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MONOGRAPHIE DU SECTEUR DE BANGU BANGU

SALAMABILA
PRESENTATION DU SECTEUR B.B /SALAMABILA.
I.1. Bref aperçu historique

La dénomination du secteur « des Bangu bangu » serait, selon le chef Hamisi Bin Karumbi des
Kaniengele, le nom coutumier de la sous peuplade « Bangubangu » Mwana Wa Kiseba na fuvu,
serait une expression (Kuitapa) employée par les ancêtres avant l’arrivée des arabes ; elle signifie
« Bangubangu qui s’habille des peaux (les hommes) et l’écorces battues (les femmes). Hamisi est
cependant le seul pour donner cette version. Tous les autres informateurs sont unanimes pour
affirmer que « Bangubangu » est un surnom donné par les arabes.

Les bangubangu ne connaissent aucune organisation politique. Leur organisation sociale ne


dépasse pas l’entité familiale. Les clans sont disloqués, on trouve des familles appartenant avec
certitude aux mêmes clans. Cette dispersion est poussée, à tel point que des nombreuses familles
ont perdu le souvenir des liens qui les rattachent à d’autres familles précédant du même clan.

L’unité éthique des Bangubangu ne fait l’objet d’aucun doute dans l’esprit de nombreux
informateurs entendus. C’est pourquoi, l’organisation en secteur est donc la formule à adopter
chez les Bangubangu. Mais ici encore, il ne sera possible de grouper en une circonscription tous
les ressortissants d’un même clan. La dispersion extrême de cette entité sociale s’y oppose. La
proposition de création du secteur des Bangubangu de Salamabila que l’administrateur du territoire
de Kabambare WYNALTS à formule est basée sur les arguments développés ci-après :

Tableau n° 1 : Donnant schématiquement la composition du secteur des Bangubangu de


Salamabila quant aux chefferies constituantes.

Chefferies N° du P.V Noms des chefs Dates d’investitures Successeurs éventuels


MWAMUHIYA I 593/M MALEMBWA dit penimititi 26/12/1931 Son fils Bwana muloko
MWAMUHIYA II 594/M Batangari Non investi Son neveux Ndamusambai
KITABABEYA 596/M Bwishabintu P. LWAMA COI 26/12/1931 Son frère Mwalaba

Les successeurs éventuels cités dans la dernière coutume sont ceux désignés théoriquement par la
coutume sous réserve de leur agréation indigène ou des incapables est une prérogative coutumière
des anciens. ([1])

C’est ainsi que, selon l’administrateur du territoire de Kabambare WYNALTS, un seul argument
qui a son sens revêt la plus haute importance est le suivant : depuis le 04 Novembre 1932, date de
l’ordonnance P.V N° 61 AIMO, les chefferies MWAMUHIYA, I MWAMUHIYA II et
KITABABEYA forment les ressorts du tribunal de secteur de Bangubangu de Salamabila qui
fonctionne depuis la date précitée. Cette circonstance donne une valeur particulière à l’accord
marquée par les conseils des chefs et notables à la création de secteur des Bangubangu de
Salamabila.

C’est ainsi que le dernier paragraphe de l’article 29 du décret du 05 décembre 1933 monsieur le
commissaire provincial chef de la province Consternants ville, décide que provisoirement le
candidat en ville Bwisha Bintu dit Pene Mwanangoyi chef de Kitababeya PV N° 596/M pourrait
être désigné pour exercer provisoirement les fonctions de chef de secteur.

L’AT WINALTS a proposé également que les chefferies Muhiya I ; PV N° 596/M gardent, leur
statut Kabambare, le 18 novembre 1937, l’adm. Territoire WYNALTS.

I.2. Aspect Géographique


2.1. Localisation

Le secteur des Bangubangu de Salamabila est l’un des six secteurs que compte le territoire de
Kabambare dans la province du Maniema. Cette entité administrative est située au Sud-est du
territoire de Kabambare avec sa superficie de 3550 Km² et sa population est 36858 habitants. Ses
limites naturelles et administratives étant inchangée de l’époque coloniale, il est borné.

• Au Nord par le territoire de Shabunda ;


• Au Sud par les secteurs de B.B/Lulindi et des B.B Kabambare-Bahombo ;
• A l’Est par le territoire de Fizi ;
• A l’Ouest par le secteur des B.B/WAMAZA.

2.2. Relief

Ce secteur est dominé par un relief des plateaux, des collines, des montagnes, des vallées
et des plaines. Les monts dominants sont : INGILI, MOSALA, MUHONGO, ALEMBA,
MIANDAMU, ASENGA, …

2.3. Climat

Le secteur des B.B/Salamabila connait un climat tropical humide caractérisé par deux saisons : la
saison des pluies et la saison sèche. La saison des pluies débute au mois de septembre et s’arrête
vers le mois d’août.

Signalons que l’alternance de ces deux périodes s’effectue du mois de janvier jusqu’au mois de
ars de chaque année et elle est caractérisée par une petite saison sèche.

2.4. Hydrographie

Le secteur des B.B/Salamabila compte plusieurs rivières et ruisseaux parmi lesquels nous citons :
Lulindi, Kama, luhuku, Lwandia, Mwayayi, Kanyogena, Balungula, Kimabu, Bibondo,
Mumba,… vu l’importance socio-économique, quantité et arrosent plusieurs étendues de terre. La
rivière Lulindi la plus importante et la plus poissonneuse traversé presque tout le secteur
spécialement les groupements Muhiya I et Kitababeya se jetant dans le fleuve Congo vers
Kibangula (chef lieu des B.B/Kitabahemba).

2.5. Végétation

Nous distinguons deux types de végétation à savoir : la savane boisée à côté de laquelle se forme
des galeries forestières. Signale que dans la savane tout comme dans la forêt on rencontre divers
animaux sauvages tels que les lions, les buffles, les léopards et surtout les éléphants qui sont sujets
d’un braconnage orchestré par des hommes en uniformes. La savane herbeuse se distingue par la
présence de l’imperata spino à partir de laquelle la population installe les toitures de son
habitat. Par contre, la population habitant les contrées dominées par les forêts, les gens utilisent
les « Mangungu » et aussi les « Mangobo ».

2.6.. Sol

La pédologie des B.B/Salamabila se caractérise par un sol sablo-argileux. Ceci étant la


qualité du sol est favorable à toutes les cultures tropicales pratiquées dans le milieu.

I.3. Aspect socio démographique


3.1. Population

Le secteur des B.B/Salamabila est subdivisé en trois groupements respectivement


Muhiya I, Muhiya II et Kitebabeya. ([2])

Tableau n° 2. La repartition de la population

Numéro Groupement Hommes Femmes Garçons Filles Totaux


1 Muhiya I 2062 2700 3488 3230 11480
2 Muhiya II 2438 2700 3488 3403 12029
3 Kitababeya 3350 2800 3490 3467 13107
Total Total 7850 8200 10466 10100 39416

Source : KIMOTA MUTUPEKE, TFC en 2005-2006.

Tableau N° 3 : La répartition de la population du secteur B.B/SALAMABILA en 2010.

N° Groupement Hommes Femmes Garçons Filles Totaux


1 MUHIYA. I 5152 3790 4578 4920 16440
2 MHIYA II 3915 4177 4965 4880 17940
3 KITABABEYA 6034 5484 6174 6151 15791
AGGLOMEARATION
4 7084 7984 8886 7984 31938
DE SALAMABILA
5 TOT. GENERALE 20185 20185 24603 23935 82109
Source : Archive du chef de secteur BB. SALAMABILA ? Statistique de recensement du
2ème trimestre 2010.

Il ressort de ces deux tableaux que la population était de 39416 curieusement en 2010 la population
est de 82109 donc elle a doublé alors que secteur B.B/SALAMABILA était composé d’une petite
population jadis mais qui a augmenté suite à l’exode rural des peuples venant des autres Jones
rurales comme WAMAZA, KASONGO, …

La diversité des cultures, Ethnies tant nationales qu’internationales y est observée.

3.2. Habitat

Se situant en pleine forêt et en pleine savane, la population du secteur des


B.B./Salamabila habite en majorité dans les maisons construites en pailles et en chaumes.

3.3. Langue

Le dialecte Bangu Bangu étant la langue des autochtones serait la plus pratiqué n’eut été
l’arrivée des arabes et de l’homme blanc qui imposèrent le swahili comme langue administrative
et commerciale. Le Swahili passe en première position car, il facilite la commercialisation avec
les autres tribus telles que Wazula, les Bakwanga, les banyemamba et les autres.

A côté du swahili qui est enseigné en cycle inférieur du primaire donc au degré
élémentaire, le français reste la langue de l’enseignement tant primaire que secondaire ainsi
qu’administrative.

I.4. Aspect économique


4.1. Agriculture

Dans le secteur des B.B/Salamabila, l’agriculture est vivrière, elle occupe plus de 60%
de la population d’autant qu’elle constitue l’activité principale pour subvenir aux multiples
besoins de la vie. Parmi les cultures vivrières citons : le manioc, le maïs, le paddy, les arachides
et les bananes.

Tableau N° 3. Production agricole/groupement en 2005 en tonnes.

Groupement Muhiya I Muhiya II Kitababeya Total


Manioc 10000 10320 18000 38320
Maïs 500 1000 955 2455
Paddy 1327 1326 1456 4129
Arachide 800 386 3771 1563
Banane 2650 2864 2880 8395
15277 15896 23668 54841
Commentaire : Nous constatons que la production de manioc est très élevée plus que d’autres
cultures suivies de la production des bananes et de Paddy. Dans ce secteur, les cultures les plus
pratiquées sont le manioc, le maïs et la banane.

Source : Rapport de service d’agriculture du secteur des B.B/Salamabila, le territoire


de Kabambare 2005.

4.2. Elevage

Les Bangubangu en général ne sont pas pasteurs, ils arrivent à élèves pour des raisons
bien déterminées. Les chèvres, les moutons et les porcs, servent pour la dot. Les poules ainsi que
les canards sont réservés pour les levées des deuils et le repas préféré pour le « MUNUMI WA
MWANA ». C’est-à-dire le gendre.

4.3. Commerce

Aujourd’hui les activités commerciales dans le secteur des B.B/ Salamabila sont en voie
de progression, signalons la présence de quelques petits trafiquants ambulants qui roulent à vélo
et sont connus couramment sous l’appellation de « KAUNAMA MUSUKUMENI ». Ces derniers
amènent les marchandises des provinces du Katanga, Kasaï-Oriental et Sud-Kivu. ([3])

De toutes ces provinces ci-haut citées force nous est de signaler aussi l’existence du
marché de Salamabila qui est le plus important, vu son approvisionnement en produit manufacturés
de première nécessité, fournis par les SHI en provenance de Bukavu, en dépit de difficultés
du moment, le regard du milieu reste davantage tourné vers le commerce, que l’agriculture à un
pouvoir d’achat modique sur le marché, alors que rentre à tout moment les recettes importantes.

4.4. Transport et communication

L’infrastructure routière est dans un état de destruction avancée, les produits agricoles
ont difficiles à être écoulés vers les centres de consommation étant donné l’enclavement du milieu.

A Salamabila, on note la présence d’un aérodrome ou les petits porteurs atterrissent et c’est à partir
de ces petits porteurs qui reviennent de Bukavu que toute l’étendue du secteur des B.B/Salamabila
en particulier et celle du territoire de Kabambare en général est approvisionné en produits
manufacturés de première nécessité.

4.5. Industrie

Le secteur des B.B/Salamabila n’a jamais connu d’industrie sauf à l’époque coloniale
quand il y avait la société « COBELMINE » après le départ des blancs. Cette dernière a été
changé en « SOMINKI » actuellement « BANRO CONGO MINING NAMOYA » où il y avait
une petite Usine de nettoyage de cassitérite et l’exploitation de l’or avant l’emballage pour la
raffinerie à Kalima.
I.4.6. Autres activités
Il existe d’autres activités économiques dans le secteur de B.B/salamabila à part
l’agriculture, l’élevage et commerce nous citerons la menuiserie, la scierie, l’artisanat, la
pisciculture et l’exploitation artisanale des minerais préoccupent en premier lieu les jeunes qui
passent des années en pleine forêt et oubliant même les autres préoccupations comme cultiver,
étudier et c’est ce qui fait qu’il fait un grand nombre des jeunes analphabètes.

En général, cette activité offre plus d’inconvénients que d’avantages à cette population
précisément à salamabila surtout les maladies sexuellement transmissibles et dépravation de
mœurs accompagnées de l’infidélité des conjoints.

I.5. Aspect socioculturel


5.1. Education

Jusqu’en 1996, le secteur possédait vingt six écoles primaires et neuf écoles
secondaires. En rapport avec la population à l’âge scolaire, l’infrastructure scolaire devient
abondante suite à la création anarchique des écoles primaires et secondaires pendant la période de
transition avec comme conséquence. Le taux élevé des diplômés d’Etat (D6N) surtout chez les
jeunes de 18 à 25 ans. ([4])

Tableau N° 4 : Ecole primaire selon le groupement

Groupement Muhiya I Groupement Muhiya II Groupement Kitababeya


EP ALEMBA EP NGUNDA
EP KOPAKOPA EP KANGUMBA
EP AGENDA EP ASSANI
EP KABUMBA EP KAYEMBE 1.
EP KABUYUMBA EP LUMAMBA
EP MAADIBISHO EP KATUMBUTELE
EP BAKAYOZI EP SALAMABILA EP MAGANGA
EP BAKUNGU EP FUNDI EP LUBOBOLA
EP MAKUBULI EP AMUSINI EP MULUKALUKA
EP TENGETENGE EP LUBALATA EP NDUBA
EP TUKUTUKU EP KANIKINI EP MUKANGWA
EP MACHAPANO EP ANANGOVU EP KAMITANDA
EP MUKOLOKA EP SILANDA EP AMUNDALA
EP KIBOKO EP FIONDO EP MUPENE
EP KABUSHI EP ASUMANI
EP MASABI EP MAGANGA
EP LOGWE EP KALONDA
EP MATONGO EP LUBALATA
EP MULANDA EP RUKOHO
EP SOUS-MARAIN EP C.E.L.P.A
EP MWENDAMBOKO EP KASOMBE
EP YOVOTE EP HEMBE
EP KAYEMBE EP MATETE
EP KABULAWAYO EP KASALA
EP CENTRALE EP LUMAMBA
EP MUHOYA

Légende : E.P : Ecole Primaire

Commentaire : par ce tableau, nous constatons que c’est dans le groupement Kitababaya où il ya
plusieurs écoles, puis dans le groupement Muhiya II et en fin le groupent Muhiya I.

Tableau N° 5 : Ecoles secondaires selon le groupent

Groupement Muhiya I Groupement Muhiya II Groupement Kitababeya


INST. ASSANI
INST. KAYEMBE
INST. KATUMBUTELE
INST. SALAMABILA
INST. KANBONDO
INST. NAMOYA
INST. KASALA
INST. AMUSINI
INST. TENGETENGE INST. BYENGE
INST. LUTUMBA
INST. MACHAPANO INST. MAENDELEO
INST. MAVUNO
INST. BAKUNGU INST. AMUNDALA
INST. NDONDO
INST. JIADI
INST. MUTEBA
INST. MATETE
INST. KIONYA
INST. LUMAMBA
INST. MUYOMBO
INST. LUBOBOLA

Légende: INST. : INSTITUT

Source : Bureau du Secteur BB. SALAMABILA Rapport Annuel 2009

Commentaire : Les colonisateurs n’ont construit aucune école secondaire dans le secteur des
B.B/Salamabila. Ces écoles ont été construites par les autochtones eux-mêmes à leur initiatives
propres sauf l’école moderne l’’institut de salamabila qui vient d’être construit par la fondation
BANRO en 2008.

5.2. Confessions religieuses

Les religions pratiquées sont les christianismes et l’Islam. Dans le christianisme nous
pouvons cite a titre exemplatif : l’église catholique, les églises protestantes telles que 5è
CELPA. (Communauté des Eglises Libres des pentecôtes en Afrique Centrale), ESIP (Eglise
Sainte Internationale de Pentecôte), Lion de Juda, témoins de Jéhovah et Kimbanguiste,… pour
l’ISLAM, il y a le shaffi et le Bouda, le shaffi communément appelé « KADIANI » et le Bouda
« MURIDUNA ».

5.3. Loisirs
Dans ce secteur des B.B/salamabila nous trouvons l’organisation sportive dénommée
AFSA « association de Football de Salamabila » cette dernière organise des compétitions de
football. A la fin de la compétition, l’équipe championne gagne un prix bien déterminé. Un
seul centre, on trouve également des maisons ciné-vidéo pour le développement de la population,
les salles de théâtre et sketchs, ainsi que la radio Maendeleo de Kabambare (RMK) en sigle se
trouvant à Salamabbila.

I.6. Aspect sanitaire.

Le secteur des B.B/Salamabila a eu la chance d’être nommé la zone de santé à partir du


gouvernement de transition en 2005. la structure centrale de la zone de santé de salamabila est
implanté nouvellement nommé dispose un Hôpital Général de référence à Namoya/Salamabila.[5]

La Zone de santé SALAMABILA compte aussi plusieurs centres de sante :

Tableau N° 6 Infrastructure Sanitaire Œuvrant dans le secteur BB/SALAMABILA

GROUPEMENT MUHIYA I GROUPEMENT MUHIYA II GROUPEMENT KITABABEYA


CS. KAYEMBE CS. LUBOBOLA
CS AMSINI CS. KALONDA
CS. KOPAKOPA CS. KIMBASEKE I
CS. TENGETENGE CS. MULANDA CS. KIMBASEKE II
CS. MACHAPANO. CS. MUKALANGA CS. KAMBONDA
CS. CENTRAL CS. MUKANGWA
CS. SOUS MARAIN CS. AMUNDALA
CS. SALAMABILA CS. MATETE.

Légende : CS : Centre de Santé

Sans compter les dispensaires privés, le problème de santé se posait toujours dans le
secteur des B.B/salamabila à cause de l’insuffisance d’infrastructures sanitaires, des produits
pharmaceutiques du personnel qualifié. Les maladies sexuellement transmissibles (IST), la
maladie du sommeil, la malaria et la bilharziose constituant les causes principales de mortalités au
sein de ce dit secteur.

Source : Rapport de la Zone de santé de salamabila 2004.

I.7. Aspect Politico-administratif


Le secteur de B.B/Salamabila est administré par un chef de secteur qui est à la tête de toutes
les affaires politico-administratives et coutumières de toute l’entité. Le secteur est divisé en trois
groupements et 79 localités qui sont :

• Groupement MUHIYA I compte 17 localités ;


• Groupement MUHIYA II compte 24 localités ;
Tableau N° 7 : Localités selon le groupement

Groupement MUHIYA I Groupement MUHIYA II Groupement KITABABEYA


1. Maganda ;
2. Angalisi ;
3. Lubobola ;
4. Assumani ;
5. Kalonda ;
6. Assani ;
7. Amissi ;
8. Mwanangoy ;
9. Kambondo ;
1. Kibwika ; 10. Mukangwa ;
2. Tambwe ; Bamunima ;
1. Mweba ; 3. Kibinga ; 1. Kimbaseke ;
2. Biladi ; 4. Vumba ; 2. Katumbutele ;
3. Kikoloka ; 5. Asomana ; 3. Mangalwa ;
4. Kikoko ; 6. Kayembe ; 4. Lumamba ;
5. Kalimaungu ; 7. Kalimaungu ; 5. Mbese ;
6. Kiboko ; 8. Fundi Mwalengo ; 6. Muhoya ;
7. Bulafia ; 9. Amusini ; 7. Kasala ;
8. Yambayamba ; 10. Fyondo ; 8. Mulaka luka ;
9. Matungulu ; 11. Kapasa ; 9. Amundala ;
10. Kabemba ; 12. kopakopa ; 10. Mupene ;
11. Machapano ; 13. Baongwa ; 11. Matete ;
12. Tukutuku ; 14. Agenda ; 12. Ngunda ;
13. Tengetenge ; 15. Central ; 13. Hembe–moya ;
14. Alinguzo ; 16. Kamisobo ; 14. Ngulube ;
15. Kitchindja ; 17. Mukalanga ; 15. Kahandja ;
16. Mbilika ; 18. Silanda ; 16. Mbombo ;
17. Malembo 19. Katondo ; 17. Kaselebelwa ;
20. Matongo ; 18. Kimbwasa ;
21. Kalungu. 19. Nduba ;
20. Kamitanda ;
21. Kimputu ;
22. Lubobola kiboko ;
23. latete ;
24. Mutingwa ;
25. Muzizi ;
26. Soka ;
27. Yovote ;
28. Kahitanga

Présenté par Divin SAMURA, MPH


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