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UNE NOUVELLE REFORMATION

Alors que la majeure partie de la chrétienté s'éloigne de plus en plus de son modèle
apostolique originel, par le jeu d'entraînantes et subtiles forces de l'iniquité et de l'apostasie
qui bientôt atteindront leur plein paroxysme avec l'apparition de l'Antéchrist, seul un
RETOUR aux normes de Dieu consignées dans les Saintes Ecritures pourra garantir la venue
d'une Nouvelle Réforme et d'une Restauration de l'Eglise.

L'apostasie de notre époque est premièrement caractérisée par un charismatisme socio-


psychique où prédominent les effets et illusions de l'âme et de la chair non sanctifiée, et qui se
traduit par la recherche d'expériences sensitives et émotionnelles et des manifestations
spectaculaires de "puissance", de "l'onction" et de la "gloire de Dieu" dissociées de Christ et
de Christ crucifié. Elle est la force motrice qui ne cesse de pousser l'Eglise vers un état de
triomphalisme laodicéen fondé sur le subjectivisme mouvant d'un illuminisme résurgent. Cet
illuminisme, issu d'esprits étrangers, distord et tord la vérité des Saintes Ecritures au profit de
sous-interprétations intronisant le ressenti et les besoins humains ainsi que de "nouvelles
révélations du Saint-Esprit", au lieu de la gloire et des exigences de Dieu. Deuxièmement, la
philosophie postchrétienne, quant à elle, a subtilement et progressivement amené l'Eglise à un
état d'érosion du message évangélique de la croix sous l'influence d'une pensée œcuménique
et foncièrement humaniste marquée par le relativisme doctrinal, l'érudition ou
l'intellectualisme morts, et l'affaiblissement des normes morales et des valeurs éternelles du
Royaume de Dieu. Ce dernier s'est désagrégé dans des préoccupations temporelles à travers
une théologie nonchalante de l'évangélisation par l'acculturation. C'est dire combien l'Eglise a
aujourd'hui été noyée dans le conformisme au monde, avec son cadre mental et son message
socio-politico-culturel humaniste. Cette dérive est générée par le duo des forces politico-
religieuses représenté par Jézabel et Achab qui prépare la venue de l'antimessie au sein d'une
chrétienté dominée par un assoupissement général et l'esprit babylonien de prostitution et de
compromission spirituelles.

Retour à la Bible et au Message de la Croix du Calvaire

Le Réveil après lequel nous soupirons doit être avant tout un Réveil Biblique et un retour à la
foi chrétienne historique, c'est-à-dire une renaissance des grands principes scripturaires et
doctrinaux remis à l'honneur par la Réforme Protestante sous Luther et Calvin, dont l'autorité
plénière des Ecritures dans la vie du croyant et la justification par la foi (Ephésiens 2:8,9).
Seule l'authentique prédication de la Parole de Dieu aura la capacité de faire renaître les
précieuses vérités du Saint-Esprit que l'apostasie moderne et la pensée postchrétienne ont
sapées dans leur fondement même. Dans un tel contexte, un retour aux anciens sentiers
(Jérémie 6:16; 18:15) éprouvés de la Révélation Ecrite est un besoin fondamental : "
L'Ecriture Sainte est, pour l'Eglise aussi bien que pour chaque individu, le principe d'une
réformation spontanée, permanente et journalière. Tant qu'elle est régulièrement lue et
sérieusement appliquée, aucun péché ne peu prendre racine, aucun abus se transformer en
habitude. Le mal est immédiatement signalé par un si vigilant gardien, et la conscience,
réveillée par ses avertissements, se lève, proteste, condamne et réforme. Dieu alors n'a pas
besoin de nous juger, parce que nous nous jugeons nous-mêmes. Mais dès que la Parole est
mise sous le boisseau, les ténèbres envahissent la maison, que ce soit l'Eglise, la famille ou
le cśur. Le mal éclate; il n'est point discerné. Il grandit; on n'y prend pas garde. Il règne;
on s'en aperçoit alors, chacun en souffre; la conscience naturelle du bien et du mal finit
par protester. Mais il est trop tard ! Le mal, une fois établi, est devenu un maître; il déjoue
les efforts humains destinés à le réprimer. Il n'est plus temps de diguer le torrent quand il
est déjà sorti de son lit et qu'il submerge les campagnes." (Frédéric Godet, Histoire de la
Réformation dans le Pays de Neuchâtel, 1859).

Prêcher le salut, c'est prêcher CHRIST et CHRIST CRUCIFIE (1 Corinthiens 1:23; 2:2),
source de vie pour tous les hommes, replaçant ainsi la Rédemption de l'humanité par l'œuvre
de Jésus-Christ au centre des desseins de Dieu, ce qui affirme avec force les attributs de la
Divinité : Sa Justice et Sa Sainteté d'un côté, et Son Amour et sa Grâce de l'autre. C'est faire
retentir à toute âme la glorieuse Bonne Nouvelle du Dieu qui "a tant aimé le monde qu'Il a
donné Son Fils unique afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas mais ait la vie
éternelle" (Jean 3:16); c'est attirer les pécheurs vers la précieuse fontaine de sang qui coule
des veines d'Emmanuel et dans laquelle leur culpabilité est lavée et leur conscience purifiée.
Cette prédication fait ainsi complètement ombrage aux nombreux relativismes ambiants,
rendant secondaires voire futiles les innombrables préoccupations de l'homme, dans une
époque où ce dernier s'est à ce point déifié qu'il est devenu son propre centre d'attraction, sa
propre référence et s'est fabriqué ses propres voies de délivrance - philosophiques, morales,
sociales ou politiques, voire religieuses. Ceci équivaut à confronter la condition de l'humanité
entière, cette humanité déchue sans Christ, à l'impérieuse nécessité de la repentance, point de
départ d'une transformation intérieure et d'une nouvelle création. Une telle prédication détruit
ainsi toute tendance universaliste des religions du Nouvel Âge, ou antinomienne d'un faux
christianisme. Elle rétablit la centralité absolue de l'œuvre du Calvaire dans l'expérience
chrétienne, depuis la justification du pécheur condamné, jusqu'à sa délivrance complète du
péché, en passant par sa régénération. Prêcher le salut, c'est encore transmettre le cri d'agonie
du cœur du Père désirant sauver les pécheurs entraînés vers la perdition éternelle. "Je suis
une créature éphémère, passant dans la vie comme une hirondelle dans le ciel. Je suis un
esprit venu de Dieu et retournant ŕ Dieu, apparaissant un instant avant de basculer dans
l'éternité immuable. Je ne veux connaître qu'une chose : le chemin du ciel. Donnez-moi le
Livre de Dieu ! Il contient tout ce que j'ai besoin de savoir." - John Wesley

Prêcher la grâce, c'est fermer la bouche à l'orgueil de l'homme, sa tendance à


l'autoglorification et à l'auto adulation, au légalisme, à sa religiosité qui élève ses œuvres, ses
capacités morales et intellectuelles, sa connaissance, sa culture et sa science. C'est réduire à
néant toute pensée, toute doctrine, toute religion qui, à l'instar du catholicisme romain,
cherche à usurper la place de Dieu en intronisant l'homme, sa propre justice, ses efforts
méritoires, ses performances, son bien-être, ses rites magiques, son système théologique, sa
fidélité à une organisation, ou ses traditions et institutions sclérosées. C'est affirmer que la
justification, la régénération et la sanctification sont l'œuvre souveraine et ultime de Dieu par
la puissance du Saint-Esprit et que la chair ne saurait aucunement gagner la faveur divine.
C'est de nouveau ouvrir les écluses des cieux sur le pécheur repentant et sur les saints, en leur
faisant goûter à ces ondées célestes qui proviennent de l'immensité de l'amour de Dieu
manifesté en Christ. Revenir à la grâce comme seul moyen de salut et de croissance
chrétienne, c'est expérimenter Dieu comme la seule source de vie et de piété (Tite 2:11,12).

Prêcher la foi, c'est diriger les cœurs repentants vers l'unique voie qui mène à la Vie Eternelle
: Jésus-Christ, l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde et qui offre le pardon à l'âme qui
se confie à Lui sans restriction dans une foi d'enfant. C'est faire goûter au repos parfait de
Dieu et à une communion personnelle vivante et joyeuse avec le Dieu de toutes grâces. C'est
enfin réactualiser en permanence l'expérience de la communion vivante avec Dieu par la grâce
à partir d'un abandon plénier à Christ. Prêcher la foi en Christ, c'est s'opposer vigoureusement
à l'attitude complaisante du spécialiste religieux qui réalise une fixation de la doctrine en
termes matériels ou intellectuels sans en connaître l'expérience glorieuse et vivante avec Celui
qui en est l'objet. C'est aussi invalider par là même toute tentative de cheminement spirituel
procédant d'énergies et de méthodes charnelles : mysticisme, ascétisme, émotions et
expériences psychiques. C'est reposer les fondements de la confiance obéissante en la
révélation écrite de Celui qui a fait venir les choses à l'existence par Sa seule parole et dont les
promesses immuables ont trouvé leur pleine expression dans le Fils Eternel (Hébreux 1:2).
C'est en définitive, rejeter toute justification par la loi ou les śuvres (Galates 5:4). C'est saisir
Christ seul dans une union qui mène à la sainteté.

Retour à la Sainteté et à la Sanctification

Mais l'ultime Réveil promis par Dieu ne doit pas s'arrêter aux courants de la Réforme du
XVIe siècle sous peine de se scléroser sous la forme d'un autre système théologique de crédos
et de dogmes sans vie emprisonnant l'Esprit de Dieu dans un intellectualisme et une croyance
mentale qui ont remplacé la foi personnelle et vivante, et dans l'orthodoxie doctrinale stérile
délogeant la puissante vérité de la Parole de Dieu vivifiée par l'expérience de la grâce.
L'éminent saint Sundar Singh a ainsi défini l'écueil à éviter : "Je ne condamne pas la science
théologique, ni tous les théologiens dont plusieurs sont des saints. Je ne suis pas opposé
aux études, mais celles-ci sans la vie obscurcissent la vision spirituelle. Une théologie sans
prière est une fontaine sans eau. J'ai appris bien des choses utiles dans mes études, mais
l'enseignement de l'Esprit je l'ai reçu aux pieds du Maître." L'ultime réveil a à sa
disposition la vaste mer de la sanctification et de la sainteté en Christ, expérimentée dans
les mouvements piétistes du XVIIe siècle qui eux-mêmes ont influencé les renouveaux du
XVIIIe siècle (le renouveau morave avec le comte de Zinzendorf et le réveil méthodiste sous
l'influence de John Wesley). Car la foi justifiante, la foi qui sauve, est toujours accompagnée
de la sanctification. Le réformateur Philippe Melanchton l'a si bien résumé dans cette
formule : "C'est la foi seule qui sauve, mais la foi qui sauve n'est pas seule." Et comme
l'écrivait le grand théologien puritain John Owen : "Nous nions absolument pouvoir être
justifiés par la foi seule qui resterait seule - c'est-à-dire privée du principe de vie et
d'obéissance en toutes choses et en tous temps... Car nous ne reconnaissons pas une foi qui
n'engendre pas la sanctification, mais seulement celle qui contient radicalement et
virtuellement l'obéissance en tous temps - nous ne reconnaissons aucune foi comme
justifiant l'homme si ce n'est celle qui détient en elle-même le principe vital de l'obéissance
et des bonnes œuvres". S'abreuvant aux sources historiques de ces grandes effusions de la
grâce, l'Eglise doit revenir à la fraîcheur de la vie de prière ointe et à sa passion pour les âmes
perdues qui se manifestera par l'évangélisation des foules non atteintes et déshéritées telle que
l'ont vécue l'Armée du Salut et les revivalistes comme Charles Finney (XIX e siècle), ainsi que
par l'activité missionnaire expansive. Cette deuxième Réformation historique qu'a été le
Réveil Méthodiste enseigne que "le but de l’Ecriture est qu’un amour personnel intense
pour Jésus possède votre être entier. Le but de la rédemption est votre relation d’amour,
votre vie d’amour avec Jésus. La vie chrétienne, c’est vivre dans l’amour pour Jésus. La
communion de la prière, c’est contempler avec amour les yeux de Jésus, frémir ŕ la voix de
Jésus, se reposer dans les bras de Jésus." - Wesley L. Duewel

Retour à la Puissance du Saint-Esprit

Accomplir tout ce travail par obéissance au Grand Commandement du Seigneur Jésus de faire
des nations des disciples, dans un contexte défavorable et vigoureusement opposé à l'Evangile
plus qu'à toute autre époque de l'histoire, ne pourra que mener l'Eglise dans l'expérience de
la puissance surnaturelle et miraculeuse du Saint-Esprit. Et c'est là que la Nouvelle
Réforme devra suivre les traces du mouvement de Pentecôte du début du XXe siècle qui a
redonné la place à la liberté de l'Esprit, à Ses charismes, à une religion du cœur vivifiante, et
renouvelé l'Eglise dans la pureté du cœur et la sainteté du premier amour. L'Esprit de Dieu
inspirera de nouveau une hymnologie spécifique qui, comme dans le Réveil Gallois de 1904,
exaltera et élèvera l'Agneau seul dans une adoration céleste, car la Colombe de Dieu ne
cherche qu'à élever et glorifier Jésus-Christ comme Seigneur des cœurs (Jean 16:4) - le
Consolateur envoyé du Père n'a qu'une mission : baptiser du feu divin pour épurer, sanctifier
et conduire les fils dans toute la vérité afin de les amener à la perfection, rendus alors capables
de refléter le Fils bien-aimé et d'accomplir les mêmes œuvres que Lui et même de plus
grandes (Jean 14:12).

Retour au Sacerdoce Universel et à l'Eglise du Nouveau Testament

Enfin, le quatrième volet de cette Restauration doit coïncider avec la redécouverte


du sacerdoce universel par lequel chaque enfant de Dieu rentrera dans la pleine communion
avec Christ et jouira de son identité de prêtre et de sacrificateur à part entière dans le corps. La
vocation de l'Eglise est en effet de construire, d'affermir et de reproduire des pierres vivantes
individuelles à l'image de Christ à travers une croissance organique dans la connaissance du
Sauveur, ce qui recentrera l'Eglise sur Christ, le vrai chef, plutôt que sur l'église locale
dénomination elle en tant que bâtiment, ou sur une classe privilégiée de ministères élevés sur
un piédestal. C'est dans un avenir que nous sentons proche que des temps tumultueux
viendront sur le monde, et des persécutions inéluctables sur l'Eglise. Ceux-ci auront pour effet
de ramener l'Eglise à l'intention divine originelle selon le modèle d'une seule Eglise par ville
comme pendant les 300 premières années de son histoire. C'est là le seul cadre organique où
le corps entier peut fonctionner harmonieusement dans l'unité en tant qu'ensemble de cellules
vivantes prêtes à être perfectionnées individuellement et collectivement dans toutes ses parties
jusqu'à atteindre la parfaite stature de Christ, offrant ainsi au monde la plus belle expression
de l'Eglise rachetée par le sang de Christ, et fondée sur l'amour agapé.

L'Onction d'Elie de Malachie 4:6

Le volet précédent coïncide avec un cinquième et dernier volet qui découle d'un nécessaire
recentrage sur le couple, la famille et le foyer, cellule de base de l'Eglise, et provient de la
promesse du Père de ramener les cœurs des pères vers leurs enfants et les cœurs des
enfants vers leurs pères (Malachie 4:6). Car Dieu veut restaurer la paternité dans toutes ses
dimensions, d'abord en se révélant Lui-même comme Père à une génération ayant récolté le
fruit amer d'une rébellion toujours plus vive à Son égard et à l'égard des pères; ensuite, en
ramenant l'Eglise à ses racines: non seulement la foi des saints et des martyrs de l'Eglise
primitive, apostolique, mais aussi l'olivier franc, le peuple élu, Israël. Ce retour à la pleine
révélation du Corps de Christ racheté et formant un solide assemblage réuni en un seul
homme est le dernier développement de la Restauration divine qu'aucune autre génération n'a
connue. En effet, les quatre piliers précédents (retour à la Parole de Dieu et à la vérité centrale
de la justification par la grâce seule au moyen de la foi, retour à la sanctification et à la piété
avec l'exigence de former le caractère chrétien, retour à la puissance de l'Esprit et à Ses dons
miraculeux, retour au sacerdoce universel par le moyen de l'Eglise de maison) soutenaient
tous déjà la Maison de Dieu au temps des apôtres de la première Pentecôte et sont apparus
dans une mesure plus ou moins grande dans tous les mouvements de réveil, bien qu'ils aient
été cependant remis à l'honneur de façon distincte par chaque mouvement successif de
l'Esprit, à travers une révélation continuée dans l'histoire. La Dernière Grande Réforme des
Derniers Temps, quant à elle, réunira ces quatre caractéristiques auxquelles s'adjoindra
l'onction d'Elie de Malachie 4:6 qui rassemblera tous les véritables enfants de Dieu devenus
l'Epouse prête à rencontrer son Epoux céleste, Jésus-Christ, revenant en gloire, réunissant
ainsi toutes choses en Lui-même. L'Esprit prophétique a pour caractéristique de tout ramener
à Jésus-Christ, l'Alpha et l'Oméga, afin que Christ soit TOUT en TOUS. “Et moi, quand
j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes ŕ moi.” (Jean 12:32).

Ainsi, la Nouvelle Réformation à laquelle nous soupirons et pour laquelle nous prions se
résume à un seul mot d'ordre : AIMER JESUS-CHRIST ET LE FAIRE AIMER PAR
D'AUTRES ! Entendons l'appel du Père à nous abandonner au fleuve de la Grâce
intarissable. Comme jadis le comte Zinzendorf joua un rôle primordial dans ce précieux et
grand réveil morave qui raviva la passion pour Christ dans l'Eglise, nous désirons proclamer
le salut de la façon suivante :

"Diriger tous les cœurs vers l'Agneau de Dieu plein d'amour qui mourut pour nous;
Ne jamais, que ce soit dans un discours ou une discussion, digresser même pendant un
quart d'heure loin de l'Agneau;
Ne nommer d'autre vertu que la Sienne, et venant de Lui et liée ŕ son compte;
Ne prêcher aucun commandement si ce n'est la foi en Lui;
Aucune autre justification que celle qu'II a accomplie en notre faveur par l'expiation;
Aucune autre sanctification que le privilège de ne plus pécher;
Aucun autre bonheur que d'être tout près de Lui, de penser ŕ Lui et de faire Son plaisir,
Aucun autre renoncement que la souffrance d'être privé de Lui et de Ses bénédictions;
Aucune autre calamité que celle de Lui déplaire;
Aucune autre vie que celle qui est d'être en Lui.

Conscients de la réalité des temps sérieux et graves que nous vivons, nous cherchons à sonner
la trompette pour lancer un appel prophétique à VEILLER et PRIER, en vue de susciter dans
le peuple de Dieu un ZELE renouvelé dans la recherche diligente et sincère du Seigneur, et
une FAIM et une SOIF d'une fraîche et puissante effusion du Saint-Esprit.

L'objectif de La Sentinelle de Néhémie est de favoriser une Nouvelle Réformation en


appelant l'Eglise à un style de vie caractérisé par la prière fervente et la préparation à un réveil
du Christianisme Apostolique. Car la prière est la respiration de l'âme et la transpiration du
cœur qui sous-tendent tout processus de réveil. Notre stratégie se résume à instruire les
disciples de Christ dans la VERITE de Dieu, en mettant un accent particulier sur
l'enseignement des principes bibliques de la PRIERE et du REVEIL, afin de les ramener à une
vie de PIETE et de SAINTETE imbibée de la PAROLE de Dieu et vécue dans la pleine
COMMUNION avec Christ. Cette stratégie se décline en trois axes :

1. Revenir à une théologie pratique exclusivement chrétienne, la mettre en pratique et la


propager.
2. Publier des ressources stimulantes - messages, articles, analyses, ouvrages complets -
susceptibles de communiquer l'ESPERANCE et la VISION d'une véritable visitation
de Dieu centrée sur Christ, que nous croyons imminente.
3. Encourager ou consolider les NOYAUX de PRIERE dans le but de préparer la
transition de l'Eglise vers le modèle primitif, et ultimement favoriser l'union des cœurs
dans la communion fraternelle dans le commun Sauveur.

Le site Web de La Sentinelle de Néhémie a été ouvert en mars 2004 en tant que fondement
de l'œuvre ERM. La Sentinelle de Néhémie constitue la version française augmentée du site
anglophone The Watchword conçu par David Smithers (Etats-Unis). Elle se veut un don
pour l'Eglise; son existence témoigne du fait que nous voulons faire profiter à l'Eglise
française de joyaux spirituels trop souvent cantonnés au monde anglophone. La Sentinelle de
Néhémie, en propageant les écrits des revivalistes et de grands hommes de Dieu du passé sur
le réveil, la sainteté et la prière, cherche à allumer les flammes du réveil dans l'âme de l'Eglise
francophone et de l'Eglise française en particulier. Ainsi, depuis septembre
2001, ERM traduit régulièrement de l'anglais de courts articles et extraits d'écrits historiques
émanant d'éminents hommes du réveil ou de prédicateurs de la sainteté, qui définissent
clairement les principes immuables de Dieu relatifs à la prière et au réveil. Une palette
d'ouvrages classiques sur le réveil est également en cours de traduction et sera diffusée
intégralement et gratuitement en version électronique sur le site Web. Les auteurs sélectionnés
n'ont pas été retenus sur la base d'un point de vue théologique particulier, mais plutôt à cause
de leur profonde acuité spirituelle à propos des principes fondamentaux de la prière et du
réveil.

Ne soupirons-nous pas, avec un ardent désir et un profond chagrin, de voir Dieu agir dans
notre propre génération dans la puissance du réveil comme à l'époque de la Réforme?
Pouvons-nous, en effet, en tant que peuple de Dieu, continuer de négliger, sans avoir le coeur
serré et sans à peine une larme versée, de prendre possession de l'héritage spirituel de l'Eglise
francophone qui a produit de remarquables héros de la foi : Guillaume Farel, Jean Calvin,
Thédore de Bèze, Pierre Valdo, César Malan, Félix Neff, Olivétan, etc.?

Depuis la Réforme, les mouvements suscités par l'Esprit de Dieu ont toujours été combattus
en France par les forces du mal, à travers de sévères persécutions. Tandis que l'Eglise
anglosaxonne a été balayée de nombreuses fois dans l'histoire par les vagues de la Grâce, et
que de ces Grands Réveils historiques sont sortis des hommes de prière pieux et consacrés qui
ont laissé aux générations suivantes, par leurs riches écrits, des semences éternelles de
Bénédiction Divine, la France, elle, a embrassé les idées d'un Voltaire pour entrer dans la voie
des révolutions, fermant ainsi la porte pendant de nombreux siècles à la pleine Présence
Divine. Deux destinées différentes ont depuis lors séparé le monde anglosaxon et l'Europe
avec au centre la France : dans le premier, la réalité du Royaume de Dieu et la foi en Dieu
(certes largement apostasiée aujourd'hui), et dans l'autre, la construction de l'empire de
l'Antéchrist favorisé par une pluie d'idées et de pensées teintées d'irréligion, de révolte et de
scepticisme mêlées à une religion officielle constantinienne qui resurgit aujourd'hui comme
un instrument de paix sociale et séduit beaucoup d'élus. Mais là où le péché abonde, la grâce
surabonde.

"Pourquoi la France n'a-t-elle pas eu un Wesley? Pourquoi, sur le vieux tronc de la réforme
huguenote, n'a-t-on pas vu surgir un apôtre, entraînant les âmes dans les voies d'une seconde
réformation? L'Eglise martyre qui a produit Claude Brousson et Paul Rabaut, Antoine Court
et Pierre Corteiz, ces contemporains de Wesley, était une mčre assez féconde, semble-t-il,
pour donner le jour ŕ un Wesley français (...). Toutefois, ce qui n'a pas eu lieu dans le passé,
l'avenir l'a peut-ętre en réserve. "Les grands serviteurs de Dieu, a dit le professeur Edouard
Sayous, ne sont pas la propriété et le secret de l'Angleterre. Dieu peut les faire surgir oů il
veut. Il peut donner ŕ la société française un Wesley français. Oh! qu'il vienne, et, quel que
soit le nom de son Eglise, qu'il soit béni."." (Matthieu Lelièvre, John Wesley, Sa Vie et Son
Oeuvre)
ERM se veut le cri du coeur d'une sainte aspiration au réveil dans la francophonie,
en promouvant l'expression d'un véritable christianisme centré sur Christ. ERM n'est pas une
organisation mais une vision qui a eu pour genèse une intense aspiration au renouveau dans
nos coeurs, aspiration qui a pris naissance au début des années 1990 avec une faim de Dieu et
de Sa plénitude déclenchée par les Discours sur les Réveils Religieux de Charles Finney. Cette
faim s'est ensuite approfondie avec les années d'expérience du désert et avec une conscience
toujours plus aiguë de la dépravation de notre propre coeur. Elle a été ravivée par la
découverte des écrits d'éminents hommes de Dieu diffusés par The Watchword, découverte
qui a consolidé en nous le désir de partager à nos frères et soeurs francophones les richesses
insondables de Christ inconnues de notre génération et qui brillent par leur absence dans la
littérature religieuse française. Cette faim s'est traduite par une insatisfaction grandissante vis
à vis d'un statu quo dans l'Eglise caractérisé par l'absence de contrition issue de la prière
intense et agonisante.

ERM tire son nom de la vision de la "reconstruction de la muraille" de Néhémie qui est un


modèle intemporel d'un réveil envoyé du ciel. Elle doit son identité à l'influence déterminante
de géants spirituels tels que Charles Finney, Andrew Murray, James Hudson Taylor, E.M.
Bounds, A.W. Tozer, Leonard Ravenhill, et David Wilkerson, - et du côté français, de Pierre
Truschel, maintenant dans la gloire, pour n'en nommer que quelques uns. Ceux-ci ont été pour
nous des modèles de foi, de sainteté et de zèle, dont les écrits ont été comme une rosée venant
du ciel sur un sol desséché. La Sentinelle de Néhémie représente une partie des ressources
qu'ERM met à la disposition du peuple de Dieu francophone pour atteindre les objectifs
mentionnés. Les autres ressources ne sont cependant accessibles que sur inscription
électronique (remplir le formulaire à cet effet dans la section Contact).

Nous sommes enfin redevables à l'Ecole Prophétique Européenne pour la profondeur du


discernement prophétique qu'elle pratique et qui nous a formés dans une meilleure
compréhension des voies de Dieu selon la vérité glorieuse et inimitable de l'Evangile de
Christ.

Dans la pratique, nous nous engageons nous-mêmes à donner la prééminence au Seigneur


Jésus-Christ dans nos réunions collectives, nos familles et nos vies individuelles, par la prière
fervente et l'obéissance à Dieu dans l'amour, afin de confirmer de façon visible que Christ seul
est Roi et le Sauveur du monde.

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