilisés
 Les dividendes distribués
 L’évolution des éléments du cycle d’exploitation
Le TF :  fait partie des cinq états de synthèse.
 Il est obligatoire pour les entreprises qui ont un chiffre d’affaires supérieur à 7,5 millions de DHS.
 comporte deux tableaux :
o La synthèse des masses du bilan
o Le tableau des emplois et des ressources
Synthèse des masses du bilan :
Variations (N) – (N – 1)
Δ FRNG = Δ Ressources stables de la période - Δ Emplois de la période

Δ FRNG = Δ BFR + Δ TN

Utilisation de la Δ FRNG : trésorerie


potentielle dégagée pendant l’exercice
permet de :

Financer Δ BFR : variation des décalages de


paiement

Dégager
Δ TN : surplus de trésorerie réelle
II. Retraitements :  Les écarts de conversion;
 Les écarts de réévaluation;
Dans le TF :  les flux de fonds X les flux réels
 Primes de remboursement des obligations;
 Virements de compte à compte.

III. Tableau des emplois et ressources :


1- Ressources stables de la période :

2- Emplois stables de la période :


3- Interprétation du tableau de financement
Le TF permet de s’assurer que l’équilibre financier de l’entreprise est satisfaisant :
Les flux de ressources stables  couvrir les flux d’emploi stables  dégager une ressource nette.

Le TF renseigne sur deux aspects importants :


 Le financement de l’investissement ,
 Et la capacité de remboursement des dettes financières stables.

Financement de l’investissement : par des ressources propres (CAF + augmentation de capital) ou par des emprunts ?
Δ (RP + DF)/ investissements et Δ (RP + DF)/(investissements + Δ BFR)
Δ RP/ investissements et Δ RP/(investissements + Δ BFR)
Avec :
Δ RP = Δ ressources propres = CAF + augmentation de capital + subventions d’investissement reçues – dividendes
Δ DF = Δ dettes de financement = augmentation des emprunts – remboursements
 La couverture des investissements par des emprunts en grande partie constitue un indicateur de risque
de faillite.
Capacité de remboursement des emprunts :

La capacité de remboursement des emprunts peut être évaluée par deux ratios :

Remboursements dettes de financement / Autofinancement ou CAF / Remboursements dettes de financement


Ce dernier ration doit normalement être > 1 (ou 2)
CAF < remboursement  l’entreprise doit recourir à des ressources externes pour rembourser des dettes stables.
C’est un constat de déséquilibre de financement s’il devrait être observé sur moyenne période.
Analyse des risques
I. La notion du seuil de rentabilité :
1- Typologie des charges :
a- Charges fixes:
Les CF :  des frais dont le montant est indépendant du niveau d’activité de l’entreprise (CA).
(Exp: Prime d’assurance).
 varient uniquement selon le niveau de l’investissement.
b- Charges variables:
Les CV :  varient dans le même sens que le niveau d’activité de l’entreprise (CA).
 (Exp: les achats de marchandises).
a = CV/CF  le taux de CV.
 Les CV sont représentées graphiquement par une droite de la forme Y = aX, ( a : coefficient de variabilité)
2- Notion de marges sur coût variable (M/cv):
a- Définition:
La M/cv : la différence entre CA d’un produit et l’ensemble des CV correspondant.
b- Calcul de la M/cv:
La méthode des coûts variables  déterminer la M/cv par produit ou par activité.
Un reclassement des charges par variabilité  établir le tableau de résultat différentiel (TRD)

3- Notion de seuil de rentabilité (SR)


Le SR : le niveau de vente (ou d’activité) pour lequel l’entreprise (ou la section) couvre la totalité de ses charges sans
bénéfice ni perte.
a- Calcul de SR:

CA * CF CA * 100
SR = ou SR =
M/cv Taux de la M/cv
b- Point mort (PM): la date à laquelle le SR est atteint. Si l’on suppose que le CA est régulièrement réparti sur toute
l’année.
SR * 12
PM =
CA

c- Marge de sécurité: MS= CA-SR

d- L’indice de sécurité: le rapport entre la MS et le CA. Il représente la marge de sécurité en terme relatif:

CA -SR * 100
IS =
12
CA
II. Le risque d’exploitation :
 Les entreprises évoluent dans un contexte de concurrence exacerbée.
 Les chiffres d’affaires ne sont jamais assurés d’une année sur l’autre.
 Les fluctuations possibles du chiffre d’affaires d’une entreprise représentent un risque pour la survie de celle-ci.
 Ce risque est un risque d’exploitation
1- La marge de sécurité:
La marge de sécurité : l’écart entre le chiffre d’affaires réalisé et le seuil de rentabilité.

Marge de sécurité = chiffre d’affaires réalisé – seuil de rentabilité

Le seuil de rentabilité (SR) :


SR = CF/ TMCV
 Le volume de l’activité pour lequel le chiffre d’affaires couvre la totalité des
charges fixes et variables  CF : coût fixes
 Le niveau d’activité pour lequel la marge sur coût variables permet de couvrir  TMCV : taux marge
les frais fixes. sur coût variable

La marge de sécurité :

 La baisse de chiffre d’affaires que peut supporter l’entreprise sans subir de perte.
 Plus le chiffre d’affaires dépasse le seuil de rentabilité et moins il y a de risque au niveau de l’activité.

2- Le levier d’exploitation
Le levier d’exploitation (levier opérationnel) : un coefficient qui exprime la sensibilité du résultat d’exploitation aux
variations du chiffre d’affaires HT.
Δ RE / RE
Le levier d’exploitation =
Δ CA / CA

III. Risque financier :


Le diagnostic du risque financier se fait en appréciant la sensibilité du résultat net.
Une entreprise endettée connaît un risque financier lié à son endettement qui se mesure par l’effet de levier financier
l’endettement le risque financier.
Endettement  risque financier

1- La notion de l’effet de levier financier:


L’effet de levier : une des conséquences de l’endettement sur les performances financières de l’entreprise.
Nous adopterons les notations suivantes pour sa formulation:
TR: Taux de rentabilité des capitaux investis avant intérêts et impôts.
RN: Résultat net.
CP: Capitaux propres. RF = RN = RE + (RE – i) DF X (1 – t)
CP CP
t: Taux d’impôt.
i: Taux d’intérêt moyen des dettes de financement.
FP: Financement permanent (CP+DF). Si RE > i alors on parle de l’effet de levier
RE: taux de rentabilité des capitaux investis (taux de rentabilité économique) Si RE < i alors on parle de l’effet de massue
Choix d’investissement et de financement
I. choix d’investissement :
1. Définition de l’investissement :
Définition :
L’investissement : l’engagement d’un capital dans une opération de laquelle, on attend des gains futurs, étalés dans le
temps. Capital  investissement  revenus futurs

Typologie d’investissement :
l’investissement de remplacement et modernisation : remplacement d’un matériel ancien, amorti ou démodé par un autre.
L’investissement d’expansion ou de capacité : pour accroitre la capacité de production ou de commercialisation des
produits existants et de vendre des produits nouveaux.
l’investissement de rationalisation ou de productivité : visant la compression des coûts de production.
L’investissement humains et social : la formation, le recrutement d’employés, l’amélioration des conditions de travail….
2. Caractéristique de l’investissement:
a. La dépense initiale (DI) : le capital investi
 le prix d’achat : par exemple d’acquisition d’immobilisation
 les frais accessoires : frais de transport et d’installation et formation de personnel spécialisé
 le besoin supplémentaire en fonds de roulement : projet  l’activité de l’entreprise  BFR
b. les flux nettes de trésorerie ou cashs flows ( CF) :
L’estimation des liquidités nettes ou cashs flows engendrés chaque année par l’exploitation du projet.
Cash- flow = CAF prévisionnelle
c. la valeur résiduelle ( VR) :
 À la fin de sa durée de vie, le bien qui fait l’objet de l’investissement, peut être cédé.
 Le bien étant totalement amorti, le produit de cession constitue la valeur résiduelle.
 Le produit de cession net d’impôt doit être ajouté au dernier cash-flow.
NB : en cas de baisse du BFR avant la fin du projet, il faut tenir compte de cette ressource à la date où elle est intervenue.

d. la durée de vie (n) :


La rentabilité d’un projet d’investissement doit être évaluée sur sa durée de vie économique.
3. Critères du choix d’investissement :
On fait l’hypothèse que l’avenir est certain, c’est-à-dire que les flux peuvent être prévus avec certitude. On distingue entre les
méthodes sans actualisation et les méthodes avec actualisation.
a. les méthodes sans actualisation:
Le taux de rendement comptable (TRC) : TRC = bénéfice annuel moyen / capital investi.
délai de récupération de l’investissement (DRI): le délai nécessaire pour que les flux nets de trésorerie permettent de
récupérer le capital investi. Le projet choisi est celui dont le DRI est le plus court.

b. les méthodes avec actualisation :


i. la notion d’actualisation :
actualisation : chercher la valeur à l’instant présent d’une somme d’argent.
La valeur actuelle ( VA) : ce que vaut à l’instant présent une somme déjà versée ou à verser plus tard.
la valeur future ( VF) : ce que vaudra une somme dans un instant futur.
VF = VA (1+i ) ou VA = VF/ (1+i) i : le taux d’actualisation

ii. la valeur actuelle nette (VAN) : VAN = Σ CF actualisés – DI DI : dépense initiale


iii. l’indice de profitabilité : IP = (Σ CF actualisés / DI) = (1 + VAN / DI)

iv. le taux interne de rentabilité (TIR)


Le TIR : le taux pour lequel DI = Σ CF actualisés
 le TIR et le taux d’actualisation qui annule la VAN
II. Choix de financement :
Décider sur le projet d’investissement à réaliser  déterminer le mode financement pour son projet.
Le choix de financement :  étudier les différentes possibilités de financement d’un projet
 Décider sur le meilleur mode financement, celui dont le coût est le plus faible.
1. Les sources de financement
a. L’autofinancement:
Le financement par les fonds propres de l’entreprise :  Capacité de financement (CAF)
 La cession des éléments de son actif immobilisé
 L’augmentation du capital
ressources quasi fonds propres :  Les titres de participations
 Les subventions
.  Les primes reçues
b. Le recours à l’endettement:
Constitués essentiellement des emprunts indivis et emprunts obligataires.
c. Crédit bail
Le CB immobilier  louer des biens immobiliers à usage professionnel.
A l’expiration du bail le locataire peut devenir propriétaire.

Plan de financement
Le PF  apprécier les incidences monétaires des décisions d’investissement et de financement de L.T.
I. PF: Utilitéé
Le PF constitue un outil essentiel pour remplir deux fonctions:
1. Contrôler la mise en oeoeuvre de la stratégie:
Apprécier la cohérence financière de la stratégie et sa conformité avec les objectifs définis en termes de risque.
2. Négocier les financements externes:
Justifier l’utilisation des fonds demandés. Il est utilisé pour que:
- Les actionnaires puissent s’informer sur la rentabilité prévisionnelle du programme d’investissement.
- Les banques puissent octroyer les crédits d’investissement.
II. PF: Présentation
1. Les ressources de financement de l’entreprise :
 CAF
 Augmentation des capitaux
 Augmentation des dettes de financement
 Diminution des créances financières
 Cession des immobilisations
 Les subventions d’investissement
 Le prélèvement sur fonds de roulement (TA-TP du bilan de départ)
2. les emplois de l’entreprise:
 Les dividendes
 Diminution des capitaux propres
 Diminution des dettes de financement
 Acquisition des immobilisations ,
 Augmentation des créances financières
 Accroissement des BFR

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