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AFFECTATION DES MOYENS HUMAINS ET MATERIELS

ROYAUME DU MAROC
SOMMAIRE

OFPPT
A. DEFINIR LA SITUATION DE TRAVAIL
Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail
A.1. Relever l’ensemble des paramètres permettant de décrire la situation de travail
A.2. Décrire le mode opératoire utilisé

B. ORGANISER LE TRAVAIL
B.1. Calculer les temps de réalisation
B.2. Implanter les postes de travail
B.3 Planifier le travail

C. CONTROLER LA REALISATION DU TRAVAIL


C.1. Observer méthodiquement le travail
C.2. Calculer un taux d’engagement

D. RENDRE COMPTE L’ACTIVITE DES OPERATEURS


D.1. Evaluer les besoins en personnel
D.2. Evaluer les besoins matériels
MODULE N°18 : AFFECTATION DES
MOYENS HUMAINS ET
MATERIELS

SECTEUR : LOGISTIQUE

SPECIALITE : TECHNICIEN LOGISTIQUE

NIVEAU : TECHNICIEN

1
A- DEFINIR LA SITUATION DE TRAVAIL A.2.1 Graphique de déroulement ou graphique de flux ou graphique de processus

Les graphiques d'étude permettent de rassembler sur une seule feuille un ensemble de faits pour :
- saisir immédiatement les rapports essentiels entre les faits
- provoquer la curiosité et susciter des questions
A.1. Relever l’ensemble des paramètres permettant de décrire la situation de travail - économiser du temps dans l'étude.

Les organisations de travail observables en entreprise sont souvent le résultat de nombreuses années de Présentation du graphique
pratique. Cette expérience permet très souvent l’adoption du mode opératoire le plus adapté pour une
activité donnée. Mais parfois les habitudes, qui sont les mauvais côtés de l’expérience, laissent perdurer Il est utilisé pour l'étude des activités de manutention et de magasin.
des façons de faire qui ne résistent pas à l’analyse. C'est un mode de représentation simple qui permet de visualiser facilement l'ensemble des faits relatifs à
plusieurs parties de travail liées à une activité donnée.
Il est donc essentiel de vérifier régulièrement qu’un mode opératoire est toujours bien adapté en tenant
compte des différents paramètres qui composent une situation de travail et qui peuvent évoluer avec le
Il permet de suivre :
temps.
- le produit
Les paramètres à prendre en compte sont liés aux charges, aux structures de stockage, aux engins de - l'homme
manutention et bien entendu aux opérateurs eux-mêmes. Toute modification d’un des ces paramètres - l'engin.
pourra avoir une incidence sur les autres paramètres, sur les durées de réalisation, au niveau de
l’articulation des différentes phases et sur la compétence des opérateurs.
Il utilise les cinq symboles normalisés suivants

A.2. Décrire le mode opératoire utilisé une prise ou dépose d'un colis / palette ou une opération de
manipulation
production
L’activité logistique dans un entrepôt peut très souvent se schématiser autour de quelques opérations de déplacement transport interne (manutention) ou transport proprement dit
base :
contrôle vérification – opérations administratives
- Des manutentions : prises et déposes de charge, soit manuellement soit à l’aide d’un engin de
manutention. Ces manipulations se définissent en termes de poids, de hauteur de prise, de attente – stockage
D attente du produit, de l'opérateur ou de l'engin
volume… temporairement
- Des déplacements : à pied ou avec un engin. Ils s’expriment en distance mais peuvent être stock stockage du produit
effectués à vide ou en charge.
- Des contrôles : vérifications, comptage, contrôles…
- Opérations administratives : consultation, saisie, impression…
L'utilisation de ces symboles pour étudier un processus est entièrement liée au degré de précision de
Toutes ces opérations doivent être articulées entre elles afin de permettre d’atteindre le résultat attendu l'analyse que l'on se propose d'effectuer. Il faut rechercher l'échelon de la décomposition du travail auquel
dans le délai prévu. on doit se situer :

Un mode opératoire est donc l’ordonnancement des différentes opérations de base. La succession des • Activité
opérations doit permettre de n’oublier aucune phase et d’éviter les redondances. Lorsqu’un seul opérateur • Opération
est en jeu dans une activité, la chronologie choisie est relativement simple à observer et à analyser. Par • Elément
contre, cette analyse devient plus complexe lorsque plusieurs opérateurs évoluent en même temps sur • Séquence
une même activité. • Mouvement.

Deux outils permettent d’analyser une situation de travail, le graphique de déroulement ou graphique de La même activité analysée selon deux échelons différents donnera deux graphiques différents.
flux pour le suivi d’un opérateur ou d’une unité de charge et le graphique d’enclenchement d’activité Le graphique de processus est généralement utilisé pour suivre le produit à l'échelon de l'activité.
permettant de suivre l’activité de deux opérateurs évoluant en parallèle.
Pour compléter cette approche descriptive et quantifier les mouvements, l'analyste déterminera :
- la fréquence de chaque événement en veillant à l'homogénéité des unités,
- la distance des déplacements.

2 3
Utilisation du graphique de processus Exemple

Renseignement du cartouche supérieur


Atelier : Garage automobile ANALYSE DE Objet : Réparation d’un
Société Date :
DEROULEMENT pneumatique
Mode opératoire analysé : Analyste :
Poste : VULCANISATION Unités Méthode : actuelle
ch m Méthode : proposée
Mode opératoire actuel proposé

Dans toute analyse, il est essentiel de consigner les informations de dates, et d'analyste, qui permettent 1
de pondérer les résultats et / ou de replacer les observations dans leur contexte.
Désignation Observations
Analyse du processus et renseignement du diagramme

- Identifier les phases du processus.


1 Amener roue en B O 0,4 2,5 Rapprocher B et A A
- Préciser la fonction de l'opérateur qui réalise les tâches et les moyens dont il dispose
2 Examiner roue O 1
3 Chercher outillage O 2 4 Raccourcir trajet A
N° Tâches D ∇ Fréquence Distance Temps 4 Démonter roue O 4
5 Chercher tuyau air comprimé O 0,4 2
6 Gonfler chambre en allant au bassin O 0,4 2
7 Immerger chambre. Déceler fuite O 2 Forme du basin à améliorer A
8 Aller vers meule O 0,2 4 Raccourcir trajet A
9 Préparer surface O 2
10 Aller vers presse O 0,1 1
11 Positionner chambre /presse O 0,5
12 Chercher pièce O 0,4 3 A combiner avec 10 C
13 Mettre en route vulcanisation O 3
14 Aller vers B O 0.2 3
15 Vérifier enveloppe O 3 Elle est supposée bonne
16 Retourner à la presse O 0,2 3
17 Retirer chambre de la presse O 1
18 Aller au bac via B pour air O 0,2 4
19 Gonfler et immerger, contrôle O 2,5
20 Prendre chiffon, talc et vers B O 0,2 5,5 A raccourcir A
21 Remonter enveloppe O 6
22 Ranger outillage, air, talc, ... O 1 6 Meubles à combiner A
Détermination de l'indice global de manutention 23 Amener roue en A O 0,2 2,5 A raccourcir A
24

Une des voies d'optimisation concerne la réduction des déplacements surtout lorsqu'ils sont pédestres. O : Ouvrier Décision :
mécanicien E : Eliminer
C : Combiner
L'indice de manutention calculé est la somme des indices de trafic individuels : Q T F Dm P : Permuter
A : Améliorer
Indice de trafic = Fréquence x distance
Actuel 7 12 4 0 1 1 16,9 42,5
Proposé
Gains

Indice Global de Manutention (IGM) = ∑ Indices de trafic

A.2.2 Graphique d’enclenchement d’activité

C’est un outil simple du type schéma qui permet de simuler différentes combinaisons d’activités (ou de
tâches élémentaires) multiples d’opérateurs agissant selon des processus différents et discontinus
éventuellement.

4 5
Les graphiques d’activité sont à utiliser lorsqu’on se trouve en présence de personnel et de matériel L’analyse des graphiques d’activités conduit à la réduction des temps morts et au plus grand coefficient
exécutant un travail ensemble et pour lesquels on veut connaître les rendements respectifs. d’activité.
Les graphiques font intervenir la notion de temps d’exécution, c’est la raison pour laquelle ils sont bâtis
autour d’une échelle. Exemple :

Il s’agit de transporter des colis d’un étage à un autre.


Construction du graphique Un manutentionnaire est au rez-de-chaussée et l’autre est au premier étage. On dispose d’un monte-
charge pouvant contenir deux chariots.
- Description de la phase
La méthode de travail actuelle est la suivante : un seul chariot est utilisé.
Les étapes du travail étudié sont inscrites pour chaque opérateur dans leur ordre chronologique le long de
Le manutentionnaire du rez-de-chaussée sort le chariot vide du monte-charge, le charge de sacs, le remet
l’échelle. La distance verticale réservée à chaque étape est proportionnelle au temps nécessaire pour
dans le monte-charge et expédie le monte-charge à l’étage.
l’effectuer.
Le manutentionnaire du premier étage sort ensuite le chariot plein du monte-charge, le décharge, remet le
On choisira pour cela une symbolique adaptée comme par exemple celle rappelée en entête de chariot vide dans le monte-charge et renvoie celui-ci au rez-de-chaussée.
graphique. Les temps d’exécution des opérations sont les suivantes :
Il faudra prévoir autant de symboles que de tâches différentes analysées.
Entrer ou sortir un chariot vide 10 cmn
Le minimum est un symbole pour le travail et nu symbole pour l’attente ou le non-travail. Entrer ou sortir un chariot plein 15 cmn
Chaque opération pour chaque opérateur est matérialisée sur le graphique en appliquant le symbole Charger ou décharger un chariot 40 cmn
adéquat sur une portion du graphique correspondant à la durée de l’opération. Montée et descente du monte-charge 20 cmn
(cmn = centiminute – Cette unité est généralement utilisé pour les mesures de temps).
Cette opération se poursuit pour chaque opérateur concerné, jusqu’à ce que l’on retrouve le début d’un
cycle complet pour l’ensemble des opérateurs. En effet, à ce stade le taux d’engagement qui sera calculé Questions
sera représentatif d’une journée complète durant laquelle ce cycle se répète n fois.
Etudiez la méthode actuelle à l’aide d’un graphique d’activité.
- Traitement des données
Il est nécessaire de construire pour chaque scénario envisagé, comme par exemple travail en équipe de 2,
L’étude du graphique ci-dessous fait ressortir des temps d’attente très importants.
en équipe de 3, en équipe de 2 plus un contrôleur ou un agent administratif intervenant ponctuellement, un
graphique spécifique.
Si l’on considère qu’un cycle démarre avec le chargement du chariot par l’opérateur 1 et se termine par la
Pour chacun des graphiques, on établira par opérateur le rapport du temps de travail sur le temps de sortie du chariot vide par ce même opérateur, une fois vidé par l’opérateur 2, la durée de ce cycle est de
présence. 17 cmn.
On tirera de ce rapport un pourcentage appelé taux d’engagement de l’opérateur. Les deux opérateurs travaillent : 6,5 cmn
Ce qui fait un taux d’engagement de : 6,5 / 17 = 38,2%
Pour chaque scénario, on additionnera de façon pondérée les temps de présence de telle sorte qu’on Ce qui est insuffisant.
obtienne un ratio d’engagement global pour le scénario.
On comparera par la suite chaque scénario et l’on retiendra celui représentant le meilleur taux Dans cet exemple, il est facile d’imaginer d’autres organisations à partir du moment où l’on met 2, voir 3
d'engagement global. chariots à disposition des deux opérateurs. Leur taux d’engagement respectif s’en verra fortement
amélioré.
Une variante permet de valoriser cet engagement par le coût unitaire de chaque opérateur et de choisir un
scénario sur la valeur du coût total et non plus sur le simple engagement. Cette variante est intéressante
si le coût de chaque opérateur est différencié.

Les différentes variantes de ces graphiques sont :


• Le graphique d’activité pour plusieurs opérateurs.
• Le graphique d’activité pour un seul opérateur.
• Le graphique d’activité homme-machine.
• Le graphique d’activité détaillé.

6 7
Ouvrier 1 Ouvrier 2 B. ORGANISER LE TRAVAIL

chargement
chariot

B.1 Calculer les temps de réalisation

B.1.1. La mesure des temps


entrée
chariot plein
Toute méthode de standards de temps a pour principe d’associer un temps prédéterminé à une opération
nettement définie dans des conditions normales de réalisation.
montée
chariot Toutes ces méthodes ont le même but :
- déterminer un temps alloué servant de base à l’organisation du travail et à la mesure
sortie de la productivité,
chariot plein
- établir des normes de temps concernant le personnel et le matériel, permettant la
planification des tâches et l’affectation des effectifs.

déchargement B.1.2. Les Standards de Manutention de Base


chariot

La méthode des Standards de Manutention de Base (S.M.B.) porte sur des activités de manutention et de
magasinage réalisées soit :

entrée - par un opérateur seul,


chariot vide - par un opérateur utilisant un engin de manutention manuel,
- par un opérateur utilisant un engin de manutention motorisé.
descente
chariot
Une activité est dite Simple si elle utilise un seul moyen de manutention.
Une activité est dite Composée si elle utilise plusieurs moyens de manutention.
sortie
chariot vide
LISTE DES MOYENS DE MANUTENTION :

14 moyens de manutention traités par le S.M.B. sont codifiés comme suit :


chargement
chariot
CODE MOYEN DE MANUTENTION
MANUT : Opérateur - manutentionnaire
DIABL : Diable
ROLL : Chariot poussé à main - combitainer
entrée TRANS : Transpalette manuel
chariot plein TE1 : Transpalette électrique à conduite accompagnée
TE2 : Transpalette électrique à conduite embarquée
descente TE3 : Transpalette gerbeur électrique à conduite accompagnée
chariot GE1 : Chariot élévateur électrique frontal
GE2 : Chariot élévateur électrique à mât rétractable
GT1 : Chariot élévateur thermique frontal
sortie
chariot plein
RE1 : Tracteur électrique avec force au crochet 500 daN
RE2 : Tracteur électrique avec force au crochet 1500 daN
RT1 : Tracteur thermique avec force au crochet 1500 daN
RT2 : Tracteur thermique avec force au crochet 2500 daN

8 9
B.1.3. Décomposition du mode opératoire NIVEAUX DE PRISE ET DE DEPOSE D’UN CHARIOT ELEVATEUR

Les opérations de manipulation


600 cm
Elles comprennent toutes les opérations nécessaires pour qu’un opérateur, avec ou sans engin, puisse
effectuer la prise ou la dépose de la charge, c’est-à-dire : Niveau 5
- la phase d’approche,
- la manipulation proprement dite, 480 cm
- la phase d’évacuation.

Les manipulations manuelles analytiques concernent les mouvements de petits objets de faible poids, Niveau 4
sans changement d’attitude de l’opérateur.
360 cm
Elles s’appliquent essentiellement à des opérations de maintenance et mesurent les manipulations
d’outils.
Niveau 3
Elles se caractérisent par :
240 cm
- le degré de difficulté de réalisation des mouvements,
- la distance parcourue par la main. Niveau 2

Les manipulations manuelles composées concernent la manutention de colis d’un poids variant de 1 à 120 cm
55 kg, précédant ou terminant un déplacement de l’opérateur.
Elles se caractérisent par : Niveau 1
- le niveau (ou hauteur) de prise ou de dépose (le niveau pris en compte est la base du colis),
- le poids du colis. 0 cm

Les manipulations avec engin peuvent se caractériser par :


- le type d’objet à manipuler (diable), Les opérations de déplacements
- la difficulté de prise ou de dépose (transpalettes),
- le niveau de prise ou de dépose (chariots élévateurs). Elles comprennent les déplacements d’un opérateur, avec ou sans engin, d’un point à un autre.
Les déplacements se caractérisent par :
NIVEAUX DE PRISE ET DE DEPOSE D’UN MANUTENTIONNAIRE - la distance parcourue (la distance de déplacement est mesurée du point de prise au point de
dépose),
195 cm
Remarque : Dans la plupart des cas, on évaluera une distance moyenne pour intégrer la variété des lieux
Niveau 3 de prises et de déposes, et donc la multiplicité des distances de déplacement.
- le poids de la charge déplacée (opérateur seul ou avec engin manuel),
145 cm
Remarque : Les opérations de déplacement sur escalier ou échelle ne s’appliquent que dans les cas de
Niveau 2 mouvements de charges inférieures à 10 kg.
- les conditions de déplacement avec engin :
65 cm
Remarque : Application d’une franchise lors des opérations de prise et dépose qui se traduit par la
réduction de :
Niveau 1 - 5 mètres sur les déplacements pour les chariots automoteurs à conducteur porté (C.E.) sur
chaque opération de prise et de dépose,

0 cm
- 3 mètres sur les déplacements pour les transpalettes sur chaque opération de prise et de dépose.

10 11
Les opérations complémentaires
CALCUL DES TEMPS
Elles concernent toutes les opérations annexes à la manutention. Elles ne seront comptabilisées que si
elles apparaissent en dehors d’une manipulation.
Ces opérations sont :
DECOMPOSITION DU MODE
- des gestes de l’opérateur,
OPERATOIRE
- des opérations avec engin.

Les opérations administratives

Ce sont des opérations simples, réclamant l’utilisation de papier, crayon ou calculatrice, correspondant
aux principales tâches administratives du magasin et accompagnant des opérations de manutention. RECHERCHE DES TEMPS
STANDARDS
Ces opérations sont :
- calculer avec machine,
- trouver une page dans un ensemble,
- trouver un mot dans une liste,
- lire des chiffres ou des mots, CALCUL DU T.O. DE BASE DE
- écrire.
DEPLACEMENT

Les opérations fixes

Elles concernent les opérations annexes à l’utilisation d’un engin de manutention.


Ces opérations apparaissent très ponctuellement et seront rarement intégrées à un cycle de manutention.
RECHERCHE DES INDICES DE
ROULAGE ET/OU PARCOURS
Les opérations de passages de portes
Ces temps standards tiennent compte :
- du processus technique d’ouverture et/ou de passage, compte-tenu des consignes de sécurité ;
- des principaux modèles de portes.
CALCUL DU T.O. REEL DE T.O. REEL CALCUL DU T.O. REEL DE
Remarque : Les passages en entrée ou en sortie de camion avec un engin sont assimilés à des passages DEPLACEMENT MANIPULATION ET
de portes ouvertes avec ralentissement. AUTRES OPERATIONS

RECHERCHE DES
COEFFICIENTS DE
REPOS

CALCUL DU T.E.

12 13
B.1.4. calcul des temps Le Temps Opératoire de Base est dans ce cas le résultat de la multiplication du temps standard unitaire
par mètre, de la distance du parcours et de la fréquence de répétition de ce parcours.
Calcul du temps opératoire de base
T.O. = Temps standard x Distance x Fréquence
b
Le Temps Opératoire de Base correspond au temps que devrait mettre un opérateur formé et entraîné
pour réaliser une tâche dans des conditions d’exécution normales.
Calcul du temps opératoire réel
Codification des opérations
Le Temps Opératoire Réel correspond au temps que devrait mettre un opérateur formé et entraîné pour
réaliser une tâche dans les conditions d’exécution de l’entreprise.
Les arborescences (Voir Annexes) donnent pour chaque opération un code composé de :
Ce temps intègre donc des majorations s’appliquant aux temps de déplacements en fonction des
- l’opération (manipulation, déplacement, ...), conditions de travail.
- l’élément de travail (prise, déplacement en charge, ...), Selon les conditions les plus fréquemment rencontrées dans les entreprises, des coefficients majorateurs
- le niveau et/ou la catégorie (poids, hauteur, difficulté, ...). ont été calculés (Tableau en Annexe) et permettent de composer soit :
- l’indice de Parcours :
Exemples :
Il intéresse les déplacements de l’individu seul.
- l’indice de Roulage :
La prise par un manutentionnaire d’un colis de 15 kg au sol sera codifiée :
Il s’applique aux déplacements des engins de manutention.
à M : manipulation
à C : composée Recherche des indices de Parcours et/ou Roulage
à P : prise Ces indices sont exprimés en pourcentage de majoration du Temps Opératoire de Base de déplacement..
à 1 : au niveau 1 Pour chaque opération de déplacement, il faut :
à 2 : de catégorie de poids 2
- relever sur le terrain les conditions d’exécution particulières,
soit le code M.C.P.1.2.
- relever le coefficient correspondant à chaque difficulté,
- totaliser pour chaque déplacement l’ensemble des coefficients majorateurs pour obtenir l’indice de
Un déplacement d’un manutentionnaire sur un trajet de 20 m avec un colis de 15 kg sera codifié :
Parcours et/ou Roulage.
à D : déplacement
à M : marche Pour chaque opération de déplacement, le Temps Opératoire Réel est le résultat de l’addition du Temps
à N : normal Opératoire de Base et du Temps Supplémentaire de parcours et/ou roulage obtenu.
à 20 : sur une distance de 20 m
soit le code D.M.N.20.
T.O.r = T.O.b + [T.O.b x I.Parcours ou I.Roulage]
Recherche du temps standard unitaire

En suivant l’arborescence, on trouve le temps standard unitaire :


Calcul du temps d’exécution
- par mètre parcouru pour les déplacements,
- par opération dans tous les autres cas. Le Temps d’exécution correspond au temps réel passé à la réalisation d’une tâche, compte-tenu des
efforts fournis par l’opérateur et du besoin de récupération.
Le temps standard unitaire est exprimé en centiminutes (1/100 minute). Ce temps intègre donc des coefficients majorateurs s’appliquant à toutes les opérations selon les efforts
fournis.
Calcul du Temps Opératoire de Base Selon les principales opérations, des coefficients de repos ont été calculés (Tableau en Annexe N° 16).

Pour chaque opération, le Temps Opératoire de Base est le résultat de la multiplication du temps standard Exemple : Composition du Coefficient de Repos d’un cariste :
unitaire et de sa fréquence de répétition.
- effort dynamique : 1 %
T.O. = Temps standard x Fréquence - effort statique : 3 %
b
- effort mental : 3 %
- besoins personnels : 4 %
Pour les déplacements, il faut également tenir compte de la distance. soit au total : 11 %

14 15
Recherche des coefficients de repos. L’Effectif théorique est le résultat du rapport entre le Temps Alloué et le temps de présence théorique d’un
Ces coefficients sont exprimés en pourcentage de majoration du Temps Opératoire Réel. opérateur ou d’un engin.
Pour toutes les opérations recensées, il faut :
Effectif = TA / Temps de présence d’1 opérateur ou engin
- relever les conditions d’effort fourni,
- relever le coefficient correspondant à chaque opération. Cet effectif théorique sera arrondi au nombre entier d’opérateurs et/ou d’engins le plus réaliste (souvent par
excès).
Pour chaque opération, le Temps d’Exécution est le résultat de l’addition du Temps Opératoire Réel et du
Temps Supplémentaire de repos obtenu. Exemple :

T.E. = T.O. + [T.O. x Coef. Repos.] Données Temps d’exécution = 1 812 mn


r r
Temps de présence = 7 heures

Résultat Effectif = 1812 / 420 = 4,31 personnes


B.1.5. Exploitation des résultats

De nombreuses variables d’environnement de travail sont susceptibles d’introduire des contraintes Calcul de l’engagement réel
supplémentaires au niveau de l’activité.
L’Engagement Réel correspond à la proportion réelle de travail des opérateurs pendant leur temps de
Ces variables déterminent une Base d’Engagement [exprimée en Pourcentage du temps de travail effectif présence.
des opérateurs (T.E.) par rapport à leur temps de présence], permettant d’estimer le temps réel à prévoir
pour une activité et par conséquent : Engagement Réel = (TE / Temps de présence) x 100
- le Temps Alloué à l’opération,
- l’Effectif à prévoir (personnel ou matériel), L’Engagement sera également exprimé en pourcentage du temps de travail effectif des opérateurs par
- l’Engagement Réel des opérateurs et/ou des engins. rapport à leur temps de présence.

Calcul du Temps Alloué Exemple :


Données Temps d’exécution = 360 mn
Le Temps Alloué correspond au temps réellement prévu pour l’activité, sur la base des contraintes et Temps de présence = 7 heures
exigences de fonctionnement de l’entreprise. Pauses légales = 10 mn (matin puis après-midi)
Le Temps Alloué théorique est le résultat du rapport entre le Temps d’Exécution et la Base d’Engagement
(exprimée en valeur décimale). Résultat Taux d’engagement ou coefficient d’engagement = (360 / 400*) x 100 = 90 %

T.E. * (7x60)-(2x10)
T.A. =
Base d’Engagement
B.2. Implanter les postes de travail
Ce Temps Alloué théorique sera souvent converti en heures et/ou minutes et arrondi par excès.
La méthode a pour but de résoudre un problème théorique d’implantation. En effet toute implantation
Exemple : nécessite la recherche du coût global le plus faible possible. On y parvient en diminuant au maximum les
Données Temps d’exécution = 1 598 mn distances parcourues en manutention.
Base d’engagement (souhaitée, connue ou constatée) = 0,85
Définitions et abréviations :
Résultat T.A. = 1 598/0,85 = 1 880 mn
→ Chaînon :
Calcul de l’effectif
On appelle chaînon une liaison de deux postes de travail.
L’Effectif correspond au nombre d’opérateurs et/ou d’engins à affecter à l’opération selon le temps que l’on
→ Gamme :
décide de prévoir.
La gamme correspond à la succession chronologique des postes de travail, sollicités pour intervenir sur un
produit.

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→ Indice de trafic total (It total) :
→ Indice de trafic (It) : Il s’agit du nombre total de déplacements effectués, relatifs à la gamme d’un type de produits.
L’indice de trafic est le nombre de déplacements réalisés pour amener des produits d’un poste de travail à It total = It x nombre de chaînons de la gamme
l’autre dans un temps donné.
→ Indice de manutention (Im) :
Il s’agit du produit de l’indice de trafic par la distance séparant deux postes de travail pour un type de
produit donné.

→ Indice global de manutention (Igm) :


Pour une implantation, il s’agit de calculer la distance totale parcourue pour amener l’ensemble des
produits d’un bout à l’autre de leur gamme. Il s’agit d’additionner les distances calculées en multipliant
l’indice de trafic de chaque produit par la longueur séparant les centres de gravité des deux postes de
travail concernés.

Igm = Σ Im

METHODE

Comment implanter une zone de réception ou d’expédition

ETAPES MOYENS
1. Recueillir les données nécessaires : Analyse du suivi de réception et d’expédition.
- la liste des postes à implanter et leurs
caractéristiques,
- les gammes (flux de produits) et leur indice de Recherche des éléments dans le thème de travail.
trafic (It).
2. Calculer les indices de trafic total et Création d’un tableau :
classer les produits. verticalement : les produits (produit A, produit B, etc ...),
horizontalement : les colonnes «Postes de travail» (1,
2, 3 ...) ; « It » ; « It total ».
3. Sélectionner les produits les plus Méthode ABC avec comme critère les indices
représentatifs. de trafic total.
Remarque : il faut que sur l’ensemble des produits
retenus, tous les postes soient utilisés.
4. Classer les postes de travail en fonction Création d’une matrice à double entrée :
de leur nombre de liaisons. verticalement : les lignes « Postes de travail » qui
envoient des produits,
horizontalement : les colonnes « Postes de travail » qui
reçoivent des produits.
Clés de classement :
- 1ère clé : Nombre de liaisons,
- 2ème clé : Trafic total par poste
5. Effectuer l’implantation théorique des Positionnement des postes sur un canevas triangulaire.
postes.
6. Vérifier la pertinence de la nouvelle Calcul de l’indice global de manutention et comparaison
implantation. avec celui de l’implantation précédente.

Exemple :

18 19
3ème étape : Sélectionner les produits les plus représentatifs :
Thème : Une société commercialise deux types de produits :
- des produits (type A) achetés et revendus en palettes entières qui nécessitent uniquement un Cette phase est rendue nécessaire quand le nombre de produits à étudier est important (voir Méthode
marquage avant expédition, ABC). Par contre, dans le cas présent, la procédure est inutile car le nombre de produits est peu
important.
- des produits (type B) achetés en très grandes quantités qui font l’objet d’un prélèvement (picking)
et d’une palettisation avant marquage et expédition.
4ème étape : Classer les postes de travail :
On sait que pendant une journée sont manutentionnées 40 palettes de produits A et 35 palettes de
produits B. Cette société désire obtenir la meilleure implantation théorique des postes de travail suivants : Il s’agit de créer une matrice à double entrée. C’est un tableau qui comporte :
- en ligne : les postes de travail d’où partent les produits,
- Poste 1 : Zone de picking, - en colonne : les postes de travail où arrivent les produits.
- Poste 2 : Zone de stockage par palettes entières,
- Poste 3 : Zone de marquage,
- Poste 4 : Zone de palettisation, Postes de travail qui reçoivent
- Poste 5 : Zone d’expédition. 1 2 3 4 5
1 1
35
35
1ère étape : Recueillir les données
1
Il s’agit de retrouver les données dans le thème proposé. 2 40
40
- Implantation des postes 1 à 5,
Postes de
- Gammes et Indices de trafic : 75
travail qui 3 3
150 (35 + 40)
envoient
PRODUITS GAMMES iT
A 2–3–5 40 2
4 35
B 1–4–3–5 35 70

5 1
2ème étape : Calculer les indices de trafic total : 75

Postes de travail
Produits It Chainons It total
1 2 3 4 5 - Pour chaque chaînon du premier produit on indique l’It correspondant à l’intersection de la ligne du poste
2 chaînons qui l’envoie et de la colonne du poste qui le reçoit, puis on passe au produit suivant jusqu’au dernier.
A 40 2 3 et 80 (exemple : d’après l’étape 2, pour le produit A et le chaînon 2 - 3 on a un It de 40 d’où le chiffre 40 à
3 5 l’intersection de la ligne 2 et de la colonne 3).
3 chaînons
1 4 - On totalise dans chaque case les It.
B 35 4 3 105 (ici : à l’intersection de la ligne 3 et de la colonne 5 : 40 + 35 = 75).
3 5
- Dans la partie supérieure des cases grisées on calcule le nombre total de liaisons entre le poste
Le tableau représente pour chaque produit étudié les postes de travail à implanter, les indices de trafic concerné et les autres postes. (ici : pour la case grisée du poste 3 : nous avons des liaisons 2 - 3 et
(par chaînon et total). 4 - 3 sur la colonne et des liaisons 3 - 5 sur la ligne, ce qui fait 3 liaisons).
Il s’agit, pour chacun d’eux, de représenter les différents chaînons de la gamme et de calculer l’indice de - Dans la partie inférieure des cases grisées on indique le trafic total du poste concerné en entrée et en
trafic total en dernière colonne. sortie (ici : toujours pour le poste 3 : nous avons un trafic de 40 en provenance du poste 2, de 35 en
provenance du poste 4 sur la colonne et de 75 vers le poste 5 sur la ligne ci qui fait 40 + 35 + 75 = 150).

20 21
En fonction des résultats obtenus, on classe les postes de travail suivant les clés ci-dessous : B.3 Planifier le travail

1° clé 2° clé Pour faciliter le suivi des opérations à entreprendre, éviter les oublis et les malentendus, l’information doit
Nombre de Trafic total Poste de parfaitement circuler. Pour cela nous disposons d’outils :
N° d’ordre
liaisons par poste travail - le réseau PERT
1 3 150 3 - le diagramme de GANTT
2 2 70 4
3 1 75 5 Objectifs :
4 1 40 2
5 1 35 1 • Programmer les moyens humains et matériels selon l’estimation des charges futures.
• Coordonner les tâches.
• Déterminer les délais.
5ème étape : Effectuer l’implantation théorique des postes : • Contrôler l’avancement des travaux.

Canevas triangulaire LE RESEAU PERT


- Placez au centre du canevas le poste classé premier. Le Program Evaluation and Review Technic (Technique d’Evaluation et de Contrôle des Programmes) est
une méthode mise au point aux USA en 1958 par Willard FRAZARD. Elle permit à l’US NAVY de gagner 2
- Positionnez autour les différents postes qui sont en relation avec celui-ci, et représentez les liaisons par ans sur la fabrication des fusées Polaris (projet établi initialement sur 7 ans).
des flèches.
Rôle du réseau PERT :
- Puis passez au poste classé deuxième ...
a) Le PERT présente d’une façon visuelle l’enchaînement logique des tâches en vue :
- d’en faciliter la coordination et le contrôle,
- d’améliorer les prévisions de durée et de coût.
b) Le tracé du réseau PERT permet de connaître le chemin critique (c’est-à-dire le chemin le plus long
4 2 entre la première et la dernière étape) et par conséquent :
- la durée totale du projet,
- les tâches pour lesquelles tout retard entraîne l’allongement du projet.

LE DIAGRAMME DE GANTT
Le diagramme de GANTT est un planning représentant graphiquement le réseau PERT. Il permet le suivi
des différentes opérations mises en œuvre et leur réajustement compte tenu d’éventuels aléas (ex :
1 3 5 retard).

Rôle du diagramme de GANTT :


Il renseigne sur :
Remarques : - la durée d’une tâche,
- le moment où elle débute et celui où elle s’achève au plus tôt et au plus tard.
1. Un poste ne peut être représenté qu’une seule fois ; il faut éviter au maximum les croisements entre les
flèches. 1. Réaliser le tableau des antériorités :
2. Différents types de flèches pourront être utilisés pour symboliser l’importance des indices de trafic Code Tâches à réaliser Durée Antériorité

22 23
2. Construire le réseau PERT UTILISATION :

* la tâche est représentée par un vecteur encadré de nœuds. La longueur du vecteur n’est pas Lorsqu’un nombre de tâches reste inférieur à la centaine, la construction peut être manuelle. La méthode
proportionnelle au temps, elle dépend du tracé général du réseau : consiste à représenter des graphes partiels puis à les assembler. Quand les tâches deviennent trop
nombreuses ou trop complexes, on fait alors appel à l’informatique.
- la lettre définit l’opération codée
- le chiffre correspond à sa durée (minute, heure, jour, mois)
- la flèche indique le sens de l’exécution. ETAPES MOYENS
1. Réaliser le tableau des antériorités Dresser la liste des opérations à réaliser.
A3 - Attribuer une lettre-code à chaque opération.
1 2
- Indiquer leur durée.
- Rechercher à quelle(s) autre(s) opération(s) elle
Les nœuds sont numérotés et symbolisent les étapes. succède
2. Construire le réseau PERT - A partir du tableau des antériorités, enchaîner les
* le graphe établie la succession, la simultanéité, la convergence des tâches en vue de la réalisation de nœuds et les vecteurs pour représenter les
l’objectif final. tâches successives, simultanées ou
convergentes.
Comment représenter les différentes tâches ? 3. Evaluer la durée totale du projet - A partir du premier nœud, et en suivant les
différents chemins, cumuler la durée des tâches
Les tâches successives vers la droite et reporter les nombres au-dessus
des nœuds : ce sont les « dates » au plus tôt.
A B - Le dernier nœud révèle la durée totale du projet.
1 2 3 4. Repérer sur le PERT les tâches - A partir du dernier nœud et en suivant les
n’admettant aucun retard différents chemins, décompter la durée des
L’une ne peut commencer avant que la précédente ne soit terminée tâches vers la gauche et reporter les nombres au-
dessous des nœuds : ce sont les « dates » au
plus tard.
Les tâches simultanées :
- Les tâches qui n’admettent aucun retard sont
4 situées entre deux nœuds dont les dates au plus
tôt et plus tard sont égales : elles représentent le
3 chemin dont la durée est la plus longue.
5. Représenter le chemin critique - Renforcer le tracé des vecteurs situés sur le
chemin dont la durée est la plus longue :
5 c’est le chemin critique.
- Le chemin critique passe par des étapes et
correspond aux tâches qui n’admettent aucun
Plusieurs tâches peuvent être exécutées en même temps, elles partent du même nœud. retard dans leur réalisation
6. Elaborer le diagramme de GANTT - Représenter le réseau PERT par un graphique à
Les tâches convergentes : bandelettes :
les tâches en ordonnée,
4 les durées en abscisse.
- Tracer le chemin critique puis chronologiquement
6 et séparément les tâches des autres chemins
7. Mesurer les écarts permis sur le - Soustraire pour chaque étape, la date au plus tôt
diagramme de GANTT de la date au plus tard : l’écart est le retard qu’une
5 ou plusieurs opérations peuvent accepter dans
leur exécution sans modifier la durée du projet.

Elles vont toutes vers une étape commune

24 25
Exemple : Pour déterminer les tâches au plus tard, on travaille de droite à gauche. Il faut soustraire la durée des
tâches les unes aux autres , à partir de la date finale, en prenant la valeur la plus petite aux
Soit un projet dont les caractéristiques sont indiquées dans le tableau ci-dessous : intersections. La valeur est inscrite à droite.
Le chemin critique passe par les tâches dites critiques (sans flottement), qui sont celles pour
lesquelles la date de réalisation au plus tôt est égale à la date de réalisation au plus tard.
Tâches Tâches antérieures Durée Tâches Tâches antérieures Durée
A / 15 jours E / 7 jours
Diagramme de GANTT
B A, C, E, F 3 jours F A 1 jour
Nombre total de jours du projet
C A 2 jours G A, C, E 3 jours
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23
D A 8 jours
Tâches du chemin critique

A = 15 D=8

2 Autres tâches
Marge
E=7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17
15 15 D

Marge
A C=2 18 19 20
F
5

4 Marge
23 23 F=1 17 18 19 20
C
1
17 20 B Marge
0 0 17 18 19 20 B=3

G Marge
17 18 19 20 G=3
E

3
Les écarts se mesurent en dehors du chemin critique. Pour chaque tâche représentée, la différence entre
la fin au plus tard et la fin au plus tôt indique le retard que la tâche peut accuser.
17 20

Construction du graphe :

Les tâches A et E sont au niveau 1 : ils n’ont pas d’antécédents. Dans le tableau, on barre A et E pour
définir les tâches du niveau 2. Les tâches C, D, F sont de niveau 2. Dans le tableau, on barre C, D et
F pour définir le niveau 3 : les tâches B et G.
Les niveaux ainsi définis nous donnent la position des sommets de début des tâches
correspondantes.
Il faut créer une tâche fictive pour modéliser la condition d’antériorité : C et E précèdent B.
La numérotation des sommets se fait de gauche à droite, dans la partie haute des sommets.
Pour déterminer les tâches au plus tôt, on travaille de gauche à droite. Il faut additionner la durée des
tâches les unes aux autres, en prenant la valeur la plus grande aux intersections. La valeur est
indiquée dans la partie gauche des sommets.

26 27
C. CONTROLER LA REALISATION DU TRAVAIL

C.1. Observer méthodiquement le travail

L’observation de l’activité en entreprise est un préalable à l’organisation. Alors qu’en production, on va


retrouver beaucoup de tâches répétitives, en manutention, il y a beaucoup de tâches uniques avec de
faibles fréquences et des conditions changeantes (encombrement).
Avec la mécanisation apparaît le temps homme/machine.

Un chef d’équipe a une position privilégiée du fait de sa bonne connaissance de l’activité et de sa position
privilégiée

Ces observations peuvent se faire à l’aide des outils vus dans le chapitre A, graphique de déroulement et
d’enclenchement d’activité.

Une des difficultés de l’observation est de bien préciser, dés le départ, qui ou quoi est observé. Le risque
étant qu’en cours d’observation, l’attention se porte sur un sujet différent de celui du départ ce qui fausse
évidemment complètement les résultats. Par exemple, on peut commencer par observer l’activité d’un
chariot élévateur et finalement s’apercevoir que c’est ’activité du cariste qui est étudiée. Les deux choses
pouvant être différentes.

C.2. Calculer un taux d’engagement

Pour calculer un taux d’engagement avec précision, il existe une méthode appelée les observations
instantanées. C’est un outil d’analyse dont le but est d’évaluer avec la plus grande précision le taux
d’engagement des matériels, le taux d’activité du personnel de l’entrepôt ainsi que les temps d’exécution
des opérations.

Les observations instantanées sont un outil d’analyse dont le but est d’évaluer avec la plus grande
précision le taux d’engagement des matériels, le taux d’activité du personnel de l’entrepôt ainsi que les
temps d’exécution des opérations.
Il est nécessaire de définir sur quoi porte l’analyse, à savoir les matériels ou le personnel, car leur taux
d’engagement peut être différent.

Dans le cas, par exemple, d’observations concernant un chariot élévateur, l’observateur se poste à un
endroit du circuit emprunté par le chariot aux heures déterminées à l’aide d’une table de nombres au
hasard. L’observation est positive si le chariot a été vu en activité et négative dans le cas contraire.

L’analyse des résultats obtenus permet de tirer les enseignements suivants :

• Si le taux d’engagement des matériels est satisfaisant, il est inutile de réaliser un investissement
supplémentaire.
• Si le taux d’engagement des matériels est insuffisant, on peut être amené à diminuer le nombre
des engins en activité.
• Si le taux d’engagement du personnel est insuffisant, il faut affecter un employé à une autre tâche.

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30 31
32 33
D. RENDRE COMPTE DE L’ACTIVITE DES OPERATEURS

D.1 Evaluer les besoins en personnel

L’observation des postes de travail permet de rédiger une fiche de poste mais également de définir un
profil de poste idéal par activité.

Fiche de poste

La fiche de poste est un descriptif de la fonction exercée par un agent dans une structure donnée, en
prenant en compte son environnement de travail notamment le service et l’encadrement éventuel.
Le poste est décrit tel qu’il est tenu en fonction de la mission confiée.
La rédaction doit donner une photographie du poste actuel et non une vision prospective ou idéale.
La fiche de poste doit exister pour chaque agent. Elle est rédigée de manière rigoureuse. La description
du poste doit pouvoir informer de façon complète un lecteur qui ne connaîtrait pas le rôle de l’agent au
sein de l’institution.

Profils de poste

Le profil de poste est le portrait idéal du candidat postulant à un emploi ou une fonction.
Il résulte de l'analyse des compétences à considérer comme prioritaires, une même personne ne pouvant
toutes les cumuler.
Les profils de poste servent à :
• Classer les postes,
• Définir les qualifications,
• Mettre en place un système de rémunérations,
• Effectuer des comparaisons entre le profil du poste et les profils des divers candidats. Celui qui se
rapproche le plus du profil ainsi défini sera choisi.

Par « Compétences », il faut comprendre « Ensemble de connaissances, de capacités d’action, de


comportements structurés en fonction d’un but à atteindre dans un type de situation donnée ». :
Le profil de poste correspond aux principales caractéristiques requises pour occuper le poste à pourvoir.
Elle comprend :
• Les savoir-faire et les connaissances nécessaires, acquis par la formation ou d'expérience,
• Le cas échéant, le niveau de formation souhaité ou exigé,
• Les capacités requises pour ce poste : relationnelles, rédactionnelles, physiques, intellectuelles...

Ces profils peuvent servir de référence lors des évaluations continues et annuelles.

D.2 Evaluer les besoins matériels

L’évaluation des besoins en matériels nécessitent une bonne connaissance de ces matériels et de leur
utilisation. Ces points ont été développés dans le module 14.

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