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LE

JA RDINIER FLEURISTE
ЕТ POTAGER.
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JARDINIEB FLEURISTE
‚ ET PoTAGlëzß,­
0U

COURS DE JARDINAGE
A L’USAGE DE LA JEUNESSE;

PAR MM. H. Ет Р.

oRNÉ DE TREIZE GRAVURES.

A PARIS 7
(1sz MASSON, Ьшвмвн, nun НАитвгвЬтьъвд
N°. 14.
м`цмил"..`\‘ "

1822.`
РВЕРАСЕ.

POUR réussiril faut plaire à tout le monde;


et certes ce n’est pas chose facile. Jeîcrains \
donc que l’aspect'd’uu volume indu, où
Гоп trouve à chaque page ces monotones
formules : semez en mai, repiquez enjuin ,`
relevez en 'novembre , n’effraye ce sexe
aimable , que notre galanterie a habitué à
des plaisirs trop faciles , qui renoncerait
même à cueillir des'roses sans épines , s’il`
fallait se donner la peine @apprendre à
les cultiver. Pour plaire à cette moitié du
genre humain , qui, comme le dit quelque
рам Sancho, est la souveraine maîtresse”
du tout; pour lui plaire, dis-je, j’ai eru~
qu’il fallait en quelques pages résumer; ce
que dit mon volume irl-12 : j’allais essayer _
ij РВЁЕ'АСЕ.
d'extraire la quintessence de mon travail ,‘
lorsque je m’aperçus que la besogne était
toute faite; je donnai donc congé à ma
muse , et appelai à- mon secours celle de
Taimable Parny, qui, certes, sera, à plus
d’un titre , le bien venu des Dames.
Avec Parny, nous dirons donc à celles
de nos aimables lectrices , qui veulent роз—
séder les trésors dont Flore orne nos
jardins :

Des Aquilons connaissez l’influence,


Et dc Phe'bé méprisez la puissance;
On vit jadis nos timides aïeux
­ L’interroger «Pun regard curieux;
Mais aujourdhui la sage expérience
A détrompé le crédule mortel.
Sur nos jardins Pllébé n’a plus d’ernpire:
De son rival l’empire­ est plus réel;
C’est par lui seul que tout vit et respire:
Et leparterre où paraissent vos fleurs
Doit recevoir ses rayons créateurs.

Du triste hiver, Flore craint la présence;


C`est au printemps que son règne commence.
Voyez-vous naître un jour calme et serein?
Senicz_aloxs , et soyez attentive;

.l
PREFAC'E. »iii
Car du Zépliir, le souffle à votre main
Peut dérober la graine fugitive : и
De s`a_ bonté , Peau doit vous assurer i , .
En la noyant , celle qui , trop légère „y
Dans le cristal ne pourra pénétrer,
Sans у germer, vieillirait sous la terre.
L`ognon préfère un sol épais с: gras;
Un sol légersuffìt à la semence ;
Сойти-1111 votre douce' espérance,
Е: de vos fleurs les germes délicats.
Mais n’alfez point sur la graine étouffée
Accumuler un trop pesant fardeau;
Е: ,sans tarder, arrosez-la d’une eau
Par le soleil constamment échauffée.
Craígnez surtout que Vende , en un moment,
N’cntraînc au loin la graine submergée ;I
Pour Parrêter, qu’une paille allongée ,
D’un nouvean'to'it la couvre également.
Par ce moyen ‚ vous pourrez aisémentv
Tromper l’effort des aquilons rapides ,
Et de l’oiseau les recherches avides.

N`osez jamais, d’une indiscrète main,"


Toucher la fleur, ni'profane'r le sein
Que chaque aurore humecte de ses larmes;
Le doigt ternit la fraîcheur de ses charities ,
El leur ravit ce tendre velouté, ' ‘Y `
Signe chéri de ’la virginité.
jv PRÉFACE.
Au souffle heureux du jeune époux de Flore ,
Le bouton frais s’empressera d’éclore ,
Et d’exhaler ses plus douces odeurs :
Zéphire seul doit caresser les fleurs.

santtc¢¢lul~..¢...sonneri­

De chaque fleur connaissez les besoins :


11 est des plants dont la délicatesse
De jour en jour exige plus de soins ;
Aux venxs cruels dérobez leur faiblesse ‚
Un froid léger leur donnerait la mort.
Qu’un mur épais les défende du nord;
Et do terreau qu’une couche dressée
Sous cet_abri soit pour eux-engraissée.
Obtenez-leur les regards bienfaisans
Du Dieu chéri qui répand la lumière.
I’aime surtout que ses rayons naissans
Tombent sur eux; mais par un toit de verre
De ces rayons modércz la chaleur :
Un seul suffit pour desse'cher la fleur.
Dansces prisons retenez sonenfance,
Jusqu’au moment de son adolescence.
Quand vous verrez la tige s’élever ,
Et se couvrir d’une feuille nouvelle,
Permettez-lui quelquefois de braver
Les aquilons moins à craindre pour elle;
Mais couvrez~la quand le soleil депеши;
Craignez toujours le souffle de la nuit ,
‚ PRÉFACE.
Et les vapeurs de la terre exlialées;
Craignez le froid tout à coup reproduit,
Et du printemps les tardives gelées.

Malgré ses soins , parfois l’on voitjaunir \ .


Des jeunes fleurs la tige languissante.
Un >mal secret , sans doute, la tourmente;
La mort va suivre , il faut la prévenir.
D'un doigt prudent découvrez la racine;
De sa langueur recherchez l’origine 5
` Et sans pitié , coupez avec le fer
L’eudroit malade ou blessé par le ver.
De cette fleur l’enfance passagère
De notre enfance est le vivant tableau.
I’y vois les soins qu’un fils coûte à sa mère,
Е les dangers qui , souvent du berceau ,
Le font passer dans la nuit du tombeau.
Mais quelquefois la plus .sage culture
Ne> peut changer ce qu’a fait la nature 2'
Ni triompher d’un vice enraciné.
Ce fils ingrat, en avançant en âge,
Trompe souvent l’es'poir qu’il a donné ;
Ou',£par la mort tout à coup moissonne',
Avant le temps il voit le noir rivage.
Souvent aussi l’objet de votre amour,
La tendre fleur, se петь sans retour.

Parfois les flots versés pendant Forage


Dans vos jardins porteront le ravage,
vi ЬВЁРАСЕ.
Et sans pitié l’Aquilon furieux
Renversera leurs trésorsà vos yeux»
Mais quand d’Iris l’écha rpe colorée
S’arrondira sous la voúte des _cieux 5
Quand_vous verrez , près de Flore éplorée
Le papillon recommence r ses jeux;
Sur leurs besoins interrogez vos plantes ,
Et réparez le ravage des eaux 5
Avec un fil sur de légers rameaux ,
Vous soutiendrez leurs tiges chancelanles.

Onn--l~~»,l¢~¢..»¢...ons

.c--..o­­e..~|~­»....­
ъ

Printemps chéri; doux matin de l’aune'e,


Console«nous de l’ennui «les hivers;
Reviens enfin , et Flore emprisonnée
Va де nouveau s’élever dans les airs, _
Quiavec plaisir j’admire tes richesses l
Que ta présence а де charmes pour moi l
Puissant mes vers , aimables comme toi,
En les chantant te payer tes largesses l
шаг. Zéphire annonce tun retour.
De ce retour, modeste avant-courrière ,
Sur le gazon , la tendre primevère
S’ouvre , et jaunit dès le premier beau jour.
A ses côtés la blanche pâquerette
Fleurit sous Vherbe et craint de s'élever.
Vous vous Cachez , timide violette 3
PRÉFACE. щ'
Mais c’est en vain , le doigt sait vous trouver 5
Il vous arrache à l’obscure retraite l
Qui recelait vos appas inconnus;
Et , destinée au boudoir de Cythère ,
Vous renaissez sur un trône de verre ,
Ou vous mourez sur le sein de Vénus.

L’Inde autrefois nous donna l’ane'mo ne ,


De nos jardins ornement printannier.
Que, tous les ans, au retour de Pantomne,
Un sol nouveau remplace le premier!
Et , tous les ans ,la fleur reconnaissante
Beparaîlra plus belle et plus brillante.
Elle naquit des larmes que jadis
Sur un amant Vénus а répandues.
Larmes d’amour , vous n’êtes point perdues;
Dans cette fleur je revois Adonis. ­
Dans la jacinthe un bel enfant respire: i
.Vy reconnais le fils de Piérus : А ‘_ i
Il cherche encor les regards de Phébus;
Il craint encor le soqule de Zéphire.

‘Bes feux du jour évitant la'chaleur ,


lci fleurit l’infortuné Narcisse;
Il a toujours conservé la pâleur
Que sur ses traits répandit la :douleur:
Il'yaime l’ombre à ses ennuis propice;
Mais il craintl’eau quicausa son malheur.
vii’ ,Pannen
Noubliez pas la brillante auricule э
Soignez aussi la belle renoncule ,
Et la tulipe, honneur de nos jardins:
Si leurs parfums répondaient à leurs charmes ,
La rose alórs , prévoyant nos dédains ,
Pour son empire aurait quelques alarmes;
Que la houlette enlève leurs ognons
Vers le déclin de la troisième année;
Puis détacliez les nouveaux rejetons
Dont vous verrez la tige environnée :
Ces rejetons fleuriront à leur tour;
Donnez vos soins à leur timide enfance;
De vos jardins elle fait l’espérance,
Et. vos bienfaits seront payés un jour.

Voyez i'ci la jalouse Clytie ,


Durant la nuit, se pencher tristement,
Puis relever sa tête appesantie,
y.Pour regarder son infidèle amant.
Le lis, plus noble et plus brillant encore,
Lève sans crainte nn front majestueux,
Вой des jardins, ce favori de Flore
Charme à la fois l’odorat et les yeux.
Mais quelques llèurs chérissent l’esclavage;
L’humblë genêt , le jasmin plus aimé,
Le chèvre-feuille , et le pois parfumé ,
' cherchent toujours ii couvrir un treillage;
Le jonc pliant sur ces appuis nouveaux
Doit cnchaînerleurs llexibles rameanxt
PaÉFAcE. fx
L’iris demande un abriv solitaire ;‚ .i j
Hombre entretient sa fraîcheur pasara-gtire.`
Le tendre œillet est faibleetdélicatu; __ „i
Veillez sur lui ; que sa fleur élargie j ' ~ ~
Sur le carton soit en voûte arrondie..
Cou pez les jets autour de lui pressés;
N’en laissez.qu’uu 3 1а tige en est plusibelle.'
Ces autres brins , dans la terre enfoncés. .
Vous donneront une tige nouvelle g
Et , quelque jour, ces rejetons naissans
Rem placeront leurs pères vieillissans.

Aimables fruits des larmes de l'Aurore ,


De votre nom j’embellirai mes vers ;
Mais quels parfums s’exh`aleut dans ylos airs?
Disparaissez , les roses vont éclore.

Lorsque Vénus , sortant du sein des чиж“


Sourit aux dieux charmés de sa présenceh
Un nouveau jour éclaira_l’univers. 4
Dès ce moment e, la rose prit naissance;
D’un jeune lis elle avait la blancheur;
Mais aussitôt le pere dela treille ,l i

De ce nectar dont il fut l’inventeur ,


Laissa tombe-r une goutte vermeille ,
Et , pour toujours ,il changea sa couleur.
De Cythérée , elle est'la fleur'çliérie; да" «Í — —
Et de Paphos,elleorneflosbosquetsi; ¿I „ _ _; ;
За douce odeur., aux¿eé_l.e_s_tesbanqn§.tsv, L* „у;

d \

4 t - М ` Y," `
»H_"­­~^s/^­ »’»_`_/»~i_ .g i ‚ -
s PRÉFACE.
Fait oublier celle de 1’ambroisie ;
Son vermillon doit parer la beauté:
C’est le seul fard que met la volupté ; `
A cette bouche où le sourire joue
Son coloris prête un charmeA divin;
Е11е se mêle aux lis d’un joli sein;
De la Pudeur elle couvre la joue ,
Е: de l’Aurore elle rougit la main.

Cultivez la rose si belle ;


Les plus doux soins doivent être pour elle :
Que le ciseau , dirigé par vos doigts ,
Légèrement la blesse quelquefois l
Noyez souvent ses racines dans Vande.
De plants divers faisant un heureux choix ,
Préférez ceux dont la tige féconde
Benaît sans cesse et fleurit tous les mois.

..'...‘......-о-........-.

Après avoir consacré quelques pages


aux dames et à la poésie,l qu’il nous soit
permis d’emplqyer quelques lignes, qui
nous paraissent utiles pour donner à nos

Nk/_h 7—._‚_ f, à a», _ я“ #Y j' Y», : ..


РВЁРАСЕ. ха
е cteurs des renseignemens indispensables
sur notre recueil.

Des notions générales sur le jardinage,


qui sufiìraient seules pour cultiver avec
succès les plantes indigènes, précèdent la
liste détaillée de toutes les plantes pota
gères etles fleurs qu’on cultive dans nos
jardins. Dans cette nomenclature, nous
avons indiquéles soins particuliers qu’exige
chaque plante.

Les arbres, arbustes, arbrisseaux, se


trouvent réunis dans la seconde partie de
l’ouvrage : la taille ,la greffe et les soins à
donner aux arbres, sont longuement expli
qués dans des articles extraits des meil
leurs auteurs, et à l’aide desquels toute
personne, qui voudra les lire avec atten
tion , pourra soigner un verger avec quel
que succès.

Nous avons cru ne pouvoir mieux ter


miner cet ouvrage que par quelques avis
x.) РВЕРАСЕ.
sur la formation de ces jardins, aujourd’hui
si fort a la modc,'qu’on appelle jardins
paysages, jardins anglais, et dont le nom
véritable seraitjardin chinois.
COURS DE JARDINAGE;
e .i
OU
\

LE мнпйчшн. FLEURIsTiiIt _ ,t

¿s
ET POTAGER, , ' -‘
Y'­«'_­_. ч
’Т: Tux-"fl “i `t^\..'

[L nous paraît superflu' de développer', à la tête


de ce petit Cours; de Jardinage', de longues_ et de
savantes théories sur Pag'riculture. Nous n’avons
pasla prétention d`écrire pour des praticiens con
sommés; nous n’avons pris la plume que pour
guider le petit propriétaireqni consacre ses loi...
sirs àilá culture de son petit potager, ou la femme
aimable qui veut se distraire des soins duÍ nié-1»
пазе ,' en cultivant'le suave héliotrope ou le то.
deste muguet, qui feront Vornemem deL son Ípar-1»
terre. Laissons donc de côté les profonds ouvrages,
des savans agronomes qui ont écrit.` sur Part de
cultiver les terres , depuis Olivier de Serres ,jus
qu’à M. Thouin: nous nous bornerons à exposer'~
1
rapidement les principes de jardinage établis par
`les Roger Schabol, les Desnornbes, les Duhamel,A
les Noisette et les Vilmorin. `
L’art du' jardinier n'est pas généralement assez _
apprécié; tel qui cultive quelques pieds d’œillets ‚
1
z » cotms
et vqui a fait pousser quelques plates-bandes де sa
lades, se croit parfait jardinier : qu`il se détroian
cependant en lisant cette courte description des
travaux et des devoirs du jardinier.
Le jardinage , dit M. Bastien, se borne 'a cul
tiver des plantes potagères et usuelles , des arbresA
fruitiers , des arbres d’ornement , des fleurs et des
plantes curieuses. ' ’
Le jardinier enchérit sur tous les ouvriers qui
travaillent à la terre , et qui donnent plus à la na
ture qu`à l’industrie. Il doit réfléchir sur tout ce
qu’il fait, imaginer,_inventer, sans perdre де vue
les règles et tous les principes : il doit rendre
raison de tout ce qu’il fait, avoir une connaissance
parfaite des végétaux, et une teinture suffisante
de l’anatomie des substances végétales : c’est la
connaissance de l`anatomie des plantes , science
_extrêmement curieuse et amusante , qui élève à
celle de leur organisation.
„111 est nécessaire de savoir pourquoi les bran
ches Yabois , dans les arbres де .fruits à pépins , ne
sont jamais fructueuses; pourquoi elles montent:
verticalement, ii moins que la surabondance du
suc nourricier, ou quelque cause étrangère, ne.
les rfasse pencher; et pourquoi, au contraire, les
branches à fruit, ou ne poussent point du tout en
bois, ou ne poussent que faiblement; pourquoi
aussi elles ne montent point verticalement, sont.
placées obliquement, latéralement , et pointent
en-devant , ou sur les côtés en forme де dard.
DE JARDINAGE. i 3
La connaissance de flaconfiguration intérieure
des parties des unes ‘et des autres ‘, répand là
dessus un grand jour. Les branches à bois seule-a
nient, et celles de faux bois, ont des fibres droi
tes, allongées et aplaties les unes sur les autres,
occupant toute l’étendue de la bmnchc , Vet dimi..
nuaut à mesure qu’elle diminue de grosseur, us
qu’à son extrémité s' elles sont. si filandreuses ,
qu’elles se détachent comme des brins-de chan~
vre ; elles se tordent ordinairement sans se
rompre. -
Les branches à fruit , au contraire«,'toutesycri«
blées de'trous semblables à ceux Шип dé àV coudre,
ont des fibres courtes et transversales, quantité
de petits vaisseaux, dont quelques-uns sont -pres
que imperceptibles; des particules de sève amas
sées çà et là , dont 'le Vtissu est plus serrés-«des
sinus, de petitescavités dont les orifices parais
sent _imiter ceux д’ипе éponge, sont répandus
— dans toute la capacité de ces sortes de bran-ches :
dans nombre de cellules est- contenu 1e suc nutri
tif, plus épais et plus gluant que la sève renfer-y
mée >dans Pintérieur kdes\branches
lement. y à bois »seu

Les lampourdes ont le tissu serré; leurs fibres


fort menues , aplat'ies , pressées et compactes ,
grossissent d’abord fort peu , parce que la sève
qui leur est préparée, étant extrêmement tra
vaillée , forme
étant crue passeundirectement
moindre volume
dans que celle
les branches`

9
'-4 сопка
simplement à bois. Leurs yeux you boutons gros
s_ìssent considérablement , et à la fin de la troi
sième année ils deviennent. boutons à fruit, et
prennent la même conformation intérieure _que
les brindilles. v
Cette connaissance a conduit à rendre frac,
'tueuses ces branches à bois et celles qu’on appelle
de faux bois dans les poiriers et pommiers : en
les cassant à deux _où trois lignes eri-‘deçà de leur
naissance , vers Pendroit où sont communément
les яств-усик,“ s’y fait des esquisses qui ne se
recouvrent que difficilement, enl ce qu’elles for
ment autant d’obstacle,s an passage _de la sève , qui
est obligéede refluer ailleurs.
Ces expériences ont guide' dans l’usage et la di
rection'de's, bourses ай fruit, afin d’en fairei des
branches àfbois , en cas _de nécessité. Les jardi
« nicrs font presque toujours avorter ‘ces branches
si précieuses; elles sont tellement abondantes en
certains arbres, qu’jls ne poussent plus de bran,
elles à bois': ils sont-bientôt épuisés si on leur
laisse toutes leurs branches à fruit. Il faut tailler
à bois ces sortes d’arbres , qui комдив des lam
pourdes et des bourses à fruit , et, pour cet effet ,
choisir les plus fortes et les mieux placées , qu’on
ytaille à œilsenlement 5 et се seul œil produit in_
lfailliblement un bourgeon à bois.
Lorsque l’arbre, au lieu de lampourdes, n’a
‘ì’
que des brindilles et des boutons à fruit , il faut
,le rapprocher, le rabattre , е:1е tailler sur le vieu;
А
ne inumana. » В
bois : alörs on est assuré d’avoir des branches à
bois ; elles ne seront point dans Perdre ordinaire ,
mais on aura des branches de faux bois qui per#
ceront de 1’écorce; et, par leur moyen, l’arbre se
garnira de branches à bois, qu’on taillera fort
court jusqu`à ce qu’ìl soit. entièrement renouvelé.
Les talens particuliers et les qualités deî .Fes
prit neisuilisent pas pour être jardinier ;y il faut
de plus être' doué d’uu tempérament robuste et
d’une sortel de rusticité. ' ‘ ‘ ` `1 ,
Cette profession , quand-oh veut en`rernplir
les devoirs , ne s’accorde guère avec les aisances
Íet les commoditésde la vie. ‘Il n’en est peut-être
#point de plus assujettissante. Dans tous les autres
états on peut différer, avancer, suppléer suivant
les circonstances; mais dans le jardinage,`les sai
-sons ont leu'rs ouvrages déterminés; elles com
maudeut : il у a. même quelque chose de plus ;
fc`est que dans chacune, chaque ouvrage a égale~
-ment ses instans marqués ,par rapportjau temps
qui lui est propre. Manquez'un seul jour (Гаг—
roser les plants de laitue , de fleurs et autres, lors~­
qu’un soleil brûlant darde à plomb ses rayons sur
1a terre : en vingt»quatre heures tout est monté ,
desséclxé ou avorté , car tous les arrosemens
sont inutiles dès qu`une fois le soleil a frappé lel
cœur de ces plantes.' Les fruits qui ne sont point
cueillis dans leur saison tombent,A se’ froissent et
se perdent; cueillis trop tot, ils se'fanen't, п'от
point de goût 3 par Phumidité", ils pourrissent. 11
ц
Ч
6 cans
en est'de même де tout ce qui n’est pas fait dans
son temps , 0u- qui ne Pest pas suivant les règles
de Part. e
Dans le jardinage ‚ considéré plus particulière
' ment du côté de ses occupations ordinaires, com
bien de servitudes! Toujours dans Faction et dans
des travaux qui se succèdent , exposé aux vicissi
tudes des saisons, le jardinier en brave les in
tempéries. Quels momens trouvera-t-il pour goû
ter les douceurs du repos, s`il aime son état?
La terre , loin de répondre aux intentions du jar
dinier, par une prédilection qui paraît bizarre,
préfère auf' plantes yutiles et salutaires , qu’on
sèfne avec grand soin , des herbes inutiles et
préjudiciables , qui renaissent à mesure qu’on les
détruit. '
Le jardinage est sujet , presque tous les ans ,
à_ des contre¢temps et ‘a différens revers : ainsi
les travaux du jardinage ,quelque amusans qu’i1s
paraissent quand on ne fait que s’y prêter , sont
d’un poids accablant pour ceux qui les exercent
`par état, ou qui veulent s’y livrer.
Des дурите: espèces de Terre, et de la com
разметив diverses Terres propres àl Ia culture
de' cerlaínes plantes. ‘
Dans la grande culture on ne connaît qu’un
seul genre de terre ‚` la terre végétale naturelle ,
qui se divise en plusieurs espèces; dans le jardi
nage on en admet un autre, que 1e qualiûerai ici ,
и
I «ì

DE JARDINAGE. Ц7
faute d`erpression plus convenable, de terre аг
tyîcielle ’i c’est un mélange де plusieurs espèces
de terre , ou un amalgame de terre végétale et
d’engrais bien consommés. ‘ ( ь
Cette terre artificielle est surtout nécessaire
pour la culture des plantes étrangères 'ou exoti
ques ,' qui ont besoin dìêtre indemnisées par des
analogues du climat et du _sol auxquels on les aI
enlevées :­ on s’en' sert aussi pour la culture des
primeurs,pour la formation des couches», et pour
les plantes que 1’011 cultive en pot ou en caisse.
Quand on s-’en sertldaus ces derniers cas, il faut
avoir soin de la remuer souvent avec une petite
binetter'pour la rendre plus pénétrable- aux in
fluences de l’air, et pour donner aux sels yque Рай:
dépose à sa superficie plus de facilité' pour репе—
trer» jusqu’aux racines. Comme cette terre' 5’ё—
puisebeaucoup plus facilement que l'a terre vé»
gémle, il faut avoir soin de vider à­moitìé , де
temps. en temps , les vases où elle est renfermée ‘,
_et de les remplir avec de la nouvelle. ’Mais
nous reviendrons tout à lflieure sur ce genre де
terre qui estlspécialelnent destinée aux ‘plantes
d’agrément` Nous allons; auparavant , en suivant
’ les erremens indiqués par le bon Jardinier, paré
ler des terres végétales 11aturelles,qui conviennent
en général à la Vculture des plantes. ` i
Nous connaissons trois principales dè
terres, sous le rapport’de lalve'gétation; savoir з
8 couns
les terres fortes, les légères et les sablonneuses
de diverses couleurs.
Dans les terres fortes ‚ nous comprenons 1°. Гаг
511е ou la glaise qui se durifìe comme la pierre
par la sécheresse, et devient collante par Phu
midite'.
Cette terre ‚ д’нпе teinte jaunâtre , est très
heureusement employée pour les vases et autres
objets nécessaires aux arts; mais elle est très
ingrate à la culture. On rend cette terre très
féconde, en la mêlant avec une terre légère et des
engrais convenables, comme il en sera fait men
tion à Particle des Engrais.
2°. La marne qui a toute la ténacité et les pro
priétés de Pargile dont elle est un mélange avec
de la terre calcaire , c’est­à~dire une terre qui ala
substance de la chaux. Cette terre a communément
une teinte grisâtre; elle se trouve dans les terrains
marécageux. Ellea , comme la glaise, la propriété
де se durcir et sécher à l'air et au feu. Elle forme
également à sa superficie une croûte qui se gerce
et qui crevasse pendant les sécheresses. Ces deux
espèces de terre ont leurs particules tellement
serrées , tellement liées ou adhérentes , qu’elles
sont très-peu poreuses. Elles fournissent difficile
ment un passage à l’air et à Peau , qui sont des
élémens essentiels à la végétation. D’un autre
côté , quand une fois elles sont imbil)ées­d’ean ‚
celle-ci ne s’en dégage que lentement par l'éva
_ DE sAamNAGE. 9

poration: d’ot`t il résulte que, dans les années liu--l


mides , ces terres produisent souvent peu de chops.
et souvent rien. Il en est de même dansles années
sèches , parce qu`alors ces mêmes terresétant
comme pétrifiées , la racine des plantes ne peut
.s’y étendre et s`y nourrir.
La marne demande de grandes précautions
' pour devenir féconde. Elle est plus propre à
servir au changement de la nature des terres trop
légères, qu’à être mise elle-même en culture.
Nous nommons terre franche, celle qui par
ticipe de la glaise et d’une terre substantielle,
légère et alumineuse ,~ c’est­à­dire,­ quiy participe de
Falun: elle est tant soit peu collante, mais douce
et soyeuse au toucher. Ses molécules sont adhé
rentes mais friables , ou susceptibles de se décom
poser facilement dans la main. Cette terre, sti-ili
samment pénétrable à lfair et Vean, les évapore
plus lentement que les terres légères , et les
conserve ou renferme moins long-temps que la
glaise et la marne.
La terre franche est plus où moins grasse, épaisse
et collante. On la nomme aussi glaìse courte. Elle
a différentes teintes jaunes ou jaunâtres , etc.
Elle offre à la majeure partie des plantes, surtout
quand elle est _bien cultivée, unepnourriture abon
dante et substantielle, qui les rend tellement fortes
et robustes , qu`à leur physionomie seule, le cultia
vateur aperçoit de suite dansquel sol elles croissent.
Cette terre, que les racines des plantes traversent
IО COURS

_ avec une sullìsante facilité, produit considérable-f


.ent dans les années moyennes , c’est­à­dire , dans
` celles qui ne sont 111 trop humides, ni trop sèches.
Е11е produit beaucoup encore >dans les années
moins favorables. Un habile cultivateur, ou jar“->
dinier y fait ou fait faire dans le cours de l’année,
plusieurs récoltes , suivant qu’il est laborieux/et
intelligent. _ . ’ ' Ц
Observons que les terres marneuses et glaiseuses
sont susceptibles de devenir terres franches en
raison des mélanges proportionnés de terre légère,
et des engrais animaux-où végétaux qu’on y mêle,
et des labours répétés qu’on leur donne. Dans la
culture comme dans les sciences , Pintelli'gence
et le travail sont tout. C’est 1e génie que Buffon à
défini par le travail. . t
La terre légère qu’on appelle humusßége'tal, se
compose presque purement de 1a décomposition
des végétaux; elle est trés-poreuse, très-divisée'.
@est la terre la plus commune. Elle est ordinai-y
rement brune ou noirâtre. Elle se gonfle 21 Phu
midité et se réduit rapidement en poussière par
la sécheresse. Elle est très-pénétrable ‘a Pair et 21
Геаи qu’elle évapore aussi dans très-peu de
temps.
Cette terre légère, que Гоп nomme vulgaire-‘
ment terre dejardín , s’épuise rapidement , et u par>
conséquent besoin d’être souvent améliorée par de s
engrais combinés : pendant les sécheresses „elle
exige plus d’arrosemens que les terres dont nous
' l
DE JARDINAGE II

avons précédenimeiit‘parlé. La terre de bruyère


dont nousavons parlé plus haut est comprise dans
les terres légères; elle convient aux `plantes des
Alpes, de la Caroline, des Florides, la Nou'
velle-Hollande , etc. ; `elle convient aussi _soit
mélangée“, soit pure pour les semis de orrertaìns­
végétaux; nousl les indiquerons ylorsque neus
parlerons de la> culture qui. leur est propre.
Il nous reste à parler des terres sablonneuses ;
ces terres ont Pinconvénient dlêtre trop faciles à
échauffer ou à refroidir; cependant un cultivateur
habile, qui sait par des, engrais ou- des arrosemens
'vaincre les obstacles qu’elles présentent, parvient
à y faire croître des légumes et même des fruits
d’une saveur exquise. \ _ А. .
On voit que toutes ces terres ont besoin д’ец'е
mélangées d’engrais qui les rendent plus propres
à la culture etÍ plus fécondes. La -connaissance
parfaite des propriétés de ces engrais estindis
pensable à celui qui se livre au jardinage : ofest à
M. Bastien que nous emprunteronslles notions que
nous allons donner sur cet objet.
Des Engrais.
Les mousses. vOn doit les entasser dans un lieu
humide , ou mêlées dans le trou à fumier par cou
' ches minces, pour y pourrir. .
Е11е ne valent rien employées crues; `et leur
graine invisible, enlevée dans Pair, lèverait sur
tous les arbres du jardin bien plus qu’aupara_vant.
'Il COURS

Sèches par leur nature et fades, elles attireraient


les sues de _la terre et les retiendraieut comme fait
l’épon­ge à Pégard де Peau ,jusqu"à ce qu’clles vins
sen't à pourrir , ее qui ne leur arrive qu’à la longue
et que dillicileinent. Iléduitesl en terreau, elles sont
I très-utiles aux plantes de graines et de fleurs; leur

engrais fort'léger et peu substantiel ne peut être


employé que pour les terres fortes et grassesxil
faut en mettre plus que de tout autre , parce qu’il
es_t promptement évaporé. ~ ’
Les везет. Ils prennent toute la substance де la
terre qu’ils couvrent; leurs-sues sonty frappéspar les
rayons du soleil, et humectés par les bienfaits de
.l’air: on les jette dans la tranchée , Plierbe en des
sous , año que la terre qui tient aux racines la
fasse pourrir, qu’elle ne repousse point, surtout
étant proche de sa superficie, et qu’elle fonde aisé
ment sans se moisir.
_ С’евс une très-bonne pratique que de déposer
des gazons dans une fosse dans laquelle on ménage
une pente pour l’écoulement des eaux: on les у ar
range par lit, et on les foule en les empilant plus
hautque les bords де 1а fosse. Au bout де Гаппёе,
011 en répand
douce sur les s carrés, dont la terre devient
et maniable. ц ч
Les feuilles sont le fumier naturel des arbres;
desséchées , elles conservent des sucs et des parties
spiritqeuses ; on les brûle, etleurs cendres sont d'une
grande utilité pour la lessive : pourries et trans­
formées en terreau, elles allègentbeîucouplaterre.
DE JARDINAGE. 13
Cette sorte де fumier решаю prodigués aux tleurs
délicates et aux plantes curieuses, attendu qu'elle
ne peut produire .que des esprits déliés, ce qui le
rend pen propre aux plantes fortes; mais en les
`sentant, on couvre de ytrois ou quatres pouces de
ce terreau les planches et les carrés; parce qn’il
ne se durcit point, que les mauvaises herbes y sont
plus facilement sarclées, que les pluies coulent
aisément à de
sécheresse travers seslapores
gagnerl racine, etdes
quil empêche la
plantes.
Les fleurs fanées, les herbages , les épluchúres.
d’herbes ,les tonsures, les lavures de vaisselle , les
-balaynres étant bien consommées, font, д’ипе an
née à Ранке, un terreau excellent' pour les se
mences et les légumes. „f
Les terres saines et franches sont un des meil
leurs spécifiques pour amender les jardins. Telles
sont celles des prés, А jusquà une certaine ,profon
deur. .
On .peut placer parmi les engrais, les boues , les
démolitions en plâtre, >les décombresjdes vieux
bâtimens , 1les chaumes qui servent à couvrir les
habitations, et beaucoup d’autres qui appartien
nent moins au jardinage qn’au la-bourage.l Tels
sont les mares de raisin , де bière, де cidre,
. dhuile; la marne, les charrées, la bourbe de
puits, де puisard; la poudrette, la bourbe des
' rivières, des étangs , des pièces dîeau, et le sable
des ravines. »' ‘r -: t
Les fumiers peuvent _être considérés sous trois
14 ’ courts
rapports différens; savoir, immédiatement après
qu’ils sont sortis `de dessous leslanimaux; quand
ils sont entassés en forme de meules isolées , ou
déposés par monceaux dans des fosses; et quand,
après avoir fermenté dans cet état, ils ont laissé
évaporer leurs parties humides ainsi que les plus
acres et les plus spiritueuses , et se sont convertis
en `terreau. ’ ‘ ` ­
Les vprincipaux` fumiers qui appartiennent au
jardinage , sont :A celui de cheval, fraîchement sorti
de dessous l’ariimal; il sert à faire des couches :
il s’échauife alors plus aisément par le moyen de
Pair, qui agite et met- en mouvement toutes les
parties spiritueuses. Le fumier, ainsi employé,
sert à avancer les plantes, et à en procurer quan
tité d’uutres dont on Ãserait privé sans le secours
des couches-et .des cloches de verre, dont la forme
concave et'orbiculaire «concentre les .rayons du
soleil; tandis que les vapeurs douces et bénignes
de ce fumier entaesé portent vers-le _haut leurs
parties humides et chaudes.
Comme il n’est pas .possible d’avoir toujours
fumier neuf »sortant de_dessous les chevaux, et­
' qu’on" n’a pas ­besoin d’un si grand nombre de cou
ches à la fois, le jardinier asoìn d’avoir àsa portée
des-semblables amas pour­ y recourir au besoin; .
et voici ce Vqu’il pratique à cetfégard. Après qu’on
a fait une lpremière couche pour y mettre la se?
mence, comme sa chaleur va toujours en.décli­­
nant, et avant qu’elle soit tonnel-fait passée, oula
K. _ l
DE JAitDrNAGE. I5
ranime par des réchauds, c’est à-dire,qu’ou envi-f
ronne la couche de fumier mis en meule , qui, nou
vellement remué , mêley sa chaleur avec celle де
la couche , et .suliit pour la conserver en vigueur
durant une quinzaine de jours. Quelques-uns font
les réchauds en >même temps que la „couche , et
les >rabattent par la suite, en les .remettant en
place: ce qui suilit pour lui procurer une nouvelle
chaleur. _
Lorsque la semence a levé, et qu’elle a formé
du plant qui s’est fortifié , on pratique alors une
seconde couche atx-devant де la première ; et lors­.
que celle-ci a jeté son feu , et que celle-là a acquis
une chaleur convenable , on ,y repique ce_.qui
était sur l’ai1tre , et ainsi successivement , à me- ­
sure que les plants., grandissant, ont plus besoin
d’être espacés. On défait la première couche,.on
la rabat en у mêlant de nouveau fumier près dé
la meule; elle n’a jamais la même chaleur quesi
elle était entièrement composée de fumier neuf; —
mais comme le temps s’adoucít , alors la. chaleur
du soleil suppléegà son défaut.
Le fumier mis dans les fosses, peut servirà
` faire des couches quand il n’y_ a pas séjourné
long-temps ; .et lorsqu’il n’est .qu'à dexni~consom~­
mé , il est bon à fumer des carrés et des plates
la fosse,
bandes ou qu’il
; mais quandа servi
il està 4resté
faire des ..couches, .ill
long-,temps

devient
sortes deterreau.
terres,A .Ilsurtout
ne convient
à cellespoint
qui'sont
à brû-V
16 cours
lautes; on le réserve pour les froides ,les humides ,
les épaisses et lles glaiseuses.
Après le ‘fumier de cheval, celui des mules et
des ânes tient le premier rang; ’la construction
interne des animaux et leurs différentes nourri
tures mettent aussi des différences dans leurs
excrémens. Le fumier de mulet, moins onctueux
et moelleux que celui de cheval , passe pour être
plus chaud; celui de l’âne Рев: encore moins : l’un
et l’autre , quoique non tout-à-fait consommés ъ
peuvent servir pour `les terres lfermes et fraîches;
et quand ils sont récemment tirés de 'dessous les
animaux, ou ‘les emploie> indistinctement pour
faire des couches; Iils se réduisent aussi en Aun
terreau vléger vlfort. spiritueux. ‘
Le fumier de vache est gras, pesant et froid
jusqn’à un certain point: il faut ,pour être ad mis
dans les jardins, qu’il ait séjourné quelque temps
dans la fosserPeu de plantes s’accommoder'aient de
son humidité grasse, épaisse et visqueuse ; 1‘1 est­
ur cette raison , 'lent à se consommer ; souvent
les plantes et les graines pourrisst nt,surtout dans
lesannées tendres et humides, lorsqu’il а été
déposé tout frais dans des -terres fraîches par
elles-mêmes. La «vraie façon de tirer parti de ce
fumier non consommé, c'est de le répandre sur
la terre vers 'la mi-automne, après un labour, et
de Py laisser -tout l‘hiver , afin que les pluies , les
gelées le pourrissent ; 'le jus qui s’en détache
pénètre la terre, et on l’enfouitau printemps. Les
s‚.i,

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-M_-».- --__,___,_Y ‚Й щ“- ‘_"_~`. _* veul-ml- «_ ­ а‘

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Ü ' l
ma JARDINAGE. ` 17 ` у
parties Adu fo'ndA lqu’o`n :net_dessus'en Talking-ant, istl
qui­ reçoivent en outre les hieïffaìls défait, _sont
animées etv mises en maniement fcellâesiquii n_’ont
point été'fondnes ё: qui „предавался, se consom-L
ment dans le fond- dela terre ,"elles envoienrvers
le haut дев/меренге pleines­ de sels. Il' est inutile
(leb dire que le fumier de vache ne convient qu’aux
terrains secs, légers 'ou brûlans. Celui де bœuf
est un peu mòins humide-et froid , à cause-dè la
cómplexion plus sèche'de cet animal с: du plus
grand feu de sim estomac.
Le fumier de mouton-g plus chaud que les pré.
cèdens, s’emplqie .rarement seul. Pouren corriger
l’acrimon'ie е: Та: sécheresse , on le“ mêle avec
вей]? де vaches' il fautde plus, qu’i'l ait essuyé
pendanty шт lés- diverses influences де Pair,
-afìn- que le шиш; чья 'le compose puisse être
attendri ; autrement il brûle lcs plantes, dessè
'che la terrel е: au lieu 'dc-s'incorporer avcc elle,
‚ _îil reste en mou'cs sèches ou même en mennen
Ёрагдеиеб. ‘ 'Les teil-res froidesel. humides s’incor..
porcut très-bien avec ’nella sorte de fumier; son
usage lesoŕangers.
le plus ordinaire»,
‘ I Q _ ~clans
' le jardinage, es:
pour f `
Le fumier 'de раке ne doit étre'emplóyé dans les
jardins que lorsqn`il est bien pomjri , чаш а passé
l’lńver sun la .terre, et qu’il. a élébien mêlé avec
elle ou d’anu‘e fumier; ou est assez d’accord sui'
sa qualité pesante с: matte, médiocrement> chaude,
peu substantielle et for! йоге.
1'
18 coURs
La fiente де pigeon et de volaille ne s’emploie
pas seule, excepté la première ; ees engrais étant
fort chauds se sèment à peu près comme les
graines dans les terres fortes, froides et humides;
mais ordinairement ils sont mêlés avec les autres
engrais, et on les iette sur le grand fumier dans
lequel ils se confondent. .
Le terreau est 1a terre qui provient de la con
sommation de ces différens engrais : 11 est em
ployé pour la formation des couches, pour la
culture des primeurs et де toutes plantes qui ont
besoin de suçs abondans. '
Defoncement ‚ Labour , Binage.
y Quand on veut cultiver un terrain neuf ou
négligé depuis long-temps, le travail Prélimi»
naire est le défoncement; il consiste à remuer , à
l’aide d`une pioche , 1a terre à une profondeur
d’un pied si l’on veut у cultiver des plantes pota
gères ou des fleurs, et de trois à quatre pieds 51
Pon a Pintention d’y placer des°plantes à racines ,
pivotantes, arbres fruitiers , etc.
Le labour consiste à retourner la terre avec une
bêche ; dans ce cas ,un Pied ou même huitpouces
.de profondeur suffisent. En bècltant il faut avoir
soin d’enlever les pierres et toutes les racines
vivaces; àcet effet , on doit toujours briser avec le
tranchant де la bêche la motte qu’on vient d’enle­
ver : ce qui eta plus
l’avantage d’ameublir la terre
facilement utilement. i plus
DE JARDINAGE. 19
Le binage consiste à retourner légèrement la
terre avec de petites bèches recourbées, autour
des plantes qu’elle nourrit; cette opération àpour
but de rendre la terre plus pénétrable aux sels que
l’air et la pluie déposent à sa~ surface , de détruire
les plantes parasites qui croissent sans cesse autour
des plantes qu’on cultive.

' Des Outils de Jardinage.'

Un jardinier bien monté a cinquante outils


différens ; un amateur peut se passer à moins ,_et
nous allons indiquer ce qui lui est indispensable.
1. Bèche. Il en faut une grande et une moyenne.
2. Arrosoir. Il faut avoir une pomme crible's
qui s’adapte au goulot, afin de pouvoir faire tom
ber 1’eau, sur la terre ou sur la pla-nte (pion arro
se, en forme de pluie.
3. Brouette. ­
4. Ciseaux pour tondre les bois , les haies, les.`
gazons.
5. Binette, petite bêche courbée.
6. Croissant pour tailler les arbres. f
7. Claise pour passer la terre et le terreau , et.
les bien m'êler. ` 4
8. Cordeau pour former les planches. .
9. Coignée. ' _i.
1o. Sex-pe.
‘ 11.Fonrche en fer pour disperser les. engrais
ou briser les mottes de terre.
20 COURS '|

12. Échelle simple et échelle double pour


1a taille des arbres et la récolte des fruits.
13. Pelle en bois.
14. Bateau 'a dents de fer et à dents де bois.
1 5. Plantoir.
16. Serpette.
17. Greffoir, etc. , etc.
-De Ia formation d’un Jardín et de sa division.

Quoiquïil soit probable que ce ne sera pas dans '


notre recueil qu’on cherchera des préceptes pour
former un jardin , nous croyons cependant devoir
donner quelques avis , dont profiteront ceux qui
consacrent un petit coin де leur ‘propriété à la
culture de quelques plantes utiles ou de quelques
fleurs agréables. _
Un terrain abrité au nord et doucement incliné
vers le midi est très-propre à la formation d un
jardin, surtout si quelques sources abondantes per
mettent d’y creuser un réservoir assez grand pour
fournir aux arrosemens. Si le terrain offrait une
pente trop rapide, il faudrait remédier à cet
inconvénient en le coupant par des terrasses qui,.
en soutenant les terres, ont1’avantage d’ofi`rir des
espaliers et des lieux abrités, favorables à la culture
des primeurs. Les murs @entourage doivent avoir
huitàdix pieds afin que les arbres dont on les garnir.
puissent bien s'y développer. '
On divise les jardins en potager où l’ou cul
ytive les légumes¿ et gn verger où l`ou réunit les
DE JARDINAGE. 21

arbres fruitiers. Le parterre est toujours consacré


aux plantes d’agrément; on appelle jardin anglais
ou paysagiste un terrain entrecoupé de bosquets ,
de pièces de gazon et departerres, sur lequel on a
élevé des ruines, des rochers qui forment des
pointes de vuesdepittoresques
nécessairement : on
Peau dans un tel sait qn'il
jardin­ quifaut
ne
peut se passer de cascades'et de ruisseaux. On
voit avec plaisir ce genre remplacer ces gothiques
parterres, où'de longues bandes vertes et jaunes ,
encadrées par de tristes bordures de buis, offraient
à l’œil une symétrie peu favorable an développe
ment dugoût , et bien éloigné du désordre aimable
que Flore exige dans la distribution des trésors
qu‘el le nous prodigue.
d Des' Graines'.
lì`­

Les graines se conservent suivant la durée de


leurs facultés gertninatìves; les unes sont hui ',p
Ieuscs , les autres farineuses : quand ljhuile rancit
chez les unes , que la farine se sèche cheî les
autres , elles perdent leurs facultés vitales. Plus la
graine est vieille , moins la plante ade vigueur:
On doit donc généralement avoir des graines nou
velles. Il est cependant des exceptions : le melon ,
par exemple, qui est plus précoce , plus ­ dé
licat, plus savoureux quand il provient de vieille
graine. _
Quand la graine est un peu vieille , disent les
auteurs du Bon Jardinier, ou demande trop de
ZZ COURS

temps pourgermer , on obvie à ces' inconvéniens ,


s’il y a encore des ressources qui seraient perdues
sans cela , en' les trempant lvingt-quatre heures
dans de Peau , ou douze heures- si 1’оп y mêle un
sixième de bonne eau-de-vie.
Les graines nues comme celles de l’œillet , de
la balsamine, etc. , nfont pas besoin де précaution
pour être semées aussi également que possible; il
n’en est pas де même des graines aigrettées ,
velues et membraneuses :» il faut, pour les bien
semer , les frotter auparavant dans ses mains avec
du ' sable très-fin ou de la cendre ; autrement
elles pelotonneraient ensemble. Les graines très
fines , comme celles des auricules, campanules ,
etc., se mêlent avec de la terre sèche bien tamiseê.
Pour‘préserver certaines graines _du froid de
l’hiver et dc la faim des mulots, etc. , au lieu de
les semer à l’automne en pleine terre , on les met
i' ‘ en novembre dans des vases' et par lits, sur де
„­,' Ь petites couches de terre д’пп à` deux pouces d’ê
"t paisseur chacune. On­ferme c'es vases, et on les
place à la cave , ou­ on les enterre à un pied де
~profondeur au bas d’un ymur au midi : аи mois де
mars, on retire ces graines pour les mettre en ­
4
place ; plusieurs auront déjà germé à cette époque.'
и (Pest ainsi que se préparent les semis des graines
crustacées, ou noyaux , noix, etc. , etc.
_' 1.
DE JARDINAGE. 23

Semis. _ ' ` ‘

Nous indiquerons plus loin quelles sont les


époques favorables pour semer les différentes
espèces de graines ; nous allons tracer ici rapide
ment 1a marche que Рои doit suivre eu faisant
les semis. .
Quand la terre est bien labourée et convena
blement fumée , on égalise sa surface avec un ra
teau : cette méthode procure l’avantage de pouvoir
enlever les pierres , les racines de chiendents et
autres qui auraient échappé lors du bêchage.
Les fortes graines, comme noyaux , amandes , etc. ,
ne doivent pas être recouvertes de plus de trois
pouces de terre; les graines moins fortes doivent;
en proportion de leur grosseur, être plus rap
prochées de la surface, et les semences très-fines
se couvrent à peine : dans ce ldernier cas, il faut
presser légèrement la ,terre avec la main ou un
rouleau , pour que lé ventou les oiseaux. n’enlè»­
vent pas la graine. Tout semis doit être terreauté
ou paille, c’est­à­dire , recouvert d’une_ légère
couche de paillemenue'ou de terreau. _
Il y.a plusieurs manières de semer le semis, à
la volée qui consiste à jetter la graine de.haut , et
par poignée sur le terrain à cusemencer. Il faut un
temps calme pour semer ainsi, et tâcher de distri
bner également. Quand on a semé ainsi, il faut faire
passer le ,rateau sur la surface> du terrain auquel
ou a confié la graine. Semer en rayon consiste à
24 \ cooks
placer la graine dans des creux d`un pouce ou
deux de profondeur, et tracés au'cordcau. Quand
on place 1a graine dans des trous faits à des distances
égales, cela s`appelle semer en pelote: ce semis
se pratique pour les puis , haricots , pommes de
terre , etc. On sème encore en terrine les semences
qui ont besoin d'être mises à l'abri des intempé
ries des saisons , en panier celles qui ont besoin
dliumidité ; on remplit un panier de terre,on en
semence cette terre , et Ie panier est plongé dans
Peau jusquà moitié de sa hauteur. Les plantes
dont on veut hâter la végétation , se plantent sur
couche ou sous châssis. `
.i Des di/fe'rens mofem de mulliplieriles Plan/es.

< Оп multiplie quelques plantes bulbeuses en


détachant ies сайта“ дев oignons autour desquels
115 naissent; il en est @autres qui produisent des
bubilles: ces bubìlles sont des petits corps c'harnus,
qui poussent dans les aisselles des feuiiles, an
milieu des fleurs, sur les tiges , etc. La pomme
de terre et plusieurs autres plantes produisent à
leur racine des tubercules , quiv reproduisent la
plante-mère plus promptement que par graine. 11
est des plantes dont les racines poussent au loin
des œillelons ou rejetons , qui,séparés де 1а plante
теге, donnent une nouvelle plante. Les plantes 'a
racines vivaces et à tiges annuelles se multiplient
par éclat ,» en partageant leurs racines en plusieurs
têtes faciles à reconnaitre , et appelées tun'ons.
n _./h-ń л
MARS. '
nr JARDINAGE. ~ 25?
.. La тат-сене est une manière très~usitée de’
multiplier les plantes; elle consisteà provoquerr
une branche à prendre racine; elle se pratique eni
couchant en terre une branche­ que 'l’on y arrête
avec un crochet à une profondeur d’environ deux
à trois-pouces 5` il faut avoir soin d’effeuiller la
partie de la brauche qui est en terre, et donner
autant que’ possible une direction verticale à celle
qui est; au-dessus. Un autre moyen de multiplica
tionl Vest* la bouture; on' coupe ou détache des
branches au point'd’insertion de leur tige, et on
les plante après les-avoir dépouillées de leurs
feuilles inférieures , enfaisanttattention de ц’ец
dommager ni llécorce ni les yeux.. Nous parlerons
dela greffe , quand nous` nous occuperans des ar
bres et arbustes.'A д С 1. Т '­ ’ ' i
h'- La plppartlDe laplantesse
Tiffansjôlár'ttquolny.`
sementsnr Couché
p i ` ` ou?

enplates-bandes; et, lorsqu’elles sont arrivées Aà


une certaine force, on les transplante aux lieux ой
elles doivent prendre toutl leur développement.:
­ciest ce quien appelle trgnmlantalíçn,',­repiquageg

_On doit choisir pour cette opérationlune tempé».


rature douce et humide; et; quand gelle; выжег.
mínée ‚ les jeunes plants ont besoin d_’abri''etd'axwv
rosemens. t.

Des Arrosemens.

Lä sécheresse estinortelle pour les plantes;


mais Vexcès contraire leur est aussi très-préjudi
2
26 COURS

ciable: l’eau en proportion suffisante est donc in


dispensable à la terre pour nourrir les plantes ou
pour réparer leurs forces. Le temps favorable aux
arrosemens sera facilement reconnu par un cul
tivateur observateur: il n’y a pas de théorie qui
puisse le faire connaitre à celui qui n7est pas un
peu praticien. La qualité des 'eaux employées
pourles arrosemens influebeaucoup surles plantes;
Peau de pluie est la meilleure: vient ensuite celle
de rivière , puis celle de ruisseau , de source , de
puits , etc. L’eau de puits a besoin d’être exposée
aux rayons du soleil, avant d’être employée.
"Des Couches,- de la manière de lès faire, et de
tout ce qui y a rapport.
Les couches, dit M. Bastien , sont comme la
base et la mère nourrice de la plupart des plantes;
elles peuvent être considérées comme le chef
d’œuvre du jardinage goutre le mérite де l’inven­
tion, Pintelligence qu’elles demandent n’appar­
tient qu’à des gens capables de bien concevoir et
де bien suivre leur objet; car rien n’est si ordi
i naire que de
beaucoup de voir
soinspérir dans
et de une nuit11‚ 1е
dépenses. fruit
faut de
done
que celui qui s’en mêle s’_y entende bien : autre
ment il faut renoncer à beaucoup de choses qui
ne peuvent venir que par le secours de ces couches,
et ne s’attendre à aucune primeur. On ne jouit par
conséquent que très-imparfaitement du béBéiiCe
de son potager , en sorte que c’est une espèce де
\

x.
ш: JARDINAGE. 27`
nécessité dans ceclimat де faire quelque violence
à la nature pour hâter la jouissance de sesbienfaits.
J'e ne préconiserai pas indifféremment le goût
де toutes sortes de primeursrll y en a beaucoup
qui n’appartiennent qu’à des personnestrès-riches,
et dont le plus sûr mérite est la rareté ou la nou
veauté. Ifhomme raisonnable doit se contenter de
ce que son état lui permet.
Cependant comme cetl ouvrage doit convenir
aux uns et aux autres , je dirai tout 'ce qui concerne
cette partie du jardinage , afin que chacun pulsse
étendre ou restreindre ses jouissances , comme il
lui plaira; mais je le répète, le particulier ne doit
pas s’eugager dans des frais qui l’entraineraient
trop loin, s’i1 n’a le désir d’en tirer parti : après le f
nécessaire , on peut bien 4faire quelques épreuves
pour son plaisir; mais il faut risquer peu d’abord,
et acquérir par degrélïntelligence de cette culture.
Ce qu’0n appelle couche est une quantité де Гид
miers chauds, rangés et entassés avec art pour
opérer l’accroissement des plantes contre toutes
les rigueurs du mauvais temps. Les fumiers de
cheval, de mulet et d’âne, sont les seuls propres
à cet usage; les'autres n’ont ni assez de chaleur,
ni assez de sels; celui de mulet est préférable à
tous, mais il est rare d’en trouver à sa suffisance.
Ces fumiers sont d’autant meilleurs qu’ils sont
tirés fraîchement de dessous les animaux. Lors
qu’ils ont été entassés un certain temps, ils ont
perdu une partie де leur vertu , et ne gardent pas
. i’
Q

2’3 ` cours
leur chaleur si long-temps; mais ils sont meilleurs
pour les réchauds, parce que leur action est plus
prompte. ~
Le réchaud est une épaisseur d’un pied ou deux
­¿les mêmes fumiers , qu’on_met autour des couches

pour'les réchauffer lorsque leur chaleur est éteinte:


011 'les fait de deux pieds tout autour s’il n’y en a
qu’une; et quand i'l у en a deux, on ne donne cette
épaisseur que du côté isolé; et comme il ne doit
у avoir qu’un pied d’intervalle entre les deux ‚ on
п’а’ que ce vide d`un pied à remplir , qu’il faut
changer de temps en temps , suivant le besoin ,
et aussitôt
¿Veau qu‘ils cela
par-dessus; sont les
faits , Ijeterà 4quelques
dispose voies
agiriplutôt, et

lles empêche де brûler : 011 doit les tenir plus éle


~vés que les couches en les faisant, parce quils
baissent'hientôt, vet il est même nécessaire ‚’ quel
ques jours après,de les recharger pour qu’ils soient
toujoursà la hauteur des couches ; lorsqu’on peut
`mettre deux ou _trois pouces de crottin par-dessus,
ils s’échauf}`ent plutôt ее conservent plus long.
temps leur chaleur. _
Il se fait encore des couches avec le tan, qui a
la vertu de conserver sa chaleur très-long-temps V

avec un peu d’uide;mais, outre qu`elles demandent


une disposition de châssis particulière, elles ne
sont guères propres que pour les plantes étrangères.
Les douches doivent être plus ou moins larges,
‘ее plus ou moins hautes suivant les saisons. Celles
quien fait en décembre , janvier et février, doivent
\

nu JARDINAGE. ~ ` 29
n'

avoir trois pieds d’élévation après avoir été тёк;


citées, et deux pieds et demi d__e largeur pour
être plus faciles à réchauffer par les côttés : celles
qu’on fait dansles mois suivans peuvent avoir de'
quatre à quatre pieds et demi de largeur; deux
pieds d’élévation peu-vent suiÍire , parce que le
soleil venant au secours des plantes.s elles n’ont
plusle même besoimde tant de chaleur étrangère.
Avant d’enseigner la manière de les dresser, je
crois devoir établir la place qu`on doit' leur des
tiner. Les fonds de terre ingrats pour la produc
tion ordinaire des plantes , sont les meilleurs:` car
ce n`est pasl la vertu seule des fumiers- et des ter
reaux qui opère; la masse des terres y contribue
encore , et jette dans les couches une sève et une
chaleur naturelle qui soutient le feu artificiel des
fumiers : or, plus cette terre a de facilité à s’é­
chauffer par­ les impressions du soleil, plus elle
communique de secours aux plantes; les eaux se
ŕiltrent plus aisément dans la terre légère que
dans les terres fortes,_ot`1 leur séjour cause une
humidité qui pourrit en pan de temps les fumiers,
et qui fait. fondre les plants. Quand on n’a pas
une veine de terre sablonnense pour placer sesl
couches, ou que la terre est également forte et
argilleuse partout , on y remédie de la manière f'
suivante: .
On fait fouiller et .enlever environ' un pied
et demi de terre dans toute la circonférence de
30 coUns
la place qu’on veut employer à faire des couches ,
on en comble les deux tiers du vide avec des pla
ttas ou même de la pierre , et l`autre tiers en su
perůcie avec de la terre légère; en même temps
on élève le terrain де six pouces dans le milieu ,
де façon qu’il y ait une pente à droite et à gauche
pour écouler les eaux 5 et tout autour de la place
on pratique une pierre'e pour recevoir ces eaux ,
tant celles de la superiicie que celles qui passent
au travers _des platras, auxquelles on ménage un
écoulement. Si la situation du terrain ne permet
pas de leur en donner, il faut faire dans la partie
la plus basse , un puisard où elles se perdent, et
ménager les pentes à cet effet. Sans cette précau
tion, les couches ne conservent point de chaleur.'
Les fumiers , comme je l’ai déjà dit , pourrissent
en peu de temps; l’humidité et le froid gagnent
les plants, qui périssent à vue d’œil malgré tous
les réchauds et les soins , ou les productions sont
très-tardives et très-médiocres.
Ifélévation de six pouces donnée dans le mi
lieu , ne doit pas influer sur les couches qui
doivent toujours être deníveau; il en résulte seu
lement que les deux bouts ont une épaisseur de
six pouces de plus de fumier que le milieu ; ce
qui ne fait point un inconvénient.
On doit bien se garder д’адоввег дев couches
'f
contre des bâtimens ou des murs trop élevés , car
les ventsdu midiìqui rabattent dessus, portent
DE JARDINAGE. » . '31
autant de préjudice aux plants que ceux du nord
et du nord-ouest, dont ¿bien des personnes s’ima­­
ginent qu’il suílit de se défendre. _
Lorsqu’on peut former un carré de murs ex
près , de six pieds de hauteur seulement pour que
leur ombre
posé ne nuise
au midi, vnulle pas , et dontnele leur
situation fondsconvient
soit ex

mieux; elles se trouvent à l’abri de tous les vents. ­


La position est encore bonne, quand on peut les
placer dans l`encoignure de deux murs , dont Pun
soit au levant et l’autre au midi , pourvu que les
deux autres côtés soient abritës par'des brise
vents; mais quand on n’a point de murs placés
convenablement, on enferme toute la circonfé
rence avec des brise-vents , commev fout les ma
raîchers. I _
Ces brise-vents doivent avoir cinq ,à six pieds
de hauteur, avec de forts pieux, de toise en toise ,
pour les soutenir : ils se Бот: avec de la paille de
seigle, ou avec des roseaux coupés et séchés dans
l’été. On coule cette paille ou ces roseaux à l’é­
paisseur d’uu pouce ou deux , entre deux lattes ,`
et de pied en pied: on l’arrête avec dufil de fer
ou de Posier. Le' premier vaut mieux, ence quil
dure autant que l’ouvrage, et que‘l’osier veut être
renouvelé tous les deux ans. Il faut trois rangs de
ces lattes, dont le premier soit à six ou huit
pouces де terre; le second à six pouces de l’ex
trémité , et le troisième dans le milieu des deux:
ils durent une dizaine d’ennées quand ils son-t
32 соцвэ
faits en pieux de chêne ou de châtaignier , brûlés
'par le pied, et travaillés avec le fil de fer. Ces
lattes doivent être clouées sur les pieux avec des
clous de grandeur suffisante , pour percer en
>même temps les deux lattes , ainsi que l`épaisseur
de la paille, et entrer solidement dans les pieux :
on pratique une ou deux portes dans les endroits
les plus commodes; on les natte également де
`ра111е pour ôter l`entrée aux vents, et on ferme
ces portes à la clef.
La grandeur de la place se règle sur le plus ou
le moins de consommation qu’on peut faire des
plantes qu’on voudra élever ; mais un espace de
huit à dix toises de largeur, sur douze ou quinze
'de longueur, qui contiendra une douzaine de
couches , est très-suiïisant pour le particulier le
plus riche : d’ailleurs, ce n’est pas un petit soin
que la conduite de ce nombre de couches , qui
occupent presque entièrement un homme pen
dant sept à huit moist
Indépendamment du terrain destiné aux cou
ches , il est encore nécessaire , pour décharger
les fumiers et les terreaux, qu’il у ait un empla
-cement voisin :on у construit -un petit bassin
pour la facilité des arrosemens , ou on y place
des tonneaux pour faire tiédir Peau au soleil ava-ut
de s’en servir.
Châssis ‚ Orangeries , Serre-chaudes , Backe'.
On appelle châssis des grands panneaux vitrés
posés sur des couches , aún de défendre les plan
DE JARDINAGE. 33
tes. délicates
тандеме; sontdes
desintempéries de la saison.
pièces non humides Les
exposéesy
>an midi , et mieux encore au levant et au ceu
chant: on у rentre tous les arbustes quif'red'ou
tent les gelées et l’humidité. La serre-chaudeet
‘1
les baches sont de petites orangeries destinées
aux plantes étrangères et frileuses , et au centre
desquelles» on pratique une couche pour les pris
_meurs et pour les plantesfqui out: besoin d’une
chaleur constante. ’
Всякие/[оп des Insectes. ~
Avant determiner ces courts préceptes de jar'
dinage , nous croyons devoir indiquer la manière
de détruireles insectes qui attaquent les plantes».
C_’est a штатов du Bon Jardinier que nous em
prunterons les renseignemens que „nous allons
donner. l .‚ с t ‚

` Des Araignées. . ` .I `
Il en est une espèce qui attaque plusieurs jeunes'y
semis, particulierement. celui devcarottes, dont
Вне Pique, la tigelle avec sa trompe , pour en
pomper les sucs séveux. La plante alors se fane
et périt. Cette araignée est quelquefois si multi#
lpliée, qu’elie détruit en peu de jours les seniis de
carottes › quelque considérables qu’ils soient. On
n’a trouvé jusquà ce jour qu`un seul moyen, non.
de les détruire, mais de lesI écarter des semis.
Comme les araignées paraissent craindre l1ltumi~l
34 COURS

dité, on donne chaque jour un léger arrosement


aux plantes, lorsque le temps est chaux et sec ,
jusqu’à ce qu’elles aient poussé` deux ou trois
feuilles. Une décoction de suie produit plus
d’effet. `
Chenilles.

Le plus sûr moyen de les détruire est d’êche


niller; et cette opération consiste , 1°. à recher /
cher avec soin, en taillant les arbres , les an
neaux d’œufs que les chenilles ont déposés sur les
branches , à couper les bouts des branches où Гоп
aperçoit des nids , et à les brûler; enfin à détruire
les chenilles éparses sur les plantes, ainsi que les
papillons qui viennent faire leur ponte sur les vé
gétaux qu’on cultive. Lorsqu’on n’a écarté que les
oiseaux nuisibles , et à l’époque où ils commet
tent des dégats, les autres chassent les chenilles,
et en font une grande destruction.
Courlilière.

faitLadecourtilière, courter
grands ravages dansolelesousemisl
taupe: grillen
elle dé ,
truit les racines tendres des plantes, et, si elle
ne les mange pas, comme on 1’а cru , si elle est
souvent utile en détruisant beaucoup d’insectes et
leurs larves , elle n’en est pas moins redoutable`
au cultivateur qui doit employer tous ses efforts
pour la faire disparaître de ses cultures. On niem
ploie ordinairement, pour la destruction de cet
DE JARDINAGE; 35
­insecte, que de l’eau sur laquelle on jette un peu
d’hui1e. On verse cette eau dans les trous des
courtilières, et si 1’еа11 parvient au fond du trou,
et que la courtilière y soit, elle remonte pour
éviter Pinondation 5 elle traverse la couche d’huile
qui bouche les tranchées par lesquelles elle res
pire, et qui l’asphyxie. Ce moyeu réussit assez
bien dans les terres fortes; mais dans les terres
légères, chargées d’humus, et dans les terreaux,
il devient insuflìsant, parce que Phuile et une
partie de Peau sont absorbées par les parois des»
trous et galeries des courtilières , que la terre з’е—
boule, et que la courtilière se fait un autre pas
sage par lequel elle s’échappe. Се moyen peut
être cependant d’une grande utilité, lorsque les
courtilières se sont réunies dans les couches , où
elles s’assemblent à raison de la chaleur et du
grand nombre d`insectes qui y éclosent, et où
elles détruisent les melons et les autres plantes.
On sacrifie alors sa couche , on la bat , on en en
lève les terreaux et le fumier. Le bruit oblige les
courtilières de se retirer dans les trous qu’elles
ont pratiqués au fond du fumier , et surtout dans
la terre au pied de la couche. Après cette opéra
tion , on enlève it reculous , avec la bêche , un
derni-pouce de terre du fond de la couche , tant
pour l’aplanir que pour déboucher les trous des
courtilières , et pour faire ur. talus autour de Реш
placement de la couche; ce qui forme un bassin,
On met dans une quantité d’eau assez grande,
36 ' cenas
pour couvrir lu »surface de ce bassin, un ou plu-l
sieurs verres d’huile commune , et on répand
toute cette eau à la fois dans ce bassin. L’eau pé'
n'ètre dans tous les trous , et les courtiliè'res',
ayant leurs tranchées bouchées , sortent de terre,
et viennent Y_mourir à 1a surface en mo'ii's de
vingt minutes. Dans les carrés et les plates 4bandes
on­ peut employer le moyen suivant : оп enterre
une caisse de plusieurs pieds d'e longueur, sur
quatorze à dix-huit pouces de profondeur; on­ fait
à sa partie supérieure ,E un prince du bord, deux
ou trois trous de chaque côté, assez grands pour
le passage des courtilières; on rempiit la caisse
d'e fumier chaud, que Гоп couvre d’un' pouce' de
terre. Le rebord de la caisse doit être au niveau'
du terrain. La chaleur du' fumier et les' insectes'
attirent les courtilières d'e tout le carré. On place,
buit ou dix jours après,\devant chaque trou, une
ardoise ou un morceau de planche mince, en'
foncé'de manièreà le boucher : on bat' la terre ,
on l’enlève , ainsi que le fumier , mais en l’épar
pillant, de crainte qu’il n’y reste des courtilières,
qui se retirent dans le fond de la' caisse , où on les'
laisse après lesavoir tuées. 8’11 еп avait beau
coup à détruire'fon recommence l’opération , en
emplissantde _nouveau la caisse. Ч
Оп enfonce encore, le long des murs , de grands
pots ou de mauvaises cloches, enterrés un pouce
stu-dessous du' niveau du4 terrain, qu’on établit en —
pente rapide : on remplit les. vases à- moitié dean,
nu JARDINAGE. 37
et .les courtilières , comme d’autres insectes, ainsi
que les rats , _mulots , souris, etc., qui courent. la
пищу tombent et nepeuvent en sortir.
.Frelons ‚ Guêpes.
Il est des guêpes qui suspendent leurs nids ‘a
'des branches; dès qu’on s`en aperçoit, on Ales
détruit facilement , au moyen fd`une poignée де
paille qu’on allume par un bout. On tient cette
paille enflammée sous ler nid , s’il ne fait pas de
vent; si le vent souille, on la place de manière à
ce que 'la flamme soit poussée sur le nid. Lors
que les nids sont dans un mur ou tout autre en
droit élevé , on examine 's'il у а plusieurs passa
ges , et on les bouc'he , à 'l’exception d’un seul ,
avec de la glaise ou du plâtre , ou un mortier
quelconque. On prépare une mèche un peu grosse,
qu’on trempe à deux ou trois reprises, par une de
les extrémités , dans du soufre liquide , et on
enfonce Раннее dans une poignée _de la matière
avec laquelle on a'bouché les trous. On met le feu
à la mèche et on la fait entrer dans ‘le trou con..
servé qu’on­ ferme exactement avec le mortier,
ÍLa vapeur du soufre ( l’acide sulfureux) se ré
pand dans le nid , et tue tous les insectes. Si le nid.
est enterré ,- on le remue au-moyen d’un coup ад
bêche , et on y répand de ‘l’eau bouillante. Ces орд.
rations se font le soir, après le soleil couché. Од
suspend à l’automne , aux arbres chargés de fruits ,
de petites bouteilles ou ñoles Adébouchées et rem
\
38 сопка
plies a moitié д’еаи шяепёе. Les jeunes .tiefes дев
frelons et des guêpes у entrent et s’y noient; ce
qui diminue le nombre de nids au printemps , parce
qu’il п’у а que ces mères qui résistent pendant
l’hiver: `aussi doit-on leur donner la chasse au
printemps , où on trouve les guêpes , sur le vieux
bois , et les boutons de poirier , et les frélons sur
les frênes. On les prend avec un filet à papillons
ou échiquier.
Fourmis.

L’huile produit sur la fourmi le même effet


que sur la courtìlière. Ainsi , on peut employer
ce moyen en inondant les fourmilières avec de
l’eau et un peu d’huìle. De l’eau bouillante ,_ver
sée dedans , les détruit entièrement; mais lors
que la position d’une fourmilière s’oppose à ce
qu’on opère d`une de ces deuxmanìères , on sus`
pend aux arbres voisins de petites bouteilles remq
plies d’eau miellée. On bouleverse la fourmilière
et on la couvre d’un pot gles fourmis y montent,
et on les noie. Ou peut encore apporter dans son.
terrain la grosse fourmi qui attaque et détruit‘les
autres espèces , et ensuite on la détruit elle-même
facilement. On empêche ­ les fourmis de monter
dans les arbres , cn entourant les troncs d’un an
neau de glu vquand
renouvelant ou de ils
peinture à l’huile , Un
sont desséchés. et flocon1
en les

de laine bien cordé et dont on fait un anneau ,


produit le même efiet, suivant M. Delaunay. On
DE y JARDINAGE. 39

peut encore placer sous le pied des'- caisses , un


vase rempli d’eau , et mettre les pots des plantes
qui aiment Peau dans des assiettes ou plats rem
plis d'eap. _ ' `
Limaces , Escargots.
_ Le moyen le plus sûr de détruire ces insectes g
est de leur donner la chasse , le >matin et le'soir
des jours de lprintemps et d’antomne , lorsque le
temps est doux et lorsqu’il pleut.
Petits Insectes , Punaíses , Pucerons , Kerntès.

Il est difficile de les détruire. S’il est question


д’ипе plante précieuse , on la nétoie et on la lave
avec une décoction де tabac on Peau préparée par
M. Tatín (1).-Qette dernière eau n`étant pas chère,

(1) Composition°de1VL Tatin. ­­­ Savon noir, deux livresV


et demie; {leur de soufre д депх -liv'res et demie; champi
gnons des bois, де со11с11е ‚ deux livres; soixante pim“
d’eau: on partage Peau en deux parties égales, dont une
se verse dans 1111 tonneau; on у délaie le savon noir, et on
y ajouteles champignons après les avoir écrasés légèrement :
on y fait bouillir l’autre partie de Peau 'pendant vingt mi
nutes; on y met, avant. Pébtillition, le soufre renfermé dans
une toile claire , attachée 11 1111 poids pour le tenir au fond;
on -remue pendant ce temps , avec un bâton , Ретро“ ini
faire prendre la couleur, et Pon. presse de tempsen temps
le souffre , avec Pextrémité du bâton i on verse ensuite_l’ean
bouillante dans le tonneau , 011 la remueun instant avec le
bâton, et on l’agite chaque jour jusqu'à ce que son-o_ch
soit хане. Plus cette campesino; estY ancienne et fétide»
Qro conne `
peut servir à bassiner les semis. La `cendre , un
peufde `fleurs de soufre ou de la suie , éloignent
momentanément plusieurs insectes. On fait trem
per les grains dans de Peau chargée de suie , ou
bien on­ les mêle avec de la fleur de soufre dans
un vase qu’on tient fermé pendant trois jours , et
Родео:- 'contractée empêche 'les insectes (Рана
quer les semis au moment de 1a levée. On détruit
les kermès qui sont fortement collés contre les
branches , en frottant ces' dernières avec une
brosse rude , ou vmieux avec le dos de la lame
d’une serpette de has en haut , et lavant ensuite.
Quant aux charançons qui attaquent le blé ‚ on
assure qu’ils sont chassés par Podeur de la corne
brûlée .et du sureau; Lcelle de résine, de téré
benthine, de lavande , de camphre,À éloigne les
teigues , etc. '
Rats, Mulois, Sourisx elc.
Le meilleur moyen pour la destruction de ces
animaux, est d’uvoir de bons chats. Le second
est d’employer les rati'ères , souricières , quatre
de-chiifres , pots enterrés et autres pièges. En
voici .un par lequel on peut en détruire beaucoup,
On coupe une barrique en _deux; оп enterre la
L _ ì .
plus elle produit d’effet. 0n y plonge les branches, on les
arrose et on les seringue avec cette composition. L’extre'
mité de la seringue est terminée par une petite tête i trous
très-fins. '
(Extrait de l’Almanaeh du Bon Jardinier.)
nl JARDINAGE. ’ 41

moitié quon emplit d’eau`à la hauteur de 'six pou


ces; on la recouvre avec des planches jointes ,
et on met sur la couverture un morceau de 61 де
fer placé verticalement , et dont 1’extrémité su
périeure est recourbée. On suspend à cette ex
trémité avec un 61 ordinaire à quatre pouces de
la couverture, un morceau de lard rôti, ou un
fruit, ou tout autre appât, .au-dessus d’une bas
cule , établie dans 1a couverture même. Cette
bascule large de trois pouces et longue de huit,
doit être légère et seulement plus pesante d’un
demi-gros sur le devant que sous l’appât. L'ani
mal , attiré par cet appât , vient sur la bascule ,
la fait trébucher par son poids et tombe dans
l'ean ; la bascule se rétablit ‚ et par ce moyen un
autre rat ou tout autre animal peut être pris 1e
moment d’après. On peut encore employer la
mort aux rats et d’antres poisons; mais il faut les
plarer dans des trous et autres: endroits où les
chats , et même les enfans ne puissent les attein~
dre. " а
. Tau/nes. '
La taupe , aiïlsi que la coui'til-fêre, travaillé аи
lever, au coucher du soleil, et à midi. Un pea
avant qu’elle se mette en mouvement, on débou
chetaupe
la une des
en taupinières
formant ses (petit
hej-anxmonticul'e que
ou galeries ]. fait
On Y_
reste à гати sans faire le moindre bruit; et pen
dant quelle travaille à reboucher Pouverture, on
Penlève d`un coup de bêche en dessous.
2.* о
42 cours
On prend'aussi les taupes avec deux pièges: le
ppemier consiste en 'un tube de bois cylindrique
de neuf à dix pouces de long et de dix-huit lignes
de diamètre, fermé à une de ses extrémités per
un grillage en fil де fer, et à l’autre par une sou
pape ou porte en tôle suspendue par une char
nière , et .s'ouvrant au moindre effort de Реки-ё
mité à Pintèrieur, mais arrêtée à l’extérieur par
deux fils de fer contre laquelle elle bat. Le second
est une espèce de pincette élastique en fer et qui
est fermée'. On la tient ouverte au moyen d’une
petite plaque de tôle légèrement retenue sur les
bords, de manièrè que le moindre mouvement la
dérange, et que la pincette se ferme et prend la
taupe. l
Ou débouche un boyau; et si on sait de quel
côté vient la taupe, on y met le premier piège;
la porte tournée de ce coté , on y fait entrer Рек
1trèmité du second, en prenant bien garde de
débander le ressort.
vient la taupe, ony metSi un
on second
ne sait de queltourné
piège côté

en sens contraire. On recouvre le trou pour inter


. ееръег 1а lumière. La taupe entre dans le premier
piège et ne peut en sortir ; ou elle dérange le
second et débande le ressort: elle est comprimée
ou ordinairement tuée par la pince. Une noix
bouillie dans de la lessive, et mise dans le premier
piège, ou placée derrière le second, attire par son
odeur la taupe qui en est très-friande , et qui
périt, dit-on , lorsqu’elle en_mange; ce qui a déter
Dr. JARDINAGE. 43
miné les cultivateurs à se contenter ‘de mettre
quatre ou cinq de ces noix dans les boyaux. D’au­
tres coupent des vers де terre ou l'ombrics par
tronçons de deux ou trois pouces 3 ils les saupouíI
dreut de ràpures de noix vomique , ou se conten
tent de les laisser séjourner pendant vingt-quatre
heures dans cette râpure, et ils' en mettent unA ou
deux morceaux dans chaque boyau. Sila taupe les
mange , elle périt. ''
On peut encore enterrer, comme nous Pavone
dit à l’article
verre, Courlìlière,
en l’enfonçant à unundemi--pouc'èl
pot ou une au-dessus
cloche _de

du boyan, et en le remplissant'd’eau jusqu’à la


moitié. On recouvre comme pour les pièges; el:
la taupe , en continuant sa route, у юшЬе et s’y
note. . I

Tiquet ( АШзе bleue ). '


Cet insecte vit sur les plantes de la famille des
crucifères, et fait, dans certaines années, ledèsesá
poir des jardiniers , dont il détruit les semis de’
choux, de navets , de raves et de radis. Dès qu’eti
approche des jeunes plantes, on en voit des cen-J’
taines s’élancer et retomber à terre où il est très
~difficile de les saisir. On n’a d’autres moyens de
les faire périr que des décoctions de plantes àcresì
telles que le tabac , le noyer, le sureau; de Peau
chargée de potasse ou de suie, de l’arine, et la
composition de M.- Таял. ' »s “и”
f44 cones
Vers de terre, Achées, Lombrícs`

On parvient à les détruire par les moyens sui


vans. Lorsque le temps est humide sans être froid,
on leur donne la chasse avant le lever du solei-l ,
ou une heure ou deux après qu’il est couché. On
a un p_ot à fleurs et une mauvaise paire de ciseaux.
On les cherche au moyen d’une lanterne sourde;
on jette dans le pot ceux qui sont hors de terre ‚
et on coupe ceux en plus grand nombre qui
n’ont quiune'partie du corps sortie de leurs trous
pour s’accou`pler. On met aussi les parties coupées
dans le pot. C’est au printemps qu’on en détruit
1e plus par cette chasse , dont on donne les pro
`д11113 à la volaille qui en est très-friande , et on a
l’avantage
on prend d’urrêter
un pieuxleur multiplication.
de Íquatre à cinq Le
piedsjourde,

long, et de quatre à cinq pouces de diamètre,


aililé par un bout; on l’en."once de douze à
quinze pouces , en l’agitant en tous sens pendant
dix à douze minutes; ce bruit faitI sortir les lom
brics de terre : 3’113 étaient dans une caisse ou
dans un pot à fleurs, on le frapperait légèrement
de côté avec un maillet, pendant huit-à dix minu
les, et les vers sortiraient de terre. On' les enfait
'encore sortir avec une infusion de brou', de trente
ì quarante noix vertes , qu’on jettedans un seau
d’eau, qu’on y lai'sse infuser quelques jours, et
_dont qu arrose ensuite la terre. y ` ­
m: JARDINAGE. " l 45

Vers blancs , Mans , Троп: ou Tures. -


La larve du hanneton, connue sous différens
noms , cause de grands ravages, et malheureuse
ment, ce n’est que par la destruction des racines
des
de saplantes dont­Un
présence. elledes
se nourrit,
meilleursqu’ou дары-901:
moyens à еш
ployer est de prevenir sa multiplication: pour
réussir, il faut, dans la saison des hannetons,
leur donner la chasse à midi, en secouant les
arbres et leurs­ branches. L’insee'te tombe et, on
_l écrase: et par ce moyen, on diminue la ponte;
mais il ne faut pas négliger ceux qu’on aperçoit;
si on craint qu`il y en ait dans un carré ou dans
une planche dans laquelle on a mis des plantes
qu’on veut conserver, on y plante quelques pieds
de fraisicr, ou on y sème de la laitue. De temps
à autre on visite les racines du lraísier , parce que
les vers blancs les attaquent de préférence, ou
ou examine l’état des laitues en cherchant au pied
de celles qui sont fanées; et dans les deux cas,
‘on détruit le ver, qui ne peut échapper, parce
que ses mouvemens sont très-lents. On peut
encore, si la terre est un 'peu ferme, faire des
trous avec un plantoir de fer. Le ver, en traver
sant un trou, y tombe. On visite ces trous une
fois par jour , pour détruire les vers.
l' J `
46 coUns"

CALENDRIER DU JARDINIER.

N. В. La température varie beaucoup dans le


climat de Paris; on devra donc hâter ou retarder
ses semis , selon que la saison sera plus ou moins
hâtive ou tardive. ‘
Semences du potager pendant Ie courant die I’anne’e.
JAN VIER.

Sur couches et sous cloches ou châssis.


Féves. _ Laitues, crêpes, versailles , printa
nières. _ Melons. .-_­ Raves , radis. _ Pourpier
vert. _ Chicorée sauvage. ‘_ Cardons. _ Con-_
combres. _ Cerfeuil, cresson alénois. _ Chou
fleurs. ­
A Ь’Авм. Ognons dits Shim-Antoine. _ Pois
hâtifs. i

Plantations d’arbres, taille des pommiers et


poiriers.
l
FÉVRIER.
Sur couches et sous cloches'ou châssis.
_ Laitues du mois précédent. _ Melons. _
Aubergines. _ Raves, radis.._ Pourpier vert,
_ Concombres.- Ognons. _Carottes. _ Chou
de Milan. _ Choufleur. _ Basilic. _ Asperges.Y
_ Haricots. в
011 fait des couches à champignons.
A UABRI. Pois verts, michaud , dominé, nain.
DE JARDINAGE.

­­- Fèves de marais. _- .Ail et roeambole. ,_


Echalottes.
_ Scarolle.__Ciboules. _ Ognons._ Chicorée.
Chou frisé', nain. I „

EN PLEIN'E TERRE. Epinards. _ Persil. _ Cer


Ieuil. _ Pied d’alouette, pavôt. _ Coquelicot. -­
Thlaspi. -
l Vers le 15 , on commence à tailler le pêcher,
Pabricotier, le prunier , le cerisier et la vigne.
MARS.
Sur 'couches et sous cloches ou châssis.
Melons. _ Potirons. _ Courges. _ Concom?
bres. _ Choufleur. _ Céleri. _ Capucine. _
Basilic. _ Chicorée sauvage. _ Fèves de marais. ­
_ Haricots, balsamines. _ Reine Marguerite ‚А

quarantaines , œillets­d`Inde. _ Belles de nuit.


_ Tubèreuses. V
On fait des couches à champignons.
А Ь’Авм. Laitues de Versailles. _ La _géorge ,
la petite crêpe,'le bagnolet.
EN PLE'INE TERRE. Persil. _ Cerfeuil. _ Radìs.
_ Raifort. _ Raves. _ Navels. _Pimprenelle
_ Pourpier vert. _ Poirée. _ Cresson alénois.
- Ognons. _ Epinards. _ Pois. _ Fèves de
marais. _ Carottes rouges et jaunes. _ Lentilles.
­­ Pomme de terre, topinambour. _ Estragon.
—- Chicorée sauvage. _ Moutarde , belles де
jour. _ Chrysanthèmes. _Nigelle de Damas.
Crespis rose et barbu, etc.
On taille 1a vigne. `_ Epoque de greife.
48 courts
AVRIL;
Sur couches et sous'cloches ou châssis.
Chou de Milan. _ Chouileur. _ Céleri.'_
Cardons _ Potirons. _ Diflérentes laitues, .
Pourpierdoré.
EN PLEINE» TERRE.,Choux de Milan, fris'ès,
nains, fleurs dures, de la Saint-Remy , Brocolis.
_ Poirée. _ Raves et radis. _ Chicorée. _ Blé
de Turquie. ‘_ Cardons. _ Haricots. _ Pois à
cul noir , goulu , carré. _ Fèves. _ Persil. _
Carottes' jaunes et rouges. _ Sariette. _ Рапида.
— Laitces de Silésie, Versailles, d`1talie. _ Cèleri
i long , plein, branchu. _ Cardons. _ Potirous. _.
Concombres. _ Et la plupart des plantes d`agré­­
ment annuelles. f

мы.
Sur couches et sous cloches ou châssis.

Choufleurs. .
EN PLEINE TERRE. Chou tardif. —— Chou d`bŕver.
..._ Cardons d’Esp agus. _- Melons. _ Haricots
blancs. ­­ Fèves de marais. ­­­ Poirée. —- Oseille.
-—- Céleri. .­­. Cerfeuil.`­­ Lritues -l' Pourpier
doré. ­­ Pois , et surtout le carré blanc. _ Scor
zonè're. _ Betterave. ­­ Concombres. _Corni
chons. _ Badis , quarantaiuesi , liset'on , haricot
d`Espagne.
On commence à faire des marcottes et boutures
des plantes d’orangeries. ~
mz JARDINAGE. . "49
JUIN.
EN PLEINE TERRE. Haricots. _ Chicorées. _..
Màches. _ Poirée blonde et verte. г— Pourpicr
doré. _ Laitues d’été. _ Chicons verts. _ Ger
feuil. '_ Choux pommes , hâtifs, frisés, tardifs ,
де Milan. _ Pois michaud, suisse. _ »Radis ‚
‹ raves. _- накат. ~ › ‚ ' ~ ‚ .
Ebourgçonnement et palissade de la vigne. ._Q
-Les 'ognons de4 fleurs, vpates et greffes, doivent
êtrefdéplantés à mesure que les fanes se desse
cheat. ‘ »- '
«JUILLET.,
l EN PLEINE TERRE. Oseille. - Poirée.,_ Cer
_ feuil. _ Laitue royale. ­- Cliicoree. _ Pourpier
doré. ­­­ Pois michaud, carie-Navas. _Raves
A et- radis., _ Raiforts. _Chou de Bonneuil. _Ha
` ricots. _ Ognous blancs. _ Ciboule. — Fraisier
des mois. '_ Poireau. f - . „ l ., _
_ lMarcotte des œillets vers la 611 du mois. i i

_<Аопъ
yÁ ‘L’ABRI. Ognon blanc. ._^Chou`~fleurs, 'durs ,

pommés, hâtifs , frisés hâtifs , de Miian , gros 'de


Milan , de Bonneuil, d’Aubervillîers. ‘
EN PLEINE TERRE. Cerfeuil. _ Chicorée. .....
Poirée. _ Epinards.` _ Navets. _ Laitue d’hi­
ver. _ M'àêhes. _.- Raves.' -- (Ji-boule. ­­ Qseillc..
_ Salsiŕis. _ Scorsonère. кi

3
‘5e ' comas DE JARDINAGE.
On vreplante les couronnes impériales ., les
perce'neige 5 on sème pied d’alouette , immortelle, \
ЪагЬеаих ‚ adonide , etc.
_ SEPTEMBRE.
A Ь’Авм. _Pois michaud. ­­- Ognon blanc.
EN PLEINE TERRE. Raves. -­­­ Radis. -— Rai
forts. _- Epinards. ­­ Carottes jaunes et rouges.
-- Cerfeuil. ' ‘ ‚
Planter les fraisiers. —- Бешедапёщопез, re
noncules et autres graines de plantes bulbeuses ou
à tubercules. -Jacinthes. _Jonquilles.­ Tulipes.
QCTOBEE.
lATBABM.` Pois vert. ­­ Chou-fleur.
EN PLEINE TERRE. Epinards. ­­- Cerfeuil. _
Mâclies. —- Raves. ч-нааяд. -— Laitues , romaines,
crêpes. .
On commence 1a plantation des arbres fruitiers
et autres; on rentre les 'plantes qui doivent passer ‚
l’hiver à l’abri du froid. ' 1
NOVEMBRE.
A ь’Авш ET EN M-ANNEQUINS sr oN VEUT. Pois
vert. _Pois domi-né. »- Pois michaud. -- Fèves
де marais , dites julienne.
Préparation де couches.
DÉCEMBRE. г
A IJABRI. Pois vert. ­­­4Fèves де marais.
SUE coUcHE.'Radis , raves', cresson., salades ,
fournitures. '
на
PLANTES PoTAGÈREs
’ . BT

D’AGRÉMENT.

дыми.
Quoiqu’il y ait plus de quinze .espèces де _cette
plante vivace et aromatique, on ne fait guère
usage que де la grande et де la petite: elles sont
toutes deux extrêmement amères.
La grande Absinthe (aussi nommée romaine
ou alufne ( croît ‘spontanément dans le midi де
la France. Elle s’élève souvent à la hauteur де
deux pieds , ses fleurs sont petites , jaunâtres et en
grappes. Elles donnent en septembre des graines
qu’on sème au printemps. i _
La petite Abs-inthe, est très abondante sur les
bords de la mer noire en Italie. Elle s’élève tout
au plus àrnn pied, et ses fleurs sont blanches.l On
peut la propager par sa graine; mais le plus sou
vent on se contente, comme pour la précédente,
d’éclater les pieds en automne, et de les replanter.
Ces deux espèces sont à peu près égales en
vertu, quoiqu’on estime un peu plus la première.
Elles réussissent également en tous climats et en
toute terre ;‚ mais elles ont plus de vertu dansles ~
pays chauds , ou à une exposition favorable.
‘k
52 t coUns

Le même pied se conserve quinze ou vingt


3DS.

Aconíl Царе].
Cette plante indigène est vivace et aime 'les
.terrains pierreux ; en juin, elledcnne des fleurs 'en
épis, d‘un bleu foncé superbe , grandes, et repré
sentant assez bien un casque antique: ces fleurs
durent long-temps. `
L’aconit panache' est beaucoup plus beau que le
»prêcéden'tyet doit être préféré dans la formation
»des partei-res. \ . '
Cette plante qui exige une terre sèche et pier
~reuse se multiplie de graines aussitôt la `maturité
‚он par laséparation des racines en octobre.

‚ ‚I Аи.
Cest une plante bulbeuse, -ou à ognon, dont
on cultive deux variétés. ~
Ifail ordinaire peut se semer aulprinteinps en
toutesorte de terres, mais il réussitl cependant
mieux dan-í -une .--terre substantielle et légère.
Quand on sème l’ail, il faut deux ans pour-faire
une récolte, qui no consiste ,au bout de ce temps,
qu’en un seul ognon ;' mais quand z en.févr`ie`r,ou
marsa, on met des bubilles et des ca'ieuxen terre
convenable', en une seule année on obtient des
retes`d’ail bien fournies. ­[Lorsque les feuilles sont
entièrement dessechées., Y onarrache les ognons
,et on les laisse surterre plusieurs jours , au soleil
DE мвымен. 53
et à l’air 5'. on en fait yensuite des bosittons qu`on ’
suspend dans un endroit sec. ‚ -.
Rocambole ou lciel @Espagne> Même usage,
même culture que le précédent. Ces deux- variétés y
croissent d’elles»mêmes en Sicile et dans le midi
de la France où-on les cultive en grande quantité;l
parce qu’on en' fait un grand usage. „ц;
ч. ` Álëlris.
Cette plante bulbeusc ,qui se multiplie de se
mence et de caieux, donne, en mars et avril, une
touffe de fleurs d’un rose pâle et légèrement odo
rante. Le caïeux et Poguon doivent être plantés en
рос dans terre de bruyère, et placés dans Гоп-ангс
rie ; on ne doit pas les laisser manquer d’eau.
ldices.
Il y en а de nombreuses espèces; les plus remar
quables sont : 4 ‚
L’eloès à ombelles, originaire du cap. Fleurs d’un
beau rouge safrané ‚. en mai et juin. i
Аloèsféroce, ainsi nomméà cause. _de ses feuilles
épineuses de tous côtés. Il exige absolument la
terre chaude. ‘
Aloès panache, ou'Perroquel; fleurs rouges ‘еп I
grappes. _ . a ` ‚
Tous les aloès exigent la serre chaude ou tem
pérée, et une terre fraîche et légère qu’on arrose`
rarement, et seulement avec l’arrosoir à bec ,
su rtout 1’hìver 5 à moins (Гипс grande sécheresse,
54 courts
on ne lui doit pas donner d’aau. Multiplication de
semences au printemps , en terre légère et en
pots; sur couche tiède, et sous châssis pour repi
quer 1e plant quand il est fort. On multiplie aussi
de rejetons , en ne les plantent que deux ou trois
jours aprèsles avoir détachés, pour sécher la pluie,
en les placant dans un lieu sec. On les гены-её la fin
de septembre, etou ne les sort qu’après les gelées ,
pour les placer à une exposition chaude et abritée;
le fond des pots doit être garni d’une couche de
gros sable ou de platre.
Ámaranlhe.

'Blame annuelle et d’agrément, dont ou en cul


tive deux espèces principales: Pune , appelée ama
rant/te àfleur en queue, ou queue de renard , ou
discipline de religieuse , nous vient de l’Inde ; elle
se sème «Pelle-même et vient bien partout; elle
fleurit de juin en septembre.
L’autre, nommée amaranlhe tricolore, se distin
gue par des feuilles très-grandes,tachées de jaune,
de vert et de rouge.
Ces deux variétés se sèment en mars ; la der
nière sur couche
veut avoir chaude,
de beaux maisAprès
individus. sous cloche si Pon
Ale repiquage
0n garantit du soleil les jeunes plants jusquïa la
reprise ; elles donnent des fleurs de juin en sep
tembre. p _
Toutes deux veulent des arrosemens fréquents
DE малышек. Y 55
Ämdryllis. ‚
Ве11е plante bulbeuse dont ilv y a де nom
breuses espèces 5 voici les principales :
1°. Amavllis jaune, vulgairement nommée lis
narcisse , ou narcisse (l’aulomne , vient де РЕЦ
rope méridionale 5. donne en septembre une _fleur
en entonnoir d’un_beau jaune. On peut dans une
terre légère à 1’exposition du levant et mieux
encore du midi , en faire дев bordures. Il faut la
préserver де la gelée au moyen d’un peu de litière'
qn’on jette dessus. On la tire de terre tous les trois
ou quatre ans, en mai, et on la multiplie par les
ca1eux. -
2°. l/Imtr'r'fllis ondulée , vient duCap , donne en
septembre et octobre des fleurs en ombelle, d’unì
pourpre rose. On la tient en pet avec terre
де bruyère , qu’on arrose légèrement. Il faut la
tenir sous châssis l’hiver : е11е se multiplie aussi
parles ca'íeux, lorsque les feuilles sont dessêchées.
Il y a une amarylli's divarìquée , qui ressemble tout
à-l'ait à celle-ci: Y .
3°. Amaryllis de Virginie, d’Amérique septum
tr-ionale. En juillet elle donne une fort belle fleur,
blanche, teinte de rose , évasée en entonnoir. Mê~
mes soins et même mode де multiplication que
la précédente , un peu moins de soleil cependant.
Lis де Guernesey ou grénessenne.
Cette belle plante , originaire du Japon ‚ доп!
lîognon nel fleurit que tous les troisaus, donne­
56 сопке
en septembre ou octobre, une fleur d`un rouge
cerise , paraissant a`u soleil parsemée de points
д’ог: même culture.
Amaryllis en croix` , ou lis de Saint-Jacques ,
vientdu Mexique. Fleurs grandes ‘d’un rouge pour
pre et velouté, paraissant en iuillet et août, et
même plus tard selonlla culture. Tous les trol's
ou quatre ans , on renouvellera la terre avant la
pousse desfeuilles, et on séparera les cai'eux ,
seul moyen de multiplication:
culture. I du reste,
i même

Amaryllis dore'e , ou lis jaune doré , apportée де


1а Chine. Donne en juillet et août ~une fleur enA
ombelle ‚ д’ип
phénomène beau jaune
singulier. doré ;laelle
Lorsque présente
fleur un
est Ibien
ouverte , ou voit à plusieurs reprises de la journée в
ses anthères tressaillir pendant une ou deux
minutes. L’efï'et est d’autant plus grand que la cha
leur est plus forte : même culture , même multi
plicatìon; seulement on doit renouveler la terre
tous les ans. . t

‚ Amaryllis àfleurs rosesou Belludonne d’uutomne,


( voyez ce mot,) Amérique méridionale. _.
Fleur blanche mêlée де rose. '
' dmaryllis gigantesque. (Cap). Superbes fleurs
d’un rose assez vif­ et. rayé де rose plus foncée=
même culture. Multiplication de graines et де
.ca'ieux.
f Il y а encore un grand nombre d’amaryllís¿
dont -la culture diffèrey peu entre elles , comme
DE JARDINAGE. 5.7
I’Ämar)'­llis rayée , ou de Rouen, ou Bel/adonne
d’e’re' , (voyez ce mot), qui se multiplie plutôt
par ses graines qu’ell`e donne souvent, que'par srs
caïeux toujours assez rares, l’amaryllis équelte
ou'écàrlate , l’amaryllis à longues-feuilies', l’ama
ryllis orientale.- l’amaryiiis à réseau , celle àl
'fleurs doubles ,celle ornée, Pamarfllis perroquet,
et surtout l’amaryllis calyphala du Brésil, remar
quable par la beauté et la singularité'de la fleur.
Ambroìsie.

­(Jette plante qu’on,nomme aussi Thé du Mexi


que , se multiplie par semence jetée sur couche
après les derniers froids. Lorsque le plant estfort,
on le repique à une exposition chaude. '
Iiambroisie est annuelle g ou la cultive à
cause de Podeur suave et' douce qu’elle щек;
Amoyreue.
Plante d’agréme'n t, aussi nommée Зал-угар от
breuse , ou mignonclte. Elle est originaire des Al
pes.Cette plante n’a paslplus`d’un'pìed. Elle doni#
ne en avril et mai ,"de ’jolies petites fleurs blun
ches et tachetées de points rouges. On» en fait des
bordures fort agréables.
` Ou cultive cette plante vivaio dans»` de la
terre franche, légère et fraîche.' On doit la pro
téger un peu contre le soleil, et faire tous les trois
ans la séparation du drageon.
58 I coUns

Amo/ie.
On a un grand nombre de variétés де сене
plante vivace, qui se multiplie де graines ou де
Pieds éclatés 3 toutes fleurissent au mois de mai :
1а plus recherchée est l’ancholie double. On. la
sème au printemps, et fort souvent- on n’a pas Ье
soin de se donner cette peine; parce 'que , comme`
elle se sème :d’elle-même , une fois qu’il y en a
eu‘dans un jardin, on est sûr, chaque printemps,>
д’еп trouver du plant dans l’endroit où l’ancholie а
fleuri l’année précédente. Toute terre lui convient
et elle dure 'plusieurs années: elle n_e donne des
fleurs que la seconde, année де sa culture.
Апе'топе. .

Il y ann grand nombre де variétés de cette


plante bulbeuse , dont la plupart se font remar
quer par la grandeur ou Télégance де leurs fleurs,
et par la richesse ou la vivacité де leurs couleurs.
Deux де ces variétés ont surtout fixé l’attention
des amateurs. l а

La première est Гале/доне des ßeurisles ; et la'


`seconde celle des jardins'ou éloìle'e. Toutes deu'x
ont e'lé trouvées clans l’état sauvage ,` au midi de
la France. Ltnrs couleurs les plus­ recherchées
sont le bleu améthiste ou céleste ,-1е Ыеи foncé ,
le пасека}, etc. y ` "t °

Il faut choisir, pour semer, parmi les anémones


simples que Гоп nomme porte-graines , celles
DE JARDINAGE. 59
dont les couleurs sont les plus éclatantes , les
fleurs les plus larges et les plus régulières. Се
semis exige les mêmes soins , les mêmes procédés
que celui desv renoncules. (Voyez cet article).
En prenant tous les soins exigés par les jardiv
uiers éclairés , o`n peut espérer de voir cette fleur
délicate vous payer de vos peines. Mais, nous le
répétous, la culture de ces plantes fragiles . telles
que les tulipes , les renoncules , etc. , ne doit être
tentéeque par des gens déjà habitués à toutes les
opérations du jardinage.
Les variétés les plus remarquables sont :
L’ane’mone œil de paon;
La `sylvie ‚ ou anémone des bois ,
Ifanémone sauvage ;
L’ane'mone à`Ленту en ombelle.

Cette plante est une de celles qui donne aux
véritables amateurs du jardinage les jouissances
les plus vives et les plus variées; mais il faut dire
que ces jouissances ne sont que la juste récom
pense d’un travail assidu et de soins habituels et
raisonnés.
Аида/душ.
011 nomme ainsi une grande plante des Alpes ,Y
célèbre par sa bonne odeur et par les vertus qu’on
lui attribue. Cette plante est bisauunelle et même
trisaunuelle , et s’élèvc quelquefois (Pelle-même.
On doit la semer en terre franche et légère ,f soit
au printemps , soit en septembre ou en octobre ;
бо cans
mais il faut avoir grand soin de ne pas trop cou~
vrir les graines , qui sont tellementsusceptibles г
que souvent on les recueille avec des gants ,
dans la crainte _que les émunations де la main
n’en tuent le germe. Lorsque le plant est devenu
assez fort , on le repique en place. Cette plante
exige beaucoup d’eau, et veut pourtant avoir la
tête au soleil. _
Ilangélique épineuse, ou aralie épineuse , est
un arbrisseau originaire де la Caroline ,»-et\qui
s’élêve dans nos climats à environ dix- pieds де
hauteur. Il donne en août et septembre­ де petites
fleurs d`un blanc sale , et à odeur de lilas :­ il veut
aussi une terre franche et fraîche; et derni-soleil.
On le multiplie au moyen de rejetons ou de grai
nes semées en terrain aussitôt la maturité, eten
fencées au printemps dans une­ couche tiède : on
doit le repi quer en pot pour le rentrer dans la
serre
grandstempérée
froids l, et, le
ne couvrir de place
mettre en litièrequedans les
l’année
suivante. '
Аиде.

Cette plante est appelée aussi boucage , et est


originaire du levant 5; е11е est réputée annuelle :
sa graine a une odeur très-agréable. Chaque année
on la sème fort claire au printemps , à bonne ex
position, soit en planches , soit en bordures {ее
qui vaut mieux „dans une terre légère et chaude ,
et on en айда: 1а germination parldes arrosemens
nE JARDINAGE. 6;
bien ménagés , et qui doivent être continués si 1a
saison est sèche , car cette plante aime à avoir le
pied humide et la tête au soleil. Sa graine se re.
cueille sur les tiges que Pon coupe à rase terre.
Souvent les racines repoussent la ‘seconde année.
Cette plante , qui vient très-bien partout, réussit
surtout dans les climats chauds où on 1a cultive
beaucoup. i ‚ f .
Anis de Paris. Оп доппесе nom à uné variété
du fenouil , qn"on appelle fenouil doux. Cette
plante est vivace ‚ et pousse ,une tige tendreis;
t haute de quatre à cinq pieds. Ses racinesetsa tige
„`s’emploient, en cuisine, au même usage `que 1e
céleri. _On le sème en mai ‘etjuin. , Y . д
Anis étoile' de la Chine , ou badiane, Originaire ’
де la Chine. Belarbrisseau де dix ‘a douze pieds,
V.aromatique dans toutes ses parties. Il donne , en
avril et mai, des fleurs jaunâtres et odorantes. Il
»veut une terre légère et nourrie, l’exposition du
midi et la serre tempérée ou Porangerie ; il mul
-tìplie au moyen des marcottes qui prennent ‚га
eine la seconde année. Son fruit , en étoile, a un
parfum plus lin que celui де _l’anis.
Ananas.
Plante potagère, indigène, du Brésil :elle se
recommande, non-seulement par l'excellence de
son fruit, mais,encore~par_l’élégance_de souper-t.
Parmises variétés qui sont assez nombreuses , on
.distingue ysurtout Рапида: mngeqble ouà сои
62 COUitS

ronne. Ses feuilles portent toutes de la racine , et


sont'longues de près de deux pieds;. elles envi~
ronnent la base de la tige, qui estcourte et qui
porte un épi serré de fleurs nombreuses et bleuâ»
tres , auxquelles succèdent des baies symétrique
ment arrangées. Ces baies sont si serrées qu’elles
semblent ne former qu’un seul fruit qu’on peut
comparer, pour la forme, à une pomme де pin. Ce
fruit, qui répand une odeur agréable qui lui est
particulière, est surmonté d’une espèce de feuilles ‚
courtes , qui sert aussi bien que les œilletons- à
propager la plante.
Bananas , dit lidlmanach du bon' Jardinier,
exige une serre chaude ad hoc pour l’hiver , des
châssis pour Pété , дев pots де trois dimensions
différentes; savoir.: de cinq , де six et de huit à
neuf pouces de diamètre , presque aussi larges du
bas que du haut , perce's de cinq trous au fond ,
et де quatrefentes'sur les côtés. La terre dont il
faut se servir doit être préparée ainsi : Moitié
terre franche à grain, puis un quart de terreau
de fumier bien consommé, si c’est pour servir de
suite; un peu moins consommé , si c’est pour
л дапв un Aan ou six mois 5 un quart de terreau de
fumier de vache, ou terreau de plantes, ou encore
même де terre de bruyère.
Le culture de cette plante est extrêmement
*délicate et difficile e pn doit la laisser aux ama
teurs instruits ou aux jardiniers de profession. Le
développement des soins nombreux et continuels
DE JARDINAGE. f 63

qu’elle exig'e nous conduirait нее-10111. Nous


croyons donc devoir renvoyer aux auteurs qui en ­
ont traité
vrage à fondintitulé
excellent : .on doit` surtout
Ie Bon consulter Рои—
Jardinier. l

Antholfsa.
L’antholysa du Cap est une plante liliacée ,
qui a quelque ressemblance avec l’iris : drangerie,
lhiver; terre de bruyère ; châssis au printemps ,
arrosemens assez frêquens.
Äpocylz. s
De toutes les variétés де l’apocyn , il n’y a guère
que l’apocyn à'fleur blanche que l’en 'cultive dans
les jardins. Il exige la'serre d’orangerie', et' se
multiplie de semence ou de pieds éclatés.
L’apoeyn dn Canada, qui résiste au froid, et
qu’on cultive en pleine terre , se multiplie beau
coup depuis quelques années: ses' fleurs se зиссё
dent pendant plus de deux mois.'
Árisloloehe.
Il existe différentes espèces de végétal.
1f’. L’arístoloche.siplwn , originaire de l’Amé­
rique septentrionale. C’est un arbrisseau à tiges
ligneuses , де trente pieds ergrimpantes , qui donné
en mai et juin des fleurs nombreuses., d’un pourpre
obscur. Il exige une terre franche et légère „et l’ex
position au soleil. Sa multiplication a lieu an
moyen de graines , ou dix-couchage au printemps
_et enraciné à lfautomne.
64 courts
'20. Äríslolocbe ‘à feuilles lrilobe'esî; nous vient
de l’Amérique méridionale. Fleurs jaunes en juin
etjuillet.-M'ême culture,multipliéede marcottes. ‘
¿ristoloche colonneux, де 1’Атё1‘1чие septen
trionale; tiennev en juin des fleurs jaunes.-Même
culture et même multiplication que le n° 1 ; a une
variété nommée. _ ` _
Ärisloloche de Candle ou de Creti , ou Aristo
Io'che [аудит verle. Fleurs jaunes et mêmes soins.

Armoíse.

'Il y en a- de plusieurs espèces.


1°. ¿drmoise auronne,..ou cilr'onnelle, est indi
„gène , et a deux ou trois pieds ;` feuilles d’odeur de
citron; donne en août de petites fleurs; exige une
terre légère et,­ substantielle , et une 'exposition mé
ridionale. _Il doit être garanti de grands froids. Sa
multiplication a lieu par les pieds au printemps,
ou par- des graines semées aussitôt la maturité.
“l 2°. Armoíse en arbre, *plante aromatique ,aussi
indigène. Sa tigeetest
donne ~en 'juin de quatre
août à cin'q pieds; elle
des fleursiglobuleuses et .

jaunâtres. — M'ême culture-et même exposition.


. 3°. Armeise argentée,­0u de Madère; plante
aromatique à feuilles -soyeuses et argentées. _
Même culture, etc. ‘
- Ces Adeux dernières variétés -multiplient de
boutures.,
Arroche des jardins' ‚ autrement appelée Belle
dame. Cette plante potagère est annuelle et d’une
DE JARDINAGE. 65
culture facile 55a graine doit être semée très-claire;
au mois де mars; tout terrain lui convient; _les
arrosemens doivent être fréquens dans les terres
' légères. L’arroche , que sa haute stature 'et ses
bellesfeuilles font presque ranger au nombre des
plantes d’urnement, n’est guère bonne qu’à adou~
cir l’acidité де ГовеШе.

Artichaut.

C’est une plante potagère , trisannuelle 5 .on' en


distingue en France cinq espèces principales. '
Le gros ver! де Laon ,­ cette variété est la plus
remarquable par sa beauté, et la plus estimée
pour sa saveur : c’est celle que cultivent avec plus
de succès les jardiniers des environs de Paris.
Le gros camas de Bretagne dont la tète,~ d’un
vert pâle , est plus élargie et plus aplatie que ' le
précédent; il est.aussi plus liatif. x
Le violet, espère‘très­liâtive ‚ mais petite et peu'
Aavantageuse à- cultiver. Elle est excellente à la
-poivrade Il en est une variété , l’artichaut rouge ,
dont la chair est très-délicate ‚У mais qui ne Apeut
être mangé que jeune et crû. .
Enfinl le sucré de Gènes ou d'ltalìe, cette eapèc
dont lc nom nous dispense d’énum_érer ses quali..
tes , est préférable à l’artichaut rouge pour sa dé
licatesse; il nA`est bon qu’à la poivrade. 11 dégénère
dès la seconde année: il faut par conséquent faire
venir de Gênes, tous les aus, des œilletons pour
3"’A
66 l ` совке
l’avoir dans toute sa bonté. Sa culture ne convient
donc qu’aux curieux.
Ces différentes variétés se cultivent de la même
manière. lOn les élève;quelquefois de graines,
qu’en sème au mois de mars.; mais pour Perdi
naire on plante des œilletons , qu’on sépare des
vieux pieds au printemps. Cette méthode est la
meilleure , parce que 1a plupart des variétés ne
sauraient se conserver franches par le moyen du
senns. ­
'Il faut choisir les œilletons les plus sains et les »
plus vigoureux vers la fin де mars , s’il п’у а р1115 де
fortes gelées à craindre. Pour lever ces œilletons,
on écarte la terre en passant la main ou une pa
lette de bois , entre la souche et l’œilleton ou dra
geon on le tache facilement; on ne plante que
ceux dont l’extrémité inférieure se termine par un
'renflement nommé noix; il ne faut laisser à chaque
pied que deux ou trois pousses. On plante les dra
geons autant qu’il est possible par un temps cou
vert ou même pluvieux , à trois pieds de distance
les uns des autres , ydans une terre-qu’en aura bien
amendée et ameublée part-m bon labour. Il faut
éviter avec soin de trop les enterrer ,parce qu’on«
les ferait pourrir. On doit arroser chaque pied­ jus
qu’à reprise si le temps est sec, et surtout le ‘gai
rantir des gelées du printemps , en le battant, en
l'entonrant et le couvrant de feuilles ou de li.
tière sèche , dont ou augmente Pépaisseur' en' raison »
du froid. ` "
DE метисы. 67
Quand on veut obtenir la multiplication par
semis, il faut choisir les graines les plus sèches et
semer en février et mars , sur couche tiède et sous
châssis; on peut encore, vers la fin d’ev'ril ou an
commencement de mai, semer en planches et à
1a distance ‘nécessaire pour lles œilletons.ìefplan
venu en pot se place en pleine terre , lorsque les
intempéries ne laissent plus rien à redouter pour
lui: souvent il produit dans Раннее. La terre des.
tinée à recevoir le semis , doit être laboure'e et
fuméey en automne ; un second labour moins pro
fond doit avoir lieu avant de seiner. Cette dernière
'opération se pratique en faisant des trous д’цв
pouce de profondeur pour chaque graine , qu’on
recouvre де terreau.
Les terres'fortes;pierreuses et neuves, exposées
au midi , ainsique les terres légères, sablonneuses
et profondes , conviennent P'arfaitement à ce genre
de plante. `
On peut espérer, en lui donnant de grands Soins
et en l’arrosant fréquemment, deux récoltes par an.
Arum. ‚ о i
Cette plan te d’agrément qu'on nomme aussi ou
Pied de veau ou Соне], а des espèces trèsànomè
breuses. i ‚ ‘ ‘ i
Arum gabe-mouche., originaire de Minorque з:
terre franche, légère; serre tempérée, on Orangerie;
exposition chaude ou arrosemens Недавним“!
tìplication de graines ou par lasêparatioil des
racines. ' ‚ - >
68' COURS

Ídrum serpenlaíre , indigène : même culture, en


Orangerie ; en pleine terre, il lui faut de Pombre 5’
en doit le couvrir de feuilles pendantl’hiver. Fleurs
en juin et juillet.
Arum gouety ou pied de veau, indigène e donne en
juillet des fleurs d'un blanc jaunâtre, et en août et
septembre des baies d’un beau rouge. Terre par
tr op forte, exposition' ombragée; multiplication
par racines en automne.
l,dscle'piade
Plusieurs variétés.
1°. Asclépiade incarnate ; Ье11е plante vivace,
laiteuse, originaire de la Virginie, à tiges de cinq
à six pieds: au mois de juillet, elle donne des fleurs
à petites ombellesjdhn rouge pourpre, et à odeur
de vanille. Cette fleur a cinq pétales avec cinq
cornets saillans qui. retiennent les mouches.
Elle exige dela terre де bruyère >im peu humide,
et l’expo'sition au soleil. Multiplication par les
‘graines aussitôt qu’elles sont mûres , en terreau ou
en plate-bande qu’on a soin de couvrir l’l1ivex` , ou
en retirer le jeune plant avec la motte pour assu
rer la reprise. On doit couvrir dans les grands
froids. ' л
2°. Äscle'piade cotonneuse , vivace et plus belle
encore que la précédente; fleurs d’un rose vineux
1.à la ini-juillet. Même culture.
3'. v.4scle'piade de Syrie , ou soyeuse , >ou herbe à
la buglle. Originaire de Syrie д vivace. Même cui,
/
\ .

ns JARDINAGE. s 69
ture. Son odeur est agréable, mais elle incommode
promptement. ‚ .
4°. Ásclépiade de Curaçao. Fleur d’un rouge
safran , en juin et septembre. Terre légère, serre
chaude ’‚ et même moyen de multiplication.
5°. Äscle'píatle à feuilles de Saule: elle vient де.
Tunis. Fleurs blanches en juin et septembre. Même
culture. ' « `
Азе/ершей: lube'reuse , originaire de 1`Amérique
septentrionale.. Fleur en juillet et septembre ,
d’un beau rouge safrané. Même culture. `
Jsperges.
­ On compte trois espèces de cette plante­ pota
gère; ce sont: la grosse, la commune etla sauvage =
elles ne _différent ’entr’elles que par la grosseur.
Quoique l’asperge parait originaire du midi de la
France : comme elle est de nature saine et d’une
culture facile, elle a été transplantée partout où le
climat luî a permis de végéter. De ces différentes
cultures sont nées foutes ces variétés qui diffèrent
par la couleur, le volume et surtout par la saveur;
mais qui toutes ont une souche commune.
Les pousses 011-Типаж , non. encore développés
deV l'asperge , sont la seule partie qu’0n emploie
dans la~ cuisine. .
La culture de cette` plante est excessivement com
_ pliquée); ce n’est que dans un ouvrage de jardinage
_ très-étendu, qu’on peuten indiquer tous les détails;
consultez Surtout lc Bon jardinier.
7o ­ coURs

Asphodèlc.
C’est;w une-‘plante bulbeuse qui donne en mai
des fleurs très-belles et nombreuses d’un beau
blanc; on doit la placer en pleine terre et au
soleil : elle n`a rien à craindre de lav gelée. On la
multiplie par le semis, mais beaucoup plus promp
tement par l’éclat de ses bulbes en racines.
Cette plante qu’on nomme encore bdlon royal ,
sceptre des rois , a une `variété à fleur jaune qu’on
appelle b_dton de Jacob.

' Astère.

Cette plante d’agrément а de nombreuses es-l


Apèces (lont les principales sont :
L’aslère œil-de-Christ. v­- Indigène et vivace;

fleurs d’un beau blanc , mélangées (le jaune: elle`


faitAslère
un fort bel effet sur le devant des massifs.
maritime, fleuritxen juillet et septembre,
donne une fleur d’un
jaune. I blanc
' p'àle avec un cercle

Aslèŕc de Sibérie. ­­­ Fleur ­d’un bleu `pâle ou
pourprée en juillet et septembre. `
Aslèrc de la Ch'ìne , ou reine Marguerite ‚ origi
` unire de la Chine. Celte superbe Plante est an'
nuelle: elle fleurit en juillet. ' ` ‚ ‘
Toutes les terres conviennent e' galement à cette
belle plante qui s’accommode aussi de toutes les
expositions. Il faut semer de la graine d’un an.Elle
réussit surtout 'dans une terre vfranche ,' légère et
DE JARDINAGE. 7x
bien amendée. Elle demande d’être suffisam
ment arrosée dans les sécheresses , et d’être abri
tée du soleil quand on la repique ou met en place.
Cette plante, dans toutes ses variétés, se multi
plie aussi de pieds éclatés à l`antomne ou au prin
temps.
.Ástragala
C’est une grande plante vivace dont il y а plu
sieur variétés , telles que;
L’astragale de Caroline 21 fleur bleu-violet ,
L’astragale esparcette id.,
L’astragale bigarré à fleurs bleues et jaunes ,
Iiastragale axillaire 21 fleur jaunâtre en bou
quets, etc. , et quelques jardiniers l’appellent barbe
de renard.
Celte plante ne craint pas la gelée et a besoin
de soleil : toute espèce de terrelui convient. On
la multiplie par éclats de racine ; quand on la sè
me, ce qu’il faut faire sui' couche, elle ne fleurit
qu’à la seconde année.
l I Balísier.

Cette plante vivace, originaire des Indes, estun


roseau qui se_ multiplie par les tubercules de ses
racines séparées en avril. Pendant l’hiver,_elle doit
être placée dans le lieu le plus sec de l’orangerie.
On cultive cette plante pour la beauté de son
feuillage , et peu pour les fleurs qui sont peu. rc
marquables et d’un rouge oranger. On doitl’arro­
ser beaucoup jusqu’au mois de septembre, et cesser
l.
72 ­ courts
alors , pour qu’on puisse la rentrer en serre très
sèche; une terre franche sans mélange де fumier
lui est nécessaire.
Balsahjlt'ne.
Cette plante annuelle s’appelle en latin impaliens;
ce uom lui vient sans doute de la propriété q„n’out
ses capsules de lancer les graines qu’elles renfer
ment lorsqu`elles sont můres ou dès qu`on les
touche. Son nom français vient du latin balsamum,
baume; comme ce n’est pas à son odeur qu’elle
doit le choix qu’on a fait de ce nom , on présume
quedest parce que les anciens l’employaient dans
la composition d’un baumeì
Semez sur couche au mois de mars, si la sai
son est peu rigoureuse; quelques jardiniers вёд
ment en octobre sur une plate-bande terreaatée,
exposée au midi ou au levant. Lorsque 1e plant a
quatre ou six feuilles, repiquez-le dans une planche
de réserve où vous le laisserez jusquüiu moment
où vous voudrez ou l’ampoter ou 'le placer dans
les parterres: vdans ce cas-là, il faut l-’enlever en
motte. Arrosez sans excès. La balsamine fleurit
de juillet en septembre ; ses graines doivent tou
f jours être récoltées sur les individus à ill-urs dou
bles et seulement sur la branche mère ou du 1111
lieu. Autant que possible , il faizt ne semer que la
graine d’un an.
Barbeau. _
Le barbeau , qu’on nomme vulgairement bleuet,
offre par sa culture des variétés de toutes le
w‘Hr-..., W mm i „MW“
__.4
——‚..‚-—— ‚ ———_‚_,._ч ­ ‚__ __.” __.“ „fr ,_

‚^‚‚ ‚А
в
l

DE JARDINAGE. ` 73
les nuances. Seiner au printempsou env automne;
repiquer quand le plantest un ред-{он} arroser
йпёчч`ё1 се qu’ilseitbìen серыми devies; superbe
'ans unelbonne terre, .. ; Ю „Н ‚ _ë i “P
` l' Bäfbé de Capußin._( Voyezß'liíeorée. „

' . . .\ ._ Y
1 2.. Bañä'ç;i .di н. в „

(д. 2‘ J.: и. имидж


Оп фифа;. huit ouxdia.espècesfdeßetteplante
‚‚. -„‹у."› »~\ . __.'
`
aromatique et ~d’agréprent. ,plus шницели;
le gràjnd -MleipìelilÈl 5le дурны)? l шатен ¿leßa'Ä-q
sílic идише. Се; J«lex-_pier se recommande, par:
son utilité ¿mais lepetit basilic lui est préféré ,‘. ‚к
parce que selsbj'fleurs sont plus belles et> son odeur
plus suave. ~ ' y ..­.
Cette plante , dont les dillîf-irentesv variétés nous
viennent: dei.:Ceyflan „- des »"Indes- oriéniales ou
d’At'ríque;.a besoin de chaleur; et dans notre cli
matsilaurait été difficile (le "la cultiver sans'le Sti:`
cours-des eouehésetides' serres fcliau'des. l" ` i ' я

т Les jardiniers cultivent zi-vee beaucoup ,ile-„soin


cette plante qui estherbacée et annuéllè,`­ etjavecA
мещане ils forment’ de fort.jolis petits buissons.
Ils la sèment sur. couche ou sous châssis 'dams dit"
bon terreau, dans les premiers jours de mars.
Quand le plant a six feuilles, ils le mettent en
pot , en ayant soin де пе mettre qu’iin pied à ­la
fois. Jusque ce qu’il soit repris , il -fautle tenir à
Pornbre; mais ensuite cin doit l’exposer à un soleil
ardent,»et__l’arroser beaucoup. ‘ ` - ‘t ­
On le sème quelquefois en pleine terre , à
д ‚ — 4
74 conne
boum exposition , dans le courant des mois де
mai ou dejnin'. Cette culture cependant ne réus
litV bien qu`au basilic de cuisine. Le basilic, semé
en mars, donne en août sav-graine, qui peut se
conserver pendant trois ans. '~
On appelle basilic de la Chine une variété де la
germaine ou plectranlhus , qu’on distingue sous
` lie nom де germaíne nudg'flore. C’est. un arbuste
fort joli, qui demande une terre franche et lé
gère. Il se multiplie par bouture en été, ou se
sème au printemps sur couche tiède : 11 craint
Phumidité , s’arrose peu , et exige une serre tem
pérée.
Baume. ‚
` Quatre variétés du baume se cultivent lpour
l’asage de la cuisine ou де1’о111се. Cesont le baume
violet , le baume veri,' le столпе et le panache'.
On les multiplie de bouture, et elles n’exigent
presque aucun soin. En automne il faut couper
_toutes les tiges à fleur de terre, et ensuite
couvrir le pied d’un pouce de terreau. Le baume
exige une terre grasse , meuble et fraîche.
Belledame. (Voyez Arroche ).
l
Belladonne.
a* .
Plante bulbeuse dont il у-а deux variétés prin
eipales.
1°. Belladonna d’uulomue, ou amaryllis àjleurs
reses. Fleurit plus souvent en pleine terre qu’eu
;
DE мнимая, 75
pot , d’uoůt en octobre; terreA franche , légère ‚
mêlée d’un peu de plâtre , préservée de la gelée ,
en la mettant en 'une bonne exposition, et en'fla
couvrant en outre de grande litière ou d’un châssis
pendant 1’hiver : on doit également garantirles
feuilles de 1a gelée. Il faut renouveler “sa terre
tous les trois ou quatre aus, lorsque les feuilles
sont desséchées, et on doit profiter de ce mo
ment pour séparer les caieux : enfin on les re
plante de suite; peu d’eau , maintenir seulement
la terre un peu fraîche. ' 'i
2°. Belladonne d’ef/é , ou пишут: rayée ou “de
Rouen. Même culture que pour la précédente;
multiplication par ses caïeux toujours assez rares ,
ou par ses graines qu’elle donne souvent.
Belle de jour, ou Щегол tricolor. _
Plante annuelle et d’agrément, originaire de
Portugal; fleuriten juin et septembre.
Semis sur couche [in de mars', ou en place fin
d’avril.
Belle д’опге heures , ou ornithogale a' oinèelles.
Plante indigène et bulbeuse , qui fleurit en mai
et juin. Pendant environ quinze jours , elle s’ouvre
à onze heures, lorsque 1c soleil brille (d’oůllui
vient son nom); elle se referme à trois heures.
Pleine terre et substantielle. On lève 1’ognon
tous les deux ou trois ans, en juillet, pour le re
planter en octobre,` après la séparation des сядешь
*
76 conne
.Belle de Nuit.

t' 1.1 y a deux wariétés'principales de cette plante


d`agrément : - _ f
1°.' Belle de nuit ordinaire, ou faux jalap, ou
merveille du Re'rou, d’où elle est originaire ; fleurit
en juillet et septembre. Terre légère et substan-4
tielle д multiplication .de semence. Gulture de la.
reine4 Marguerite. Le choix des graines est lindiff
ferent."v ' ­­ ' ' ' .
2°. Belle де Amail à fleurs longues, originaire'dul
Mexique. Même floraison, même culture et mul
_tiplicátion- t _ `
Betterave.
La betterave lest une des productions végétales
les plus précieuses. Ses variétés sont assez nom-.
breuses : von en distingue trois Principales:
10. La beitemve'alimenlaire, 0и.сотпшпе‘ ;
zo. La .betterave ehampêtre, ou racine de di
sette ,
30. La betterave .blanche де Prusse. _
Toutes ces variétés , disent les agronomes les
plus expérimentés, .se soignent de la même ma
nière., dest-indire ,que , selonla qualité pluso'u
moinschandedu terrainet la températurerhdtt>
lieu, lorsque -la terre a été bien ameublie par un
curieux Ál'alaotirs profonds , et qu’elle a été fumée
l’annëetpnécédente -, non' sème:à :la .voléez ou. en
rayons д depuis le `commencement de mars .just
DE латыши. ~ 77,'
qu’en mai. .Si ou avait'semé trop dm , 011 aura
soin.d’éclaircir le plant'de manière quelcliaqud
pied resteisolé et séparé des autres d'environ dix
à quinze pouces. Lorsqulon repique, il faut que
ce soit dans un temps humide : 011 sarcle à la
main, et il-faut donner deuxou trois binages.
C’est en novembre que se fait­ la récolte de'deltta
racine. En l’ôtaut de terre, vonv en *coupevv les`
feuilles qui peuveut~êtredounées aux bestiaux; ALes.
racines se conservent dans des caves on ldans. des
serres sèches. Lorsqu’on4 en laissequelques-unes
en terre pour en avoir-de la graine „n il faut amil;
soin de les garantir du froid , en les couvrant avec
de la paille. Si toutl ce qu’o_n aurait conservé_ pour
graine avait péri pendant l’hiver, on aura la res
source de replanter en mars quelques-unes des
plus sainesde celles qui auront été gardées. " ’
‘ Cette ŕacin'e est non-seulement alimentaire
pour Phomme, mais sert encore d’excelle_nt fou
íage pour les animaux. Il est maintenant reconnu
qu’on peut en extraire 1111 sucre aussi bon et aussi
beau que celui extrait jusqu’è présent de la 'canne`
` à sucre. Ё‘ ' '
Blé de Turquie. (Voyez Maïs).

j Bourrache.
Plante indigène , rustique et annuelle; fleurit
en septembre. Elle se propage­ delle-'même par
ses graines , qui se conservent en terre : otr peut
la semer en tout temps. * - » 3 *t к‘ ‘Él’ l
t
78 courts
Elle est d’usage en médecine e ses fleurs ser.
тет avec celles des capucines à parer les salades.

Camomille.

Plante aromatique, originaire de France. Elle


est vivace et elle a deux variétés z l’une à fleurs
doubles; on ne peut les multiplier que par l’éclat
des pieds z l’autre, à fleurs simples, se propage par
се moyen, et par ses graines qu'il faut semer en
mars, en terre franche, légère, bien ameublie ,
fraîche ou souvent arrosée , exposée au midi : elle
est employée en médecine. i `

Campanule.

`Сатрапи1е des jardins. Plante vivace , indigène;


fleurs en juin­ et septembre : on ne cultive que'
les doubles. Terre franche, légère ; exposition à
nii-soleil; arrosement au besoin; multiplication
par l`éclat des racines, à l’automne et an prin
temps. ~
Y Campanule pyramidale , bisannuelle et indigène;
fleurit де juillet en septembre. Terre franche, lé
>gère , rui-soleil pendant la floraison; arroser fré
quemment ; multiplication de semence , et arrose<
ment après le semis; repiquage au printemps.
Campanulc à grosses jleurs, ou violelle marine
des jardiniers ; fleurit en juin et septembre. Même
culture. .
Campanule des Alpes 5 fleurit d’avril en inin.
un JARDINAGE.
t 79
Seiner en terre де bruyère humide et graveleuse:
exposition ombragée.
Campanule dorée , originaire de Madère; en
août et septembre donne des fleurs d’un beau
jaune doré. Terre franche légère; Orangerie; mul
tiplication де graines sur couche. _
Campanule à grandes Леню: fleurit en juillet;
-réussit très-bien en pleine terre, sans avoir be-Ä
soin de soins particuliers ;_ multiplication de
graines, ou en éclatant les vieux pieds.

Capucine. ` ’
‘3
Plante duÀPérou , dont il y a plusieurs espèces“,
toutes remarquables
' cession par `l’e'clat
de leurs fleurs. ‚ ._ ety la longue snc ’
La grande et la petile триста ‚ autrement ар—
pelées cresson du Pérou ou du Mexique , sont les l
deux plus belles espèces. Quoiqufelles soient toutes
deux vivaces, ou a Phabitude , dans nos climats ,
de les cultiver comme des pl antes annuelles; parce
qu’elles mûrissent leurs graines tous les ans..
Toutes terres leur conviennent. Leur culture conv
siste à les semer au printemps où lion veut les
faire croître, et à les arroser dans les sécheresses 5
mais elles viendront plus belles et plus forte!
dans une terre légère substantielle bien amendée.
Les grainesl lèvent pendant deux ou troie aus.
8o ‘ couas

Cardan.

~ C’est la plus grosse de toutes les plantes pola


gères, et une des vplus-saines; elle est ’originaire de
Barbarie. Il y en a trois espèces. ­ _
Le commun, ou cardon d’Espagne, et le pi
quant,~ ou cardan de _’Iburs. Celui-ci dill'ère du
premier en ce~qu’il est armé de toutes parts d’ui
guillons très-pointus; i1_est le plus estimé.
La troisième espèce est le cardan plein et sans
e'pìnes. Cette variété ne diiï'ère de la première
que parce qu’elle est privée du précieux avantage
d’avoir des tiges aussi pleines et aussi succulentes
que celles du cardan de Tours.
Toutes ces variétés se sèment dès le mois de
janvier en pots, sur couche et sous châssis, si
You
bles veut avoirdedes
au mois maicardons
et juin.deVQuand
primeur
on mangea
en veut
avoir a l`arrière ­ saison ou en h_iver, \on ne les
sème qu’en avril et mai , dans des trous garnis de
fumiers consommés : l’on place deux ou trois
graines-ensemble, afín де 'ne laisser qu’un pied.
`On doit les arroser fréquemment et les tenir très.
chaudement. Lorsqu’ils sont devenus assez forts ,
il faut les blanchir'. Pour cela, o'n les butte avec de
la' terre qu’oxífarn_t;ncelle au pied g on rapproche
les-feuilles qui souvent sont longues ­de_‘six pieds ,
en les нашит:
ensuiteдеavec
l’osier
uneoucouverture
de la ficellede; on les ‚
recouvrel paille

sèche qu’on attache avec des liens. Le cardan,


DE JARDINAGE. _ 81
ainsi abrité et serré pendant- troi's semaines, blau
' chira et deviendra très-tendre. Il ne faut pas 1е
laisser plus long-temps'dans cet état , car il pour
rirait. On enI garde quelquesA pieds pour avoiì' la
graine , _qui peut se conserver plusieurs-années.
Carotte1

Cette plan-te potagère est d’un usage presque


universel. . . А ' ` = ‘
Onven distingue quatre variétés principales z La
rouge, la jaune , la blanche et la едина de НО!—
lande. Cette racine se cultive surtoutdans lesjar
dins, quoiqu’elle
champs réussisse
: е11е se sème, assezJardinier,
ditlle Bon bien dans les
depuis
la 611 де février jusquëen mai, quelquefois même
jusqu’en juin. On en sème encore à la Нигде l’été,
particulièrement de la courte, pourl en avoir de'
nouvelle au printemps 1 elle demande une terre
profonde et plus légère que forte, chargée де sues
nutritifs, et qui soit fumée , au plus tard', à Гаш—
tomne précédent ; autrement la carotte fourche
rait et prendrait un goût de fumier. 011 donneurs
labour bienprofond, et on amenblit .bien la terre :
011 sème en 'généralè la volée , et~ quelquefois en
rayons ,_ à 'dix pouces de distance , dans des plan
ches deA quatre pieds de large; et après. avoir
donué'un coup de rateau , on met une légere.
couche gie-terreau où 1'011 paille. "On mêle ordi
nairement la graine de carotte avec de la cendre
ou du sable 611 , après l’avoir frottée рощ-111111115“.
82 cenas
Lorsque la carotte lève ,- il faut la visiter, afin
de détruire les limaces et de chasser les arai
gnées. Les ravages de ces insectes forcent à semer
plus dru , afin d’avoir du plant pour regarnir les
places où il en peut manquer. Quand on veut en
repiquer, on choisit un temps couvert. Lorsque
la carotte a deux feuilles o'utre les cotylédous, on
lève le plant dans les endroits ou il est trop épais ,
avec un morceau de bois de six lignes de dia
mètre , aplatti et très-mince à son extrémité
qu’0n enfonce en terre , de manière à enlever le
plant avec ses racines sans en briser, et à laisser
un intervalle de quatre «à cinq pouces entre les
plants qui restent. On place ceux qu’on enlève
dans un panier recouvert: on repique au plan
toit' , à la même distance ; on a Pattention de sé
parer les plants sans les rompre , de descendre
leurs racines verticale'ment _, et de presser légére
ment la terre avec le plantoir : оп arrose ensuite ,
et on continue la surveillance jusqu`à ce que les
carottes aient quatre ou cinq feuilles : on sarcle ;
et lorsqu’ellessont grosses comme le doigt, оп‘
en arrache une entre deux -, soit pour son usage
ou celui des bestiaux quien sont friands, seit
pour la vente. Les тешит ont alors huit à dix
pouces : on peut'leur donner un binage. On ne
coupe point les feuilles des carottes destinées à la
nourriture de Phornme ;'mais on fait deux ré
coltes de celles qui doivent servir anx bestiaux z
c’est un excellent fourrage vert.
nl: JARDINAGE. 83
On fait la grande récolte , à l’approche des ge
lées, avec des fourches ordinaires , ‘et mieux avec
celles à dents plates. On coupe les feuilles aupa
ravant; on trie les carottes, et on met à part les
belles, qu’on place dans la serre aux légumes ,
dans une cave ou dans un trou fait exprès en
terre.
Célerí.

Il у а plusieurs variétés de cette plante potagère


bisannuelle :
Le céleri creux ; 4
Le céleri à couper, оп petit céleri ; i I
Célerí de Prusse, ou céleri Turc ; 4
Le céleri plein , ou céleri long. K
Lorsqu’on veut avoir des célerisà différentes
époques de l’anuée , on doit semer depuis ianvier
jusqu’en juin. De janvier à mars , ou sème sur
couche et sous cloche : on repique sous cloche ou
sous châssis , pour ne mettre en pleine terre bien
amendée , que vers le commencement d’avril.
Chaque plan, arrosé sur-le-champ pour le faire
reprendre , doit l`être encore tous les deux ou trois
jours , s’il ne pleut point. Lorsque le plan est assez
fort, vers le mois de juin , on le fait blanchir en
le liant par un temps sec , et en le garnissant de
paille sèche , de manière à ne laisser à l’air que`le
haut des feuilles. ` `
Le semis де mai et de juin doitlse faire très
clair pour n’avoir.point à repiquer , ce qui тай.
84 сопвз
derait sa croissance. 011 1'е1пра111е 011 011 1е bute­
avant les fortes gelées.' Celui `que Pon conserve en
serre , doit être abrité-du froid et'd'e Phumidité:
il faut cependant lui donner de l’air toutes les fois
q_n’il ne' gèle point. Quand on- veut avoir 'de la
graine de céleri, on laisse quelques pieds en pleine
terre pendant l'hiver , et on les recouvre de paille.
Les semences les plus nouvelles sont les meil
leures , quo?.qu’elles puissent se lconserver bonnes
pendant trois ou quatre ans. ‘ ­
Il y a une variété du céleri,qu’on appelle céleri
rave, dont la racine grosse et en forme de navet
se mange cuite. Cette variété терм-131350111 d’être
butée ; seulement il faut couvrir pendant le froid
les pieds destinés à donner des graines.> i
Toutes les espèces de céleri exigent' de fréquens
arrosemens., "

Centaurée.

Voici se's diverses espèces:


Centaurée odoranle', ou barbeau jaune ‚. ambretle
jaune , ßeur du grand-seigneur ; originaire du Le
vant: en juillet et octobre ,_ donne des fleurs jaunes.
lTerre franche, légère; plein>` soleil @semis en fé
îvrier sur place, ou sur couche en février 011—1111115.
Pour repiquer , ou pourrait semerdès l’automne
err place , pour avoir de plus beaux р1ед5 ; mais il
faudrait alors couvrir le plan avec une .cloche », re-r
couverte de litière pendant les gelées.
vDE I JARDINAGE. _ 85
Centaurée bleue; annuelle. Tous les terrains lui
conviennent; semeren automne.
Centaure'e de monlagne, oujacéc de montagne,- Нац.
rit en juin , août. Toutes terres; multiplication
d’êclats de pieds en automne. o `
Септиге’г du~Níl,­=annuelle. De îuin en'ao'ût,
fleurs purpurines et. blanches. Culture, de la cen.
taurée odorante. ­ "' “
Centaur-ee blanche ; vivace. Fleurs en juin; Terre
légère ;_ exposition chaude; Orangerie. AMultiplica-->
tion par Péciat des racines, en automne; ou par
boutures Ífaites en été,` en pot. et à Pombre. ч
l Centaurée de Надизе’; vivace. Fleurs en '-j'uin et
iuìllet. Même culture, etc. l
:.\‘

L _ Celfeuíl.
. Depuis mars jusqu’enI septembre, on peut semer
cette, 'plante indigène , annuelle et aromatique. En.
mars, elle doit être semée au pied d’un mur et en
rayons 5 pendant toute la belle saison on la place à
1`ombre etìau nord: sa grainese conserve trois ans.

Champignon.

Ce--n’est pas dans un ouvrage dont les limites


sonty aussi reserrées que celui-ci., que ,nous entre,
preudrons d’indiquer la culture des champignons.
' Nous ne le nommons que pour conseiller aux Per
sonnes.qui,_n'étant раз praticiens exercés, vou-_
_diraient en élever2 de renoncer à une culture qui p
86 covns
rae-pent prospérer qu’avec les soins les plus as
sidus. '
СЫсогёе. ' -—

Оп distingue la chicorée sauvage, la chicorée


frisée ou blanche , la chicorée d’été , et la chicorée
scarole ou escarole 3 ces différentes espèces se sub
divisent en plusieurs variétés.
. Ces différentes sortes de chicorées se sèment
indifféremmerit à presque toutes les époques do
l’année : seulement , pendant les grands froids,
on doit se servir de couche ou de châssis ; elles
out besoin de beaucoup d’eau. La chicorée frisée
se lie quand elle est un peu forte, afin qu’elle
blanchisse et qu’elle s’attendrisse; dans ce cas il `
faut, en l’arrosant, ne pas se servir des pommes '
d’arrosoir; parce que si l’eau pénétrait dans le
cœur de la plante , au lieu de blanchir, elle pour
rirait; quand il pleut , on fait bien de couvrir
chaque pied avec une feuille де chou. `
(Test avec la chicorée sauvage , dit le Bon Jar
dinier, que `l’on fait cette salade d’hiver, appelée
à Paris , barbe de capuciu , et, dans d’antres en
droits, cheveux` де paysan'. On établit, dans une cave,
ш moins de novembre et décembre, une ou plu
sieurs couches de terre légère et sablonneuse,
ou du' fumier bienl consommé , d’environ deux
ou trois pouces d’épaisseur , et de deux pieds
de largeur, sur la longeur que Гон veut. On y place
horizontalement , el la tête en dehors , des racines
DE мизинец. 87
де chicorée semées dans Раннее , et Pon recouvre
d’un lit de même terre et de même épaisseur»,
sur lequel on place un nouveau rang de racines ,
qu’ou recouvre de même ; et ainsi de suite,`jusqu’à
la hauteur convenable. La température égale et
douce de la cave, et le défaut de lumière, ne tar- «
dent pas à faire pousser à ces racines des feuilles
étiolées et sans couleur , que 1’on récolte à mesure
qu’elles paraissent , soit en les coupant, soit en ar
rachant les racines , qu’alors on met en bottes; et
c’est dans ce dernier état que cette salade est ex о

posée sur nos marchés. Ces couches se mouillent


au besoin, si on a employé de la terre trop sèche.
Chou .

Plante bisannuelle et indigène , dont il existe un


grand nombre de variétés: on en distingue plu
sieurs races principales :
1°. Le chou сиди: , ou pomme ; il a cinq sous
variétés :
Le chou d’YorÍr,~
Le chou hdtg'f, en pain de sucre;
Le chou cœur de bœuf,­ °.
Le gros cabu blanc, ou chowpomme; ’ ‘
Le chou pommé , rouge. 1- л `
On sème les choux cabus à plusieurs époques.
Les plants provenant de cesdiverssemis sont mis
en place fin de mars et courant d’avril 5 leur pro
duit succéde à celui» du semis d’automne, et'se
prolonge jusqu’en novembre 'et décembre. On
88 ‚сопке

doit semer fles grossesespèces en avril, et les ре
‘tites pour ainsi dire toute l’année; mais surtout'
en
I 2°août et septembre.
Chou de Milan; ses têtes sont ordinairement
plus 'teudreshgnoins .serrées , et moins sujettes auÄ
goût de muso, que les précédeus :fcette espèce aL
un grand ­nombre de sous-variétés.
«Les choux de Milan peuvent être semés eu août
et septembre; quoique Раздав soit de les semer
au printemps.v Ils doivent toujours être éloignésï
les uns,des autres; les petits , de dix-huit pouces à
deux piedsgv et les gros , de deux à trois pieds.
А 3f’ Chouve'rl, ou non pomrité ,­ on réunit sous cette
dénomination plusieurs variétés qui ne forment
point de pommes. Le chou vertrésiste mieux au
ñoid que les autres espèces; et même,'il n`est bon
à manger que lorsque la gelée a attendri ses feuil-­
les; on mange également au printemps ses pousses­
А nouvelles , avant ‘le développement ­des fleurs.

En général, toutes les sous-lvariétés'du chou


vert sont très-utiles pour 1а_ nourriture des bes
tiaux , et en outre, elles sont d’une culture facile.
4° Chou ¿grosse côres; c‘est'un excellent légume
d`hiverì il a besoin defortes gelées pour être at
tendri. Il doit être semé'en mai et jui-n, et re
planté en juillet et `août. - ‘
50 Chounavet, ou `chou Turnep, ou де Laponie ,
cette variété. résiste a-u plus grand froid.' Sa racine
а beaucoup d’aualogie avec le chou rave. ‘ï J’ "
6° Chou Rutalfaga, ou navel de Suède,­ il est plus»
DE JARDINAGE. 89
prompt à se faire que le précédent, et mérite la ч
’ préférence; il résiste aux fortes gelées. ‹ 5“ "
› 7° Chou rave, аде/юн de Siam ; lorsqu’il а atteint Y ч
la‘moitié deY sa croissance , c’est un excellent lé
gume. Il résiste à >des gelées assez {снимем
feuilles et les racines peuvent servir pour la nour- ‘
riture des bestiaux. ­ ' ' Ф‘
Les choux en général, et particulièrement les
gros choux pommes, demandent une bonne terre ,
bien enfumée z lorsqu’elle,est naturellement fraî
che, ils en deviennent plus beaux yet plus gros.
Poury les semis, la terre doit être plutôt légère
que forte , bien ameublie , un peu ombragée,y ce
qui surtout est essentiel pour les semis de prin--~
temps et dfété. Lorsque le temps est sec , il faut
les bassii'ter` régulièrement et détruire les insectes
qui s’y attachent , eu semant le matin de la cendre*î
sur le ienne plant. Lorsqu'on replante , on visite
le pied au point du départ des racines , et si you;
у aperçoit une tu mcut'-, on en coupe 'la ,moitié et”
on détruit le vier qui l’occasi'onue , et qui arrê-'
ternir. le développement de la plante: on a soin
d'arroser chaque pied au' moment de la plantation ‚
et de'coutinuei’ les arrosemens autant que la saison
Pexige. ' Y
Pour se procurer de Abonnes graines Не chou, on
c'lloislt, pour leur faire passer l’ltiver, des indi
vidus' bien francs dans leur espèce. S'il s’agit de
choux pommes', ou dautres espèces délicates , on
les abrite au moyeu de' litière et de paillassòus.
. 4*

t
99 ­ сопя:
Lorsqu’il arrive qu’au printemps les pommes ne
veulent pas s’ouvrir pour laisser monter la tige.,
ou les fend légèrement en quatre , pour faciliter
sa sortie. Si le dessus des pommes est gâté par la
gelée, ce qui souvent a lieu , on l’enterre de ma-~
nière à ne conserver que la partie vive = la graine
de chou se conserve six à sept uns. '
ь

Chou- eur.

Nous avons cru devoir séparer cette espèce .de


chou des autres , à cause de la singularité de la
production : ce qui le fait regarder comme une
race à part., quoiqu’il vienne probablement du
chou vert.
0n distingue trois espèces de chou-fleur:
Le tendre , le demi-dur, et le dur.
I Ces variétés ne diffèrent les unes des autres que

par leurs qualités. Toutes exigent une terre douce;


bien fumée , et surtoutbeaucoup d’eau. Une tem
pérature humide , telle que celle du printemps
et de l’automne , lui est plus favorable que l’été.
Le chou-fleur dur, surtout, ne peut s’accommoder.
de cette saison. On peut néanmoins ,avec beau»
coup d’eau et beaucoup d’engrais , se procurer des
choux-fleurs toute l’année.
Pour avoir des choux-fleurs au printemps , il
faut semer dans tout le courant де septembre, sur
le terreau d’une vieille couche, ou sur une plan
che de jardin terreautée; quinueât yvingt jours
‚т
i’
DE JARDINAGE. gt!
après la levée, on repique ce plant' etlon l'e place
sous cloche , à l'approche des froids , en ayant
Soin de donner "de l’air tous les `jours si le temps
le permet. Quand les gelées deviennent un 'peu
fortes , il faut jeter de la litière sur les cloches,
et même les en couvrir entièrement si l'e froid est
rigoureux. Dans le courant де mars , ou rui-avrilqu
on le met en place.
Lorsqu`on veut avoir des choux-fleurs (Tété, il
faut , du Io au 15 février semer très­olair sur
couche chaude et sous cloche, et repiqner trois se
maines après sur une autre couche sous cloche ou
avec abri de paillassons, mettre en place en mars ou
courant Ad’avril. La récoltea lieu en juinl et juillet..
En échelonnant ses semis, on aura ainsi des
choux-fleurs toute Раннее. " l
Le chou brocoli ressemble assez au chou-fleur
dont il semble une variété. 'Même culture.
s — 1'

Ciboule.

Plante potagère annuelle , doutil y a trois varié»


tés principales : la ciboule ordinaine, la blanche, es,
la hâtive. On la sème , soit en février, soit en mars ,
soitvers la fin de juillet , dans une terre Légère eg
substantielle; on repique en avril et mai le plant
semé au printemps. La semence ,gardée dans sa
capsule peut se garder bonne pendant ш années.'v
La ciboulette, qu’on nomme aussi стене, smak,
est une _Sorte де ciboulessa вышке consiste à la.
92 COURS

placer en terrre à ognon à l’exposition du midi,


et Parroser fréquemment. En automne on coupe
toutes les feuilles , et Гоп couvre la plante de ter
reau bien consommé. Cette plante indigène a"‘ses
ca'ieux petits et nombreux; on les sépare tous les
trois ans , en mars , рощ" les replanter en bordure ,
trois ou quatre ensemble à huit pouces de distance.
Cierge ou Cactíer.
Presque toutes les variétés de cette, plante
vivace étant de PAméx-ique équatoriale , deman
dent beaucoup de soleil pour Tété, la serre
chaude pour l'hiver; une terre franche, peu ter
reautée ; peu ou point d’arrosernent en hiver.
Ñoici lcs principales variétés; ‘\
Caclier melocacíe, melon chardon, melon épineux;
fleurit en juillet ct août; donne en septembre des
baies rouges. Lorsque les graines sont mûres, elles
servent à la multiplication. On peut, en coupant la
partie supérieure,en faire sortir quelques jets dont
en_ fait des boutures après avoir laissé dessécher la
coupe pendant quatre ou cinq jours, attention qu’on
doit avoir pour toutes les plantes'grasses.
Cacfier couronné: mêmes soins :même mode de
multiplication. Í ‘ _ i ~ " `
Caclier a' mamelons , fleurs iaunes ‚ еп iuillet et
août; ensuite baies d’un beau rouge. Multiplica
tion de graines `et de boutures mais en coupant les
mamelons. '' ‘ ` l " *l
Caclíer épineux, ou cíerge du Ре‘юи.—- Donne еп
nt: мнимая. 93
juillet et août des fleurs де six poucesdelarge , mais
qui ne durent que douze heures. Multiplication au
moyen des jets qu`on coupe: pour fedre des bon
tures, (serre tempérée , seulement). ч
Cierge à grandes Леш: , ou grand` cierge serpen
taire, originaire de la Jamaïque. Fleurs en juin et
juilletgjui ne durent aussi que douze heures; mul
tiplication de bouture. Il faut soutenir ses tiges.
Caclier serpenlaìre, serpenteau , queue de so'urís,
originaire du Perou. Fleurs de mai en juillet. Mul
tiplication de graines et plus promptement de bou
tures; Orangerie. Etayer la tige.
Cactier raquette , ou raquette , opuntia, ßguier
d’lnde Nepal, semelles du Pape ,­ vient de PAme'
' rique méridionale: fleurs en juin. Même moyen de
multiplication et de conservation que' pour 'lel pré
códent. ‹ _ rf
’ Cinéra'ire.
Cíne'raire marilíme , indigène; donne tout l’été
des fleurs d’un jaune brillant. Terre franche et subs
tautielle ; exposition
Multiplication au midide; grainset
ati-printemps peu «l’arrosement.
de bouture. l

Cìne'raire à fleurs bleues; nous vient du Cap-L


f Donne
culture, des
avecfleurs presquey toute IРаннее;
Porzingerie. -- . Même

Cinéraire pourpre et bicolore , originaire ,de


Ténérife; donne, depuis février jusqu’en mai*7
des fleurs d’un pourpre clair. Terre de bruyère;
exposition au midi 3 arrosemens modérésyserre
94 cours ..
tempérée. Multiplication par graines: semer sur
couche chaude, sous cloche ou sous châssis ; repi
que à placer sous châssis.
Cinéraire à feuilles de peupliers, originaire des
Canaries: terre légère et même culture. Multipli
cation de rejetons au printemps ou de bouture
dans l’e'té. ;
La plupart des autres variétés réussissent avec
les mêmes soins.
Citrouille.

Cette plante annuelle comprend dans ses va.


rie'tés assez nombreuses :
Le potiron , originaire des Indes, dont les graines
font partie des quatre semences froides ;
Les giraumons
La courge melonne'e ou musque'e de Marseille;
La citrouille pastèque, etc., etc.
Sa culture consiste à placer, au mois de mars,
les graines sur couche et sous cloche, dans des
pots remplis de terreau; après les avoir habituées
à l’air , on les dépote pour les placer à bonne
exposition, en pleine terre, ou elles donnent leurs
fruits à la lin d’août.
La citrouille pastèque ou 1e melon d’eauv ‚ a tou
jours une saveur un peu fade à Paris. Ев 1е semant
de très-bonne heure comme on fait pour les melons _
bâtifs, et en repiquant ensuite le plant dans de
bonne terre préparée a une bonne exposition , on
peut hâter la maturité des fruits, et een procurer
DE JARDINAGE.

la jouissance'pendant les grandes chaleurs. Il faut


beaucoup d’arrosemens.
Les coloquintes se cultivent de même.
La graine de toutes les espèces de citrouilles
est, comme celle des melons ,d’une qualité meil
leure lorsqu’on la laisse se perfectionner dans
un fruit qui pourrit par excès de maturité; ou la
conserve sept ‘a huit aus.
Cochléaría.

Plante bisannuelle , aromatique , appelée aussi


crauson, herbes aux cuillers.
Se trouve dans presque tous les jardins, à cause
де sa qualité anti-scorbutiqne.
On la sème au printemps en toutes sortes де
terre; cependant celle qui lui convient mieux, est n
la terre substantielle , légère et fraiche. Elle dure
deux aus.l
Colchique d’uutomne ,

Autrement appelé tue-chien. En juillet ou en


août , il faut placer -cet ognon en bordure ou en
touffe. En septembre il produit des fleurs d’un
violet tendre: toute terre lui convient ; il ne re
doute pas la gelée et il peut rester en terre jus»
qu’au printemps.
Concombre.
11 y a plusieurs variétés de cette plante pota
gère, annuelle. ' ^ I
96 . COURS

Le concombre blanc, le plus estimé' à Paris;


Le concombre vert petit ,- ou corniclzon;'
Le concombre de Russie, le plus hàtif de tous;
Le concombre arada, gros comme une noix ,
délicat et propre à confire.
On 'sème ces Ívariétés, 1°. sur les couches à
melon , de février au commencement demars ,
et on plante sur couche, sans châssis, en avril;
2°. on sème en place, sur pouche sourde en
mars; 3°. de la mi-«avril au commencement de
mai on sème en pleine terre et en place , dans
.‚
'des trous remplis де fumier, recouverts de ter
reau. Oo ne sème guère le cornichon qu’en place,
en avril et mai. ll faut ôter les feuilles trop
abondantes. En général, tous les concombres ai
­ ment la chaleur et l’eau.
a
On se procure des graines en laissant des fruits
sur le pied , jusqu`à ce qu’ils se pourrissent : elles'
se conservent , à l’abri de l’aìr, sept à huit aus.
Cornŕclzon. (Voyez Concombre).
Couronne impériale. /

n'
Ou multiplie, par l’éclat de ses cai-ux, cette
plante bulbeuse et vivace, dont ­on connaît plu
sieurs variéte's. Sa culture cst facile; car, lors
"`qu’elle est placée quelque part , elle peut y rester
plusieuís ’années : cependant il est prudent de la
releverdtous les trois ans. Terre légère non fu
mée; l,lm'nne exposition; peu d"arrosemeus.
san-naa* д ne
nu JARDINAGE. ` y 97 ‘
\
1
Cresson;

Il у a des variétés assez nombreuses de cette


plante indigène (ApotagèreA et vivace `
Le cressolnrdefontaine se sème au printemps ,`

sur les bords des eaux courantes, où cette plante


s’étend par sesr racines traçantes. A défaut dlean
courante, 011 Ё‘ёщрш à moitié de terre des ba#
quets auprès des puits: on у sème la graine on
lion y plante la racine , et 1’011 couvre d’eáu,
qu’on renouvelle temps en temps, pour -l'ern
pêcher де se-corrolnpre. ,_ ' а « 3 — „А
11 snlïit au cresson де: prés , qu’il soit dans un
.terrain humide. _On-doit le semer au printemps.
[деревом
`aiaire alenois, ou passerage
Perse,vduretpeu cultive'
, et monte , origi- À
prompte
ment „115111111: `»ce qui oblige à'en semer tous les
quinze jours?. il а besoin d’umbre pendant lïété.' Y
1 Croix de Jérusalem.
¿',Plante vivace; variété à fleur double ,rqui se
multiplie par 1’éclat de ses racines :~ la variété à
еш simple se sème au printemps. ч _f ‚
в Il ya» ­plusieurs
” ï « Digitale»
variétés y. fleur. V -
de cette '

Digitale pourprée, bisaunuelle , indigène ; fleu


rit en juillet et août. Tout' terrain, mais sec;
exposition chaude ; multiplication de graines aus
sitôt lamatnrìté en terre franche , légère , ou par
la séparation des œilletonsen octobre. `
5
98 . cou ns
Digitale d grandes fleurs, vivace; même cul
ture , mais terre fraiche. „
Digitale obscure, vivace; lleurit en juin et juil
let. Terre franche, légère, substantielle; expo
sition au soleil; Orangerie : ou seme sur couche ,
et оп repique en pots.
Les áutres espèces s’arrangeut , à peu de chose
pi-ès, 'de la même culture.
I Dodecatheom',

Cette plante , que Гоп nomme aussi gyrosèle


de Virginie ,‘ donne де fort beaux bouquets де
fleurs, де couleur cramoisie, au mois d’avril. En
hiver ‚ elle doit être rangée dans Porangerie , et
Pété , il lui faut une exposition chaude et де fré
queus arrosemens : elle se multiplie par semis ou
par éclat des racines; il lui 'faut bonne terre mê
lée de terreau. ~
Doronce.

La doronce, dite à feuilles en c_œur, donne


d’assez belles Нет-5 jaunes en avril et mai. Sa
multiplication, qui se fait au printemps, де se-­­
mence ou де rejetons, est très-rapide : toute
terre, toute exposition, toute culture lui con..
viennent.
Echalotle;
Cette espèce-d’ail se retire де terre lorsque ses
feuilles sont desséchées. 011 1е garde au sec et à'
Pabri du froid pendant l’hiver; ses bulbes se
DE JARDINAGE. 99

plantent en février et mars, à fleur de terre, де


peur qu’elles ne pourrissent. Elles donnent beau
coup de caïeux; et 1’on peut déjà en faire usage
dès le mois de juin. Cette plante bulbeuse а Ье—
soin d’une terre légère bien amendée.
Ephémère ou Ephémérine.
Cette plante est ainsi nommée ,parce que sa
fleur ne dure qu’un jour. Il y en a plusieurs va
riétés. ~
L’ephémérine de Virginie fleuriên mai et oc
tobre. Toute terre et toute exposition; mais ce-­
pendant elle réussit mieux en terre légère et om
bragée :-multiplication par racines en automne ou
au printemps.y ‘ ‘
L’e'phéméríne д fleurs roses, originaire де 1а
Caroline. Même culture. Il faut couvrir ou ren
trer dans Porangerie l`hiver. Boutures.
L’e'phe'mérine tricolore (Mexique). Plante ~vi~­‘
vace. Cultivèe en serre chaude; terre franche lé
gère ; multiplication d’œilleton en automne.
Epinard.
Cette plante potagère est originaire de PAsie
septentrionale. On én cultive deux espèces prim'
cipales , dont l’une а les graines épineuses : dest
la plus commune; et l’autre- les a lisses et“sans
piquants. ь f т4
Pour avoir де се légume en tout temps, il fau
en semer tous les mois, depuis marsjusqu’à la jin
'
*
100 СОЧВЗ

d’ectobre , en rayons espacés de six pouces , dans


une terre bien fumée et bien ameublée. Si le ter
rain estsec, on doit arrosery assez fréquemment :
il faut choisir une situation ombragée pour les. se
mis d’été, dont on ne jouit pas long-temps , parce
kque la chaleur fait monter Pépinard très-vite. On
doit garder pour graine une` planche du premier
semis : on arrache lles individus mâles aussitôt

que leurs fleurs sont passées; on peut garder la


graine deux ou trois ans.
Escarole ou Scarole. l(Voyez Chicore'e.)
Estragort. I I

Plante potagère et aromatique.l Elle est vivace


et originaire de Tartarie ; elle ne donne que très
rarement des graines. Il faudra donc la renouve
ler tons les trois aus par boutures, au printemps
et en été , ou avec les éclats des pieds, en avril
et mai. On doit mettre une distance d’un pied
entre chaque plant. Quand le plant a pris racine ,
on peut couper. ses tiges tous les quinze jours.
. Ь ' Fenouil. .

Gest une sorte d'anis dont la racine , la feuille


et la graine ont leur utilité.
Le fenouil commun dure plusieurs années avant
`d’avoir besoin d’être renouvelé: un terrain pier-'
reux lui convient; le fenouil doux, supérieur au
précédent , dégénère quand on` le multiplie de
graines venues eanrance g on prétend que les seg
DE JARDINAGE. IOI

mences 4doivent être tirées' directement des Açores


oude la Syrie.' v
Quand on sème au mois de mai et de juin , ¿fest
pour le faire blanchir. et le manger en salade: le
semis de mars , est toujours destiné à'porte'r graine.. i
Pour faire blanchir le fenouil , il faut l’arroser
beaucoup et le buter comme du céleri.
. ' Fèves де Marais. '_

Cette plante annuelle a plusieurs variétés , les


principales sont:
La grossefève ordinaire ;
‘ La petilefève, dite Julienne;
Lafèveà longue cosse;
Lafève naine, etc.
La fève se sème dans les champs , en février et
en mars , au plus tard en avril. Le semis se fait ,
soit en rayons, soit en touffes. Pour semer en
touffes , il faut placer trois ou quatre fève`s dans
des trous faits" à la houe , et espacés d’environ un
pied: les rayons doivent être creusés à la même
distance. Lorsqueles tiges ont> quatre pouces de
haut, il faut les biner et 'surtout les buter'. On ne
doit pas négliger non plus; lorsque les [leurs sont
entièrement passées, де pincer le bout des branày
ches et de la tige pour arrêter la sève et la forcer
à tourner àl’avantuge du fruit, qui alors mûrit
plutôt et devient plus beau. ‘
p La terre de potager bien fumée , est celle qui
convient le mieux à cette plante.
I 02 COURS

Pour avoir de la graine , on laisse quelques in


dividus mûrir sur pied , et on a soin de conservèr
la £ève dansles cosses iusqu’an moment de la se
mer: ainsi gardée , elle peut se conserver bonne
pendant cinq années.
Frais ier.

Cette plante potagère et vivace a des variétés


très-nombreuses ; les plus connues sont:
Lefraisíer commun , ou des bois , qui donne ses
fruits da la fin de mai jusqu’à la mi-août: chair
délicate , parfum; exquis.
Lefraísier des Alpes , qu’on recherche à cause
de sa longue fécondité z sa chair a autant de goût
et de parfum que celle du fraisier commun.; elle
se conserve sans se corrompre.
Lefraísier de Montreuil; c’est l’espèce la plus
abondante t maiselle ne produit qu’au printemps:
Lefraisíer ananas , dont le fruit est un Pen fade,
mais extrêmement gros.
e Le fraisier se multiplie , soit par le semis, soit
>par les éclats des touffes , ou encore la séparation
de ses tiges radicantes, appelées coulans~7 courans ‚
ailles etfilets. On choisit pour 1e semis, des fraises
belles et extrêmement mûres , qu’on laisse se per
fectionner et se dessécher: on sème à Pombre en
terrine ou on pleine terre , lorsqu’elle est douce,
substantielle et légère. Quand on a jeté la graine sur
la ìterre préparée à la recevoir, on presse légère-`
ment avec la main le terrain ensemencé ; puis
DE JAWINAGE. ' 1 03
О

Гоп couvre le tout de mousse hachée ‚ и год ав


rose légèrement et souvent. Lorsque» le plantes;
assez fort, on 1e repique avec soin; on bine , опа:—
rose ,`et on couvre la terre de paillel courte , 'afin
qu’elle ne se dessèche pas trop vite. Il faudra re
nouveller les fraisiers tous les deux ou troisl ans.
Quand on voudra avoir des fraises pendant l’hi
ver , dit le Bon Jardinier, ou au commencement
du printemps ,l on mettra, en septembre , des
pieds de fraisier (du semis; précédent , et giron
aura eu soin demie: pendant Tété) , dans des pots
de terre convenable. On les placerasous unecouelre
tempérée, qu’on aura soin @entretenir en bonneY
chaleur. ` '
Ffaœinelle. Y

_ Plante indigène, давшее чйпсеа; fleurit en


‘_ juin et juillet. Terre'franche et fraiche; проливов
au midi: multiplication par le pied,­­en automne ,
ou de graines semées aussitôt mûres , en termines
ou en plates-bandes: repiqueren pépinière quand
l le <Plinn т. 935581 leîî, et mehreren .place deux
‚ заимев, ‚ - f = Ь“.
=I
Sa racine estemployée snmédecine, comme
sudoriñque висевшие. . д ` l ‚
в; а ~.
Frilillairc.
Cette plante , quia quelque ressemblance Vawecla
tulipe , est vivace et. bulbeuse; elle seA` reproduit
de semence , seul moyen davoir des variétés пои—
104 . ‘ сопвз._ `
velles , ou par bulbes séparées. L’egnon , placé en
terre en octobre , fleurit en avril: terrain gras et
frais; garantir de la gelée. :
о
Gazon.

Par ce mot on entend tantôt une pelouse от- .


tière,~tantôt les herbes qui en font partie. On fait
une pelouse par semis ou par placage. ' "
Dans »l’un et dans l’autre cas , il faut une .terre
bien préparée. Pouilasazonner-par-semis, on couvre
de` semence leterra'in ,' et VFon passe légèrement
ensuite le râteau'par-dessus. Si la terre était mau
vaise , après avoir râtelé 1e premier labour 3 on la
`couvrirait ensuite d`un pouce -de terreau ; on веч
merait et ratelerait ensuite.
Par placage. On couvre le terrain avec des
tranches de gazon , enlevées carrément a deux pou
ces d’épaisseur avec une bêche ou un louchet. On '
ajuste ces morceaux comme des dalles. On met
tout de niveau , on aplanit an rouleau ou à la batte
­pour unir les racines du gazon avec le sol. S'il ne
pleut pas, il faut arroser abondamment; 'il faut',
pour l’entretenir en bon état , arracher toutes les
herbes mal assorties. Il faut couper souvent et
arroser dans la sécheresse; enlever à-l’a`utomne
les mousses avec un râteau à dents serrées, et sau
poudrer légèrement avec de la chaux. On fume
frès-égalemen] partout à un pouce d`épaisseur en
terreau passé tous les deux ou trois ans.'Enlin ,
quand les mousses multiplient par trop, oe qui
DE JARDINAGE.- f 165
arrive quand le sol est mauvais , on retourne le
‚ gazon par un bon labour ; on fait un semis ou un
placage nouveau , que Гоп conduit ainsi que nous .
l’a_vons­ dit. _
Les graminées , préférées pour semis, sont le
rafgmss , 1е trè/le blanc , le lrè/Zefrfaise, le lolier
сотки/ё et le fe'tuque oríne.

/
Géranium. _ _

0u gc'ranier. On connaît plus де deux cents varié- ‘


tés de cette plante. Nous nous contenterous «findi
quer ici les principales et les plus faciles à cultiver.
Le géranium еще, originaire d’Italie ; fleurs en
mai et septembre. l . ' '
Géranium ou géranier à grosses rácines; fleurs
rouges, pendant tout l'été.
Géraníer des prés; fleurs en mai et juin. .­
Géranier argenté-, fleurit en iuìllet : pleine terre
de bruyère et fraiche , multiplication de graines.
Géranier à. bandes , de mai en octobre _ donne
des fleurs d’un rouge très-vif ; Orangerie ; multi
plicatiou де graines et de boutures. L" ‘'
. Tous les géraniers aiment une terre franche
légère , une`exposition au midi, des arrosemens
modérés en été , et. très-rares dans l’orangerie
et dans 1a serre , où ile craignent Phumìdité autant
que le froid. Il faut. y renouveler souvent l'air.
Multiplication par boutures au printemps , en
terrain et sur couche. Elles reprennent facile
ment à ïroid dès 1a `iin de mai. Les espèces à
106 courts
racines tuberculeuses se multiplient en coupant
leurs tubercules comme les pommes de terre ,
avec l’attention de laisser un œil à chaque carreau,
et d’urroser légèrement ; car Phumidité pourrait
les faire pourrir. i
Géraumon. ( Voyez Citrouille ).
l Giro/léa. _
Cette plante dans son état primitif n’a aucune
espèce d’attraits poury les amateurs de jardinage.
Elle n’acquiert deprix à leurs yeux que lorsqueia
culture en a obtenu les `belles variétés doubles qui
sont au nombre de trois :le bâton d’or, la giro/‘lé
brune , et la giro/le'e pourpre ou noire. '
Toutes trois viennent en pleine terre; mais elles
réussissent bien mieux en pot avec du terreau pur, ‚
bien passé. ­ Il faut l’exposer au nord-est depuis
mars jusqu’en octobre, la préserver des gelées.
On l’abrite des froids dans Porangerie ou dans
les appartemens. Arroser un peu , seulement pour
l’entretenìr: il faut enlever les branches latérales
et ne laisser qu'une seule tige.
Les variétés, simples de cette belle fleur ne
sont employées que pour les semis. On doit choi
sirla graine des fleurs les plus larges et les plus
foncées en brun. Semer au printemps, sur couche
ou ken pleine terre à bonne exposition. On repique
le jeune plant , soit en planche jusqu’à l’automne ,
soit de suite en place. ‚
Girqßée des jardins , bisannuelle ; fleursV en juin

е
im JARDINAGE. _ 107
jusqu’aux gelées: on sème la plante sur couche
en mars. Terre franche,liien cultivée.
Gírqflée quaranlaine, ou quarantáin. Annuelle :
fleurs de juin en octobre.
Giroße'e grecque. Idem.
Girryïéefénettrelle; exige Porangerie d’hiver.
Giroße'e variable , originaire de Madère , arbo
rescente et vivace. Elle passe les hivers doux en
pleine terre.; mais il est plus sûr de la placer
dans Porangerie ,. où elle donne ses fleurs en mars.
Guimauve.
On vivaces.
cines cultive trois espèces
’ de cette ‚plante à ra
I ‘
f La guz'mauve officinale , qui fleurit en juillet el
septembre.
La guímauve d _feuilles` de chanvre; fleurs de
septembre en novembre.
Et la guimauve de Narbonne ; fleurs en septembre.
Tout terrain. Multiplication de graines ou par
la séparation des pieds.
Han'coì.
Il existe plus de trois cents variétés de cette
précieuse graine. Nous n`indiquerons que les prin
cipales qui se divisent en deux espèces assez dis
tinctes : des haricots à rames , ainsi nommés, par
ce que leur tige grimpante а besoin de rame de
six à neufpieds де hauteur pour se soutenir , et les
haricots nains ou sans rames. . ш
Parmi les haricots d rames , оп distingue le Бич
108 corna ` ' ~
ricot 'de Soissons , cultivé presque partout,'maîs
qui acquiert à Soissons`une finesse de goût et de
peauqui le rendent supérieur.
Le haricot sabre. Cette variété est peut-être la
meilleure de toutes , et produit considérablement.
Il est au moins égal , au précedent pour la qua
lité. ­ ' `\
Le haricot prédome' , ou mange-tout. Sa cosse est
absolument sans parchemin; aussi, le'mange
t-on. avec la graine.
Dans les haricots nains , ou sans rames , on re
marque le haricot flageotet , variété la plus ré
pandue aux environs de'París , très-hâtive et fort
lemployée pour faire des haricots verts ,- et assez
bonne en sec. i
Haricot nain blanc sans parchemin , et haricot
sabre nain. Ces deux variétés ont entre ellesbeau- ­
coup d’analogie. _ t
Haricot d’Espagne , que» sa qualité farineuse
devrait faire rechercher, mais qui cependant н’езв
guère cultivé que comme plante д’отешещ. Ses
fleurs sont écarlates.
La culture des haricots e'st facile. Ilsiaime'nt
beaucoup les engrais; et une terre douce, légère
et un 'peu fraîche, est celle qui leur convient lev
mieux. Il faut commencer à semer vers la lin
d’uvril', v et surtout pendant la première quinzaine
de mai. Il ne faut guère s’écarter de cette époque,
si Гоп veut récolter en sec , si ce n’est pour les
espèces vhâtisves qui, semées jusqu’à la lin de
DE JARDINAGE.“ ‘ 109

mai, peuvènt encore venir en maturité. 11 faut


semer par touffe dans les terres légères , pour
ombrager les pieds et y conserver plus d’l1umi­
dite'. On ne doit mettre que cinq à six graines par
terre. S’il vient à pleuvoir , après le semis dans
les terres fortes , la terre tassée forme une croûte
qui s’oppose à la sortie durieune plant, etpeut le
faire périr. Il faut rompre la croûte. Les hari
cots demandent au moins deux binages. A11-.59..
cond , il fautbuter légèrement chaque-touffe.
La semence doit être conservée dans sa gousse;
de cette manière elle est bonne pendant plu.
sieurs annees. W

Hellébores.
Héllebore noir 0u à_fleurs roses , o_u rose .de fNoëI.'
Plante indigène , alpine , remarquable par Pepo..
que de sa floraison, à racines noires et viv-acer; `
fleurit de'décembre en février. Terre franche lé
gère , :ni-soleil ; multiplication de racines en au
to'mne. ‚
Hellébore d’híver, ou helle'bon'ne. Plante Yin
dienne. Fleurit en février` et mars. La plante
disparait en mai. On peut lever les racines pour
Y ‚ les replanter ¿l’automne. On la plante souvent en

_ pots ¿,~_` pour en jouir dans Pappartement.


Hysope. ' Ц

(Pest une plante aromatique , qui >sert à for
merdes bordures.: on la multipliede graine, et
¢
LIC COURS

surtout де rejetons. De cette dernière manière, sé


pratique en mars ou en septembre. Exposition
au midi; terre ni trop grasse 111 trop légère.

ImmorleIle.

On en distingue plusieurs variétés.


Llimmortelle commune` ou annuelle ; donne , де
ìuillet en octobre , des fleurs simples et doubles.
Terre légère et chaude; multiplication de graines
_ aussitôt lavmaturité ou au printemps. Si on repi-­
que, il faut le faire avec la motte pour avoir де
belles plantes.
L’immortelle d grandes fleurs` , originaire du
Cap; fleurs де juin en août. Même culture; mul
tiplication де boutures.
Lïmmartelle écarlate. Fleurs en juin ;` mêmeY
сидите.
' Iris.
Nous ne parlerons ici que des iris vivaces. Va
riétés nombreuses.
Iris germanique ‚ flambe ou flamme. Fleurs en
mai et ìuin. Terre légère et fraiche; multiplica->
tion, comme les suivantes , де graine en terrine , jV
ou par la séparation des touffes en automne et en
février. Le plant de semence fleurit la troisième
ou quatrième année. к '
Iris panachée , fleurit en juin.
Iris 'variée , fleurit en mai et ìuin.
Iris de Florence, fleurit en juin. Les racines ,'
DE JARDINAGE. ri r'
р
qui sont aussi odorantes , sont employées en mé
decine , en parfumerie et dans les lessives.
Iris des marais ‚ ou glaicol` des marais. Très
convenable pour le bord des eaux; donne des
fleurs en juin. ' '
Jacinlhe ou Hyacinthe.
Il у а des Jacintlles де toutes sortes дв сои
leurs. >Les principales sont la blanche, la bleue et
la rouge. Il y en a de doubles et de simples , `dont
la graine procure toujours de nouvelles variétés.
Cette plante bulbeuse seV multiplie де ses ca'ieux.
Après la fleur on retire les ognons de terre; on
les laisse sécher à Pombre 5 on les nettoie , et om
ne sépare pas les caïeux qui restent attachés à
Pognon. ­ ‘д ‘
Parmi les différentes variétés, on distingue
1’orieniale ,qui a le défaîn `де pourrir facilement.
On la met en terre en octobre. .
Lajacinthe du Pérou, qui fleurit en mai, et la
jacinthe de Sienne, dont la fleur I en grappe est
gris de 1in. Y
Jonquille'. ‘ ' Y "’
_ y . ‚ I,
Cette plante bulbeuse a une variété fort belle ,_i
dite à fleur double. On place l’egnou en sep
tembre dans une terre franche , saus mélange de
fumier. Toute autre espèce de terre lui est tom-f
.à-fait. contraire. y
п: ` сонм

.‚ Jo'ubarbe.
. I l .l

„ Plusieurs variétés де cette plante vivace.


., Joubarbe commune, ou des toits ; indigène. дне
croit sur les toits en chaume et les vieux' murs.
Joubarbe _fil d’araignée, ou arachnoïde. Alpes.
Fleurit en juillet et août. Terre légère , pier
reuse et sèche; multiplication de rosettes quand
elles ont une petite tige. '
в Joubarbe globy'ère ; fleurit en juillet. Même
culture. ~
j Joubarbe d _fleurs serrefes ; fleurit en' juillet.
Même culture, mais Orangerie dans un lieu sec
et aéré. -
ь Joubarbe en arbre ,­ fleurit en février. Même
culture. '
Quand on fait des boutures de toutes ces plan--V
tes, on laisse sécher la claie avant de les planter:
on les arrose peu.
j . Julienne.
с“ _
YJulienne des jardins. Plante vivace, qui fleurit
en mai et juillet. On ne cultive que celles à fleurs
doubles, blanches ou violettes. Terre franche ,
très-substantielle. Реи d’arrosemens; multiplica-v
tion par pieds à Pantomne , ou де boutures en
pleine terre , à1’ombre, avec les tiges coupées en
deux ou trois , quand les fleurs sont passées.
Julienne de Mahon, ou girofle'e de Mahon, ou
mahonille, annuelle. Fleurs en juin et juillet. Se
l
ß’ r
DE JARDINAGE. I IJ

merde mars en juillet, et à l’automne `pour 1le


printemps. On en fait des massifs ou des bor
dures : onpeut tondre pour avoir 'plus de fleurs.
Laitue.

La laitue est originaire d’Asie. Il y en a deux


espèces principales: la laitue pommée , et les lai-_
tues romaines , ou chicon. I
Les laitues pommées se divisent: ' n.,
1°. En laitues'de' printemps , dont les variétés
principales sont la laitue got/e ou gau, et la laitue
d bord rouge ,
a°. En Iaitues ¿été , qui comprennent la laitue
de Versailles , la laitue blonde d graine *noire , la
blonde trapue , la laitue-chou et la laitue grosse grise;
3°. En laitues d’hiver, subdivisées elles~mèmes en
laitue de la passion; en laitue petite crêpe et en.
morine. ' '’
Les laitues romaines ou chicons, comprennent la
laitue verte hâtive , la verte maraichère , la verte
d’híver„` la grosse grise d’e'/é ou (пят, etc.
Les laitues du printemps se sèment en mars
sur une petite couche ou à défaut sur terreau , à
un bon abri , et se replantcnt en avril. Pour
celles d’été , les semis se prolongent successive
ment iusqu’en juillet. Passé le mois де mars , on.'
élève le plant en pleine terre , en ayant» soin де
ne pas trop plomber la terre autour des racines ‚
en tramplautaut. Une terre franche, légère et
' ' 5 ‘i
н‘
12,4 come
substantielle, est celle qui convient à la laitue'.
On doit arroser très-fréquemment.
Les laitues d’hiver se sèment depuis» la mi
août jusqu’au 15 septembre : on les replante,­ it
la fin d’octobre , sur les plates-bandes du midi ,.
au pied des murs, et onf la préserve des fortes
gelées et des neiges , en- la couvrant de grandes
litières ou de paillnssons que Гоп ôte dès que le
temps le permet. ~ f
L 0n se procure de la laitue tout l’hiver , en
donnant .quelques soins aux espèces­ appelées la
‘ petite crêpe et la golfe. Au commencement d’ —
tobre, en la sème sur un ados de terreau et sous
cloche; .dès que les premières feu-illes paraissent,
qu larefpique sur un autre ados de' terreau , à un ou
deux pouces de distance g on élève ce repiquage`
sous clocher, sans lui donner d'air. Vers la fin де
novembre, on dresse de petites couches avec de
vieux fumier, telles» qu’elles ne puissent prendre
qn’uue chaleur modérée , Vque Рои entretient en
suite avec des réchauds. On met eny place le
plant .le plus fort sur ces couclies, à raison de1
cinq _par 'cloche ; опаЪгй-Се 1а couche en garnis
sant bien. la cloche de litière et de paillasson.
Cette plantation _produit à la fin de décembre ou
nu commencement de janvier; Le plant qui ем
тёще sur l-’ados~lors de la première plantation, 'et
sur lequel on a dû remettre les cloches. , sert à
¿en faire nner seconde, une troisième , et même
une quatrième' , à douze ou quinze jours d’inter­
mt maarssen'. С irá
valle entre chacune: on a ainsi une succession
de petites laitues pommées jusqu`à la fin de' fé
vrier. l i* " `› ' "

La culture des laitues pommées convient im


toutpoint aux laitue's romaines. ACelles-ci doivent

‘ être liées pour que leur tête s’emplisse_ mieux. Qn


' doit employer la terre hâtivel p'our là culture'tïlii
ver, dela même manière que 111 laitue ycrêpe et
la gotte.
qu’au Seulement on de
commencement la l'laisse
janvier,enetpépinière
o`n fait “111618

1а première plantation sur couche tiède et sous


cloche , donnant de l’air plus souvent» que pour la
laitue gottc. Le reste~ du même plant s’emploie
ensuite , depuis la mil-janvier jusqu’à la lui-fé
vrier, à planter sur plate-bande terreautée> au pied
des murs exposés au midi,­ avee'un paillis defu
mier court sur le terrain. Ces plantations procu
'rent де 1а romaine mangeable, depuis février
jusqu’en avril , auquel temps viennent _celles
­d’hiver, qui à leurjtour sont remplacées par les
.premières semées au pruttemps. ¿ д 3 ‚ ‘i
On se procure деда graine bonne et pure, en
choisissant les plus belles laitues de chaque es
pèce ou variété, qulon tient éloignéesl les unes des
autres, pour éviter le` mélange des poussières
fécondantes. Cette ` graine se' conserve quatre
aus et Plus’ у . tu (1:31, . «"1»

‚. ~ ‚ . ‚ ( ы. n.2; as.. L-:anlt


. . i . l a, . if "c ¿".m t.' исп? «13in
` ' . \ ”И ‚Й vynil; ‚. 11...: L.. .saves
1 x6 сопка
А Lavande.

Il y _a deux variétés de cette plante aromatique ,


vivace, originaire du midi de la France : Pune ,
appelée lavande commune , l’autre, aspic ou nard.­
L’uue et l’antre se multiplient en séparant ‚ dans
les mois de mars , avril ou septembre , les pieds
qu`on enfonce assez profondément en terre lé
gère , à une exposition chaude. Elles lfleurissent
en juillet. n Н
\ Lentille.
011 cultive en France la lentille commune ou la
>belle blonde , et la lentille d la reine , ou lentille
rouge. L’uue et l’autre se sèment, soit dans les
jardins au milieu d’autres cultures , soit en plein
champ , en touffes en rayons , ou à la volée. Ellie
se plait et produit davantage dans les terrains
secs et sablonneux. On doit la semer dès que les
gelées ne sont plus à craindre , fin de mars et
‘commencement d’avril. Elle se conserve très
bien dans vses cosses. Fauchée à Pinstant où la
maturité commence, elle devient un excellent
pâturage pour les bestiaux , si on leur Ven donne
modérément.
Liri. .'
Variétés nombreuses. „
Lin aivace. Fleurs en juin etaoût. Terre franche
légère. Semer en avril, ou éclats de pieds à l’au
tomue, Il faut la changer de place tous les ans.
I
|
д uit JARDINAGE. - t17 _
Lin â petiles feuilles. Fleurs en Ajuin et juillet.
Mêmes culture et multiplication. y `
`’Lin de Narbonne. Fleurs en juin et juillet.
Orangerie pendant l’hiver, ou pleine terre, en
couvrant la plante. Multiplication par graines , ou
en automne par racines. r ` «
Lin campanule'. Fleurs en juin et juillet. Même
culture. Elle mérite les soins d’un amateur.
Liseron. i ` s
д ‚ r
Il y a une variété nommée Цвета des finies.
qu’i1 faut detruire.
Liseron tricolore. Plante annuelle. Fleurs en
juin et septembre. Il y a deux sous-variétés;
Pune à fleurs blanches, l’autre à fleurs pana
chées. Semis sur couche fin de'mars, ou en place
fin d’avril. I
I Il y a un arbuste de ce nom. . Х
Le Iiseron salure'. Originaire д’Езрёзпе- ESi ед
fleurs tout l’été, Multiplie de boutures et de
graines, qui rnûrissent quelquefois.Terre franche»
légére. Peu d’humidité. И
.Ei .u
Lis.'V ' ' ' u
On compte un grand nombre d’aspècesidelis ‚
qui toutes se Vmultiplient par leurs ognous `, dont
onsépare lescaïeux au printemps. La culture en est
très-simple. Terre plus légère que compacte ‚ Pils
de fumier; exposition chaude. Le lisne­ 'redoute
pas la gelée, м - ` ` J к"? “
,1x8 (10’(1115v
I

Le lis de Guernesey, qui vient du Japon , ne


fleurit qu’uue année dans nos climats. (Pest une
Àfleur «l’amateur.
Le lis asphodèle, dont les fleurs jaunes ont
l'odeur de lia jonquille, fleurit en juin : on le
multiplie en séparant les racines en'ttutomne.
Mtiche. ‚ и,

Cette petite plante.potagère , annuelle , se mange


en salade pendant l’hiver. >On doit commencer à
la mi-août, et continuer jusqu’en octobre, it la
semer tous les huit à dix jou-rs , alla volée ,y _dans

une terre meuble et douce, mais fumée au plus


de l’année précédente. Après le semis, il faut
passer ­très-légèrement un ràteau sur la terre, ar
roser en cas de sécheresse. Les pieds qu’on lais
sera pour porter les graines , ileurirontl en avril ;
it mesure que les semences mûrissent ,~ elles'tom
bent: il sera donc utile d’aller de temps en temps
secouer, sur un linge, les pieds qui en peuvent
fournir. Quand on arrache,il faut les suspendre
dans un lieu qui ne soit pas trop sec , lafin de­~don~
ner aux graines les mó'yens de se perfectionner.
Ou connaît' deux, variétés де la mâche;
La mâche ronde et la mâche d’Italie., „_.
Ьезг internets».l Ispins >inuit Asoin; ¿applicables'.v La
Y:nacht: .croit 4sans culturef,'dans `les champs et
dans les vignesaelle regeltjes noms. de boursette,
doucette, blanchette. .nl ъ, 111”;

a ~`
D): JARDINAGE; l19

Maïs.

Quel que soit le terrain , ou la place , il réussis


` toujours sila terre a été nourrie de bonsvengraìg
On le sème pendant tout 1e mois de mai, soit à la
volée, soit en rayons , chaque pied éloigné де
vingt â vingt-cinq pouces. 11 faut biuer souvent ,
buter 1e plant et ‘arracher tous les drageons qui
naissent au pied; en doit aussi couper­ les sommitës
ail-dessus du'dernier épis , quand la fécondation
aeu lieu; ce qui se reconnaît, dit le Bon Jardinier,
quand les pistils , qui pendent du sommet де l’épi ,
se dessêchent ­et; noircissent.
Marjolaine.
On cultive un grand nombre де variétés де cette
plante aromatique: les unesy sont cultivées pour
l’ntilité , les autres pour l’agrément 3 elles se mul
tiplient de graine , де boutures ou де rejetons; on
place en bordures la marjolaine sauvage et la
comrnune , qui résistent aux plus grands froidsi
les
serreautres variétés
durant outrigoureuse.
1a saison­ besoin d’être rentrées en

'Mam/e.
Plusieurs variétés де cette plante émolliente,
adoucissante.
Mauve sauvage ,­ indigène et annuelleïleursde
mai en octobre;_multiplication par semis. ­5
Mauve [тес ,- cultivée pour la beauté де ses
­nto сопке I

feuilles , propres à dresser des assiettes de fruits :


même culture. 1 J
Mauve divarìquée; originaire du Cap: vivace.
Fleurs tout l’été , jusqu’en décembre. Terre fran-~
che, légère; exposition chaude: Orangerie. Mul
tiplie par graines semées en pots , sur "couche
chaude , 50115 châssis 011 cloches , ou de boutures ,
en suivant la même méthode. '
Mauve écarlate ,‘ fleurs en juin,` septembre :l
même culture que la précédente.
`»1

Mélisse.'

Mélisse officinale , ou сатане; indigène: Heu:


rit. en juin et septembre. Terre légère , au midi ;
semis au printemps, ou éclats де pieds en au
tomue.
Mélisse romaine; mêmes floraison et culture.
Me'lisse à grandes _fleurs ,­ originaire des Alpes z
fleurit en mai, septembre: même culture. (Е11е
sert à faire l’eau dite des Carmes.)

Me'lìlol.
F .
Aussi nomme' теша! Ыеи‚ь[о!1ег odoranl , baume
du Pérou;or.iginaire de Bohème ; annuel: employé
en médecine. ‘Terre‘légère,' au midi. '
Il y a encore une espèce nommée melilìs , ou ­
mélilot à_fleurs de тёти ; 111д13ё11е111еи111 en mai
0ou éclats
е11111п. de pieds
Terre légèreen, au
automne; mi-soleil.
midi : semis au printemps
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Melon. ~ n. -áÍi
. >«." '~"";` ~­ `
Le "melon est'une planteA potaëère“, annuelle ‚'
originaire d’Asie. On en distingue
principales:7 ` - l f “ otrois
l Д ` races~
1°. Les melons communs , ou brodés ,' qui sé sons- t
I diviseiit en plusieurs variétés ‚деп; la plïs
«f limportante est le melon mamie/zer ,f ï ’
i» ты Lesîcamfaloups ‚ доШ'1а еайё!61ё=р1иэ1с6п./> -
nue et la plus
дГ: tora'rigeal l lhâtive .est‘I. le".Д репетир
5 l‘
_IV'JJJ _
3°. Les melons ¿côtes uniesf; otiqdistingue cetteI
:f: Ã' espèce en melon de Malle il chair blanche ,
. ' : à'cliaiif Írouge, et en melon déMalte d’híver, ‘
- z ì idontlachair Verxlàtre et parfumée a Pavan--y
tage de se conselîverjusquiau mois де février.`í`
_ _ Les melons де _primeur exigent де tels soins ,
que nous croyons devoir conseiller d’en laisser la
(„Душ-е ann amateurs instruits. Il faint que grande
habitude et une longue expérience, pour obtenir
u'xi lie'ure'nx résultat en le cultivant.: `
\ f . t i ‘.‚ l;« 1'
J
Lorsquwnyeut avoir des melons dans leurfvëvì"
ritable saison', on 'doit se contenter îleI @einer
f. f ‚ ï. .‚
mai ; une couche sourde suffit. On _sème bn pláëéfl
;‘‹. л.‘ ~ `- ’ '.„1 ")»
en mêlant à la terre , qui доп; être d’une excellente ч . .
nature , un tiers де terreau consorninê."0haï1na‘
pied doit être protégé par une clochez qu’on trans
porte au fruit pour hâter sa maturité. ‘ п f’ `
_ On taillera les Pratiche? principales , lorsque le
fruit s_eratlnoué , en ayant le soin de laisser la
6
“ о
12.2 COURS

ldngueur à chacune , à raison de sa vigueur, en ‚


allougeant plus les forts que les faibles. Quatre on
cinq jours après cette taille , on >supprime les
branches secondaires nuisibles. Quelque 'temps
après on pince l’extrémité des branches à fruit ‚д
et on _supprime'encore les branches` inutilesnll
faut laisser` sous clochejusqu’à une complète gros
seur; et si le temp.s>n’est,pas«ehaud, on,dqit,pen­
l,dant la nuit' et durantvles temps~­ptluvienx,gles
couvrir де paillassons. ' ' am'.4 . ' r1 ¿est?
Il faut avoir soin d`éloigner` des plants de
melons , les potirons , les concombres, etc.
Pour avoir de bonnes graines ,. on choisit dans
chaque espèce Vlt-.‘„f`x\‘uit. le plus beau et vle plus franc ,
qu'on laisse' parvenir sur pi'ed à-saparfaite таш—
rité; 4aliirs , les graines doivent „être4 séparées du
jg; ler, des filamens, et-bien-ressuyées et séchées.
I Menthe. ii; “575“ Y

­ ' C’est une plante vivace et aromatique, dont il


y а plusieurs variétés: elle se multiplie de graines ‚
qui prennent trèsfaisément; mais n_iieux­ etplus
vitç boutures ou drageons: .il llui une terre
franche et légère.y „ Y ¿i? д _).
l Onjciîiltive 1511Меп8/2едюьптипенор paume.: »
тёте.
s" Í" uidé"énère'en_gra`n
airliezdes jardins. issant.,L ' ‘
_." ' 'nieniheìpoivrée ; его: `
“Р; 1. f à
т; /’­ ' `”двигал. 1~{ . f ne" f~
V

; рае plante et un arbuste portent' ce'no'm. 17 ~


111: JARDINAGE. 123
Mouron à feuilles elroites, plantè trisannuelle ,
originaire d’Espagne: fleurs en“ mai 'et'sepgèmbre,`
Terre franche', légère ; rui-soleil :l Orangerie. Mul..
tiplication dc grainesaussitôt mûres, et de bou
tures
fleurirsur
en couche tiède. ¿Les dernières peuvent
six semaines. i .y

JlIouron en arbre , ou de Maroc; joli arbuste ‚


qui donne toute Раннее des fleurs d’un beau rouge.`
Terre franche , légère et. substantielle; arrose
mens fréqu'ens en été; orangerie : boutures sur
couche. 11 у а une variété. à fleurs doubles. .
Moutarde ,» ou Sénevé.

‘Oh compl/e cinq espèces principales de cette


plante annuelle , que sa­ faveur­ piquante et anti-Y
scorbutique fait employer en cuisine et 1111—11111де-11
cine. 0.a n’en cultive guère que deux: là moutarde
noire , ou à 1`1и111е1де
ou à feuille d’ache. rave , et’ la moutardeУ blanche,1
'
La culture de cette plante est fort simple:­ sa
rant desemars
fumier
graine
labours bienü3 consommé
sème une
successifs , bonne
très-clair, ,terre,
entre lesquels
à lui prépaŕç'epap
la volée,
suffit
on fume
dans
31. cependant
avec

quelques personnes sèment" _sur`


uneсодсёещвн. gnu
pied d’ununmur
ou dans bien de
baquet exposé dans
_terreau ;. dans lterre
ce cas, en_‘la

repique quelque temps après plus à liaise 5 541915—


qu’elle est assez forte pour être mise en place,¿on
la transplante. La récolte de la graine se fait or
â
124 coups p
dinairement en septembre; mais , comme tous les
pieds ne mûrissent pas en même temps50n ne
doit couper les tiges que lorsqu’elles jaunissent. ‚
La graine de cette plante , trempée dans du vi
v naigre et broyée , forme cet ingrédient de cuisine,
s
appelé moutarde 5 ses feuilles sont une fort bonne
fourniture de salade , ~lorsqulelles sont encore
tendres. --c
Muguet.
` Muguet de mai, ou lis de mai , ou des vallées 5
plante vivace 5 indigène ‚ dans les bois 5 fleurs
en mai_: èlle a plusieurs variétés. Celles qu’on
préfère _sont celles à fleurs rayées, et à fleurs dou
bles. To’ute terre ,v fraiche et ombragée par ra
cines 011 par rejetons; et- au besoin, de'graines
semées en place.
’ Muguet du Japon : multiplication par l’éclat des
touffes , et même culture.

‚ Narcisse.

* Plante qui fleurit au printemps, et dont les va


riétés sont nombreuses: cesont , le faux narcisse
ou aioult, qui pousse dans les forêts 5 le blanc , ce
lui de Constantinople qui donne des fleurs doubles
très-odorautes 5 le panache' , le jonqui/le , le тиг
1е grdnd soleil, le tardif, le triandrique , etc.
On le multiplie par ca'ieux qu’on sépare au tno-_
ment de 'le planter 5 toute terre lui convient 5 il
fleurit même dans Геаи.
12`5­
_DE JARDINAGE. А

Navets. ~
.„ .
C’est une plante bisannuelle , naturelle à `la
France , et dont il y a un grand nombre d’espèces
divisées en `irois classes principales : _
1°. Les navets secs, dont les sous-variétés sont:
le Freneuse , le Lnavet de .Ílfeaux` , celui de Saulieii.
* Cette classe est celle des meilleures qualités; les
' terŕains
2°. Navets
sablonneux
tendres, etdivisés
doux en
leur
„делавшим
conviennent. _ il

est hâtif);
sace navet
; navet rose du Palatinat; le grosilong
de­ Claire-Fontaine. _ d’ÄÄ­
i' `

La qualité de cette classe n’est pas tout-a-f'ait


"aussi bonne que celle de la précédente. ‘,
30. Navets demi-tendres. -­ Classe quise coin-À
’ `розе du 'navet jaune de Hollande , navel jaune
'd’Ecosse , navet noir Jul/suce , etc. _
On cultive toutes'les' espèces de navets'en jar
` dins ou en plein` champ. La saison de les semen,
est depuis la fin de juin jusqn’à la moitié d’août;
on peut même 'aller jusqu’au commencement dey
septembre, dans les terres légères et en choisis
sant des espèces hâtives; quelquefois aussi, pour
avoir des navets d’été , on sème dès le mois de
mars et d’avril. Le semis doit être clair et fait à
la volée sur la terre fraîchement remuée, autant
‘que possible par un temps pluvieux et couvert.
Les terrains sablonneux et doux `doivent être
préférés 5 les navets secs surtout exigent ce genre
de terrain. _, _ ‚ i _ ы‚ :y
‚—

126 ' coUns


Il y aune variété де navets, qu’on appelle туб
du Limousin, ou fabio/e, ou turneps; cultiver surtout
pour les bestiaux. Elle rénssitdans tous les terrains.
Nenuphar.

Nenuphar blanc , ou lis d’Elang, plante indigène


à racine vivace; fleurit де juin en août; variété:
le nénupharjaune. Ces plantes sont propres à dé
corer les eaux dormantes des jardins gil sulIit d’y
jeter leurs vgraines aussitôt leur maturité , ou дев
portions de racines. f
Nénuphar bleu, originaire d’Afrique ; fleurit en
août. Terre franche et limoneuse, placée au fond
d’un vase plein d’eau que Pon renouvelle au besoin;
serre tempérée. Multiplication au moyen des
tubercules qui se détachent де la racine mère.
Lorsque les feuilles sont fanées, on peut faire
écouler l'eau, et conserver ainsi la plame dans _un
lieu вес, à l’abri де 1а neigé et де la gelée. On
remplacera Peau en mai.
Кепи/Маг rouge. Même culture.
OEillet.
Il у а дев variétés innombrables de cette char
mante plante; voici les principales, qui toutes se
cultivent де même: _ I
OEillct dußeurísle , vivace z' fleurit en juillet et
août. Il у a des sous-variétés très-nombreuses.
OEillel des amaleurs , ou Flamand;
_OEillet ale bois ,- fleurit presque toute l’anne'e, en
~

DE JARDINAGE. 127
le plaçanteu hiver dans Potatnìgeŕìe , ее. duos Pap
partement.' » '~. к ­­ ì ‚ "
отделав мацгнёцт en mai. f= ‘ " ц ь ~

OE'íllet .superbe ,­ ~Heurit де juillet en octob're.


OE'illet -de Vpoêle, trisännuel; fleurit en juin et
juillet.-
pépinière;Semis
pourпеший;
placervau
en printemps,
mars suivant.repiquer
Multiplien ‘
- еатйдшрае pied-s , 'boutures-et marcottes. '
(ЕёНефа’Еграв—гге ; Heurit en fjaìn. Le préserver
de *leneigeetde llhumidité. ` ` ' ' “è” ' 4
Culture. Somer les œillets @Printemps , еп ter
гйпе5,дапвде1адёегге1'гапс1хе,шё1ёе dhu'tiersde'tbr
-reau bien pa'ssé, од dans de 1a tetrè де bruyère. Le
vex` le [Лёт де Seuils); quand il у a‘six21 huit feuïllès.
Repiquer dansïuńc'planche де terre даты ‚ ‘bien
г атеиьне е: fumée де ‘15аппёе- ргёсёдеще, опт
гсащёе au momertt'ůu'répiquage ‘z b'iner'et штоф:
jusquà IaV En âe*1’äutomne."Ces 'jeuñes' Рит he
craignent Aque les dzufnglaar, et les> transitionì A'trop
subites dans 1a température #il faut tâcher де les
bacher.
д ries: onAu printemps
donnera on enlèveraj
de'fljéquen's les feuilles
Nuages pour-1­
jusqu’à la
fleur , qui'nrrive ordinairement en illimîl ne taut
laisser que trois ou quatre boutons sur chaque tige ,'
et'assurer les œillets avec des baguettes дебош.
En posant ces baguettes, il Тат planter à'côtéńeia
plante , soit' en 'pleine t'eŕre', soit en porsfdei @ŕ
gols dc moutons ou де porcs, ‘et mieux encore де
veaux.c Le perce-oréïlle ,' insecte funeste aux peil
lets , se retire dans ces ergòts à' la fin d“ ÍOUÈ 7 ‘et
"
120 coUns f

on les у prend facilement. Il faut éclaircir' les


plants en rejetant, lors de la floraison, les œillets
simples, les boutons globuleux, les vieux pieds;
tous ceux enfin qui paraîtront défectueux;
Pour ce qui concerne les marcottes, nous al
lons emprunter , à PÁImanach du bon Jardinier ,
1a description de cette opération importante. (к Or
'sa dinairement les oeillets de graine ont des touffes
)in
de marcottes: on fera très-bien d’en couper
quelques-unes aux plantes rares , pour en faire
des boutures à l’ombre et en bonne terre. On
coupe horizontalement des maîcottes au milieu
d’un nœud, ou d’une articulation : l’on fait en
suite, аи milieu de ce nœud , une fente longi
tudinale de qujatre à cinq lignes seulement. On
écarte, bien entendu, les deux feuilles-opposées
qui se trouvent à ce noeud, et celles `qui se
trouvent ace >noeud à dix-huit lignes de hau
teur. L’on ouvre la terre avec son doigt, et Гоп
у place la bouture, qu’on soigne, marque et
arrose jusqu’à_ ce qu’elle indique , еп poussant ,
qu’elle est reprise ou a des racines. Ces bou
tures sont toujours à préférer aux autres marel
cottes: elles conservent mieux, et plus long
temps,la pureté du coloris des corolles ou fleurs.
C’est même ce modequ’il faut préférer , pour sau
ver ces avantages dans toute plante qui dégénère. q
n On marcotte ensuite les autres branches ,
ou. rameaux du même oeillet. Pour marcotter ,
on se Á.siert d’un bon grefïoir dont lesgéfaut ou
\
1

DE JARDINAGE. 129
a creux ‘de vl’écusson au;manche, au lieu d’être
ы tranchant, aux marges ou aux bords, est, au
a contraire , arrondi. Deux à trois jours avant de.
n faire le marcottage, l.’on suspend tous arrose
›1 mens , año de rendre plus flexibles les branches
» à marcotter. Au moment de l’apération, l'on
» dépouille de leurs feuilles le-bas des marcottes.
к n Ilne faut point arracher ces feuilles par unl mon
» vement de haut en bas: on déchirerait l’épi
11 derme де la tige; on les casse au contraire, en
в les tirant de gauche à droite. On a soin de biner
» _avec précaution 1a terre au pied'de l’œillet, et
» d’y en ajouter de la nouvelle pour l’améliorer
s erfcore , et rendre l’opération plus facile. (les>
» précautions prises , on porte d’une main l’écus
» 5011 du greffoir sous la marcotte, à quelques li
» gnes de son point d’insertion à la tige-mère,
n pour l’empêcher de в’еп déchirer ou détacher,
s en la soutenant du creux de l’écusson 5 et де
effe
1’а1191‘е main, on laploie, ou on essaie de la
ployer. Сев essai , dont peut se dispenserl’ex­­
périence d’une longue habitude, éclaire à l’a
vance sur la sûreté de». l’opération , et détermine
juste le point où il faudrav incisen, et la place
ses's'e’ qu’occupera `la marcotte en terre.` Ceux qui ju
gent rapidement tout d’un seul coup d’œil folli
' dfrabord, au noeud choisi de la marcotte, une
incision l_horizontale jusqu’au milieu' du dia
8‚ ‚репе de ce nœud. Ensuite, il biaisé légèrement
Ès la lame'dugreffoir en remontant de quatre Là
13o' comas
S
8
l six lignes de hauteur , par une seconde incision
longitudinale , perpendiculaire sur la première.
Ces deux incisions faites ,You ouvre la terre avec
deux doigts, à la place où descendra la mar
в cotte pour у prendre racine. On abaisse donc
cette marcotte sur la place ,cn la soutenantd`unc
main avec Pécusson du greífoir , comme je l’ai
dit, au point д’1пвег11оп à lu tige-mère ; et de
l’autre main 011 1111 fait tracer , en Pabaissant,
la ligne par laquelle on Pamène au point де ses
incisions , à la place qu’elle doit occuper. 011
quitte alors де в1111е 1е greffoir, pour prendre
un petit crochet de bois , ou une petite branche
de saule ployée en deux, à l`aide де Yun on de
l’autre desquels, en les enfonçant dans la terre,
on у assure la marcotte qui s`y trouve accro
cliée ou fixée immédiatement au-dessus das in
cisions. On a soinensuite de rapprocher, avec la
main, la terre tout autour. On fait cette opération
à toutes 11 s branches de l’œillet, quel'on place sans
croisement, 11 côté les unes des autres , et autour
de la tige-mère , en ménageant les espaces avec
goût. Les uns coupent avec des ciseaux toutes
les feuilles dc la marcotte, seulement d`un à
deux pouces;d’autres laissent ces feuilles. Moi,
je coupe seulement celles de ces feuilles qui
niembarrasscnt , parce que je n`aime pas les
mutilations inutiles ; mais dans tous les cas, 1’
que Гоп coupe ou non ces feuilles , les mar-1v
cottes bien faites n’en repoussentfpas moins. ”и
DE JARDINAGE. 131

` я ' Ognon. `
.
Ifognon est une plante potagère , bisannuelle,
dont les variétés principales sont: Родион rouge
' foncé , le rouge pâle , le jaune , le blanc ltûtlf, le
blanc gros, l Espagnol , l’agnon d’Egypte , etc, ctr.
Toutes­ ces espèces de sèment en planches et à la
volée; elles exigent une terre substantielle qui n'ait>
été amendée que l’année précédente: car, trop
fraîchement fumée , elle l'ni serait contraire; a
ìnoins qu'on eût employé du terreau a ini-con
sommé. Il faut que la terre destinée à Родион ait
Iété ameublie par deux labours, dont le dernier
doit être fait au moins quinze jours avant qu’ou
fasse le semis. L’époque de semer est depuis le
quinze février, jusquk'i _la mi-mars. Si dans les
premiers jours que le semis aété faithil tombait
de la neige,`et que le froid fût trop rigoureux , il
faudrait le couvrir de litière. Le semis se fait ainsi:
on prépare la terre en la foulant avec un fort rou
leau;on sème ensuite, puis on herse avec _une
fourche ; après cette opération, il faut avoir soin
de couvrir 1e terrain ensemencé d’une très-légère
couche de terreau.,0n doit arroser assez souvent;
si le plant paraissait trop dru , il faudrait l’éclair­
cir; et quelquefois leu-epiquer à trois pouces de
distance dans les terres fortes.4 On déterre les
ognons lorsqufon s’ap_er90it que les feuilles sont
Itout-à-fait ìaunes, et avant de les rentrer on les
expose sur 1a terre, ou dans un lieu sec au ,grand
1 32 \ "cours д
air et au soleil pendant une quinzaine;­ en no

vembre et décembre, on choisit les ognons les


mieux conservés ,_ les plus sains ou ceux qui com
ínencent à pousser; onrles replante à six ou sept
pouces de distance, afin d’obtenir la graine en
août suivant. Cette seconde plantation donne en
juillet une longue tige, surmontée d’une tête assez
grosse de fleurs nombreuses et blancliêtres. On a
soin de tenir droites et fermes ces tiges, par des
tuteurs ou un treillage, afin d’empêcher que les
têtes ne se touchent, ou que le vent ne fasse tom
ber les graines qui auraient mûri les premières.
vOn coupe ces têtes, quand on juge qu’elles ap
r-prochent d’une parfaite maturité 5 puis on les ex
pose au soleil pendant quelques jours 5 on les pend
.ensuite dans un lieu sec , où les graines qu’elles
auront retenues se perfectionneront: lla graine se
conserve pendant deux ans.

Osez'lle.

Ifoseille est une plante vivace, qui pousse sans


-culture . dans les prés. Dans les jardins on la sème
pour l’usage de la cuisine, et-on en fait des bor
dures , dont on a soin-de placer quelques-unes au
nord et à Pombre pour les préserver de l’ardeur
«du soleil, qui augmente 'beaucoup ~ -son acidité na
Jturelle. Оп тиШрНеопЦпайк-ешещ РовеШе pa'r
.éclat 5 parmi yses nombreuses variétés , on ne doit
Лопнет de soins qu’à 1’Osèille *vierge , qui monte
и
DE JARDINAGE. ~ l 133
moins vite que ‚ toute autre. La grainedbsgìlle es;
bonne durant trois ou quatrel ans.
­ Panaìs.
La culture du panais est absolument la même
que celle de la carotte. Il у а une variété liâtive ,
appelée panaís rond, et qu’on doit préférer pour
les terrains qui ont peu de fond. La graine de
panais n’est bonne que pendant une année.
Payot.
l

Plusieurs espèces. ‚
Pavo!y des jardins ; est annuel. Fleurs en juin et
juillet. Il yren a des variétés à l’infini. Cette plante
vient partout: оп la sème en mars , ou mieux en
automne pour en avoir de plus belle : éclaircir
si le plant est trop ,serré ; ne yrepiquer qu’au
tran splantoir. ‚ .
Pavot coq,oucoqu'elicol, ou ponceau ; il est annuel
aussi. Fleurs en ìuin et juillet. Toute terre. Les>
graines des doubles doivent, seules, être récol-­
tées. _ f
Раю! du levant, ou de Tournefort. En juin ,
fleurs. Tout terrain, mais mieux une terre franche
et substantielle; semer aussitôt les graines mûres ,
dans des terrines qu’on rentre l’hiver en orange
rie : repiquer au printenlps suivant.
I l

Perce-neige.
. ' . ,. 1 ‚ „ч г х
C’est un petit ognoń qu’on place en terrepnpç.,`
tobre , et _qui peut rester plusieurs années ,en
s
1 34 coulis
terne sans être relevé. Il-ffleurit souvent en fé
vrier. On en cultive de-simple levde double : Pun
et Pautre se multiplient de ca'ieux séparés au prin
temps et à l`aut0mn`e. ì
LeV perce-neige à bouquet ne fleurit qu`en mai.

Persil.

Ou sème, depuis mars jusqu’en août, ou quel


quefois en automne , au pied d`un mur è_lionne
exposition „pour en avoir dè bonne heure : on le
conserve pendant lhiver, en' le préservant des
gelées avec despaillassons. La graine du persil ’
se conserve pendant deuxv uns. `
y i Pervenche.

Grande pervenclze , vivace fleurs en mai et


septembre. '
Pelite pervenche. Il y'ades sous-variétés. Toute
terre et multiplication de graines ou de rejetons.
Pervenche de Madagascar. Fleurs en juillet et
août. Terre franche substantielle , au midi. Semis
sur couche sans châssis, ou sous serre chaude;
on Гу tient jusqu’à ce que la température soit très
douce. Elle peut durer plusieurs années en serre.
i Piment.

11 y a plusieurs espèces de piment. y:Le pimenl~


annuel ou poivre ' long, le piment ordinaire , le
rond; le gros doux ¿Espagne , etc. i
»'»Le piment annuel >sie sème en février et mars sur
v
n
. Y n

nu JARDINAGE. ‚ 135
v 1
couche ,et en avril sur terreau. Dansles premiers
jours de mai , on leìrepiquc, soit gn ‘Pols quvpn
expose aulinidi ou qú’on enterre sur couchefsoig
sur plate-hande , ‘â bonneexposition.r l i l i

Il y a aux Antilles un arbuste qu’on cultive ici


en serre chaude , et qui produit le piment enragé.
.Le piment tomatetest uneyvariété nouvelle 1111’11
faut 'élever sur-‘couche , etqui ne mûrit qdàßor@
de; chaleurs. v_Il jaunit lors de sa..maturité,et ess
beaucoup plus dou; ,que les autres; “тифе; (д
il ­ ‘ Pímprènelle. y "’ ‘

Il y a la peti/e et leggende pimprenelle. La`


grande sert de fourage, et- on cultive ‘la petite
dans les jardins pour .en faire de la fourniture de
salade g elle se sètne 'indifféremment uitprin-2
temps et en automne; on la multiplie aussi par
éclats де pieds. ` ‚ » `
\
i"(ŕ".­' "fhPïvoihe,"
-i ‚ '

Рйгойге‘еоттипе2 originaire des Alpes : ses ra.


cines sont vivaces.' Eleurit en ` mai.l TorutV terraini
et »toute exposition, 'et mieux terre franche et
substantielle, et miÃ-soleil; multiplicationv par la `
séparation des pieds eri automne. `
Pivoine àßeùrs découpées, originaire de l’Ukraine.
Même-culture. ­ "д ~. »Y
Pivoíne àßenrs’§iqnclies¿ rient. de la Siberia.
i* ti' ¿ont? ‹ ' д ' ‚1 ‚ nja f. ­‘ ‘lj
1. 1
136 COURS
‘. ‘.'“3..'. ‘.‘.~f
.r - ` _ " Planlaîn.«’ ' "
` Le ‚Машей: д’еаш, ou plqznlaxíyn­
1,1 1 I д". t
c

Donne en juillet desfleurs nombueuseajfyient, '


facilement. л . f
i Poireau. ' ­ i э
Le ­poireau ou porrcau est une espèce д’аЦЫв
annuel qui
demande unecroît
terre naturellement en Suisse.
Идёте-ы substantielle Il
y, qui
n’ait pas éié fumée depuis deux ou trois ans. 0н`
sème en février, enymars et enjuillet. Quand le
poireau a acquis la grosseur d’un lfort tuyau де
plume , on choisit un temps pluvieuxv ou couvert ,
\
pour le déplanter avec précaution; on rogue la`
tige , et lsur-le-chtimp on~le replante dans une
planche 'demême terre bien ameublie , à si!"
pouces environ-de distànce. 'Pendant Vété , il faut
le sarcler et l’arroser souvent , surtout dansles
` temps de sécheresse. Au printemps, on choisit
quelques pieds gros et `vigoureux , pour en obtenir
де la graine; Lorsqu’elle est mûres, oucoupellles
tiges , on les secoue sur un linge. Ila-graine la
première tombée est le meilleure , et peut être ~
bonne pendant-deux. Ort-_ peutY la laisser'se per?
fectionner, en auspendant les têtes dans un en,
droit sec. jA ~ »j _ l _
` Poirée. » '_ ‘.‚„ д `
>'Il vyîa deux espèces priucipziles'ůe' cette plante. l
„à . La poirée ordinaire et la рой-ее cz'zrde. La pre-_"

#se
‚(у "

A...
DE JARDINAGE. 137
mière se sème en vbordures ou er. planches, tie-1

puis mars jusqu’en août, et ne demande (Раннее


soins que dlêtre arrosée au besoin , couper sou.
’vent les feuilles poiir en faire produire de nou
velles, qui sontespèce
La seconde toujours très-tendres.
peut être ‘semée 7claire
‘ '
‚ del

façon à ce que chaque pied'se >trouve espacé


d’environ quinze pouces. On s'ème en deux sais
sons : en mars pour l’hiver 5 et en juillet ou сот?
mencement d’a_oût pour le printemps. Il .faut
couvrir pendant les grandes gelées._ Dansîlaìjrlé;
mière année, la poire'e cardene donne quedes
feuilles 5 dans le cours de la seconde, elle 'porté
une tige qui produira les graines. Celles-ci so
conservent pendant cipq ou six ans'. ' ì

Pois. _ ' , ‚
0u peut
plante diviser
potagère les diverses
annuelle 'variétés
,` en­ deux 'de prin-J
sections cette

cipales : les pois écosser, dont o'n ne mange que


legrain , et les pois sans parchemin ou mange-lodi,
ou goulus, oufgourmands. Chacune de ces sec
tions peut encore se sous-diviser. ' .
Voici les principales espèces:v ' '-‘fi :We i

Pois d écossesnains , pois nain Ízá'tif, pois nain


де Hollande ‚ pois nain де Bretagne, pois gros
nain ­.nwre' , etc.; ' д j
Pois à e'cosses à rames ,l Pois mäielzaux de Hol
lande , petit pois de Paris ‘5: pois michanàv ' a" œil
noir', pois де Clamart, etere, — ‘ i
l
6*.
138 nouns
Pois sans parchemin ou mange-tout; pois sans
perchernìn, nain et háti'f; pois` sans parchemin, nain
orldinaire; pois à éventail5 pois turc , etc. i

Aucune de ces espèces de pois n`exige d’en


grais , et elles prospèrent toutes dans toute es- ч
pèce de sol : cependant les liâtifs viennent mieux,
ct sont plus précoces dans une terre légère. On
doit {serner les pois en touffes ou bien en rayons.
Les rayons se pratiquent `à environ huit pouces
les uns ydes autres , et pour les touffes , elles doi
vent être 'à la distance d’un pied' , et composées
(lel cinq ou six pois. Jusqu’au moment de la ré
colte , il п’у а d’autre culture que de bêcher quel
qtuexfoisv ,_ де rainer les grandesespèces , et de pin~
cerOn
les doit
autres à la troisième
semer ou quatrième
en novembre fleur. le
et décembrei

long des plates-banderau midi , le michaua: et les


autres pois han'sz ; vers la fin de janvier ,r en février ‚
et, mars, et successivement lesl` mêmes espèces ,
cltàcelles de seconde et troisième saison ­. on pro
longe les semis en pleine terre , pour les pois Cla
mart, jusquà la fin де juillet.
Les pois peuvent encore. germer au bout de
deux ans , lorsqu'on .les conserve dans leur cosse.
Pommes de Terre.
Cette précieuse plante , dont les avantages sont
maintenant généralement appréciés, -a des pro
cédéslldeucultulre très-variés. Íl n’en est aucun
qui ne soit avantageux, surtout lorsque ,les >tra-g
V
DE JARDINAGE. ä 339 y

vaux ont été faits avec assiduité , et que le butage


a été principalement soigné. Quelque méthode
quälen suive, il ne faut pas perdre de vue que
л рыке: miens-on
plus leur­ produittravaille' les pommes-de terre ,l
estA considérable.
' Па meilleure
consiste ‘a réunirméthode'de
l’eugrais au culture
fond-duesestcelleuui
sillons , _et
à `placerlcs pommes de terre immédiaâernent
dessus. Dans les terrains forts et argileux, où gé..
néra'lemení les pointues de terre sont de mau-t
vaise qualité, on parvierit à en obtenir de bonne ,' `
en employant, au lieu (l’eugrais , de la grande li
tière, ou même de pailles neuves ou d'autres
tiges neuves de végétaux qui soulèvent et divi
sent la terre. Chaque touffe doit être butée.
`Le premier binage à donner aux pommes de
_terre , dit le Bon Jardinier, peut être remplacé
_avantageusement par un hersage sur le travers
'des rangées, donné .cinq à six semaines après la
plantation, lorsque lespremieres pousses corn
mencentà pointer. Cette façon estY économique
ét d’un >bon. effet. i -
l Les pommes`de terre réussiraient aussi parfai
t'ement au moyen du semis die leurs graines. Се
inode (lc multiplication aurait l’avantageAde don
ner de nouvelles variétés 5 mais il exige des soins
assillus"jusqu’à la floraison~ , et une habileté qui
nfajipartieut`qufaux jardiniers consommés. ‘
- J , . _ _i . .

. -. t... ь . s > ~ |
_
' 3x40 coulis д

l Pompier.

‘- Il faut , 'pour en avoir de Priineur, le semer sur>


‘couche et sous châssis. Sa graine, qui est très
Бис, se jette clair et à 151ь volée sur du terreau
bien ­consommé; ensuite on l’applique sur terre
avec 1a inain. Ce semis doit être suivi d’un léger
arrosement. O'n nev doit semer en pleine terre que
lorsque les froids ne sont, plus à craindre , c’est­
'2i-dire “En avril ou commencement fle mai. La
moindregelée le détruiraìt entièrement.
` La graine se conserve bonne pendant sepëlou
'liuit ans.
- ll.) Primevtère.

11 у а d’assez nombreuses variétés flea-cette


I)lai'11t'¢e`\!ivaacea.A ` ’ 4
Primevère commune ,­ fleurit de mars en плаце:
quelquefois en automne. >Terre franclie, légère ,
fraîche et ombragée; multiplication de semis en
automne : repiquer l'an'ne'e suivante.
Oreille д’оигз, ou primevère auricule. Fleurs en
mars et mai, et quelquefois aussi en automne.
Terre franche , légère , dans laquelle onine doit
'mêler que des engrais végétaux._ Elle ne craint
pas le froid, mais un changement .ile tempéra
’ture
Placertrop
en pots
brusque,
, afin l’huiniditéf'
qu’on puisse11la~'soustrairc
faut dong, à

ces deux dangers.' Multiplication degraines se


mées de décembre jusqu’en mars, en terre `de
I

DE JARDINAGE.’ r4.1:
bruyère. Recoyvi'ir peu la graine; repiquer quand
il paraîtra cinq à six feuilles ; l’année suivante,
­.zlnettre en pots les plus belles, et ne dépoter en
suite que trois aus après.
„д
Pulmonàire.
. f А

I , Pulmonaire de Virginie , originaire deVirginie,


_à racines vivaces. Fleurs enmars et mai 5 tout
terrain frais et ombragé ; propagation par racines
en automne. ~ ß s
yPulmonaire de Sibérie. Jolies fleurs bleues en
mai et juin; terre franche et légère 5V semis an
printemps.
‘l Нади. (Voyez Rave.)
Raiponce.
Cette plante potagère, annuelle, a deux variétés:
la raiponce velue et la raíponce globe; toutes deux
ont une semence très-fine , qui se conserve pen’
dant trois ans. Au mois de juin , on sème sur terre
bien préparée , à une exposition ombragée , puis
on recouvre légèrement avec terreau fin, et Гон
mouille souvent. Dans les mois de février, де
mars et d’avril suivans, on mange en salade la
plante entière. ’
Raves ‚ radis.
Cette racine, annuelle“, est originaire de la Chine;
elle offre d’ass ez nombreuses variétés : la rave de
corail ou rouge longue, la pelite hâtive, la blanche,
U

142 cornis- -
le'
ou radis
gros blanc
noir 11415)“,-
д’hiver1е, le
blanc ordinaire
gros­ , le raífoft
violet d’hìver, le
jaune , ele. ' ‘ ‘' '
La plupart de ces variétés, surtout les petits
radis ronds , se sèment pendant presque toute l’au
née sur couche en hiver et au premier printemps ;
en pleine terre dans les autres saisons. Pour оЬ—
tenir des» radis bien ronds , il faut què la terre soit
gfortement piétinée avant de semer. lDans les clin

leurs , ilpeu
faut beaucoup d’eau , un
semer à la fois. i peu dbinbre , et
l" La rave hâtive réussit particulièrement sur cou
clte. La rouge longue , en pleine terre ; le petit ra]
_dis gris et îlejaune ldoivent être semés clair , ils
réussissent bien pendant tout l'été. Le gros noir
se cultive depuis iuinJusqu‘en août. . et se conserve
tout l’hiver enterré dans le sable. Pour conserver
-de petitie radisune. partie de l’l1ive`r , il faut les зе—
vmer iin deßseptembre, les déplanter en uzovemlire,
i et. les replanter très- près les uns des autres ,
‘sur un ados de terreau au midi , enterrés iusqu’à
la naissance des feuilles; il faut yles cóuvirir dans
les fortes gelées.
Les graines dc rave se conservent envi ŕoiisixaris".
Renoncule.

Cette plante, dit M.`Bastien,vivace par ses ra


cines ou grilles, se distingue ¿en simples , semi
doubles et doubles : la première se cultive très
реи, à moins que par sa fleur on ne puisse espé
\ .

DE JARDINAGE. 143
rer que les graines ,seul moyen d’ehtenir de bel
les variétés, en procurent ; l'a semi-double. est
préférée pour en obtenir de son espèce et de dou
bles. Les renoucules noires sont les plus estimées.
, On multiplie les renoncules par.la graine, ou
par les griffes éclatécs. Cette plante ve'ut une terre
douce ,légère , grasse , substantielle , facile à s`é­
_chauffer par le soleil et à être pénétrée des pluies
et des arrosemens.
Reseda.
Plante vivace qui nousié'st venue d'Egypte. Toute
terre; fleurit presque toute l’année. .~ t
Il y en a une variété annuelle et herbacc'e qui se
sème d’elle-même. Еп serre tempérée выдает»;
u
ligneuse, presque trisannuelle. On peut en former
un arbuste en lui coupant les branches inférieures; ’i _

elle fleuriroit tout l’hiver.


Safran.

Quelques „personnes cultivent lc safran comme


plante d’egrément. Gest au'mois d’eoût que son
ognóu doit être pla-cé dans un bon terrain à trois
ou quatre pouces de profondeur 5 il fleurit en oc
tobre ou novembre. к _
Safran bâtardou oriental. C’est un Vognon qu’on
appelle quelquefois'crcdus, et qui sert à faire '
de fort joliesf borduren;` il donne des fleurs de
toutes les couleurs et fait aussi u_n très-bel effet
en touffe. La floraison a lieu en mars et avril.
e
.M4 cans ­' ‘
Cet ognon peut rester trois ou quatre ans cu
terre; il ne faut jamais fumer le terrain on onl
veut le placer ; quand on juge à propos de le re
lever, il faut le faire en mai, et ne le replanter
qu’en octobre. '
Salsi/ix ‚ Сегсд‘дт.

Cette plante , indigène etpot'agère , 'est bisan


,nuelle 5 on la sème à la volée , en février, mars et
avril , dans une terre substantielle , labourée pro
fondément , bien ‘ameublie et anciennement fu
mée: il faut arroser souvent pour que la graine
ne se déssèclie pas avant d’avoir levé ; on donne
quelques binages suffisant ensuite jusqu’à la re
colte des racines , qui doit sc faire avant qu`elles
aient donné graine. f’
La scorsonère d’Espagne se cultive de même.
Le semis se fait en février, mars et avril , ou ä la
fin de juillet et août ; il diffère du salsifix en ce
qu’on ne le matige communément qu’à la se
condeœnnée, excepté dans les terres très- douces ,
où il peut acquérir, dès la première année , une
grosseur suffisante. ’
La graine de ces deux plantes se conserve tout
au plus deux ans.
Sarriette.

La sarrielte, dont il y a deux'espè'ces, est une


plante aromatique qu’on emploie-dans Passaison
nement des pois ,et surtout des fèves de marais.
E ___Éäâï
и. t2?.5.5;
i
nasal;
.
.l l, .1
i . Í/n
l
.f7/,View
DE JARDINAGE. 145
‘г Des deux variétés Pune est annuelle et se sème
-au printempsyläutre; ligneuse et'vivace, se„tntilti~
"Plie de Pieds éclatêsi ' ‘­ " < ~^ ' i' i'
`: › 'ii i._¢'»..‘..,_,{l
. к ‘­ ' Sapvnère
дадим
Plante. indigène; fleurit en juillet. Toute terre
et toute expositionsMultiplicationy par les traces
en automne. La variété à fleurs doubles’ est la
la seule cultivée. " "l" `
. ‘ . :'.'~:1;.~' .:!
Sauge. Ã` ‚
Végétaldont il est deux espèces: plantes et ars
hrisseaux. ' ' ' ' ~' ' "
Plante; деих variétés principales; aromatiques.
Lagrande sauge ,­ ' j ' ' ъ ' `
i
Et-la ‚дива deÍProsêenc'e, 011-ради sauge. « Í
Multiplication de semences, ou mieux, écla..
tantleslpieds',”en`automne. Fleurs en .juin et juil
let : veulent une terre légère ,' et :une exposition
chaude. ' .. ` z ' ' д \ .
. -Sauge ormin', feuille fleur, prudlzomme; plante
_d’agrérnent , ainsi que les деш; qui. suivent; origi
éńaiire d’Espagne; fleurs en juillet. ,Terre'zlégèrm
>òhaude et sèche,_au`_ midi.v Seiner'en; рисе)“: ед
planche , pour repiquer. `
Sauge argenle'e; fleurs en mai et août. Même
culture; semis sur couche tiède , au printemps.
Sauge bicolore де Barbarie; fleurit enjuin. Même
culture; mais couvrir de litière sèche en hiver.
»Sauge pomífèœ; arbrisseau originaire de Crète.
Z
:14.6 couns
Terre légère : exposition du midi. Multiplication au
V,printemps .de ’grainessemées sur unter-rain chaud ‚
et ameubli , ou en éclatant les pieds. Fleurs tout
Tété , ainsi que les variétés suivantes:
Sauge cardinale; Aterre'franehe et légère: serre
tempérée. Semis sur couche >et sous châssis, au
printemps, ou boutures, à l’ambre. Arrosemens
modérés; soleil en plein air,
«Sauge élégante; originaire vdu Pérou e, mêmes cul
ture et multiplication.
Saxyralgef

On compte des variétés nombreuses de cette


plante vivace. ` ’
Sami/'rage de Sibérie; terre franche , légère et
fraîche s nii-soleil. Séparation des drogeons tous
les trois ans. ‚
Sax-¿frage stonolifère , ou de 'la Chine; fleurs en
juin et juillet : :même culture.
Saxifrdge granulée; fleurit en mai , juin.:­ même
>culture. Multiplication au moyen des' grains 111
berculeux de sa racine qu’on replante en potsou
'etilpleine terre. Garantir des grands froids et де
la. neige, avecìua peu de litière. '
Scabieuse.

«Scabieuseßeur de veuve ; bisannuelle: fleurs en


uillet et octobre. Terre franche , légère; exposi
tionchaude: semis au printemps, etmieux encore
en' automne , eten place pour vavoîrxle plus belles

Y ` ‘
y.nu mantuacn. ‘ хау;

plantee рот-‚1111116 Blew @P_hiversœee


dant les gelées. ` '` _ «V A- y
‚ ‚Ысаыецзе дев Alpes; fleurs en 311111е1:_-ше:;1е
culture. 'Multiplication par l’éclat despieçls. l
Scabieuse étoilée 5 fleurs en ìuillet ‚ août: même
culture ‘
Sceauv de Salomon.
Sceau -de Salomon verlicille'; fleurs Aen mai et
juin: toute espèce де terre, mais fraîche et om
bragée. Multiplication par racines ou par semis;
mi-soleil. ‚
­Sceau de Salomon commun; fleurit enV avril ct

mai: même culture.


Sceau deSalomon àfeuilles larges; fleurs en mai.
Senegon.

Seneçońdbffrique , des Indes; fleurs en juin et,


août: semer en mars ,­ en terre franche, légère, à
une bonne exposition, et mieux sur couche , pour
la replanter en mette. ъ l 'j'
Senegon à feuilles ¿Adonis ; Beursen juillet et
août: même culture. Multiplication deA graines ,‚
eten automne , d’éclats де racine. `
_. ¿M `
* ' ` ›
soleil.
д 1 и. N _,

Soleil à grandes fleurs f hélianthre aunuelwrigi


naire du Beren; fleurs de ~­juillet. en septembre:
semis sur Place ien mars. Garantir les graines des
oiseaux.
.a,*

ъ
148 cans
Soleil vivace , petit soleil; fleurs en août : même
culture. ‘
Soleil nolr-pourgre ; fleurs (Расы en octobre:
même culture. ` ‘\
f .
Souci. `
Souci commun , ou des jardins ,­ indigène : on en
préfère la variété double, dite souci d’Espagne ,
terre franche, légère; 'exposition chaude; semis
en septembre ou au mois de mars; en place, ou
l qu’on repique. .
Souci de la~Rcine; même culture.
Souci pluvial, ou hygmme'tn'que, ainsi nommé,
parce que sa fleur se forme à l’aproche de l’appui z
même, culture; semer sur couche au printemps.
Tabac.
Tabac ordinaire. Plante annuelle qui fleurit en
juillet, Terre franche, légère an midi, bien fn»
_v mée. Seiner en mars , sur couche, en ayant soin
de ne pas tropI couvrir lesgraines. lëiorsque les
l cinq ou six premières feuilles ont paru, on те
pique à trois pieds de distance, et par un temps
pluvieux oucouvert. Etendre bien les racines ад
'jeune plant, qu’on
Ifeuillesl t enfoncera
_ jusqu’aux
~ I premières
э

Il existe plusieurs variétés.


I ` Thrm. -f t “ "è
\ ‚ , . l

‚ L : › . . . . .
Plante ligneuse, vivace, aromatique, originaire
i
if’d’Espagne : offre plusieurs variétés.
_ DE JARDINAGE. y 14,9I
Thïm communi 4
T/iym à larges feuilles ;
T/zym d odeur de cilron. е ‚ `
Toutes ces variétés se cultivent de mème. Terre
légère et exposition chaude. On les multiplie en
séparant leurs pieds au’ printemps.'
Tamale. ' I
Оп` sème cette plante annuelle , _potagère ¿qui
est originaire du Mexique , де Ьоппе heure „sur
couche et sous châssis ,pour la repiquer en pleine
terre, au midi, lorsque les gelées ne sont plus it
craindre. Quand 1a plante a environ quinae pouces
de hauteur , on arrête sa végétation en pinçant le
sommet des tiges : on fait la même opération aux
pousses secondaires , au-dessus des flèurs. Lors
qu’il y a un bon nombre de fruits arrivés à moitié
’grosseur , 'ou effeuille la plante , et on retranche
les pousses nouvelles. Sur l’arrière-saison ‚ ou ef
feuille nouvellement et complètement, afinque
les .fruits soient tout-à-fait exposés au, soleil. Il
faut beaucoup d’eau en été. Les graines peuvent
se conserver trois ou quatre aus. y ¢

v'Topinlrxmboun
C’est une plante potagère , vivace , qu’on
nomme poire de terre , à cause des' tubercules
nombreux dont se forme sa racine. Cesont ces
tubercules que Pon. mange , et qui poussent
chaque année des tiges de six à huit pieds de
1 50 courts
haut. Cette plante se cultive comme la pomme
де terre; mais comme‘elle est moins sensible au
froid, les tubercules peuvent rester en terre , et
yse rfécolter à mesure qu’on en a besoin. Si Гор
’laisse les plus petits `súr'place, en les' recouvrant
de terre , ils fournissent., s`a‘n`s"'d’áütŕës soins”,
d'assez bonnes récoltesfpèndant trois ou quatre
ans. _
Le topinamhourúse' cultive aussil en . ‘l pour
А '

'lä'lldirrrilurë des bestiaux. I '‚ `


Tubercule Ü ­ ~ "-‘f
mantenerse-é, originele selflnaé. riflesse
variétés.' ' ' ' ` ‘ ` "
‘ ` щ шедшие дарят ,~'
. ' La tiìbérèilse'dßèurs doubles. .v
' ‘ впадайте toutes deux une terre franche,
‘legere et substantielle. _On plantera en mars dans
“déspots'dé sëp't'à'neuf pouces , qn’on place dans
'ulìè'trò'ůcheáoůschâssis oil, sous cloche. Couvrir
a'vec'soiiì dans' les liu'its froides ; arroser fréquem
шеи: ‘avec/‘de Peau tiède, quand le tempsselré
chauffe; un peu ‘d"air depuis onze heures just-lui:
une heure, quand-.le soleil donne. On ne doit
enlever les cloches et découvrir les châssis , que
lorsque' la sai'soń lest'. douce , et on ne retire les

pots’ de la couche , 'que lorsque les boutons vont


'tŕöuvŕiŕg alors'ïoii les place dans un appartement
es' д-шы’ыед: Multipllsauçn' де ellen.' 115 не
'porteŕítifieuï que“ lil troisième ou quatrième-ang.
t
DE JARDINAGE. lor
née; mais il va'ut mieuxifaire ven-ir deA nouveaux

ognons de Provence , si Гоп veut avoir une fleur Д


dès la première année. ’ ` ' . “
Tulipe. ` ’ ‘
Plante bullieuse dont les variétés sont inuorn-R
brables. Voici les principales: i
Tulipe sauvage. Fleurs jaunes en avril; multi
pliée par Кашне,
Tulipe caïeux tous les ans.
Eleurit enl avril et mai'. y . к
v

Tuliper œil аи soleil. Fleursen mai.“


Cette plante'est- une девам qui excité le plus
vivement les transports d’udńalrationv. des ama-
teurs; elle exige des soins inouïs. Nous conseil
lons aux personnes quiy voudraient* s’ad’onn‘e`r‘ à
leur culture, de consultei` l’euvragie'tlu доп Jardi
nier .~ elles y trouveront.des«.renseignemens'ettrë
memcnt précieux , que les bornes de ce livre ne
nous permettent pas d’insérer dans cet article.
„ -Tussilagea _
Plante à racine noueuse отнимите; Éléur'it'i `
de ~ nevembm~ eri janvier. ` Terre franche; "légère
et fraîche; ‚па-вошла: orangeiibgt’rhuliîpllcatibn
au moyen- des racines: ` ‚ l
»es 1 »ik
i Va'lériane. Y
ч
I Anl'
i;

» Издайте rouge Blame - vivace: qui fleuris de


juinen octobre. Tout terrain-nh peu se'oi Elle-sew
sème ¿Pelle-miniem enla тушами aussíi en дым
tant les pieds. ‚ Lt.. ‹
152 ’ courts `

Valériane des jardiniers. Fleurs de mai en juin.


Toute terre. . »"
Vale'riane des Pyrénées. Fleurs en juin et juillet.
Pleine terre un peu légère; exposition ombragée
et médiocrement humide 5 multiplication comme
Valéríane rouge.

Verge d’or.

Toutes les variétés де cette plante sont vivaces


et originaires' de 1’Amérique septentrionale. Elles
exigent la même culture des astères. Fleurs de
juillet en septembre. i
¿Variétés principales:
Verge d’ar du Canada. “'
Verge d'or élevée.
Verge d’ar à largesfeuilles.
Véronique. I

Il y a des variétés assez nombreuses ; elles


sont toutes vivaces. ‘
_Véronique (шестые. Fleurit де mai en juillet.
'Véronique d épis. Fleurs де juin et août.
’Véronique maritime. Fleur-it tout Tété.
Véronique d feuilles de gentiane. Donne des
fleurs en mai. V „ ,
l
- Culture. Tout terrain un peu frais , mais mieux
terre franche , légère. Toute exposition leur con-L
vient; multiplication par semence 011-рак Péclat
des pieds à Pantomne.
` DE summier. 153

Verveine.

Verveine d bouquets , ou de miquelon. Plante


bisannuelle qui fleurit en juillet ­et novembre , la
première année; et en avril et juillet, la seconde,
Terre franche, légère, bien terreautée; exposi,
tion chaude et sèche. Serre chaude si Гоп veut la
conserver deux ans. Semis sur couche au prin
temps , ou niarcottes en bouture.
Verveine à rameaux serrés. Racine vivace; fleurs
tout l’été. Mêmes culture et multiplication.
Verveine dßeurs changeantes. Fleurs en juillet;
terre franche , légère , avec addition de terre de
bruyère. Semis au printemps sur couche chaude
et sous châssis ; repiquage en pots; serre chaude
au moins tempérée.

Violette.

Violette odorante, ou violette де mars ou com


типе. Vivace ; fleurs en mars et avril; semis: elle
vient partout.
Violette tricolore, ou pensée. Plante annuelle
et indigène; fleurs de mai à septembre ; tout ter
rain; mi-soleil ; semis en automne, et ensuite na
turellement.
Violette d grandes ßeurs, ou pensée á grandes
fleurs. Vivace. Fleurs de mai en septembre. Même
culture; multiplication par l’éclat des pieds en
automne. Il faut la changer de place tous les
Q
1 54 сопка
aus. On en rentrera quelques pieds dans 1’0
rangerie. .
Violette dßeurs jaunes. Vivace. 'Ilerrelégèlfe ,
substantielle en fraîche; soleil levant 5.1nultiplic'aß
tion де graines ou де pieds éclatés. ‚на

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«v `
DE JARDINAGE. 155

ARBRES; ARBUSTES„..ARBR1SSEAUXT,Iim.
. ­ 's

rflumcmssl ещё—мех зпкт—ъ’йштешншд ы


стипендщд Guerre, LA TAILLE besan-‘f
DRES, etc." i 1 `
l C

_ l E'thiaits'desnleilleursäutenrs.'

'DELA BÉPIMÈRB.'

t Lehut*aolâmpëpihlsrîsjest de вещица;
агыез‘ац vëlgéi lorsque 16 plählenraelnëìńanueë
surtoütföuno'terá _quemas arbres ¿fêtera emëlŕt‘=
¿om вешаете; са'г'соще plante-îcoulient quélqùe’
grain tendant еде conservation de" son"es`p`ècë
mais renderli; la semencesîifailile'
‚ qu’elle arait inhallile ‘É pérpétîuerflßspdce. 4(Quelli
ques aŕ res'dölfb'leńleńt {выпад `s’él'èveil't, et par
semences' et par'ïenŕäcíńem'eul dé Найдёте: il'jfl '
en a de si facile élèvemenï ‚ que, Esans"ilejeterl:ilí-j
сип ш0уещ tous pennelli’ être sûrement ein,
plsyël, el la saline yel la, branché, ¿l lss-@.1ì
тетей * ч` "j ‘f
еще asus #elle диверсант
j {тай—вешнее; ìoil l'tilde-flax les‘faire’ :commödës'
arlïres
y156 сопке

ment; et par branches , ceux dont la facilité de


l’enracinernem­ évite d’exnployer (Ранке moyen ,
quoiqu’ils viennent aussi par semence. Ce sont
les poiriers , pommiers , cormiers , abricotiers ,
aubergers, toutes sortes de pêchers , cerisiers,
pruuiers ‚ jujubiers, mesliers , cornouilliers , aman
vditers , noyers , pins , châtaigniers , coudriers ,
ßguiers. Les premiers se subdivisent en arbre à
pépin, à noyau et à fruit, les plaçant ensemble
dans la pépinière , par planches séparées, pour
éviter la confusion. Les derniers en bâtardière ,
‚ chacun en sa place, pour s’élever et s’accroît.re
jusqu’à grosseur convenable, afin de pouvoir être
transplantes au verger. Et. quoiqn’avec raison ou
puisse appeler noraillière et. fruitière la terre de
l’assemblage de telles semences , aussi bien que
pépinière; néanmoins pour Pordre on lui laisse
le nom accoutuméf, car on y loge plus de pépins
que de noyaux et de fruits. On dit aussi semer,
mettre en terre tous pépins, noyaux et fruits, des
quels on désire avoir des arbres. On appelle planter
tout ce qui est. plant enraciné. _
я Dans l’enceinte des jardins , on fait la pépi
nière en lieu couverrhde la bise „et dans une terre
tempérée et. facile àcultiver. ` _
п On prend les pépins dans leur parfaite tua
turité , pesans et de belle couleur, préférant tou
jours les pépins des bons fruits à ceux des mau
vais, et des meilleurs aux Beous pour l’avantage
qu’on en tire : on épargne quelquefois la greife
ш: мизинец. 157
quand, par heureuse rencontre, les arbres en
provenant rapportent des fruits blancs; ce qu’on.
n’oserait espérer de pépins sortis de mauvaise na
ture. Dans les pays où pour boisson on se sert de
fruits , le recouvrement de leurs pépins est facile ,
car il ne faut qu’en prendre le marc 'a 1’issue du.
pressoir, 1e sécher , froisser entre les mains, et en
вантам, retirer les pépins de la poussière.
s C’est vers 1e mois d’octobre et novembre
qn’on niet les pépins cn terre z ils profitent bien;
semés en temps ni froid , ni pluvieux , ni veu-p
teux. La pépinière doit être divisée en plancher
et. carreaux aussi longs que l’on voudra , mais seu
lement larges de quatre à cinq pieds', afin que des
côtés on puisse atteindre avec la main jusqu’au
milieu. de la planche pour sarcler, nétoyer, culti-f
ver les nouvellesplantes et arbrisseanx provenant
de semence, sans les fouler aux pieds. Les pépins
seront semés assez clair; puis on'les couvrira de
deux doigts de terre , qu'on criblera par-dessus ,
afin que , sans être gênés , les arbrisseaux repous-l
sent à volonté. Les espèces seront séparées par
.planches pour les cultiver selon leur naturel. Si
ces semences sont faites en octobre ou novembre ,
elles sortiront de terre dans 1’hiver; et pour les
préserver du froid , on met par-dessus quelque lé,
gère couverture de paille retenue> avec des per,
ches. .Par ce moyen, à Parrivé'e 4du printemps,
les jeunes arbrisseaux >auront'. un grand avantage
Papelessuç les вши-св; qui¿ semés à l’issue wdf,
§58 „ сопвз
121ц5удг,гпе feront que-naître ; ,etrdès-jlorsfplns tar
11555, Ладе pourront lesetteindre de tout Pété.:
‚ь . 11 не Гам сорвет .aux arbrisseçinx ацсццд‘е,
Зецшрецааш; ,qu’ils sontdaus la pépinière , mais
_lesrlaisser croître à.lei1r.fgré , attendant _de дед”
адепт tempsconvgeuagble , leurs troncvsfétant .af
ferons.. (31e-traitement les manceraessez» pour, que ,
dans lamme année ded Pensemencement , ils se
rendent _propres 'à- être ,misi dansla bâtandìère ,
pour. zs’acl1eve_r de _faire „тип/ц qu’on -lesî arrose
pendant lesfgnaudßs chaleurs , auxquelles ils vne
pourront i'ésiatersans ce secours. . из
п Les noyaux et fruits tseront semés en même
temps que les pépins, mais autrement ; саг i1- faut
les _mettre en tenne радикала, à .quatre doigts .de
profondeur ,ct autom; de distance l’un .de Башне.
Les; rayons fserolnt' faits en ligne droite ‘avecrla
serfouette, et он у posera les noyeuixl et fruits , la
pointecontre terre, pour la commodité des ger
mes; jamais autrement. »Comme i1 pourrait n. se
trouveri des diiïìcultés ,t il tsuílìrnde. coucher à plat
les noyaux et les fruits ; ,oar ils pourront aisément
protluire leurs jetonsfäiesßmandes , noix , noi
settesl ou avelines, et châtaignes, qui sontles fruits
qu’iloonviieut d'employer tout entiers, sans nulle
ment .les oiïenserlni rompre , demeurent au rang
des noyaux. Lesossemens des autresfcuiits, comme
(les .abeiootiers et pêchers, seront dépouillésvde
leurfchnir „pour les .semer de. même ‚пав. ¿sgg -
» 4170119 ses «fonts ret noyaux , ayant `de ­ les
DE JARDINAGE'. .t 59
mettre en terre, .seront .ramollis dans Peau pen
dant trois ou quatre jours, afin del faciliter leur
naissance, et moins ‘demeurer en terre à lavmërci

де la vermine ‚- qui , à lat-longue, les у ronge.


s» Les ‘arbrisseaux séjourneront en Lla Pépinière
quinze ou seize mois , et non davantage. Аи Ъот:
де се сешрэ‚'1ечёз avec précaution, ils >seront;
transplantes dans la bätardière, pour achever de
в”)? fortifier. Се changement leur est salutaire , ces
jeunes plants ne pouvant se parfaire' convenable
m/ent'dans la pépinière. Chaque replantement,
aidant beaucoup'îa’ l’aifranchissement "des plantes
sauvages , vaut un derni-enter.­ Les arbres à noyau
pourront
тещ ‚ les, silaissant
Гоп veut,
àila être exempts
iaépinière du replante
jusqu’à la transl
plantation au verger. Ceux à fruit viennent bons
ldirectement de la pepiniere, comme il a été dit.
'Cette particularité se remarque aux pins , qui
souffrent très-difficilement le replantement , à
cause де la tendreté de leurs racines, Aqui meu..
rent pour peu qu’on' les offense. Le meilleur est
' Тде‘ les ‘laisser pour toujours au lieu auquel ,on les
`aurasexnés.'
rque deOncesème cinqnnn
nombre ou arbre
зад pignons ensemble,
enpuisse sortir,
'ainsi l'qu’il aété dit des noyaux;I Si toutefois'la nti-_
icessité contraint де transplanth lé pin , ‘illfau't le
‘faire'ayec les plus grandes précautions; s ' ' А
`t.,
(Manuel gîuJaräzäìer.) ь.._гич

l
хбо сопке
- .De la затмят.

a La bâtardière sera bien close , _si mieux on


n’aime la faire près де la pépinière , dans Pen-_
i ceinte du jardin , pour que rien ne nuise aux jeunes

arbres.
n Dans le mois де février, par des temps ni
venteux, nil pluvieux, toutefois tendant plus ‘a
Phumidité qu`à la sécheresse , les arbrisseaux se
ront levés de la pépinière lle plus doucement pos
sible, afin que leurs racines en sortent entières.
Après en avoir retranché tout ce qui sera trouvé
d’oll`ensé ou rompu et rogné , 1a pointe des plus
longues racines , bien que saines, les arbrisseaux
seront incontinent mis en terre à mesure qu’ils
serontlevés; Се sera dans des rayons ou.peńtes
ñmßes, úrés à la ügne drone, larges де deux
pieds , profonds seulement d’un , qu’on les plan..
tera : on jettera un demi-pied de. la meilleure
terre, prise à la superlicie , pour asseoir les ra
cines des arbres,et les en recouvrir aussi. Ces
racines seront assez écartées pour ne' pas s'entre
toucher ni s’entreÄcroiser, afin qu’elles prennent
terre ‘a leur aise. Le reste du rayon sera rempli.
On les taillera très-légèrement de peur de les
ébranler. Се travail doit se faire après l’hiver. Les
arbrisseaux serontposés à un pied et demi de dis
tance, par rangées alignées de ktrois pieds l’uue de
l’autre , pour pouvoir facilement greffer et cnl
tiver les arbres : ainsi largement disposés ,_ ils fe
DE JARDINAGE. 16x
ront une belle pomme dans trois ans, qu’ils ne
feraient en six étant trop pressés.
. к La bâtardière remplie, il faut’ la cultiver
seigncusemcnt, afin d’aider à la ­jeunesse des ar
bres, et ‘aux pousses de s’accroître‘. Trois fois i

Раннее, pour _le moins , il convient de la travailler


pour la débarrasser de toutes les vmauvaises her
bes. Ce travail doit être fait avec précaution, sur
tout la première année, de peur .d’ol'fenser les
` racines des arbrisseaux. La secondeannée, on’ peut `
aller un peu plus avant , jusquà ce qu’enfìn forti
fiés, et ayant pris terre ,aucun labour ne leur soit
épargné. Pour 4l'avancement de ces arbres , sur
tout au commencement , il faut les arroser dans
les grandes sécheresses , et le faire avec pru
dence et pas trop souvent , Pun ou l’autre excès
leur étant également nuisible. L’arrosement tou
tefois ne sera pas employé indifféremment toutes
les années, pour ne pas trop accoutumer les
arbres a boire, et par-là , rendre incertaines leurs
reprises dans les lieuir secs, ou souvent on est
obligé de_les replanter v,pour la dernière fois:
ainsi on leur donnera Peau-plus souvent la pre
mière année que la dernière de leur séjour dans
la bâtardière, pour les sevrer de boire par degrés ;
mais il est néces'saire de les nétoyer beaucoup
pourle faire croître. Comme il est certain que
tout jeune arbre, quand il es_t déchargé de bran
ches, monte hautement; par la faiblesse де s.;
tige, le piedétant privé de branches, et demeu
‘i
7
163 ‘COTXESL ­ l

rant minced-"arbre se reconrbèra par le haut , lan


guira et se desséclìer'à». Pourprevë'riifcét' a'cc'i'
dent»,­­reìidte Гейша Ьйёпдшгшё et façonnéß il
fauchery э’аЬсягепёйг j d’éh' rien ‘retrań'öllër idänäfles
denx- ow :rois premières’ annees', máirséiilexhèńfz
avec Pongle ôter" ce que', sans’ surcharge ‘, 'on 'nè
lui Рвите: laisser, summe lel hout des Hawkes
des estés,- qur @écarte-nt' par trop ‚- er' def’ фей
couper-y audune ишак tronc“, laissant ‘croîtreL droit
c'elui'idu' milieu , qui seli-óufvera servir de “tige ,
qnbn laissera* monter'àila hauteur de sïíx'on ‘sept
Pieds', peur , à cette' limiteur, fairëï'ia’ rêtef'äé
yParlare. Le sujet étant 'ensuite grossi , ­on coupè
bien toutes les branches du tronc _, depuis la';te‘rŕè
jusquà/la' fourchure : ainsi Parbre demeurerafïplus
gros par le basque
très-ferme parle
pou1"‘4lurerv haut,duetJardinier.
long-temps.'
(Manuel
par'
п conséquent
' ' )' Ч Il

- ’

/ e» . f " Ч Ргэаттз ou Entesl
з д »l

«751?! »est'iiinpossible de'l'ixer yPépo'tpie’précise


des ‘operations’ de la 71greife iii xfaut dbs'ervlër pour
grauer, 1е спит е: le' xéiìipsi'de'rq saison’. ALe
circonstancesrêndént ‘souvent'les' epoques cori-'_ I
tr‘àii"è'5',"mais
jamaisl’ho'1nxne ilyr en a certaines,I
instruitÍM i ne frèónlpentt l

Ч» ‘ “Ы ' greffe “Serri àv ‘~ v"1_1 парне: f er; ¿pastgei


ransl'aiŕéfafimí, 1еётйпд1ущёз'дёё врет kara.;
¿EietisÈSï faisant ' adopter runsalivâ'geou une
у
DE JARDINAGE. nôů’
branche, on les- rudimens dfune'branoliefdäarbrß,
franc. Elleise fait dediverses manières et' email-.rj `^
verses _ saisons ,_dîoùf elley a pris? divers noms:,'ìqui~
sont: 1°. les `greffes, par approche); 2°.' en fentes;`
3°. en écusson; 4f’. à oeil dormant-ç 5%„elrëtmsáom
¿Lla- pousse ;f6.°. entrelfecorce et-le Води-тира:
junta-position , ou en ‚551111651, flûteo tuyau eetzaal
« (Мише! дигйгкшедрт _ f
11 y а‘ plusieurs астме ‘grriïéevörctäîesiŕciä
plususitiées:l ` f- f' ` 2-х: ‘|9'::*ъ_
i
к „дао. п ~ " гика
Greffe par aPprocÍL'e. _. _. ‘_ Jiffy
Cette greffe .a été enseignée 'parf-lafnatur'ewlleäi
même : dans les bois il' est­ très-Commun" lle-'ret -Ã
contrer des branches Guides tronos qui', стё‘з‘гнры
ргосЪёв, en grossissant , seA marient bei se' 'grfêñlenti
por approche. . m. „ rfi» ai» г- r'f» (п .l-'e
Pour großer de cette manière', iïli'fantifappro#
eher les deux individus , que' l-’dn's'ef proposed@
réunir, pour des deux n’en faire qu’un ,. аргёзтъа
succès de l’opération. On Сайд Pun»etiaillìu-tre,x
sur les deux partiesqui doivent être jointes , une
amputation plus ou moins longueet profonde , en
raison de laforce де chaque individu , etdans le`spro`­`
portionsnécessaires pourque le liber de lfwîmńœe
exactement aíec le liber-ide Рапида: @New daalde:
amputation faite', oir rapproche' _ les' ‘piaiièsf
runeligature.
une' sur Раны-е; оп préserve
On les les fire en' les'
çgrttactdanrair,

en couvrant la plaie „рад движимую

_ . ` -‘‚_.-м » А _im
„_-„W “щит—М 4)”
‘164 courts
.île
licala
tescire
, on àsegreßerh) e si les
sert d’onguent ditplantes'sont
de ваш-Идетеpeu (2)
dé ,' j

ou d’un linge que l’on attache, si Гоп п'а rien de


mieux. Enfin, on pince la tête du sujet , pour en
arréter la sève au profitde la soudure.
Ou serre la greffe en approche , quand la sou
dure des libers est­ opérée. Il faut alors desserrer
pour éviter les bourrelets qui dépareraient la
plante. Quand cette dernière est délicate, on la
serre petit à petit, avec les précautions indiquées
en pareil cas pour les marcottes.
Tant que la sève est en mouvement , la greffe
en approche peut avoir lieu sur toutes les plantes
ligneuses, et'quelques-unes qui ne sont qu`arbo­­
rescentes. On peut, au moyen de cette greffe ,
croiser des haies en losanges , changer la tête d’un
arbre en celle d’un autre assez voisin ,fet flexible
рощ subir cette opération , etc. g'mais , générale
ment , on ne greffe de cette manière que les végé
taux délicats , qui se prêtent difficilement aux
greffes d’un mode plus simple.
“ „ (Bon Jardinier.)

(1) La cire à gre/_fer esl. une fusion де colophauc et de circ


jauneen égale quantité , ou cinq huitièmes de poix noire , un
huitième de résine, un huitième de suifet autant де cire
jaune, ou dg deux tiers de cette dernière , avec uu tiers de
snif. Il faut chauffer cette cire pour la rendre mslléable.
(s) L’enguent de .Saint-Fiacre est un mélange moitié
terre glaise, moitié bouse de vache.`
’ ‘ ne JARDINAGE. 1 65
De la Greß'è en Fente , appelée en Couronne, et de
к celle entre l’Ecorce et le Bois.
Elle consiste à scier le tronc ou la grosse
branche de l’arbre à la hauteur convenable -; de
rafraîchir avec la serpette, ou tel autre instru
ment, le bois meurtri par la scie, ainsi que l’é
corce. Lorsque l’arbre est paré , on prend un petit
coin de bois dur, qu’on introduit entre la partie
ligneuse et l’écorce ; on soulève doucement celle
ci afin de ne la point endommager 5 on retire dou
cement le coin, en tenant l’écorce soulevée avec д

l’instrurneut en Z ou en crochet, et la greffe prend


sa place.
La greffe doit être taillée sur la longueur d’un
pouce au moins , en manière de coin; mais la
réussite exige qu’elle ne soit taillée que d’un côté,
де manière que le bois de la greffe corresponde
directement et touche le bois dey l’arbrè; et du
côté extérieur , que l’écorce touche à l’écoroe dans
le plus grand nombre de points possible. Afin de
mieux assujettir la greffe, on doit laisser un cran
ou espèce d’eutaille du côté du bois , et lorsque
le tout est mis en place dans la situation conve
nable , on l’assuiettit avec des liens , ainsi qu'il> a
été dit plus haut. .
' Cette manière de greffer n’est utile que pour
les gros arbres qu’on désire conserver 'a cause de
la beauté du tronc , lorsqn’ils ne portent que des
fruits médiocres ou sauvages.
( Manuel du Jardinier).i

г'“‘+—' `Ё » .i -‚ ’ " ` ›Ё`—‘"`_- :_"f'pw --tè. . Y Ä » g


166 courts "
' Dengue/gia: en Ecusson.
La Greffe en écussonest le plus en usage dans lesl
jardins ,parce que c’est la meilleure pounles jeunes
arbres nains, et pour les fruits à noyau:y elle est;
d’un grand usage pour la plupart des arbres _frui­;
fiers , qui ont le bois faible et _l’écorce tendre. On_
peut même s’en Iservir pour dautres sujets qui ne
sont point fruitiers , comme orme femelle, qu’on­
greffe sur le mâle, l’ormeau , etc. i

On appelle écusson, un morceau d’écorce de


douze à quinze lignes de long_jfueur` sur trois à
quatre de largeur, garni d`uu bon œil dans son
milieu. Cet écusson est pris et détaché lsur une
branche de l’anuée précédente. C’est de la pre
mière _forme qui ressemble à un écusson d’ar.moi­
rie, que ce morceau d`écorce a pris son nom , et
qu’il a été consacré à ce genre de greffe. ‚
’ Pour enlever l’écusson de dessus la branche' ,_
on fend l’écorce de celle-ci tout autour де. l’eeil.
Après cette première opération , il faute'nlever l’é­~`
cusson sans le meurtrir et sans endommager 'l’œil.
Pourrcet effet, on presse , avec le poucede laï f
maín droite, l’eeil де l’éeusson contre le bois , 'et
ou tourne lestement la main gauche comme si on?
voulait la tordre: alors, l’écusson se détache, Раисе
que l’arbre étant en sève, l’écorce ne saurait,y;
être collée „et l’écusson cède facilement` à Шип—5
pulsion qu’on lui donne». c „ ‚. и
Avec le >transl'mntde lalame du greffoir , on fait
1

над—ы." MJS-*Alf*
DE JARDINAGE. 167
' ensuite sur lfécorce 'de la' bräuchte ä решай, 1mb
incision en manière de T; avec la partie inférieure
du'grefî'oir on swlève doucement les-deux'paeties
de l'écorce coupée ,- âepuis' jusquen A., sur' une
lïargenr' propertiounée à la moitie' du' diamètre
de Pécusson ,~ et Гоп tient ces deux parties souk
levées et écartées `'fusqrŕà ce qu’on­aìtfplacvé Реши
¿som-Gomme lets-deux mains sont occupées pendant.
lefcours de cettei opération , on tient avecl'exïtél
mìté' de ses lèvres Pécusson 5 ensuite;` lorsque
le soulèvement де Рёсогсе est fait et maintenu
avec la main gauche, on prend'de la droite PéÀ
cusson, et on Pinsinue dans l’ouverture. On obl
serve avecsoin que l’écorce de la partie supérieure
de cet écusson corresponde .et joigne en tous
points 1`é‘corce coupée de la partie transversale
du T, après avoir insinué le reste sous les> deut
parties de Pécorce soulevée , qui forment alors
deux' angles.- Ifécusson , une fois bien placé“, ena
foncé et collé contreer bois, on ramène lesdeux
angles de l'écorce sur Pécussom mais sans' boni
Tuir-'l’œil. ' —v . Н
-On doit avoir par avance préparé de petites li'
гениев, soit en laine, soit- en co'ton'( се sont les
meilleures`,'parce qwelles 'ont 1a facilité де prêter
es де агентам) ‚ вы: en chanvre , éeorce ,' brin
dille d’esier ‚ де saule', etcl Од prend ce lien-pmt
le' milieu, on' leïplïàce' derrière >lat-»partie de la
greffegfon' le гашёпе'епг‘-1е"не%дё‘‚"оп recouvre
iet-lignec transverstŕlé д‘д‘тздодё 'idealmente sur le
"
186 _ cours Y.
derrière , puis sur le devant, et ainsi'de suite;
jusqu’à ce que toute- la greffe en soit recouverte ,
sans cependant cacher l’œil: on noue ensuite par
derrière , et l’opération est faite.
La plupartdes pépiniéristes suppriment l’excé~
dant de la branche après l'avoir greffée: ne vaut
il pas mieux lcs couper auparavant, après avoir
examiné et choisi liemplacemeut où l’en veut gref
fer? Souvent cet excédant де branche embarrassé , _
et plus souvent encore la secousse que 1’оп donne
à la branche en la retranchant , puisque l’on est
obligé de placer la main trop bas , peut occasio
ner le dérangement de l`écusson.
On est quelquefois surpris du peu де réussite
de plusieurs greffes, quoique l’epération ait été
bien faite: une légère opération aurait prévenu
ce contre-temps. Après avoir détaché l'écusson
de dessus le bois, c`est le cas d’examiner si son
œil est`vide ou plein; c’est­à~dire, si la partie ‚
intérieure et qui constitue essentiellement la greffe,
n’est pas restée au bois: dans ce cas, l`écusson est,
à rejeter, et sur mille il n"en réussira pas un. Le
. moyen le plus sûr de parer à cet inconvénient, est
lorsqu’ou lève vl’écusson , де laisser un peu de bois
sous l’œil: l’habitude facilite cette pratique.
11 у a deux manières de greffer en écusson: ou
à la pousse, ou à l’eeil dormant: ‚
x°. La greffe en écusson à la pousse ne diffère
en rien, quant yau mécanisme de l’opératiou qui
xicnt d'être décrite; la saison seule а fixé sa déno-1

М ‘Alf’ 'n' ` »e А. ' l»­­;


SEPTEMBBE .

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DE JARDINAGE.' 169

Initiation. Elle s’exécute dés que l’arbre commence


à être en sève , et on'clioisitalorsun:œil sur un
bourgeon d’un arbre fr_anc, œil qui n’a pas encore ..
f pousse. . _ - . ‚
“20. La greife en écusson è œil dormant se
pratique lorsque l’arhre est-en pleine sève , et elle
.ne diffère де la précédente que `parce que la feuille,
mère nourrice du bouton, est déiveloppécfßt couvre
де sa base _l’oeil _qui _doit pousserau printemps
de_l’année suivante. _11a dormant., parce .
quill resteengourdi ,_ encomnre ydorrnau_t_~jusqu’an.
retourdes premières chaleursdq printemps. _
Sont2 que lion. greffegënécussonîà .la pousse , soit
à œil “тёти чдъвечйгёчсеьёее greffes ш 10
même .missies sôtss свершён, mais поп
pas sur lamèmpligne; Душой être .plus baute
yqtze l’autre. Poursuivre Perdre de la nature, on fera
»trèsïbien d’ubserverdelulêine _espace entre les deux
greffes-g lanatureconsexvç _dion сене l’autre.
` Cette _greffe _di ffèrejencore'deda,précédente , en
ее ¿rie sans lazpŕsraàèreranfabatla sertie de la
bmechçgupérieure à,_¿l;é.corce tandis; pour
celle-ci on la conservejusqueslveîsla fin' де Phr
verA suivant _:,_ alors , _on`_la__rabaisse ¿j_cinq qu. sixli
gnes tin-dessus de l’eeîl qui a dormi jusqu’à cette
époque , et qui ne tardera pasnà _s’ouvrir et à
pousser un jet vigoureux, au> _moment que laachaq
leurjiendra ranimer' la végétation. _ '
17o . сопвэ‘
De la taille des Ärôres. j i 'y ‘l

-1' On taille les Varbres Pour leur donner la forme


que leur assignent nos goûts, nos caprices etw' sin
вшиты notre utilité. Ainsi, selon que nous
trouvons convenable qn’ils tapissent nos murailles ‚к
gu’ils ornent nos plates-.bandes , qu’ils s’élan'cent` А
' pour couvrir n'os vergers; nous voulons que les `
arbres soient барашек, сопгге-езрЬИегв , buissons , I
ij'amídes ‚ queŕrouílles ,' enfin ‘hauts ou` ~pleins
veais ; . mais communémentfnous désirons dans
tous ces cas quils nous donnent de heaux“et
d`excellens fruits : réunir tous òes’av'antages sui-l
vant nos de
Avant­ intentions
se' 'livrer, `eist
à laletaille
but де‘
desla arbres
taille. Í'il’i1e

faut> jamais perdre де vue que les' plantes `ont


deux sòves : 1`une dite ascendante,'quepui`seiit les
racines dans 1ее sucs de la terre I; ' et Pautré des
nominale, que puisent ou plutôt aspirent les féuil
les, etc; que la première tend toujours ‘à monfteri
verticalement et две porteŕârtlëinré'mité des iäráni- i
ches Voù elle Наем/ее ‘d-’autantplús de rapidité que
ceebranches sont plus droites. Il suit~ de ¿ette
marche de la'sêve ascendante', 'qu'en se portant“ '
avec plus d’abondance aux branches4 droites ‚ sur~y

tout à leur extrémité, elle flue conséqueinment


aveclplusvde parcimonie dansles autrese branches, ‘ ï"
qui languissent et vsouvent même se dessèelleilt. :j
11 faut donc`s’opposer à ce désordre relatif, c’est­
à-tlire empêcher 1e bas des branches principales
l I
‘a
t
ŕ DE JARDINAGE. Y 171: ‘_
де se dégarnir des brandhes secondaires,` et eelles- ì
ci~ de leurs précieux rameaux. Pour atteindre се t
but, on fercel la sève ascendante in se (distribueï).
proportionnel-lement ' entre toutes les lírancliesi
utiles , 'en supprimant tout-à-’fait les "111111313 еп
diminuant plus you moins ,` mais toujours prop'or-v I
tionneller'nent les branches précieuses; en incli» l
nant les unes, en redressant les autres, le tout
suivant que la force, la lposition de' bes' branches, l
ou des accidens­ quelconques , nécessitent ces’ opél'“
rations. `
­Nous venons де voir que la` sève' ascendante
""‘"’

portant des racines aux branches, donnait aux


plantes leur force et leur crue , mais seulement
en bois quand cette :sève -est dominante. Lesarbres
fruitiers ne donnent des »fleurs ou des fruits; qœau­‘
tantque -la sève descendante а les mêmes facultés, f
les mêmes moyens que la sève ascendante; et `
que tous deux peuvent se combiner ensemble
sans que l’une1domine~l’autre. 1 ‘ I 4 ' ` I!
Il faut donc tailler tout à la fois pour l'a-iuste
répartition де 1а sève ascendante entre les bran­’
ches'dütprès leur force respective, :premier prin-l l
Cipe 5 et'pour la même distribution entr’elles¿ де ~
1a sève descendante, "‘afìn'f'de meme сев branchés-g
à fruits ,‘ etc.;" second principe. D’après celui-"teil,A
Pon supprime les branches ,iqui trop serrées пе
serviraiem qu’in surchargîer inutilement 'l’arbrc., A'

àintercepter la circulation -de l’air autour des


autres blanches quileur imposeraient à leur tour
. ì
172 j cotmsr ‘
la mème privation , de laquelle 'il résulterait une
infertilité plus ou moins complète pour toutes.
Cfest aussi d’après cette seconde et- puissante con
sidération qu’il faut déterminer encore le choix
des branches à conserver; suivant _la position ver->
ticale' ou horizontale, ou courbe à donner, etc. ,
pour aider à la Yfécondité de ces branches'.
Le troisième principe de la taille, c’est de
combiner la juste distribution des deux sèves
ascendante et descendante avec la forme du genre
de taille que l’on imposeà Parbre Aque Гоп cul
tive..i" с
' ‘ s...
_ . Ebourgeonnemelrt.
Cette opération se faità l’automne et dans les'
beaux jours de llfliiver , en supprimant les yeux 011
boutons à bois malplacés ou trop serrés; Per ce '
moyen: on évitera de faire de plus grandes plaies
à la taille d”niver ou d’été. Les branches conservées
eu seppur. plus fortes, mieux placéeset conséquem..
ment plus faciles à diriger et à tailler convenable
ment. Ou ébourgeonne vaussi à la pousse du prin
temps; _enpinçant `d’abord et en supprimant tout
à-fait, à Pautomne, avec la serpette,lles bourgeons
inutiles qui percent Pépid-‘erme en même temps
qu’ils slannoncentg-.onlprotége au contraire ceux
que 1e hasard vfait croître à propos. Avec ces
précautions , 1a ltaille dfautolmne'jou 'du printemps
'demandera beaucoup moins ~de temps et sera
toujours plusre'gulière. . ; _
’ g Bon Jardznier. )If
i

*
DE JARDINAGE. . 173
Tal-11a den.
Cette taille 'n"est que 1a suite de l’ébourgeonne
ment. Eller se réduit, si elle a été'bièri faire, à
pincet l’extrémitérdes branches mères,fpour‘fav0­
riser la végétation des branches principales, et
1`extremité de celle-ci pour faire reilu'er_‘la Esève
dans les branches secondaires, si la^ sève s’empör­
tait dans quelquesmnes deces branches au préju
dice des autres.ÍSi Pon ша point ébgurgèouné
`soigneusement, il- faudrait'y suppléer, l’été , en
supprimant les branchesmal placées ou trop ser
rées, afin deV rendre aux autres plus de contact
avec l’air, et de fortifier leur sève descendante en
faveur des fruits de Рапиде, etA des boutons à
¿fruits de l’année'suiv'ante , comme aussi pour
a'ider au palissage dans les espaliers.
`‚п ' ' ï ( Bon Jardinier. )
„ ,i . Palisrags. Y « 4-1 ‘x
.
Cette opération -s’exécute après les deux tailles
d’automne ou du printemps , et de l’été, pour les
espaliers qui n'ont pas été­ soigneusement ébour

geonnés. Ell'e a pour but de tapisser le mur de


Peqxalier, de manière à ce que cet espalier у
,déploie avec art et en superficie plane toutes ses
facultés. Je lne hornerai à rappeler ici, comme
ont fait mes devanciers,­ les leçons du grand maî'
tre, M. le professeurpÀnd'ré Thouin : к 'Pour bien
4a» palisser, il faut: 1° disposer sans effort, sans
o
\ ` ¿1_74 ' сопка
»I occasioncr des coudes aigus, les branches et

э) les rameaux, et leur faire occuper le plus d’é­


8 tendue possible .dans la foune d’un V ouvert;
8t
.2° faire en sorte que chaque branche avec ses
533‘3838 rameaux ait la'même dispositionv que .l’arbre
entier; 3° que toutes les parties intérieures де
l’arbre soient garnies, ainsi que l’arbre et ses
côtés ,4° que toutes les ramificationsde l’arbre
v soient également espacées à raison de leur
grosseur, sans confusion, ni enchevêtrement,
n et que l’a:ìl puisse les suivre dans toute leur
\ _» iétendue.
. ...s „ _.. (BouJardínìer)
,e . y, `
" ’«= f y Elagage. _ u».r
. l ;‚ - ч:
élague les vieux arbres dont les branches
dégarnies du has, appauvrissent la sève qui les
traverse, ,pour continuer à _l’extrémité une végé
tation sans gràce et souvent sans fruits; on fait cette
opération en sciant .les :vieilles branches à quel
’ guespouces да tronc pour ne pas le carier, et pro
voquer, en même temps, le¿cambium à produire
' nouvelles branches` qui suivrontla même marche
` ¿que les précédentes 5 si 1’оп n’en pas l’atfeution де
- деееарасег et де les arrêter aux extrémités pour
_maintenir la sève4V dans les .rameaux de leur base :
Y'si enfin on ne donne pas à la sève-de l’arbre , par
la culture , les moyens de .fortifier e.t.=d’entretenir
5,15. fois ses' branches principales et. secondaires.
f On élague ,ß ou plutôt on étête Iaussi en au
Í
DE JARDINAGE. 175
tomne , en hiver et moins bienV ag printemps ,
certains arbres pour en >recueillir les branches
tous Lles trois Ysus.: 11616 вот .ieri-'saules {lessen
pliers, etc. l. „С . » _ ì ­ t.;
' ` ‘l (Вол Jardinier.)
‚ T i . \f

Сдам la'taille d’hiver et d’eté, au croissant ou


aux cisaille's, que Репей“ subir anxleharmil'les,­aux
arbres des allées , etc. , pour leur donner la tour
.nure uniforme quienexigient nos goûts, nos ca
. prices ; c’est une tailleexpéditive. On ne'l’exerce
yque sur des arbres ou arbustes auxquels on ne:
_ demande guère que la forme. '
U ‘i " 7" (Вол Jardinier.)
­ 1""'1.'s‘l:5: . .i _
‘ fr?. iwi-5;?. 'up ч-Е': Pn ‘w11 „ ..
. и ‘ | _n 'it'
»t ll' ,t «E tu . 'te":.ii..f. ef

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gz“ t. . .­ :t ` и i" il- д. . „ .
‘ 14.3» 'l д, '_ 6 {НЕ ¿Ll .' -
:76 ,s 'coURs. _

f i

`ARBRES FRUITIRRS, ARRRISSRAUX


ЕТ АВВПЗТЕЗ В’АСВЕМЕЫ’Г. ‘
­flbi'icotìer.

. IArbre ‚à1 fruit de moyenne4


"
grandeur , originaire’
d’Arménie. ._ ‚ Ь д. ,f f . t .v
Il a des variétés très-distincteset très-nom
breuses.v L’abricou_`er commun etl’ab.ricotier4we­
line _ sont très-recherchést Для; arbres en plein
.vent donnent un fruit trèsdéiìcat. "
On sème ou lou greffe l’abricotier. Si Pon veut
semer, on choisit les plus lleaux noyaux des meil
leurs fruits. C’est un principe général applicable à
tous les semis d’arbres fruitiers. On les plante à
deux pouces de profondeur, en automne, et on
couvre le semis avec des feuilles iusquïlu prin
temps. L’abricotier se greffe à œil dormant sur
amandier et prunier , ou sur abricotier de semis.
Ce n’est qu’après trois années de soin qu’on peut
espérer de commencer à récolter. _
'Les fleurs de l’abricotier paraissent en février
et mars; elles sont très-sensibles à la gelée : on
‘ doit les enpréserver au moyen de paillassons ou
de toutes claies. La récolte se fait, selon les ез—
pèces , de la fin de 'juin à 1a 6:1 d’uoût.
I

DE JARDINAGE. ' 177


»r

~ Асасг'е.
A- ' ` V

»l Le nombre des variétés de ce végétal est'si


considérable , que les bornes> de cet ouvrage 'ne l
I permettent pas' d`en donner châssis,
Toutes se reproduisentgsous la nomenclature.
au moyen

— des graines que Pon fait tremper vingt-quatre


heures dans l’eau , et un grand nombre au moyen
¿des marcottes et des boutures. Toutes s’a'rrangent
d’uue terre franche, légère , et réclament Poran
gerie , ou au4 moins la serre tempérée. ‘ '
La sensitive, ou qcacie pudique, est `une des
’ variétés les plus remarquables. Аи moindre artou
Achement ses feuilles se rapprochent; olle donne
eu été des flew d`uu rouge violet ; elle demande
la culture indiquée ci-dessus. ’ ‘ `

Ämandíer. a Ь
i.
г ‚

C`est un arbre de moyenne grandeur, originaire


/ d’Asie. Ses fleurs précèdent les feuilles et. parais­
s'ent dans le mois de mars , quelquefois en février:
cequi les expose à la gelée, et fait souvent man
quer la récolte. ‚ . _
Ъ’ашапдйег exige une bonne exposition , car il
aime la chaleur'H et une terre légère, profonde .
on plante au printemps , dans une terre bien
ameublie, les amandes lesiplus belles , surtout `
celles qui sont tombées naturellement. Cet arbre
se ycultive en pleinç vent; mais dans les lieux
Г g _
f .178' coUns
froids , on le met enespalier. Il exige les mêmes
soins que l’abricotier et le pêcher. Il у адШё—
rentes variétés d’amandier ; les plus 'connues sont
A l’amande douce`et l’amande amèpe. Le .fruit se

`récolte lip de septembre.


‚в .
Árbousíer. ‘ ‘ ‘
Darbousier commun, ou des Pyrénées , est un
,varbrisseau de quinze pieds , à fleurs blanches en
ïseptembre et janvier. Terre franche „ légère ;
pleine terre; garantis de la gelée : se multiplie -
_par тающие; simples -, ou par graines sesz le
_plutôt possible», et placées en, mars sunmuche
tiède мод repique ce plant lorsquïl aeugviron un
l,pence , et on ,ne le placeenfpleinp terre-ique lors
qu’il est fort. ' l .
Ilarbousier à longues` feuilles, `originaire _ de
Ténérilfe. Fleurs blanches en mai. On peut le
grelfer sur le Iprécédent.
tempérée. ` Terre d’oranger,
y " et` serre

» ' L’arbousier raisin d’ours'est originaire des Al


pes. Il fleurit en mai, ‘et lprospère dans la terre
de bruyère et à A-l’exposition du levant.' Multipli
cation de graines et де marcottes.
Beguenaudicr.
Baguenaudier ordinaire. >.llrl'lris'seau indigène de
' sdix à. douce pieds ; -fleurs jaunes tout гага;
-fruit dans
:quer en le 'des vessieslrougeàtres
pressant aveciles doigts., ‘Чи’ои fait'claL ' `
Terre franche,

а.
л
\
DE JARDINAGE. I79
4légère , mi-soleil. Par graines ou de drageons. Les
` terres cra'ieuses lui convienneutaussi.
Bag-uenaudier du Ватт. АгЬцйззеаиАде cinq à
’ sixpieds , qui fleurit en juin et juillet. _11 lne vit
que ` trois ans. Même culture avec semis sur
couche. A ‚ ~
Les autres variétés' exigent la même culture.
‘»1 “Купола; ‘ ч

Bignone catulpa. Arbre originaire de la Caro- ‚


Шее; Trente pieds. Fleurs видите: ou août.Terre
’franche , légère , rui-soleil. Semis en., mars en ter
'i'ines, sous cloche , ou naieuxhenè avril en pleine
'terre-Garantir
I “delà du froid,_enpendant.
litièrefll'epiquer troislaansseconde
pépinière, , avec
"atrinûëiajâi eu'plape la` quatrième. Il_mul'
'tiphe/‘aussv'r де boutures?, cadde, micronsy qu’en
’butte Y., е! ч à.. .
“' Bignóne Je Virginie. Arbrisseau 2дикарем; fleurs
f en juillet, août et septembre; terre franche , . lé~
'gère et fraîche, exposition .contre un mul' он ни
3Завести (excepté 161101111}; rpar," graines qui ne '
“lèvent que la seconde année, sur couche, ou de
i' boutures avec du bois de deux ans ;l pleine terre
humide et' à bonne
' Bigirtonev exposition.en _‚ juin et juillet.
A'vrilileslfulllleurs -

>Même culture.J ` ` ‹ ч _. э __A;


`
‘ Les autres variétés _sontmoiuslcultivéœ ` i
9
s". — f ' -
,ft ` ._f. e »Vä's
.‚; 1..1. ­.«‘
t.'
.180 cours

Brgg'ère. „v f " ‘1

Ou donne ce nom à un genre de végétál qui ne


renferme que des arbres en miniature. Orr en cnn*
n'aît plus de quatre cents espèces , dont une grande y
'Partie est dans une végétation perpétuelle.`.
Toutes les bruyères se multiplient de semen
ces , de boutures ou de márcottes. On sème , à la
rui-mars , dans des terrines ou pots garnis, au
fond de gros sableV o'u de Poterie cassée., afinA
vfaciliter l’écoulemcrit des' enux'lle pluie on (liar
rosemens.
bruyère un On
peuremplira
humide; lesur
potlnqnel'leonsrégemàiría
evec de_,la'terre

lesy graines , qu’il faut couvrir de ruanière ,à seule-.


ment les cacher. Mettrel à l'ombi'ev; eutlíetèrlir
Achaque jour la fraîcheur modérée de Ía,terrè.
Lorsque les plants seront a'ssez forts, il faudra
les séparer en motte et les mettre dans de plus
petits pots. On ne changera ceux-ci que lorsque
les racines de la plánte les auront remplis. On les
mettra à Pombre jusqulà la Parfaite reprise , et on
habituera insensibleinent la plante à supporter
le plein air. On enterrèra les Pots sous quelques
pouces ¿le terre de bruyère.v _y 5
Les boutures doivent' être prises sui-‘les bran
ches les plus' tendues , et avoir' un pouce de
lóng. Il faut les coup'r net et sans éraflure.
Ces branches doivent être déga'rnies avec des
réseaux de leurs feuilles , dans les deux tiers
de leur longueur. On les met dans desv terrines
un JARDINAGE. ' 181
préparées comme pour recevoir les semences;
mais on mêle du sable iin-avec la terre de hruyère,`
et il est de même`­ bon de faire des boutures dans
le sable pur. Ott presse légèrement avec la main»,
l’on arrose modérément. Mettre les terrines dans
un lieu aéré, mais à l’abri du vent : enshite l’ón
couvre d’une cloche de verre bien ajustée, __et le
tout se met sur couche tiède sous châssis, à l’abri
des ­rayons du soleil , jusqu’à ce que les boutures
aient pris racine; ce qui #aperçoit par les nou
velles pousses. Pen de temps après on ôte la pe...
tite cloche pour huit jours _. après le châssis , ou
même on met en plein air, 21 1‘0111Ьге d’un mur
du nord ; et si desty en hiver , dans la partie om
bragée d’une Orangerie; car ces jeunes plantes
doivent être défendues d'u vent et du soleil. Ar..
roser sans mouiller les feuilles. Les boutures doi-`
vent être faites dès la fin d’avril jusqu’en août.
Les marcottes se fout avec la précaution de ne
pas forcer les branches au point de les casser; ce
qui pourrait faire 'périr la mère.' Quand elles ont
prîslracine , ce qui arrive ordinairement au bout
де l'année, on les sépare t beaucoup де ‚щепа.
_ gement. ' - » `
L’hiver , quand on n’a point de serre ,_ il faut
.mettre les bruyères sous un châssis, qui ne soit'
pas tourné àiîx rayons dul soleil, et qubu qurira.
toutés les fois que le temps sera doux et_sec. kIl
faut avoir soin de les abriterdu soleil pendant les
quatre ou cinq heuresde sa plusígrande force.
182;­ сопке ` `

_, ТЁе'в'Ьтиуёгез exigent ou_ ' la terre ou sablegde Ъ


bruyère pur, 4oilvun mélange де cette terre avec .
дЪЪТГе {тейе douce ou légère: On doit arroser
raisonnablement pendant l’été. Si une plante
so'ńffre"un' peu , on la dépote ou on change` la
te'rr'e : oncçupevleslmauvaises racines , et on laY
.porte sóus un châssis.

э . ° Buis.
’Le buìs toujours vert est un erbrisseau indi-Ä
- gène, Il fleurit en avril, se plaît en toute terre , ‘
quoiquîl préfère une térre'lègère : on'le multi
plie de 'semence pour 1’espèce , et де marcotte ou v
детке pour les variétés; '
l'Le buis à bordure, ou nain, employé dans nos '
jardins pour еп‚Ъогдег les plates-bandes , se mul
tiplie égále'xneńt ~p`ar semis ou par éclats де
pieds. _ \ »
Ее buis dè Mahon est un arbrisseau де dix
Piéd's; Éleuŕsjj'äunes en mai ; terre franche , lé-¿I
gèŕe, e`n ’ór'angè'rie ou légère en pleine terre ь;
expositioï chàüde; couvrir dans les grands froids 'f
mmiplicátiońi де bout'ure tslur cou'clietiède.“
4 l vf, i =
Q ,'1 V' 'y выдут ‚.
. .

пе @reyes вещем ‘as imabi'es дев; un


erbï'isbeä'ú ‘deiqufátŕe'ä cihq'pie'ds, lqui donné enl
I pinares-’len шее nears'bláñchese' il exïgqlva'l ’
teneis вентилем ананас, за: ее знаетещ‘_
ffëqueńë’ @i J4été; "задаёт fen hiver. Aussitôt 'la ~­

х
DE JARDINAGE. 183l _
maturité'de la graine”,y on la sème dans des pots`
très-petits et enfoncés dans `une couche chaude.
On doit lui choisir'une place bien aérée, poni;l
.éviter y‘que les chenilles de serre ne l’attaqïuentf“
Lorsque les fourmis se logent ldans ses racines ‚
il faut dépoter le pied qui en est attaqué et les
détruirel toutes. - v i” А `

„ ‚` вашег
Arbri's's'eau` de­ quatre pieds; fleurs en mai letV`\
juillet: terre légère et substantielle , placée sur un A.'
lit dép" i aillesg'eîposition ватин"; garantir de
la geléei, donner peti d’eau. On le multiplie par.
graines semées leur maturité dans des pots
séparés ,l rentrés'dans la serre pendant l’hiver,­_ et
plongés ldansuue couche chaude _au printempâê;
on le xnaro'otte~ aussi par strangulation: ces inar
coftes se séparent dès que les racines paraissent;
alors , on met chaque nouveau pied dans des pots
sur couche tiède et ä Pemble. Le fruit du Câprier
se `confit dans le vinaigre. i» . '

,. Casse.

@est un arbrisseau qurdoit passer 1’hiver dans


Porangerie,> et qui a besoin d’une exposition
chaude et Ad’une terrellégère; il lui faut de frei-2
quenslarrosemens : il se multiplie de bou'tuŕresKAL
par semis. ­ .. s. ..1 —
La‚.casse _ @Buenos-Ayres
„ l donne ‘enseptt;„rninlilìrçfqy
i Ill
s Е
и .' > ». i " r С. i ­ c ‚ Г:
(les fleurs d’un tres-beau 1anne. .

.. «Аи—Д: м ‚се..- _ Н
184 cans l .
La casse cotouneuse , qui exige plus d’eau que
la précédente , yfleurit en février et mai.A Y
‘La casse de Maryland , ou àgrandes feuilles,
est en fleur de' juillet à octobre.
Cen'síer.

Cet arbre , a fruit, à noyau , a trois espèces prin.,


cipales: le griotlier, ou cerisier, proprement dit ,
le guígnier, et le bigarreaulier. Toutes les variétés
connues, et on troisI
dérivent deces en compte
espèces.plus' de soixante-dix,
i . i 1
Toute terre lui, convient ,_pourvu qu’elle nesoft
ui trop humide ni 'trop sèche ; aussi fanti-il l"ar_
roser 1111 peu durant les grandes sécheresses. Il
multiplie au moyen deV la semence de ses noyaux ,
ce`qui est préférable , et par rejetons. La greffe a
lieu~sur les sujets venus de noyaux: elle doit se
faire en écusson à œil dormant. Iie cerisier fleurit
en mai; le fruit atteint sa maturité aux premiers
jours de juillet, jusqu’à la mi- août. `
Cízälaignùr.
Arbre indigène de premièregrandeur: il donne
де juin en juillet, des fleurs blanchâtres. Les va
riétés де ce bel arbre sont très-nombreuses.
Le châtaignier exige une terre franche , légère :
il ne réussit pas dans un sol gras et tropfrais, ni
dansles terres' calcaires. Il faut semer la châ
taigne,
une terrequ”on aura eu soinnon
ameublie,rmais de fumée
faire strati/tendans
, vers le mois

о
na JARDINAGE. 185
— де Гётгйег, ou en mars au plus tard. Lorsque le
plant est levé , il faut avoir soin de le débarrasser
des mauvaises herbes qui l’entoúrent. L’hiver sui
vant on lui donnera un léger labour , et on le lai
nera де nouveau l’été d’aprè's. On Ic taille à sa зев`
сопде année , et on continue à le soigner assidue
ment jusqu’à се que le plantialt acquis environ six
pouces de circonférence. On le greffe en flûte ou en
écusson. Quand il est trop vieux, on coupetoutes
les branches à trois pieds du tronc ;`et au boutde
la troisième ou quatrième année il donne dn fr'uit
comme un jeune sujet. Cette opération peut se
répéter.
chèvrefeuille.
Il y a d’assez nombreuses variétés де cet arq „ `
brisseau sarmenteux et grimpant.. _ „
Chèvre-feuille des jardins ; indigène: fleurs ,en
mal et jum. v _ g - ›
Chèvre ­feuille glauque 5 originaire de l’A.mérique
septentrionale: fleurit en juin et juillet.
Chèvre-feuille des haies; fleurs jaunâtres, en mai
el juin.
Lay plupart des variétés sont rustiques, et де
pleine terre, Elles se multiplient de marcottes et
де drageons : toutes espèces dc terre leur convient-1
nent; mi-soleil.
Clénlalile.

La plujńrt des variétés de cet arbrisseau sont


sarmenteuses et munies de vrilles. Elles sont де
8"­
186 f сопка ‘

pleine terre franchellégère , et se multiplient de


graines, qu’on sème aussitôt la maturité , ou de
­et des'racines(
marcottes; i la_ séparation du
ou', enfin , par

` Voici les variétés principales z


>v»t'JIe'maiíle àßeurs bleues , originaire @Espagne :_
Цепи de juin en septembre. ‚
CIëmatite odorante; indigène : Нейгз en juillet
étv'août. ' ‘E
` Clémçrtile viorne; fleurit de juin en septembre.
Qlémalíte droite; cette variété est surtout em
ployée pour les massifs et. les parterres: fleurs
t'out'l’été. ' ‘ ‘
Coignassier.
C’cst un arbre à fruit, originaire de l’Europe
. ., méridionale , qui fleurit en avril et mai. Ses fruits ,
appelés coings ,« mûrissent d’octobre en novembre.
Eans le climat de Paris ,_ ils parviennent rarement
à une maturité parfaite. _
’f Cet' arbre aime 'un sol léger et frais; et une
exposition chaude.­ On sème ses graines immédia
tement après leur maturité, dans `une terre bien
:xmeublic. Mais on préfère la multiplication par
boutures , 'marcotteê> et 'rejelons; parce qu’on ob
«rient ainsi , beaucoup plus promptement ‚дев sujets
qui portent fruit.
f
Comouiller.

@est un arhrisseauîdnn bois trèsfdur _et filan


dreux. On cultiveík
‚.‚-‚ _

‘l
DE шприцев. 11827
.Lef comouiller sanguin, ou детищ: ер âuihides
Heers blanches , let aniquelles ‘succèdent des' baies
rungestä'x- ‚ rfb.. :1li il .if Ã1.. . . ¿1.1- ­
1- Le cornduiller mâle, qui пешим février;
-.. Le .comouíllerîblann мета blanches, sardines;
Le ‘cornquiller 'à grandes ~fleurs , ‘sîëlèl'e'à
quarante piedszll fleurit-ea тай; »i ‘l t а ¿HÃ ‘
' Toutes 'ees variótéslse) multiplientfdé вещами `

et de maroottes', ou parla greffe slitê le вставш


ler ' mdle Ai, ou sur le-v sanguin# Еве; *Prospèrbm
dans toutes sortes de terres , même апачи-тет
craîeuse ; il leur faut рты `Tomlirev ‘que le soleil.
J.` . ’ Al. il:
Coudrier. ‘if
..
I
x' | ._
_..‘. .

Appelé aussi Noiseüennfíyelinier. l

Le qui
fleurs noiselier commnn donne feuilles.
paraissent'liívan'sJes en février des
A-~Íll~a‘d.e
nombreuses variétés, qui s’accorninodent de tout@
exposition' et de tout terrein; cependant, elles-`
réussissentrnieux dans leemos ‘sablonneuses'et ‘
humides , et àl’ex`position du nord oudu couchant.
Le coudrier souffre quand il est gêné 'ou dominé
par d’autres arbres. Lanaultiplïication par greffe ,
ou par marcottes, convient lbeaucoup mieux que
celle “`par semence.
l .Ч I`".."
А с l ;'­’¿"1':.‘~
..-J

@lf-préf” . . . y f" 15.2: :l l


Variétés principales defcetfarbre e « а f"
' — Сургёг`соттил; ou pyramids? ,foulcï'près- _fled
meilegil est-¿originaire de Crète , et #elevado
м
'188 "î ‘s curr-as. f
trente à quarante pieds; fleurit, au printemps.. il
_veut une terre graveleuse , :légère el chaude s expd-ì
sitíon du midi. Il-doit être semé au printemps ,
‘ dans des terrines remplies detterre' debruyère,
et sous cloche l: .il faudra, le rentrer';,daus Poran
gerie. Le jeune plant doit. être repique en .pots
dans de la terrei, de bruyère, etrentré-pendant
quatre aus pour4 _leL fortifier гриппе ‚ ou pourra le
placer en pleine terre. 011 devra avoir soin , ydans
lapremière année , deälzegarautixìán froid humide:
ouvréussit aussi au moyen des boutures.,
Cyprès faux Т/шуа; même. culture: beaucoup
d’eau. La multiplication exige les mêmes soins et
les mêmes procédés; ' V
Éöénlieïu, "d" :i ' f i'
и Н и на: if» t: .ts ‘ц и
Ou Ebénier de Crèle ,5 arbuste, de quatre pieds ,
qui fleurit en juillet et août. j ‚ mui:- ‚
Terre franche, légère; exposition chaude , et
­ mieux encore Orangerie. Il multiplie „de semences
sur couche tiède ездовая, châssis Дива д'еаи en
~
hiver. '' 1 f дÉpineJ/ìnene.
l 1.11-1 ' der.; '

Cet arbuste , indigène des lieux incultes .er


sauvages de la France, croit en buisson, de la
hauteur de qdatre à cinq pieds; il `fleurit en mai,
et donne des fruits qui, ;eucore,v§rts , peuvent être
confits au vinaigre, comme des câpres; et qui драг.
yenus 'a leunmaturitéivdounenr une' excellente,
ns JARDINAGE. 189 х
­confiture. L’épîn_e­­vìnette nlexige ni culture ', ni
taille , ni engrais; elle multiplie de graines , re
jetons, bontures et mascottes. Elle formerait de
fort belles haies , si sa présence n’était pas nui
`sible aux céréales , parmi lesquelles ellefait naître
diverses maladies , surtout la roculle qui attaque v
lesblés.. ' i ‚ » ‘ ~ - i ‘ '
Érable; ‘ t
VYariéte's pringipales: y i : д _
i
Erable commun ou champêtre, ou peril érable
«des bois ,­ il forme buisson, et son bois est( très
dur: fleurit en mai. '
Érable ls_‘ycomore; cet arbre a plus de soixante
pieds
en де ou
avril hauteur:
mai. ill est originaire , de Suisse;j fleurit
А I
' Ä.Éraŕble plane; s’élève à cinquante pieds , il est
indigèdb. l l s I I _ ‚
'i YÉrable de Montpellier, >arbrisseau de quinze à
dip-'huit pieds; fleurit enrmai. “
l Toutes ces espèces viennent partout , mais ее-‚
pendant préfèrent une1 terre fraîche.semées
et profonde.
Ón multiplie au Amio-yen des graines, _aussi
tôt leur maiurité, sur des planches bien prépa-lì
rées, et auv llevant. .On peut aussi env obtenirdes
marcottes, au' printemps et à l’automne. I à
1:1, а" f ‚Е‘!Ё"°ф‘3^‘ » l lli
l Toutes les espèces de cetîarbrisseausontrem
plies, d’uuìsncllaiteur, caustique ettrésfâcreux ­
ц En voici les espèces les plus remarquablps:
_L99 ‚ V,coulis _« ‘

~ г Euphorbeponceau; s’élèveàqnutr`e_piedst fleurs'


\ rouges, euqautuer; _ -, ‚ . _ . t. д 2 1
Euphorbe lzéléropltille ;` les .tiges s’élèvent seul
ment де deux à trois pieds: donne. des fleurit
„i
tout гена ; « ~ .
-, “Ед/‚доте mel/#ères .fleursbrunes , tout Реве;
Euphoer e'purge , ou старцев ; fleursvetdâtres.
Culture. Terre йапсЬед .serre chaude 5 arroser
souvent l’été , modérément en hiver. Somer _, ou
boutures sur couche chaude 'etsèus ch'âtssjs.V Аи
3111‘р1цв; ypresque toutes'les variétés réussissent ep*
pleine terre; ‘l ' "и” А n ’ ' ‚З ”

v
.-...t „ детке. _ -
" Getv arbre, dft le Borí'farhlinier, seplaìt dans
les terres sablonneuses , graveleuseset erondps ;
il réussit très~bien yauprès >dfunerivière', д’ппе
source; mais , il n_’aime pas les mrécag'esetÄéS
eauxpas
soit dormautes.
humide; Il_faut avoir soin
car alorsflìé fruitque _la terre ne
devient ё.
rм...
l
l’ _ Il
_' faut l'exposer
­ . au muil. _
vwl-lnowiî'i.

On le multiplie par re1etons , marcqttes , bou


‘*' 'i ­;|‘."_.í,‘..' i"‘-~' "“IO 1.( -". t
tures ­ rare ent ar ‘aci s et lus men en-l
core par i semences. _
_f’. ¿als

`Il faut le_ àpréserverjdii en_*'Peinpjïtillant


entièrement l’approchè_des lgelées. i 'l i А '
‚ Il y а des espèces'` (1111611 'ite 'cultive que _pour
laagrémentìjghàgohhtw 1.3i ее.) ., „i и :piti Ц
Le )résumé miras ведет; terrestres -
che : @position-au midi g' serre' tempérée ou “tri-sy
f
f

f
' DE индиец. ` ',191
bonne Orangerie. Multiplication de шел-доне, о
i de boutures ; arrosemens modérés;`_
2°. Fíguier Benjamin; _arbre élevé , originaire
de Hilde: serre tempérée ouA bonne oranger-ie.
Terre franche. »t „‚ .j . -
l Dans les années: froides et tardives , pour _hater
la maturité fruit il faut leA piquër aser: »une
épingle trempée darlev l’huile. ‚ I ,_ ...all
/ Y Framboisier.

Outre les variétés à fruitblanc eté fruit rouge ,


ou cultive le framboisier des~Alpes ou de tous
les mois, qui donne des fruits juèqu’aux gelées;
lev framboisier rouge , à.’ gros fruit; etle framboie
siermeilleure,l
à gros fruit couleur__de chair
la et qui produit les plus.sic-’est >l’aspèee
beauxfruits;
Tout terrain convient à cet arbuste.; cependant
il préfère un sol `frais , et une exposition un per;
ombragée. En février, i1 faut couper toutesxles
branches qui ont porté fruit , et tailler les jeunes
tiges; la floraison а lieu en mai et juiiwet les fruits
mûrissent en juillet. l \ t ‚ -« „А,

Fusain.
Arbrisseau employé surtou-tà fairedes fuseaux ,
des lardoires , eter, dont voici les principales
variétés; j _l _ .‚ „ .xœ
Fusainßommwz , ou болтала рхёггв;'51 est in
digène ‚ et s’élève de атташе piedsr fleurit
tn mai; ` _y j, ;- ` ‚С; i m
192 . Cours
Fusaín à larges feuilles ,- fleurit en juin;
Fusain galeux; il forme un buisson épais.
Fusáin toujours verl; originaire de Virginie.
Toutes s’arrangent' de la même culture д toutes
terres et toute exposition. Elles multiplient. de re
jetons ou par semis , aussitôt la maturité des
graines qui lèventiune partie au' printemps, et
l`autre partie l’année suivante. '
Сена.
Les variétés les plusremarquables sont:
Le Сет?! d’Espdgne; arbrissean de six è aix
pieds, qui donne, en juillet et août, _des fleurs
jaunes. Terre franche , légère g'exposition chaude:
semer en pots, et repiquer avec la motte. Il faut
avoir soin de garantir le semis le premier hiver.
Gene'l blanc/:dire ; fleurs jaune7 en été: il faut
l’abriter en hiver. Même culture.
Сет?! des leinluriers; il est commun dans les en
droits secs. Même culture.
‘l Gené'l a' balai; il réussit parfaitement dans les
х terres à seigle. Même culture.
Génévrier. _.

Espèce d’arbres toujours verts. l


Ge'névrìer commun; arbrisseau indigène: fleurit
f en mai.
|.Géne'vríersabíne málle , ou à fleurs de cyprès,
sabinier; il est originaire d’Italie: il s’élève de
six à dix pieds, et fleurit en mui et juin..

'lu-._«... ,J М
ч/ 4. "”"` *""\`—* >""“"-`

OCTOBRE.

_../‘ e», ц.

о
DE JARDINAGE. ' 193
Géne'vrier cèdre de Virginie,i ou Cèdre rouge; ar
bre de quarante à cinquante pieds. La multipli
cation a lieu par les baies qui doivent être semées
aussitôt leur maturité, en terre de bruyère, tenue
fraîche et au nord. ‚ l
Tous les génévriers se propagentde boutures,
faites en automne,`vàil’omblre, ou au moyen des
graines semées en terre Ílégère et sans engrais , au
levant , et aussitôt leur maturité. Il faudra, a-u bout
de deux ou trois austinettre en place le jeune
plant. l _ . '

д Grenadier.
.Arbrissean , originaire d’Afríque; il craint la ge
lée , et exigede grands soins. Il donne des fruits
dans le midi de la France. '
I Grenadille.`

­ --Arbrisseauydont presque 'toutesrlles variétés


sont originaires de l'Amérique méridionale. l
r l«Gremzdille bleue7 011/[ваг de la passion 5 la tige
a plus de vingt pieds de hauteur: fleurit de juin,
en octobre. '
Grenadille incarnate; lleurs en juillet et août.
Grenadille alle'e ‚ donne , 'd'avril en décembre,
des fleurs rouges. i _ v
Grenadille soyeuse; fleurs en été. `
Toutes s’arrangent d’une terre légère et substaná
tielle, d’une exposition chaude, contre un mur,
Il faut arroser fréquemment en été , et en hiver
9
/
194 cours
garantir du froid , au moyen d’une couche de li­'­A
tière , et en empaillant les branches : lfçrangerie
leur réussit fort bien. Lorsque les graines sont en
lmaturité „ il faut les semer sur couche chaude let,
sous châssis; on repiqueraà ydeux aus, et onmen-`
tra en place à trois ou`quatre ans. La multiplication
а lieu aussi par rejetons ou де boutures , au prin
temps, en donnanty les mêmes soins qu’anx 5е—
mences.
Groseíllier.
Il y a des variétés nombreuses de cet arbris-ï
seau; toutes donnent un fruit recherché: le gro
seillier ordinaire est le plus estimé. À
Le groseillier vient en toute espèce de terre , et
à toute exposition; cependant son fruit est plus
gros et plus doux dans une terre fraiche et sa
bleuse : _il faut les tailler en février. La multipli
cation a lieti де semences ou de boutures, faites
en automne ou en février. , .
Le groseillier à fruit noir est l'arbrisseau vul.-`
gairemènt appelé cassis. > , .JL
` Le groseillier épineux, ou à maquereau, det
mandela même culture que le groseillierà grappes.
l
Horlcnsz'a.

Joli arbuste de trois à quatre pieds ; fleurs de


j_uin en novembre l: terre de bruyère. Exposition
à nti-soleil 5, crangerie. Выждав;- .lautçrre des,
f 109555165, use “as f°is Para @risente-...
DE JAgDINAGE. 195
quemment l’été. Multiplication ile Boiituresïsuŕ
couohe tiède, et 'sous cloclteLau printemgs, ou
par rejetons ènra'cinés. On devra'cóupet , la Pre
mière année , les fleurs des boutures. '
Hour.

Hour commun 5 arbre indigène, де vingt à vingt


cinq pieds, toulours vert: fleurit en mai et'juiu. _
Hour d’Amérique ; 11 peut, par une bonnelcul
ture , s’élever à quarante pieds.
Houx de Madère; ileurit en mai: orangerìe;
On sème en terre franche ,' légère, les graines
des baies aussitôt leur maturité. Il faut repiquer
1e plant au Printemps suivant; préserver un Peu
du froid. l

1f- . ` ‘l
Ifcommun; агЪге indigène et rustitiuè , s`élevant
à vingt-cinq pieds: il est toujours vert. La шита”
plication а lieu de miarcottes , de 'boutures' et de
semences. Tous les terrains lui conviennent5'mais
il réussit mieux dans une
ombragée. l. terre
А i franche
ч , légère et

1/п11с17ёге; 11 est originaire du Japon: même


culture? mais'l'oraugerie l’hiver. Semis sul` couche ,
et boutures aussi. ‘ ‘_ `
› 1.- .\ i..
Laurier.k 1 ¿,_L

Laurier`franc, ou Jdpollon , ou_ commun , 011 à


sauce,- arbre де vingt pieds, originaire du Le
* *

„у... Y. чик
196 courts
vant; fleurit en mai. Exposition abritée , ou
ruilen! Orangerie; terre franche , légère; arrose
mens fréquens en été; multiplication de graines
en terrines , dans 1’oraugerie , ou4 de marcottes ,
ou de reìetons.
Les variétés suivantes exigent la même cul
ture , et se reproduisent par les mê mes moyens.
Laurier rouge, ou laurier Bourbon. Fleurit en
juin. ‚ y _ I
Laurierdes Indes, ou laurier roja/,- bel arbre
de trente à quarante pieds. Fleurs en novembre.
Laurier camphrìer. Fleurs blanchâtres en été.
. Laurier rose. C’est un charmant arbrisseau qui
donne , de juin en octobre , des grandes fleurs
roses.
Lierre.

‚ 'Le lierre grimpant est un arbrisseau indigène ,‘


qui donne de petites fleurs verdätres en sep
tembre et octobre. Tout terrain et toute exposi
vtion lui conviennent. Il se multiplie de graines
` v ou de boutures.
Lilas.
Charmante espèce d’urbrisseauhdotlt. vdici les
variétés principales: д
Le lilas commun ;
Le lilas de Marly; ‘ и
Le lilas de Perse. _
Ces variétés fleurissent en таз: elles s’arrangent
le

vr. ‚м- `_’ А:9————‚‚Н‚-›‚ /.


Ёдк н
Dr. JARDINAGE. '197­
de toute espèce de terre et de toute exposition;
elles se multiplient de toutes les manières, ét
souffrent toute la tonte. ' _ '

Me'laleuque.
Genre d’erbrisseau toujours vert. , с и '
Lc |.lllellaleuque à feuilles de milleperluis ; 111211—
rit en juillet. y 1w .: .
Le me'laleuque à fleurs de> bruyère; fleurs 4en
juin. _ .v ; :Vl

Le mélaleuque .couronné ; donne des fleurs tout


Pété. _ ‘ ‚ ‚
Le mélizleuque gen/il ,­ fleurs en juin et juillet.
Toutes ces variétés demandent une terre fran
che',- légère , .mélangée de terre de` bruyère : ‘elles
exigent liorangerie et un air fréquemment renou
velé; il faut les arroser fréquemment~ 1’616, -et
les rempoter tous les aus. La multiplica-tion а lieu
par les graines semées (à la seconde année seule
_ment) en terrines, dans de la terre de bruyère,pla­
cées sous châssis ou par boutures, ou de mar
cottes. On doit repiquer les jeunes plants à l’au
tomne.
Me'lèze.
Genre d’arbre résineux.
lilëlèze d’Europe ,- fleurit en avril et mai. '
Mélèze d'Amérique; fleurs au printemps.l
Ces deux variétés se contententl du plus mau--`
vais terrain , 5’11 n’est pas vtrès-humide. Semis 'en
février , en terre légère , exposée au levant.
‘l

„1,98 . . терци
t Me'lezelloigburs vert, ou cèdredu Liban. Superbe
:arbre originaire. du mont Liban, qui fleurit en
octobre. La multiplication а lieu au printemps,
au moyen des graines semées aussitôt qu'on les a
tirées des cônes, dans des terrines remplies de
terre de bruyère ,1 et placées sur couche tiède et
.sous châssis , qu’on aura soin d’ubriter vdu soleil à
midi. On repiquera le plant l’ainnée suivante, et
Al’ou aura soin'de le tenir en vpots pendant quatre
ou cinq ans, pour pouvoir le rentrer à volonté
pendant les ygelées `:Y on leplante ensuite en pleine
terre franche,`légère , à l`expositiou du nord.
‘j ` Milleperluis.

Les espèces suivantes sont toujours vertes.


Milleperluis à grandes Jfleurs.; plante vivace et
<ligneuse,voriginaire du levant ; fleurit де juin en
septembre. Terre franche , légère , ini-soleil.
Multiplie par graines semées surcouche au prin
. temps, pour repiquer en place à l'aulomne, on
.de marcottes et де boutures en été, ou enfin де
racines' à l'automnc. Couvrir dans lles lgrands
froids. .
l Milleperluis à odeur de bouc ; origfnaire ` ‚
d`Es­

pagnc. Mêmes culture et multiplication. ’


Jllilleperluis, ou pyramide, du Canada; fleurs
en juin et septembre. Même culture.
A. Dlillcperluis de la Chine , ligneuse 5 fleurit ,
mais seulement dans Porangerie, de septembre
Y`en décembre. Même culture.>
DE мышиная: 199

Morel/e.

[Ног-сие sans piment, ou сатане; petit arbrisïA


seau, originaire de Madère; fleurit de juin en
septembre. 'Ferre~ franche , légère ;"<`expositionv
chaude et Orangerie; beaucoup d’air; arroser
très-abondamment en été, et per:I -en hiver ; `se
mis au printemps sur couche tiède. л ' y

Marelle faux мы; fleurit d’avril cu juin.


Même culture. Multiplication par-semis, par mar
cottes ou par
Marelle boutures.
grimpanle > de
, адоисе,`атёге ‚ ßou y vigne

Judée. Fleurs violettes en juin et juillet.> Terre


de bruyère ou franche; serre г1‘11111е1'5 îarroser ‘ Ёвёд
quemmem 1’e'té; par marcatth 011 boutures,‘sur
couche chaude et sous châssis ombragé. Il faut
rempoter lorsque la plante languit, ou lorsque les
racines tapissent Vintérieur du vase. Si son ac
croissement
moyen де là est trop rapide, il y faut
taille. ’ l’arrêter
i ` au
1'1
\ 'n
l ""H a ,Illtlrìen u \

Arbre à fruit dont on remarque trois espèces


principales : ' ' ч
1?; Le тала noir'; arbre де 1111130011111 à trente
pieds, originaire de l’Asie miaeure. Il demande
à être abrité iles vents du nerd, et s`arrange де
tout terrain. Ses fruits sont bonsà manger depuis
juillet iusqu’eu septembre. '
2°. Le mdf-2er rouge ,-'Y il @élève à plus да (11111—
; ..1
zoor ‘ coulis l
rapte pieds. Ses fruits sorft mangeables» Ces deux
espèces
де se propagent
boutures, de semences
faites enié'té , de marcottes
ou en automne. Il de ,

mande uney situation chaude et abritée ‚ et une


terre substantielle et légère. Les feuilles peuvent
être données aux. vers à soie.
З°.. Le mzírier blanc , originaire de la Chine.
Ses fruits ne sont propres qu’à nourrir et engrais
ser les cochons et lavola'ille; mais ses feuilles
sont celles quiconviennent le mieux aux vers à’
soie : aussi sa culture est-elle très-étendue dans le
midi де la France. Il se reproduit lau moyen des
grainestdeâ fruits parvenus à leur maturité , et
qui se sont détachées naturellement. On les sème
lorsque les fortes gelées lsont passées , dans une
terre bien meuble ,Y Scitueu rayon , soit à la
volée. i
i’ l Муле.

Il y 'a trois espèces principales de cet arbris


seau, qui est toujours vert : le myrte commun , le
cotonneua.` et le myrte piment. Les. variétés nom
breuses du myrte commun se cultivent toutes de
même : elles aiment le soleil et Peau , dom il faut
leur donner uu peu en hiver. Orangerie et garan- ‘
tir des premières gelées blanches. ,Multiplication
де graines, де boutures, marcottes et rejetons;
terre franche, légère. А ' ’
Myrte cotonneux ; originaire. _de Chine. Fleurs
en jgin et juillet. Même culture; mais serre tem`
DE JARDINAGE. 201

pérée et seulement propagation де boutures , et


sur couche chaude.
_ Муле piment, ou myrte tout épice,- originaire
dela Jamaïque. Arbre élevé; fleurs en juillet;
même terre; serre chaude; bouture sur couche
chaude, et marcottes.
Ne'flíer.
Неё/Лег aubépin, aubépine, épine blanche, ou
enfin noble épine. Fleurs en mai. Ses sous-variétés
sont’ nombreuses : toutes sont employées à faire'
'des haies ; elles s’arrangent de toute _espèce de
terre , mais elles préfèrent cepëndant celle qui estl
franche'et légère. Multiplication par Semis , bou
tures ou rejetons.
Epine JEspagne, ou neWier de Naples; fleurit
en mai. Même culture. _ ` '
Buisson ardent , ou neßier pyracauthe; En mai.
`Même culture el même mode де multiplication.
ищет, Meslier ,° arbrisseau indigène , dont les
fruitsout une saveur qui plait à peu de personnes.
Il fleurit en mai , et donne ses fruits en octobre.
Toule terre, excepté celle marécageuse , et toute
exposition. Il multiplie par semence au prin`­
temps. ‘.
Nотег. l
Bel arbre à fruit, très-élevé , originaire d’Asie ,
fleurit en avril ou en mai. Il a des variétés
assez nombreuses. Sou fruit, appelé paix, est
mangeable à la En де l’été.
2oz . cosas
'Le noyer se cultive, ou' pour son bois , ou pour
son fruit, ou pour l’huile qu`on _enpeut tirer. La
culture varie donc relativement au produitqubn
en veut obtenir :cependant uu terrain Sablon,.
neux et substantiel est celui plus généralement
préféré.
Olivier.
Arbre originaire d'Asie. Il s’élève à environ
vingt pieds. Les sous-variétés sont nombreuses et
cultivées avec un égal succès. L’olivier se plaît
dans les sols légers, sablonneux, et même pier
reux. Il réussit également dans les terres franches,
mais il yproduit plus de bois que de fruits, et il
у est plus sensible aux fortes gelées. Il lui faut
~une chaleur moyenne , mais égale , pour qu’il
prospère. Nous ne nous étendcons pas davantagel
sur la culture de cet arbre , parceque c’est sur
tou-t. sur les bords de la mer qu’il prospère , et
que , d’eilleurs , il exige des soins qu’une grande
Lculture seule peut faire supporter avec quelque
avantage. y

Pe'clzer. _- 'f
Les variétés de cet arbre à fruit sont très-nom
breuses. Les fleurs paraissent en mars; le fruit
est mûr vers le milieu de Pété. r
La culture de cet arbre esttellement difficile ,
et exige tant de détails , que nous croyons devoir
renvoyer à l’excellent ouvrage que nous avons
déjà cite'. (Le Bon Jardinier ).,
ma JArtnrNAcr.- 203

Pin.

Arbre résineux, toujours vert. Voici ses varié


tés principales :
Pin sauvage; arbre très-élevé, indigène; fleu
rit en mai.. Tout terrain , même le calcaire, let
les sahlons : cependant il réussit beaucoup mietrx
dans les terres franches, légères et humides, dans
les lieux élevés, et dans une température plutôt
froide que chaude. Il faut ‘en’ semer les graines
aussitôt après la récolte.
Lc pírr-d’Ecosse, celui de Genève efceluiî де
Russie , ou pin de Riga, demandent tous la même
nature de terre que le précédent.
Le grand pin maritime, ou pin de Bordeaux, est
originaire du midi de la France. Même culture ;
expositionV chaude à la température de Paris.

Poirier.

L’immense quantité des variétés де се Ье1


arbre à fruit , nous empêche de les citer. Toutes
s’errangent де 1а même culture. Elles se plai
sent dans les­ terresA profondes , et plus légères
que fortes.
On sème les pépins du poirier à l’entrée du
printemps , dans une terre bien meuble, où Pon
fait des rayons d’un pouce de profondeur, et ‘a une
distance de six pouces. Après avoir répandu les
pépins , on remplit le rayon et on le couvre d’un
peu de litière pour conserver la fraîcheur de la
204 ` coUns
terre. Il faut, dans l’occasion, sarcler , biner , et
même éclaircir sl le jeune plant est trop épais.
Il faut greffer le poirier en écusson è œil Ador
mant. j

Polygala.
Genre d’arbuste toujours vert.
Polygala äFleurs
montagnes. feuillesdedemai
buis; indigène Terre
en octobre. »dans les
dey

bruyère grasse et ombragée. Multiplication de se


mences ou par rejetons.
Polygala à feuilles de myrte ,- originaire du Cap.
Fleurs tout l’été. Terre franche , mêlée de -terre'de
bruyère et de terreau ; Orangerie. Les graines
doivent être semées sur couche chaude et sous
châssis , boutures et marcottes.
Polygala de Virginie; fleurs en juillet. Mêmes
culture et multiplication.
Pommier.

Arbre indigène et de moyenne grandeur', dont


les variétés sont aussi très ­ nombreuses». Elles
sont divisées jen deux sections principales -: les
pommiersà couteau et les pommiers ,à cidre.
- Toutes demandent' une terre-franche, douce
et 'un peu humide. Il n’est pas nécessaire qu’elle
soit aussi profonde que pour le poirier. La multi
plication la plus favorable est celle des pépins. La
greffe estindíspensable à l’amélioration du pom
mier et de son fruit; elle se pratique en écusson. `
DE JARDINAGE. 205 с

‘Les pommiers se plantent en plein vent , à


trente pieds environ de distance les unsdes au- `._
tres: en espalier, à vingt pieds; à six 011 huit ì
pieds pour`les quenouilles.
t
Prum'er.

Il y задев variétés très;nombreuses de cet


arbre à fruit.
Il ne' faut pas donner à cet arbre une terre trop
forte „parce qu'alors il fel-ait de trop grandes
pousses , et ne donnerait que peu de fruits. Une
bonne terre franche et légère est. celle qui lui
convient le mieux , surtout si elle n’est pas trop
profonde. .
Multiplication au moyen des pépinsstratiiiés 5
greffe en écusson ; tailler tous les ans.
Rhododendion.

Arbrisseau toujours vert. i


Grand rlzododendron, ou rhododendronY d’/1mé­
rique; arbrisseau originaire de PAmérique sep
tentrionale; fleurjt en juin et juillet. Il se plaît
dans les lieux humides, sur la pente des rochers
et des montagnes. ~ » t
Rhododendron velu , originaire des Alpes ; fleurit
en juin et juillet , et quelquefois en septembre. Il
s’élève tout au plush deux pieds. Même terrain.
Les autres variétés sont nombreuses'. La même.
nature de terrain leur convient. l ­ i*

."
зоб courts

Romarin .
Arbuste indigène de quatre pieds environ. lIl
donne, de février en mai, des fleurs d’un bleu p'àle.
11 дешапде une lterre légère et une exposition
chaude et ibritêe. 1l vmultiplie par boutures, par
marcottes, et d’éclats de pied. Cet arbuste réus
sit surtout en buisson.
­Il а des sous-variétés qui se cultivent et se mul
tiplient , comme il vient d’être.dit.
Ronce.
Более commune. Ses variétés sont nontbreu
ses : toutes demandent une bonne terre fran
che et un peu de soleil'. Il faut tailler au prin..
temps, et avoir soin de la palisser à un mur.
Multiplication per graines,
l marcottes et éclats de
lpieds. .

Ronee'àfeuillesdécoupées; fleurit де juillet en


septembre. Même culture et même multiplica
tion. 1
Ronce. ordinaire , ou framboisìer du Cap; fleurit­
en. juin et septembre. Terrain frais et ombragé ;
même multiplication. On aura soin de couper au
printemps les bois morts.
, .A - Rosier.
.Ctr ­genre d’arbustes contient une infinité de'
variétés et de sous-variétés. Nous nou-s contente
rons d’indiquer ici les plus connues.
Rosicr àfeuilles simples 5 fleurit en mai.
DE JARDINAGE. ‚М
Rosierjaune. 11 se plaît dans les terrains ie, _
plus arides. Fleurs де mai en juillet. “ ff" „Ж
Rosier des champs. Fleurs де mai en juin,A ~ .к 'X9
.Fh
.Rosíer de Provins. Ses sous-variétés sont ,. pour
ainsi dire, innombrables. ‘
Rosier ß' cent feuilles ,~ fleurit de mai en juin. i-.

Rosier du Bengale i arbrisseau де près de six


pieds. Fleurs де mai en novembre.
Tous les rosiers aiment une terre franche , 1é
.gëre , un peu fraîche `et amendée де temps. en
temps, avec du terreau non passé. Exposition à
rui-soleil.y *i
Toutes les espèces de rosier franc se multiplient
par 'marcottes et la greffe; quelques autres espèces
réussissent par boutures. On choisit', pour greffer ,
des églantiers
lNous d’unles
invitons ou personnes
де deux ans. ч
qui désirersientv

donner des soins à la culture des roses, де lire


avec soin l’excelleute dissertation que Pon trou
vera à l’article Rosier dans le Bon Jardinier.
Sal"'п. ~ де. .
Езрёсе l(iliatrbre toujours vert. t .
Sapin commun, ou à feuilles ‚где: arbrev py'
ramidal s`élevaut ¿Lune grande hauteur. Fleurs en'
mai. Toute té/rige ; тЫсйрНсашйопчацх moyen des
graines extraites* des cônes cueilllis de janvier en
mars , et чтец sème aussitôt en pleine terre ‘de
bruyère. _On lèvera le'jeunel plant. aufprimemps ‚

suivant, 4et on `le repiquera à >six pouces де dis


\ . ..
1

208 COURS ‘

mure ‚ dans une terre franche , légère et un peu


ombragée. On le couvrira de litière dans les
fortes gelées. A treis ans on pourra le mettre en
place.
Sapin blanc du Canada, ou sapinelte blanche.
Tout terrain; multiplie par graines en pleine
terre légère de bruyère, an printemps , à l’ombre.
Les jeunes plants supportent `très-bien l`hiver.
Sapin noir. Cette espèce réussit surtout dans
les sols humides , profonds ,~ froids.
._
Sorbier.

Sorbier des oise/ears ,' arbre де vingt-cinq 'pieds ,


indigène. Fleurs blanches au printemps; terre
franche , légère et fraîche , et mi-soleil.
Sorbier domestique, Cormier ; arbre indigène
де cinquante pieds ; fleurit au printemps.
l Sorbier d’Ámérir]ue. Même culture.

Sumac.

Sumar: д feuilles d'orme originaire du. m'idi de


la France. _Arbrisseau rou
Sumac del/irginie, de huit
sumacà dix pieds. i,
amarante.,
Sumac du Canada. I ‘A y

Presque toutes les variétés du sumac fleuris-,


sent en juillet, et toutes sortes de terre leur sont
propres. Exposition du nord, abrité' des grands
vents; multiplication detraces. `

i
ш: JARDINAGE. 2.09
' ч ‚ i Ц: ' . '
Sureau. ’_\
Sureau commun,- arbrisseau indigène, qui fleurit f
en juin. Tous terrains et expositions , et mieux un
sol frais et ini-soleil; multiplication de grariwnestYA __
_\`
де boutures ou de rejetons. . „ъ "‘
Sureau du Canada , appelé aussi..sureau de tous
les mois, parce que ses [leurs durent et se succè»~
dent long-temps. Même culture.
Sureau à grappes ; arbrisseau de six à sept
pieds. Même culture : mais plus délicat. Il exige
une situation abritée. . .
Sureauyèble. Terre fertile; multiplication de
graines ou par ses racines traçantes.
Syringe on Seringal.
ì

Arbrisseau dont les variétés sont nombreuë


ses. . ~
запада inodore; originaire de la Caroline.
Syringa pubescexl. Fleurs blanchesau. priis-4
temps. Terre franche, légère et fraiche, et toute
exposition. f

Thiy'a.
Thaya Qccìdenlal, ou linfa du YCanada , arbre f
de vie ; arbre de quarante à cinquante .'pieds.'
`Fleurs en avril; multiplication en tout'temps de
boutures à Pombre, enterre' légèreou de' bruyère,
qu’on arrose ‚„ ou де marcott'es cou'chées en au
tomne ; mais le semis produit des individus plus
9*
2,10 — сонм
beaux. On met, en шаге, 1е5 semences dans des
pots ou terrines pleines ~de terre franche, légère ,
ou де terre de bruyère : оп placera ces pots au
levant, sur couche tiède, qu`ou tiendra un peu
f humide. Le plant se lève en motte , et se met en
place dans la même tèrre. Le garantir du froid
dans les deux premières années; à la quatrième ,
on peut le mettre en pleine terre humide, et l’a- '
liandonner à lui-même.
Thwa de laA Chine; moins diñicile que le pré
cédent pour 1e terrain; mais il faut l’abriter des
vents du nord-Même culture ŕet même multipli
cation. l
Tilleul..`

Grand et bel arbre dont les variétés swnt assez


- nombreuses, et qui toutes se multiplient de se
mences, qu’on aura soin де conserver l`automne
et l’hiver , dans du sable ou du terreau dans les
quels on les fait statiñer pour qu”elles lèvent au
_ printemps suivant. Les тагсоЦез et les grefï'es
réussissent aussi. Tous terrains , mais surtout ceux
frais et profonds.
Troëne.

Troè'ne commun; `ait-brisseau indigène.`Fleurs


' auprintemps; toute terre` et ltoute exposîtìou;
‚ multiplication де semences, marcotté; boutures
- et rejetons en racines.
д „Тгоёпе du [драл ,'. fleurit en été. Il faut avoit'
„40"
‘1
De JARDINAGE'. 21r
soin de'le' rentrer Phiver dans `l’orangerie , -où ou
doit le~`met~ttfe en pleine terre'f'railoli'e , légère , à
une bonne exposition.
fortes gelées: С‘ " Il faut ‘aussi
’ l’abriter
Ч des
l 5 V*Tuliŕn'en I

Talipier' tie-Virginie ,­ bel arbre de quatre-vingt


à cent pieds. Il a de fort belles variétés; il-fleurit
en juin et juillet; préfère les basfonds un peu
frais , le nord, l'ombre et le plein air; multipli
cation de graines qu"ou sème, au printemps, en
terrines rempliesí de terre ‘de bruyère.r Il faut
avoir soin де ne 'pas semer'dru, et (l’abriter le
plant pendant les` grandes gelées. Quand il aura
atteint
en quatre
place dans ou
un cinq
troupieds de hauteur,
profond, rempli on
de le met l
bon-ue-

terre franche, ou de terre de bruyère.

Vigne.

Arbrisseau originaire @Asie


Nous reuvoyons le lecteur aux. ouvrages qui от:
traité er professa de la- culture de ce précieux vé
gétal.. Il nous serait impossible де donner une
idée' desseins infinis qu`il exige, sans entrer dans
de grands dévelop-pemens, que le but de cet ou:
vrage ne cumporterait pas.
Viernes

Genre d'arbrisseau très-agréable.


Víorne Магда-Нут; arbrisseau del six à sept

. /­\...~-~.~V
212 courts
pieds, originaire @Espagne , qui fleurit ¿enmars
et avril. Terre franche, légère, exposition om
bragée et non humide. On devra le `protéger
contre la gelée , si ou le met en pleine terre.
[fiorire commune ,° fleurit en juin.
Viorne obier',` sureau d’eau. Cette variété se
plaît dans les endroits humides ery découverts des
forêts.’ ‘Il '

Viorne nue. Fleurs blanches en juin.


Toutes les viornes @accommodentde tout ter
rain etde toute exposition z elles fleurissent ce
pendant `mieux au soleil"qu"a l`ombre ; multipli
cation de graines , marcottes, lbouturesy et même
rejetonsr
`.
nu JARDINAGE. 3y3

DESJARDINS ANGLAIS:

DEPUIS la fin du siècle dernier, on а commencé


à donner au motjardin une toute autre acception t
jadis un jardin était un enclos coupé par des lignes
droites, et formant des carré-s où la symétrie la
plus parfaite étendait son empire jusques sur les
arbres, que la» serpe du jardinier mutilait sans '
cesse pour leur . donner la forme peu élégante
d’une cruche ou d’une bouteille; aujourd’bui un
jardin est tout autre chose; on _commenceà voir
que le désordre calculé peut avoir ses beautés, et
un jardin a cessé de ressembler à un échiquier ,
dont toute la variété consi tait dans la diiïérence
des nuances de chaque carré. Un plant de choux j Y.
abrité des vents fâcheux par un bosquet quiïne
le prive pas des rayons bienfaiteurs du soleil, esta
voi sin d’uue corbeille , où la tulipe étale ses riches
couleurs , et un groupe de rosiers prête son ombre
protectrice au modeste cresson qui redoute les
ardeurs du midi. . . .v » 3‘ - . :ii
.Nous avons donc. pensé qu’on trouverait avec
plaisir dans notre recueil,.des préceptcspour for-y

4 же— ж. . ‚Ад,‘ _ M
214 coulis
mer un jardin-paysage ou anglais. C’est à M. Ge~
rardin que nous emprunteronsces préceptes.
Dans un jardin , dit-il , tantôt c’est un bocage,
où les rayons де lumiere se jouent à,travers les l
ombra'ges; le cristal d’une fontaine у réfléchit les
couleurs де 1а rose qui se plait sur ces bords; le
murmure de ces eaux limpides ,les accens amou
reux des oiseaux, et les. doux parfums des fleurs
y cliarment à la fois tous les sens. l
Tantôt c`est nu autre> bocage diuii'cara'ctère-iiltis
mystérieux; une urne antique y contient les cen
dres de deux amans fidèles, un ‘simple lit de
moussesous le'creux d’un roelier , peut servir aux
lectures, aux conversations', ou aux rêveries du.
sentiment. .. ­ -
Plus loin mi! bois presque inipénétrablc cñ're
, le sanctuaire des amans lieureux. l
A l'extrémité де се bois le bruit d’un ruis
Yseau entendu de loin sous lesombrages, invite
au repos. ` '
Gest dansun vallon solitaire et sombre, que
couleparmides rocliers converts de mousse , le
ruisseau dont on entend le bruit. Bientôt le vallon
ее resserre entièrement` де tous côtés, et laisse à
peine un passage par 1111 sentier tortueux et (11111:
cile. Quel spectacle soffre tout à coup! А travers»
les cavités'obscures de rochers éloignés , s'élancent
de tous côtés des eaux brillantes et rapides; les
roca, les racines­ et les arbres, entremêlés dans le
courant des eaux précipitées, varient les obstacles»,l

—‚_‚‹-—\._ i
DE JARDINAGE. 2 r 5'
le bruit et les formes de leurs chutes, en cent
manières différentes. Des bois environnent la place
de toutes parts 5 leurs épais feuillages se conrbent
et ls'entrelacent sur les eaux écumantes 1 des
grouppes d’arbres, disposés de la manière la plus
heureuse , donnent 1111 effet surprenant de clair
obscur, et de perspective à cette scène 'enchan
teresse ; le bord des eaux est orné de plantes odo“
rantes , et de buissons de fleurs; quelques rayons ,
réfléchis par le brillant des cascades, éclairent
seuls ce réduit mystérieux on» règne ce jour doux
qui sied si bien à la beauté. '
Ici dans un terrain profond et retiré , une eau
calme et pure forme un petit lac; la lune, avant
de quitter l’horizon se plaît longtemps-à s’y mirer,
les bords en sont environnés de peupliers. A
l’abri де leurs ombrages tranquilles, on aperçoit
dans l’éloignement un petit monument philoso
phique; il est consacré à la mémoire. d’un homme
dont le génie éclaira le monde : il y fut persécuté
parce qu’il voulut, par son indépendance , se
mettre au'-dessus de la vaine grandeur. Un carac
1ère de silence et de tranquillité règne dans cette
douce retraite; et cette espèce d’Elysée`sem‘ile
. fait pour le bonheur paisible', et les vraies jouis
sauces de l'âme.
Tantôt un bois de chênes antiques, `­sous les»
quels en entrevoit un temple dans la plus pro
fonde obscurité du bois, offre 'a la méditation 'nn
asile silencieux. C'est-là que le poëte n'est point

ì _ _ ^`fà -l
216 _ cours
distrait de son enthousiasme divin ;` c'est-là qu`il
trouve ces idées sublimes qu*il doit exprimer dans
ses vers.
Ici s’ofl're un vallon étroit et solitaire; un petit .
ruisseau у сои1е tranquillement sur un lit de
mousse; les pentes desY montagnes sont couvertes
de fougères , ét des bois enferment detous côtés
сене;solitude :l c'est-là que se trouve un petit er
mitage,- un philosophe en'fit sa retraite paisible..
Sur le bord d’un vaste 1ас_, s’élèvent des rochers
arides; leurs cimes sont couvertes de pins, de
sapins et de genevriers tortueux. Le terrain» in
culte offre partout Pimage d’un désert, ce' lieu
est séparé du reste de la nature , par une longue
chaîne de montagnes et de rochers. Le peintre у
vient chercher des tableaux d’un grand style;
l’amant malheureux où celui qui a pe-rdu l’objet
de son amour, y viennent chercher l’oubli de
leurs peines; mais il n’est lieu si sauvage , où
l’amour ne les poursuive. On voit gravés sur les
rochers, les noms de leurs maîtresses., ou les mo
numens de leurs anciennes amours.
A travers un bois de cèdres , une pente aisée
conduit jusques sur le sommet d’une haute .mon
tagne, a-u pied de laquelle la rivière serpente
dans de fertiles prairies: delà l’œil plane sur un
horizon couronné dansl'éloignement par un am
phithéâtre de montagnes. Déjà le soleil levant
déploie avec majesté son disque radieux. Le ri
deau des vapeurs se dissipe à son aspect; de lon
/

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NOVEMBRE .

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DE JARDINAGE. `217,
/

goes ombres projettent les arbres , les maisons et


les coteaux dorés, sur le tapis de verdure encore
brillant des perlesde la rosée; mille et'. mille ас
>citlens de lumière enrichissent ce tableau solennel,
où le philosophe, après avoir en vain épuisé tous
les systèmes, est forcé dejreconnaître l’Etre des
êtres et le dispensateur des choses.
Mais bientôt l'attrait des ombrages et le vert
aimab.le«.des prairies _nous appellent dans la vallée
' pour v reposer ¿nos yeux де ce spectacle éblouis
sant; au pied. деда montagne est un' bois où les
_lioublons et les chèvrefeuilles, s’entortillant autour
des arbres," formentl auddessus des festons et des
guirlandes. en_trelacées. Les tapis де mousse et
d`herbe verdoyante y sont rafraichis par le cours
de quelques, petites sources, autour desquelles,
dans des buissons de rosiers sauvages et d‘épines
fleuries, le rossignol se plaîtà faire entendre son
brillant ramage. Quelques lits' de mousse servent
à l’écouter avec_>d’autant plus de plaisir, qn’à
Годеш'; де la roseet де l’aubépine se joint celle'
des jacinthes sauvages, des simples violettes, et
des lis des vallées, qui croissent' avec profusion
dans toutes les places del ce joli bois qui sont
piquées de lumière. _ v ` Т а:
En sortant de là, un ,vaste enclos де prairies
s’étendant jusqu’à la rivière, sert de pâturage à
de nombreux troupeaux, que n’eff'rayent jamais
ni les chiens du pàtre , ni la houlette du berger.
Groupés en cent manières différentes, les uns
10
1
218 cans
pâturent paisiblement, les autres sont couchés
tranquillement, et paraissent encore plus en
graissés parla douceur de la paix et de la liberté,
que par la saveur de l’herbe fraîche et fleurie.
Quelques massifs de saules , d’uulnes ou de peu
pliers , nous présentent leurs ombrages pour nous
conduire jusqu’à un pont, ou à un bac; c’est là
que l’on traverse les deux bras de la rivière , for
més par une île charmante. Un bois de myrtes
et de lauriers, dans lequel on voit encore un an
cien autel, le parfum des bois fleuris dont elle
est plantée де toutes parts, et les ruines d’un petit
temple antique, témoignent assez qu’elle fut jadis
consacrée à l’amour; mais à présent ce n’est plus
qu’un passage; et la maison du passeur est ap
puyée contre la ruine presque méconnaissable du
temple. ‚ »
De l’autre côté de la rivière sont les enclos
d’une métairie, dont on aperçoit les bâtimens sur
un coteau voisin; un sentier en parcourt les dif
férens enclos entre des haies de groseilliers, de
_ framboisiers , et de petits arbres fruitiers. La
terre ne cesse jamais d’y être utile. Celle qu’on
laisse ordinairement en jachère, est ensemencée
des plantes les plus propres à la nourriture des
bestiaux qui pàturent , et fertilisenten même temps
cet enclos. Le bœuf у rumine en paix, le mouton
et la chèvre y bondissent avec liberté , et le jeune
cheval, relevant déjà tous ses crins d’un air fier et
I
superbe„se joue en hènnissant dans ses courses
rapides.
DE JARDINAGE. 2:9
Un peu plus loin , dans d’autres enclos, le 1a
boureur conduit sa charrue en chantant, et ses
plus jeunes enfans folàtrent autour de lui, tandis
que ceux qui sont plus en état de travailler, arra
у client les mauvaises herbes dans 1e champ déjà
semé: le travail épargne à la jeunesse le désordre
des passions, il épargne les apoplexies, soutient
la santé , prolonge les jours de la vieillesse: et ces
bonnes gens à la Lin jour ont du moins échappé à
Pennui , qui n’est que trop souvent le partage et
le tourment de la richesse et de la grandeur: un
verger ou bien un bois d’arbustes nous ramène à
la maison.
.l’ai voulu seulement >vous donner un échan
tillon des beautés, et des variétés qu’on peut
trouver dans la nature , j’entreprendrais en vain
de vous représenter toutes celles dont elle est sus
ceptible. La diversité des cultures , lesinégalités
du terrain, la différence même des objets aperçus
de diiTérens points et sous différens aspects ‚ enfin
toute la fécondité du spectacle de l’univers ne
peut manquer de vous offrir, de manière ou d’autre, ‘
des objets de détails en telle abondance , que vous
ne serez embarrassé que du choix. Mais dans le
détail, comme dans l'ensenible ‚ ne comrariez
jamais la nature , et n’allez pas vous aviser, à
force de machines ,_ de vouloir imiter ses grands
caprices, car vos eiïorts ne тайн“ Чи’ё dé
couvrir votre/Mmm@- Ayez soin que dans
_i-- mans tous les bâtimens ou places de repos
k
22C COURS
f
que vous établirez , soient toujours déterminés par
le choix des points les plus intéressans, et sur
tout par le caractère du local, caractère qu’il est
souvent aupouvoir де Phomme де renforcer dans
les détails jusqu’à‘ un certain point. Quelques
pierres placées à propos , du gravier jeté dans le
fond , augmenteront le bruit et la limpidité d’un
ruisseau, де petits remuemens de terrain, quelques
arbres ajoutés, ou retranchés, quelques rochers rap
portés (1) , produiront aisément de l'efTet dans 1111
petit espace où tous les objets sont vues де près.
Je ne vous interdirai point ‚ pour l`intérêt de _
la variété, де tirer quelquefois parti de сев vues
déployées ­avec ostentation du sommet дев топ
tagnes. Mais сев aspects àvperte de vue et à vol
d’oiseau,' ne sont jamais bien pittoresques; ils
fatiguent bientôt les yeux , et n’errêtent jamais
long-temps le spectateur avec plaisir. 11 faut tuu
jours en revenir pour vos détails à peu près aux

(1) Pourrapprocher un rocber, choisissez-en un , dans la


campagne, de forme convenable it votre objet; faites le casser
an plusieurs morceaux susceptibles d’être 'transportés i ау“
soin auparavant de les faire exactement numéroter, ensuite ­
«vous rassembleer les différens morceaux suivant vPot-dre des
numéros. Vous ferez couler du plâtre noir entre les joints ,
et pendant que le mortier est encore frais, vous jetterez sur
toutes les parties des joints apparens, du sable де la place
тёте Où а été ims le rml1er 1 et vous recouvrirea ensuite,
1
avec des garous de bruyere, les plus gramm- Y‘Li-,..tifmshés
qui se trouveront dans le rapport дев morceaux. `
DE JARDINAGE. ' 221
mêmes principes quepour votre ensemble, car
ce sont autant d’obj'ets qui veulent avoir chacun
leur ell'et et leur cadre particulier. Votre grand
ensemble est une promenade pour les yeux, un
tableau général. pour la maison; vos détails doi
vent être autant de petits tableaux particuliers
pour les différeus points de repos que vous voulez
établir dans la promenade; il faut donc qu"on s’y
arrête avec plaisir. Il ne suffit pas d`écarter la.
symétrie et де laisser les objets au hasard, pour'`
produirel’efl`etde la belle nature : les hommes Pont
défigurée de tant de nlaniè|­ele`agréables vallées
et de fertiles prairies sont devenues des marécages
impraticables par Репы де moulins mal établis
qui ont fait remonter le niveau des eaux au-dessus
de celui des terres. Les villages pour la plupart
sont devenus des cloaques, par la mauvaise dis
position des maisons , au milieu desquelles il n’y
a point de grandes places pour donner un libre
passage à l`air purificateur; les chemins parti
culiers sont devenus des bourbiers par l’e{let des
roulages mal entendus. Le pays est coupé de tous
côtés par les longues lignes'l droites des grands
Chemins plantés (l’arbres élagués en forme де
balais; la longue monotonie de ces chemins en
ligne droite , est fort ennuyeuse pour le voyageur,
dont les yeux sont toujours arrivés long-temps
avant les jambes; leur„largeur inutile est Äaux
dépens de la `culture, et prive le voyageur de
l'agrément des ombrages; la voie d’un pavé trop
aan courts
étroit, est très-nuisible pour`la tranquillité et la
sûreté du roulage, et leur alignement forcé est
absolument contre nature.
Presque partout des arbres ont été plantés où
il n’en fallait pas, et ils ont été abbatus où il en
fallait. VDans les jardins ils ont été taillés en ra
quette, en boule , en éventails , en portiques, en
murailles; jamais le buis et les ifs métamorphosés
en lustres , en pyramides , en cerfs , en chevaux ,
en chiens ‚ etc. , n’y ont paru dans leur véritable
forme. Mais il est une nature vierge et primitive
dont les eilets sont beaux et intacts ; cZest celle là
qu’il faut principalement vous attacher »à соп—
naître et ä imiter: ce sont les endroits épars que
le peintre irait chercher au loin pour en tirer des
tableaux intéressans: en un mot, c’est la nature
choisie que vous devez t'àcherV d’introduire et de
disposer dans toutes vos compositions. 11 est en
' core un autre genre de parure pour les jardins
un peu _étendus, c’est de faire construire des
fabriques.
citéIl, serait inutile,
de vouloir dit l’auteur
indiquer que nous
en détail tous avons déjà
les diffé--A
rens genres de _fabriques qu’on peut employer
dans les paysages, puisque le choix. en dépend'
absolument de la nature de chaque situation, et
de l’analogie avec les objets environnans; mais,
pour contribuer à fixer ~vos idées Ysur l’art des
~constructions, art dans lequel vous serez sans'
doute surpris que ceux même qui ont eu les
DE JARDINAGE. 223
meilleurs modèles sousles yeux, se soient aussi pro
digieusement écartés des vrais principes, je pense
qu`il est bon de vous développer ceux qui devraient
être la base де toute construction quelconque (r).
Ces principes sont: ,
1°. La convenance locale;
2°. La convenance particulière;
3°. .La distance du point де vue;
4°. Le caractère де 1а destination;>
5°. L’effet pittoresque де Pensemble relative
ment à la masse, au genre dqbûtiment et aux
objets qui l’environnent.
La convenance locale doit toujours être deter
minée par la situation où Гоп—рисе le bâtiment s
4me fabrique sur une montagne ou dans un fond,
dans un grand ou petit espace, sur le bord дев
eaux ou dans un bois, ne doit point être dessinée
sur la même forme.
La convenance particulière doit toujours être
dictée par la masse extérieure, et les distibutions
intérieures par l’état et le genre де vie de ceux
pour lesquels un bâtiment est construit ; la mai
son d’un particulier ne doit pas présenter la ma

(1) Се qui a` retardé le plus, jusqu’ii présent, les progrès


du goût dans les bâtimens ainsi que dans les jardins, c’est la
mauvaise pratique de prendre l’effet du tableau dans le plan
géométral, au lien de prendre le plan géomélral dans l’effet
du tableau ; саг c’est a la peinture h composer et à la géo
métrie `a construire.
224 coUns
` gnificence d’un palais , comme unl palais ne doit
point avoir la pesanteur'dnn corps de casernes ou
de manufactures. '
La дятлов du point( de vue varie tellement les
proportions , que si l’édilìce est de quelqu’impor­
tance , on ne peut jamais avoir une idée bien juste
de l’effet qu‘il. procurera sans en figurer aupara
vant l’élévation. Оп est ­tous les jourslétoinné de
voir qu’à cet égard, toutes les règles de lathéorie
et. de l’architecture sont insullisantes, et ne ga
rantissent pas des erreurs les plus essentiellesisi
la distance du point de vue est éloignée , et cpa/on
veuille produire un effet considérable , il faut ab
solument préférer les ordres les plus lourds et `sur
tout donner) aux colonnes (I) une très-grande
saillie sur des fonds très-simples, afin que Гош
bre portée les détache vigoureusement; encore ­
pourrait-on se voir souvent obligé de renoncer à
l’allégement
Perdre­ du fût, de
grec cannelé la colonne',
lequel et dede
,n’ayant point' choisir
base,

devient plus aisément susceptible де toutes les


différentes proportions que peut exiger la conve
­ nance ‘de’ la perspective. .T7ai vu des colonnes
д’огдге toscan n’ayant que la moitié de la hauteur
\
"

(1) Quand je parle де colonnes, je n’ententls jamais


parler que de celles qui montent de fond ‚ la colonne étant
faite dans son principe, pour porter le faîtage du bâtiment:
toute colonne portée est nu monstre.
De JARDINAGE. y 225

prescrite, ne pas paraître imp-courtes â la dis


tance d’environ cent toises. Aussi Гогдге grec
réussit-il mietrx dans le paysage que tout autre,l
tant parce que la colonne rfayant pas de base ,se
plante et se lie mieux à l’œil avec le terrain, que
parce que ses proportions , indépendantes dos us
el coulumes de París, se rapprochent davantage
de la construction primitive et par conséquent de
1a nature. _
Be caractère де Ia destination, doit annoncer au
premier coup d`œil¿l’o'bjet pour lequel un édifice
»a été ordonné. La majesté , 'punite' de style , une
noble simplicité, tels doivent être lcs principaux
caractères d’un temple. (Test dans les palais des
princes qu’on doit employer la magnificence et les
chefs-d’ueuvre des arts ; la noblesse est le carac
tère des châteaux; l’élégance convient aux mai
sons des femmes; la gentillesse et la propreté aux
maisons des particuliers; la simplicité aux maisons
des champs. Cette même règle doit,`à plus forte
raison, s’appliqucr à tous les édifices publics. Les
tribunaux de la justice sont faits pour avoir l’air
imposant; _c'est par de grands escaliers que le
peuple doit monter aux vastes portiques dans les
quels il s’assemble pour entendre les arrêts ; les
archives doivent être incombustiblcs; les manu-t
factures solides. Les ponts de pierre (t) _doivent

(1) Quant aux ponts de bois, comme ils ne se lient bien


226 cenas

former de hautes arcades en plein cintre, parce


que c’est la forme la plus parfaite pour la beauté,
la plus convenable à la solidité , et la plus сош
mode .pour la navigation : les places publiques
doivent être vastes, offrir de beaux points de vue, ч

' ct des communications commodes pour les diffé


rens quartiers de la ville; c’est là que doivent être
principalement disposées les salles de théâtres, 1^

les bibliothèques ,< les académies publiques , et


surtout de belles fontaines', qui fassent , tout à la
fois, l’ornement et la commodité des villes; les
rues doivent en être larges, avec des arcades, ou .
an moins des parapets des deux côtés , sur lesquels
les citoyens raisonnables puissent être à Pabri des
boues et de l’extravagance : les maisons particu
lières devraient être basses, d’une part pour être
moins exposées à l’ébranlement, et де l’autre ,
pour laisser à l’air et au soleil le moyen de dissi
per les vapeurs infectés et malsaines. La situation
la plus ~convenable aux maisons de santé , aux ins­
tituts de la jeunesse et aux casernes, est près la
porte des villes , afin de leur procurer des places
d’exercice, et l’avantage de la salubrité; enfin,
cleat toujours hors des murs que devraient être

qu’avec la verdure, et se raccordent toujours mal lorsqu’ils


` sont contigus a la pierre, ils ne peuvent être agréables que
dans le paysage ,‘ où leur effet doit. être plus ou moins rus
tique, suivant le caractère local. l
r
DE JARDINAGE. 227

placées les tombes et les sépultures. La manière


qn’avaient les anciens de déposer la cendre des
grands personnages dans de belles campagnes,
Vétait sans doute une idée sublime; c’était un
moyen d’en rappeler la mémoire d’une manière
intéressante, au lieu du dégoût repoussant que
produisent ces lugubres cimetières, dépôt de ca
davres et de pourriture, et qui ne servent au mi
lieu des villes qu’à empoisonner les vivans.
Tout au rebours de çes principes , nous avons
fait des arches plates, des voûtes plates , des fa
çades plates et des combles lourds qui défigurent
toutes les proportions du bâtiment; combles dont
la charpente énorme expose à des frais et à des
incendies terribles : à' travers tout cela , s’élèvent
des clochers d’erdre gothique et barbare , dont les
formes bizarres et pointues semblent vouloir poi
gnarder les nuages, dont ils attirent en effet la
foudre; et lorsque la rotonde et la maison carrée
existent encore en élévation, et le temple de .Tu-_
piter Séraphis dans le plan, nous avons toujours `
été notre train , et nous avons pris de la maçon
nerie pour de l’architecture , comme nous prenons
tous les jours encore des doubles croches et du
bruit pour de la musique, des grincemens de chan
terelle pour des sous, des cris pour du chant , et —
des chàtréspour des voix; il ne restait plus à
Phomme, aprèsavoir tout mutilé , quîà se muti
ler lui-même. Y» .
— C’est par une suite de cet usage de voir et d’en.
228 v coulis
`

tendre par les yeux et les oreilles de Pbabitude,


sans se rendre raison де rien, que isfest» établie

cette manière de couper, sur le тёте ра/гоп ‚ 1а


droite et la gauche d’un bâtiment. On appelle cela
де la symétrie ; Le Nôtre 1’а introduite dans les
jardins, et Mansard dans les bâtimens , et ce qu’il
y a de curieux, c’est lque lorsqu`on demande à
` quoi bon? aucun expert-juré, ne peut le dire; саг
cette sacrée symétrie ne contribue en rien à la
solidité, ni à la commodité des b_âtimens, et loin
qu`elle contribue à leur agrément, il п‘у а si lia
bile peintre qui puisse rendre supportable dans un
tableau un bâtiment tout platement symétrique.
Or,A il est plus que vraisemblable que si la copie
est ressemblante et mauvaise, Poriginal ne vautl

guère mieux ,d’autant qu'en général tous les des


sins de fabriques font plus d’effet en peinture
qu’en ваши!
Le point fondamental de la symétrie, le point
milieu aplatit nécessairement tous ' les obiets ,
parce. qu’il n`en laisse voir que la surface (1).
C’est donc l’a'fet pittoresque qu'il faut princi
palement chercher pour donner aux bâtiments le
charme par lequel ils peuvent séduire el fixer les
yeux. Pour у parvenir, il faut д’аЬох‘д tlioisir le
\

(1) Un visage parfaitement régulier serait parfaitemtfemL


immobile , comme un visage pris du point milieu ‚ et peint
де facu , serait plat. „Y
Q_.”
DE JARDINAGE. 2.29
meilleur point de vue pour développer les objetsl
et tâcher, autant qu’il est possible, d’en présenter
plusieurs faces. l .
»Gest à donner de la saillie et du reliefìi toutes
les formes, par Popposition des renfoncemens et
par un beau contraste d’ombre et де lumière ,
c’est dans -un juste rapport des proportions et de
la convenance avec tous les objets environnans, qui
doivent se présenter sous le même coup d’eeil 5 с’езс
à bien disposer tous les objets sur difi'érens plans,
де manière que l’efïet de la perspective semble
donner (lu mouvement aux différentes parties,
dont les unes paraissent éclairées, les autres dans
l’ombre­; dont les unes paraissent venir cn avant2
tandis que les autres semblent fuir; enlin, dest à
la composer де belles masses dont les ornemens
et les détails ne combattent jamais l’elï'ct princi
pal ‚ que doit s’attacher essentiellement Parchi
tecture. А `
Les anciens l’avaient si-bicn senti ‚ qu’ils ne se
sentiamais occupés dans leurs constructions que
de la grande masse, де manière que les plus pré
cieux ornemens semblaient se confondre dans
l’effet général, et ne contrariaient jamais l’ebjet
principal де l’ensemble, qui annonçait toujours
au premier coup .d’œil, par son genre et ses pro
portions, le caractère et la` destination де leurs
édifices.
Il est une autre sorte де fabriques qu’on est
tenté de regarder д’аЬогд comme une bizarrerie:
230 coURs
ce sont les ruines де différentes espèces; mais
outre qu’il est possible
à se procurer де les arranger
une habitation, ou uuдеabri
manière
toutl

aussi commode que dans un autre bâtiment, on


les emploie volontiers dansl le paysage , par la rai
son qu’elles s`y lient beaucoup mieux par leur ion
de couleur, la variété де leurs formes et la ver
dure dont elles peuvent être ornées, qu’une fa
brique neuve qui se détache toujours durement
par une couleur trop éclatante, des angles trop
aiguspet des formes dont rien ne rompt la séche
resse et la symétrie. De plus, on peut encore join
dre souvent д Feffet pittoresque des ruines , un air
d’emblème qui exerce avec plaisir Pimaginatìon
ou la réminìscence. Cependant de quelque avan
tage que soit, en général, dans le paysage ce
genre defabriques, il faut bien prendre garde d’en
abuser е; де mal combiner la manière. де les dis
poser; car il est en cela comme de toute autre
chose, rien n’est bien où mal dans ce monde , que
ce qui est à sa place ou n’y est pas.
DE JARDINAGE. -23 I

DE LA CULTURE DES PLANTES


A FOURRAGE,

Се recueil est destiné aux personnes qui s’oc­


cupent де faire valoir elles-mé mes leurs propriétés;
nous avons donc pensé qu’il serait utile d’y join­­
dre quelques notions sur la culture des plantes à
fourrage. Il n’est pas question ici de les cultiver
en grand; nous nous bornerons à indiquer celles
qui peuvent être introduites avec succès dans les
jardins, et qui offrent une nourriture saine et
abondante aux bestiaux et autres animaux qui
peuplent les basses-cours.
La plupart des plantes à fourrage ne demandent
aucun soin :l’époque des semis et celle de la fau
cliaison sont les seuls instans où elles exigent quel
que attention.
' Avant le semis , il faut labourer profondément
la terre qu’on destine‘au sainfoin,` à la luzerue et
autres plantes qui durent plusieurs années et dont
les racines ont de l’étendue; on doit aussi avoir
soin де détruire les racines des mauvaises herbes,
d`enlever les pierres et d’aplanir le terrain : се
, r ’ ß
232 ‚ coUns
dernfer soin a pour but de rendre la fauchaison
plus facile. `
Les fourrages annuels exigent un terrain bien
fume'. Les terrains occupés pai` des fourrages qui
durent plusieurs années , ont besoin , tous les deux
ou trois ans , d’etre ravivés par des engrais cal
caires, tels que plâtre , cendres , chaux, sel , etc.

AvoINE ÉLEVÉE, voyez Fromenfal.

Chicorée sauvage.

Се fourrage qui est très-productif et 'précoce ,


résiste' aux plus longues sécheresses ; il est fort
utile en pâturage, et peut être donné en vert à
l`étable. La chicorée sauvage, mêlée avec du trèfle
rouge, est excellente pour les vaches. Terres fortes
ou terres légères profondes. On sème ordinaire
к ment au printemps et à la volée, quelquefois
seule, souvent mêlée avec de l’orge ou de l’avoine.
On calcule qu’il en faut environ douze livres par
arpent. Elle se sème quelquefois en septembre,
et est d’un bon rapport pendant trois à quatre ans.
Ony cultive aussi comme plante fourragère, la
Chicorée тираде à navet dont les racines sont ung У

' lionne nourriture par les pourceaux. C’est avec


cette chicorée qu’en fabrique l’ìmitation du café.

Chou à vaches , ou chou cavalier.

'_Uutilité du chou pour la nourriture des bes


tiaux, est universellement reconnue; ce n’est ce
nr JARDINAGE. n 233
pendant que dans quelques départemens qu’dn le
cultive pour cet usage qui mériterait d’être étendu.
Parmi les espèces qui у 50111 propres , le chou ca
valier estsans contredit meilleur', surtout clans les
terrains fertiles où il acquiert une élévation consi
dérable et où ses feuilles prennent un développe
ment étonnant. Les départemens de l’ouest sont
ccux qui ont été les premiers à reconnaître son
utilité. Tous les eboux aiment une bonne terre,
pliutôt forte que légère , et bien engraissée. On sème
le chou cavalier et toutes les grandes espèces en
pépinière, en juillet et août, ou mars etiavril; on

les replante eu place, dans les premiers jours des,


septembre et novembre; les seconds , en avril et
mai, par lignes espacées d`environ deux à trois
pieds; pendant leur végétation, ou entretient ce
terrain net et meuble par des binages. Ces choux
donnent leur'produit en feuilles jusqu`au prin
temps де leur seconde année, qu<’ils montent à
graine. Le сани де Flandres, disent nos plus
habiles agronomes ,vcultivé surtout dans les en
virons de Lille, est voisin du chou cavalier par
'sin port, sa hauteur et son produit. Le chou.
¿Jr-ancha, ou chou` mille têtes du Poitou, est cultivé
de préférence dans les environs де Cholet et de
Niort pour l’engrais des bœufs. Il' est moins élevé
que le cavalier, mais il est peut-être aussi pro
ductil'. 11 est garni depuis le pied de 'lets nom
breux et forts, qui en font une espèce de buisson
três-feuillu. Ces diverses variétés , ainsi que tous
lo*
234 ‚ COURS
les choux verts proprement dits, se cultivent де
1а même manière, et sont peu sensibles au froid.
Trois ou quatre onces de grains витает: pour en
semencer un arpent.
Le chouetfrise’
fourrage, plaît pourrait être cultivé aussi pour
auxllapins.
yLe chou navet, dont la racine et non les feuilles

sont une excellente nourriture pour les bestiaux,


se cultive à peu près comme toutes les plantes
potagères à racine pivotante.
Le chou rutabaga, variété du chou navet intro
duite en France à la En du siècle dernier, est ex
cellent pour les moutons. 11 faut le leur donner
coupé en tranches.
\ r r ‘
Fromental, ou avoine elevee ‚ lmproprement Raf
grass de France.

Cette graminée vivace est une des plus grandes,


des plus abondantes et des plus productives que
l’on connaisse dans notre climat. Elle réussit раг—
ticulièrement dans les prés hauts et moyens 5 car
elle craint un peu l`bumidité. Le fromental quoi
que sain, est un peu gros , et a l'inconvénient de.,
sécher trop promptement sur pied; on n’y rel’
médie qu’en le fauchant де bonne heure, en le
semant dru , et yen lui associant d’autres plantes ,
telles que sainfoin, lulupine, trèfle blanc, etc.:
cultivé avec ce soin , ce fourrage sera préférable à
I_tous les autres pour former де hauts près ‘a fau
DE JARDINAGE. 235
cher.Un arpent emploie au moins cent vingt livres
de graines.
А

Gesse cullive'e , ou Ieníille d’Espagne.

Cette plante annuelle fournit un très-bonfour


rage qui est surtout recherché pour les moutons ,
parce qu’on l’a reconnu moins échauifant que
celui de la vesce. La culture de la gesse n’est pas
difficile; elle réussit presque partout, pourvu
qu’elle n’eit pas à craindre l'humidité. Semez en
mars et avril dans notre latitude; dansle midi de
la France en septembre et octobre. On la récolte
en fleur pour donner en vert, et quand les pre
mieres gousses commencent à mûrir, lorsquionV
veut la faner. Pour la récolte de la graine, il faut
attendre maturité parfaite. Cette graine, dans
quelques contrées , sert aux habitans des campa
gnes à faire d’excellentes purées. '

‚ Ivraie, Raf-grass d’Angleterre.

« Le Ray-grass, dit M. Villemorin, est, de


toutes les herbes de pré , celle dont on sème le
plus séparément en France , parce qu`elle est très
l'employée sous le nom де gazon anglais, pour
former des tapis de verdure. Dans la grande cui
ture, les résultats’ qu’on en obtient varient infì«
niment en raison ди climat, du sol et des autres
circonstances `locales;`ce qui est. sans doute une
des causes de la grande dissidence des opinions
236 ‘ coulis
sur son mérite. En général, on peut admettre
que le lray-grass, n’est pas ( en France du moins)
une bonne plante à faucher. Il y a cependant des
exceptions; on le voit quelquefois dans les prés
bas` et frais; haut de près de trois pieds, vif, bien
feuillê, ne devançant pas la maturité des autres
gramens; dans ce cas, on l'estime et on regarde
comme très~bon le foin ой il se trouve. On peut
donc l’admettre partiellement dans les ensemen
cemens de semblables prairies; mais hors ces cir
constances favorables, son foin Iblanchit, sèche
trop complétement et j`ai vu des chevaux le ге—
fuser, quoique coupé au commencement de la
floraison. C’est donc en pâturage qu'il faudrait
Temployer de préférence dans tous les terrainsl
où il peut jouir ld’une humidité soutenue. Sur les
terres en plaines , particulièrement sur celles Aqui
sont plutôt fortes que légères, il pleut être très
utile de cette manière. Sa pre'cocité, son aptitude
à repousser sous la dent des bestiaux, à taller et
> à se fortifier d`autant plus qu’il est plus broutté et
piétine', enfin la qualité nourrissante et engrais
sante de son herbe, ont été parfaitement recon
nues par l’expérience', et lui assigneront toujours
une place utile parmi les plantes fourrageuses~
Dans les situations et sur les terrains décidément
secs`et brûlan's , le ray-grass, soit pour pâturage ,
soit pour gazon, est d’une ressource presque nulle ;
et dans tous les cas, 'son succès et son produit
4 sont toujours proportionnés au degré Y@humidité
1 l.
ш: JARDHMGE.y 237
. _ ‚
du climat. En Angleterre où, par cette raison, il
est d’une réussite plus générale qn'en France, on
forme souvent avec un melange де ray-grass et
де trefle rouge ou blanc , (lcs prairies destinées à_
durer де deux à quatre ans et plus. Si 1’011 sème
le fonrl д`1111 herbage en ray-grass, l’addition де
сев deux plantes, en petite. proportion , у est ton
jours txtile. Pour les gazons on lui associe le trèfle
blanc seul : cent livres де graine де ray-grass par
hectare , sont un bon ensemencelnent,'s"il s’agit
d’unpré; pour les gazons, on en peut mettre le
double. 011 sème en février et mars , septembre
et octobre. » ‚ ­ f

Luzerne,

Сев! la plante la plus productive де toutes


celles avec lesquelles on forme дев prairies arti
ficielles. «'11 lui faut, dit un savant agronome,
une lionne terre , profonde, saine, bien nettoyée,
engraissée avec des fumiers consommés. Les рю—
duits considérables et la longue durée де cette '
plante tiennent pour beaucoup à la facilité que
trouvent ses racines à pénétrer à une grande pro
fondeur : on ne doit donc rien négliger pour leur
en donner les moyeus,`par une préparation du
501 aussi parfaite que possible. La méthode ordi
naire де la semer est де 1а mêler avec l’avoine ou
forgé au printemps. Dans les situations un peu
basses, voisines des bois, ou exposées par une
cause quelconque aux gelées blanches tardives,
233 0011115
11 est prudent de ne semer la luzerne qu'en mai;
il est même habituel, dans certains cantons, de
ne le faire qu’en été. Dans les terres sèches et, 10
gères, on peut la semer avec avantage, comme
lM. Лап: l’a pratiqué de bonne heure en automne,
avec de 1’escourgeon on du seigle. Lav terre étant
bien ameublie et nivelée, on exécute lé semis
avec les soins indiqués pour les graines fines.
Pour soutenir les produits d’une luzernière et
prolonger sa durée, il est avantageux де répandre
dessus, en hiver ou au commencement du prin
temps, un engrais bien consommé et à Pétat де
terreau, дев cendres де tourbe ou де houille, ou
encore mieux. du plâtre calciné et Pulvérisé, subs
tance qui Produit sur la lnzerne, le trèfle, la
vesce, et en général sur toutes les- plantes де la
famille дев légumineuses , дев effets étonnans.
1-1
« On choisit pour la répandre un temps couvert
et qui promette де la pluie. Cette opération peut
se faire non-seulement à la fin де l’hiver avant la
«" ä-s-w . végétation , mais encore au printemps et en été ,
sur la première ou seconde pousse déjà developpée.
Peu de personnes ignorent les accidens fréquens
qui résultent du pâturage des regains de luzerne
et де trèfle, lorsqu’on у laisse aller les bestiaux
avant que 1a rosée soit dissipée, ou après la pluie.
Les animaux météorìse's par cette nourriture, gon
Аъ«_» 11001 01 souvent périssent. Les propriétaires ne
sauraient donc être trop surveillans à cet égard,
aussi bien que sur Pemploi en vert des mêmes
DE JARDINAGE. 239
fourrages à l’étable; car , donnés encore htiinides,
ou en trop grande quantité, ils occasionent des
accidens semblables. n Vingt livres de graine par
arpent. '

Moularde noire el blanche.

On cultive en grand la moutarde pour la récolte


de sa graine , qui est l’objet d’un commerce assez
étendu. La moutarde blanche fournit en vert un
bon fourrage pour les vaches vers la fin l’été. Ou la
regafde comme si bonne , ` qu`on lui donne dans
plusieurs pays le nom de plante au beurre. Semez
sur les chaumes, aussitôt après la récolte, an
moyen d’un léger labour; ce semis , s’il est favo~
risé par la saison, croît promptement, et il fournit
_une nourriture saine et abondante jusqu’aux gelées.
Dix livres par arpent.

Navette ou rabelle .

On obtient avec la navette un assez' bon Гонг—


rage , en la semant sur les chaumes après la mois
son; des cultivateurs la préfèrent à la moutarde
blanche; douze livres suffisent pour un arpent.
Comme plante oléagineuse , la navette se sème de
1a fin де juillet au commencement de septembre,
sur une terre préparée par plusieurs labours, ordi
nairement à la volée, quelquefois en rayons; il
faut la sarcler et éclaircir le plant; on récolte la
graine dans l’été suivant lorsque la plus grande
240 - » couas
partie des cosses est jaune , et avant leur compléte
maturité. 11 у а une variété appelée nacelle д'е’гё
ou („тащите ‚ qui se sème au printemps et se
récolte dans l’année même. Elle est moins pro
ductive que la précédentemiais elle présente l’avan
tage de pouvoir remplacer au besoin les autres
cultures oléagineuses, lorsque celles-ci viennent à
manquer.
Sainfoìn 0u Bourgogne.
` Les précieuses qualités du sainfoin sont coni

nucs 3 nous ne nous arrêterons pas à les énumérer.


Cette plante réussit dans des terrains médiocres,
sablonneux, graveleux , calcaires, et elle les amé
liore sensiblement. Le Bon-Jardinier, pour exem
ple de cette dernière qualité, cite les succès ob
~teuus parM. Цап, dans son exploitation de Matl-A
sons , préside Charenton. C’est principalement ,
n@
dit-on, au sainfoin qulil a (lû de convertir en
terres à froment , des .terres réputées impropres à
\ cette céréale, où on l`avait essayée inutilement
auparavant , et qui n’avaient jamais rappöŕte' que
du seigle. La démonstration- a été telle et l'exem
‚ ple si influent, que, de proche en proche“, une
grande partie des terres де la plaine де Maisons а
subi , `a Рейде
`semblable. du même agent (le sainfoin
transformation. ' f ) ‚ une

Une prairie де sainfoin destinée à êt re fau cliée,


et dont on veut entretenir la durée le plus long
temps possible , ne doit` pas être livrée aux bes

__ - ,- Р“ .‚ 7 ....a». ...elfi-ri
DE JARDINAGE. 24: ’
_tiaux `lors du regain. Cependant quand оп 5ème
sur des mauvais terrains , c’est ordinairement
pour 1e pâturage des bêtes à laine. Onsème ce
fourrage au printemps , onde bonne heure en au
tomne, et souvent en même temps, et 'avec les
\
grains.

\ Saínfoin à deux coupes.

Variété diabord cultivée en Artois , et mainte


nant considérablement répa'ndue. en France; Plus
hâtive , plus forte et plus abondante que le sain
foin ordinaire , elle donne une second_e ßet belle
coupe ‚ tandis que ce dernier ne donne giŕuń mai»
gre regain. Quelques personnes pensent cpae'cet'teì
variété est plus difiìcile sur langualité du' ùterrain
que 1’espèce ordinaire. ‚ '_ „ . ,_,_ ­ к „_ „ `
ß, _.
'
..ì
Le trèfle est la plante
Trèfle fourragère
commun. dont la culture
'

est la plus étendue en France; elle а rendu et ren-`


dra encore de grands services , en "contri
buant , plus qu’aucune autre', à4 lasuppression de
l’année de jachère; car enfin, nos cultivateurs
commencent à vcomprendre que c’est moins du
\ repos que la terre demande, qu’un changement de
culture , pour réparer Pépurement des sucs nu
tritifs. .
Cette plante prospère dans les terrains frais et
qui ont. du fond; elle réussit aussi très-bien sur les
x1
ß

2431 »ç ­ д сопка ‚к,


Seli двигай; más» er, assez. Щеп, мы: les Еда. _.
Ыовпвщачцард le.for1d.,uîen.@sepasl millar;tl од
даёте A0.1."dlimliïßmerit. an* Rrintemps. шее, 195
\
amines; она lesy enges, rpgelquefoisV ausgfsup, 1,5
s
" Hé’ “швы???“ @i V“ “так антипатий:
‘alors il faut que ce soit sur des terrains léger-s,
Quand on sème sur des céréales , et qu`on ne peut
; pas les herser , on choisitV un tempspluvieux.

I.e_ trèfle humide est très-dangereux pour les


' Ьеыйашг, aussi bien que son 'emploi en vert­ dans
les mêmes circonstances. Leplàtreluidonnebeau
coup de vigueur et une belle végétation.
Trèfle blanc ou ßn houssy.v Propre au pâturage
des moutons; oula sème quelquefois pourest
le fau
cher; mais sompmduitvde cette manière peu

considérable. Ce'u-èfle résiste bien dans les terres


sèches et légères , et peut être employé fort utile.. »
mem. Íl réussir. aussi dans les Vterrains humides.
On emploie fréquemment ce trèfle avec beaucoup
d’eranwge, poumgamir. le fond des prés et des
gazon semés ; eu graminées.. Seul , ou Идёте à
raison d’eßyiron douze livres par аиром, ~
Trèfle incarnat.
i' i Celte plainte annuelle„fournil un excellent four.
`rage5 on'le culti've'avec suc'cès surtout dans les
Hépartemens méridionaug. Qu'elques essais han
reux 1`ont~ iutroduit en ‘Picardie et eu Normane
die.. `,D.znu,s.lefA midiéhcellrèfle se sème du 15 ара;
_i5 scpìlenlibreïgeûir mai suivautjlil lproduit une
‚ ‚
urz> мкщмёв. £43"
сыре 1ЮвзеаЪшдёще, après' läquëllé ' dit* ’le 'ref-tA
щепа para' raam@ urinaire', dama, 861111111:
ее: ‚решает; @edele iknaar,j выдержат ‚вы
реагентмежеванием reësreöńsîůëŕàbfe,"
_surtòulń pëdë êtréddń'né àù'k ` vena’ '
1»aai)1~é.­auesawiêans ’as Gerets', о11` ref шарм; 1

lrer aù'priiite'mpsf теч'ёе‘тошдш ,if quaiid" weist"


Ыем'ет певцы-1ее defwanefqaantëïsarr siegt:
жаднее 515111635; soitì calcaires',` 581119 celles;I dt'ii '
i1':réusslt‘lè‘ iäiëuxl‘Environ‘sbiz’ë livres­ liron

dée'paearpentàV“ " ' ` ^ `

Vesce _ commune. « г

Тё‘ёЗЬЬОп fourrage annuel, propre 'a utiliser les'


I jachères et offrant plusieurs autres avantages"‘<:'tm`L
sidérables, dont un des principaux est de pouvoir:
être semé jusqu’en juin_sur les`terres fontes et
fraîches, et d'0ffrir ainsi une ressource pourparer
au manque-de fourrage, quand la récolte des près
s’annonce mal. Il existe deux variétés principales
de vesce: ce`­le de printemps , qui se sème de
mars en mai et quelquefois jusqu’en juin; et cello
. d’hiver qui se sème en automne. L’une et l’autre
aiment les bonnes terres plutôt fortes que légères ;
cependant une humidité un peu considérable, en -
hiver, exposant souvent la vesce d’liiver à périr,
elle ira mieux dans un terrain léger et sec, que
celle de printemps, laquelle, au contraire, s"ac_.
commode beaucoup `de la fraîcheur, surtout pour
^ les semis tardifs. Il faut recouvrir la graine avec
244 couas DE JARDINAGE.
soin`\pour la préserver des pigeons , qui, comme
on le sait , en sont très-avides. On coupe le four
s rage quand il est en fleur, ou quand une partie des
gousses commence à mûrir., ou enfin, après leur
entière maturité. La vesce est très-bonne à donner
en vert à l’étable, ou à faire pâturer, mais avec
les précautions nécessaires pour les fourrages fort
succulens .et nourrissans; car, donnée trop fraîche
ou trop abondamment, elle météorise aussi les
animaux non moins dangereusement que le trèfle
trop humide. La quantité ordinaire de semence
est de vingt-quatre và vingt-cinq décalitres par
hectare. Il est bon de semer avec les vesces un
peu d’avoine ou de seigle pour les soutenir etles
ramer.

- I' FIN.
и .

м мммммм "1 Мс-тммммммм


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это

TABLE ` Es MAfrleaes.
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о 'D u UQ* Ñ.

Рдёмсв.'.1. . . .'. . .' . . >. . .\. i


Travaux et devoirs du jardinier. . . . . _i.. . .f 1
Des différentes espèces de 1е1‘1‘е;„1.‚. . . . . 7
DesEngrais. . г чад . . . . . . . . . .12
' Défoncement,Labour,Binage. . . . '. . . . 19
Des Outils du jardinage. . . . . . . . . . .'20
De la Formation d’un jardin .f . .Y . .
DesGraines. ...'~.». ­ ~. . . . .
Semis.. . . . . . . . . .'.`. . .'.24
Dela Transplantation. .'­. . . . . . . . 25
DesArroscmens..'. . . . . . . . .1. . . Id.
Des Couches et dela manière de les faire, etc. . . 26
Chassis, Orangeries, Serres chaudes. . . . . . 32
Destruction des insectes . . . . . . . . . .‚, 35 s:
Calendrier/du jardinier .~. . . . . . . . . .46*JN .c ч
Plantes potagèresetd’agrémens, . . . . . . . 51
... Principes généraux sur l’éducation¢, la culture,
lagreffé, la taille des Arbres, etc. . . м‘. . 155
DelaPépinière.. . . . . . . . . . . .[d.
DelaBatardière.. . . . . . ..'. . . .Í . . .160
DesGrelfes ou entes. .` . .\. . . ._. . . 162
Des Greffes par approche. .Y . . . . . . .` . 163
DelaGreffeenfente, etc. . . . . ._ . . . 165 _f
Des Greffes en écusson.. . .' . . . . . . . 166
Dela Taille des arbres.. . . . . . .. . . I. 170 .
'l i
v l
Мм: assumant». J
Ebourgeonnement. . . . ~ . . . . . . . . ‚172
Tailled’été. . О. i,. . . .¿. l. ,.. . _, . .‚ 173
Palissage.. . `. . (Ё . ‘.’."';`.`ддц. Ь .' . Id.
Elagage.................174
Томе...........о`..—..‚(175
Arbres fruitiers , Arbrisseaů'iïet Arbustes d’agré­­
‚тепз................176
Веаъагдйпзапфайз. . . . . . . . . . о 213
¿Dçs PlQDlCSÀ fourrage.. .'.‚ . ‚ .‚ . .‚ . ‚ .‚ ‚. 4. .234
f ‘V Y . ь
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Arbousìer. . .­ . .'­.­. ... . . . . .'f. 178
Arbires fruitiers,et Arbusles d’agrément. . . .' 176 о.
'Aristoloche.`.f~".; . . `... . . . . . . . . . .65
Armoise..........‘........6í1­
Arrochedesjardins. . . . .f.;. . . . . . ­ Id.
Arrosemens(des). . . к. . . . . . . .'.-.25
'Arrosoixu . . . „3- . . . . .» . . . . .-20
Artichaud.\..¿ д .".. .ww . . '. . . о . «55"
"Arum.`. ‘. . . . . . . .67
.1Asclépiade.‘.".'<,`.‘ ‘. l" ‘ j ’ ‘
"Asperges.°.'.‘.‘. . вежды“.— . .69
Asphodèle; N. . . «70
­Astragaìe'.".‘.1‘.f‘.‘.'.‘.°.~.
’.AStèœn'. 'o '. 'f '.
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‘Avelinier.(7.'Coudrier.) " “’ " .* ’ `


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ALPHABÉ'NQUE. ' 249

ВёсЬе. о'.'. о о о .‚. о . 9_о`:з о о о": 526


Belladonne.. . ._. . . . . . . . . .74
Belle de jour. (7. Belladonna.) ` _ ’
.Belle dame.( V.Arroche.)_ ‚ ‚. , ‚
Ве11е дтопие heures.. ( V. Belladonne. } Y
Belledenuit. .`. . . . .1. «75
Betterave . .1.. . .‚т‚._._ь_ъ ... „14.
Bigarreautier. (y. Qerisier.) j '\ д .
Binage.. .~ .'a ,_ ь . . . .,. ­ ‘. ‚и . ¿118-
Biguone. .;.*. в*;}'...`‚ . . . . . . 179
Bineueu. . . д. . из ‚21
Blancheite. ( . Mache, ) `
“Blé de Turquie. ( .,Maïs.
hlßoucage.(Í/.Anis.) l ')
Bourrache.g.\. . _.„. l. ._. . . .¿. . в. 77
Ecursette. (V.Màçhe.) . . . . .
Bouture. . . ...Á с . . . ы. . ..2»5Y
Brise-vents . '. . v. . . . .. l.. ._ от. . Г ..31
brouette.. „а. . _. . . . . . . . о . .20
Bruyère.....,...,.:.......­ 180
ВЦЗЗд-дч- 0-2110"07_о_одо с с’.0 о of.. ¿,182

CAc'nrn.( 7. Cierge.) ` х _.
Caféyer........2'.'ä`.‘ßi...'._182
Calendrier du jardinier. . . . 1 . . . . I; ".1 . 45
Camomille. . . .„‚. . .'. . Ã`. . . . . о '78
CamPanule.. . . . ’. . . . '. . . о Id.
Cantalous.(7.Mel ns " _ j . `
Caprier.. . . '. À_~‘v.j".,.;'.„.‘.bŕ . .` . _. .' 18,5
Capucine..'_.j.‘.§. .".\.’. .'. . . . `.;~ 379
выданье-5.81,..‚..‘.Ё..`_.‚;`-8.0
§50 '‚ C TABLE ­ ‘
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Carotte .` . l. .. `. . . . . >. «. ~. 1. . .^ .=81
Caulet.ŕ‘.( ‘.V.'.Chou
C3588. . 'n хами-11113)
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Centaure'e.
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Сета-11114 V. Salsilix.­) i ° 1' 5 f'“ '_


Cerfeuil.
Cerisier. . ..Y . и“.
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д . 13,’.
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Cerisette.‘( V.' Moreli'ea) ‘ ° ° " ` ' ‘ " I


‘Champignons
Chassis. ~. '. ­.­.". .".
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châtaignier . .' . . . . д . . . .` _." . ‘. (184


С11еп11118. V. . . . . . a .".".­. . о‘. ÉTÉ/t
Cheveux de paysan. (y. С111согёе.‘)° ‘ r o
»Chèvre-feuille. f. . п. .`~. и 1. . Yi» T. и . . 185
CthÓPéC. о . . . . . .ŕé'g о о "cfs/o s_o ‘.86 в

`(311100115. (г V. {да—11118.) ‘ ' ‘ ’ "-' 3‘


Chicorée sauvage. —. -- .vr-.w миг. ‚17:11:52
'CllODHCuPQ о . e ­¢ . 1 о о“. о'. \‘.‘¢ 932.90
Chanavache. . ­ . u . . . . . . ‘. '. 87
Ciboule. . . . ...;. . '. ’. . ‘.'.gl
Шиве..-..............о‘-..92
Cinéraire . . . . . . '. . . . .
Ciseaux pour tondre les haies. ._ . .
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”шипа
(Латан f(pois):(
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V. рой) - ’ . “А ,.„à . ‚I _ .

Claise. . . . '. о ‘о 'о ‘о 0 » о о 0 . 0 о Ó l О О


Сдёша1й1е‚о. .i o ‘s p . e о .gf о 185>
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Cochléaria.. . . . . ..’. j.. _. . f о ~ ,° .°,‘95
. . . . д...‘
àCoigilaîssierî.1.'. '. '.-. . . «a . . .'.. . '185
‘Coignéenyß . „1 . . t _, . 1 g .9. 1,8' s2*
‚— 5 l 4

in*
¿Lananlirioun :zöt
' ’ Page.V

`Celçhique (l’auloniue.
С'ЧПёОПЭЬГСО V_0 0 в v о .q ..о. .о ,.‚д .о ._О. .‚
о .с .. .—g',

Coquelicot V.Pavot.) ¿'__ .f р


Coinicllon. (Р'.СопсошЬге3 .` . . ,. . . .. __ .
ДогпопШйеу. ’. ‚. . о, . .о‚. о ... 1. ­.­. . »183
Corrigan.. .r. ‘. . .„_.„. \. .~ .,. .. . . . „щ
Couches( manière de faire les .... '.. . t. _ ._ . .'85
Cendrier.. . . . .1.- и. . . . . . . . . 187
Courge melodnée’ ( Í’. Citiouille. )
Courtillière.. . . . . . . . . .-. о ._ . . .3.;
Couronne impériale'. .‘ .". . . . . .y . . . .96
Cresson du Pérou.( V. Capucine. ‘ ‘
Cresson. . a . 2 . . .- . . . . ..97 ”
CroixdeJérusalem.. .‚'. . .' .`. '. . . . . I .
d. О l g g . g О g g d О .\ I с о C

Cyplèsìsdoy. .fois ci! .-0 0.0 ’àl о ~ о

DÉCEMBRE. . . . °. ‚ь . . . . . i. . . èfio
Défoncement. . . . . ,i . . . . . . 19
Digitale. . a . . . . . . . . . . . 97
:Dodécathom . . . . . . . . . . . . 98
Doronce. . . . . '.' . . .` . . . . . ld.

Bateman.. .e . . ._ .‚ . ‚у . . . . . . 188
Ebourgcunnement. . . .. . . . . . 172'
О C о О, 0 о О ` о O` О y; о
`

~Echelle. . . . ._ . , .. . .. . .’ . "‘21
Elagagc. . о. l. . . . ~. . . . . . ."174
YEngrais (695); . . .` . . . . . . . .."""12
— Ephemere ,en_Ephómérine. .. . i ._ . . т gé l
252 —` ивы:
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. ` Page.
Epinard. . . . .’ . . ‘.’ . т 9`9
` Epine Vinette. ' .` ' . . . . . . . . . ._ 188
Escargots( V.Limaces.) ° l ' — ' ‘
Escarole. ( у. Chicórée.) — ‘f ` .
Estragon.. . т. . . . . . . ~. . " : loo
Erable. . . . . 189
Euphorbe.\. . . . . .A . . , . . .‘Id.

Fnsoun.. . .. . . . `. . . . .~ . . 100
Feuilles. ( V. Engrais.)
Fèves de marais. . . . ’.' u .Y . . . . 1`01I
Février.. . . . ь . 1. . 46
Fiente de pigeons et de volailles. . . . . . 19
Figuier. . . . . . .i t.. .. , . . 190
Fleurs fanées. ( V. Engrais.)
Fleur du grand seigneur. ( V. Centaur-ée.) `
Formation d’un jardin et de saA division (dela). ‚ :1,1t
Fourmis. . .‘ . . .~' .Í .4 . .\ . . . . ‘ 38
t Fourche es fer.> .­ ‚з. .‘ . . . . а;
Fraisier. . .‘ . . -­` l . .' . '. . . . 102_
L ' _- Framboisier..'
Frexinelle.' .' .. . ,'. ..' .`. .'. .nà . .; Д . 103

; Frélons. . . . . . . . . . . .” . . 37
Fritillaire _. . . . . . . . . . y . . . 103 ’
Fromenlal.` . .’ . . ч. .- .— . ` 234
Fruitière. ( V. Pépinière. )
Fumiers de cheval. .Y . . .
-Idem de vache. . . .ŕ . . . . '.` . 711.
' 'v -­­1d. de mouton. . .' .' . . . . . 118
.__Id'deporco о ° o a ¢ о о о` o` о '9

Рыжие. о с‘ ‚70 a e о a ' о 9 ,_ о о о с ’19.1

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` `\ ALPHABÉTIQUE. _ 155.
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G. Y ~- ­
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Page.
GAzoN...:..... ‚104.
Gazon. (> V. Engrais. )
Genêt. . . . . . 4 . . . . . . '.192
Génévrier. . . . ‚ Д . . . . . . Id.
Géranium ou Géranier. . . . 'o ­ n о u ­ о 105
Géraumos.( V. Citrouille.)
Germaine nudiŕlore­( 7. Basilic. )
Gosse. . . . . . . . з . ..:.235
Giraumons. ( V. Citrouille.) _
GiroHéè. о . . . . . .i . I . ­ . . 106
боны-(Р. Arum.) ’
Graines (des). . . . . . . . . ’
Greffes parapproche. . . . . .` . . . 163
Greffes ou Entes (des).V . . .' .` . . . {165
Greffes euécusson­ (des). . . . I. . . . 166
Greffes en fentes,elc.(dela). . l. . . . . 165
Greffoir. . . . . . . . . 21
Grenadier. . ~. - . : . . . ‘ .195­
Grenadìlle. . . '. . ‚ . shi.'
Griottier. ( V. Cerisier.) 1. k. 194
x'oseillier.\> . . . . . .
Quèpes.( V. Frelons.)
Guignier. ( V. Ceresier.)
Guimauve. . . . . _. . . . . .1'07
Gyrau sière де Virginie. (7. Dodécmtheon.)Y .

HA'nieor. . . . . . . . . . 5).....107v
Helle'bore. . . . . . . . . .U1er
‚54; ~ unie

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immortelle. о s n о о‘‚'. ..‚.. 0 Св, .‚ 1.10
l Insectes(destructión(1238).;„i ,­ ‚=.. :.i: . 33“
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5 I Jardins Anglais.
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Lavande. ‚ ‚ . 1.“ .i ~.. д. _ . .‘ . . ,Í . ‘ . ‘1-16.` n
Lentilles . `. . . . . ‚ ц . ‚. „д . ld, ’_ l
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Lis.fr KNénuphar.)
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Lisde mai ou des vallées. ((7. Muguet.) ‚


Lis Narcisse. (V. Amarillis.
141513100.“и .__. ) д. . ._;_`.\.1717_'r
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Lombrics.(_V. Vers de terre.) i '
Lotier odorant.( V. Mélilot.)
Luzerne. . . .. . . . . ...._..257

MAcur.. . . ‘. `1".". _'­`. . . Ã'. . 118ŕ


Mai.`..`.'.°.
Ма15.'.‘.-.7- . .'.”._. f..
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MansÃ(V.Ver's blancs.)’Y А i _
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Mariolaine. . . . . _. `_. `. ` i
Marne. (VÍTërresÍ )' Í i. '
Mars.. . . . . . i' 0.1. ‘
маше.‘.*.‘.‘.'.'.‘ °
Mélaleuque. . . . . y) . s о a s e о 197

Mélèze....... .......1d.
Mélilot...a.l.... „пинии. ...leor
ltlelisse...'....;....„.........._...­,Id.v ­ l
Mélitis (.V..Mélilot.) . -. . . . . 1.
.van у ­o~97'°°9¢v*?*?*n~*¢ 9121;’
253 "` ивы:
Menthe. . . .‚ . .' . L. . . .Í '. 25.122;
Merveille du Péro . ( V. Bellede nuit.) а `
Michaux.~(Pois).( V. Pois.) ­ ­ '­ о
Mille pertuis. . -. ~. ­. . ~. -. '. . . 198 _
Moi'elle.­. .In ч . ~. -. -. ~. 199i"b
'Mouron. . . .` ­. . -. и ~. ~. .­ . 122
Mousses.{ V.Engrais.)- ­ э - ` ~
Moutarde. Of l. -. . ­. `. -. '. -. '. . ­.1'25
Moutarde .noire.
Muguet. . ‚.
l. . '. .. . . ‘.». = '. ..' .. 259
1241»~
Mulots. (V.Bats.) ‘ ~
Mûrier.".'.­. .­. г. .1‘99Т
Myrte. ............'.2oo

Narcisse d’Automne. ( V. Amaryllis.) о О 0 о d .il о о . о о 0 c. 'о

Navette’ . с 0 . u D 0 а v I ч i i .
lo

‘ l ° 0 о . О . . ° 0 l 0 о с o

Néflier. '. .`. °. . 201


Nénuphar. . . . . . . . . i . `. . 126
Noisetier. (V. Cendrier. )' ’ ’ ‘
ПОУетЪге.°. ь ‚с OQ. ~o . `. .o ....01.~`5O

Noyaillière.( . Pépinière.) " ' `


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ALPHABÉTIQUE; ' A257


Orangerie. . . . . I
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Outils de iardinage(des). " . .' l ‘z’ .l . u; l2.0
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Piusssos. .s .1 . . ._ . a
Passerage .cultivé.
parlais. . о. ( nV. n.Cresson.)
.. о. .l .. ` :_ ‘ . `. _. .I

Раут. . . . .
Pêcher. . . . .
Pelle. . . . . Í .
Pépinière Mela); . .‘ .­ ­ ~ .- . „12155
Регсе. . i. ~ . . . . а ‘
Perce-neige. . м .~ ­ .~ ' ­ " " ‘. 133
рты. .. . .. .. .. .. Q . -. . ‘ .3.54
Perveuche.' .^ . . . .. . `­ `~ f ‚ Id,
Pied~ de veau.( V. Arum-Q ­ ‘ ‘ ~ ‘
Piment. . :- .' .~ к .‘ .~ .~ х .' .‘° ".' °. ­134
Pimprenclle. . .i .­ . ç s . ‹ .° .' . 135
Pim-_, . . i . . , .‘.'. . .205
д
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Pivoine. . . . . . . . .­ .‘ .‘ .~
Plantain. . . . . . . . .- .­ . n’. . 156
Plantes~potagèreset d’egrément. . д с . ‘j . ` 51
Plantoir. . д . . . .y . . .` `. о дымя:
Poireau ou Porreau. . . n. . . . . . . 136
Poirée. . `. . . °` .- . la’.
Poirier.' l.
Рогу. . : : о о ; ‘1 °.
о o Z
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la greffe ‚ la taille des arbres `‚ etc. .` . . 155
Prunier. . . . . . Ц . . .’ . . . . 205
Pucerons. . . . . . . . . . . . 39
pulmonaire. .­< .° . .' .‘ .’ .° .j `.t ." 141
Punaisest .› Ql .r . .' .’ .‘\ . .‘ .~ . . Y.'59

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Sceau de Salomón. . . . . . .
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‚ Terres (des differentes4 espèces de )y "

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` 260 ивы:
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Pagg
artificielle, ­`­­ Ter're forte, '-É- Terre fran
che , ­­­­ Terre légère, ­- Terre debruyère,
—- Terre alumineuse. . . . . . 7
о о о o s с о" о a s. ` о 148
z > _ I 0 О 0 о ~l о о 209 ,
Tilleul. . . . .‘ . . _.. . . . . 210
`Tiquet. i-.' . . l. . . . . . . .
45,
_ Tomate. . . . .' . . .°° . . .` . _149
a Теще. . . . . . з . . . . .`
175
Topinambour. . . . . . . . . 149
Transplantation (dela). . . . . . . 25
Trèfle commun. . . 9. 241
° Treffe incarnat . . . . . . . . . 241s "'
Troëne. . . ~.' .‘ . .` . . >. . . 210
l

Tubéreuse. . Í . . . . . . . . 150
Tulipe. . . . . . . . . . . . 151'
Ти11р1ег. . . . . . . . . . . а 211
lI_Í'ussilage. . . . . . ~. . . . .
151
‘\,

, _.v..
VALÉMANE. . .’,. . . 151
Verge d’or. . . . . . . _. °. i I. .
152
Véronique, . . . . . . . . . . Id.
_ Vers blancs. . . . . . . ‚ . . 45
Vers de terre.
verveine; i . . . . . .. .. .. .. .. .. .. 44 i
155
о g с О «l u. Ó О 243
' . g l.’ l Ё : i o" l о
211
Violette. . .‘ .~­.' . ~. . . . . `153
Vienne. .— : . -°; .` .' s' .’ г 2_1 1

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Cerisier. . . . . . ­
Ceriselte.'( V.' МогеНеы)‘ ‘ ° “
’Champignons .‘г. .‚'. . . .'
‘Ghassis«.f. ищи“. '.­. . ~. ’. . '.
Châtaignier . . . . . . 5 i
Chenillts. . . .ŕ . . . ‚Он с".

Cheveux de paysan. (‚У СЫсогёе. f)


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Coquelicot ( V. Раут. .'­`V


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Comichon. (V. Concombre. . .


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Courge melodnée’ ( Í/.`Cilrouille. )


Courtillière.. ._. . .
Couronne impériale. .‘ .’ . ‘. . . .
Cresson du Pérou. ( V. Capucine. )
Cressorro o' . o z о «is
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Croix de Jérusalem. . . _' U о

«Croissant .“ . . . . . Í О

сур‚ё$\.—О'.‘О_.О . О.

DÉCEMBRE. . . i. '.
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Digitale. . . . . о о
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‘Dodécathom . . . . о о . 98
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Doronce. . . . . '.` I l .‘ Id.

Eusulnn. .v . . . й
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Ebourgcunnement. . О О . 172
Echarlotfc. . . _. ._ О ь‚ О

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Engrais (095); _.i. _.. .. о о Ь
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252 »` ' TABLE

Epinard. I' . . .- . .. .' . . `2 . î’ g`9


Epine Vinette. ' .` ` . . . . . . . . . . 188
Escargots( V. Limaces.) ’ ' ‘
Escarole. ( V. Ghicorée.)
Estragon. . . i. . . . . . а. . I' . 100
Erable. . . . . . . . . . .V _. . 189
Euphorbe. \ . . . . . .c . . , . . .' Id.
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I l D' l. I О
FnNoUIL. . .. l* . . `. .
Feuilles.( V. Engrais.) ‚
Fèves de .marais.
Février. . .v . ‘.. .. .’.' ‘.. .. ‚ . .. 1`01
46
Fiente де pigeons et de volailles. . . . . . ‚19
Figuier. . . . . . . . к. .. ‚ . . 199
Fleurs fanées. ( V. Engrais.) '
Fleur du grand seigneur. ( V. Centaurée.) `
Formation д’ип jardin el de sa. division (dela). 2.1.
Fourmis. . .' . . .‹ .e г- . .. . . . . ' 38
Fourche en' fer. -Y . .5° .' . . ‚ . . . :if
Fraisier. . .‘ . . -ì l . . . . 102
Framboisier..' . . . .' . . . 191­
Frexinelle.’ .' . . ,' `. . . . . 103
’Frélons. . . . . . . . . . . . i . 37
РгШПайге, . . . . . . . . .103
Гготещаъ . .' . . _. .­"".« .- .— . . . 234.
Frama... ( If. Pépiniè...) `
Fumiers de cheval. . . . . . . . . 17
—-1дет„деуас11е. . . .a . . . . nld.
­­­­­1d.demouton. . f .l . . . `­ . . 118
­­­¢Id.de porc . . ° . . . . . . .~ . 19
Fusain’. o О, ‚О e e o
` \ ALPHABETIQUE. 255,
|

G.

Page.
GAzoN...:..... . 1 o/s
Gazon.( V. Engrais. )
Genêt............ ‘.192
Génévrier. . . . ‚ . . Id.
Géranium ouGéranierà . . . ' о V105
Géraumos.( V. Citrouille.)
Germaine nudiflore.( V. Basilic. )
Gesse. . . . . . . . а . 235 .
Giraumons. ( V. Citrouille.)
Giroflée. . . . . . . .A . 2 . . .
GiOuet. ( V. Arum. ) . 105

Graines (des). . . . . . . . r 21
Greffes par approche. . . . . ._ . 163
Greffes ou Entes (des). . . . ' . . .165
Greffes en écusson (des). . . ,y .l . 166
Greffes en fentes, etc. (dela). l. . .
. 165
Greffoir. . . . . . ` 21
Grenadier. . ~. - . . . . . . . 193—
Grenadille. . . ‘. ‚ . . . . . . sld.'
Griottier. ( V. Cerisier. ) 1
(.'irroseillien> . . . . . . . `s 194
Quèpes.( . Frelons.)
Guignier. ( V. Ceresier.)
Guimauve. . 107
бутан sière de Virginie. (V. Dode'catheon.)~ ‚
Н.

HA'nrcor. . . . . . . . s Т. до7‘
Hellebore. . . . . . . У‘:;о&
N
252 — ' ивы:

Epinard. I' . . . .» .‘ . . `L" . î’ 9`9


Epine Vinette. ' .` ' . . . . . . .
Escargots. ( V. Limaces.)
Escarole.
Estragon. ( . V..'Chicorée.)
l. . . . . ­
Erable. . . . . . . „ . 189
ЕпрЬогЬеА . . .

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Fenouil.. . .. l . . `. .
.__4"._ . ‚
Feuilles.( V. Engrais.)
Fèves de marais. . . . ’.‘ 1. . 1`o1
Février.. . . . . . . . 46
Fiente de pigeons et de volailles. . . . . . _19
Figuier. . . . . . . . \.. _. , . . 190
Fleurs fanées. ( И Engrais.) ' '
Fleur du grand seigneur. ( V. Centaurée.) _
Formation d’un jardin et de sa-division (dela). 2.1'
Fourmis. . . '. .~" .` 3' . ‘
Fourche en' fer. _ . . L" ' I 21
Fraisier. . .' . . ­­ . l о. О Y О О О О

Framboisier.." . . . .' . . . . 2 . . 191.b


Frexinelle. .' . . , i. . .' .i . . Ä . 103
Frélons. . . . . Д f' `
Fritillaire _. . . . . . . . . . . . . . 103
Гготеп1а1.` . .’ . . _ . -"'.» .' .— 234
Fruitière. ( V. Pépinière. )
Fumiers de cheval. . . . . . . . . ' . . 17
-Idem de vache. . . ._ . . . . :` . "Id.
­­1d.de mouton. . .I .` . . . и . . 118
-_Id.de porc . . ° . . . . . .­ . 19
Рапид . .‚ ‚. . . . .- . ‚ . . . ' . -19'1
s. о
. \ Arrninńrxour. 255
l

G.
Page.
Gazon,..:...... . 1 ofi
Gamm( V. Engrais. )
Сепёг. » в . о . o п - о ‘[192
Génévrier. . . . . . . . . . Id.
Géranium ou Géranier; . . ^ о 105
Géraumos.( V. Citrouille.)
Germaine nudiflore.( V. Basilic. )
al
Gosse. . . . . . ' .235>
Giraumons. ( V. Citrouille.)
Giroflée....... ‚1.2...
GiOuel. ( V. Arum.)
Graines (des). . . . . . . .
Greffes par approche. . . . . .>
Greffes ou Entes (des). . . .
Greffes enécusson (des). . . .lÍ
Greffes en fentes, etc. (de la).
Greffoir. . . . . . . . .
Grenadier. . ‘. ­ . : . .
Grenadille. . . '. . ‚ в о в с

Griottier. ( V. Cerisier. )
Groseillier.`> . . . . . . . ‘ .
Quèpes.( V. Frelons.)
Guignier. ( V. Ceresier.)
Guimauve. ~ 1'07,
Gyrau sière de Virginie. (V. Dodécatheon.
Н

.­ и 107­
Hs'nico'r. . . . . . . . .
Hellebore. . . . . . . 109
254' ` ‚ time
Page.

Hortensia. . . . . . . ‘. . . . . . 194
110113... 6 о о 195
Hyacinthe( V. Iacinthe. )
Hysope.‘. .'. . .‘, . , . . . . .1'09

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liv. ...u . ’.' . .1. Y. 195


Immortelle. . . . . ‚ . . ‘. .fw- ,« ., но
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Lin. . . . A. о О ;n n_ о 116"
Lis.î _. _, _О ьО ч. .O "ce 117

/ Lisd'élang. ( Й. Ne'n uphar. lMagnin.) .


Lia de, mai ou des vallées. . Í

Lis Narcisse. (V. Amarillis. )


Идиот, . . . С.
t O O ;` O ъо 117"
ljo'mbyics. ( (V. Vei's de ter re;) .
Lotier Odorant.( V. Mélilol.)
Диете” . .« . . . . . . _C sì o o

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Май; . с р 0 I. O ' v
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Marcotte. . o О О l O ­ .25 'et 12 ~


Marfolaine.
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Mélaleuque. . p O C )e s о о о о о 197

Mélèzco O O O O О P o g o 9 о g Ido

Mélilot., .„ . . . Оч Í- .9 v ‘ о ‘ t* O O о 120'

Mélis§e.. .`.., . . '. . . s C a с о о о O O V. Фр use,"

Mélitis (.V..Mélilot.) l fl O

J 9 c О 9 . д. \ ° p О. ’P‘P*~ß_~“'¢ 12x' Í
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lun1-1_’
253 `` ~ * ивы:
Menthe. . а . . 2. . . L. `. ‘."'­.~122‘f

Merveille du Pérou. ( V. Belle-de nuit. ) - ‘ `=


Michaux.«(Pois).( V. Pois.' ) о - ­
Mille pertuis. . .. «. ~. . -. -î ~. -. . . 198 _
Moielle.-. .In ~. . ~. -. -. . 199".
‘Мош'оп. . ‚ ‘Í -. . -. ~. ­. . .- . 122"
Mousses.( V.Engrais.)e ~ ­ ~
Moutarde. ».’ л. -. . о. `. -. ‘. -. °. . . 125
Moutarde noire. . . . . .' —. = .~ . . 259
Muguei. . ’1. . 4:' . . '. '. . . 124
Mulots. ( V. Rats. )
Mûrier. .s . ’.‘199
Муле. . . . . . . . . . . .— . zoo

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NARCISSE. . . . . . ‘ . . . . . . . 124
Narcisse d’Automne. ( V. Amaryllis.) -_ ‘
Navette'. '.‘ lo ' ' ' ' j
Navetta’. . .. ...'125
Néflier. '. . . . . . . . . . '.1'. 201
Nénuphar. . . . .. . . . . . . '. . 126
Noisetier. (V. Cendrier.
N,ovembre.°.‘.'. )' ' . ‘ . .'."`.‘.i`5o
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Noyaillière. ( V. Pépinière.) " ' ‘ j


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Pavot.
Pècher. . . . . . . . . . i . .' ._ .. 202
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Pelle. . . . . . . '. i i Í
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Регсе. о "о' о о о о с 0' o' Ё 0' 0° s. »i .4:127
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Perce-neige. . .° .~ ~.­ : . t .‘ ‘. 133
g' е‘ o’ о’ c’ o' s о t o' s“v o. o`~ o’ '
Pervénche.' . . . . .i . . . in" . '. .i 1d.
Pied~ de veau.( V. Arum.) ~ ' 1 ° ‘
Piment. . .­ .' .~ ~ .~ .~ .~ ." ."‘.". 13@
~Pimprenelle.“._. . .­ . . г о е .‘ ." .-155
Pin.­_, . . ._ . . `, . .' . .‘ . 203
Pivoine. . . .' . . . . .­ .j .' .` . . 155
Plantain. . . . . . . .i i"
Plantes~potagèreset
Plantoir. . д . . d’egre'ment.
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Poireau ou Porreau. . . . . . . г ._ ._ . 136


Poirée. " . . . . . `. '. . › ld.
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Poirier,.....-........2Q5
Pois’. . I I '. '. ‘l `. `. Í .‘ . '. `. . 137
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Béséda. . . . . ._ и“... . ._ . _. . . 145
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la greffe ‚ la taille des arbres `, etc. .` . ~ . 155
Prunier. . . . . . Л . . . . . . . 205
Pucerons. . . . . . . . . . . . 39
pulmonaire. .­­ .~ . .' .‘ .‘ .° '.' _ ь‘ . .-~ .'141
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Trèfle commun. o ' 'ъ . 241
Treffe incarnat . О О . 242 "‘
Troëne. . . ~. 0 О` . 310
Tnbéreuse. . : 0 о [150
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