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Chapitre IV Etude Thermique

ETUDE THEMIOQUE

IV.1. INTRODUCTION
Le règlement BAEL91 exige que pour toute structure ayant des éléments structuraux supérieur à
25m dans les régions sèches et à forte exposition de température doivent être vérifiées par une
étude thermique.
Vu que les dimensions en plan du bâtiment étudié sont supérieures à 25 m, L X = 34,00m, LY =
25,35 m ; il est impératif de faire une étude thermique ; En plus des contraintes produites par les
chargements verticaux et horizontaux, notre structure sera sollicitée par des contraintes thermiques.

IV.2. EFFET DE LA TEMPERATURE


La variation de la température a une influence sur la vie de la structure suivant les changements
saisonniers ; une augmentation sensible de la température provoque une dilatation des éléments
structuraux d’un ouvrage, de même une chute de la température provoque un raccourcissement de
ces derniers.
Sous ces variations, il est indispensable de soit prévoir des joints de dilatation tous les 25 m et cela
en respectant les normes d'exécution, soit prendre en compte dans le calcul l'effet de température.
Etant donné que la température à l'intérieur des bâtiments est uniforme, donc principalement les
éléments situés à l'extérieur sont les plus concernés par l'étude de l'effet de température

IV.2.1. COEFFICIENT THERMIQUE


Le coefficient de dilatation du béton est de l’ordre de 7 à 12 10-6 ; il dépend de :
1. La nature des agrégats.
2. Rapport eau ciment E/C.
3. L'humidité relative et de l'intervalle de température.
Ce coefficient est voisin de celui de l’acier qui est de l’ordre de 10 -5. Cette circonstance a permis le
développement du béton armé.
Pour les ouvrages hyperstatiques soumis à des variations de températures importantes, il est
intéressant de mettre en vue un béton dont le coefficient de dilatation thermique soit le plus faible,
ce résultat peut être obtenue en utilisant des adjuvants spéciaux.

PFE 2004 - 2005 100


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IV.2.2. CONTRAINTE THERMIQUE


La dilatation ou le raccourcissement des éléments porteurs (poteaux, poutres, voiles), dus aux
variations de la température fait apparaître des contraintes dans ces éléments.
Si on considère une poutre bi encastrée, soumises à une augmentation de température de t 0 à t ; les
réactions d’encastrements empêchent toute dilatation thermique, des contraintes de traction ou de
compression, apparaissent dans la poutre et leurs valeurs s’obtiennent par la condition d’invariation
de la longueur.
Sous l’effet de variation de la température, l’allongement on le raccourcissement de l’élément est
donné par la formule suivante :
ΔL = α × L0 × Δt
Sachant que :
L
 
L
Donc : ξ = α × Δt
La contrainte est évaluée par la loi de HOOK qui est valable que dans le domaine élastique, son
expression est :
σ=Е×ξ
D’où : σ = Е × α × Δt
Avec :
ΔL : variation de la longueur de l’élément
Δt : variation de la température
α: coefficient de dilatation thermique
L0 : longueur de la poutre
E : module de YOUNG
σ: contrainte thermique
On remarque que la variation de la température Δt a donné naissance à une contrainte σ, sachant
que les déplacements (allongement, rétrécissement) seront axiaux, la contrainte sera aussi axiale.

IV.2.3. CONVENTION DE SIGNE


La contrainte thermique produite par une variation de la température se traduit par une contrainte
de traction ou de compression et cela en fonction de l’augmentation ou de la diminution de la
température :

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Δt > 0  σ > 0 ……………………. Allongement, traction


Δt < 0  σ < 0 ………………….. Rétrécissement, compression

IV.3. LA PROCEDURE DU CALCUL


A fin de quantifier les induits par la température dans les différents éléments de contreventement
de la structure en égard des dimensions en plan : LX = 34,00 m et LY = 25,35 m, un calcul à la
température a été conduit sur la base de :Δt = 15°C, α = 10-5°C.
Le calcul a été effectué sur les poutres de l’extrémité, les plus exposées à la variation de
température, en l’occurrence les poutres où on tiendra compte que de la dilatation horizontale.
Le calcul a été fait à l’aide du logiciel SAP2000 en introduisant le gradient de température comme
charge d’accompagnement.
La sollicitation la plus défavorable est celle de l’ELU :
1,35 G + 1,5 Q + 0,8 T

IV.4. RESULTATS DU CALCUL


Les efforts résultants maximaux qui agissent sur les différentes poutres sont résumés dans les
tableaux ci dessous :

Appuis Travée
'
N Mmax As As N Mmax As As'
Poutres soll soll
(kN) (kN.m) (cm2) (cm2) (kN) (kN.m) (cm2) (cm2)

Terrasse 675,45 72,03 SPC 0 0 675,45 83,93 SPC 0 0


Etage
771,94 66,25 SPC 0 0 771,94 52,90 SEC 0 0
courant

RDC 774,98 30,58 SEC 0 0 774,98 29,81 SEC 0 0

Tableau IV.1: Ferraillage des poutres porteuses selon 1,35G +1,5Q+ 0,8 T

Appuis Travée
'
Poutres N Mmax soll As As N Mmax soll As As'

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(kN) (kN.m) (cm2) (cm2) (kN) (kN.m) (cm2) (cm2)


35X55
636,85 64.91 SEC 0 0 636 ,85 32,78 SEC 0 0

Tableau IV.1: Ferraillage des poutres inclinées selon 1,35G +1,5Q+ 0,8 T

CONCLUSION
En comparant les sections d'armatures données par le tableau ci-dessus avec celles trouvées dans le
chapitre VI, on peut déduire que l'effet de la température sur la structure est négligeable.

PFE 2004 - 2005 103

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