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COURS : MAITRISE DE LA REPRODUCTION DES RUMINANTS

Présenté par : M.ACHIR. (Univ.Ibn Khaldoun.Tiaret)

Programme.

La détection des chaleurs


la synchronisation des œstrus
L’insémination artificielle et la monte libre
Evaluation des performances de reproduction
Diagnostic de gestation
Superovulation et transfert embryonnaire

Avant propos

Le défi de la production animale est de fournir à la société des produits alimentaires qui répondent à
des exigences nutritionnelles changeantes, tout en respectant des contraintes économiques et
écologiques spécifiques. D’après l’équation fondamentale “ P = G + E ”, à savoir que le Phénotype
d'un animal reflète son aptitude génétique intrinsèque, ou Génotype, tel qu’il s’exprime dans un
Environnement donné, les éleveurs ont adopté une approche double pour améliorer la qualité de leur
production. Ils ont appris à maîtriser la composante environnement en améliorant les méthodes
d’élevage et d’alimentation, la prophylaxie et les traitements. La sélection artificielle a permis, par
ailleurs, l'amélioration continue du patrimoine génétique des espèces domestiques. L’introduction de
méthodes sophistiquées dans les programmes de reproduction a conduit à des progrès génétiques
spectaculaires lors la deuxième moitié de ce siècle

Les techniques de reproduction font appel à la sélection d'animaux génétiquement supérieurs qui
serviront de parents aux générations ultérieures.

Un certain nombre de techniques de maitrise de la reproduction ont été mises au point, ou sont en
cours d’étude, pour augmenter le potentiel reproductif des animaux d’élevage.

L'insémination artificielle (IA) : Notamment depuis le développement de méthodes efficaces de


congélation de la semence, l’IA est devenue la technique la plus répandue en production animale,
notamment dans le secteur de l’élevage bovin. En permettant l'utilisation à grande échelle de quelques
reproducteurs d'élite.

- L’ovulation multiple avec transfert d’embryons: En multipliant la descendance, notamment dans les
espèces unipares, cette technique peut contribuer à l’amélioration génétique en accroissant l'intensité
de sélection des femelles.

-Le prélèvement d’ovocytes , la maturation in vitro des ovocytes et la fécondation in vitro

le nombre d'embryons pouvant être obtenu d'une vache sur une année, en utilisant ces techniques, est
en moyenne limité à une vingtaine au plus.

- Le transfert nucléaire ou le clonage d’embryons : Le transfert de noyaux totipotents dans des


ovocytes énucléés permet théoriquement de produire un grand nombre de jumeaux identiques ou “
clones ”.

- La sélection du sexe : Les progrès récents du tri par flux cryométrique permettent actuellement de
séparer efficacement les spermatozoïdes viables porteurs d’un chromosome X ou Y. Le sexage des
embryons peut aussi être réalisé par microbiopsie

- La cryopréservation des gamètes et des embryons : La plupart des méthodes décrites ne sont
efficaces que si elles sont employées en association avec des techniques de congélation des gamètes et
des embryons. La cryopréservation joue aussi un rôle crucial dans les programmes visant à protéger et
maintenir la diversité génétique.

-Reproduction en contre saison sexuelle notamment chez les ovins, qui va permettre une augmentation
de la productivité ainsi que l’étalement de la production d’agneaux le long de l’année.

Maitrise de la reproduction des ruminants


- CHAPITRE 1 DETECTION DES CHALEURS

Introduction

La détection des chaleurs représente un des facteurs essentiels d’obtention d’une fécondité et
d’une fertilité normale. Elle conditionne en effet l’obtention d’un intervalle normal entre la naissance
ou le vêlage et la première insémination. Elle influence directement la fertilité puisque normalement
l’insémination artificielle doit être réalisée une douzaine d’heures après le début de l’oestrus. Enfin,
l’absence de détection du retour en chaleurs de l’animal constitue une des méthodes précoces de
diagnostic de gestation. Multiples sont les facteurs qui conditionnent l’extériorisation normale des
symptômes de l’oestrus.

1.1. CARACTERISTIQUES GENERALES DES CYCLES

a. Historique

Heape (1900) est le premier à avoir utilisé le terme « œstrus » (adaptation latine du mot grec oistros)
pour désigner la période d’acceptation du mâle. Heape a décrit les différentes phases du cycle
pendant la période d’activité sexuelle en utilisant le suffixe œstrus et les préfixes pro- met- et di-.

b.Terminologie

Cycle sexuel est l’intervalle entre deux chaleurs consécutives (ex : 17 j chez la brebis & 21 j
chez la vache)
Le proœstrus est la période qui précède l’œstrus et qui correspond à la croissance folliculaire
terminale,
L’œstrus étant la période d’acceptation du mâle, du chevauchement et celle de l’ovulation.
Metœstrus C’est au cours du que se forment les corps jaunes à partir des follicules qui ont
ovulé.
Le diœstrus est caractérisé par la présence d’un ou plusieurs corps jaunes.
En l’absence de fécondation, le corps jaune régresse, les animaux retournent en
proœstrus et ainsi débute un nouveau cycle.

Une autre terminologie est utilisée pour caractériser les différentes phases du cycle.
Le cycle ovarien est ainsi divisé en 2 phases :
- Une phase folliculaire qui correspond à la période qui s’étend de la fin de la
croissance folliculaire à l’ovulation (phases de proœstrus et œstrus)
- Une phase lutéale qui débute après l’ovulation et s’achève avec la régression
régression du ou des corps
jaune (phases de metœstrus et diœstrus).

c) Mécanismes hormonaux qui génèrent


génère le cycle sexuel

La succession des évènements physiologiques qui génère le cycle sexuel chez la brebis par
exemple dépend d’interactions entre plusieurs hormones sécrétées par le cerveau (GnRH, LH,
FSH) et par les ovaires (œstradiol).

La GnRH, produite dans une partie du cerveau nommée hypothalamus, stimule la production
de LH et de FSH dans une glande située à la partie
partie ventrale du cerveau et appelée hypophyse.
hypophyse
La LH et la FSH,, via la circulation sanguine, agissent sur les ovaires pour stimuler la
croissance des follicules et assurer la maturation des ovules pour les rendre aptes à la
fécondation.
Les plus gros follicules
licules présents sur les ovaires produisent de l’œstradiol, une hormone
qui provoquera un pic de sécrétion de la LH qui induira l’ovulation des follicules
matures.
Après l’ovulation, les follicules ovulés se transforment en corps jaunes qui produisent
alors
rs de la progestérone, une hormone qui inhibe la sécrétion de la GnRH et donc qui
empêche la venue en chaleurs et une autre ovulation. Cette action négative de la
progestérone se fait en synergie avec l’œstradiol sécrété par les follicules ovariens.
d.Durée
Durée des différentes phases
La brebis, la chèvre, la vache, ont des caractéristiques communes. La durée du cycle est à
peu près identique chez la vache et la chèvre de l’ordre de 21 jours, sa durée est inférieure chez
la brebis (17
17 jours). Chez toutes ces espèces, le proœstrus a une durée qui varie de 2 à 3 jours.
L’œstrus est de courte durée chez ces espèces à l’exception de la jument qui présente un œstrus
dont la durée varie de 3 à 10 jours. Après un metœstrus de 2 jours, la durée
durée de vie du corps
jaune cyclique varie très peu en fonction des espèces, elle est de l’ordre de 12-15
12 jours.
Durée des différentes phases du cycle sexuel des femelles de mammifères et moment de
l’ovulation par rapport à l’œstrus.

1.2. L’oestrus
La détection de l'oestrus constitue une activité essentielle d'un éleveur désireux d'obtenir une
fertilité et fécondité normale de son troupeau.
a)Manifestations
Manifestations comportementales

le comportement naturel de l'œstrus est le rapprochement des deux partenaires sexuels. Celui-ci
comporte dans un premier temps la recherche de ce partenaire, puis dans un second temps l'apparition
d'une réponse posturale caractéristique de l'accouplement.

Au cours de ces deux séquences associées aux variations plasmatiques


plasm de la progestérone (diminution),
(diminution) de
l'œstradiol (augmentation) et des hormones hypophysaires LH et FSH (augmentation),
(augmentation) la femelle
présentera donc un ensemble de signes comportementaux.
• Au cours du proœstrus la vulve se congestionne,
• Les lèvres vulvaires sont plus faciles à écarter que pendant le dioestrus.
• Un mucus filant, transparent apparaît entre les lèvres vulvaires ou est extériorisé à l’occasion
d’une palpation manuelle transrectale du tractus génital.
• On observe également, au cours de cette période, une très nette augmentation non seulement de l'activité
générale mais aussi du comportement agressif à l'égard des congénères.
• La femelle se tient plus fréquemment debout, ce signe est davantage identifiable en stabulation entravée
que libre, et recherche la présence d'autres animaux.
• Elle s'alimente moins souvent et présente une diminution de sa production lactée.
• On constate également une augmentation du nombre de mictions et de la fréquence des beuglements.
• Par la suite apparaissent des réactions de reniflement et de léchage de la région vulvaire d'autres
animaux.

Suite à cette activité, l'animal peut tendre le cou vers le haut et retrousser en même temps sa lèvre
supérieure présentant ainsi l'attitude dite du "flehmen".
Cette posture stéréotypée correspond à un contrôle olfactif de l'état sexuel de la femelle

Signes de chaleurs chez la vache


PLEINES CHALEURS

Reste immobile lorsqu'elle est montée;

Tous les autres signes associés avec le début et la


fin des chaleurs.

DEBUT ET FIN DES CHALEURS

Meugle;

Confronte d'autres vaches latéralement ou en tête


à tête;

Charge ou pousse d'autres vaches;

Renifle la vulve ou l'urine d'autres vaches et


retrousse les naseaux;

Tourne en rond; essaye de reposer son museau


sur le dos des autres vaches; Ceci peut être suivi
ou non par une tentative de monte;

Vulve rosée et gonflée qui décharge un mucus


clair.

SIGNES INCIDENTELS1

Dépression de l'appétit et de la production


laitière;

Animal malpropre (défécation sur les flancs de la


vache);

Poils ébouriffés ou manquant là où queue joint la


colonne vertébrale.
b)L'observation du comportement sexuel

Pour être efficace, cette observation nécessite plusieurs conditions préalables :

- chaque individu du troupeau doit être identifié. Différents systèmes permanents ou non ont été proposés à
cette fin.

- l'éleveur doit consigner sur un tableau d'élevage, les dates de mise bas, des chaleurs, d'insémination ou de
saillies de chacun des animaux du troupeau. Une telle méthode lui permettra de savoir au jour le jour sur quels
animaux il devra porter son attention pour en détecter l'état œstral.

- l'éleveur devra matin et soir consacrer 20 à 30 minutes de son temps à la détection des chaleurs. Quoique étant
la plus efficace, l'observation continue est incompatible avec l'activité journalière de l'éleveur. Une
double période d'observation lui permettra de détecter 88% des chaleurs. Sa tâche se trouvera facilitée par
l'utilisation de révélateurs de chevauchements ou d'animaux porteurs éventuellement de licols marqueurs.
L'observation des traces laissées par de tels appareils lui permettra de constater indirectement l'état œstral des
animaux du troupeau.

- l’observation sera autant que faire se peut être réalisée sur un sol approprié, non glissant. Le déplacement des
animaux est de nature à exacerber leur comportement sexuel.

- Le parage régulier des pieds est de nature à favoriser l’extériorisation de l’oestrus.

- Le recours à des traitements inducteurs de chaleurs permet indirectement d’améliorer la qualité de la


détection car il contribue à augmenter le nombre de vaches en chaleurs en même temps.
Les difficultés de détection s’expliquent par :

• la mauvaise interprétation des signes qui marquent les chaleurs


• la durée très variable des chaleurs : de 8 à 24 h dont 1/3 inférieures à 12 h
• certaines chaleurs sont discrètes
• près de la moitié des chaleurs ont lieu la nuit (tôt le matin et tard le soir)
• le manque d’observation des vaches à des moments favorables
• non expression des vaches à l’attache
• peur des vaches sur sol glissant

Les marqueurs

L’éleveur peut utiliser les marqueurs qui signalent le chevauchement :


• un licol marqueur sous la poitrine de l’animal chevauchant
• une pâte étalée sur la croupe de l’animal qui disparaît aux frottements des chevauchements
(produit commercial avec plusieurs couleurs

Les animaux détecteurs

L’éleveur peut se faire aider par des animaux détecteurs et marqueurs :


• un taureau vasectomisé (canaux déférents ligaturés)
• une vache androgénéisée (injection d’hormones mâles)
Cette méthode nécessite quand même le temps d’observation et reste coûteuse.

HEAT BOX : détection automatisée des chaleurs chez les bovins

Via la pose de colliers équipés d’un boîtier accéléromètre, ce système expert autonome aide à détecter les
chaleurs des vaches et des génisses. Il permet d’optimiser le taux de réussite à l’insémination.

Ce système se démarque par son extrême adaptabilité. En effet, quels que soient le bâtiment, la conduite
d’élevage (avec ou sans pâturages), le stade de l’animal (génisses, primipares ou multipares) et enfin la race (de
la Holstein à la Limousine en passant par la Montbéliarde et la Charolaise), la Heat Box offre la garantie d’une
parfaite souplesse.
Simple à installer mais surtout à utiliser, grâce à un logiciel PC, la Heat Box est un outil fiable adapté à tout type
d’éleveur.
Un taux de détection supérieur à 88%

D’après une étude technico-économique conduite elle contribue à gagner 15 jours d’IVV
en moyenne, ce qui représente un gain de 8 euros par jour, soit 120 euros par vache.
Impact sur la reproduction

L’intervalle insémination artificielle première/ insémination fécondante bénéficie d’une réduction de


10% à 20%. Autrement dit, les inséminations sont réalisées au meilleur moment, ce qui contribue à
l’optimisation des résultats des éleveurs utilisateurs.
On remarque une baisse de l’intervalle Vêlage – Vêlage (IVV) qui passe de 437 jours avant
l’installation à 422 jours en moyenne, un an après l’installation.
VIDEO

Absence des chaleurs

Les chaleurs peuvent ne pas être observées pour de nombreuses raisons:

- La vache est gestante;

- La vache a vêlé et le cycle oestral n'a pas encore recommencé

- La vache est anoestrus à cause d'une pauvre alimentation, d'une infection, ou d'une complication
après le vêlage;

- La vache a un kyste ovarien; et Le fermier ne réussit pas à détecter les vaches en chaleur.
CHAPITRE 2 SAILLIE NATURELLE OU MONTE LIBRE ET INSEMINATION
NATURELLE

2.1.CHEZ LA VACHE

2.1.1.Le moment idéal de la saillie ou de l'insémination

L'insémination ou la saillie ne produisent une gestation que si un ovule et un spermatozoïde sont "au
bon endroit et au bon moment". L'ovule est libéré de l'ovaire 10 à 14 heures après la fin des chaleurs et
il survit seulement 6 à 12 heures. Par contre, une fois déposés dans le système reproducteur de la
vache, les spermatozoïdes peuvent y survivre jusqu'à 24 heures.
Un guide pratique pour déterminer le meilleur moment de l'insémination artificielle est la règle du
"matin et soir": les vaches observées en chaleur le matin sont inséminées le soi-même et les vaches
dont les chaleurs sont détectées dans l'après-midi sont inséminées le lendemain matin.
Dans le cas de la saillie naturelle, la vache et le taureau peuvent s'accoupler aussitôt que la vache
accepte la monte jusqu'au moment où elle la refuse.
2.1.2. Saillie naturelle

La saillie naturelle reste pratique courante, même dans les régions où l'insémination artificielle s'est
avérée très efficace. Beaucoup d’éleveurs croient que le pourcentage de gestation est plus élevé avec la
saillie naturelle qu’avec l'insémination artificielle.

Cependant, lorsque la détection des chaleurs est précise et que la technique d'insémination est
adéquate, les deux méthodes donnent des résultats similaires.

L'utilisation de la saillie naturelle peut paraître comme un paradoxe considérant les avantages
génétiques de l'insémination artificielle. Cependant, il y a trois situations dans lesquelles la saillie
naturelle peut rester le choix préféré:

- Lorsque le personnel n'accepte pas ou n'est pas entraîné correctement pour détecter les vaches
en chaleur et accomplir l'insémination artificielle (ce qui conduit à de très pauvres résultats
reproductifs);
- Lorsque les conditions locales n’offrent pas l’infrastructure nécessaire pour permettre une mise
en œuvre efficace de l’insémination artificielle (par exemple, accès à la semence, à l’azote
liquide, ou à un téléphone).
Les producteurs qui gardent des taureaux à la ferme ne doivent jamais oublier qu'ils sont la cause de
nombreux accidents mortels. Ils sont dangereux (en particulier lorsqu'on les croit dociles) et ils doivent
être approché sans signes de peur et avec grande prudence.

De plus, les taureaux pour la saillie naturelle peuvent transmettre des maladies vénériennes suite au
contact sexuel. Les vaches infectées peuvent devenir infertiles pendant plus de quatre mois; ou, si elles
conçoivent, la gestation est interrompue par la mort de l'embryon (une forme d'avortement).

2.1.3. L’insémination artificielle

L’IA est une technique de reproduction consistant à recueillir le sperme chez le mâle et à l’introduire
dans les voies génitales de la femelle, sans qu’il y ait accouplement. Le sperme recueilli peut être
utilisé immédiatement ou après une plus ou moins longue période de conservation sous forme
réfrigérée ou congelée.

2.1.4. L’acte d’insémination

Sur chaleurs naturelles, l’acte d’insémination doit se faire 12 h à14 h après que ces dernières se soient
manifestées.
Lorsque les chaleurs sont détectées le matin, on insémine l’après-midi. Quand la détection se fait
l’après-midi, on insémine le lendemain matin.

La décongélation de la paillette retirée de l’azote liquide se fait en la plongeant dans de


l’eau à 34 °C pendant 45 secondes.
Avant cette opération, il est recommandé de secouer la paillette pour extraire l’azote
qui se serait accolé au bouchon de coton afin de prévenir son éclatement.
La paillette est ensuite asséchée à l’aide d’un papier filtre puis montée dans le pistolet
et ouverte en la coupant à 1 cm du bord. Enfin le tout est recouvert d’une gaine et le
pistolet est introduit dans une chemise sanitaire.

Toute semence décongelée doit être utilisée immédiatement (dans les 15 minutes qui suivent) pour
éviter une dégradation de son pouvoir fécondant.

Il faudrait aussi ne décongeler qu’une paillette à la fois, considérant le temps que peut prendre un acte
d’insémination. Pour un droitier, l’acte consistera à mettre la main gauche dans un gant lubrifié et à
l’introduire dans le rectum pour localiser et saisir le col. Le pistolet tenu de la main droite est ensuite
introduit dans le vagin jusqu’au col qu’il traverse. Alors le sperme est déposé dans le corps de l’utérus,
plus précisément au niveau du bout antérieur du col.
VIDEO

2 .1.5.Avantages de l’insémination artificielle :

Permet une amélioration génétique rationnelle du troupeau, l'éleveur étant capable de choisir le taureau
apte à corriger une ou plusieurs tares de ses vaches

-Permet une utilisation maximale de taureaux d'élite dont l'épreuve est connue, grâce à la dilution du
sperme d’où l’utilisation d’un seul éjaculat pour plusieurs vaches

-Diminue les risques de propagation de maladies contagieuses et vénériennes

-Evite les risques d'accidents pour l'éleveur et pour les jeunes génisses

-Elimine les soins et les dépenses d'un taureau dans l'exploitation

-Permet à l'éleveur d'utiliser le taureau de son choix en tout temps et même longtemps après la mort de
ce dernier (conservation du sperme)

2.1.6 Inconvénients de l’insémination artificielle

- Demande de la main d’œuvre

- Nécessite une bonne détection des chaleurs

- Disponibilité de l’inséminateur
2.2 . CHEZ LA BREBIS