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La gestion du changement dans

l’administration des pays de


l’OCDE
SYNTHÈSE
• La réforme du secteur public est une question complexe. Les pays
Membres et non membres de l’OCDE ont de plus en plus de difficultés
à concrétiser le changement.
• Il ne suffit plus désormais d’adopter des réformes novatrices pour
répondre aux demandes de la société ; les gouvernements doivent
accompagner leurs propositions de réforme d’une stratégie de
gestion du changement.
• La gestion du changement conditionne, dans une large mesure, la
réussite ou l’échec d’une action de réforme.
• La présente étude fait appel à la notion de réceptivité pour expliquer la
pratique de la gestion du changement dans six pays de l’OCDE : la Finlande,
la France, l’Italie, le Portugal, l’Espagne et la Suisse.
• Au cours des dernières années, ces six pays de l’OCDE ont adopté de
grandes mesures de réforme pour moderniser la gestion de leur service
public afin de répondre aux attentes croissantes de la société dans un
contexte de ressources financières limitées et de pressions politiques.
• La présente étude soutient que la gestion du changement est une variable
indépendante dans l’analyse du changement dans l’administration car elle
détermine en grande partie la réussite de l’action publique.
• Quatre facteurs d’analyse étroitement liés sont utilisés pour expliquer la
gestion du changement dans l’administration : vision idéologique, conduite
du changement, politique institutionnelle, et capacité de mise en œuvre.
• Le changement est axé sur la culture administrative, les valeurs traditionnelles, les
priorités, les tâches quotidiennes, et par-dessus tout la mentalité du personnel des
organismes publics étant particulièrement en question.
• Le présent document conclut que même si la notion de réceptivité est un moyen
d’analyser et d’expliquer le changement dans l’administration, elle n’a pas suffisamment
de valeur explicative pour permettre de déterminer si le changement s’est réellement
produit.
• De plus, il soutient que les pays de l’OCDE sous-estiment l’importance de la gestion du
changement lorsqu’ils conçoivent et mettent en œuvre des réformes de l’action
publique.
• Cela tient au fait que les instruments utilisés pour gérer le changement correspondent
plus à une méthode casuistique de formulation des politiques qu’à une stratégie
délibérée de gestion des effets de la mise en œuvre d’une proposition de réforme.
• Aucun élément qui atteste de l’existence d’une stratégie cohérente de gestion du
changement parallèle aux activités de réforme n’a été identifié.