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MINANTE A.

Jeanne

Tél : 96 39 90 93

64 73 91 23

HOUNDONOUGBO Charline Mickaelle

97 06 94 11 / 94 22 59 77

ASSONGBE Caurine

KANTCHEDE Noèlie
Thème : Relation soignant soigné

Plan à suivre

Chapitre I : Vue globale du centre de santé de GOME et le déroulement

Section 1 : Vue globale du centre de santé de GOME

Paragraphe 1 : Historique de la création du centre de santé de GOME

Paragraphe 2 : Situation géographique de GOME

Section 2 : Déroulement du stage

Paragraphe 1 : Organisation fonctionnelle de la structure

A- L’organisation des différents secteurs d’activité


1. Au dispensaire
2. A la maternité
3. Vaccination
B- Les différentes ressources de la structure
1. Ressources humaine
2. Ressource matériel
3. Ressource financière

Paragraphe 2 : Déroulement du stage

A. Description du centre de santé de GOME


B. Tâches exécutées

Chapitre II : Développement d’étude d’un thème

Section 1 : Cadre théorique de l’étude du thème

Paragraphe 1 : La problématique du choix du thème et intérêt du sujet

A. La problématique du choix du thème


1. Problématique posée
2. Forces et faiblesses de la structure
a. Forces
b. Faiblesses
B. Choix et intérêt du sujet :
2. Intérêt du sujet
a. Intérêt sur le plan académique et scientifique
b. Intérêt sur le plan pratique et social

Paragraphe 2 : Justification du sujet et objectif de l’étude

a. Justification du sujet
b. Objectif du sujet
1. Objectif général
2. Objectif spécifique

Section 2 : La revue de littérature

Paragraphe 1 : La compréhension du thème

Paragraphe 2 : Clarification des concepts

Chapitre III : Difficultés rencontrées, apports de solution et suggestion

Section 1 : Difficultés rencontrés et apports de solution

Paragraphe 1 : Difficultés rencontrées

Paragraphe 2 : Apport de solution

Section 2 : Suggestion

Paragraphe 1 : Suggestion à l’endroit de l’école

Paragraphe 2 : Suggestion à l’endroit du centre de santé de GOME

Conclusion

F. La partie annexe
Le centre de santé de GOME qui est l’une des centres de formaion sanitaire de
la zone DAGLA a été créé en 1986 et abritait seulement que le dispensaire. Il a
eu comme premier responsable, M. Banard.

C’est en 1987 que le centre fut inauguré suite à la création de la maternité et a


connu Mme ATTREVI Paulette comme première sage-femme.

Mais à présent, grâce au financement apporté par le budget communal, le centre


a bénéficié de la construction d’un nouveau dispensaire et d’une nouvelle
maternité. L’actuel Chef Poste du centre de santé de GOME est Mme
ADANDEDJAN Rodiane épouse ANDE-KINTI.
Introduction

Depuis de nombreuses années déjà, la profession d’infirmière a fait de la


relation avec le patient un élément central des soins. Personne, aujourd’hui ne
peut plus contester l’importance de l’attitude relationnelle des soignants dans les
activités de soins. Il est courant de dire que les infirmières (lire partout infirmier-
infirmière) ne passent pas suffisamment de temps relationnel auprès des
patients. Ce qui nous a engendré à faire l’étude de cet thème pour montrer la
relation entre le soignant et le soigné.

Définition des concepts suivants

Relation : c’est l’ensemble des rapports et des liens existant entre personne qui
se rencontrent, se fréquentent, communiquent entre elles.

Le langage : est la capacité d’exprimer une pensée et de communiquer au moyen


d’un système de signes.

La culture : c’est une connaissance dans un domaine particulier ou


enrichissement de l’esprit par des exercices intellectuels.

Le projet : c’est le but que l’on se propose d’atteindre ou une idée de quelque
chose à faire que l’on présente dans ses grandes lignes.

Soignant : qui donne des soins, qui soigne une personne.

Le soigné dit patient : c’est une personne recevant une attention médicale ou à
qui est prodigué un soin.

Le patient : est une personne à la recherche d’un meilleur état de santé et ceci
par le biais d’un soignant.

Relation soignant –soigné : Respecter la personne malade

Sommaire de l’article

- Caractère intimiste de la relation


- Le véritable lieu de la discussion morale
- La relation soignant-soigné c’est donner du sens
- Le soignant est un auteur de la philosophie

Caractère intimiste de la relation


Traiter un malade en être humain est plus facile à envisager qu’à mettre en
pratique jour après jour. Or, c’est dans la gestion de leur vie quotidienne que les
malades sont les plus perturbés. Ils perdent en effet tout ce que fonde
habituellement leur identité (leurs statuts sociaux conférés par leur état civil, leur
profession, leur appartenance à différents groupes), pour endosser l’identité
maladie qui envahit tout leur champ spatial, temporel, et relationnel.

Respecter un malade : c’est d’abord respecter son nouveau territoire, en frappant


par avant d’entrer dans sa chambre d’hôpital en lui laissant par ailleurs le temps
de se préparer à cette intrusion). C’est ne pas voir deux soignants poursuivre leur
conversation privée dans la chambre, comme si la personne hospitalisée n’était
pas là.

Respecter la personne malade, c’est bien respecter son intimité

L’une des spécificités de la relation soignant-soigné est précisément son


caractère intimiste. La démarche soignante vise à réintroduire ou conserver ce
qui caractérise un malade et nous entraîne nécessairement dans une relation
d’intimité. Vivre cette relation soignante intime, c’est être introduit dans le
monde de la personne malade, être le témoin de sa nudité, assister au
manifestation de son désarroi, toucher et manipuler ce corps qui ne se livre
habituellement qu’à des mains maternelles ou amoureuses.

Respecter l’autre

C’est alors s’efforcer d’être le dépositaire bien venant et attentif de ses relations
et manifestation. Ce caractère d’intimité et par conséquent indissociable de la
notion de respect. Ceci ne s’évolique par ne se démontre pas.

Le véritable lieu de discussion morale 

Pouvons-nous cependant parler de respect et de la personne malade, de sa


liberté, de son droit de disposer d’elle-même lorsque nous nous substituions à sa
volonté pour décider à sa place de ce qui lui convient ? Lorsque nous nous
dérobons pour échapper à ses interrogations, lorsque nous décidons de sa
destinée sans qu’elle puisse intervenir. Et tout cela, le plus souvent, au nom de
l’organisation de l’ordre du rendement etc.

Il y a dans le quotidien de nos pratiques des manières de faire, des habitudes qui
ne nous choquent même plus, et qui pourtant sont en contradiction avec notre
idéal. Que dire, par exemple, des soins qui sont dispensés systématiquement,
sans se soucier de savoir ce qu’ils signifient pour la malade (comme la pesée
systématique ou la tournée des pouls, tension, température, trois fois par jour) ?

Pour faciliter le fonctionnement d’un service à l’organisation des soins, on


n’hésite pas à sacrifier le confort du malade, ses repas du soir sont ainsi souvent
servis vers dix-huit heures, voire dix-sept heures.

Dans combien de services les malades sont-ils réveillés à six heures du matin
pour la prise de température systématique, alors que les premiers médecins
n’arrivent pas avant neuf heures ? Et que dire des "petits tortures" que l’on peut
faire subir aux malades lors de la pose de perfusion ou de prise de sang
exécutées par des mains inertes et maladroites d’étudiants ? Certes, il est
indispensable d’initier les futures infirmières aux techniques de soins, mais
jusqu’à quel point peut-on considérer le malade comme un cobaye ?

Pour Paul Ricœur, "les vrais problèmes commencent avec les exceptions et les
excuses. Toutes les cultures ont été confrontées à cela : trouver quelles sont les
règles pour supprimer les règles. Voilà la véritable éthique : vrais problèmes, qui
ne sont pas toujours dans l’entre-deux. L’entre-deux est le véritable lieu de la
discussion morale".

La relation soignant-soigné

Ce respect de la volonté peut être parfois bafoué du fait du manque de


personnel : celui que l’on fait attendre pour avoir le bassin, ou pour être
recouché alors qu’il est fatigué par des heures de fauteuil. La personne âgée que
l’on amène de force dans la salle de restaurant alors qu’elle ne veut pas prendre
son repas avec les autres ce jour-là, et pourtant, même lorsque l’on ne dispose
pas toujours de moyens nécessaires, on peut toujours rendre les choses plus
supportables : c’est dans la détresse que l’on est plus sensible au poids d’un mot,
d’une intonation, d’un regard, d’un sourire, d’un silence, d’une main sur la
main.

Un soignant doit donner du sens à un acte technique afin de le rendre acceptable


pour le malade, c’est toute la différence entre l’acte réalisé sur le corps objet, et
le sens qu’il peut prendre pour la personne soignée au travers de son corps sujet.
Ainsi, la toilette ne consiste pas seulement à rendre le malade propre, mais à lui
apporter soin et bien-être, en essayant que cette toilette prenne du sens pour elle,
dans la vie qui est la sienne. En effet, nombre de malades ont tendance à moins
se laver, à ne pas s’habiller, à se négliger à l’hôpital non qu’ils n’aient plus les
capacités physiques, mais narre que cela n’a plus de sens à leur veine.

Alors que certains les opposent, il faut considérer que faire des soins et prendre
soin des notions complémentaires, l’habilité technique est un préalable
indispensable, car on ne peut entrer en relation qu’avec quelqu’un envers qui
l’on a confiance, mais la prestation infirmière est surtout présence et écoute
authentique.

L’infirmier ou l’infirmière debout et dans un uniforme blanc, est là avant tout


pour rappeler à la personne, allongée et affaibli, que cette différence ne lui retire
pas sa citoyenneté, qu’il est avant tout un être humain, reconnu comme tel.
L’accompagnement véritable consiste à faire un bout de chemin avec le malade,
aller à sa rencontre sur le chemin qui est le sien.

Le soignant est un acteur de la philosophie

Soigner c’est libérer, c’est faire renaître, et retrouver l’espérance, c’est aider
celui qui souffre à sortir de son isolement, à bâtir un projet de vie compatible
avec son état, c’est refuser une relation infantilisante et paternaliste en aidant
l’autre à redevenir adulte. C’est offrir des choix et tenter de les faire accepter.

Le soignant ne bénéficie malheureusement pas en cours de la formation


universitaire qu’il réclame pourtant depuis des années. Il est loin de posséder les
connaissances et les capacités d’analyses des philosophes. Mais de par sa
fonction première (rappeler l’humanité de la personne, sa présence et son
ouverture au monde) et son vécu quotidien en confrontation avec maladie et la
mort (ce qui l’amène chaque jour à affronter des questions existentielles), il
incarne une philosophie en action. Le philosophe est un penseur, le soignant est
un acteur de la philosophie.

Etymologiquement ou origine du mot "soignant" qui rejoint le mot "soigner"


vient du latin "soniare" qui signifie : s’occuper de. Soigner c’est "s’occuper du
bien-être et du contentement de quelqu’un" et "s’occuper de rétablir la santé".

Le soignant effectue des soins définis comme étant " un ensemble de moyens
hygiéniques, diététiques et thérapeutiques mis en œuvre pour conserver et
rétablir la santé. Un soignant est donc une personne qui s’occupe à la fois de
rétablir la santé et d’apporter du bien être à une personne avec toute l’humanité
possible". Etre soignant, c’est prendre soin d’autrui. L’infirmier, l’aide-soignant,
le médecin, le kinésithérapeute, … sont considérés comme des soignants.
Les soins infirmiers, préservatifs, curatifs ou palliatifs sont de nature technique
relationnelle et éducative. Leur réalisation tient compte de l’évolution des
sciences et des techniques. Ils ont pour objet dans le respect des règles
professionnelles des infirmiers et infirmières, médecines et donc des soignants
qui l’entoure dans cet objectif.

Meilleur état de santé : d’après une définition universelle de la santé selon


l’OMS : « la santé est un état complet de bien-être physique, mental et social, et
ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité. La
possession du meilleur état de santé qu’il est capable d’atteindre consiste l’un
des droits fondamentaux de tout être humain… »

La santé, est donc un droit primordial de tout être humain et doit être accessible
à tous.

LA RELATION SOIGNANT-SOIGNE

Dans la relation nous avons le lien créé par la parole entre les personnes qui est
mis en valeur, alors :

La relation soignant-soigné est l’interaction entre deux personnes se trouvant


dans une situation de soins à chaque fois renouvelée d’imprévisible. Elle est le
fondement de la prise en charge globale du patient.

La relation soignant-soigné est par définition : le fondement de la prise en


charge globale et c’est ce qui fait son importance dans la profession mais c’est
aussi ce qui fait sa difficulté. En effet, la relation soignant-soigné est intimiste,
car comme le dit l’auteur T. AMOUROUS, la démarche soignante vise à
réintroduire ou conserver ce qui caractérise un malade et nous entraîne
nécessairement dans une relation d’intimité cela signifie, à mon sens que cette
relation est difficile à mettre en place car une intrusion dans la vie intime du
patient est nécessaire. En effet, nous le voyons dans le désarroi, dans la nudité,
nous le touchons et donc entrons dans sa plus grande intimité. Dans la relation
de soins, il y a deux protagonistes, un soignant et surtout un patient sans qui la
relation est impossible.

La communication est impatiente dans l’élaboration d’une relation soignant-


soigné – laquelle fait d’un patient un individu à part entière – et permet une mise
en confiance dans les soins pendant leur réalisation. Une mauvaise
communication entre un soignant et un patient peut donc être à l’origine d’une
mauvaise relation soignant-soigné.
La relation soignant-soigné et la psychiatrie :

Dans la situation décrite plus haut, on s’aperçoit que la relation entre les
soignants et le patient est difficile. Dans la définition de la relation, la notion de
"lien" est intéressante. En effet, la probable présence de délire, d’hallucination,
comme dans ma situation, rend difficile la création de ce lien car seul le patient
les voit. Et la définition de la relation soignant-soigné nous démontre bien que
celle-ci peut avoir un côté intimiste, c’est cette intimité qui est difficile à percer
du fait justement de ces hallucinations ou délire.

De plus, la communication avec une personne atteinte d’une pathologie


psychiatrique peut être plus difficile aussi du fait de sa pathologie.

Elle peut empêcher ce "lien" et avoir pour incluant notamment le secret


professionnel, de protéger, maintenir, restaurer et promouvoir la santé des
personnes ou vitales physique et psychique, en tenant compte de la personnalité
de chacun d’elle, dans sa composante psychologique, sociale, économique et
culturelle.

Ainsi la grande majorité des soins effectués par les soignants nécessite de
toucher le patient. Cela fait partie des soins règlementés par la législation, c’est
pourquoi ces professions demandent certaines qualités humaines.

Le soignant en tant qu’être humain

Le soignant est avant tout un être humain fait d’une personnalité qui lui est
propre de qualités et défauts.

Ceci signifie qu’un soignant peut être impatient, de mauvaise humeur, triste…

Le soignant a aussi une vie privée. En tant qu’être humain prend soin d’êtres
humains, il doit respecter et être respecté.

Cependant, du fait de sa profession, le soignant se doit de faire abstraction de ses


émotions et bien différencier les soucis personnels et la vie professionnelle. Il
doit être attentif à ne pas projeter sa mauvaise humeur sur ses patients. Il doit
pouvoir détecter la souffrance du patient auprès duquel il intervient en tant à
l’écoute de ce dernier.

Le soignant, une identité professionnelle

Le soin implique nécessairement d’endosser une identité professionnelle


correctement élaborée et intégré et de mettre de côté son identité personnelle.
Les avantages :

- Eviter que sa vie personnelle n’empiète sur les activités professionnelles,


- Ne pas vivre les « échecs » thérapeutiques comme des échecs personnels

LE SOIGNE DIT « PATIENT »

Cadre général

Le patient c’est une personne en perte de santé qui se trouve par son état dans
une situation de dépendance.

L’univers personnel de l’être malade est un monde où la fatigue, la douleur, la


souffrance et souvent l’anxiété prennent toute la place.

L’hospitalisation tend à infantiliser le malade en oubliant qu’il est avant tout une
personne au même titre que le soignant.

(Craintes, difficultés, émotions…) cette relation fait du rôle propre de


l’infirmier.

La relation soignant-soigné

 La particularité de cette relation par rapport à toutes les autres est qu’elle
se caractérise du patient à l’égard du soignant.
 Mais vigilance, le patient dépend du soignant dans un cadre précis.

Deux formes de dépendance :

Une dépendance dite « naturelle »

Patient dépendant de son soin la relation soignant répondant à la demande d’aide

La dépendance dite « pathologique »

Type de relation qui sabote l’autonomie de la personne c’est-à-dire sa liberté


d’utiliser au mieux ses ressources de santé physique et psychique.

Le glissement de la dépendance « naturelle » vers la dépendance


« pathologique » est la conséquence d’une réponse inadaptée du soignant.

Les différents types de relation soignant-soigné

 La relation sociale de civilité


Cette relation s’inscrit dans un rituel où il y a volonté individuelle d’un
comportement agréable, sociable avec convivialité dans l’échange.

Généralement, elle correspond à des propos banals sans réels intérêts ("parler de
pluie et du beau temps"). Ce mode de relation comporte une certaine distance
relationnelle c’est-à-dire un l’autre dans lequel l’individu se sent le plus à l’aise
(proximité sur le plan physique et sur le plan psychique). Cette distance
psychique, cette distance relationnelle permet aux personnes en relation de se
protéger de l’autre en évitant une trop grande implication. Elle permet de créer
un climat de confiance des accueils du patient, indispensable à la prise en
charge. Ici le soignant conduit la relation dans le but d’acquérir certaines
informations concernant le patient et ses besoins et de mieux le connaître.

 La relation d’aide

Elle permet d’apporter réconfort au patient. Elle passe par une écoute attentive
de la part du soignant et par une attitude empathique c’est-à-dire compréhensive
et sans jugement. Elle ne peut débuter sans la relation de confiance qui permet
au patient d’exprimer ses effets.

Réponse du soignant

« défectueuse »

A la demande d’aide

Incurie

Abandon

Laisser faire

Absence de savoir-faire…

Réponse excessive du soignant à la demande d’aide : « le maternage »

Définition générale : « ensemble de soins corporels donnés à une personne dans


un climat protecteur et affectif qui évoque le comportement d’une mère à l’égard
de son enfant ».

LE MATERNAGE INDUIT DES ETATS REGRESSIFS

Du côté du soigné
On peut s’attendre à une demande forte et irréaliste.

Ex : « vous être le seul capable de me soigner, restez avec moi »

Comportement à adapter ?

Du côté de soignant

 Tout faire à place du patient revient à nier son autonomie : dépendance


forcée.
 Le tutoiement, les « papi », « mami »…
 Attention à l’infantilisation « allez on va aller prendre la douche, vous
allez être tout beau… »

Le soignant ne doit pas créer de la dépendance :

- Faire à place du patient s’il est en mesure de pourvoir seul


- Ne pas générer une relation d’affectivité
- Eviter les comportements telle la surprotection.
 Etre distinct sans être distant
 Etre chaleureux sans être dans l’affectivité
 Etre dans la relation sans se mettre à la place

Une dépendance, beaucoup moins palpable peut s’exercer également du


soignant à l’égard du patient, traduisant ainsi une carence dans l’élaboration
d’identité professionnelle.

 Ainsi, il est important de pouvoir se situer par rapport à son statut


professionnel :
 Quels étaient les motivations qui m’ont conduit à choisir de carrière ?
 Assister à des groupes de supervision
 Continuer à se former (lecture – congrès…) permet de perdre du recul.

Le patient en tant que personne

Une personne est un être de raison, de conscience et de liberté ayant le sens de


sa propre identité.

Sous l’angle médico-social, on peut le définir comme un être respectable avec


une capacité de se suffire à soi-même et de subvenir à ses propres besoins.
Chaque personne est un être humain :
- Unique, c’est pourquoi chaque soin doit être adapté au patient et surtout
individualisé,
- Avec un sexe (homme ou femme), une couleur de peau, un physique
différent d’où l’importance du respect des différences et de la tolérance du
soignant,
- Qui communique pour différents langages : paroles, écrit, signes non
verbaux (toucher, mimiques, regard…)
- Avec une culture, des croyances,
- Qui évolue dans un environnement : c’est pourquoi le soignant doit tenir
compte de son milieu, de son entourage…
- Qui évolue dans le temps, d’où l’importance de connaitre son passé
(guamèse) son présent, sa perception du futur, conséquence d’après A.
MAURANGES, de rendre le patient "objet de soins" pour le patient, ce
statut peut être vécu comme une violence et lui enlever toute confiance en
lui. C’est donc toujours par défense, afin de préserver ce qui lui est cher,
qu’il peut y répondre par la violence.