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PATHOLOGIES DE LA

MUQUEUSE BUCCALE

Chef de travaux Dr. Moga Radu-Andrei


Département d'Odontologie, Endodontie et Pathologie Orale
Faculté de Médecine Dentaire, UMF Iuliu Hațieganu, Cluj-Napoca
Sommaire

1. Des notions générales liées à la pathologie buccale / orale


2. Troubles buccaux du nouveau-né et de l'enfant
3. Lésions blanches non-kératosiques
4. Les lésions rouges / érythémateuses
5. Lésions pigmentées
6. Lésions vésiculo-bulleuses
7. Lésions ulcérées
8. Fistules orales
9. Lésions papillaires (papillomateuses)
10. Hypertrophies gingivales
11. Lésions labiales
12. Lésions kystiques des tissus mous
13. Lésions nodulaires des tissus mous
14. Tuméfactions des tissus durs
15. L’infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH / SIDA)
16. La maladie de foyer dentaire et ses implications sur le corps
17. Les lésions orales causées par la consommation de drogues
18. Traitement des lésions pathologiques - protocoles thérapeutiques
19. Des considérations concernant les fautes professionnelles médicales / malpraxis en
pathologie orale
Les lésions rouges / érythémateuses

Détermines : traumatismes, infections, maladies systémiques, anomalies


congénitales, hypersensibilité, réactions immunitaires, tumeurs

la couleur rouge - composant vasculaire de la muqueuse buccale


Lésions érythémateuses

• L’hématome d'origine traumatique


• Les brûlures thermiques
• La glossite rhomboïde médiane
• L’erythroplasie (l’erythroplasie Queyrat)
• La gingivite plasmocytaire
• La gingivite granulomateuse
• La gingivite desquamative
• L’érythème gingival linéaire
• La stomatite allergique de contact
• La stomatite gonococcique
• L’hémangiome
• Le lupus érythémateux
• La télangiectasie hémorragique héréditaire / le Syndrome Osler-Weber-Rendu
• L’anémie
• Le purpura thrombocytopénique
• La mononucléose infectieuse
• Le syndrome Reiter / le syndrome Feissinger-Leroy-Reiter
• L’ameloblastome périphérique
• L’angiomatose bacillaire
• L’angiomatose congénitale / le syndrome de Sturge-Weber-Krabbe
• La langue géographique
• Le carcinome épidermoïde
• La candidose érythémateuse
• La mucosité / les inflammations de la muqueuse causées par la radio ou chimiothérapie
• Les lésions secondaires aux fellations
• Le syndrome Crest
• La scarlatine / la fièvre de Scarlet
• La rubéole - le signe de Forchheimer / la rougeole allemande
• La rougeole - le signe Koplik
Hématome d'origine traumatique

Définition : traumatisme qui provoque un


saignement à l'intérieur de la muqueuse
buccale

Aspect clinique : ecchymose / hématome,


comme une zone irrégulière et plate, avec
une couleur rouge intense / foncé qui
concerne le plus souvent les lèvres, la langue
et la muqueuse de la joue.

Diagnostic différentiel : hématomes produites


par anticoagulants, thrombocytopénie,
thrombasthénie

Traitement : pas nécessaire


Brûlures thermiques

Définition : contact avec un liquide / un


aliment très chaud

Aspect clinique : érythème rouge


douloureux qui desquame la muqueuse
buccale laissant derrière lui une
ulcération qui guérit spontanément
après une semaine.

Diagnostic différentiel : brûlures


chimiques, lésions traumatiques, herpès
simplex, aphtes, réactions
médicamenteuses

Traitement : pas nécessaire


Glossite rhomboïde médiane

Définition : exclusivement sur la face


dorsale de la langue (congénitale +
Candida albicans) - immunodéprimés

Aspect clinique : forme d'un quadrilatère


rhombique / ovale symétrique, bien
délimité, de 2-3 cm, juste avant les papilles
circumvallates / caliciformes, la surface
étant lisse et brillante ou lobée.

au niveau du palais - érythème ayant la


forme de la lésion linguale

Diagnostic différentiel : candidose,


lymphangiome, langaue géographique,
syphilis, hémangiome, lymphome de
Hodgkin

Traitement : pas nécessaire


-antifongiques / arrêter de fumer.
Erythroplasie (Erythroplasie Queyrat)
Définition : précancéreuse (50-70 ans), rarement
localisée sur la muqueuse buccale (étiologie
inconnue- tabac et/ou d'alcool)

Aspect clinique : plaque rouge non spécifique, bien


définie, asymptomatique, intense et lisse avec un
aspect de surface duveteuse +/- plaques/points
blanches
Apparaît : plancher, oropharynx, voile palatine, langue Erythroplasie homogène
aspect rouge intense - atrophie muqueuse +
muqueuse enflammée avec des vaisseaux du sang
très circules
nécessite un examen histo-pathologique qui révèle le
plus souvent une dysplasie épithéliale ou des
carcinomes in situ. Le traitement est une exérèse
chirurgical dans les limites de sécurité +/- radio/
chimiothérapie.
Trois formes : forme homogène (complètement rouge),
érythro-leucoplasie (plaque rouge avec des zones
blancs), érythroplasie tachée/speckled (plaque rouge Erythroleukoplasie
avec des taches blanches). La dernière forme est
associée à Candida albicans

Diagnostic différentiel : candidose érythémateuse,


lichen plan, lupus érythémateux discoïde, carcinome
épidermoïde, irritation locale

Traitement : biopsie - exérèse complète +/- radio/


chimiothérapie (récurrence)

Erythroplasie tachée
Gingivite plasmocytaire

Définition : rare, érythème + œdème de la gencive


attachée +/- chéilite (étiologie inconnue)
-lèvres (chéilite plasmocytaire) / ou d'autres endroits
(gingivostomatite plasmocytaire).
Aspect clinique :
gingivostomatite plasmocytaire : gencive marginale
et/ou la gencive attachée - rouge foncé, la surface
étant lisse ou granuleuse (perte d’aspect naturel),
œdématiée avec un léger saignement au toucher
-localisée, solitaire / étendue et provoquer une
sensation de brûlure
chéilite plasmocytaire : plaque rouge foncé, infiltrée,
surface brillante - lèvre inférieure
Diagnostic différentiel : gingivite desquamative,
psoriasis, candidose, érythroplasie, gingivite
granulomateuse, leucémie aiguë et myélome
multiple

Traitement : élimination des facteurs allergéniques


identifiés + corticostéroïdes (topique +/- systémique).
Gingivite granulomateuse

Définition : rare, inflammation - étiologie inconnue


(réaction corps étranger, infections
bactériennes/fongiques, réaction allergique,
maladies systémiques)

Aspects cliniques : gencive marginale / gencive


attachée / papilles interdentaires
-érythème diffus + œdème + perte d'aspect normal
-localisées / étendues – douleur
-résistance au traitement conventionnel local

Diagnostic différentiel : gingivite chronique causée


par la plaque dentaire, gingivite desquamative,
érythème gingival linéaire, traumatisme, gingivite
plasmocytaire, réactions médicamenteuses,
candidose, érythroplasie, leucémie, lymphome non-
Hodgkin, amylose, granulomatose orofaciale
Traitement : élimination des facteurs allergéniques
identifiés + corticostéroïdes (topique +/-
systémique).
Gingivite desquamative

Définition : plusieurs maladies cutanées-muqueuses


chroniques - pas induit par la plaque dentaire
(mécanismes auto-immuns)
Aspects cliniques : gencive marginale et/ou la
gencive attachée - face vestibulaire
-gencive rouge brillante avec/sans érosion/vésicules,
desquamation spontanée de l'épithélium suite à une
légère pression, suivie de l'apparition des vésicules
hémorragiques et des ulcérations superficielles
douloureuses.
-localisés / étendues - sensation de douleur (femmes -
plus de 40 ans)
Traitement : hygiène buccale + évitant la pression sur
la gencive affectée +
corticostéroïdes/immunosuppresseurs systémiques
Diagnostic différentiel : gingivite ulcéro-nécrotique,
gingivite plasmocytaire, gingivite granulomateuse,
gingivite de plaque dentaire, réactions
médicamenteuses, psoriasis
Erythème gingival linéaire

Définition : rare, dans l’infection avec VIH + qui


associée à Candida albicans.

Aspects cliniques : gencive attachée - bande


rouge de 2-4 mm le long des bords gingivaux +
érythème ponctuel / diffus de la gencive
attachée
-ne répond pas à l'hygiène buccale
-antifongiques systémiques (fluconazole /
itraconazole)

Diagnostic différentiel : gingivite causée par la


plaque dentaire, la gingivite herpétique, la
gingivite desquamative, la gingivite
granulomateuse, la gingivite plasmocytaire, la
leucémie
Traitement : antifongiques systémiques
(fluconazole / itraconazole)
Stomatite allergique de contact

Définition : aiguë / chronique - réaction


allergique (matériaux dentaires, bains de
bouche/dentifrice, aliments)

Aspects cliniques :
-forme aiguë : érythème + œdème diffus +
petites érosions et/ou vésicules (symptôme -
sensation de brûlure)
-forme chronique : + lésions blanches
d'hyperkératose

Diagnostic différentiel : stomatite prothétique,


candidose érythémateuse, érythroplasie,
leucoplasie, réactions médicamenteuses

Traitement : l'élimination des allergènes,


l'hygiène + applications topiques /
systémiques (corticoïdes – antihistaminiques)
Stomatite gonococcique

Définition : rare (Neisseria gonorrhoeae) -


maladie sexuellement transmissible (affectant
l'appareil urogénital) et se produit par voie orale
à la suite des pratiques sexuelles oro-génitales
Aspect clinique : érythème rouge intense +
œdème avec/sans ulcérations superficielles
couvertes par un exsudat gris/jaune
-subjectivement : symptômes de l'angine +
douleur modérée + brûlures (oropharynx –
amygdales - luette - voile palatine)
-ganglions lymphatiques sous-mandibulaires et
cervicaux hypertrophies.
Diagnostic différentiel : stomatite
streptococcique, stomatite herpétique,
candidose érythémateuse, traumatisme
mécanique, brûlures thermiques
Traitement : administration systémique de
pénicilline / tétracycline.
Hémangiome
Définition : prolifération bénigne des vaisseaux
sanguins - se développe dans l'enfance, car il
s'agit d'une maladie congénitale (puissent
régresser spontanément)

Aspect clinique :
forme capillaire (une zone plate et rouge formée
de nombreux capillaires)
forme caverneux (lésion de la muqueuse, rouge
intense formé par de nombreux sinus dilatés Hémangiome, forme capillaire

remplis de sang).
-signe clinique caractéristique : couleur rouge -
disparaît sous pression et reprendra à la fin de la
pression.
Diagnostic différentiel : lymphangiome, hématome
traumatique, mélanome malin, sarcome de
Kaposi, granulome piogène (botryomycome)
Traitement : exérèse chirurgicale
(laser/cryothérapie).
Hémangiome, forme caverneux
Lupus érythémateux
Définition : auto-immune chronique (inflammation + destruction des
tissus)
Aspect clinique: trois formes reconnues
-discoïde chronique (cutanéo-muqueuses, les lésions orales - 15-25% des
cas, prédominant chez les femmes)
-cutanée subaiguë (intermédiaire - guérissent sans cicatrices +
symptômes arthrite)
-systémiques (lésions buccales dans 30 à 45% des cas).
Sur la peau : forme de papillon, bilatéralement, symétrique - périodes
de rémission et d'exacerbation -sensibilité au soleil.
lésions buccales composées de trois parties : un rouge central,
atrophique + entourés d'une hyperkératose - liseré bien définies,
surélevé de la muqueuse et composées des stries centrifugeuses
blanches + entourées d'une zone érythémateuse périphérique.
-Hypo/hyperpigmentation - lorsque le centre de la lésion guérit.
-apparence de plaques érythémateuses diffuses avec des composants
ulcéreux/érosifs, pétéchies, œdèmes, ulcères - érosions, télangiectasie,
hyperkératose blanche
-lésions exposées au soleil sur la lèvre inférieure : rouges avec des bords
blanc-argent
-lésions ulcéreuses douloureuses - traitement
Diagnostic différentiel : lichen plan, langue géographique, leucoplasie
ponctuée, érythroplasie, pemphigoïde cicatricielle, syphilis
Traitement : pas de traitement + corticostéroïdes, immunosuppresseur,
antipaludéen, éviter ( stress, froid, chaleur, aliments épicés)
Télangiectasie hémorragique héréditaire /le
syndrome Osler–Weber–Rendu

Définition : héréditaire cutané-muqueuse rare -


dysplasie capillaire - saignements fréquents
autour de laquelle le traitement est concentré

Aspect clinique : langue, lèvres, palais, muqueuse


des joues - petites papules (1-2 mm) de couleur
rouge intense qui disparaissent sous pression et
reprennent lorsque la pression cesse.
-forme de nodule ou de l'étoile
-traumatisme mécanique - hémorragies.

Diagnostic différentiel : hémangiomes multiples,


syndrome de Crest, varicosités, syndrome de
Maffuci
Traitement : symptomatique car il n’existe aucun
traitement
Anémie

Définition : diminution de l'hémoglobine inférieure à 13


g / l chez l'homme et de 12 g / l chez la femme.

Aspect clinique : manifestations buccales - précoces et


fréquentes, langue rouge atrophique, lisse
-ulcérations + une chéilite angulaire, sensation de
brûlure et/ou une perte de goût
-manifestations générales: fatigue, palpitations, peau
pâle, candidose, dyspnée, tachycardie.

Anémie ferriprive

Anémie ferriprive (Fe) : peau et muqueuse pâle et


blanche, sans élasticité, sèche et dure, avec ongles
lâches, glossite dépapillée, chéilite angulaire
Anémie pernicieuse/Anémie d'Addison-
Biermer/carence en vitamine B12: glossite Hunter,
érythème, érosions – ulcérations, sensation de brûlure
de la langue
Anémie aplasique : lésions ulcéreuses, hématome,
pétéchies.
Diagnostic différentiel : lichen plan atrophique,
malnutrition
Traitement : dépend du degré de gravité. Anémie pernicieuse
Purpura thrombocytopénique / la maladie de
Moschcowitz

Définition : réduction du numéro des plaquettes


dans la circulation sanguine périphérique
(infections virales non spécifiques, substances
myélotoxiques)

Aspect clinique : lésions rouges sous forme des


plaques/ecchymoses/hématomes – palais,
muqueuses orale
-saignements gingivaux, épistaxis, saignements
gastro-intestinaux ou urinaires spontanée

Diagnostic différentiel : anémie aplasique,


leucémie, polyglobulie essentiel,
agranulocytose, macroglobulinémie, réactions
médicamenteuses
Traitement : corticoïdes, transfusions sanguines,
l'arrêt des médicaments incriminés
Mononucléose infectieuse
Définition : maladie infectieuse, aiguë, auto-limitative -
enfants (virus Epstein-Barr - par la salive : verres à boire, brosse
à dents)
-enfance – symptomatologie
-adultes : symptômes cliniques - fièvre (en première phase),
fatigue, manque d'appétit, mal de tête (céphalées),
ganglions lymphatiques agrandis, hépato et splénomégalie,
prurit
-symptômes disparaissent 2-4 semaines, mais la sensation de
fatigue peut persister jusqu'à deux mois

Aspect clinique : manifestations orales - précoces +


fréquentes
-pétéchies situées au niveau du palais, œdème de la luette,
exsudat d’amygdale (angine), une gingivite et des ulcères
-éruption maculo-papuleuse : tégument
-diagnostique : symptomatologie clinique + tests sanguins
spécifiques (anticorps)

Diagnostic différentiel : leucémies, syphilis secondaire,


diphtérie, purpura thrombocytopénique, hématomes
traumatiques

Traitement : symptomatique (anti-algiques, anti-


inflammatoires, anti-pyrétiques)
Syndrome Reiter / le syndrome Feissinger-Leroy-Reiter

Définition : arthrite inflammatoire, rare, multi-systémique,


jeunes (20-30 ans), étiologie inconnue (immunologiques)
-réponse à une infection localisée dans une autre partie
du corps mais qui au moment de la symptomatologie
clinique a disparu
Aspect clinique :
-manifestations générales : inflammation - des grosses
articulations, conjonctive et de l'uvée, génital (urétrite et
cervicite) / lésions muco-cutanées (maculaires,
vésiculaires, pustuleuses palmaires et plantaire)
-lésions buccales (20-40%) : zones érythémateuses
diffuses avec des points ou des lignes blanches et / ou
des érosions superficielles douloureuses (parfois l'aspect
de langue géographique)
-la muqueuse buccale, la gencive, le palais, les lèvres, la
langue
Diagnostic différentiel : Maladie de Behçet, érythème
polymorphe, langue géographique, réactions médicamenteuses.

Traitement : corticoïdes + et les médicaments anti-


inflammatoires non stéroïdiens
Ameloblastome périphérique

Définition : forme fréquente de tumeur


odontogène d'origine épithéliale (étiologie
inconnue) –mandibule, rarement maligne

Aspect clinique : masse rouge (1-2 cm), sessile,


indolore, non ulcéré, localisé dans la
muqueuse alvéolaire/gingivale postérieure et
à croissance lente
- ne provoque pas d'érosion osseuse
- giagnostic histopathologiquement

Diagnostic différentiel : botryomycome,


granulome à cellules géantes, carcinome
épidermoïde, tumeurs odontogene épithéliales
calcifiées extra-osseuse, kyste odontogene
épithélial extra-osseuse calcifié, myxome
odontogène
Traitement : excision chirurgicale
Angiomatose bacillaire
Définition : angiomatose causée par les bactéries Gram-
négatives de genre Bartonella – (VIH/SIDA)
-prolifération vasculaire localisée cutanée/sous-cutanée et
muqueuse - fatale en l'absence de traitement

Aspect clinique :
-lésions cutanées : papules / nodules, sous / sur la peau,
simples ou multiples (jusqu'à 100), rouges intenses, lisses,
lobés et/ou érodés et ulcérés, mm-cm
-aspect de masse tumorale vasculaire et saignent lorsqu'ils
sont traumatisés
-cerveau, système osseux, système lymphatique, système
respiratoire, système digestif
-symptômes généraux non spécifiques: fièvre et frissons,
anorexie, vomissements, céphalées
-lésions orales : nodules atteignant 10 cm, aspect des
masses tumorales vasculaires lisses, lobulaires, fermes, ne
devient blanches sous la pression, facilement confondues
avec le sarcome de Kaposi en raison de leur apparence
presque identique

Diagnostic différentiel : Sarcome de Kaposi, angiosarcome,


granulome piogénique, hémangiome épithéloïde.

Traitement : 500 mg
d'érythromycine/doxycycline/tétracycline quatre fois par
jour
L’angiomatose congénitale / Le syndrome Sturge-
Weber-Krabbe

Définition : malformation congénitale sporadique, rare


des vaisseaux capillaires qui vascularise la région
innervée par le nerf trijumeau (se manifestent à la
naissance)
-3 types : type 1, plus fréquent et comprend les
hémangiomes du visage et de leptoméninge / type 2,
hémangiomes faciaux et le glaucome / type 3,
exclusivement hémangiomes leptoméninges.

Aspect clinique : hémangiomes unilatéraux situés au


niveau de la peau / muqueuses, calcifications
cérébrales, troubles ophtalmiques, l'épilepsie, déficience
mentale modérée
-muqueuse buccale : hémangiomes - couleur rouge
foncé ou pourpre, plats / élevées, augmentation du
volume des tissus
-extraction / chirurgie - évitées
-peau : hémangiomes du visage - même couleur rouge
intense
Diagnostic différentiel : hémangiome solitaire, syndrome
de Klippel-Trenauay-Weber.

Traitement : cautérisation laser


La langue géographique / l’érythème migratoire
Définition : multiples plaques érythémateuses, entourées d'un liseré blanc
légèrement surélevé
-persistent quelques jours à un certain endroit, après quoi elles
disparaissent et réapparaissent à un autre endroit
-apparaissent généralement sur le côté dorsal de la langue.
-pas de traitement. (Voir- Langue géographique/Lésions blanches non
kératotiques/Variantes de la normale)
Le carcinome épidermoïde

Définition : tumeur maligne -sous différentes formes, l'une d'entre elles


portant l'apparence des lésions érythémateuses (8% des cas -plaque
blanche d'apparence similaire à la lésion leucoplasie et asymptomatique.
Dans cette situation, le diagnostic nécessite un examen histopathologique
(Voir – Le carcinome épidermoïde/Lésions ulcéreuses/Lésions
papillaires/Lésions nodulaires)
La candidose – la forme érythémateuse

Définition : forme courante - patients immunodéprimés (VIH/SIDA)


-des macules érythémateuses bien délimitées situées au niveau du palais
dur/mou et sur la face dorsale de la langue
-accompagné d'une sensation de brûlure
(Voir – La candidose/Lésions blanches non-kératosique pathologiques)
La mucosité/ Les inflammations déterminent par la radio/chimiothérapie

Définition : inflammation douloureuse et ulcéreuse des muqueuses secondaire


à la chimiothérapie et à la radiothérapie

Aspect clinique : lésions orales - précoce et tardif

-forme précoce : la fin de la première semaine ou de la deuxième semaine de


radiothérapie et dure environ 6 à 8 semaines.

chimiothérapie - après les 4-5 premiers jours suivant le début de


l'administration du médicament et atteint l'intensité maximale des symptômes
au bout d'environ 10 jours, après quoi une lente amélioration apparaît au
cours des prochaines semaines

-destruction des cellules muqueuses - muqueuse buccale devient fine et se


manifeste par l'apparition d'un érythème accompagné d'un œdème

-évolution - érosions et d'ulcérations (0,5-4 cm de diamètre) recouvertes d'un


exsudat/pseudomembrane de couleur jaune-blanc + xérostomie / perte de
sensibilité gustative / douleur / sensation de brûlure - lorsqu'il parle, mange et
déglutition

-surinfection bactérienne virale ou fongique des ulcérations peut survenir /


dépression immunitaire - septicémie

Diagnostic différentiel : réactions hôte-greffe, érythème polymorphe, stomatite


herpétique, lichen plat

Traitement : calmer la symptomatologie douloureuse

-hygiène - cavité buccale / lubrifiants oraux, des solutions salines, des


anesthésiques locaux à base de lidocaïne et une hydratation du patient sont
appliqués

-arrêter la radiothérapie et d'administrer le complexe des vitamines B, associé


ou non à des corticostéroïdes
Les lésions secondaires à la fellation
Définition : pratique sexuelle
orogénitale - pression négative dans la
cavité buccale + irritation répétée de
la muqueuse buccale, provoquant un
érythème.

Aspect clinique : pétéchies, érythèmes,


ecchymoses, à la jonction entre le
palais dur et le voile du palais
-disparition spontanée après environ
une semaine.
-pas de symptomatologie douloureuse.

Diagnostic différentiel : brûlures


thermiques, traumatismes, candidose
érythémateuse, mononucléose
infectieuse, purpura
thrombocytopénique, leucémie.

Traitement : pas nécessaire


Le syndrome Crest

Définition : maladie auto-immune


d’étiologie inconnue - incurable (CREST :
calcinose, syndrome de Raynaud,
dysfonctionnement œsophagien,
sclérodactylie et télangiectasie)

Aspect clinique : télangiectasie (dilatation


capillaire) -lèvres / muqueuse orale -
taches rouges et/ou les plaques
-télangiectasie – peau (extrémités
céphaliques)
-tendance à augmenter les dilatations
télangiectasiques

Traitement : immunosuppresseur et
symptomatique
La scarlatine/ La fièvre de Scarlet

Définition : infectieuse-contagieuse (Streptococcus pyogènes) - fièvre, angine,


éruption cutanée rougeâtre, prurigineuse et desquamative (enfants âgés de 5 -
15 ans / adultes - symptômes plus graves

-4 phases : incubation 3-6/12 jours

-période pré-éruption (36-48 heures) - fièvre élevée (38-40 °C), frissons, myalgie,
angine, odynophagie, troubles digestive (nausées, vomissements, inappétence,
douleurs abdominales), un malaise généralisé, maux de tête et de l’insomnie

-période éruptive (12-48 heures après l'apparition de la fièvre) - légère


démangeaison/prurit sur : cou, dos, épaules, poitrine, extrémités dans les
prochaines 24 heures Après 48 heures, l'éruption disparaît progressivement et
disparaît complètement au bout de 7 à 8 jours

-période de peeling/desquamation (7-14 jours après le début) - dure 2-4 semaines

Aspect clinique : Les lésions cutanées (l’exanthème) - micropapules congestives


(1-2 mm) de couleur rose/rouge intense (scarlatum) sur un fond érythémateux,
peau sèche et indolore

- par pression, l'éruption a tendance à disparaître, mais elle réapparaît lorsque la


pression cesse

- exanthème non prurigineuse / légèrement prurigineuse

- éruption cutanée respecte le visage, paumes – plantes, plus prononcée dans


les enveloppes de flexion

Les lésions orales : amygdales + isthme pharyngé - érythème pharyngé intense +


hypertrophie dès l’amygdale + exsudat purulent

- langue rouge avec un relief en relief (les papilles sont hypertrophiées), et


recouverte d'une couche blanche - apparence de langue framboise
+adénopathie sous-mandibulaire.

Traitement : pas de vaccin (complications bactériennes – antibiothérapie)


La rubéole- le signe Forchheimer/ la rougeole allemande

Définition : contagieuse infectieuse épidémique (virus de la rubéole, transmission


par l'air - gouttes de Flügge / toux)

génère une immunité à vie / vaccination unidose - efficacité de 95% - a 12 mois


avec le complexe ROR (rougeole, rubéole, anti- oreillons), après un rappel à 5
ans.

-période de contagion : 1 semaine avant l'apparition de l'éruption cutanée, dure


1 semaine après sa disparition

-2 semaines après l'exposition : éruption érythémateuse qui dure 3 jours et qui


commence au niveau du faciès et s'étend à tout le corps

éruption cutanée ressemble à la rougeole (mais pas aussi intense ) +


prurit/démangeaisons

-symptômes associés : symptômes spécifiques à la grippe - angine, maux de tête,


fièvre faible à modérée (maximum de 38°C), douleurs articulaires, fatigue et
lymphadénopathie

-forme congénitale (infection intra-utérine) - provoque séquelles importantes


(cardiaques, cérébrales, ophtalmiques et auditives) - pronostic réservé

Aspect clinique : lésions cutanées (exanthème) - micropapules congestives (1-2


mm), rose/rouge éclaire (dure 3 jours – disparaît)

-lésions buccales (signe de Forchheimer) - 20% des cas : petites papules/plaques


rouges - palais mou et avant l'éruption cutanée (facilement confondues avec le
signe Koplik de Rougeole et l'éruption orale en Scarlatine)

Traitement : pas de traitement spécifique - symptomatique


La rougeole - le signe Koplik

Définition : maladie infectieuse extrêmement contagieuse (le taux des lésions atteint
90% des individus non immunisés) - transmission aérienne (toux et éternuement -
gouttes de Flügge) + contact avec les sécrétions nasales
-signes prodromiques : un énanthème viral (groupe de plusieurs lésions blanches) qui
apparaît dans la cavité buccale 2 à 3 jours avant l'éruption cutanée, lorsque le degré
de contagiosité est encore plus faible
-éruption orale pathognomonique.

(Voir – La rougeole-signe Koplik/ Les lésions blanches non-kératosiques


pathologiques)
Lésions pigmentées

la caractéristique principale : pigmentation brun-noire - origine exogène /


hyperfonction mélanocytaire
Lésions pigmentées

 Les pigmentations physiologiques


 Les tatouages déterminés par l'amalgame
 Les tatouages déterminés par les métaux lourds
 Les pigmentations induites par les médicaments
 La mélanose du fumeur
 La langue noire / chevelue
 Les éphélides
 Le lentigo
 Le lentigo malin / Hutchinson’s melanoticfreckle
 Le nævus cellulaire pigmenté
 Le nævus Ota
 Le mélanome
 La maladie Addison
 Le syndrome Peutz-Jeghers
 Le lichen plan- la forme pigmentaire
 L’hémochromatose
 Les pigmentations oraux associés à l'infection par le VIH
Pigmentation physiologiques

Définition : augmentation de la
fonction mélanocytaire -
physiologiques chez les Noirs
-dans les zones exposées à la friction ou
à la pression, accentuées avec l'âge

Aspect clinique : pigmentation


persistante, symétrique,
asymptomatique, de taille variable,
ayant une couleur noire et brune, sous
la forme d'une bande dans la gencive
attachée
-la gencive, le palais, les lèvres

Diagnostic différentiel : Maladie


d'Addison, mélanose du fumeur,
pigments médicamenteux, naevus
pigmente, mélanome, tatouages par
l'amalgame
Traitement : pas de traitement
Tatouages déterminés par l'amalgame
Définition : accumulation d'amalgame dans la
muqueuse buccale
-insertion directe (résections apicales) /
indirectement (diffusion de poudre d'amalgame
- produits de corrosion)

Aspect clinique : macule, pigmenté, persistant,


asymptomatique, bien défini / diffus, irrégulier,
de taille variable, couleur du bleu-gris au noir
-sur la gencive et la muqueuse alvéolaire (y
compris l'espace édentât), muqueuse de la
joue
-examen radiologique.

Diagnostic différentiel : nævus pigmente,


lentigo, éphélide, mélanome, pigmentation
physiologiques, tatouages causés par d'autres
métaux

Traitement : pas de traitement


Tatouages déterminés par les métaux lourds

Définition : rare, l'ingestion/l'exposition aux métaux lourds


(mercure, plomb, bismuth, argent)
Aspect clinique : bismuth / plomb : lisere bleuâtre –
gencive, taches bleutées situées à l'intérieur des papilles
interdentaires
Bismuth - médicaments contre diarrhée, coloration - ligne
noire bleue au sillon gingival + sensation de brûlure orale +
goût métallique.

Plomb - peintures, batteries, plomberie - ligne grise-noire


dans la gencive marginale / macules grises - muqueuse
buccale, l'hypersalivation, langue charge + complications
neurologiques ( tremblement de la langue) - réversibles

Mercure (acrodynie) – inhalation / ingestion / absorption -


symptômes similaires au bismuth + douleurs abdominales,
anorexie, mal de tête, l'insomnie, états des vertiges, des
saignements, ulcèrations, goût métallique, sensation de
brûlure, résorption parodontale
Argent - médicaments ophtalmiques, nasaux ou oraux -
diffusion du bleu au noir dans les zones exposées au soleil
(peau, ongles, cheveux) - irréversible
Diagnostic différentiel : pigmentation physiologique,
tatouages déterminés par l'amalgame
Traitement : pas de traitement
Pigmentation induite par le médicaments

Définition : courantes - hyperactivité


mélanocytaire / accumulation d'une produit du
métabolisme des substances médicamenteuse
(antipaludéens, tranquillisant, minocycline,
azidothymidine, kétoconazole, phénophtaléine,
agent chimiothérapeutique)
Les antipaludéens : anti-inflammatoire dans les
maladies auto-immunes (pigmentation - peau,
muqueuses, ongles )
Les antibiotiques (minocycline) : pigmentation –
peau, muqueuses - orale, palais, face
vestibulaire gingivale
Les contraceptifs oraux : pigmentations brunes –
visage, périorales - Melasma et Chloasma chimiothérapie
(pigments spécifiques à la grossesse)

Apparence clinique : macules/plaques


irrégulières, parfois diffuses, noires-brune
-cavité orale, langue, palais, gencive

Diagnostic différentiel : pigmentation


physiologique, maladie d'Addison, syndrome de
Peutz-Jeghers
Traitement : arrêt du médicament
antipaludéens-chloroquine
Mélanose du fumeur

Définition : pigmentation anormale bénigne


causée par l'exposition à la chaleur et aux
pigments générés par la fumée de cigarette
(gencive vestibulaire mandibulaire)/pipe
(muqueuse des joues et palais)

Aspect clinique : face vestibulaire de la gencive


mandibulaire, taches brunâtres-noires

-pigments de tabac sur la surface des dents.

Diagnostic différentiel : pigmentation


physiologique/médicamenteux, maladie
d'Addison, mélanome, nævus pigmente

Traitement : pas de traitement


La langue noire/chevelue

-peut sembler noir en raison


de la coloration des papilles
filiformes causée par la
prolifération bactérienne ou
causée par la
nourriture/tabac. Le
diagnostic est clinique

(Voir La langue noire


chevelue/villeuse/Lésions
blanches non-kératosiques-
variantes normales)
Ephélides

Définition : macules brunes plus ou moins


discrètes - peau exposée au soleil (cheveux /
peau éclairé et roux)

Aspects cliniques : rarement sur la muqueuse


buccale
-macules brunes, asymptomatiques, solitaires,
arrondies, bien définies, diamètre inférieur à 5
mm, ne sortent pas du plan tissulaire.

-muqueuse buccale : lèvre inférieure


fréquemment exposée à la lumière du soleil, au
niveau du vermillon (rouge à lèvres).

Diagnostic différentiel : lentigo, nævus


pigmentaire, mélanome, pigmentations
médicamenteux, syndrome d'Albright et de
Peutz-Jeghers
Traitement : pas de traitement
Lentigo
Définition : rare - petit tache de pigment situé sur la
peau.

Aspects cliniques : taches brunes-noires, arrondies,


moins de 5 mm de diamètre
lentigo - exposition solaire ne change pas la couleur
Éphélides - exposition au soleil provoque
l'augmentation des taches de rousseur et
l'augmentation de leur intensité de couleur.

L'examen histopathologie est requis.

Diagnostic différentiel : éphélides, nævus pigmentaire,


mélanome, syndrome Peutz-Jeghers

Traitement : pas de traitement


Lentigo malin / Hutchinson's melanotic freckle

Définition : lésion précancéreuse (étiologie


inconnue)

Aspects cliniques : intra orale – rare, tache


noire ou brune, développement lente, bords
irréguliers, forme invasive (5-15 ans).
-lèvres, muqueuse de la joue, le palais et le
plancher.

L'examen histopathologie est requis.

Diagnostic différentiel : mélanome, nævus


pigmentaire, tatouages déterminés par
l'amalgame
Traitement : chirurgical (exérèse).
Nævus cellulaire pigmente

Définition : malformation bénigne – peau /


muqueuse buccale (moins fréquemment)
-origine congénitale : apparaître à la naissance
(taches de naissance/birthmarks, ont des
dimensions plus grandes, et ont une incidence
plus élevée de transformation maligne),
-apparaître tout au long de la vie et sont
considérés comme des acquis/moles.

Aspects cliniques 4 quatre types :


intramuqueux, jonctionnel, composé et bleu
-asymptomatiques, bien définis, plats ou
légèrement surélevés, brune, noirs ou bleus,
solitaires, diamètre inférieur à 1 cm.
-cavité buccale : asymptomatiques, petit, bien
défini, chez les femmes, dans le palais, la
gencive, la muqueuse de la joue et les lèvres
-examen histopathologie est requis.
Diagnostic différentiel : éphélides, lentigo,
mélanome, tatouages déterminés par
l'amalgame
Traitement : inutile / chirurgicale
Nævus Ota
Définition : peau du visage, les yeux, les
muqueuses (maladie congénitale)

Aspect clinique : lésions cutanées -


nombreuses taches/macules ayant une
couleur noir et brune comprise entre 1 mm
et quelques mm de diamètre.

Au niveau des yeux – sclérotique

Intra orale : points ou plaques


asymptomatiques, bleu et noir, situés dans
la muqueuse palatine et de la joue,
muqueuse nasale, le pharynx ou le
tympan.
-apparaît dès l'enfance - les filles.
-transformation maligne rare
-histopathologie
Traitement : élimination par laser
Mélanome
Définition : néoplasme malin (apparaît / évolue à partir
d'une lésion bénigne soumise - traumatisme chronique
30%)
-étiologie inconnue (exposition prolongée au rayonnement
solaire)
Aspect clinique : macula/plaque ou nodule brun-noir qui
pousse lentement pendant quelques mois, puis s’ulcère.
Les lésions ont des limites irrégulières avec une tendance à
la dissémination.
Facilement reconnaissable les éléments qui soulèvent la
suspicion d'une tumeur maligne sont: l'asymétrie de la
lésion, des bords irréguliers, les variations de la couleur et
l'augmentation du diamètre de la lésion avec ou sans
induration des tissues sous-jacent.
tumeurs intrabuccales : pronostique réservée après 1.5mm
trois catégories: le mélanome malin de type lentigo
(pronostique très bon), le mélanome superficiel extensif
(pronostique bon) et le mélanome nodulaire (pronostique
réservé).
-gencive, muqueuse alvéolaire du maxillaire supérieure
-pronostic de survie à 5 ans 40% / mélanome de la peau
91%
Diagnostic différentiel : nævus pigmenté, éphélides, lentigo,
lentigo malin, tatouage à l'amalgame, sarcome de Kaposi,
botryomycome
Nécessite examen histopathologique
Traitement : urgence - excision chirurgicale (capacité
invasive rapide) + chimio et la radiothérapie.
Maladie Addison

Définition: maladie endocrinienne (hormones


stéroïdiennes - quantité insuffisante), étiologie -
auto-immune, infectieuse, tumorale
-la maladie progresse : anémie, anorexie,
diarrhée, hypotension, perte de poids,
sensation de faiblesse
Aspect clinique: orale - fréquente et précoce -
pigmentations diffus ou de type plaque ayant
une couleur brun-noire foncé ou brun-bronze
foncé provoquée par une production accrue
de mélanine, très similaire aux pigmentations
physiologiques.
-muqueuse de la joue, gingivale, langue, les
lèvres
-peau exposée aux radiations du soleil - dépôts
de mélanine entraîne une coloration de la
peau initialement observée dans les
articulations et les muqueuses de la bouche
Diagnostic différentiel : pigmentations
physiologiques et médicamenteux, syndrome
de Peutz-Jeghers
Traitement : corticostéroïdes - entraîne une
réduction de l'intensité de la pigmentation.
Syndrome Peutz-Jeghers

Définition : maladie génétique - polypose intestinale bénigne


(estomac, côlon, jéjunum et iléon) + hyperpigmentation
cutanée-muqueuse par des macules pigmentaires
-prédisposition - cancer colorectal

Aspect clinique : manifestations orales - caractéristiques pour


le diagnostic
-macules/taches ovales ou rondes, couleur brun-noir,
diamètre jusqu'à 10 mm
-peau entourant la bouche, lèvres, langue, muqueuse de la
joue
-vermillon - grande densité des taches brunes par rapport à
la peau environnante
-intensité de la coloration ne change pas avec l'exposition
prolongée au rayonnement solaire
-couleur des taches intra-buccales ont tendance à être
conservés au fil des années par rapport à ceux du tégument
qui ont tendance à diminuer
Diagnostic différentiel : l'éphilide, le lentigo, la pigmentation
physiologique et la maladie d'Addison
Traitement : symptomatique / chirurgie (histopathologie)
Le lichen plan - la forme
pigmentaire

 Définition : la forme
pigmentaire est
rencontrée dans la cavité
buccale
 -zones pigmentées -
couleur brun-noir ou gris,
entourées d'un halo
blanchâtre à rayures
réticulées
 -asymptomatique et pour
cette raison en général,
aucun traitement n'est
nécessaire

(Voir Lichen plan/Lésions


blanches non- kératosiques-
pathologiques).
L’hémochromatose

Définition : accumulation de fer dans le corps (forme héréditaire / acquise par transfusion
sanguine)
forme acquise : accompagne la cirrhose du foie, l'anémie, la porphyrie et l'administration
excessive de Fe.
Aspect clinique : manifestations générales - hépatosplénomégalie + peau bronzée
-lésions buccales : palais, gingival (pigments oraux déterminés par accumulation de Fe dans
les tissus, la mélanose et le déficit en hormone corticostéroïde)
Diagnostic différentiel : maladie d'Addison.
Traitement: le traitement est établi par le médecin traitant
Les pigmentations oraux associés à l'infection par le VIH
Définition : jeunes adultes de sexe masculin, pigmentations du tégument et du lit de l'ongle
causées par l'insuffisance corticosurrénalienne produite par les infections opportunistes
causées par la dépression immunitaire.
Aspect clinique : lésions buccales - muqueuses gingivale, palatine et linguale et ont une
couleur gris-brun diffuse.
Traitement: le traitement est symptomatique et se concentre sur le traitement antirétroviral
du VIH / SIDA
Références bibliographiques

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