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Généralités CHAPITRE

1-1- Introduction :
Dans les années 90, le gaz naturel était l'énergie dont le taux de croissance
dans le bilan énergétique mondial était le plus rapide. Néanmoins, les évolutions
récentes du contexte énergétique, notamment en termes de prix, ont eu un impact
assez prononcé sur la progression des différentes énergies de gaz naturel.
1-2 - Une énergie naturelle :
Dans un contexte de préoccupation grandissante de dégradation de
l'environnement, la qualité première du gaz naturel est son caractère non polluant.
Sa composition chimique explique qu'il soit considéré comme le combustible le
plus propre. Le gaz naturel ne contient pratiquement pas de soufre et ne produit
quasiment pas de dioxyde de soufre (responsable des pluies acides). Les émissions
d'oxyde d'azote et de gaz carbonique (responsable de l'effet de serre) sont, à
énergie produite équivalente, sensiblement plus faibles que celles du pétrole (20 à
25% d'émission de dioxyde de carbone en moins) et du charbon (40 à 50% de
moins).
1-3 - Une énergie performante :
La puissance calorifique est exprimée en kWh (kilowattheure). Avec 1 kWh
on peut, par exemple, préparer un repas pour deux personnes, chauffer 30 litres
d'eau ou une pièce d'habitation de surface moyenne pendant 2 heures. Les
performances techniques et les technologies gazières permettent, aujourd'hui,
d'obtenir un meilleur rendement, des coûts de production plus faibles, ainsi qu'une
grande souplesse d'utilisation par rapport aux énergies concurrentes. Cette
supériorité technique est particulièrement notable dans le domaine de la production
d'électricité en cycle combiné qui devrait absorber la moitié de la croissance
mondiale attendue de gaz naturel, le reste étant destiné au chauffage domestique et
à l'industrie.
1-4 - Une énergie compétitive :
Selon votre budget et l'importance de vos besoins thermiques, il existe une
solution sûre et économique. Ainsi, grâce à ses multiples atouts, le gaz naturel
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s'impose comme une énergie de choix. Sa disponibilité à tout moment, sa


discrétion, sa grande facilité de combustion, sa propreté, sa souplesse d'utilisation,
sa capacité à s'intégrer dans les systèmes automatisés et son coût compétitif
répondent aux besoins de tous les domaines d'activité.
1-5 -Usage et qualité de gaz naturel :
Avec le gaz naturel, vous choisissez une chaleur douce, modulable, disponible
en permanence et ceci sans manutention particulière, ni stockage. En rapport avec
votre budget et vos goûts, il existe une solution au gaz naturel pouvant s'adapter
parfaitement à votre logement et à vos besoins thermiques.
2- Le gaz dans le monde :
2-1. Réserves de gaz :
Ces réserves, bien que limitées sont très importantes et les estimations
concernant leur taille continuent de progresser à mesure que de nouvelles
techniques d'exploration ou d'extraction sont découvertes. Les ressources de gaz
naturel sont abondantes et très largement distribuées à travers le monde. On estime
qu'une quantité significative de gaz naturel reste encore à découvrir
Les réserves prouvées sont celles qui pourraient être produites avec la technologie
actuelle.
L'ex : Union soviétique et le Moyen-Orient se partagent à eux deux environ
les trois quart des réserves mondiales de gaz naturel (respectivement 38% et 35%
du total).
Les réserves mondiales de gaz naturel ont plus que doublé au cours des vingt
dernières années et s'élevaient en 2004, à 150,19 millions de mètres cubes.
Le ratio mondial des réserves prouvées de gaz naturel par rapport à la production à
son niveau actuel est entre 60 et 70 ans. Ceci représente le temps restant avant
l'épuisement des réserves en supposant que les taux actuels de production soient
maintenus.

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Les Réserves Mondiales Prouvées

TOTAL MONDIAL 150 000 Milliards de m3

2-2. Production mondiale du gaz naturel :


Les principaux pays producteurs en 2005 étaient les Etats-Unis et la
Fédération de Russie avec respectivement 22,9 % et 22,5 % de la production
mondiale. D'autres Etats possède également une certaine importance tels que le
Canada, le Royaume-Uni, l'Algérie, l'Indonésie, l'Iran, les Pays-Bas.
Ces pays ont représenté à eux seuls plus de 86% de la production totale de gaz
naturel en 2004. A noter que l'Amérique du Nord et l'ex Union soviétique
produisent 59% de la production globale.
La production mondiale totale en 2004 était de 2422,3 milliards de mètres
cubes en croissance de 4,3% par rapport à l'année précédente. Une croissance
sensiblement plus élevée que la moyenne annuelle sur la période 2003-2004. Bien
que la production ait augmenté dans toutes les régions, la croissance la plus rapide
a été enregistrée au Moyen-Orient et en Afrique. Pendant la décennie 90, la
production a progressé dans toutes les régions sauf en ex Union soviétique.
Une hausse de la production de gaz naturel dans le monde est anticipée en
raison des projets d'exploration et d'expansion planifiés en prévision d'une
demande future haussière.

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La Production Mondiale Du Gaz

TOTAL MONDIAL 22422.33 milliards de m3

2-3. Consommation mondiale en gaz naturel :

Le gaz naturel représente près du quart de la consommation énergétique


mondiale. Cette consommation a considérablement augmenté au cours des 30
dernières années.
Les principaux pays consommateurs de gaz naturel en 2000 étaient les Etats-
Unis, avec 27,2% de la consommation totale et la Fédération de Russie, avec
15,7%. L'Amérique du Nord et l'ex Union soviétique ont consommé ensemble
environ 55% du gaz naturel produit. La part de l'Europe dans la consommation
totale de gaz naturel était de 19,1%. Ces trois zones représentent à elles seules les
trois quart de la consommation globale.
La croissance de la consommation était 4,8% en 2004, avec des taux plus
élevés en Afrique (12,8%) et en Asie (7,8%). La consommation mondiale totale a
représenté 2404,6 milliards de mètres cubes.
Les principales agences énergétiques mondiales prévoient une progression
importante de la demande à travers le monde au cours des vingt prochaines années,
croissance qui devrait principalement avoir lieu au sein des pays en développement
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3 - Le gaz naturel en Algérie :


L’Algérie a une importante industrie du gaz naturel, et un important
producteur de gaz au niveau mondial.
A la fin de 1953, plusieurs compagnes de sismiques aboutirent à la mise en
évidence d’une zone haute pouvant constituer un anticlinal, notamment dans la
région de Hassi R’Mel. Un premier forage (HR1) a été réalisé en 1956. Huit puits
sont alors réalisés, délimitant ainsi une structure anticlinale constituant un grand
réservoir de gaz. Ce premier développement du champ permet de préciser le viciés
des niveaux géologiques et d’approfondir les connaissances sur le réservoir et son
effluent.
Quatre puits sont relies à un centre de traitement permettant l’exploitation
commerciale du champ. Des février 1961 deux unités livrent du gaz à GL4-Z à
travers un gazoduc reliant Hassi- R’Mel à Arzew, le condensât était évacué à
Haoudh El Hamra via l’oléoduc «N°8 ».
Depuis la mise en exploitation, plusieurs étapes ont été marquées avant
d’atteindre la phase actuelle de développement. De 1961 à 1971, la production
annuelle de gaz brut passe de 0 ,8 à 3,2 milliards de m3 et celle du condensât passe
de 126 000 à 623 000 tonnes. De 1971 à 1974, des études des réservoirs permettent
de définir le mode d’exploitation du champ. En 1974, parallèlement à ces études,
une extension du centre de traitement était réalisée par l’adjonction de six
nouvelles unités d’une capacité totale de 300.106 m3/j.
Un programme de forage complémentaire était porté sur 23 nouveaux puits
réalisés entre 1971 et 1974.
Depuis 1980, l’Algérie est devenue l’un des grands exportateurs mondiaux de
gaz naturel. Une particularité à souligner est que l’Algérie a pu réaliser diverses
installations de liquéfaction de gaz naturel qui lui permettent de le commercialiser
sous forme liquide et le transporter dans des méthaniers vers le marché extérieur
(Etats-Unis, Europe.. etc.).

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Parallèlement à ce mode de transport, l’Algérie a pu transporter son gaz par des


gazoducs reliant directement Hassi R’mel à l’Europe, c’est ainsi qu’elle exploite
actuellement le fameux gazoduc trans-méditerranéen qui relie l’Algérie à l’Italie et
la Slovénie via la Tunisie. [2]
3-1. Richesse Algérienne en gaz naturel :
L’Algérie possède des réserves immenses en gaz naturel à savoir le champ de
Hassi R’mel, qui est le plus grand à l’échelle mondiale et celui de Ain- Salah qui
est exploité en l’an 2002. L’Algérie est placée au quatrième rang, en possédant
10% environ des réserves mondiales.
L’exploitation de gaz naturel en provenance de l’Algérie atteindra 80
milliards m3 de production (voir figure-1). Autrement dit l’Algérie deviendra le
premier exportateur dans ce secteur.

3-2- Les réserves gazières en Algérie :


En janvier 2003, les réserves prouvées de gaz naturel sont estimées à
4,077.109m3. Au cours des dix dernières années, les bassins de Berkine et d'Illizi
ont enregistré les taux de réussite les plus élevées dans l'exploration, avec
respectivement 51% et 50%. Parmi les autres bassins de Berkine qui se classent
comme les plus fructueux figure le bassin de Oued Mya ou ils ont effectué une
autre découverte de gaz et de pétrole en 2002, ainsi que les bassins de Timimoun et
Hassi Messaoud (voir figure-2). Il est estimé actuellement que des investissement
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de l'ordre de 7Milliards de $ devront être débloqués les prochaines années afin de


développer touts les découverte réalisées. [2]

4-Caractéristique du gaz naturel :


Au stade final de son exploitation, le gaz naturel peut être caractérisé par les
propriétés suivantes :
4- a)Densité :
Elle est définie pour un gaz comme étant le rapport de sa masse volumique à
celle de l’air dans les conditions déterminées de température et de pression.
Comme elle peut être obtenue à partir de sa masse moléculaire que l’on peut
définir au moyen de sa composition chimique en utilisant la relation :

DENSITE DU GAZ = MASSE MOLECULAIRE /28.966


*
4- b) Pouvoir calorifique :
C’est la quantité de chaleur dégagée par la combustion d’une unité de volume
du gaz, mesurée dans les conditions de référence. Le pouvoir calorifique pour le
gaz naturel s’exprime en joules par mettre cube.
Il existe deux valeurs de pouvoir calorifique :
- Pouvoir calorifique supérieur :

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Il correspond à la chaleur dégagée pour la combustion complète de 1 Kg ou


1m3 de combustible dans la fumée, l’eau fumée ce trouve à l’état liquide.

- Pouvoir calorifique inférieur :


Il correspond à la combustion, dans laquelle l’eau est à l’état vapeur dans la
fumée. Une quantité de chaleur du PCS qui est égale à la chaleur latente de
vaporisation de l’eau.
4- c) Composition chimique :
Elle indique la nature des composés hydrocarbures et d’autres constituants du
gaz et leur importance relative dans le mélange par l’intermédiaire de leur fraction
volumique ou moléculaire.
La composition chimique d’un gaz est utilisée pour l’étude de vaporisation.
Elle sert a calcule certaines de ces propriétés en fonction de la pression et de la
température (compressibilité, densité) et à définir les conditions de son traitement
lors de l’exploration (extraction des produits liquides).
4- d) Composition du GN :
Les différentes compositions de gaz naturel sont dues à la diversité de ses
origines, d’ailleurs on peut avoir :
- Un gaz bactérien :
Le mode bactérien est dû à l’action de bactéries sur les débris organique qui
s’accumulent dans les sédiments. Le gaz formé est appelé gaz bactérien ou gaz
biochimique.
- Un gaz thermique :
Au cours de l’évolution des bassins sédimentaires, les sédiments sont portés à
des températures et pressions croissantes. Ils vont subir une dégradation thermique
qui va donner à côté des hydrocarbures une large gamme de composés non
Hydrocarbonés.
- Un gaz inorganique :
Le mode inorganique de formation des gaz hydrocarbures reste très secondaire
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Les gaz volcaniques ou les sources hydrothermales contiennent parfois du méthane

4-e) Type de gaz naturel :


L’apparition d’une phase liquide dépend des conditions de température et de
pression dans le réservoir et en surface. Ceci conduit à distinguer les cas suivants :
- Gaz sec :
Ne formant pas de phase liquide en cours de production dans les conditions de
productions. Le gaz est concentré en méthane et contient très peu d’hydrocarbures
plus lourds que l’éthane.
- Gaz humide :
Formant une phase liquide en cours de production dans les conditions de
surface, Il est moins concentré en méthane.
- Gaz a condensât :
Formant une phase liquide en cours de production dans les conditions de
surface, il est moins concentré en méthane.
- Gaz associé :
Coexistant dans le réservoir avec une phase « huile » (gisement de pétrole). Le
gaz associé comprend le gaz de couverture (phase gazeuse présente dans le
réservoir) et le gaz dissous.
- Gaz Non Associé :
C'est la forme la plus exploitée de gaz naturel. Son processus de formation est
similaire à celui du pétrole. On distingue le gaz thermogénique primaire, issu
directement de la pyrolyse du kérogène, et le gaz thermogénique secondaire, formé
par la pyrolyse du pétrole. Le gaz thermogénique comprend, outre le méthane, un
taux variable d'hydrocarbures plus lourds, pouvant aller jusqu'à l'heptane (C 7). On
peut y trouver aussi du CO2, du SO2, et du H2S appelé aussi « gaz acide » .
- Gaz Biogénique :

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Le gaz biogénique est issu de la fermentation par des bactéries de


sédiments organiques. À l'instar de la tourbe, c'est un combustible fossile mais
dont le cycle est relativement rapide. Les gisements biogéniques sont en général
petits et situés à faible profondeur. Ils représentent environ 20% des réserves
connues de gaz conventionnel.
5- Procédés De Traitement De Gaz :
Les procédés de traitement de gaz sont multiples, le choix du procédé adéquat
se base sur les critères suivants :
- Qualité de l’effluent brut.
- Taux de récupération d’hydrocarbures liquides visé.
- Spécifications des produits finis.
- Coût global des investissements.
Pour les types de procédés qui sont mis en œuvre, il y a :
a) Procédés « PRITCHARD » :
Il est basé sur le refroidissement du gaz par échanges thermique et par
détentes avec utilisation d’une boucle de propane comme système réfrigérant pour
atteindre en fin de cycle de température voisine de -23 °C.
b) Procédés « HUDSON » :
Il est basé sur le refroidissement du gaz par échanges thermique et par une
série de détentes à travers une machine dynamique appelée « turbo expander » qui
permet d’atteindre un niveau de -40°C.
c) Procédés mixtes :
Ils sont les plus performants, car ils utilisent le turbo- expander, la vanne Joule
–Thomson et la boucle de propane, où on atteint les -66°C.
Les procédés mixtes sont plus performants, car ils permettant une meilleure
récupération des hydrocarbures. Le gaz brut en provenance des puits producteurs
est un mélange (Gaz et hydrocarbures liquides) contenant une faible proportion
d’eau de gisement. Elle se présente à une pression de 67,5 bars et une température
max de 100°C. (Cas de Alrar).
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Le fonctionnement s’articule autour de quatre étapes :

- Elimination de l’eau :
L’eau libre contenue dans la charge est éliminée par décantation au niveau du
premier ballon de séparation par un refroidissement à travers des aèrorèfrigérants.
L’eau de saturation des hydrocarbures est éliminée par adsorption sur un tamis
moléculaire ou par absorption au glycol.
- Extraction des l’hydrocarbures liquides :
Elle se fait par abaissement progressif de la température du gaz brut suivant les
procédés cités précédemment obtenant ainsi un gaz très sec répondant aux
spécifications commerciales.
- Stabilisation et fractionnement des l’hydrocarbures liquides :
Cette section de la chaîne permet le traitement des hydrocarbures liquide
extraits de l’effluent en deux phases et par distillation fractionnée.
La stabilisation permet d’éliminer tous les gaz légers tels que le méthane et
l’éthane entraînés et le fractionnement consiste à séparer les hydrocarbures liquides
stabilités en condensât et GPL.
- Recompression Des Gaz Moyenne Pression :
Le gaz des séparateurs moyenne pression ont les mêmes qualités que le gaz
sec produit, pour cela, ils sont récupérés puis comprimés avant d’être mélangés au
gaz sec.
6- Caractéristiques Et Domaines De Valorisation Du Condensât :
Le condensât est constitué d’un mélange d’hydrocarbures paraffiniques, de
l’iso pentane jusqu’au dedans et plus ; généralement extrait des gisements de gaz à
condensât, il est sous forme liquide dans les conditions normales de températures
et de pression.
6-1. Caractéristiques Du Condensât :
Les principales caractéristique physiques du condensât sont :
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- Aspect : C’est un liquide incolore, avec une odeur d’essence.


- Poids spécifique : Le poids spécifique du condensât est compris entre 0. 7 à 0. 8.
- Point d’éclair : Son point d’éclair est inférieur à 40°C.
- Limite d’inflammabilités : Il est très inflammable, car il a un point d’éclaire
inférieur à zéro, ses limites d’inflammabilités sont approximativement : 1.4 à 7.6%
vol (dans l’air).
- Densité de vapeur : Les vapeurs de condensât sont plus lourd es que l’air, la
densité de vapeur est de : 3 à 4 (dans l’air)
- Explosivité et inflammabilité : Le condensât est un fluide hautement
inflammable et évaporable à température et à pression normale , du fait qu’il
n’est pas électroconducteur , présente un danger d’inflammation ou explosion
du fait de l’étincelage électrostatique amorcé par coulage, filtration,
pulvérisation, etc.…
On devra faire attention car les vapeurs du condensât constituent un mélange
gazeux explosif se répandant par terre du fait de sa densité plus élevée que celle de
l’air.
- Toxicité physiologique : Les vapeurs du condensât sont toxiques. Lorsqu’un
homme s’y expose, le premier symptôme constaté sera l’irritation des yeux ce qui
sera suivi de symptômes névropathies, lorsque la concentration des vapeurs du
condensât sont de l’ordre de 0.025 à 0.05 % vol dans l’air,
Elles ne peuvent pas causer de symptômes sérieux, même après plusieurs
heures d’inhalation. Précaution hygiéniques : Pour prévenir l’intoxication, on doit
réaliser une ventilation convenable des locaux de travail et maintenir la
concentration des vapeurs du condensât à moins de 300 ppm.
6-2. Utilisations Du Condensât :
La particularité du condensât réside dans son utilisation dans deux secteurs
industriels entièrement stratégiques : La pétrochimie et le raffinage.

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Cette bivalence confère à ce produit une valeur différente par secteur d’utilisation,
qui représente en fait un coût d’opportunité par rapport à la charge classique dans
une raffinerie ou un craqueur.

6-2-a. Utilisations du condensât dans la pétrochimie :


La valorisation du condensât se fait principalement dans le domaine de la
pétrochimie, secteur où la demande est très importante. Le vapocraquage est ainsi
la principale voie pour la production des oléfines ; dans ce secteur, trois éléments
dominent :
- L’accentuation du déséquilibre entre les demandes respectives d’éthylène et de
propylène, avec une croissance moyenne annuelle à 2006 voisine de 4% pour le
première et proche de 5% pour le second.
- Le fonctionnement des vapocraquages de charge liquide à la limite de
flexibilité du rapport propylène / éthylène.
- L’accroissement de la contribution de craquage catalytique à la fourniture de
propylène. L’intérêt de ce produit dans la pétrochimie est justifié par les
considération suivantes : Le condensât est riche en hydrocarbures paraffiniques et
naphténiques C5 – C7 ayant un bon potentiel de production d’oléfine Une faible
quantité en hydrocarbures aromatique, qui se transforment en Poly – aromatique
lors de vapocraquage.
6-2-b. Utilisations Du Condensât Dans Le Raffinage :
Le condensât est utilisé dans la production des carburants notamment les
essences, leurs prix de revient est plus bas que les essences produites à partir du
pétrole brut car la séparation et la transformation du condensât est moins coûteuse,
et sa composition chimique riche en élément légers.
Il est utilisé dans le procédé d’isomérisation pour produire l’essence
« isomérisation » en transformant les normales paraffines en iso paraffines qui ont
un haut indice d’octane (NO), utilisé également dans le reforming catalytique.
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