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Sommaire

Signaux dans le domaine temporel


Communications numériques Signaux continus et discrets
Quelques signaux types
Rappels de traitement du signal Echantillonnage
Filtrage dans le domaine temporel

Signaux dans le domaine fréquentiel


Laurent Oudre Transformée de Fourier : définitions et propriétés
laurent.oudre@univ-paris13.fr Quelques transformées de Fourier usuelles
Interprétation d’un spectre et notion de largeur de bande
Filtrage dans le domaine fréquentiel

Energie et puissance
Université Paris 13, Institut Galilée
Ecole d’ingénieurs Sup Galilée
Parcours Informatique et Réseaux Alternance - 2ème année Signaux aléatoires
Définition et exemples
2015-2016 Densité spectrale de puissance
Filtrage des signaux aléatoires
Rapport signal sur bruit

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Signaux dans le domaine temporel Signaux dans le domaine temporel Signaux continus et discrets

Sommaire Signaux continus et discrets

Il existe deux types de signaux temporels :


◮ Continu : signal connu à chaque instant t
Signaux dans le domaine temporel
Signaux continus et discrets
Quelques signaux types
Echantillonnage x(t) avec t ∈ R
Filtrage dans le domaine temporel
t : temps (souvent exprimé en secondes)
Signaux dans le domaine fréquentiel
Ex : onde électromagnétique, signal électrique, ...
Energie et puissance ◮ Discret : signal connu uniquement à certains instants tn
Signaux aléatoires
xn avec n ∈ Z

n : échantillon (sans unité)


Ex : taux de précipitations enregistré chaque jour, cours de la bourse
enregistré chaque heure, ...

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Signaux dans le domaine temporel Signaux continus et discrets Signaux dans le domaine temporel Signaux continus et discrets

Signaux continus et discrets Exemples

En pratique 1 1

◮ Les signaux continus x(t) ne sont pas stockables et étudiables sur ordinateur (ils 0.9 0.9

contiennent une infinité de valeurs !). Ils peuvent être vus comme des fonctions 0.8 0.8

mathématiques. On les étudie principalement pour avoir des modèles théoriques des 0.7 0.7

signaux que l’on veut étudier. Ils modélisent des phénomènes physiques tels que les 0.6 0.6

ondes acoustiques, les signaux électriques, etc...

x(t)

n
0.5 0.5

x
0.4 0.4
◮ Les signaux discrets xn au contraire peuvent être stockés et étudiés sur ordinateur.
0.3 0.3
Ils ont en général un nombre fini de valeurs non nulles. Un signal discret est ainsi
0.2 0.2
représenté comme un vecteur contenant toutes les valeurs xn . On y associe un
vecteur temps contenant toutes les valeurs tn des instants où l’on connaı̂t le signal. 0.1 0.1

0 0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Remarque : Tous les signaux que nous allons étudier avec MATLAB sont donc des t (secondes) n (echantillons)

signaux discrets (et même numériques, cf prochain cours !). Les signaux continus seront Signal continu x(t) Signal discret xn
seulement étudiés en TD avec des calculs théoriques. t ∈ [0, 1] n ∈ J0, 10K

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Signaux dans le domaine temporel Quelques signaux types Signaux dans le domaine temporel Quelques signaux types

Quelques signaux types Sinusoı̈de

1.5 x(t) = A sin(2πf0 t + φ)


◮ La plupart des signaux de la vie courante sont aléatoires ou sont influencés 1 T0

par de nombreux paramètres. A


◮ A : amplitude
0.5
◮ f0 : fréquence fondamentale (en Hz)
◮ Afin de pouvoir les étudier de façon théorique, on construit des modèles de
φ
signaux, qui n’existent pas nécessairement dans le monde physique, mais 0 ◮ φ : phase à l’origine

permettent de réaliser des tâches impossibles autrement (ex : prédiction de ◮ x(t) est périodique de période
−0.5
température, reconnaissance d’une note de musique) fondamentale

◮ Dans cette partie, on présente quelques signaux types modèles très utilisés en −1 1
T0 =
traitement du signal f0
−1.5
−0.25 −0.2 −0.15 −0.1 −0.05 0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25
t (en secondes)
◮ Très utile pour modéliser des ondes
A = 1.3, f0 = 7 Hz, φ = π
3
simples

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Signaux dans le domaine temporel Quelques signaux types Signaux dans le domaine temporel Quelques signaux types

Signal porte Dirac (continu)


(
+∞ si t = 0
δ(t) =
( 0 sinon
1
1 si − L2 ≤ t < L
2 1
ΠL (t) =
0 sinon ◮ En théorie, ce signal n’est pas un signal
mais ce qu’on appelle une distribution
(hors programme)
◮ Très utile pour faire les calculs : un signal
◮ Il vérifie la propriété suivante :
quelconque de support temporel borné
+∞
égal à L peut être vu comme le produit
Z
δ(t)dt = 1
d’un signal à support temporel non borné −∞
et d’une fonction porte
0
x(t) × δ(t − t0 ) = x(t0 )δ(t − t0 )
◮ On travaille aussi souvent sur une version 0

−L/2 0 L/2 périodisée de ce signal : signal carré ou en ◮ Très utile pour établir des propriétés
t (en secondes) 0
créneau t (en secondes) d’échantillonnage
◮ On le représente par une flèche entre 0 et
1

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Signaux dans le domaine temporel Quelques signaux types Signaux dans le domaine temporel Quelques signaux types

Dirac (discret) Peigne de Dirac

1 1

+∞
X
(
1 si n = 0 XT (t) = δ(t − nT )
δn = n=−∞
0 sinon
... ...
◮ Très utile pour modéliser de façon
◮ Version discrète de la distribution de Dirac théorique le processus d’échantillonnage
◮ Parfois aussi appelé symbole de Kronecker ◮ Signal périodique de période fondamentale
0 0
T

0 −3T −2T −T 0 T 2T 3T
n (échantillons) t (en secondes)

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Signaux dans le domaine temporel Quelques signaux types Signaux dans le domaine temporel Echantillonnage

Sinus cardinal Qu’est-ce que l’échantillonnage ?


◮ Principe : Convertir un signal continu en un signal discret en ne stockant que
ce qui se passe à certains instants tn

1
xn = x(tn )
(
0.8 1 si t = 0
sinc(t) = sin(πt)
◮ On ne va considérer ici que l’échantillonnage uniforme, c’est à dire qu’on
0.6 πt sinon prend une valeur toutes les Ts secondes, où Ts est fixe
0.4
◮ Comme nous le verrons, ce signal n
tn = nTs =
0.2 apparaı̂tra naturellement quand nous Fs
allons calculer des transformées de Fourier
0
◮ Il est aussi très utilisé en physique ◮ Ts est appelée la période d’échantillonnage (en secondes)
−0.2 ondulatoire
1
−4 −3 −2 −1 0
t (en secondes)
1 2 3 4
◮ Fs = est appelée la fréquence d’échantillonnage (en Hertz)
Ts
◮ Une seconde de signal correspond à Fs échantillons.
◮ L’indice s correspond au mot sampling en anglais qui veut dire
échantillonnage
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Signaux dans le domaine temporel Echantillonnage Signaux dans le domaine temporel Echantillonnage

Exemple Exemple

◮ On prend une valeur toutes les 0.1


secondes en commençant par t = 0 et en
1 s’arrêtant à t = 0.9 :
x(t) 1
0.9 x(t)
0.9
x̃(t)
◮ Ts = 0.1 secondes
0.8
0.8
◮ Fs = 10 Hz
0.7
0.7 ◮ Temps tn définis par
0.6
0.6
n
0.5
◮ Signal continu x(t) défini sur t ∈ [0, 1[ tn = nTs = pour n ∈ J0, 9K
0.4
0.5
Fs
0.4
0.3 t0 = 0, t1 = 0.1, t2 = 0.2, · · ·
0.3
0.2 ◮ Le signal continu obtenu peut s’écrire :
0.2
0.1
0.1 9
X
0
−0.2 0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 0
x̃(t) = x(nTs )δ(t − nTs )
t (secondes) −0.2 0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2
t (secondes) n=0
9
X
= x(t) × δ(t − nTs )
n=0

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Signaux dans le domaine temporel Echantillonnage Signaux dans le domaine temporel Filtrage dans le domaine temporel

Exemple Qu’est-ce que le filtrage ?

1
xn x(t) Ψ y (t)
0.9

0.8 ◮ On range chaque valeur


0.7
 
n
0.6
x(tn ) = x(nTs ) = x
Fs
0.5
xn Ψ yn
dans un vecteur (ou un tableau)
0.4

0.3
◮ xn = x(tn ) avec n ∈ J0, 9K
◮ Le signal est stocké sur
0.2
Transformation Ψ d’un signal d’entrée x(t) (ou xn ) en un signal de sortie y (t) (ou
0.1 N = 10 échantillons
yn )
0
−2 0 2 4 6 8 10 12
n (échantillons)
y (t) = Ψ (x(t)) yn = Ψ (xn )

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Signaux dans le domaine temporel Filtrage dans le domaine temporel Signaux dans le domaine temporel Filtrage dans le domaine temporel

Utilisation Filtre linéaire

x(t) h(t) y (t)

◮ Les filtres sont présents partout : ordinateurs, téléphones, télévisions,


appareils photos, etc... xn hn yn
◮ Les filtres analogiques sont réalisés avec des composants électroniques
(résistance, condensateur, inductance, transistor, etc...)
Filtrage linéaire : sortie du filtre s’écrit sous la forme :
◮ Les filtres numériques sont réalisés par des circuits intégrés, des processeurs
programmables (DSP, microcontrôleur), ou du code source sous forme +∞
Z +∞
logicielle
X
y (t) = h(τ ) x(t − τ )dτ yn = hm xn−m
−∞ m=−∞

y (t) = (h ∗ x)(t) yn = (h ∗ x)n


∗ : produit de convolution
h(t)(ou hn ) : réponse impulsionnelle

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Signaux dans le domaine temporel Filtrage dans le domaine temporel Signaux dans le domaine temporel Filtrage dans le domaine temporel

Produit de convolution Produit de convolution

◮ Cas continu. ◮ Le Dirac δ(t) est l’élément neutre du produit de convolution :


Z +∞ Z +∞ Z +∞ Z +∞

(f ∗ g )(t) = f (t − τ ) g (τ )dτ = g (t − τ ) f (τ )dτ x(t) ∗ δ(t) = δ(t − τ ) x(τ )dτ = δ(t − τ ) x(t)dτ = x(t)
−∞ −∞
−∞ −∞

◮ Cas discret.
◮ De la même façon, on a :
Z +∞ Z +∞
+∞ +∞
X X x(t)∗δ(t−t0 ) = δ(t−t0 −τ ) x(τ )dτ = δ(t−t0 −τ ) x(t−t0 )dτ = x(t−t0 )
(f ∗ g )n = fn−m gm = gn−m fm −∞ −∞

m=−∞ m=−∞
◮ Ces propriétés sont aussi valables en discret avec le Dirac discret défini de la
◮ Quelques propriétés : façon suivante :
(
◮ Commutativité : f ∗ g = g ∗ f 1 si n = 0
◮ Distributivité : f ∗ (g + h) = f ∗ g + f ∗ h δn =
0 sinon
◮ Associativité : (f ∗ g ) ∗ h = f ∗ (g ∗ h)

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Signaux dans le domaine temporel Filtrage dans le domaine temporel Signaux dans le domaine fréquentiel

Réponse impulsionnelle Sommaire

Signaux dans le domaine temporel

x(t) h(t) y (t) Signaux dans le domaine fréquentiel


Transformée de Fourier : définitions et propriétés
Quelques transformées de Fourier usuelles
Interprétation d’un spectre et notion de largeur de bande
Si x(t) = δ(t), alors Filtrage dans le domaine fréquentiel

Z +∞ Energie et puissance
y (t) = (h ∗ δ)(t) = δ(τ )h(t − τ )dτ = h(t)
−∞ Signaux aléatoires

−→ h(t) = sortie du filtre lorsqu’on lui met un Dirac en entrée d’où le nom de
réponse impulsionnelle

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Signaux dans le domaine fréquentiel Transformée de Fourier : définitions et propriétés Signaux dans le domaine fréquentiel Transformée de Fourier : définitions et propriétés

Transformée de Fourier Définition

◮ Principe : décomposer un signal x(t) (complexe ou réel) comme une somme ◮ On définit la transformée de Fourier X (f ) d’un signal x(t) :
pondérée d’une infinité de sinusoı̈des (avec des fréquences et des phases à Z +∞
l’origine différentes). X (f ) = x(t) e −j2πft dt
◮ En étudiant les coefficients de pondérations associés à chaque fréquence −∞
fondamentale, on peut observer certaines propriétés du signal non visibles
dans le domaine temporel ◮ On peut également définir une transformée de Fourier inverse :
◮ Au lieu de représenter x(t) en fonction du temps, on observera X (f ) Z +∞
(coefficient de pondération associé aux sinusoı̈des de fréquence fondamentale x(t) = X (f ) e j2πft df
f ) en fonction de la fréquence f −∞

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Signaux dans le domaine fréquentiel Transformée de Fourier : définitions et propriétés Signaux dans le domaine fréquentiel Transformée de Fourier : définitions et propriétés

Interprétation Propriétés

Z +∞
On peut démontrer les propriétés suivantes :
x(t) = X (f ) e j2πft df
−∞ ◮ Linéarité :
T F {λx(t) + y (t)} = λX (f ) + Y (f )
◮ X (f ) est une quantité complexe, qui rend compte de la contribution de la sinusoı̈de
de fréquence fondamentale f dans le signal x(t). Attention, même si x(t) est réel, ◮ Translation :
la quantité X (f ) est a priori complexe. Pour visualiser cette quantité on représente T F {x(t − t0 )} = e −2πjft0 X (f )
en général le module au carré |X (f )|2 , appelé aussi spectre. ◮ Modulation :
Le module |X (f )| est lié à l’amplitude de la sinusoı̈de de fréquence fondamentale f T F x(t)e 2πjf0 t = X (f − f0 )


dans la décomposition de x(t) comme une somme infinie de sinusoı̈des. Si cette
quantité est élevée, c’est que la sinusoı̈de de fréquence fondamentale f a une place ◮ Convolution :
importante dans la décomposition de x(t). T F {x(t) ∗ y (t)} = X (f )Y (f )
◮ L’argument arg {X (f )} est lié au déphasage de la sinusoı̈de de fréquence ◮ Multiplication :
fondamentale f dans la décomposition de x(t) comme une somme infinie de
T F {x(t)y (t)} = X (f ) ∗ Y (f )
sinusoı̈des.
◮ Seules les fréquences positives ont un vrai sens physique

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Signaux dans le domaine fréquentiel Transformée de Fourier : définitions et propriétés Signaux dans le domaine fréquentiel Quelques transformées de Fourier usuelles

Liens entre le domaine temporel et le domaine fréquentiel Dirac


x(t)

Produit de convolution dans le domaine +∞


Produit dans le domaine temporel ⇔
Z
fréquentiel
T F {δ(t)} = δ(t)e −j2πft dt
Produit de convolution dans le domaine −∞
⇔ Produit dans le domaine fréquentiel Z +∞
temporel
= δ(t)e −j2πf ×0 dt
Translation dans le domaine temporel ⇔ Modulation dans le domaine fréquentiel −∞
0
Z +∞
0
Modulation dans le domaine temporel ⇔ Translation dans le domaine fréquentiel t (en secondes)
X(f)
= δ(t)dt
Module de la transformée de Fourier −∞
Signal réel ⇔ pair et argument de la transformée de 1
= 1
Fourier impair
Transformée de Fourier réelle (et signal
⇔ Signal pair (et réel) T F {δ(t)} = 1
réel)
Signal périodique ⇔ Spectre discret Ce signal, très localisé dans le domaine
temporel, a une largeur de bande infinie

0
0
f (en Hz)

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Signaux dans le domaine fréquentiel Quelques transformées de Fourier usuelles Signaux dans le domaine fréquentiel Quelques transformées de Fourier usuelles

Constante Dirac translaté - Exponentielle complexe


x(t)

Grâce aux propriétés démontrées dans la partie précédente, on sait que :

T F {δ(t − t0 )} = e −j2πft0 T F {δ(t)}


Z +∞
T F −1 {δ(f )} = δ(f )e j2πft df = e −j2πft0
−∞
j2π0×t
= e
0
0
t (en secondes) = 1
T F e j2πf0 t T F e j2πf0 t × 1
 
X(f)
=
T F {1} = δ(f )
1
= δ(f − f0 )
Ce signal, ayant un support temporel infini, est
très localisé dans le domaine fréquentiel Au passage on peut remarquer que, même si la fonction e j2πf0 t n’est ni d’énergie
finie ni réelle, il est néanmoins possible de définir sa transformée de Fourier.

0
0
f (en Hz)

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Signaux dans le domaine fréquentiel Quelques transformées de Fourier usuelles Signaux dans le domaine fréquentiel Quelques transformées de Fourier usuelles

Cosinus Sinus
X(f) Im[X(f)]

0.5
0.5

−0.5
0
−f0 0 f0 −f0 0 f0
f (en Hz) f (en Hz)

En utilisant la formule d’Euler on peut définir et calculer la transformée de Fourier de la fonction De la même façon, on peut définir et calculer la transformée de Fourier de la fonction sinus :
cosinus :  j2πf t
0 − e −j2πf0 t

 j2πf0 t e
+ e −j2πf0 t

e T F {sin (2πf0 t)} = T F
T F {cos (2πf0 t)} = T F 2j
2
1 h n
j2πf0 t
o n oi
1h = TF e − T F e −j2πf0 t
n o n oi
j2πf0 t
= TF e + T F e −j2πf0 t 2j
2
δ(f − f0 ) + δ(f + f0 ) δ(f − f0 ) − δ(f + f0 )
= =
2 2j

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Signaux dans le domaine fréquentiel Quelques transformées de Fourier usuelles Signaux dans le domaine fréquentiel Quelques transformées de Fourier usuelles

Peigne de Dirac Fonction porte


x(t)
Z +∞
x(t)

1
1
T F {ΠL (t)} = ΠL (t)e −j2πft dt
−∞
+ L2
  Z
 +∞  1
+∞ 
k

= e −j2πft dt
X X
TF δ(t − nT ) = δ f −
... ... 
n=−∞
 T k=−∞
T − L2
 + L
1 e −j2πft 2
T F {XT (t)} = X 1 (f ) =
0
T T −j2πf − L
0
2
−3T −2T −T 0 T 2T 3T
◮ Impossible à démontrer de façon simple : implique 1  −jπfL
− e jπfL

t (en secondes)
X(f)
−L/2 0
t (en secondes)
L/2
= e
la théorie des distributions et les séries de Fourier X(f) −j2πf
1/T
(hors programme)
L 1 e jπfL − e −jπfL
◮ La transformée de Fourier d’un peigne de Dirac = ×
est... un peigne de Dirac ! πf 2j
◮ Plus le peigne de Dirac est espacé dans le 1
... ... = × sin (πfL)
domaine temporel (T grand), plus il est resserré πf
dans le domaine fréquentiel 0 sin (πfL)
= L×
0
πfL
−3/T −2/T −1/T 0
f (en Hz)
1/T 2/T 3/T
−3/L −2/L −1/L 0 1/L 2/L 3/L
= L sinc (Lf )
f (en Hz)

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Signaux dans le domaine fréquentiel Quelques transformées de Fourier usuelles Signaux dans le domaine fréquentiel Interprétation d’un spectre et notion de largeur de bande

Fonction porte Interprétation d’un spectre


|X(f)|2

L^2

◮ Comme X (f ) est à valeurs complexes, on s’interesse en général à son module


(souvent au carré) |X (f )|2 et/ou à sa phase arg(X (f )).
◮ Si le signal temporel x(t) est réel, alors X (−f ) = X ∗ (f ) donc il suffit
0
d’étudier |X (f )|2 pour les fréquences positives.
−3/L −2/L −1/L 0
f (en Hz)
1/L 2/L 3/L ◮ Observer le spectre d’un signal permet de l’analyser de façon plus pertinente
parfois que dans le domaine temporel
◮ La largeur de bande de la fonction porte est en théorie infinie, mais si l’on
trace le module au carré de la transformée
 de Fourier, on voit que la majorité
des intensités se situe dans l’intervalle − L1 , + L1


◮ En première approximation on peut donc utiliser B ≈ L1 (on utilise ici la


notation de la bande de base)
◮ Plus ce signal a un support temporel important (L grand), plus sa largeur de
bande est petite (et inversement).
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Signaux dans le domaine fréquentiel Interprétation d’un spectre et notion de largeur de bande Signaux dans le domaine fréquentiel Interprétation d’un spectre et notion de largeur de bande

Interprétation d’un spectre Interprétation d’un spectre

x(t) 5 2
x 10 |X(f)|
x(t) 5 2 0.5
x 10 |X(f)| 8
0.5 8
0.4
0.4 7
7
0.3
0.3 6
6 0.2
0.2
0.1 5
0.1 5
0 4
0 4
−0.1
−0.1 3
3
−0.2
−0.2 2
2 −0.3
−0.3
1
−0.4
1
−0.4
−0.5 0
−0.5 0 −0.2 0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2−30 −20 −10 0 10 20 30
−0.2 0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2−30 −20 −10 0 10 20 30 t (secondes) f (Hz)
t (secondes) f (Hz)

Signal lent : le module au carré |X (f )|2 est élevé dans les basses fréquences Signal plus rapide : le module au carré |X (f )|2 est élevé aussi dans les fréquences
Les sinusoı̈des de basses fréquences fondamentales contribuent plus que les autres plus élevées
Les sinusoı̈des de plus hautes fréquences fondamentales contribuent aussi

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Signaux dans le domaine fréquentiel Interprétation d’un spectre et notion de largeur de bande Signaux dans le domaine fréquentiel Interprétation d’un spectre et notion de largeur de bande

Notion de largeur de bande Notion de largeur de bande

5 2 5 2
x 10 |X(f)| x 10 |X(f)|
8 8

7 7
◮ On appelle largeur de bande d’un signal et on note B = [fmin , fmax ] avec
6 6
fmin ≥ 0 et fmax ≥ 0 la plage de fréquences qu’un signal occupe.
5 5

4 4
◮ Dans notre exemple, on a :
3 3

2 2
B1 = 0 − 10 Hz B2 = 0 − 20 Hz
1 1

0 0
◮ Attention, pour déterminer la largeur de bande, il ne faut considérer que les
−30 −20 −10 0
f (Hz)
10 20 30−30 −20 −10 0
f (Hz)
10 20 30
fréquences positives !
◮ Dans le cas où fmin = 0 on dit que le signal est en bande de base, et on note
◮ Si on compare ces deux spectres, on voit que les valeurs élevées sont plus simplement B = fmax
comprises entre −10 Hz et 10 Hz pour le premier, et entre −20 Hz et 20 Hz ◮ Dans notre exemple, on écrirait plus simplement B1 = 10 Hz et B2 = 20 Hz
pour le second
◮ Les deux signaux n’occupent pas le même support fréquentiel.

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Signaux dans le domaine fréquentiel Filtrage dans le domaine fréquentiel Signaux dans le domaine fréquentiel Filtrage dans le domaine fréquentiel

Conséquences du filtrage linéaire dans le domaine Filtre linéaire dans le domaine fréquentiel
fréquentiel

◮ Si on prend la transformée de Fourier de la relation de filtrage linéaire on a


X (f ) H(f ) Y (f )
T F {y (t)} = T F {h(t) ∗ x(t)}
= T F {h(t)} × T F {x(t)}
Dans le domaine fréquentiel :
◮ Ceci nous donne donc une relation fondamentale pour le filtrage linéaire :
Y (f ) = H(f )X (f )
Y (f ) = H(f )X (f )
H(f ) = T F {h(t)} : fonction de transfert du filtre
◮ Filtrer un signal revient donc à multiplier son spectre par une quantité
H(f ) = T F {h(t)} et donc à agir sur la répartition de l’énergie sur les
fréquences du spectre.

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Signaux dans le domaine fréquentiel Filtrage dans le domaine fréquentiel Signaux dans le domaine fréquentiel Filtrage dans le domaine fréquentiel

Fonction de transfert Bande passante

◮ En regardant le carré du module de la fonction de transfert |H(f )|2 on va


pouvoir savoir quel type d’effets le filtre aura
◮ Un filtre linéaire est donc totalement défini par sa fonction de transfert H(f )
◮ Les fréquences pour lesquelles |H(f )|2 est elevé seront conservées (ou
◮ H(f ) est une quantité complexe, donc on peut observer son module (au amplifiées) dans le signal filtré
carré) |H(f )|2 et sa phase arg {H(f )}
◮ Les fréquences pour lesquelles |H(f )|2 est faible seront supprimées (ou
◮ En général h(t) est réel, donc le module |H(f )| est pair et la phase atténuées) dans le signal filtré
arg {H(f )} est impaire
◮ De la même façon qu’on a défini une largeur de bande pour un signal, on va
◮ Que peut-on dire sur un filtre en observant sa fonction de transfert ? définir une bande passante pour un filtre
◮ On appelle bande passante d’un filtrage et on note BP = [fmin , fmax ] avec
fmin ≥ 0 et fmax ≥ 0 la plage de fréquences qu’un filtre laisse passer

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Signaux dans le domaine fréquentiel Filtrage dans le domaine fréquentiel Signaux dans le domaine fréquentiel Filtrage dans le domaine fréquentiel

Filtre passe-bas Filtre passe-haut

Fréquence de coupure : fc Fréquence de coupure : fc

Toutes les fréquences en dehors de la bande [−fc , fc ] seront supprimées Toutes les fréquences dans la bande [−fc , fc ] seront supprimées
Bande passante BP = [0, fc ] Bande passante BP = [fc , +∞[

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Signaux dans le domaine fréquentiel Filtrage dans le domaine fréquentiel Signaux dans le domaine fréquentiel Filtrage dans le domaine fréquentiel

Filtre passe-bande Filtre coupe-bande

Fréquences de coupure : fc1 , fc2 Fréquences de coupure : fc1 , fc2

Toutes les fréquences en dehors de la bande [−fc2 , −fc1 ]∪[fc1 , fc2 ] seront supprimées Toutes les fréquences dans la bande [−fc2 , −fc1 ] ∪ [fc1 , fc2 ] seront supprimées
Bande passante BP = [fc1 , fc2 ] Bande passante BP = [0, fc1 ] ∪ [fc2 + ∞[

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Signaux dans le domaine fréquentiel Filtrage dans le domaine fréquentiel Energie et puissance

Bande passante vs. largeur de bande Sommaire

◮ La largeur de bande B correspond à l’occupation spectrale d’un signal : il


s’agit d’indiquer dans quel intervalle de fréquences les composantes Signaux dans le domaine temporel
fréquentielles sont non-négligeables.
Signaux dans le domaine fréquentiel
◮ La bande passante BP est utilisée pour caractériser un système (par exemple
un filtre, ou un canal de transmission). Il s’agit d’indiquer la plage de Energie et puissance
fréquences dans laquelle le système est capable de traiter ou de transmettre
un signal. Signaux aléatoires

◮ Dans la pratique, il arrive souvent que l’on utilise indifféremment ces deux
expressions pour parler d’un signal ou d’un système. Ceci est dû au fait qu’en
communications numériques, on s’arrange en général pour que la largeur de
bande du signal à transmettre soit compatible avec la bande passante du
canal de transmission.

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Energie et puissance Energie et puissance

Énergie et puissance moyenne totale Classification des signaux

◮ Cas continu. L’énergie totale Ex et la puissance moyenne totale Px d’un


signal x(t) sont définies par :
◮ Si Ex < +∞, on dit que le signal est à énergie finie. En pratique, c’est le
+∞
1 τ
Z Z
2 2 cas de tous les signaux physiquement réalisables. Un signal à énergie finie a
Ex = |x(t)| dt Px = lim |x(t)| dt
−∞ τ →+∞ 2τ −τ une puissance moyenne totale nulle.
◮ Si Px < +∞, on dit que le signal est à puissance finie. Bien que ces signaux
◮ Cas discret. L’énergie totale Ex et la puissance moyenne totale Px d’un n’existent pas dans le monde réel, ils sont utiles pour construire des modèles
signal xn sont définies par : étudiables. Un signal à puissance finie et de puissance moyenne totale non
nulle ne peut pas être d’énergie finie.
+∞ m
X 1 X
Ex = |xn |2 Px = lim |xn |2
m→+∞ 2m + 1
n=−∞ n=−m

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Energie et puissance Signaux aléatoires

Théorème de Parceval Sommaire

Signaux dans le domaine temporel


◮ On peut démontrer que, pour un signal à énergie finie, son énergie dans le
Signaux dans le domaine fréquentiel
domaine temporel est la même que celle dans le domaine fréquentiel
Energie et puissance
Z +∞ Z +∞
Ex = |x(t)|2 dt = |X (f )|2 df Signaux aléatoires
−∞ −∞ Définition et exemples
Densité spectrale de puissance
Filtrage des signaux aléatoires
◮ L’énergie totale d’un signal ne dépend pas de la représentation choisie : Rapport signal sur bruit
fréquentielle ou temporelle.

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Signaux aléatoires Définition et exemples Signaux aléatoires Définition et exemples

Signaux déterministes, signaux aléatoires Notion de bruit blanc

Un bruit blanc b(t) est un signal aléatoire qui


b(t)
prend des valeurs au hasard à chaque instant t
◮ Jusqu’à présent, nous disposions pour tous les signaux que nous avons 3
◮ Les valeurs prises à chaque instant sont
étudiés d’une équation qui nous donnait l’expression de x(t) en fonction de t 2 toutes indépendantes les unes des autres
ou xn en fonction de n : on dit que ces signaux sont déterministes et suivent toutes la même loi (exemple :
1
bruit blanc Gaussien)
◮ Dans la vraie vie en revanche, on ne dispose pas d’une équation pour tous les ◮ La moyenne de ce signal est égale à 0
0
signaux !
−1
◮ La variance du signal est égale à σ2
◮ Certains phénomènes (les perturbations par exemple) sont a priori inconnus ◮ Plus σ2 est élevé, plus le bruit blanc a
et aléatoires. On n’est pas capable de dire précisément les valeurs que ces −2
tendance à prendre des valeurs éloignées
signaux vont prendre, mais on sait par exemple que leur amplitude sera de tel −3 de 0 et plus les amplitudes sont élevées
ordre de grandeur, ou que en général ils auront des fréquences dans une (en valeur absolue)
−4
certaine bande, etc... On dit que ces signaux sont aléatoires 0 1 2 3 4 5
t (en secondes)
6 7 8 9 10
◮ Très utilisé pour modéliser des
2 perturbations dont on ne connaı̂t que
Ici σ = 1 l’ordre de grandeur (paramétré par σ2 )

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Signaux aléatoires Définition et exemples Signaux aléatoires Densité spectrale de puissance

Emission de symboles aléatoires Transformée de Fourier ?


On envoie un symbole ak aléatoirement choisi
dans un dictionnaire toutes les T secondes
+∞
a(t) X
a(t) = ak δ (t − kT )
1
k=−∞ ◮ Nous avons vu que pour les signaux déterministes, il était important de les
0.8
étudier dans le domaine fréquentiel pour mieux comprendre leurs propriétés
0.6
◮ On définit un dictionnaire (par exemple
0.4 ◮ Comment faire pour un signal aléatoire ? Par définition, à chaque nouveau
ak = ±1)
0.2
signal que l’on génère, on aura un signal différent et on aura une transformée
0 ◮ A chaque instant t = kT on envoie au
−0.2 hasard un symbole du dictionnaire
de Fourier différente !
−0.4
◮ Les symboles émis sont indépendants, et ◮ On va définir par analogie un outil, appelé densité spectrale de puissance
−0.6

−0.8
on suppose que chaque symbole a une (DSP), permettant d’observer le contenu fréquentiel d’un signal aléatoire en
−1
même probabilité d’apparition (dans notre moyenne
exemple, chacun des 2 symboles du
dictionnaire a une probabilité 12
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
t (en secondes)

d’apparaı̂tre)
Ici T = 1 seconde et ak = ±1
◮ Plus T est petit, plus les symboles sont
émis rapidement

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Signaux aléatoires Densité spectrale de puissance Signaux aléatoires Densité spectrale de puissance

Densité spectrale de puissance Bruit blanc


◮ Pour un signal déterministe à énergie finie, on a :
Z +∞ ◮ Dans le cas d’un bruit blanc, comme tout est aléatoire et indépendant, il n’y
Ex = |X (f )|2 df a pas de raison qu’une fréquence ait plus d’importance que les autres. La
−∞
densité spectrale de puissance est donc constante.
où Ex est l’énergie totale ◮ Pour un bruit blanc b(t) de variance σ 2 , on a donc :
|X (f )|2 peut être vue comme une densité spectrale d’énergie
◮ Pour un signal aléatoire, on va définir la densité spectrale de puissance Γx (f ), Γb (f ) = σ 2
comme la quantité vérifiant :
R +∞
◮ On remarque qu’on a donc Pb = −∞ σ 2 df = +∞ ! Un bruit blanc n’existe
+∞
donc pas dans la réalité physique, car sa puissance moyenne totale est infinie !
Z
Px = Γx (f )df
−∞ ◮ Au lieu d’utiliser σ 2 , il est courant d’introduire N0 = 2σ 2 (en Watt par Hertz)
et d’écrire :
où Px est la puissance moyenne totale N0
Γb (f ) =
◮ Γx (f ) donne la répartition de la puissance selon les fréquences f 2
◮ Analogie entre |X (f )|2 pour l’énergie dans le cas déterministe, et Γx (f ) pour
la puissance dans le cas aléatoire

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Signaux aléatoires Densité spectrale de puissance Signaux aléatoires Filtrage des signaux aléatoires

Emissions de symboles aléatoires Filtrage des signaux aléatoires


◮ Dans le cas d’une émission de symboles aléatoires indépendants toutes les T
secondes
+∞
a(t) =
X
ak δ (t − kT ) x(t) h(t) y (t)
k=−∞

On peut montrer que


+∞ X (f ) H(f ) Y (f )
σa2 µ2 X
 
k
Γa (f ) = + a2 δ f −
T T T
k=−∞

◮ µa et σa2 sont respectivement la moyenne et la variance des symboles du


◮ Dans le cas déterministe, on a Y (f ) = X (f )H(f )
dictionnaire ◮ Si l’on suppose maintenant que le signal x(t) est aléatoire, que devient
◮ Exemple : si ak ± 1, alors l’expression ?
◮ h(t) est la réponse impulsionnelle d’un filtre, c’est donc une quantité
1
µa = (−1 + 1) = 0 déterministe dont on peut prendre la transformée de Fourier
2
◮ En revanche, y (t) dépend de x(t), il est donc également aléatoire !
1
σa2 = ((−1 − 0)2 + (1 − 0)2 ) = 1
2
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Signaux aléatoires Filtrage des signaux aléatoires Signaux aléatoires Rapport signal sur bruit

Formule de Wiener Lee Rapport signal sur bruit

◮ Etant donné un signal x(t) déterministe corrompu par un bruit blanc additif
b(t), le signal bruité y (t) s’écrit :

Considérons : y (t) = x(t) + b(t)


◮ Un signal aléatoire x(t) de DSP Γx (f ) que l’on filtre avec un filtre linéaire de
◮ On appelle le rapport signal sur bruit, la quantité :
fonction de transfert H(f ).
◮ Alors la DSP Γy (f ) de la sortie du filtre y (t) vérifie la relation suivante : Px
SNR =
Pb
Γy (f ) = |H(f )|2 Γx (f )
Plus cette quantité est élevée, moins le bruit n’a d’importance
◮ On exprime souvent cette quantité en décibels :
 
Px
SNRdB = 10 log10
Pb

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