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PLAN DU COURS

CHAPITRE I : LES GENERALITES


CHAPITRE III : STRUCTURE ET DYNAMIQUE DE L’UNIVERS
CHAPITRE III : DYNAMIQUE DU GLOBE
CHAPITRE IV : LES MINERAUX ET LES ROCHES DE L’ECORCE TERRESTRE

OBJECTIFS DU COURS

A la fin du cours, l’étudiant sera capable de :


 Définir avec aisance les différents concepts des sciences de la terre, source
d’informations. Du minéral à la roche, comprendre les théories des ensembles
 Donner les procédés et explications convainquant sur la constitution des continents et
des océans,
 Expliquer et convaincre sur des bases scientifiques la dynamique du globe,
 Interpréter les relations continents-océans au niveau global.
INTRODUCTION

L’étude du comportement du sol et du sous-sol, en relation avec les ouvrages, est l’un des
éléments à prendre en compte au niveau de la conception : c’est le domaine de la
géotechnique.
La géotechnique sert à assurer une bonne adaptation des projets d’aménagement (bâtiments,
sites industriels, ouvrages linéaires, barrages, ports, sites de stockage …) aux conditions
géographiques et géologiques du site.
L’exigence de durabilité des ouvrages se traduit par la prise en compte, dans la conception des
ouvrages, des différents types d’aléas (sécheresses ou inondations exceptionnelles, sismicité,
glissements de terrain …).
Il s’agit aussi de maitriser l’impact des ouvrages sur l’environnement (pollution des eaux). Par
ailleurs, la maintenance de l’usage d’un ouvrage nécessite des moyens de surveillance.
Les sols peuvent :
Supporter les ouvrages : fondations superficielles, fondations profondes
Être supportés : murs de soutènement
Constitue l‘ouvrage lui-même : remblais, digues, barrages...
La géotechnique s'appuie, entre autre, sur les différentes sciences de la Terre :
la géologie de l’ingénieur (la géologie, la géophysique, l'hydrologie, l'hydrogéologie), la
mécanique des sols et la mécanique des roches.

Dans les études géotechniques, les matériaux existant à la surface de l'écorce terrestre sont
classés en deux grandes catégories :
les roches: agglomérats de grains minéraux liés (Mécanique des roches)
Les sols : agrégats de grains minéraux pouvant être séparés sous l’effet d'actions mécaniques
relativement faibles (Mécanique des sols).
Les géotechniciens :
gèrent des équipes de forage;
dépouillent des essais in situ et en laboratoire de toutes sortes;
ont des connaissances en géologie, hydrogéologie, mécanique des sols et construction.
Ils doivent synthétiser toutes ces connaissances pour permettre de construire en toutes
circonstances et ce au meilleur coût. C’est donc un métier d’une grande variété qui nécessite
une curiosité et un esprit de synthèse.
L'intervention du géotechnicien est nécessaire à tous les stades d'élaboration d'un projet et de
la réalisation des travaux :
étude d'impact, d'environnement et de pollution recherche et choix d'un site avant-projet et
mise au point du projet assistance technique à la maîtrise d'œuvre contrôle des travaux et
ouvrages géotechniques liés au terrain, auscultation des ouvrages, diagnostic sur les désordres
ou les sinistres d'ouvrages

La géotechnique joue un rôle essentiel dans l'acte de construire pour tous les travaux de
bâtiment, de génie civil et d'aménagements.
On peut citer :
 les fondations des ouvrages : bâtiments, ponts, usines...
 les ouvrages de soutènement
 la stabilité des pentes naturelles et des talus
 les terrassements : routes, autoroutes, voies ferrées...
 les V.R.D. et chaussées
 les tunnels et travaux souterrains
 les barrages et notamment digues et barrages en terre
 les ouvrages fluviaux, portuaires et maritimes
 l'hydrogéologie et la protection de l'environnement
 Géologie appliquée au Génie Civil
 La science des matériaux : matériaux pour le Génie Civil
 Les risques naturels (séismes, mouvement de terrain…)
CHAPITRE I : GENERALITES
I.1 Définitions
La géologie est une science de la Terre.
Elle s’intéresse à l’étude de la Terre, les matériaux qui la constituent, la structure de ces
matériaux et les processus qui agissent sur eux. Elle comprend également l’étude des
organismes qui ont habité notre planète. L’évolution au cours du temps de ces matériaux,
structures, processus et organismes constituent l’une des préoccupations majeures de la
géologie. Elle a pour objet d’étude les roches et l’évolution de l’enveloppe la plus externe de
la Terre : la lithosphère et plus particulièrement, la croûte terrestre, directement accessible à
l’observation. Les roches et les couches sont le premier objet d’étude de la géologie.
Elle englobe également l’étude du système solaire et de l’univers.
La géologie s’intéresse également à l’activité terrestre illustrée par les tremblements de terre ou
séismes, les éruptions volcaniques, les instabilités de terrain (éboulements, glissements).

La Terre se compose de plusieurs enveloppes. De la profondeur à la surface, sur un rayon


moyen de 6370 kilomètres, on trouve : noyau, manteau (ou asthénosphère) et lithosphère qui
englobe la CROUTE TERRESTRE.
La lithosphère est l’enveloppe terrestre rigide de la surface de la terre. Elle comprend la croûte
terrestre et une partie du manteau supérieur.

La croûte terrestre, appelée aussi écorce terrestre est la partie superficielle et solide du matériau
dont est faite la terre.

La tectonique des plaques est un modèle scientifique expliquant la dynamique globale de la


lithosphère.

On appelle dérive des continents l'ensemble des déplacements horizontaux des continents
(ou des blocs continentaux) les uns par rapport aux autres.
Figure I.1 : schéma simplifié de la croute terrestre

Dans la tectonique des plaques, la lithosphère océanique est un ensemble formé par la
croûte océanique et le manteau lithosphérique sous-jacent
La lithosphère continentale est composée de la croûte continentale et du manteau
lithosphérique. Elle correspond, à la portion de la plaque lithosphérique qui est émergée
(29 % de la surface terrestre) ce à quoi il faut ajouter le plateau continental ainsi que le talus
ce qui représente au total une surface correspondant à 45 % de la surface terrestre
Le plateau continental, appelé aussi plate-forme continentale, est le prolongement du
continent sous la surface de l'océan.

Figure I.2 : situation du glacis continental

L'asthénosphère (du grec asthenos, sans résistance) est la partie ductile du manteau
supérieur terrestre. Elle s'étend de la lithosphère jusqu'au manteau inférieur sur 700
kilomètres.
Le manteau terrestre est la couche intermédiaire entre le noyau terrestre et la croûte terrestre
Figure I.3 : structure de la terre

L’orogenèse est le terme scientifique désignant l'ensemble des mécanismes de formation


des montagnes, divers systèmes théoriques (modèles géodynamiques) englobant ces
processus de formation des reliefs, et des ensembles d'orogènes (systèmes montagneux sur
une portion de croûte terrestre ayant subi d'importantes contraintes compressives
engendrant plis et nappes de charriage) se succédant à travers les temps géologiques encore
appelés phases orogéniques.
Un pli est une structure courbe due à une déformation ductile de la roche. Le cas le plus
simple est le pli de roches sédimentaires, dont les lits sont planaires et horizontaux avant le
plissement.
Une fosse océanique ou fosse sous-marine est une dépression sous-marine profonde, plus
ou moins longue et étroite, présente dans les zones de subduction. Ces zones,
caractéristiques des marges actives ou des rides médio-océaniques, sont engendrées par la
collision ou l'expansion de plaques tectoniques.
La géologie s’intéresse à l’enveloppe rigide (dure) la plus externe : la LITHOSPHERE et
directement accessible à l’observation. La géologie est une science d’observation.
Cette lithosphère n’est pas immuable (invariable). Elle se déforme, se casse, se plisse. On dit
qu’elle évolue, qu’elle est en mouvement. La géologie étudie également cette évolution au cours
des temps passés et à venir.
La géologie suscite, occasionne, un grand intérêt scientifique. De nos jours, elle s’étend à l’étude
du système solaire, de notre galaxie (la Voie Lactée) et même de l’ensemble de l’Univers ou
Cosmos. De ce fait la géologie se rattache aux Sciences de la Terre et de l’Univers (STU).
Cristal : grain de matière minérale visible à l’œil nu et/ou au microscope.
Édifice volcanique : partie du volcan visible en surface, constituée par les matériaux émis
lors des éruptions.
Magma : matière minérale en fusion véhiculant des éléments solides et des gaz.
Lave : magma dégazé se répandant en coulée.
Minéral : nom donné à un cristal de composition chimique précise. Il existe différents
minéraux.
Réservoir magmatique : zone de stockage du magma située à plusieurs kilomètres de
profondeur sous l’édifice volcanique.
Structure microlitique : structure des roches volcaniques qui présentent du verre et des
minéraux de tailles différentes.
Verre : matière minérale non cristallisée.
Volcan effusif : volcan qui libère du magma sous forme de coulées de laves fluides.
Volcan explosif : volcan qui libère de grandes quantités de gaz, de cendres et de matériaux
solides.

I.2. Intérêt de la géologie


La géologie est une science d’une importance majeure tant sur les plans scientifiques,
qu’économiques ou technologiques.

Intérêt scientifique : elle permet de connaître l’histoire de la Terre depuis sa formation et


tente de prévoir son avenir.

Intérêt économique : les matières premières (fer, cuivre, argent, or…), énergétiques (pétrole,
gaz, charbon…) et les matériaux de construction (pierres, chaux, gypse,…) sont extraits de la
Terre ou fabriqués à partir de matériaux extraits de la surface de la Terre ; la recherche et
l’exploitation de ces matériaux nécessitent une connaissance préalable en géologie.
Connaissant l’importance de ces matériaux dans la vie quotidienne et en économie, on conçoit
l’intérêt majeur de la géologie. La recherche et l’exploitation de l’eau, source vitale pour
l’humanité, nécessitent également de bonnes connaissances en géologie étant donné que cette
substance est extraite du sous-sol.

Intérêt technologique : la construction des ouvrages d’arts (routes, ponts, tunnels, barrages
…), des villes, des usines, des ports …. nécessitent une connaissance en géologie. Aucune
construction ne peut se faire sans une étude préalable du sol (ce qui fait intervenir la géologie
en premier plan) sur lequel sera bâti l’ouvrage.

Les risques et catastrophes naturels : les connaissances en géologie sont primordiales pour
étudier et prévoir les catastrophes naturelles telles que séismes, éruptions volcaniques,
glissements de terrains, inondations …...

I.3. Géologie – Biologie : Intérêt l’une pour l’autre

La géologie et la biologie sont toutes deux des sciences de la Nature. La biologie étudie le monde
du Vivant ou organique. La géologie s’intéresse au monde inorganique et en premier lieu aux
roches et à ses composants : minéraux, cristaux, fossiles.
Les fossiles sont des restes d’animaux et de végétaux, donc d’anciens organismes qui ont vécu il
y a des millions d’années et qui ont disparu, parfois totalement de nos jours. Exemple le plus
connu : les dinosaures.
La paléontologie, science qui étudie les fossiles se trouve à la jonction de la biologie et de la
géologie.
Un exemple d’une collaboration scientifique biologie/géologie : L’étude d’un oursin fossile qui a
vécu il y a 20 millions d’années retrouvée dans une couche géologique. Il est totalement
transformé en roche. Il ne reste plus la moindre particule organique.

Le biologiste étudie l’organisme actuel qui présente de grandes similitudes avec l’oursin fossile.
En donnant le genre, l’espèce et l’environnement, il apporte une aide précieuse au géologue qui
va retrouver les conditions géologiques de l’époque (ici une vingtaine de millions d’années). On
dit qu’il remonte le temps géologique.

I.4 Les principes de la géologie


La géologie est basée sur deux principes ou théories :

le principe de l’Uniformitarisme qui stipule que le présent est la clé du passé dans
l’interprétation des phénomènes géologiques. Ainsi, les lois régissant les phénomènes géologiques
actuels étaient valables dans le passé. Ce principe est dû à James Hutton (1726-1797) qui
l’énonça le premier et a été développé ensuite par Charles Lyell (1797-1875).

la théorie de la tectonique des plaques, avancée pour la première fois par Alferd Wegener
(1880-1930) en 1912 et acceptée par la communauté scientifique en 1969. Cette théorie stipule
que la surface de la Terre est constituée de plaques rigides qui sont en mouvement les uns par
rapport aux autres. La plupart des phénomènes géologiques (séismes, volcanisme, formation des
chaînes de Montagnes …) sont expliqués dans le cadre de cette théorie.

I.5. Les principales disciplines (ou spécialités)

Les objets d’étude de la géologie sont variés. Pour cette raison, il existe différentes spécialités.
a. La pétrographie : Elle a pour but la description et la classification des roches (étude
macroscopique). Elle est complétée et affinée par l’étude au microscope polarisant. La volcanologie
(ou vulcanologie) est une spécialité de la pétrographie.
b. La minéralogie et la cristallographie : La première s’intéresse aux minéraux (à leur chimisme.
Ex : quartz ; SiO2), la seconde à la forme des cristaux (hexagonale).
c. La pétrologie : Il ne s’agit pas de l’étude du pétrole (lorsque c’est le cas, on parle de géologie
pétrolière), mais de l’étude des roches basée sur la géochimie (chimie des roches). Dans le cas des
roches magmatiques ou métamorphiques, des analyses chimiques (SiO2, Al2O3, K2O, Na2O, MgO,
Fe2O3…) permettent de déterminer leurs conditions de formation (Température, pression,
profondeur…).
d. La sédimentologie : Elle a pour but de retrouver les mécanismes de formation des roches
sédimentaires. Une roche sédimentaire est formée par accumulation des débris d’autres roches.
e. La stratigraphie : C’est l’étude des strates (ou couches) géologiques. Elle s’applique à retrouver
la succession et l’âge des différentes couches.
f. La paléontologie : C’est la science des fossiles. Un fossile est un reste, une trace d’animal ou de
végétal disparus, mais dont les traces sont conservées au sein des roches.
g. La tectonique ou géologie structurale : Elle étudie les déformations des couches ou terrains.
Elle montre que les roches (magmatiques, métamorphiques et sédimentaires) se cassent
(tectonique cassante) et se plissent (tectonique souple) pendant ou après leur formation.
h. La géologie appliquée : Elle regroupe les applications pratiques de certaines branches de la
géologie.
- La géologie pétrolière se base sur la stratigraphie, la micropaléontologie, la tectonique, etc.
- La métallogénie (ou gitologie ou encore géologie minière) s’intéresse à la genèse des gites
minéraux et à la recherche de substances minérales utiles.
- L’hydrogéologie : c’est l’étude des eaux souterraines. Elle s’intéresse aux nappes d’eau
emprisonnées dans des couches et des cavités. Les branches impliquées sont la pétrographie des
roches sédimentaires et la stratigraphie.
- La géologie marine : Elle s’intéresse aux milieux marins, aux sédiments des côtes marines.
Avec la paléontologie, c’est la branche qui présente le plus d’affinités avec la biologie.
- Géologie de l’ingénieur : c’est la branche qui s’intéresse aux propriétés physiques des roches,
afin de tester leur capacité à soutenir des constructions et ouvrages d’art (ponts, barrages,
routes…). Cette branche fait souvent appel à la pétrographie, la minéralogie, la tectonique,
l’hydrogéologie, la géophysique (autre spécialité des Sciences de la Terre).
CHAPITRE II : STRUCTURE ET DYNAMIQUE DE L’UNIVERS

II.1 COMPOSITION DE L’UNIVERS

1. Les distances dans l’Univers


Dans l’Univers, les distances entre les objets sont tellement grandes que l’unité de
mesure utilisée sur Terre (le km) n’est plus pratique.
L’unité de distance utilisée pour exprimer les distances à l’intérieur du système solaire
est l’Unité Astronomique (symbole : UA). C’est la distance moyenne entre la Terre et le Soleil,
qui représente approximativement 150 millions de km (149 597 870 km pour être plus précis).
Ainsi, la distance entre la planète la plus proche du Soleil (Mercure) et le Soleil est de 0,38 UA.
Celle entre la planète la plus lointaine (Neptune) et le Soleil est de 30 UA. Les limites du
système solaire sont situées à plus de 10.000 UA.
Pour aller plus loin, on utilise l’année-lumière (al) : c’est une unité de longueur qui
correspond à la distance parcourue en un an par la lumière dans le vide, soit 9,461.1012 km.
Ainsi, l’étoile la plus proche du Soleil, Proxima du Centaure, est située à 4,22 al de nous. Notre
galaxie, la Voie Lactée, mesure plus de 100.000 al de diamètre, et la galaxie la plus proche de
nous, appelée galaxie d’Andromède, est située à plus de 2.000.000 d’al. Les objets les plus
lointains de notre Univers sont situés à plus de 13 milliards d’al, ce qui correspond aux
dimensions de notre Univers

2. La composition de l’Univers

1. Le système solaire
La Terre est une planète qui appartient au système solaire. Ce dernier est composé de 5
types d’objets : une étoile (le Soleil) ; les planètes ; les planètes naines ; les petits corps du
système solaire ; les satellites.

a. Le Soleil

C’est l’astre le plus important du système solaire. Tous les autres objets de ce système
tournent autour du Soleil. Il représente à lui seul 99,80 % de la masse totale du système solaire.
Le Soleil est une étoile. \\
Une étoile est une sphère de gaz très chaud, au cœur de laquelle se produisent des
réactions nucléaires qui en font une source de lumière et de chaleur.
Le Soleil est donc une boule de gaz chaud, composée de 75 % d’hydrogène et 25 % d’hélium.
La température à la surface du Soleil avoisine les 6000°C. Au centre, elle est de 15 millions
de degrés. Cette température permet aux noyaux d’hydrogène de fusionner entre eux pour
donner de l’hélium et libérer de l’énergie (réaction de fusion nucléaire).
b. Les planètes

D’après la définition donnée lors de l’assemblée générale de l’IAU (International


Astronomical Union) en 2006, une planète est un corps céleste qui :
(a) est en orbite autour du Soleil,
(b) a une masse suffisante pour que sa gravité l'emporte sur les forces de cohésion du
corps solide et le maintienne en équilibre hydrostatique, sous une forme presque
sphérique,
(c) a éliminé tout corps susceptible de se déplacer sur une orbite proche.
Ainsi selon cette définition, le système solaire est composé de 8 planètes. Il s’agit de
(selon l’ordre croissant des distances au Soleil) : Mercure, Vénus, Terre, Mars, Jupiter, Saturne,
Uranus et Neptune. Jupiter est la plus grosse planète du système solaire avec un diamètre de
142.984 km. Elle est 11 fois plus grande et 318 fois plus massive que la Terre. Mercure est la
plus petite planète du système solaire (diamètre : 4880 km)
Les planètes du système solaire sont divisées en deux catégories selon leurs
compositions, leurs tailles et leurs distances au Soleil :

 Les planètes telluriques ou rocheuses : Mercure, Vénus, la Terre et Mars. Ce sont des
planètes composées essentiellement de roches. Elles sont proches du Soleil et sont de
petites tailles. La Terre, avec un diamètre de 12756 km, est la plus grosse planète
tellurique

 Les planètes géantes ou gazeuses : Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune. Ce sont des
planètes composées essentiellement de gaz (hydrogène et hélium). Elles sont éloignées
du Soleil et sont de grandes tailles.

Ces deux catégories de planètes sont séparées par la ceinture des astéroïdes, composée de
millions de petits corps rocheux.
Les 5 premières planètes, Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne étaient connues depuis
l’antiquité étant donné qu’elles sont visibles à l’oeil nu dans le ciel. La planète Uranus a été
découverte par William Herschell en 1781. Neptune fut découverte un siècle plus tard, en 1846
par l’Allemand J.G. Galle sur les indications du français Urbain Le Verrier qui avait prédit
sa position par le calcul.
La plupart des planètes possèdent des satellites (ou lunes). Un satellite naturel est un corps
qui tourne autour d’une planète. On connaît actuellement (juillet 2012) plus de 172 satellites
naturels dans le système solaire distribués de la manière suivante : la Terre 1 (la Lune), Mars
2 (Phobos et Deimos), Jupiter 67 (dont 4 satellites principaux appelés satellites galiléens car
ils furent découverts par Galilée en 1610 : Io, Europe, Ganymède et Callisto), Saturne 62
(Titan est le plus grand satellite de Saturne avec un diamètre de 5150 km), Uranus 27 (dont 5
satellites principaux : Titania, Ariel, Umbriel, Oberon et Miranda), Neptune 13 (Triton est le
plus grand satellite de Neptune avec un diamètre de 2706 km) . Seules Mercure et Vénus sont
dépourvues de satellites. Le plus gros satellite du système solaire est Ganymède (le plus gros
satellite de Jupiter) qui possède un diamètre de 5260 km. Il est suivi de Titan, le plus
important satellite de Saturne. Ces deux satellites sont plus gros que la planète Mercure. La
lune (satellite de la Terre) possède un diamètre de 3476 km.
Les principales caractéristiques des planètes du système solaire sont résumées dans le tableau1.

Planète Diamètre Distance au Masse (/Terre) Nombre de


(km) Soleil (UA) Satellites connus
Mercure 4879 0.39 0.055 -
Vénus 12104 0.72 0.815 -
Terre 12746 1 1 1
Mars 6780 1.5 0.107 2
Jupiter 142984 5.2 318 67
Saturne 114632 9.5 95 62
Uranus 50532 19.2 14 27
Neptune 49105 30.1 17 13
Tableau II.1 : Principales caractéristiques des planètes
c. Les planètes naines
D’après la définition donnée lors de l’assemblée générale de l’IAU (International Astronomical
Union) en 2006, une planète naine est un corps céleste qui :

(a) est en orbite autour du Soleil,

(b) a une masse suffisante pour que sa gravité l'emporte sur les forces de cohésion du
corps solide et le maintienne en équilibre hydrostatique, sous une forme presque
sphérique,

(c) n'a pas éliminé tout corps susceptible de se déplacer sur une orbite proche,

(d) n'est pas un satellite.


D’après cette définition, la seule différence entre une planète et une planète naine est
que cette dernière partage son orbite avec d’autres petits corps contrairement aux planètes. La
différence entre une planète naine et les autres petits corps du système solaire réside dans la
forme de ces objets. Une planète naine possède une forme sphérique tandis que les autres petits
corps possèdent une forme quelconque.
Ainsi selon cette définition, le système solaire est composé actuellement de 5 planètes
naines. Il s’agit de (selon l’ordre décroissant de la taille) de : Eris, Pluton, Makemake,
Haumea et Cérès.
Cette nouvelle catégorie d’objets a été introduite en 2006 après la découverte d’Eris en 2005.
Avant cette date, le système solaire était composé de 9 planètes, la dernière étant Pluton,
située à 40 UA du Soleil et qui possède un diamètre de 2300 km. Pluton a été découverte en
1930 par l’américain Clyde Tombaugh. En 2005, on annonça la découverte d’Eris par
l’équipe de l’américain Michael Brown, un objet situé à plus de 60 UA du Soleil et qui
possède un diamètre de 2400 km, donc supérieur à celui de Pluton. Eris a été d’abord
annoncée comme la dixième planète du système solaire, puis au cours de la réunion de l’IAU
en 2006, il a été convenu de créer une nouvelle catégorie d’objets appelée planètes naines
dont Pluton et Eris font désormais partie. Eris et Pluton sont situées dans une région
constituée de millions de petits corps de glace appelée la ceinture de Kuiper. En juillet 2008
fut ajoutée Makemake à la liste des planètes naines, puis en septembre 2008 ce fut le tour
d’Haumea d’entrer dans cette catégorie d’objets. Makemake et Haumea appartiennent
également à la ceinture de Kuiper. Cérès est une planète naine située beaucoup plus près du
Soleil. Elle appartient à la ceinture des astéroïdes et fut le premier objet de cette ceinture à
être découvert en 1801 par l’astronome sicilien Giuseppe Piazzi. C’est le plus gros objet de la
ceinture des astéroïdes (1000 km de diamètre) et le seul à posséder une forme sphérique d’où
sa classification comme planète naine.
Certaines planètes naines possèdent des satellites. Ainsi, Eris possède un satellite du
nom de Dysnomie. Pluton possède cinq satellites : Charon, Nyx et Hydra, S/2011 (134340) 1
et S/2012 (134340) 1. Enfin, Haumea possède deux satellites : Hi’iaka et Namaka.
Les principales caractéristiques des planètes naines sont données dans le tableau 2.

Les principales caractéristiques des planètes naines sont données dans le tableau 2.

Planète Diamètre (km) Distance au Soleil Nombre de Satellites


(UA) connus
Eris 2600 67 (entre 37 et 97) 1
Pluton 2306 40 (entre 30 et 50) 5
Makemake 1300 à 1900 45 -
Haumea 1960x1518x996 43 2
Cérès 980 2.8 -
Tableau II. 2 : principales caractéristiques des planètes naines du système solaire

d. Les petits corps du système solaire

Les petits corps du système solaire incluent tous les objets qui ne sont ni des planètes,
ni des planètes naines, ni des satellites.
Les petits corps du système solaire sont localisés dans trois zones précises : la ceinture
des astéroïdes (entre Mars et Jupiter à 2,8 UA du Soleil), la ceinture de Kuiper (de 35 UA
jusqu’à plusieurs centaines d’UA) et le nuage d’Oort (entre 50 000 et 100 000 UA). Les
comètes et les météorites sont des petits corps qui sont issues de ces trois ceintures d’objets. A
cela il faut ajouter la poussière interplanétaire qui est disséminée partout dans le système solaire
et les grains qui sont concentrés dans les anneaux des planètes géantes (exemple : les anneaux
de Saturne).
Les objets de la ceinture des astéroïdes sont des corps rocheux. On estime que plus
de 700.000 objets plus grands qu’un kilomètre existe dans cette ceinture. Le plus gros astéroïde
connu, Cérès, découvert en 1801, n’est pas un petit corps mais une planète naine. Tous les autres
objets de la ceinture des astéroïdes sont des petits corps. Les plus gros sont Pallas (découvert
en 1802), Junon (1804) et Vesta (1807). Certains astéroïdes s’écartent de la zone dans laquelle
la plupart restent parqués. Ainsi, certains astéroïdes peuvent s’approcher ou couper l’orbite de
la Terre : c’est les géocroiseurs. Les planètes troyennes, situées à 60° de part et d’autres sur
l’orbite de Jupiter (points de Lagrange) en sont un autre exemple. Les météorites sont pour la
plupart d’entre eux des fragments d’astéroïdes qui entrent en collision avec la Terre.
Les objets de la ceinture de Kuiper et du nuage d’Oort sont des corps de glace.
Les objets de la ceinture de Kuiper sont situés dans le plan de l’écliptique (le plan dans
lequel sont situées les orbites des planètes du système solaire et des astéroïdes) et on estime à
plus de deux cent millions le nombre de ces objets. L’existence de cette ceinture d’objets de
glace a été prédite en 1951 par l’Américain Gérard Kuiper et le premier objet de cette ceinture
de Kuiper (1992 QB1 ; distance au Soleil : 43 UA ; diamètre : 120 km) fut découvert en 1992
par David Jewitt et Jane Luu. Les planètes naines Eris, Pluton, Makemake et Haumea font
partie de cette ceinture. Certains objets de glace situés entre les orbites de Jupiter et de Neptune
sont probablement des corps de la ceinture de Kuiper dont les orbites ont été modifiées. On les
appelle les Centaures (exemple : Chiron découvert en 1977 par Charles Kowal et dont l’orbite
est située entre 1,3 et 2,8 milliards de km du Soleil. Son diamètre varie entre 180 et 260 km).
Le nuage d’Oort est situé beaucoup plus loin à la frontière entre le système solaire et
le milieu interstellaire. Il s’agit d’un nuage sphérique qui entoure le système solaire et contient
plus de mille milliards d’objets. Les objets de cette ceinture n’ont pas encore été découverts
directement.
Les comètes sont des astres formés d’un noyau solide composé essentiellement de glace
qui, près du Soleil, libère des gaz et des poussières formant la chevelure dont le diamètre peut
dépasser 100 000 km. Ces gaz et poussières sont repoussés par le vent solaire et forment une
longue queue dans la direction opposée au Soleil. Cette queue peut s’étirer sur des distances qui
dépassent 300 millions de km (photo 2). Loin du Soleil, une comète se réduit à un noyau solide
et devient invisible.
Selon leur période de rotation autour du Soleil et de l’inclinaison de leur orbite par
rapport à celui de l’écliptique, on distingue deux grandes classes de comètes :

Les comètes à courte période, dont la période est inférieure à 200 ans. On distingue dans
cette classe :
les comètes à très courte période, dont la période est inférieure à 20 ans (la comète Encke est
celle qui possède la plus courte période avec 3,3 ans). On les appelle aussi les comètes de la
famille de Jupiter, car le point le plus éloigné du Soleil de l’orbite de ces comètes est situé au
voisinage de Jupiter. On pense que cette planète géante a modifié l’orbite de ces comètes et
les a piégé dans son champ de gravitation.

Les comètes à période intermédiaire (entre 20 et 200 ans) s’éloignent du Soleil au-delà de
l’orbite de Neptune, dans la ceinture de Kuiper.

Les orbites des comètes à courte période sont confondues avec celui de l’écliptique. Ces
comètes sont originaires de la ceinture de Kuiper.

Les comètes à longues période, dont la période est supérieure à 200 ans. Les orbites de ces
comètes sont distribuées dans tout l’espace et le point le plus éloigné du Soleil de l’orbite de
ces comètes peut dépasser 50 000 UA. Ces comètes sont originaires du nuage d’Oort.

Il existe donc deux réservoirs de comètes dans le système solaire : la ceinture de Kuiper
pour les comètes à courte période et le nuage d’Oort pour les comètes à longue période.
La plus célèbre des comètes est celle de Halley dont la période de rotation est de 76
ans (comète à période intermédiaire). Le dernier passage de cette comète au voisinage du
Soleil a eu lieu en 1986 et le prochain interviendra en 2062. La comète la plus spectaculaire
de ces dix dernières années est la comète Hale-Bopp (comète à longue période) apparue dans
le ciel à l’oeil nu en 1997 et qui resta visible pendant plusieurs semaines (photo 2).
Les poussières interplanétaires sont laissées par le passage des comètes dans l’espace.
Si la Terre croise l’orbite d’une comète, elle entre dans le nuage de poussière laissé par la
comète. Ces poussières en entrant dans l’atmosphère de la Terre à grande vitesse vont
provoquer l’apparition d’un phénomène lumineux dans l’atmosphère : c’est les étoiles
filantes ou météores.
La figure suivante résume l’ensemble des objets du Système solaire.

Figure II.1 : L’ensemble des objets du système solaire


3. Planète terre

La Terre est une planète du Système solaire, la troisième plus proche du Soleil et la
cinquième plus grande, tant en taille qu'en masse, de ce système planétaire dont elle est aussi
la plus massive des planètes telluriques.
3.1. Formation de la Terre

La Terre a commencé à se former il y a 4,57 milliards d’années par le collage et


l’agrégation de minuscules grains solides au sein de la nébuleuse solaire. L’agglomération de
ces grains aboutit à la formation de planétésimaux de quelques kilomètres de diamètre. Des
protoplanétes de plusieurs centaines de kilomètres de diamètre se forment par le collage de ces
planétésimaux. La Terre résulterait du choc et du collage d’une dizaine de protoplanètes de la
taille de Mars ou de la Lune et a atteint sa taille actuelle il y a environ 4,45 milliards d’années,
soit 100 millions d’années après le début de la phase d’accrétion. La chaleur dégagée lors de
chocs violents que connaît la Terre lors de la phase finale d’accrétion et celle due à la
désintégration d’éléments radioactifs fait fondre les roches terrestres et un océan de magma
apparaît. Dans ces matériaux en fusion, les éléments les plus denses (fer et nickel) migrent vers
le centre de la Terre et forment un noyau métallique. Le reste de la Terre se différencie en un
manteau silicaté et une croûte superficielle de nature basaltique. C’est le processus de
différenciation. Lors de la phase terminale d’accrétion, des chocs violents se produisent entre
protoplanètes et planètes en formation. Quand la Terre avait atteint 80 % de sa taille actuelle,
une protoplanète de la taille de Mars l’a percutée et les débris qui se sont mis en orbite autour
de la Terre se sont agrégés pour former la Lune. Cet impact aurait eu lieu autour de 50 millions
d’années après la formation de la Terre.
L’histoire de la Terre primitive, entre 4,5 et 3,8 milliards d’années est très mal connue, car les
roches qui se sont formées durant cette période sont très rares à la surface de la Terre. Cette
période s’appelle l’Hadéen, Le terme « Hadéen » dérive d'Hadès, nom du dieu grec des
enfers, ce qui doit rappeler les conditions générales de la Terre à cette époque. Ce terme a été
inventé en 1972 par le géologue américain Preston Cloud.

3.2. Les plus anciennes roches connues

Les plus vieilles roches terrestres ont été découvertes en 2008 dans le Nord du Québec, le
long de la côte Est de la baie d'Hudson au Canada. Il s’agit de roches appartenant à la
formation nommée ceinture de Nuvvuagittuq. Certaines roches de cette formation appelées
faux-amphibolites, ont été daté à 4,28 milliards d'années. Mais cet âge reste encore
controversé.

Avant cette découverte, le record de la plus ancienne roche terrestre connue était détenu par
les gneiss d'Acasta, situés dans les Territoires du Nord-Ouest au Canada, âgés de 4,03
milliards d’années.

Les roches sédimentaires les plus anciennes ont été découvertes au Sud-Ouest du Groënland
(3,8 milliards d'années pour le site d'Isua et 3,85 pour le site d'Akilia). Elles contiennent peut-
être des traces d’une vie primitive.
Des grains minéraux de zircons trouvés en Australie sont encore plus anciens. Ils proviennent
de la formation de Jack Hills et ont été daté à 4,404 milliards d’années. Il s’agit du plus ancien
matériel daté sur Terre. Mais il s’agit là de minéraux et non pas de roches : les roches mères
qui contenaient ces zircons ont été probablement détruites.

Le peu de matériels existants rend l’étude de cette période très difficile. Les rares roches
disponibles sont toutes métamorphisées (tableau II.3) et on ne connaît pas de fossiles de cette
période. Il faut donc se contenter des quelques échantillons existants et de l’étude des autres
corps du système solaire qui ont très peu évolués depuis la naissance du Système solaire il y a
4,56 milliards d’années (météorites, la Lune…).

Age en Ga Formation Pays Roche mère


3,82 Gneiss d’Amistôq Groenland Roche plutonique
3,865 Gneiss d’Isua Groenland Roche sédimentaire
4,03 Gneiss d’Acasta Canada Enclave
4,28 Faux amphibolites de Canada Enclave
Nuvvuagittuq
4,3 Narryer Australie Zircon
4,404 Jack Hills Australie Zircon

Tableau II.3 : Récapitulatifs des âges cristaux les plus anciens mesurés sur Terre

3.3. Histoire de la Terre durant l’Hadéen

L’Hadéen est une période clé de l’histoire de la Terre car plusieurs traits majeurs de notre
planète ont été formés durant cette période :

 la formation de l’atmosphère s’est faite tout le long de cette période ;

 la formation des océans : on a des preuves de l’existence d’eau liquide à 4,4 Ga et la


stabilisation des océans s’est faite aux alentours de 3,8 Ga ;

 la formation de la croûte et des continents (entre 4,4 et 4 Ga) ;

 le démarrage de la tectonique des plaques (autour de 4 Ga) ;

 l’apparition du champ magnétique de la Terre (4,5 Ga) ;

 et peut-être l’apparition de la vie durant cette période ?? (on n’a pas encore de
preuves).

La surface de la Terre durant l’Hadéen était probablement dominée par deux processus : le
bombardement météoritique et un volcanisme intense.
3.3.1. La phase du bombardement météoritique

La Terre et les autres planètes et satellites du Système solaire auraient connues une intense
période de bombardement météoritique durant les 500 millions d’années qui ont suivi la
naissance du Système solaire. Par la suite, ce bombardement a diminué d’intensité assez
rapidement. Les traces de cette période (cratères météoritiques) ont complètement était effacé
de la surface de la Terre par les processus géologiques (tectonique des plaques, océanisation,
érosion, volcanisme ….). Par contre la Lune et Mercure, deux objets qui ont très peu évolué
du point de vue géologique depuis 3,8 Ga, gardent encore intacts les traces de cette période et
présentent des surfaces criblées de cratères d’impact.
Ce bombardement météoritique a dû provoquer un réchauffement intense et une fusion de la
surface de la Terre durant cette période. Un océan de magma aurait donc recouvert la surface
de la Terre durant l’Hadéen. Cependant, la découverte récente de preuves en faveur de
l’existence d’une croûte continentale et de l’eau liquide à la surface de la Terre 150 à 200
millions d’années après la formation de notre planète remet en question l’existence de cette
période continue de bombardement météoritique.
Récemment, il a été proposé que le bombardement a pu être particulièrement violent durant les
premières dizaines de millions d’années d’existence de la Terre, pour ensuite diminuer avant
de connaître un regain de force entre 4 et 3,85 milliards d’années durant une phase appelée «
Bombardement intense tardif ».

 L’origine de ce bombardement tardif serait une modification des orbites de Jupiter et


de Saturne ayant entraîné l’éjection de la partie interne de la ceinture d’astéroïdes vers
la partie centrale du Système solaire. Il en résulte qu’avant ce bombardement
météoritique (avant 4,0 Ga) la surface terrestre n’était pas hostile et pouvait permettre
la formation d’une croûte continentale stable ainsi que d’océans. Cette période est
aussi nommée « Cool Early Earth = Terre Primitive Froide ». La question qui reste
posée consiste à savoir si ce bombardement a pu avoir ou non un effet stérilisateur
(vaporisation des océans, fusion de la croûte continentale, destruction d’une
hypothétique vie).

 Les preuves de l’existence de cette période d’ « intense bombardement météoritique


tardif » proviennent de l’étude des roches lunaires apportées par les missions Apollo et
des météorites lunaires tombés sur Terre. En effet, l’âge de toutes les roches prélevées
des grands bassins (mers lunaires) et des météorites lunaires est situé entre 4 et 3,8 Ga,
ce qui indique que ces bassins ont été formés durant cette période. De grands bassins
de formations tardives existent également à la surface de Mercure et de Mars et
indiquent que les planètes du Système solaire interne (dont la Terre) ont subi une
phase tardive d’intense bombardement météoritique.

3.3.2. La formation de l’atmosphère

L’atmosphère primitive de la Terre était très différente de celle qui existe actuellement.
L’oxygène était pratiquement absent durant les 2 premiers milliards d’années de l’histoire de la
Terre. Ce gaz a été progressivement rejeté dans l’air par les premiers organismes vivants
apparus sur Terre.
La Terre a connu durant son histoire trois types d’atmosphères :
 Une atmosphère primaire issue de la nébuleuse solaire et capturée par la Terre au
moment de sa formation. Elle était essentiellement composée d’hydrogène et d’hélium
et a été rapidement perdue à cause :

o de la faible gravité de notre planète (qui n’est pas suffisante pour retenir une
atmosphère composée de gaz aussi légers que l’hydrogène et l’hélium)

o de l’intense vent émis par le Soleil lors de la phase T Tauri qui a balayé les parties
internes du Système solaire des gaz présents, essentiellement l’hydrogène et l’hélium.
o de l’énergie intense libérée par le bombardement des planétésimaux et la collision
gigantesque qui a donné naissance à la Lune.

 Une atmosphère secondaire, formée par le dégazage de l’intérieur de la Terre au cours du


volcanisme et par les gaz libérés lors de la chute de météorites et de comètes. Cette
atmosphère était essentiellement composée d’azote (N2), d’oxyde de carbone (CO2), de
vapeur d’eau (H2O) avec un peu de méthane (CH4) et d’ammoniaque (NH4). La vapeur
d’eau s’est condensée à la surface formant les premiers océans qui ont pompé le CO2 sous
forme de carbonates (calcaires) réduisant ainsi la teneur en CO2 de l’atmosphère et l’effet
de serre. La température est alors descendue à moins de 100°C et l’azote est devenu le gaz
majoritaire. Ces événements se sont produits il y a 4,4 milliards d’années et sont à
l’origine de l’eau liquide à la surface de la Terre.

 Une atmosphère tertiaire (celle qui existe aujourd’hui), modifiée par l’apparition de la vie
sur Terre, ce qui a enrichie l’atmosphère en oxygène jusqu’à atteindre le taux actuel (20
%). L’oxygène a commencé à s’accumuler dans l’atmosphère vers 2,4 milliards d’années.

La figure II.2 montre l’évolution de la composition de l’atmosphère depuis la formation de la


Terre.
Figure II. 2 : Evolution de la composition des gaz de l’atmosphère depuis la formation de la
Terre

3.3.3. Formation des Océans. Origine de l’eau.

a. Les preuves de l’existence d’eau liquide à la surface de la Terre il y a 4,4 Ga

L’eau liquide était probablement présente à la surface de la Terre 150 à 200 millions
d’années après le début de la formation du Système solaire. En effet, des inclusions d’eau ont
été retrouvées dans les zircons de la formation de Jack Hills datés à 4,4 Ga. Par ailleurs, ce
minéral se forme dans les magmas granitiques dont la genèse requiert de l’eau. D’autre part, la
constitution isotopique de l’oxygène des zircons de Jack Hills a permis de démontrer que la
source de leur magma hôte avait réagi avec de grands volumes d’eau liquide
Cependant, à cause des conditions qui régnaient à l’époque, cette eau liquide a
probablement été éphémère, et a dû plusieurs fois être vaporisées par le bombardement
météoritique. La stabilisation des océans à la surface de la Terre a eu lieu à la fin de l’Hadéen,
il y 3,8 Ga, comme l’attestent les plus vieilles roches sédimentaires marines et les calcaires
d’Akilia et Isua au Groenland.

b. L’origine de l’eau

La Terre a été formée dans une région du Système solaire pauvre en eau. Au moment de
sa naissance, la Terre était sèche. L’eau de la Terre fut probablement apportée par des objets
célestes (météorites ou comètes) au cours des 100 millions d’années qui ont suivi la création de
la Terre lors de l’intense bombardement météoritique primitif. Cette eau a probablement été
apportée par les météorites de type chondrites carbonées qui sont riches en eau (10-20 % d’eau).
Les comètes qui proviennent de la ceinture de Kuiper et du nuage de Oort contiennent en masse
jusqu’à 80 % de glace d’eau et aurait pu être une importante source de l’eau sur Terre.
Cependant, l’étude du rapport isotopique de l’hydrogène D/H (Deutérium/hydrogène) des
océans terrestres (~ 0,000153), a montré qu’il est proche de celui des météorites de type
chondrites carbonées (0,000145-0.000153) et inférieur à celui des comètes (0,000280-
0,000340). Une origine météoritique des océans est donc plus vraisemblable qu’une origine
cométaire.

L’eau contenue dans ces millions d’astéroïdes de types chondrites carbonées qui se sont
abattus sur Terre s’est infiltrées dans ce qui allait devenir le manteau de la Terre. Cette eau a
ensuite échappée de l’intérieur de la planète via d’intenses éruptions volcaniques, formant une
épaisse couche de nuages porteurs de pluies.

3.3.4. Formation de la première croûte continentale

Les datations des cristaux de zircons sédimentaires de la formation de Jack Hills en Australie
ont donné des âges allant de 4,4 à 4,0 Ga. Les roches dans lesquelles ces minéraux ont
cristallisé ont probablement disparu ; seuls les cristaux de zircon connu pour leur résistance
ont été préservés. Les zircons se forment dans des magmas de type granitique. Les granites
étant les roches constitutives de la croûte continentale, il est donc possible que cette dernière
ait commencé à se former sur Terre dès 4,4 Ga et que sa genèse ait continué tout au cours de
l’Hadéen. Par ailleurs l’étude de zircons de la même formation et dont les âges s’échelonnent
entre -4 et–4,2 milliards d’années a montré que les processus de la tectonique des plaques
(subduction) avaient peut-être démarré à cette époque. Tout cela semble indiquer que
l’environnement terrestre à l’époque de l’Hadéen n’était pas aussi hostile qu’on ne le penser
et qu’il ressemblait peut-être à l’environnement actuel !!!

Figure II.3 : Schéma récapitulatif de l’évolution de la Terre durant l’Hadéen


CHAPITRE III : LA DYNAMIQUE DU GLOBE

La tectonique des plaques

Première approche historique de la dérive des continents

L’hypothèse de la dérive des continents date de 1915. Un astronome Alfred Wegener (1880˗1930),
fonde son hypothèse sur plusieurs observations :

 Le tracé des côtes : il remarque que le tracé de la côte˗Est de l’Amérique du Nord s’emboîte
avec le tracé de la côte˗Ouest européenne. De même, la côte˗est de l’Amérique du sud
s’emboîte avec le tracé de la côte˗Ouest africaine.
 La distribution géographique des paléoclimats : des marques de glaciations identiques datant
de 250 millions d’années peuvent être observées en Amérique du sud, en Afrique (sud), en
Inde et en Australie (sud). Cela indique que ces parties du globe étaient recouvertes par une
même calotte glaciaire à cette époque et qu’elles se seraient par la suite déplacées des zones
polaires vers les zones tropicales.
 La distribution de certains fossiles : certains fossiles d’espèces aujourd’hui éteintes ont été
retrouvés sur plusieurs continents. Ces espèces ne pouvant pas traverser océans, cela
renforcent l’hypothèse que les continents n’étaient pas séparés à l’époque où elles vivaient.

Wegener émet alors l’hypothèse de l’existence, à la fin de l’ère primaire(245Ma) d’un


supercontinent : la Pangée, qui était entouré d’un unique océan la Panthalassa. Ce
supercontinent se serait ensuite fracturé pour former les continents actuels.
Figure III.1 : carte de la Pangée

Les mouvements des plaques

Les plaques lithosphériques sont en mouvement les unes par rapport aux autres, c’est la tectonique
des plaques qui transforme la surface du globe.
Figure III.2 : carte des différentes plaques

Les plaques sont mises en mouvement par l’évacuation de la chaleur interne de la terre (comme
on peut le voir, cela se fait de façon plus importante dans les zones représentées en rouge et en
orange sur la carte ci-dessous). C’est cette convection qui est le moteur de la tectonique des
plaques.
Figure III.3 : L’évacuation de la chaleur a la surface de la terre

Les conséquences de ces mouvements

Au niveau des dorsales océaniques

Les plaques s’écartent de quelques centimètres par an au niveau de l’axe des dorsales. Au
niveau de la dorsale Nord-Atlantique, les plaques nord-américaine et eurasienne s’écartent
en moyenne de 2,4cm par an. Ceci permet l’ouverture de l’océan Atlantique. On parle de
mouvement de divergence. La lithosphère océanique est fabriquée au niveau des dorsales :
c’est l’accrétion

Figure III.4 : L’accrétion océanique


Au niveau de l’océan atlantique, la remontée du magma et son refroidissement au contact de
l’eau au niveau de la dorsale permet la formation de la lithosphère océanique et ainsi l’ouverture
de l’océan atlantique.

Au niveau des fossés océaniques

Au niveau des fossés océaniques, les plaques se rapprochent de quelques centimètres par an : on
parle de convergence. Par ailleurs, la lithosphère océanique peut plonger sous une autre plaque
en provoquant des séismes : c’est une zone de subduction. Les foyers des séismes étant à la
limite des deux plaques, ils sont de plus en plus profonds. En arrière de la zone de subduction, la
fusion de la lithosphère entraine la formation de volcans explosifs.
Figure III.5 : la subduction océanique

Au niveau des chaines de montagnes

Les chaines de montagnes sont également des zones de convergence des plaques. La subduction
océanique peut se poursuivre jusqu’au moment où deux continents entre en collision. Ceci
engendre des déformations qui entrainent un épaississement de la lithosphère. La collision
équivaut à l’affrontement de deux continents suite aux rapprochement de deux plaques et à la
fermeture d’un océan

Les failles transformantes sont des limites de plaque lithosphérique où il n'y a ni subduction
ni création de lithosphère (limite conservative). Elles sont situées en bordure de plaques
tectoniques et découpent les dorsales perpendiculairement. Les frontières près de ce type de
faille sont géologiquement actives (séismes, volcans...). La faille transformante agit selon un
mouvement de coulissage. Les failles transformantes sont des arcs de cercle car tous les
mouvements de plaques lithosphériques sont des rotations (conformément au théorème
d'Euler) et ce sont des coulissements entre deux plaques lithosphériques. Tous les 200 à 300
km, ces failles décalent l'axe de la dorsale. Seules les zones qui séparent deux axes subissent
une sismicité importante, en raison du déplacement en sens contraire de leur portion de
lithosphère.
Figure III.6 : les failles transformantes
I. SEISME
C’est un ébranlement brutal du sol provoqué par l’arrivée d’ondes élastiques initiées en
profondeur à la suite d’une rupture et d’un mouvement relatif de deux compartiments
lithosphériques (croute + manteau très superficiel). Il en résulte une libération instantanée
d’énergie qui s’était lentement accumulée.

Figure III.7: Théorie du rebond sismique

- Déplacement brutal à un endroit de moindre résistance, souvent des failles préexistantes :

Figure III.8 : Les 3 principales types de failles avec le tenseur des contraintes associés
(ϭ1 et ϭ3 sont les contraintes principales et minimales respectivement).
- L’origine en profondeur du séisme est le foyer (ou hypocentre) ; la projection de ce point en
surface est l’épicentre.
Les séismes sont dus pour la plupart aux déformations lentes de la couche externe de la Terre,
appelée lithosphère. Celle-ci est composée de grandes plaques rigides animées de
mouvements relatifs très lents. A la limite de ces plaques, des contraintes s'accumulent dans
les roches qui se déforment jusqu'au point de rupture, au-delà duquel elles cassent brutalement
le long d'une ou plusieurs failles, en libérant une énergie considérable. Le point à partir
duquel se développe la rupture s'appelle le foyer. 80% des foyers sont situés entre la surface
de la terre et 60 km de profondeur.
Notion de mécanique des roches

Pour une roche :


- comportement élastique quand la déformation est proportionnelle à la contrainte. La
déformation disparait instantanément lorsque la contrainte disparait.
-au-delà du seuil de plasticité, de petits ajouts de contraintes entrainent des déformations
importantes ; déformations qui restent même si la contrainte cesse (déformation permanente) ;
c’est le domaine de la déformation plastique.
-au-delà de la déformation plastique : si la contrainte devient encore plus importante, c’est
la rupture.

Figure III.9 : Relation contrainte (pression appliquée) -déformation d’un solide.


- Pour certaines roches, la rupture intervient dans le domaine de la déformation élastique :
c’est le comportement « cassant » ou « fragile ».
- En revanche, pour des matériaux « qui ne cassent » pas même lorsqu’ils sont soumis à des
contraintes, on parle de comportement ductile : c’est souvent le cas des roches du manteau en
raison des fortes pressions et température qui y règnent.
5.1.2 Classement et effets des séismes

Les classements les plus objectifs : ceux basés sur l’énergie libérée (les séismes libérant le
plus d’énergie n’étant pas nécessairement ceux faisant le plus de dégât).

Le plus connu : celui de Richter (1935)

Définition de la magnitude de Richter (sans unité) : ML=log10(A/A0(D))


avec A0 : amplitude d’un séisme de référence 0 enregistré à la distance D de l’épicentre
avec A : amplitude maximale d’un sismographe placé à 100 km de l’épicentre
A l’origine, échelle utilisée pour les séismes de Californie et valable que pour des séismes
proches et superficiels (profondeur inférieure à 30 km ; d’où le terme « ML » = magnitude
locale). D’autres échelles de magnitude pour les séismes plus lointains et/ou profonds, basées
sur la vitesse des ondes « S » ont été proposées.
L’échelle de Ritcher est une échelle « ouverte » : pas de minimum, ni de maximum.
La valeur la plus haute enregistrée jusqu’à aujourd’hui : 9,5
La magnitude mesure l’énergie dégagée lors d’un séisme ou d’une explosion. L’échelle de
Richter, la plus connue et la plus utilisée, indique la magnitude à partir de la mesure de
l’amplitude du mouvement du sol, déterminée d’après l’enregistrement obtenu sur
un sismomètre d’un type particulier (Wood-Anderson) à 100 kilomètres de l’épicentre.
Créée en 1935 par Charles Francis Richter et Beno Gutenberg, il s’agit d’une échelle
logarithmique : les ondes sismiques d’un séisme de magnitude 6 ont une amplitude dix fois
plus grande que celles d’un séisme de magnitude 5 et un séisme de magnitude 6 libère environ
trente fois plus d’énergie. Contrairement à une idée reçue, l’échelle est ouverte et sans limite
supérieure. Toutefois, les séismes de magnitude 9 sont exceptionnels,
le plus fort jamais mesuré a atteint la valeur de 9,5 et s’est déclenché le 22 mai
1960 au Chili. Une magnitude 10 semble être une limite raisonnable si l’on tient compte de
la solidité des roches et de la fragmentation des failles. Pour les explosions, on traduit la
magnitude en énergie ramenée en tonnes de TNT (explosif). Pour décrire les dégâts d’un
séisme, on utilise des échelles dites d’intensité, comme l’échelle
de Mercalli ou l’échelle MSK.

Tableau III.1 : Différents types de séismes et leurs caractéristiques

Types d’ondes sismiques

1. Les ondes de volume

• les ondes P (primaires) sont des ondes de compression. La propagation de l’onde est
parallèle au déplacement du sol qui est successivement dilaté et comprimé. Ce sont les plus
rapides, de l’ordre de 6 km/s (dans les couches de terrain proches de la surface), et celles que
le sismographe perçoit en premier.
• les ondes S (secondaires) sont des ondes de cisaillement. Les roches sont cisaillées et
travaillent en distorsion, entraînant des vibrations perpendiculaires au sens de propagation de
l’onde. Elles sont plus lentes que les ondes P.

2. Les ondes de surface

• les ondes L ou R, dites « ondes de surface », se propagent à la surface de la Terre et sont les
plus destructrices. Les ondes sélectionnées sont liées à un événement important : séisme,
explosion… Reste à déterminer sa localisation, sa magnitude et sa nature.

Figure III.10 : les differents types d’ondes

Figure III.11 : la propagation des ondes de l’hypocentre à l’épicentre


1.1 Le phénomène physique.
Les séismes majeurs sont liés à l’existence de mouvements tectoniques globaux continuellement en
action qui soulèvent des chaînes de montagnes et creusent des tranchées océaniques à la surface de la
terre. Ces mouvements affectent une quinzaine de "plaques" sphéroïdales et engendrent des contraintes
sur les lignes de contact des plaques. Lorsque ces contraintes deviennent trop élevées et supérieures à
la «résistance au frottement », une rupture brutale se produit : c'est un tremblement de terre, à la suite
duquel un nouvel état provisoire de stabilité est réalisé.
Il résulte de cette description qu'il existe des régions du monde à plus ou moins haut risque sismique,
suivant qu'elles sont plus ou moins proches des zones de jonctions des "plaques".

Figure III.12 : Carte du monde montrant les principales plaques tectoniques


Les zones de jonction inter - plaques ne sont pas les seules où se passent des décrochages de
failles. Des phénomènes similaires, d’amplitude moindre, ont lieu dans des failles intérieures
aux plaques mentionnées. On parle alors de séismes « intra - plaques ».
Pour les séismes importants, le mouvement relatif des bords de la faille peut être apparent en
surface.
Il existe différents types de mouvement relatif : coulissage horizontal, coulissage vertical.
Ces déplacements relatifs permanents du sol s’observent près de l’épicentre du séisme, mais
le choc du tremblement de terre entraîne aussi la création et la propagation d'ondes de
compression et de cisaillement dans le sol à des distances très grandes ; en fait ces ondes font
le tour de la terre en s’atténuant progressivement. A la surface du globe, l’effet de ces ondes
est un mouvement de déplacement vertical et horizontal du sol. Le déplacement horizontal
différentiel entraîne des rotations

1.2 Caractérisation des séismes.

On peut caractériser la "taille" du tremblement de terre par différents paramètres.


La magnitude M (échelle de RICHTER) est une évaluation de l'énergie libérée au foyer du
tremblement de terre. Comme telle, cette quantité n'est pas utilisable par l'ingénieur des
constructions qui s'intéresse à un mouvement en surface et dans une zone géographique
donnée. Le foyer peut se trouver à plusieurs kilomètres sous la surface et à plusieurs centaines
de kilomètres de la zone donnée.
L'intensité I (échelle de MERCALLI) est une caractérisation de l'importance des effets
matériels observés en surface et de la perception par la population. Cette description vaut pour
une zone géographique donnée, mais est assez qualitative. L’intensité en un point dépend non
seulement de la taille du séisme (magnitude) mais aussi de la distance au foyer, de la géologie
locale et de la topographie.
Un paramètre important pour l’évaluation des effets des séismes à un endroit donné est
l'accélération maximale ag du sol ou accélération de pointe, PGA (Peak Ground
Accélération) en anglais. Son ordre de grandeur est de 0,4 g à 0,6g en zone très sismique
(Japon, Turquie) et de 0 à 0,1g en zone faiblement sismique (Belgique). L'amplitude de
l'accélération maximale du sol permet de se faire une idée de la résultante de force F
appliquée à la construction de masse m : F = m ag si la construction est
Indéformable et bouge comme le sol. C’est en terme d’accélération maximale ag au niveau du
bedrock qu’on exprime les cartes de zonation ou zonage sismique quantifiant le niveau
sismique à prendre en compte pour l’application des règles de constructions parasismiques.
Un autre paramètre utile pour l’évaluation des effets des séismes à un endroit donné est le
déplacement maximal dg du sol, qui donne une idée de l’ordre de grandeur du déplacement
relatif du centre de gravité de la structure par rapport à la base de la structure : quelques cm en
zone faiblement sismique, jusqu’à un m en zone très sismique.
La durée du tremblement de terre est un paramètre significatif dans les processus de
fissurations et dégradations progressives des éléments d’une construction. Elle est liée à la
magnitude du séisme.
Cette durée est au maximum de l’ordre de 60 s en zone très sismique, mais n'est que de
quelques secondes en zone peu sismique.

La caractérisation la plus explicite d'un tremblement de terre est évidemment constituée


d'accélérogrammes enregistrés dans la zone géographique considérée, qui contiennent à la
fois les aspects accélérations, durée et contenu fréquentiel. Les accélérogrammes constituent
une donnée d'action directement utilisable par la dynamique des structures.
Enfin, les spectres de réponse constituent la caractérisation des tremblements de terre la plus
couramment utilisée par l'ingénieur des constructions. Ils sont des sous-produits des
accélérogrammes et permettent un calcul simple des efforts internes dans une structure
soumise à séisme.

1.3 Effets particuliers des séismes.


Tassement.
Des sables secs soumis à vibration peuvent subir des tassements importants, qui peuvent être
estimés par des mesures des vides du sable. Ces tassements peuvent atteindre quelques
dizaines de cm.
Différentiels ou non, ils peuvent être suffisants pour rendre une construction inutilisable.

Liquéfaction.

Les sables fins saturés en eau peuvent être le siège d’un phénomène encore plus spécifique au
contexte sismique : la liquéfaction des sols.
L’explication du phénomène est la suivante.
La résistance au cisaillement d'un sol est donnée par la relation : τR = ( σ – u ) tgΦ
avec : Φ : angle de frottement interne du sol ( σ – u ): pression effective
σ : pression non déjaugée u: pression interstitielle de l’eau contenue dans le sol.
Comme la mise en mouvement du sol entraine une montée de la pression interstitielle u, il y a
réduction de la résistance τR du sol, jusqu’à son annulation : τR = ( σ – u ) tgΦ = 0
Un matériau sans résistance au cisaillement se comporte comme un liquide, d’où le terme
« liquéfaction » du sol. Ce phénomène peut entrainer des effets catastrophiques :
- une couche non liquéfiable située au-dessus d’une couche liquéfiée peut glisser sur celle-ci,
si des pentes existent. Des déplacements de sol de grande amplitude sont possibles : ainsi, des
glissements de terrain de plusieurs km ont été observés au Pérou.
- dans les sites dont la surface est horizontale, on a observé des phénomènes d’inclinaison,
voire de renversement des structures ; seul le respect de la condition de stabilité des bateaux
(centre de gravité plus bas que le centre de carène) empêcherait ce renversement...
Les facteurs favorables à l'apparition du phénomène de liquéfaction sont :
- une énergie de vibration importante (fort tremblement de terre), nécessaire pour élever
significativement la pression interstitielle u
- un sable fin à moyen, de densité peu élevée, à grains arrondis (faible cohésion) et saturé en
eau.
Cette dernière circonstance se rencontre le plus souvent lorsque des loupes ou couches de
sable sont comprises entre des couches d'argile imperméable. La sensibilité d'un sol au
phénomène de liquéfaction est déterminable par des essais de laboratoire.

Figure III.13 : Schéma d’un glissement de terrain majeur résultant de la liquéfaction


d’une couche de Sable

Tsunami.
Lorsque le mouvement relatif des bords de la faille est de type coulissage vertical et qu’il a
lieu au fond de la mer, il entraîne soit à une aspiration d’eau (si le fond descend d’un côté de
la faille, l’autre côté restant fixe), soit à une poussée appliquée à l’eau (si le fond monte d’un
côté de la faille, l’autre côté restant fixe). Ce phénomène provoque une formation d’onde en
surface de l’eau (vague) ; cette vague se propage depuis la zone épicentrale sur des centaines
de km ; sa hauteur peut atteindre la dizaine de mètres pour des séismes majeurs ; le « tsunami
» est l’effet du déferlement de cette vague sur la côte : destruction de constructions,
entrainement de bateaux à l’intérieur des terres, etc…
1.4 Effets de site.
L'expérience montre que la distribution des accélérations dans une région n'est pas uniforme.
Les couches de sols situées au-dessus du bedrock subissent leur propre excitation par le
séisme et jouent un rôle de « filtre » pour les ondes transmises. Ce filtre est généralement un
amplificateur.
On note aussi que, toutes fréquences confondues, les zones d’irrégularité géométrique de la
surface du sol sont le siège d’amplification des mouvements du sol :
- les accélérations mesurées sur le bedrock sont plus importantes sur les crêtes qu'en zone
plate
- de même dans les zones de discontinuité, telles des frontières alluvion-bedrock, en raison
des déplacements différentiels de ces matériaux.
Ces informations qualitatives sont utiles lorsque le choix de l'endroit d'implantation de la
construction existe.

3. VOLCANISME

Un volcan est l’épanchement en surface d’un liquide magmatique au niveau d’une bouche appelée
cratère. La remontée du magma se fait suivant une conduite appelée cheminée volcanique.

Un magma est un bain naturel de silicates en fusion pouvant contenir des cristaux ou des fragments
de roches en suspension. On distingue deux grands types de magmas :

Magma granitique : acide ou saturé car riche en SiO2, de forte viscosité, se forme vers 2 à 30 km de
profondeur, son refroidissement donne essentiellement des roches plutoniques : granite
Magma basaltique : basique ou sous-saturé en silice car pauvre en silice, plutôt fluide, se forme à
plus de 40 km sous les continents et 10 km sous les océans, son refroidissement donne naissance
notamment à des roches volcaniques : basalte.

On distingue 2 grands types de volcans suivant leurs manifestations :


 Les volcans effusifs qui se manifestent par des coulées de lave qui se déposent les
unes sur les autres modifiant ainsi le paysage, ou en construisant des îles volcaniques.
Les dégâts matériels sont importants, les pertes humaines sont peu nombreuses ;
 Les volcans explosifs qui projettent à plus de 100 de Km/h des nuées ardentes
constituées de cendres, de gaz et de solides à plus de 500°. Les pertes humaines peuvent
êtres très importantes.
Un volcan se caractérise par:
- le type d’éruption,
- les produits volcaniques,
- la dynamique d’éruption,
- la structure.

3.1 Activités volcaniques

1. 1. Gaz (Activité fumerolienne).

La teneur en gaz des magmas joue un rôle important dans la dynamique éruptive. Ces gaz
peuvent être :
- H2O constituant 90% de tous les gaz émis par les volcans. Cette vapeur d’eau chaude est
utilisée en géothermie comme source d’Energie : Agriculture en serre, Chauffage domestique,
Trains électriques (Toscane en Italie, Islande, Park Yellow stone aux USA, Nouvelle
Zélande…)

Figure III.14 : Montée du magma


- CO2, H2, NH3, N2 : ces gaz sont à la fois gaz à effet de serre, et contribuent à fertiliser le
sol (plus de deux récoltes de riz en Indonésie).
- H2SO4 (acide sulfurique) : Le soufre peut se déposer sous forme d’encroûtements
exploitables (Indonésie, Italie) ou se transformer en sulfates (aérosols) et former un écran
contre les radiations solaires (Pinatubo en Indonésie a baissé de 1°C la T° du globe, El
Chichon au Mexique de 0.5°C pendant un an).
3.2. Coulées ou laves.
Les laves coulent sur les flancs du cône volcanique et leur vitesse dépend de leur température
et de leur composition. Une lave très fluide peut atteindre une vitesse de 70 km/h. Une fois
solidifiée, ces laves prennent les formes suivantes :
- Laves cordées : très fluides, il se forme une croûte visqueuse en rouleaux tordus.
- Laves en orgues (prismées) : lave épaisse qui montre des figures de rétraction en prismes
(Chaussée des géants en Irlande).
- Laves en coussins (Pillow lavas) : les laves émissions volcaniques aquatiques ont une
morphologie particulière : en coussins, cela est dû au refroidissement rapide. Chaque coussin
montre une structure rayonnante et une pellicule vitreuse.
- Lahars : coulées boueuses constituées d’eaux (de fonte ou de pluie), de matériel
volcanique (des cendres, des lapillis) et du matériel détritique (20 à 30 km/h). Ils se forment
sur des cratères remplis d’eau (ou couvert de glace) et sont de ce fait des coulées boueuses
transportant tout à leur passage et coulant à grande vitesse.

3.3. Produits pyroclastiques.

Ce sont des fragments projetés par détente des gaz lors d’une explosion volcanique. On les
classe en fonction de leur taille :
Taille Débris meubles Débris consolidés
(< 64 mm) Blocs Brêches
(2 < < 64 mm) Lapillis Tufs
(< 2 mm) Cendres Cinérites
En fonction de la forme, on peut distinguer :
- Bombes : fragment rond ou ovoïde projeté à l’état pâteux
-Bloc : fragment anguleux projeté à l’état solide
- Scories : Blocs avec des bulles à l’intérieur.
- Ponces : Pierres de taille variable très légères suite à un dégazage intense.
- Ignimbrites : accumulations de tufs soudées provenant d’un magma visqueux (solidification
des nuées ardentes).

2. Répartition du volcanisme sur le globe.

La répartition des volcans est pratiquement calquée sur celle des séismes :
- Les dorsales : c’est un volcanisme lié au fonctionnement de la dorsale, relativement calme et
quasi-permanent. Les basaltes sont tholéiitiques de type MORB.
- Les zones de subduction : le volcanisme est brutal et associé à une forte sismicité : ceinture
de feu péripacifique. Les basaltes sont calco-alcalins ou andésitiques.
- Zones intraplaques : c’est le volcanisme des points chauds en domaine continental (Trapps
du Dekkan en Inde) et océanique (îles Hawaï, îles Canaries…) et également le volcanisme
fissural continental. Les basaltes peuvent êtres de natures tholéiitique (Parana au Brésil) ou
alcaline (Rift Est Africain).

4. Dynamique des éruptions volcaniques

Il existe 4 types d’éruptions volcaniques :

Figure III.15 : Types d’éruptions volcaniques

A) Type péléen : volcan caractérisé par les nuées ardentes et la formation


D’aiguille d’extrusion (volcan particulièrement dangereux).
Nuée ardente : émission brutale d’un mélange de gaz, de solide et de liquide à HT
(300°C et +) se déplaçant en contact avec le sol sur de grandes distances et à grande
vitesse (35 à 700 km/h)
Aiguille: lave incandescente solidifiée qui sort du cratère et se détruit au fur et à mesure de
son refroidissement dans l'atmosphère.
B) Type strombolien : Les laves, moyennement fluides, tendent à se solidifier et à se
consolider en partie dans la cheminée. La pression des gaz sous-jacents broie
périodiquement la croûte, produisant des phénomènes modérément explosifs.

C) Type vésuvien : L’éruption commence par une explosion paroxystique de laves


saturées de gaz. S’ensuit une phase explosive qui lance le magma dans l’atmosphère
sous la forme de lapilli générant une nuée en « chou-fleur ».
D) Type vulcanien : La lave est visqueuse. Dans la cheminée se forme une sorte de
bouchon de magma qui sera enlevé seulement lorsque les gaz sous-jacents atteignent
une pression suffisante : s’ensuit alors une violente explosion initiale

Structure de volcans

Il existe de structures de volcans :

Volcan bouclier : édifice volcanique à pente faible avec un cratère central (caldeira
d’effondrement) et lac de lave important.
Caldeira: dépression au sommet des volcans, due à l’effondrement partiel ou total de l’édifice
volcanique
 Strato-volcan : Grand volcan à édifice régulier conique et mixte et à pente forte

Cumulo-volcan : volcan formé par la superposition, la juxtaposition et/ou l'emboîtement de


dômes
CHAPITRE IV : LES MINERAUX ET LES ROCHES DE L’ECORCE TERRESTRE

1) NOTIONS DE MINERALOGIE
1.1) Définition
Un minéral est une substance formée naturellement ou synthétisée artificiellement, définie par
sa composition chimique et l'agencement de ses atomes selon une périodicité et une symétrie
précises qui se reflètent dans le groupe d'espace et dans le système cristallin du minéral.
Les minéraux sont généralement solides dans les conditions normales de température et de
pression et s'associent pour former les roches constituant la croûte terrestre et,d'une façon plus
générale, la lithosphère (Les minéraux sont donc les matériaux élémentaires des roches de la
croûte terrestre).
L’étude se fait par
* Cristallographie (géométrie, forme)
* Physique (couleurs, fracture, clivage, dureté)
* Chimique (l’association des éléments simples)

1.2) Cristaux et Cristallographie


a) Définition
La cristallographie est la science qui se consacre à l'étude des substances cristallines à
l'échelle atomique.
Les propriétés physico-chimiques d'un cristal sont étroitement liées à l'arrangement spatial des
atomes dans la matière. L'état cristallin est défini par un caractère périodique et ordonné à
l'échelle atomique ou moléculaire. Le cristal est obtenu par translation dans toutes les
directions d'une unité de base appelée maille élémentaire.
On appelle un cristal un solide minéral naturel homogène aux formes régulières, limité par des
surfaces habituellement planes faisant entre elles des angles bien définis.
b) Les systèmes de Cristallisation
i) le système cubique (figure IV.1)
C’est un prisme droit à 6 faces égales
a=b=c
α = β= γ = 90°
ii) le système quadratique (figure IV.1)
C’est un prisme droit à base carrée et à 4 faces rectangulaires égales.
a=b c
α = β= γ = 90°
iii) le système hexagonal (figure IV.1)
C’est un prisme droit à 6 faces rectangle à base hexagone

iv) le système rhomboédrique (figure IV.1)


C’est un prisme oblique ou toutes les faces sont
des losanges.

v) le système orthorhombique (figure IV.1)


C’est un prisme droit à base rectangle à 4 facesrectangle égale 2 à 2.
a b
α = β= γ = 90°
vi) le système monoclinique (figure IV.1)
C’est un prisme oblique à 4 faces latérales
parallélogramme à base rectangulaire égale 2 à 2.
vii) le système triclinique (figure IV.1)
C’est un prisme oblique à 4 faces latérales et à base parallélogramme égale 2 à 2

Figure IV.1 : Les systèmes cristallins

1.3) L'identification des minéraux

Les minéraux possèdent des propriétés physiques qui permettent de les distinguer entre eux et
qui deviennent des critères d'identification. Ce qui attire d'abord l'oeil, c'est bien sûr la couleur
et la forme cristalline des minéraux, mais il y a bien d'autres propriétés. Plusieurs de ces
propriétés peuvent être observées sans l'aide d'instruments et sont d'une grande utilité
pratique.
a) Couleur
Il y a une grande variété de couleurs chez les minéraux, mais c'est là un critère qui est loin
d'être absolu.
Des spécimens de couleurs différentes peuvent représenter le même minéral, comme le quartz
qui présente plusieurs variétés selon la couleur qui va de l'incolore limpide (cristal de roche),
au blanc laiteux, au violet (améthyste), au rouge (jaspe), au noir enfumé, au bleu, etc., alors
que des spécimens qui ont tous la même couleur peuvent représenter des minéraux tout à fait
différents, comme ces minéraux à l'éclat métallique qui ont tous la couleur de l'or: la pyrite
qu'on appelle l'or des fous, la chalcopyrite qui est un minerais duquel on extrait le cuivre, et
l'or. Il faut noter que la couleur doit être observée sur une cassure fraîche, car l'altération
superficielle peut modifier la couleur, particulièrement chez les minéraux à éclat métallique.
b) Éclat
L'éclat des minéraux, c'est l'aspect qu'offre leur surface lorsqu'elle réfléchit la lumière. On
distingue deux grandes catégories : l'éclat métallique, brillant comme celui des métaux, et
l'éclat non métallique que l'on décrit par des termes comme vitreux (comme le verre), gras
(comme si la surface était enduite d'huile ou de graisse), adamantin (qui réfléchit la lumière
comme le diamant), résineux (comme la résine), soyeux (comme la soie), etc.
c) Trait
Une propriété qui a trait à la couleur, mais qui est un peu plus fiable et dont le test est facile à
réaliser, c'est le trait. Il s'agit en fait de la couleur de la poudre des minéraux. Cette propriété
se détermine sur la trace laissée par le minéral lorsqu'on frotte ce dernier sur une plaque de
porcelaine non émaillée (en autant que la dureté de la plaque est supérieure à celle du
minéral). Par exemple, l'hématite, un minéral dont on extrait le fer, possède une couleur noire
en cassure fraîche mais un trait brun rougeâtre sur la plaque de porcelaine.
d) Dureté
La dureté d'un minéral (voire tableau IV.1) correspond à sa résistance à se laisser rayer. Elle
est variable d'un minéral à l'autre. Certains minéraux sont très durs, comme le diamant, d'autre
plutôt tendres, comme le talc. Les minéralogistes ont une échelle relative de dureté qui utilise
dix minéraux communs, classés du plus tendre au plus dur, de 1 à 10. Cette échelle a été
construite par le minéralogiste autrichien Friedrich Mohs et se nomme par conséquent
l'échelle de Mohs.

Tableau IV.1 : Echelle de dureté de MOHS

Sur cette échelle, on a quelques points de repères. Des minéraux comme le talc et le gypse
sont si tendres qu'ils sont rayés par l'ongle. Pas étonnant qu'on utilise le talc dans les poudres
pour la peau. La calcite est rayée par une pièce de cuivre, alors qu'une lame de canif, en acier,
saura rayer tous les minéraux de dureté inférieure à 5, mais ne pourra rayer les feldspaths et le
quartz. Un morceau de corindon, très dur, un minéral qu'on utilise dans les abrasifs, pourra
rayer le quartz, mais sera rayé par un diamant.
e) Densité
La densité des minéraux est une propriété mesurable ; elle est une constante physique qui
caractérise un minéral donné. Beaucoup de minéraux ont une densité qui se situe autour de 2.7
gr/cm3, soit 2.7 fois plus lourd qu'un volume égal d'eau. Mais certains ont une densité
relativement faible, comme le sel qui a une densité de 2.1; d'autres se situent à l'autre extrême,
comme la galène (sulfure de plomb) avec une densité de 7.5 et l'or dont la densité est de 19.3.
f) Forme cristalline
La forme cristalline est souvent ce qui donne la valeur esthétique d'un minéral. Chaque
minéral cristallise dans un système donné, ce qu'on appelle un système cristallin. Un minéral
donné reproduira toujours les mêmes formes régies par ce système. Par exemple, l’halite (sel)
cristallise dans le système cubique. La calcite cristallise dans le système rhomboédrique, un
système où les trois axes sont de longueur égale et où les angles entre les axes sont identiques,
mais différents de 90°. Le quartz commun cristallise dans le système hexagonal ; on aura des
cristaux à six côtés, et, dans les formes pyramidales, on aura une pyramide à six faces à
chaque extrémité.
g) Clivage
Le clivage (voire figure IV.2) est une propriété très importante des minéraux. Il correspond à
des plans de faiblesse dans la structure cristalline. Puisqu'il s'agit de plans de faiblesse, un
minéral va donc se briser facilement le long des plans de clivage, alors qu'il ne se brisera
jamais selon ses faces cristallines.

Figure IV.2: clivage


h) Macles

Imbrication intime de 2 ou de n individus de la même espèce dès les premiers stades de la


germination et de la croissance cristalline. Il est rare que le cristal soit seul, on assiste très
souvent à l’association de 2 ou 3 cristaux, cette association s’appelle macle.
i) Effervescence
Les minéraux de la classe des carbonates sont décomposés chimiquement par les acides ; cette
réaction chimique dégage des bulles de gaz carbonique, un phénomène qu'on qualifie
d'effervescence (un bouillonnement). Selon les minéraux carbonatés, cette effervescence se
produit, sur la masse minérale même ou sur la poussière, à froid ou à chaud.
Tableau IV.I : caractéristiques et utilité de quelques minéraux courants
1.4) Les principaux minéraux constitutifs de l'écorce terrestre
a) Les différents types de minéraux
Les minéraux sont rangés en 10 classes, notées en chiffres romains.

Classe I : Les éléments natifs

L'élément natif est un corps chimique qui ne peut se décomposer en corps plus simple. Il
représente 3 à 4% des espèces. Les métaux existent sous forme d'éléments natifs (constituant
pur) ou, plus généralement, d’alliages.
On les divise en trois sous-classes :
• Métaux natifs : or (Au), argent (Ag), cuivre (Cu), platine (Pt), ...
• Semi-métaux : le bismuth (Bi), l’antimoine (Sb), l’arsenic (As), …
• Métalloïdes : carbone (C), soufre (S), …

Classe II : Les sulfures et dérivés

Ils représentent 15 à 20% des minéraux. De nombreux minerais sont des sulfures. Ils sont
répartis en deux groupes :
• Les sulfures, arséniures, antimoniures, tellurures : le groupement anionique ne contient que
du soufre, les plus courants étant la pyrite (FeS2) et la galène (PbS2)
• Les sulfosels : Le groupement anionique est composé de soufre et d'un autre métal.
Classe III : Les halogénures

Le groupe anionique des halogénures sont des halogènes. Cette classe représente 5 à 6% des
espèces minérales. Le plus connu est sans doute l’halite (NaCl), ou sel gemme. Les
halogénures sont fragiles, légers et souvent solubles dans l'eau.

Classe IV : Les oxydes et hydroxydes

La quatrième classe regroupe les minéraux dont le groupe anionique est constitué d’oxygène
ou d’hydroxyle ([OH]-). 14% des minéraux sont des oxydes.
On les divise en trois sous-classes :
• Les oxydes simples : l'hématite (Fe2O3), minerai de fer.
• Les oxydes multiples : le spinelle (MgAl2O4) utilisé en joaillerie en substitution du rubis.
• Les hydroxydes

Classe V : Carbonates et nitrates

Ces minéraux se caractérisent par leur fragilité et une faible dureté. On distingue deux sous-
classes :
• Carbonates
Le groupement anionique est le groupe carbonate [CO3]2-. Ils représentent 9% des espèces
connues. Parmi elles, des espèces importantes, comme la calcite (CaCO3), qui est le
constituant principal du calcaire.
• Nitrates
Le groupement anionique est l'ion nitrate [NO3]-.
Classe VI : Borates
Le groupement anionique est soit l'ion borate [BO3]3- soit l'ion [BO4]5-. Cette petite famille
représente 2% des minéraux.

Classe VII : Sulfates et dérivés

Cette classe représente 10% des minéraux et se définit par le groupement anionique de forme
[XO4]2-.
• Sulfates : [SO4]2-. Le sulfate le plus connu est sans aucun doute le gypse, la pierre à plâtre
(CaSO4.2HO).
• Chromates : [CrO4]2-
• Tungstates : [WO4]2-
• Molybdates : [MoO4]2-

Classe VIII : Phosphates et dérivés

Cette classe regroupe 16%. Le groupe anionique est de forme [XO4]3-.


• Phosphates : [PO4]3-
• Arséniates : [AsO4]3-
• Vanadates : [VO4]3-

Classe IX : Silicates

L'unité de base du minéral est l'ion silicate [SiO4]4-. Les silicates représentent plus d'un quart
des minéraux à la surface du globe. Cette abondance a amené à une classification spécifique.
Celle-ci fait intervenir des notions structurales, c'est-à-dire fonction de l'enchaînement des
tétraèdres [SiO4]. Les silicates sont divisés en 6 sous-classes.
• Les nésosilicates
Les nésosilicates représentent 5% environ des espèces minérales. On y retrouve l'olivine
(Mg,Fe)2SiO4, les grenats et les topazes.
• Les sorosilicates
Les sorosilicates représentent 3% environ des espèces minérales. Parmi elles, l’épidote.
• Les cyclosilicates
S'ils ne représentent que 2% des espèces minérales, celles-ci sont très connues comme pierres
gemmes. Il y a d'abord tous les béryls : aigue-marine, émeraude, et toutes les tourmalines.
• Les inosilicates
Les inosilicates représentent 4,5% environ des espèces minérales. Les deux grandes familles
sont les pyroxènes et les amphiboles
• Les phyllosilicates
On distingue donc plusieurs familles : les micas, les argiles et les serpentines. Les
phyllosilicates représentent 6,5% environ des espèces.
• Les tectosilicates
La formule chimique de base est donc SiO2 comme pour le quartz. Le nombre et la nature des
Substitutions déterminent les familles des feldspaths, des feldspathoïdes et des zéolites. Les
tectosilicates représentent 4% des minéraux.

Classe X : Minéraux organiques

Cette classe renferme environ 30 d'espèces à structure cristallographique bien définie. C'est le
cas de la whewellite, minéral constitutif des calculs rénaux.

b) Proportions des minéraux et leurs utilisations


Le tableau IV.2 présente la proportion des éléments chimiques les plus abondants dans la
croûte terrestre.

Tableau IV.2 : Les éléments chimiques les plus abondants

On y voit que deux éléments seulement, Si et O, comptent pour près des trois quarts (74,3%)
de l'ensemble des matériaux. Il n'est donc pas surprenant qu'un groupe de minéraux composés
fondamentalement de Si et O avec un certain nombre d'autres ions et nommés silicates,
compose à lui seul95% du volume de la croûte terrestre. A noter que cette répartition n'est
applicable qu'à la croûte terrestre.
On considère que le noyau est composé presqu'uniquement de fer et de nickel, ce qui est bien
différent de ce qu'on présente ici. Lors de la formation de la terre, les éléments légers, comme
l'oxygène et le silicium ont migré vers l'extérieur, alors que les éléments plus lourds, comme
le fer, se sont concentrés au centre.

Le tableau IV.3 présente les minéraux les plus communs dans les principaux groupes et
leurs usages.
Tableau IV.3 : Les minéraux les plus connus
B. Pétrographie
2.1) Introduction
La pétrographie c’est la science qui étudie les roches. Il existe deux grandes catégories de
roches

Trois grands types de roches forment la croûte terrestre. La figure suivante présente ces trois
grands types, ainsi que les processus qui conduisent à leur formation. Ainsi présenté, il
véhicule l'idée de la cyclicité des processus.

Figure IV.3 : cycle de formation des roches


2.2) Définition de la roche

C’est un matériau qui entre dans la constitution de l’écorce terrestre quel que soit ses
propriétés et son aspect physique. Une roche correspond à un agencement de minéraux les uns
par rapport aux autres selon les lois de la cristallographie. Chaque roche a une architecture,
une forme, les dimensions et une disposition particulière.

2.3) Les roches sédimentaires

a) Introduction

Les roches sédimentaires sont les roches qui résultent de l'accumulation et du compactage de
débris d'origine minérale (dégradation d'autres roches), organique (restes de végétaux ou
d'animaux, fossiles), ou de précipitation chimique.
Elles se forment sur la surface de la terre, ou au fond des eaux et résultent de l’action des
agents d’érosions et du transport et de l’activité des êtres vivants ou des phénomènes
purement physiques ou chimiques. Ce sont donc les roches Exogènes.

Figure IV.4 : processus de sédimentation

i)- L'altération superficielle (Stade de mobilisation)


Les processus de l'altération superficielle de la roche mère sont de trois types : mécaniques,
chimiques et biologiques.
 Les processus mécaniques (ou physiques) sont ceux qui désagrègent mécaniquement
la roche, comme l'action du gel et du dégel qui à cause de l’expansion de l’eau qui
gèle dans les fractures ouvre progressivement ces dernières. L'action mécanique des
racines des arbres ouvre aussi les fractures.
Altération mécanique (pluie, variation de température gel et dégel),
Existence de fissures + eau + gel + dégel éclatement de la roche

 L'altération chimique est très importante : plusieurs silicates, comme les feldspaths,
souvent abondants dans les roches ignées, sont facilement attaqués par les eaux de
pluies et transformés en minéraux des argiles (phyllosilicates) pour former des boues.
Modification de la composition chimique (cristallographie)
 Certains organismes ont la possibilité d'attaquer biochimiquement les minéraux. Ils
vont chercher dans les minéraux les éléments chimiques dont ils ont besoin.
L'action combinée de ces trois mécanismes produit des particules de toutes tailles. C'est là le
point de départ du processus général de la sédimentation

ii)- Le transport.
Outre le vent et la glace, c'est surtout l'eau qui assure le transport des particules. Selon le
mode et l'énergie du transport, le sédiment résultant comportera des structures sédimentaires
variées.
_ Transport par roulement
_ Transport par traction
_ Transport par saltation
_ Transport par suspension

iii)- La sédimentation.
Tout le matériel transporté s'accumule dans un bassin de sédimentation, ultimement le bassin
marin, pour former un dépôt. Les sédiments se déposent en couches successives dont la
composition, la taille des particules, la couleur, etc., varient dans le temps selon la nature des
sédiments apportés.
-Dépôts des éléments fins Dépend des
 Sédimentation des particules Facteurs cité
-Dépôts des éléments grossiers

 Sédimentation chimique précipitation dépend de la nature des éléments


iv)- Faciès des roches sédimentaires
Un faciès est ensembles des caractères paléontologique (étude des fossiles) et Lithologique
(nature chimique) des roches qui définissent un dépôt et révèlent en même temps les
conditions dans lesquelles ils sont formés.
On a :
_ Faciès marins
_ Faciès continental
_ Faciès lacustre (dépôt dans les lacs)

v)- Diagenèse
On appelle diagenèse les transformations physiques et chimiques qu’ils subissent après leurs
dépôts et qui les transforment en roches sédimentaires. La diagenèse s’accomplit à faible
profondeur et à faible température, moins de 100 à 200°C, ce qui la distingue du
métamorphisme. Les facteurs de la diagenèse :
_ Les êtres vivants
_ L’action de l’eau
_ Action des facteurs physiques (pression, température, mouvement tectonique)
c) Principales roches sédimentaires
i)- formation
D’après l’origine, on distingue les roches détritiques, roches chimiques et roches organiques.
Les roches d’origine détritiques
Au bord d’une rivière ou de la mer. La roche est plus ou moins fissurée, sous l’effet du gel et
dégel, les fragments tombent au pied, la rivière les enlève, les transporte et les dépose plus
loin, les dépôts ainsi formés sont des sédiments. Souvent les débris sont soudés les uns aux
autres par un ciment, la roche qui était meuble à l’origine, se trouve consolidée et dure.
Cinq étapes principales conduisent aux roches dures détritiques :
1- Elaboration sur place des fragments
2- Leurs enlèvements ou mobilisation
3- Le transport
4- Le dépôt, sous forme de sédiments meuble
5- La cimentation qui les transforme en roches cohérentes.
Les roches d’origine organique
Après la mort d’animaux ou de plantes, les parties dures ou résistantes, s’accumule et donne
des roches sédimentaires.
Les roches d’origine chimique
L’évaporation se produit à l’air libre dans des lagunes sur salée, l’eau s’évapore, le sel reste et
se dépose.
ii- Roches sédimentaires Siliceuses

Ce sont des roches formées essentiellement de silice sous forme de quartz. Elles sont dures
(rayent le verre et l’acier) et sont caractérisées par l’existence d’une grande résistance
chimique (pas d’effervescence avec les acides) sauf l’acide fluorhydrique (HF)
_ Origine détritique
Peuvent être meubles ou consolidées
Exemple : Sable meuble
Grés consolidé (figure IV.5)

Figure IV.5 : Grès


_ Origine chimique
Diatomites (polissage),
Radiolarites (utilisé par les bijoutiers).
_ Origine chimique
Exemple : Silex. (Figure IV.8)
Figure IV.6: Rognons de silex
iii- Roches évaporitiques (roches salines)
Composées de chlorures ou de sulfate, les roches salines sont en grande majorité des résidus
d’évaporation de l’eau de mer ou de lagunes, d’où le nom d’évaporites.
La précipitation des minéraux évaporitiques se fait, entre autres, dans les grandes lagunes en
bord de mer, lagunes qui se mesurent en plusieurs dizaines ou centaines de kilomètres carrés,
dans des régions où l'évaporation excède la précipitation

Figure IV.7: Formation des roches salines

Le gros de l'alimentation en eau de ces lagunes vient de la mer. L'évaporation concentre la


solution et les minéraux évaporitiques s'accumulent au plancher de la lagune. Pour une région
donnée, il s’établira une sorte d'équilibre entre l'alimentation de la lagune en eau marine et
l'évaporation, ce qui fait que la salinité de l'eau demeurera à peu près constante. En fonction
de cette salinité, c'est l'un ou l'autre des minéraux de la séquence qui précipite. Le plus
souvent, on oscille entre la calcite et le gypse.
Dans une variante du système évaporitique, les minéraux cristallisent et croissent à l'intérieur
du sédiment. Il s'agit de grandes plaines en bordure de mer qui s'étendent sur des centaines de
kilomètres carrés mais dont la surface est à peine quelques mètres au-dessus du niveau marin.
C’est ce qu’on appelle la sebkha.
Figure IV.8 : la sebkha
Le sous-sol de ces grandes plaines est alimenté principalement par l'eau marine. L'évaporation
qui se fait à la surface de la plaine augmente la salinité des eaux souterraines qui précipitent
alors les minéraux évaporitiques. Le plus souvent, le système se stabilise au gypse, avec
parfois des cristaux de sel. Les minéraux cristallisent et croissent à l'intérieur même du
sédiment. La sebkha ne se développe pas exclusivement en bordure de mer, mais partout où
on peut concentrer des eaux salines dans la nappe phréatique et les évaporer. Ainsi, certaines
plaines dans le désert où on a concentré périodiquement des eaux salines provenant de
l'érosion de formation riches en sels minéraux contiennent des minéraux évaporitiques. Les
magnifiques roses des sables sont un exemple de ce phénomène.

Elles se sont développées à l'intérieur des sables d'une sebkha désertique et sont composées de
grains de sable cimentés par du gypse, de là les formes cristallines de ce dernier.
a) : Gypse
Le gypse est un sulfate de calcium hydraté, tendre rayé par l’ongle, se dissout dans l’eau.
* en chauffant le gypse vers 100 à 250°C on
obtient le plâtre
CaSO4, 2H2O [ CaSO4, ½H2O + 3/2 H
* il existe aussi les plâtres spéciaux
* le gypse entre dans la fabrication de certains fongicides et insecticides.
b) : Sel gemme
Le sel gemme est du chlorure de sodium (Na Cl), soluble dans l’eau reconnaissable à sa
saveur, il offre couleurs variées ; blanches, grises, rouges, jaunes ou incolores. Il colore la
flamme en jaune. Il résulte d’une évaporation plus poussée que le gypse.
Le sel est employé en cuisine et dans les industries alimentaires et chimiques, pour la
fabrication de la soude (Na2 CO3).

iv- Roches carbonatées


Principalement composées de :
Carbonate de calcium (calcite) CaCO3
Carbonate de magnésium (dolomite)
Carbonate de fer (sidérose) FeCO3
a) : Calcaires
Elles renferment au moins 50% de CaCO3 (la calcite), font effervescence à froid avec les
acides, sont tendres (la calcite a la dureté 3), elles sont rayables à l’acier et parfois à l’ongle
(craie)
Exemple : les analyses de la craie révèlent qu’elle est souvent très pure.
calcaire fait presque uniquement de calcite, sous
forme de tests d’organismes marins microscopiques. Elle est blanche, tendre et friable
CaCO3 98%
SiO2, MgCO3 Cao + CO2

Figure IV.9 : Falaise de craie

Application pratique des calcaires

Par calcination, les calcaires fournissent la chaux


CaCO3 [ CaO + CO2
En portant du calcaire marneux à plus de 1400° C, on obtient le Ciment.
Suivant le pourcentage d’argile on obtient des produits différents (voir tableau IV.5)
% argile 0 5 12 20 25 40
% calcaire 100 95 88 80 75 60
Roche Calcaire Calcaire marne Marne
Produit Chaux Chaux Chaux Ciment à Ciment Ciment à
obtenu grasse maigre hydraulique prise lente ordinaire prise
ordinaire
Tableau IV.5: Produits obtenues par les roches calcaires et argileuses

v- Roches carbonées

ce sont des roches formées essentiellement de carbone. Les principales roches sont les
charbons (tourbe,houilles, lignite et anthracite) et les pétroles, on les appelle aussi les roches
combustibles.
Les charbons (du latin carbona = charbon) désignent des roches sédimentaires stratifiées,
combustibles, de couleur sombre, formées principalement de débris végétaux. On distingue
plus précisément :
• la tourbe (65% de C), légère, brune, formée d’un amas de plantes enrichies en carbone.
• le lignite (70-75% de C), brun noir et terne, à débris ligneux bien reconnaissables, à pouvoir
calorifique de l'ordre de 5000 kcal/kg.
• la houille ou charbon (85% de C), noire, mate ou brillante, tachant les doigts, bon
combustible, plus au moins friable.
• l'anthracite (92-95% de C), noir, brillant, ne tachant pas les doigts, possède le pouvoir
calorifique le plus élevé: plus de 8000 kcal/kg.
La tourbe Anthracite Charbon

Figure IV.10 : les charbons

Les pétroles (du grec petrelaion = huile de pierre) : désigne une série de produit de mélanges
complexes composés d’hydrocarbure avec une faible quantité d’azote, d’oxygène, de soufre et
d’hélium. La densité des pétroles varie de 0,7 à 0,97.

vi- Roches argileuses

Les argiles sont des roches tendres (rayables à l’ongle), douées d’un grand pouvoir absorbant.
Elles gonflent à l’eau et deviennent plastiques avant de perdre leur cohésion. Elles ne se
déforment pas à la cuisson mais durcissent, changeant de couleur si elles renferment des
oxydes de fer.
* Les minéraux argileux
Ce sont des minéraux qui n’atteignent jamais de grande dimension. Elles ont une forme
caractéristique en feuillet d’une largeur moyenne de 1 μm et d’épaisseur de l’ordre de 1/100
μm.

On peut les classer en :


Minéraux argileux à deux feuillets (Kaolinites et Hallaysites)
Minéraux argileux à trois feuillets (Montmorillonites et Illites)
Minéraux argileux fibreux (Sépiolites)

* Feuillet de base
On a deux types de minéraux qui constituent les deux structures de base desquelles sont
construites toutes les argiles à savoir :
La silice qui est tétraédrique (SiO2) voir figure
L’épaisseur est de 4 Å
Hydroxyde d’aluminium ou Hydroxyde de Magnésium qui sont Octaédrique, voir
figure2.17. L’épaisseur est de 3 Å

Figure IV.11 : Feillet de silice Figure.IV12 : Hydroxyde d’aluminium et de


magnésium
* Principales familles d’argiles

- KAOLINITE (figure 2.18) : c’est l’argile la plus stable dont le feuillet comporte 2 couches,
une de Silice l’autre d’Alumine, la liaison se fait par l’intermédiaire des atomes d’oxygènes.

Figure IV.13 : Kaolinite


- HALLAYSITE : ce n’est qu’une KAOLINITE hydratée (il existe deux états d’hydratation
dans la nature 2H2O et 4H2O.

Figure IV.14 : Hallaysite

- MONTMORILLONITE : le feuillet élémentaire de cette famille résulte d’un assemblage


d’un octaédrique intercalé entre deux feuillets tétraédrique. La liaison entre les feuillets de
base est très faible de telle sorte que des molécules d’eau peuvent s’y intercaler, il peut y avoir
jusqu’à 6 molécules d’eau. Ainsi les sols dont la teneur en MONTMORILLONITE est relevée
sont susceptibles de gonflement et de retrait important suivant la variation de la teneur en eau.

Figure IV.15 : Montmorillonite


- ILLITE : l’illite a une structure analogue à celle de la MONTMORILLONITE mais des ions
de potassium sont intercalés entre les feuillets tétraédriques grâce à ces ions, les liaisons sont
relativement plus fortes et les molécules d’eaux ne peuvent s’y intercaler.

Figure IV.16 : Illite


- CHLORITE : le feuillet de chlorite est constitué de deux feuillets de
MONTMORILLONITE reliée entre eux par une couche d’hydroxyde de magnésium.

Figure IV.17 : CHLORITE


* Importance des argiles
Toutes les argiles font pâte avec l’eau, donc on les utilise dans la fabrication des briques tuiles
et céramiques surtout les argiles à KAOLINITE.

Roches métamorphiques
I. METAMORPHISME
1. Définition.
C’est l’ensemble des transformations minéralogiques et structurales subit par une roche, à
l’état solide, suite à la variation de la pression et de la température.
La limite inférieure du métamorphisme est la diagenèse. La limite supérieure est représentée
par la fusion (Anatexie).

2. Facteurs du métamorphisme.
2.1. Température
La température est fournie de deux manières différentes :
- Gradient géothermique : 30°C / km. Ce gradient change en fonction du contexte.
- Température apportée par une intrusion magmatique.
2. 2. Pression.
- Pression lithostatique : Charge des sédiments : 1 kbar / 4 km ?
- Pression orientée (de contrainte, de stress) : mouvements tectoniques.
- Pression hydrostatique : pression de la phase fluide intergranulaire.
2.3. Facteur chimique
En fonction du matériel initial, la roche métamorphique serait différente : grès donne une
quartzite, une pélite donne un schiste. (Cf ci-dessous : notion de séquence métamorphique).

5. DIFFERENTS TYPES DE METAMORPHISME.


En fonction des facteurs prépondérants, on distingue : le métamorphisme dynamique (P),
métamorphisme régional (P et T), métamorphisme d’impact (P et T) et le métamorphisme de
contact (T°).
1. Métamorphisme de contact.
Il est localisé au contact des intrusions magmatiques ; le facteur principal est donc la
température, la pression intervient accessoirement (pression de charge).
Autour de l’intrusion l’augmentation de la température (ou sa diminution) aboutit à des zones
transformées concentriques caractérisées par des recristallisations minérales plus ou moins
importantes. Ces zones sont appelées auréoles métamorphiques.
L’étendue de ces auréoles dépend de plusieurs facteurs dont :
- volume de l’intrusion
- nature lithologique de l’encaissant
- pendage (ou disposition) de l’encaissant
- profondeur de mise en place de l’intrusion
Figure IV.18 : Profondeur de mise en place de l’intrusion
2. Métamorphisme régional.
Il est lié à la formation des chaînes de montagne (donc régional). Dans ce cas, en plus de la
température, la pression entre également en jeu. Il en résulte que les roches subissent des
transformations minéralogiques et structurales.
Les transformations structurales se manifestent par un débitage de la roche en feuillets :
Schistosité. Si le degré de métamorphisme est plus fort des minéraux recristallisent dans les
plans de schistosité. Le phénomène s’accentue jusqu’à créer un litage minéralogique
remplaçant la schistosité, c’est la foliation.

Figure IV.19 : Foliation


3. Métamorphisme de choc ou d’impact.

Il est dû à l’impact des grosses météorites sur la surface terrestre. Cela génère en effet,
instantanément, des conditions de P et de T très élevées qui aboutissent à la formation de
minéraux particuliers comme la coésite, stishovite (polymorphes de SiO2) et du verre
(surchauffe et refroidissement brusque). Ex. Meteor crater en Arizona (1200 m de diamètre).
6. Métamorphisme dynamique.

Il se développe localement au niveau des grands accidents superficiels (Faille,


chevauchement, charriage…) où la T reste faible et la pression très élevée. Les roches sont
plutôt broyées, on obtient des mylonites.

7. LES ROCHES ETAMORPHIQUES.

1. Minéraux du métamorphisme.
Les minéraux comme olivine et foïdes sont rares voire absents des roches métamorphiques,
les minéraux comme les micas, quartz, fds, amphibole, pyroxène sont souvent retrouvés dans
ces roches. Les minéraux caractéristiques de ces roches sont :
Silicates d’alumine (Andalousite, sillimanite, disthène), Staurotide, Cordièrite, Grenats,
Epidolte, Amphiboles (actinote, trémolite, antophyllite)…
L’apparition de ces minéraux dépend de P, T et du matériel initial :
- roche alumineuse (pélite) : silicates d’alumine , staurotide, cordiérite
- roche ferro-magnésienne (gabbro) : hornblende, pyroxène, grenats..
- roche calcaire : wollastonite, grossulaire…

2. Textures des roches métamorphiques.

Figure IV.20 : Texture de roches métamorphiques


2.1. Texture granoblastique.
Grains de même taille associés entre eux et sans orientation préférentielle. Cornéenne.
2.2. Texture lépidoblastique.
Empilement des minéraux en feuillets (phyllites : micas, chlorites). Micaschsite.
2.3. Texture nématoblastique.
Disposition parallèle de minéraux prismatiques (amphiboles). Amphibolite.
2.4. Texture granolépidoblastique.
Alternance de structure équante (qz, fds) et d’une structure orientée (micas). Gneiss

3. Classification des roches métamorphiques.


3.1. Séquence métamorphique.
Une séquence métamorphique est un ensemble de roches formées dans des conditions
physico-chimiques variées à partir d’un même matériel initial. On distingue plusieurs types de
séquences dont la plus intéressante est la séquence pélitique.
♠ Séquence pélitique.
Stade1 : Une pélite placée dans les conditions correspondant aux points 1 et 2 de la figure 8
est affectée par la schistosité, c’est un schiste ou schiste ardoisier. La recristallisation des
minéraux peut déjà commencer à ce stade et on parle de schiste à séricite à chlorite.
Stade 2 : Au point 3, on aura cristallisation massive des micas (biotite muscovite) formant des
lits micacés alternant parfois avec des lits moins bine développés de quartz. C’est un
micaschiste.
Stade 3 : Dans les conditions du point 4 : cristallisation massive des fds qui forment avec le
quartz des lits clairs alternant avec des lits sombres des micas. C’est la foliation qu’on
retrouve, en général, dans les gneiss.
Stade 4 : Les conditions de P et T des points 5 et 6 sont fortes (T= 650-700°C). La fusion
commence : c’est le domaine des migmatites (point 5). Quand T et P augmentent davantage la
fusion sera complète et abouti à la formation d’un granite d’anatexie (point 6).
♠ Séquence arénacée.
Les grés se transforment en quartzites quel que soit l’intensité du métamorphisme.
♠ Séquence carbonatée.
Un calcaire pur donnera un cipolin caractérisé par la taille grande de la calcite.
♠ Séquence magmatique acide.
A partir d’une rhyolite, on obtiendra un gneiss clair à grain fin appelée leptynite.
A partir d’un granite, on obtiendra un gneiss oeillé appelé orthogneiss.
♠ Séquence magmatique basique.
A partir d’un basalte, on obtiendra une amphibolite.
Les roches appartenant au métamorphisme de contact appartiennent presque entièrement aux
séquences pélitique et carbonatée.
Dans la séquence pélitique, on trouve par exemple le schiste tacheté, schiste noduleux et
conrnéenne (près de l’intrusion).

7.3. Zones et isogrades.

Au début du siècle dernier, Barrow a constaté l’apparition successive de certains minéraux en


fonction de l’intensité du métamorphisme : chlorite, biotite, staurotide, disthène, silimanite…
On a ensuite cartographié les limites entres ces minéraux qu’on a appelé isogrades. Ceci
amène à délimiter des zones : zone à chlorite, zone à biotite…En définitif, après remaniement,
Niggli (1924) et d’autres définissent les zones suivantes :
Anchizone : intervient juste après la diagenèse
Epizone : chlorite, séricite, actinote, épidote…
Mésozone : biotite, muscovite, almandin, , disthène, hornblende, staurotide…
Catazone : sillimantite, cordièrite, grenats, orthose, Ca-plagioclase…
Illustration des isogrades : Massif de l’Arize .
En fait l’apparition d’un minéral et/ou sa disparition fait suite à une réaction imposée par les
changements des conditions physico-chimiques. Ce qui permettrait d’évaluer l’intensité du
métamorphisme

4. Les roches magmatiques


a) Introduction
Les roches éruptives résultent de la cristallisation du liquide ou magma (bain silicaté), ce
magma arrive directement à la surface à l’état liquide et on appelle ça volcan.
Quand le magma s’arrête en profondeur, il se cristallise (on parle de roches cristallines) et on
l’appelle dans ce cas pluton.
Les roches volcaniques cristallisent plus rapidement que les roches plutoniques et possèdent
souvent de cristaux de moins grande taille. Certaines roches volcaniques solidifiées trop vite
n'ont pas cristallisé et donnent des verres (roches vitreuses).
b) Processus magmatique
Le volcanisme est un phénomène qui est le responsable de la majeure partie des ouvertures
des océans.
Appareils Volcaniques

Nous avons différents types d’appareils volcaniques.

Figure IV.21 : Appareils volcaniques


1- Sill : c’est un corps horizontal
2- Dyke : c’est un corps légèrement vertical
3- Neck : ouvertures
4- Batholite : c’est un corps de grande taille dont on ne connaît pas la base
5- Laccolite : c’est un corps qui est emprisonné entre des roches encaissantes et on connaît la
base.

c) Processus fondamentale de la naissance des roches magmatiques en général


i- Naissance du magma (bain silicaté)
 Augmentation de la température : la fusion des matériaux
 Diminution de la pression : elle est très souvent liée à la température de fusion
Les magmas montent, du fait de leur densité, plus faible que les roches avoisinantes, ce qui est
lié notamment à leur température. Plus ils montent plus ils se refroidissent, ce qui augmente
leur viscosité, mais plus leur pression diminue, ce qui diminue leur viscosité. La fusion des
roches est due principalement à une décompression.
ii- Transfert du magma
La force essentielle qui provoque la montée du magma, c’est la gravité et aussi la densité. Si
les liquides se forment par fusion partielle, ils vont se trouver plus léger que les roches
avoisinantes. Pour arriver en surface le magma progresse à la faveur de fractures plus ou
moins importantes. C’est le gaz qui est le moteur principal de l'ascension du magma.
Le caractère plus ou moins explosif d'une éruption (arrivée à la surface des produits
magmatiques) dépend de la viscosité du magma (de sa composante liquide, solide et gazeuse),
de la fracturation de la roche, de la présence d'eau dans le réseau de fractures (l'eau augmente
toujours le caractère explosif de l'éruption), ou encore de la présence d'un bouchon de lave
solidifiée dans la partie supérieure du conduit principal témoin des éruptions antérieures.

iii- Vitesse du magma

Il y’a la montée rapide Volcan


Il y’a aussi la montée lente Pluton
La vitesse de montée du magma est un paramètre important et au cours de sa montée le
magma peu subir une modification de sa composition chimique.

d. CLASSIFICATION DES ROCHES MAGMATIQUES.


Elle repose sur plusieurs critères :
1. Texture
Grenue : Roches plutoniques
Microlitique : Roches volcaniques
2. % en silice
Roches acides : 65 < %SiO2 : Granite
Roches intermédiaires : 52 < %SiO2 < 65 : Andésite, Diorite
Roches basiques : 45 < %SiO2 < 52 : Basalte, Gabbro
Roches ultrabasiques : %SiO2 < 45 : Péridotites.
3. Indice de coloration (% Mx mafiques et felsiques)
0 – 5% minéraux mafiques : Hololeucocrate
5 – 35% minéraux mafiques : Leucocrate
35 – 65% minéraux mafiques : Mésocrate
65 – 95% minéraux mafiques : Mélanocrate
95 – 100% minéraux mafiques : Holomélanocrate
4. Minéraux cardinaux
Quartz + Fds : Roches sursaturées en silice : Granite
Fds seuls : Roches saturées en silice : Syénites
Fds + Foïdes : Roches sous saturées en silice : Phonolite

Tableau IV.6 : Norme et mode


e) Principale roches éruptives

Tableau IV.6 : Principales Roches éruptives

Propriétés et usages : le granite est une roche de densité comprise entre 2,6 et 2,7 employée
dans de nombreux domaine.
Sa résistance à l’écrasement est de 1500 Kg/cm² en moyenne, comme tous agrégats, sa
résistance à la traction est faible (30 Kg/cm²).
Le granite est universellement utilisé en voirie : pavés, bordures de trottoirs, dalle, ballast etc.
L’usure différentielle des différents minéraux, lui confère une rugosité qui diminue le danger
de dérapage.
Références

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https://www.yumpu.com/fr/document/view/16685019/les-roches-du-globe-svt-au-lycee-louis-
armand

https://www.yumpu.com/fr/document/view/16624112/etude-sismique-du-globe-terrestre-svt-au-
lycee-louis-armand

https://www.geoazur.fr/GLOBALSEIS/stehly/cours/M1_SVT_GeodynamiqueInterne/C04-
Sismologie.pdf

https://www.decitre.fr/media/pdf/feuilletage/9/7/8/2/3/1/1/0/9782311009675.pdf

http://www.cahiers-pedagogiques.com/IMG/pdf/dubois_1_carte_heuristique_volcan.pdf

https://complements.lavoisier.net/9782743022587_traite-de-volcanologie-physique_Chapitre1.pdf

http://sfa.univ-poitiers.fr/geosciences/wp-content/uploads/sites/7/2017/09/Cours1-Generalite-UE-
Formation-Univers-et-des-elements-chimiques-constitutifs-de-la-Terre-sept-2017.pdf

http://sfa.univ-poitiers.fr/geosciences/wp-content/uploads/sites/7/2017/09/Cours3-Initiation-aux-
mineraux-et-roches-de-la-Terre-sept2017.pdf

http://sfa.univ-poitiers.fr/geosciences/wp-content/uploads/sites/7/2017/10/Cours4-Formes-et-
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http://sfa.univ-poitiers.fr/geosciences/wp-content/uploads/sites/7/2017/10/Cours5-Initation-a-la-
sismologie-tremblement-de-terre-et-structure-interne-globe-sept-2017.pdf

http://sfa.univ-poitiers.fr/geosciences/wp-content/uploads/sites/7/2017/10/Cours6-Tectonique-
plaques-1-derive-continents-initiation-paleomagnetisme-2017.pdf

http://sfa.univ-poitiers.fr/geosciences/wp-content/uploads/sites/7/2017/11/Cours7-Tectonique-des-
plaques-2-dynamique-lithosphere-oceanique-nov2017.pdf

http://sfa.univ-poitiers.fr/geosciences/wp-content/uploads/sites/7/2017/11/Cours8-Tectonique-des-
plaques-3-formation-chaines-montagne-2017.pdf

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cro%C3%BBte_terrestre

https://ft.univ-tlemcen.dz/assets/uploads/pdf/departement/gc/houti/Chapitre-2-LES-MINERAUX-ET-
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http://www.geolalg.com/chabou/terreetunivers1.pdf

http://www.geolalg.com/chabou/terreetunivers2.pdf

http://www.geolalg.com/chabou/terreetunivers3.pdf

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http://www.geolalg.com/chabou/terreetunivers6.pdf
https://www.fr.ch/mhn/files/pdf39/Dossier_final_corrig_2012.pdf

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