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Luc-Actes

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Luc-Actes est le nom donné par les biblistes à l'ensemble formé par l'Évangile selon
Luc et les Actes des Apôtres dans le Nouveau Testament. Ces deux textes décrivent
le ministère de Jésus de Nazareth ainsi que les vies des apôtres (et de Paul de
Tarse à partir du chapitre 13).

Présentation[modifier | modifier le code]
Les deux textes sont considérés comme l'œuvre de Luc1. Ils sont dédiés à un
personnage nommé Théophile2. Le livre des Actes commence par "Dans mon
premier livre..." (en référence à l'Évangile selon Luc).
La tradition affirme que Luc, cité dans Colossiens 4. 14 [archive], était un disciple de
Paul, mais la plupart des spécialistes rejettent ce point de vue. Ces deux ouvrages
ont été rédigés par un Grec vers les années 70-85 et destinés à un public non juif.
Irénée de Lyon est le premier à mentionner Luc, en particulier contre le marcionisme.

La vie des premiers chrétiens. Au fil du texte : Ac 2,42-47


Commentaire au fil du texte
 
Commencer
 
Icône de Notre-Dame des Apôtres, Philippe Lejeune , 1977. Ch ... https://www.bible-service.net/
Immédiatement après le récit de la Pentecôte, l'auteur du livre des Actes présente quatre éléments
fondamentaux de la communauté primitive à Jérusalem: l'enseignement des apôtres, la communion
fraternelle, la fraction du pain, les prières.
 
Ac 2, Ac 4 : la vie des premiers chrétiens

Immédiatement après le récit de la Pentecôte et la longue prédication de Pierre aux Juifs rassemblés ce jour-là
à Jérusalem (prédication qui débouchera sur la conversion et le baptême d’ ''environ 3000 personnes'') l'auteur
du livre des Actes présente la communauté de Jérusalem (Ac 2,42-47).

Il le fait en des termes si choisis, si élogieux que l'on peut se demander si cette communauté a réellement existé et s'il
est un bon historien !REF:203

''Ils étaient assidus à...'' (vv. 42-43) Dans le premier verset, Luc présente quatre éléments fondamentaux de la
communauté primitive : l’enseignement des apôtres, la communion fraternelle, la fraction du pain, les prières. Le verbe
qui les commande est à l’imparfait, comme tous ceux qui suivront. Il évoque un état durable et non une action
ponctuelle. Luc veut-il montrer que ces éléments sont constitutifs de toute communauté chrétienne ? Leur apparition
dans la suite du récit pourrait confirmer cette hypothèse.

La première caractéristique mentionnée par Luc est l’enseignement des apôtres. Le mot ''enseignement'' (en grec :
didachè) a-t-il ici le sens technique qu'il aura plus tard - à savoir l'instruction des baptisés ? Ne se réfère-t-il pas plutôt à
la prédication des apôtres à l'extérieur comme à l'intérieur de la communauté ? Un point semble certain : pour Luc, la foi
de la communauté naît et s'approfondit en référence à l'enseignement de ceux qui ont été les témoins directs de la vie et
de l'enseignement du Seigneur (Ac 1,21-22).

Suit l'évocation de la ''communion fraternelle''. Cette expression traduit en fait un seul mot grec : koïnonia, un mot riche
de significations. Il peut désigner aussi bien la solidarité matérielle que la communion spirituelle des croyants avec Dieu
ou des fidèles entre eux.
La ''fraction du pain'' est le terme technique que Luc utilise à propos des chrétiens qui renouvellent le geste de Jésus
''rompant le pain'' lors de la dernière Cène. Le Troisième Évangile avait déjà utilisé cette expression, lorsque les
disciples d’Emmaüs avaient reconnu Jésus ''à la fraction du pain'' (Lc 24,35).

Les ''prières'' constituent une dernière caractéristique de l’Église de Jérusalem. Mais on s'étonne de ce pluriel. S'agit-il là
de diverses formes ou moments de la prière communautaire ? Un peu plus loin, on verra les premiers chrétiens
participer à certains temps liturgiques au Temple de Jérusalem (2,46 ; 3,1). Luc nous dit qu'ils priaient également dans
leurs maisons, à l’occasion de repas en commun, et la louange semble dominer (2,47).

''Ils étaient unis…''(vv. 44-45) Les versets qui suivent reprennent certains aspects de la vie communautaire, ou
évoquent les sentiments de ceux qui voyaient vivre la communauté de Jérusalem. On y apprend que la prédication des
apôtres, s’accompagne de ''prodiges et de signes''. Elle s'apparente en cela à celle de Jésus (2,22 cf. 5,12 ; 6,8 etc).
Mais comment comprendre le fait que la crainte suscitée par la prédication des apôtres (v.43) n’exclue pas une certaine
attirance (v.47) ?

La suite de la présentation souligne avec force le motif de l’unité. L’accroissement du groupe initial aurait pu
compromettre l’unanimité originelle. Il n’en est rien, affirme Luc qui fait de la communion la caractéristique essentielle de
''tous ceux qui étaient devenus croyants'' (v.44). Pour la première fois apparaît ici le verbe ''croire'' que Luc utilisera 36
fois dans ce livre ! Mais l’élément inédit, dans ce passage, vient de ce que l’unité des croyants n’est pas seulement
spirituelle: ''ils mettaient tout en commun; ils vendaient leurs propriétés et leurs biens pour en partager le prix entre tous
selon les besoins de chacun'' (vv.44-45). C’est un fait que Luc tient fortement à souligner. Est-ce le signe que, pour lui,
la communion ne peut rester un partage purement spirituel, mais qu'elle a aussi une dimension économique ?

''…ils louaient Dieu.'' (vv. 46-47) En précisant que les chrétiens de Jérusalem ''se rendaient chaque jour assidûment
au Temple'' et qu’ ''ils rompaient le pain à domicile'', Luc note à la fois l’attachement de l’Église de Jérusalem au Temple
et son originalité par rapport au judaïsme. Au même moment, l’unanimité, l’allégresse et la louange caractérisent une
nouvelle fois la communauté de Jérusalem. C'est bien le signe que ces premiers chrétiens n’avaient pas la piété
ombrageuse ou morose ! Et l’on en vient à se demander si ce n'est pas une des raisons pour lesquelles ''ils avaient la
faveur du peuple tout entier'' (v.47a).

En réalité, aussi important soit l'impact de ces chrétiens sur ceux qui les voyaient vivre, Luc a bien soin de rappeler,
dans un dernier verset, que la force d’attraction de la communauté de Jérusalem était due surtout à l’action du Seigneur
lui-même qui ''adjoignait chaque jour à la communauté ceux qui trouvaient le salut'' (v.47). Pourquoi ce rappel ? Certains
auraient-ils oublié que le Seigneur, et lui seul, était le maître de la mission ?

© Pierre DEBERGÉ. 

Comment prier ?
- Prier avec un cœur HUMBLE, avec la conscience d’être un pécheur, comme le publicain (Luc 18, 10-
14), comme le malfaiteur repenti (Luc 23, 41-43). Si Dieu nous pardonne, à notre tour nous devons
être prêt à pardonner aux autres (Mat.5, 24 ; 6,14 ; Marc 11,25)

- Prier LONGUEMENT, sans se décourager (Luc 18, 1-7), chaque jour (Mat. 6, 11). Prier en tout
temps (Luc 11,36). « Veillez et priez pour ne pas entrer en tentation » (Marc 14,38).

- Avec FOI et CONFIANCE : « Demandez, on vous donnera » (Mat. 7, 7-11). « Croyez que vous
l’avez reçu » (Marc 11, 24).

- Mais avec SOUMISSION, sans essayer de faire pression. Le Père sait mieux que nous ce qu’il nous
faut (Mat.6, 8). Prier comme un enfant : Si tu veux, comme tu veux. Être toujours content de ce qu’il
nous donne.

- L’essentiel est d’avoir FAIM (Jean 4, 34 ; 6, 27) et SOIF de Dieu (Jean 7, 37 ; psaume 63).

- Prier AU NOM DE JÉSUS : Par Jésus Christ notre Seigneur. « Tout ce que vous demanderez à mon
Père en mon nom, il vous l’accordera » (Jean 15, 16 ; 16-23).

Jésus est dans la gloire de Dieu : Il est notre intermédiaire. Il prie en nous par son Esprit. Notre prière
est d’autant meilleure qu’elle entre dans la prière de Jésus.
LE NOTRE PÈRE
La plus belle prière est celle que Jésus nous a apprise.

- Notre Père. Toutes les prières de Jésus commencent par le mot Père.

- Que ton Nom soit sanctifié. Le Nom désigne Dieu lui-même. Que tous les hommes te
reconnaissent comme leur Père. Jésus, par toutes ses actions – prédications, miracles – avait pour
but de faire connaître l’amour du Père : la brebis perdue, le Père miséricordieux (Luc 15).

- Que ton règne vienne. Jésus est venu inaugurer le ROYAUME. Il a dit quelles étaient les
dispositions pour y entrer (Mat. 5, 3-11). Il en a donné les signes par les miracles. La Transfiguration
l'annonce et sa Résurrection le réalise. L’Église continue d’annoncer le règne par l’évangélisation.

- Que ta volonté soit faite. La volonté de Dieu c’est que tous les hommes soient sauvés (1 Tim 2, 4).
Jésus a travaillé pour que ce projet du Père se réalise. « Ma nourriture c’est de faire la volonté de
Celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre » (Jean 4, 34 ; 8, 29 ; 14, 31 ; 19, 30).

- La première partie du Notre Père, c’est la prière que Jésus adresse au Père et en même temps c'est
ce qu’il a vécu. La prière n’est pas d’abord une demande pour soi-même, mais une recherche de la
gloire de Dieu.

- Cependant, il est normal de demander aussi ce dont nous avons besoin, comme font les enfants
avec leur père ; mais il faut demander « les bonnes choses », c’est à dire d’abord les biens spirituels :
les dons de l’Esprit, pour nous et pour tous les hommes – les ouvriers pour la moisson – l’éloignement
des démons – et même le bien des ennemis (Mat. 5, 44).

- Donne-nous aujourd’hui le pain dont nous avons besoin. Le pain, l’Évangile en parle souvent,
en particulier à la multiplication des pains. Mais il est le signe du vrai pain qu’est l’Eucharistie.
Pensons à tous les hommes qui, encore aujourd’hui, en sont privés.

- Pardonne nous nos péchés. A condition d’ajouter que nous sommes prêts, nous aussi, à
pardonner à nos frères. Jésus l’a recommandé (Mat. 5, 7 ; 6, 44 ; Marc 11,25) et il l’a pratiqué lui-
même héroïquement (Luc 23, 34).

- Ne nous soumets pas à la tentation. Ce n’est pas Dieu qui nous tente, c’est le mal qui est en nous,
ainsi que Satan, le Mauvais. Nous demandons la grâce et la force de résister au mal et de choisir
librement le bien.

- Délivre-nous du mal sous toutes ses formes : maladie, souffrance, tristesse, péché.

Conclusion
Une bonne manière de prier peut être de reprendre lentement les prières mêmes de Jésus.

- Notre Père.

- Je te bénis, Père du ciel et de la terre (Luc 10, 21-22)

- Je te rends grâce parce que tu m’as exaucé (Jean 12, 27)

- Père, sauve-moi de cette heure (Jean 12, 27)

- Qu’ils soient un (Jean 17…)

- Père, s’il est possible, éloigne de moi cette souffrance, cependant que ce ne soit pas ma volonté
mais la tienne. (Luc 22, 42)

- Père, pourquoi m’as-tu abandonné ? (Marc 15, 34)


- Père, je remets ma vie entre tes mains (Luc 23, 46).

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