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ECOLE SUPERIEURE SACRE- CŒUR ANTANIMENA

E.S.S.C.A

NORME IAS 16 & 36 : IMMOBILISATIONS CORPORELLES &


DEPRECIATION D’ACTIFS

Présenté par : (Groupe IV)

RADIMILAHY Jean Chrysostome

RAFALINANTENAINA Louissa Lubine

RASOANAMBININA Marie Noella

Enseignant-Formateur : Monsieur RAMPANJATO Andriamarolahy

Année universitaire : 2020


SOMMAIRE

INTRODUCTION

Chapitre I : PRESENTATION DE LA NORME IAS 16


Section 1 : Contexte de la norme
1.1 Philosophie
1.2 Champs d’application
1.3 Définition
Section 2 : Contenu de la norme
2.1 Reconnaissance des immobilisations
2.2 Évaluation initiale
2.3 Évaluations ultérieures
2.4 Informations à fournir
Chapitre II : PRESENTATION DE LA NORME IAS 36
Section 1 : Contexte de la norme
1.1 Esprit de la norme
1.2 Champs d’application
1.3 Définition
1.4 Processus et règle d’évaluation
Section 2 : Contenu de la norme
2.1 Règle de comptabilisation
2.2 Informations à fournir

CONCLUSION
INTRODUCTION

La norme IAS 16 consiste à exiger le traitement comptable pour les immobilisations


corporelles de sorte que les utilisateurs des états financiers puissent distinguer les
informations relatives aux investissements d’une entité dans ses immobilisations corporelles
et celles relatives aux variations de ces investissements. Elle a des particularités : elle ne
s’applique pas à la comptabilisation des quelques immobilisations. Cette norme parle
proprement dit « les immobilisations corporelles ». La norme IAS 36 est de prescrire les
procédures qu’une entreprise applique pour s’assurer que ses actifs sont comptabilisés pour
une valeur (valeur nette comptable) qui n’excède pas leur valeur recouvrable. Cette norme
IAS 36 est intitulé « dépréciation d’Actifs ».
Une question se pose comment présenter ces deux normes comptables ? Pour répondre
à cette question, nous allons adopter le plan suivant. Dans le premier chapitre, nous
présenterons l’IAS 16 et dans le second chapitre, nous expliquerons la dépréciation d’Actifs
selon l’IAS 36.

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Chapitre I : PRESENTATION DE LA NORME IAS16

La norme IAS 16 consiste à prescrire le traitement comptable pour les immobilisations


corporelles de sorte que les utilisateurs des états financiers puissent distinguer les
informations relatives aux investissements d’une entité dans ses immobilisations corporelles
et celles relatives aux variations de ces investissements. Pour bien présenter cette norme, nous
allons expliquer dans la première section le contexte de la norme et dans la deuxième section
son contenu.

Section 1 : Contexte de la norme IAS 16


Cette section contient la philosophie de la norme, le champ d’application et les
définitions. Nous parlons d’abord la philosophie de cette norme.
1.1 Philosophie de la norme
La norme couvre les différents aspects de la comptabilisation et de l’évaluation des
immobilisations corporelles d’exploitation sur leur durée de vie. Elle impose de traiter les
composantes d’un actif comme des éléments séparés s’ils ont des durées d’utilité différentes.
Elle permet de procéder à la réévaluation des immobilisations comme méthode alternative à
l’évaluation au coût historique.
1.2 Champs d’application
La présente norme doit être appliquée à la comptabilisation des immobilisations
corporelles, sauf lorsqu’une autre norme impose ou autorise un traitement comptable
différent. Elle ne s’applique pas : aux immobilisations corporelles classées comme détenues
en vue de la vente selon IFRS 5 Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités
abandonnées ; aux actifs biologiques liés à l’activité agricole (voir IAS 41 Agriculture) ;à la
comptabilisation et l’évaluation des actifs de prospection et d’évaluation (voir IFRS 6
Prospection et évaluation de ressources minérales). Toutefois, la norme s’applique aux
immobilisations corporelles utilisées pour développer ou maintenir les activités ou les actifs
visés ci-dessus, mais distincts de ces activités ou actifs.
1.3 Définitions
Dans la présente norme, les termes suivants ont la signification indiquée ci-après :
• Les immobilisations corporelles sont des actifs physiques, qui sont détenus par une
entreprise soit pour être utilisés dans la production ou la fourniture de biens ou de
services, soit pour être loués à des tiers, soit à des fins administratives et dont on
s’attend à ce qu’ils soient utilisés sur plus d’un exercice.

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• L’amortissement est la répartition systématique du montant amortissable d’un actif
sur sa durée d’utilité.
• Le montant amortissable est le coût d’un actif, ou tout autre montant substitué au
coût dans les états financiers, diminué de sa valeur résiduelle.
• La durée d’utilité est soit la période pendant laquelle l’entreprise s’attend à utiliser un
actif, soit le nombre d’unités de production ou d’unités similaires que l’entreprise
s’attend à obtenir de l’actif.
• Le coût est le montant de trésorerie ou d’équivalents de trésorerie payé ou la juste
valeur de toute autre contrepartie donnée pour acquérir un actif au moment de son
acquisition ou de sa construction.
• La valeur de revente ou valeur résiduelle d’un actif est le montant, net des coûts de
sortie attendus, qu’une entreprise s’attend à obtenir pour un actif à la fin de son
utilisation.
• Une perte de valeur est l’excédent de la valeur comptable d’un actif sur sa valeur
recouvrable.
Section2 : Contenu de l’IAS 16
2.1 Reconnaissance des immobilisations
La définition des immobilisations recouvre une grande variété d’actifs corporels, des
plus simples au plus complexes.
2.1.1 Critères de comptabilisation
La norme IAS 16 précise qu’une immobilisation corporelle doit être comptabilisé en tant
qu’actif si les deux conditions générales de reconnaissance des actifs sont remplies, à savoir :
• Il est probable que les avantages économiques futurs associés à cet actif iront à l’entité
;
• Le coût de l’actif, ou sa juste valeur s’il est réévalué, peut être mesuré de façon fiable.
Les biens de faible valeur peuvent être regroupés par nature homogène et ensuite
traités de manière globale.
2.1.2 Approche par composants
Une immobilisation corporelle peut comporter plusieurs éléments à durée de vie ou rythme
d’amortissement distincts. Dans ce cas, la norme IAS 16 impose de les comptabiliser de
manière séparée, de manière à pouvoir associer à chacun son plan d’amortissement spécifique
et les dépenses ultérieures correspondantes.

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Exemple : Un bâtiment peut être décomposé en quatre éléments de durée de vie différente :
les murs, la toiture, les ascenseurs et tous les autres aménagements.
Cette situation se présente couramment dans l’industrie automobile, l’aéronautique, les
activités de logistique et de transports. De la même manière, les entreprises industrielles ont
l’habitude de traiter les outils spéciaux comme un composant de la chaîne de fabrication dont
la durée de vie est celle du modèle pour lequel ils ont été conçus.
Exemple : Dans la fabrication de réfrigérateurs, les portes et poignées ont une durée de vie
commerciale de 14 mois ; à chaque changement de modèle, les moules servant à leur
confection sont remplacés. Les autres éléments de la chaîne de fabrication ont une durée de
vie de 7 ans. Les moules sont donc comptablement identifiés comme un composant distinct de
la chaîne robotisée.
2.1.3 Dépenses de sécurité et de protection de l’environnement
Les évolutions législatives et réglementaires en matière de sécurité et de protection de
l’environnement sont susceptibles d’entraîner des dépenses additionnelles, sans pour autant
générer d’avantages économiques futurs pour l’entreprise. Ces dépenses n’ont pas, par elles-
mêmes, les caractéristiques d’un actif durable. Elles seront néanmoins immobilisées, dans la
mesure où elles sont indispensables à la conformité de l’actif concerné.
Exemple : Un fabricant de produits chimiques à l’obligation d’installer un nouvel
équipement, pour se conformer aux règles et normes relatives à la production et au stockage
des produits chimiques dangereux. À défaut, il lui serait interdit de poursuivre son activité.
Dans ces conditions, le nouvel équipement constitue une immobilisation.
2.2 Evaluation initiale
On parle dans cette évaluation initiale le principe de base, les éléments constitutifs du
coût, la mise en œuvre de l’approche par composants, le remplacement ou renouvellement
d’un composant, l’inspection et révisions majeures et les immobilisations acquises par voie
d’échange.
2.2.1 Principe de base
L’évaluation initiale d’une immobilisation corporelle pour son inscription au bilan est
le coût engagé pour mettre en service l’actif, en vue de l’utilisation prévue.
2.2.2 Eléments constitutifs du coût
Le coût d’un actif se compose du prix d’achat décaissé ramené, le cas échéant, à sa
valeur actuelle et des frais directs (externes et internes) permettant la mise en service de

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l’immobilisation ainsi que les montants provisionnés au titre de la norme IAS 37 pour les
coûts estimés de démantèlement et de remise en état des sites.

❖ Notion de frais directs incorporables au coût :

Certaines dépenses sont directement liées à la mise en service de l’actif ; il s’agit de


frais tels que :
• Tests d’essai, honoraires des ingénieurs et des architectes, aménagement des postes de
travail, frais de formation directement liés au fonctionnement.
• Coûts de préparation, montage, installation, assemblage, manutention, premier transport.
• Frais de personnel intervenant directement dans la construction, l’acquisition et la mise en
service de l’immobilisation.
Ces frais sont incorporables au coût de l’actif à immobiliser.

❖ Notion de frais non incorporables au coût :

D’autres dépenses ne participent pas à la mise en service de l’actif ; il s’agit de frais


tels que :
• Coûts d’inauguration du site.
• Coûts de lancement d’un nouveau produit.
• Frais administratifs, coûts de réorganisation, frais de pré-exploitation.
Ces frais ne peuvent être immobilisés.

2.2.3 Remplacement ou renouvellement d’un composant


Un élément dont la durée de vie est plus courte que l’immobilisation dont il fait partie
et qui doit être remplacé avant la mise hors service de l’ensemble, est identifié comme un
composant distinct (cf. § 3.2, Approche par composants). Il est amorti sur sa durée de vie
spécifique ; à la fin de sa durée de vie, il est mis hors service et décomptabilisé. Le nouvel
équipement qui le remplace est lui-même enregistré comme un composant de
l’immobilisation.

2.3 Evaluations ultérieures


La norme permet de choisir entre deux méthodes d’évaluation à la clôture :l’évaluation
au coût historique, qui constitue la méthode de référence et l’évaluation au montant réévalué,

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qui constitue l’autre traitement autorisé. L’entreprise peut exercer ce choix par catégorie
d’immobilisations (terrains, constructions, matériels, …). La méthode s’applique ensuite à
toutes les immobilisations de la catégorie.
2.3.1 Méthode de référence : évaluation au coût historique
Dans cette méthode, l’immobilisation est évaluée à son coût d’entrée diminué du cumul des
amortissements et des pertes de valeur, c’est-à-dire à sa valeur nette comptable déterminée sur
la base du coût historique.
2.3.2 Autre méthode autorisée : évaluation au montant réévalué
L’autre méthode admise par la norme IAS 16 est celle où l’immobilisation est
comptabilisée à son montant réévalué, à savoir sa juste valeur à la date de réévaluation,
diminuée du cumul des amortissements ultérieurs et des pertes de valeur éventuelles. Elle doit
obligatoirement être appliquée (à l’ensemble des actifs et passifs) lors d’un regroupement
d’entreprises relevant de la méthode de l’acquisition.

Les réévaluations doivent être effectuées avec une régularité suffisante pour que la
valeur inscrite dans les comptes ne diffère pas sensiblement de la juste valeur à la date de
clôture.
Plus l marché du bien est stable, plus l’intervalle de temps entre deux réévaluations peut être
important ; si le marché de l’actif est très fluctuant, la réévaluation doit être pratiquée au
minimum à chaque clôture d’exercice.
2.3.3 Amortissements
Le montant amortissable d’un actif est déterminé après déduction de la valeur
résiduelle de l’actif lorsqu’elle est d’un montant significatif et peut être mesurée de façon
fiable. Lorsque l’entreprise opte pour l’évaluation au coût historique et qu’il est probable
que la valeur résiduelle est non négligeable, celle-ci est estimée à la date d’acquisition et
n’est pas ultérieurement réestimée. Par contre, lorsque l’entreprise opte pour la réévaluation
totale ou partielle, une nouvelle estimation de la valeur résiduelle est faite à chaque date de
réévaluation de l’actif concerné.

La durée d’amortissement est définie en fonction de l’utilité attendue de cet actif pour
l’entreprise. L’estimation de la durée d’utilité est affaire de jugement et d’expérience de
l’entreprise pour des actifs similaires. Elle peut être plus courte que la durée de vie
économique de l’actif si l’entreprise a pour pratique de céder ce type d’actif au terme d’un

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délai précis ou après consommation d’une certaine quantité d’avantages économiques
représentatifs de cet actif.

Les trois modes d’amortissement mentionnés par IAS 16 sont :


• L’amortissement linéaire.
• L’amortissement dégressif (sans précision quant aux modalités de calcul de la
dégressivité).
• L’amortissement en fonction des unités d’œuvre basé sur l’utilisation ou la production
de l’actif.
La durée d’utilité doit être réexaminée au moins à chaque clôture d’exercice. Il
convient de vérifier que les durées d’utilisation réelles sont conformes aux durées d’utilisation
envisagées et retenues dans les plans d’amortissement. Il est ainsi conseillé de constituer des
séries statistiques sur les fréquences de sorties, le degré d’usure, le nombre de pannes des
matériels. Ce contrôle de cohérence doit permettre de fiabiliser les durées d’amortissement
pour le futur.
Il pourra donc être nécessaire d’appliquer une nouvelle durée aux biens à acquérir et de
réduire la durée restant à courir des biens existants. Il pourra être également nécessaire de
changer la méthode d’amortissement : passer de l’amortissement linéaire à l’amortissement
dégressif par exemple.

2.3.4 Les cessions et mises hors service d’immobilisations

➢ Cessions d’immobilisations :

En cas de cession d’un bien, l’immobilisation est sortie du bilan ainsi que le cumul des
amortissements antérieurs. Une plus-value ou une moins-value est constatée le cas échéant et,
est égale à la différence entre le montant net de la vente déduction faite de tous les frais de
cession, et, d’autre part, la valeur nette du bien. Le résultat de cession contribue au résultat
des activités ordinaires.
Mises hors service d’immobilisations :
Les éléments mis hors service sont sortis du bilan ; les pertes constatées font partie du
résultat des activités ordinaires.
Immobilisations en attente de cession :

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Les éléments en attente de cession doivent restés à l’actif du bilan. L’amortissement
continuera d’être doté si l’immobilisation a encore une valeur nette… A chaque clôture, le
bien fera l’objet d’un test de dépréciation.
2.4 Informations à fournir
Ces informations doivent être figuré dans les états financiers, dans les notes des
annexes et dans les informations complémentaires souhaitées.
2.4.1 Dans les états financiers
Les immobilisations doivent être classées par catégories choix des ensembles soumis à
réévaluations, et figurent au bilan pour leur valeur nette. Celles qui sont en attente de cession
sont portées sur une ligne distincte. Au cas où l’entreprise a opté pour la méthode de la
réévaluation, les écarts de réévaluation constatés apparaissent sur une ligne distincte des
capitaux propres.
2.4.2 Dans les notes annexes
Les informations minimums requises par la norme IAS 16, dans les notes annexes sont
les suivantes :
● les conventions d’évaluation utilisées pour déterminer la valeur brute comptable.
Lorsque plusieurs conventions ont été utilisées, pour chaque convention la valeur brute
comptable doit être indiquée pour chaque catégorie ;
● les modes d’amortissement utilisés ;
● les durées d’utilité ou les taux d’amortissement utilisés ;
● la valeur brute comptable et le cumul des amortissements (regroupé avec le cumul
des pertes de valeur) à l’ouverture et à la clôture de l’exercice ;
● les paiements reçus de tiers, enregistrés en compte de résultat, sur les cessions
d’immobilisations corporelles dépréciées, perdues ou abandonnées.
● un rapprochement entre la valeur comptable à l’ouverture et à la clôture de
l’exercice, montrant :les entrées ; les sorties ; les acquisitions par voie de regroupements
d’entreprises ;les augmentations ou les diminutions durant l’exercice résultant des
réévaluations décrites et des pertes de valeur comptabilisées ou reprises directement en
capitaux propres ; les éventuelles pertes de valeur comptabilisées dans le compte de résultat
durant l’exercice ;les éventuelles pertes de valeur reprises dans le compte de résultat durant
l’exercice ; les amortissements ; les différences de change nettes provenant de la conversion
des états financiers de la devise de fonctionnement de l’entité dans la devise de présentation
de l’information financière ; les autres mouvements.

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2.4.4 Informations complémentaires souhaitées
L’entreprise est également invitée à donner les informations suivantes :
● la valeur comptable des immobilisations temporairement inutilisées ;
● la valeur brute comptable de toute immobilisation entièrement amortie qui est encore en
usage ;
● la valeur comptable des immobilisations inutilisées et prêtes à être sorties ;
● lorsque le traitement de référence est utilisé, la juste valeur des immobilisations lorsque
celle-ci diffère de façon significative de la valeur comptable.

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Chapitre II : PRESENTATION DE LA NORME IAS 36
La norme IAS 36 permet de prescrire le traitement comptable pour la dépréciation
d’actif. Pour bien présenter cette norme, nous allons expliquer dans la première section le
contexte de la norme et dans la deuxième section son contenu.

Section 1 : Contexte de la norme


Cette section contient l’esprit de la norme, le champ d’application et les définitions.
1.1 Esprit de la norme
IAS 36 établit un guide détaillé pour la mise en œuvre du principe de prudence
lors de l’évaluation, à chaque arrêté comptable, des immobilisations corporelles et
incorporelles de l’entreprise.
1.2 Champs d’application
La norme sur les dépréciations d’actif s’applique aux immobilisations corporelles et
incorporelles qui ne sont pas évalués en juste valeur. Elle traite donc des éléments suivants :
• Immobilisations corporelles, propriété de l’entreprise et destinées à l’exploitation.
• Immobilisations inscrites à l’actif au titre de contrats de location.
• Immeubles de placement, évalués à leur coût historique ou faisant l’objet de
réévaluations.
• Immobilisations incorporelles, propriétés de l’entreprise.
• Goodwill reconnu dans le cadre du regroupement d’entreprises.
• Participations dans des sociétés sous influence notable.
• Participations dans des filiales non consolidées (voir IAS 27).
• Participations dans des co-entreprises non consolidées (voir IAS 31).
1.3 Définition
La norme pose les définitions suivantes :
✓ Valeur recouvrable : montant représenté par le maximum du prix de cession net et de
la valeur d’utilité.
✓ Unité Génératrice de Trésorerie (UGT) : plus petit groupe d’actifs identifiables dont
l’utilisation génère des cash-flows indépendants de ceux d’autres actifs ou groupe
d’actifs.
✓ Prix de cession net : produit de la cession d’un actif ou d’une UGT, dans une
transaction conclue à des conditions normales entre des parties biens informées et
consentantes, sous déduction des coûts directs de cession.
✓ Valeur d’utilité d’un bien : valeur actuelle des entrées et des sorties de cash-flows

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futurs attendus de l’utilisation continu du bien et de sa cession à terme. Les cash-
flows doivent être largement indépendants de ceux générés par d’autres actifs.
✓ Valeur d’utilité d’une UGT : Valeur actuelle des cash-flows futurs générés par
l’activité continue de l’UGT.
✓ Dépréciation : montant à hauteur duquel la valeur nette comptable du bien ou de
l’UGT excède sa valeur recouvrable.

1.4 Processus et règle d’évaluation


Les processus et le règle d’évaluation sont constitués par la démarche d’ensemble et
de l’actif à durée de vie définie et indéterminée qui sont détaillés ci-après.
1.4.1 Démarche d’ensemble
IAS 36 impose de constater une dépréciation lorsque la valeur comptable d’un
actif est supérieure à sa valeur recouvrable. Le processus d’évaluation doit être conduit pour
chaque actif pris isolément lorsqu’il est possible de calculer sa valeur recouvrable, c’est-à-dire
d’estimer son prix de cession ou sa valeur d’utilité à partir de flux de trésorerie futurs
distincts.
1.4.2 Actifs à durée de vie définie
La norme prévoit que les tests de dépréciation sont pratiqués seulement si des
indices montrent qu’une dépréciation est probable. La norme décrit un processus en trois
étapes :
- Suivi d’indicateurs internes et externes annonciateurs de perte de valeur.
- Lorsque la valeur ou la tendance prise par ces indicateurs laisse anticiper une perte de
valeur : calcul de la valeur recouvrable de l’actif.
- Si la valeur recouvrable est inférieure à la valeur nette comptable : enregistrement
d’une dépréciation.

1.4.3 Actifs à durée de vie indéterminée (certains actifs incorporels et


goodwill)
La norme impose qu’à chaque clôture annuelle, soit faite une comparaison entre la
valeur recouvrable et la valeur nette comptable. Si la première est inférieure à la seconde, une
dépréciation doit être enregistrée. Lorsqu’il est impossible de déterminer la valeur recouvrable

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d’un bien, notamment parce que les cash-flows qu’il génère ne sont pas indépendants de ceux
générés par d’autres actifs, le calcul doit se faire au niveau de l’UGT dont dépend le bien
considéré.
1.5 Les précisions méthodologiques
La précision méthodologique est importante dans l’exécution de la norme IAS 36. Elle précise
quelle méthode doit être utilisée. Les précisions méthodologiques sont composées des indices
de perte de valeur, le calcul du prix de cession net et le taux d’actualisation.
1.5.1 Indices de perte de valeur
Les informations à considérer sont de source externe et interne. Les indices
externes de perte de valeur correspondent notamment à :
• Baisse significative de la valeur de marché de l’actif Une considéré.
• Des perspectives conjoncturelles dégradées.
• Des ruptures technologiques dans le secteur considéré.
• Un changement de réglementation.
• D’autres changements importants dans l’environnement de l’entreprise.
Les indices internes correspondent notamment à :
• L’obsolescence de l’actif considéré.
• Une détérioration du bien.
• Des performances techniques inférieures aux prévisions.
• Des perspectives d’arrêt ou d’abandon de l’activité.
• Des perspectives de restructuration.
1.5.2 Calcul du prix de cession net
Le prix de cession net, observé ou théorique, est calculé sous déduction des seuls
coûts directs liés à la cession. Ces derniers ne doivent pas comprendre les éléments suivants :
➢ Coûts de réorganisation résultant de la vente.
➢ Frais pour lesquels des passifs sont déjà comptabilisés.
➢ Charges de financement.
➢ Impôts sur le résultat de cession.
1.5.3 Taux d’actualisation
Le taux d’actualisation utilisé correspond au taux que la société paierait aux
conditions courantes du marché pour financer l’achat du ou des actifs. Il doit refléter la valeur
temps de l’argent et prendre en compte le risque spécifique à l’entreprise et à l’actif considéré.

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La prime de risque ne doit pas faire double emploi avec la prudence retenue dans l’estimation
des flux de trésorerie futurs.

Section 2 : Contenu de la norme

En effet, chaque norme à son propre contenu. Dans cette section, le contenu de la
norme IAS 36 sera présentée.

2.1 Règle de comptabilisation

Dans la règle de comptabilisation, deux éléments vont être déterminés à savoir le


principe général qui est l’inscription en résultat et le cas particulier qui est l’imputation sur
l’écart de réévaluation.

2.1.1 Principe général : inscription en résultat

Une perte de valeur est comptabilisée dans la mesure où la valeur nette comptable
d’un actif ou d’une UGT excède sa valeur recouvrable. La perte de valeur est inscrite au
compte de résultat sauf lorsqu’elle a été constatée sur un actif précédemment réévalué. De
manière symétrique, la reprise ultérieure de perte de valeur sur des actifs comptabilisés à leur
coût historique sera comptabilisée en produits.

2.1.2 Cas particulier : imputation sur l’écart de réévaluation


Si l’actif ou l’UGT en question a fait l’objet d’une réévaluation antérieure, la perte
de valeur est traitée comme une réévaluation négative et imputée directement sur la réserve de
réévaluation. Si la dépréciation excède l’écart de réévaluation, le surplus sera affecté au
résultat. De manière symétrique, la reprise ultérieure de perte de valeur sur des actifs
comptabilisés à leur montant réévalué sera traitée comme une réévaluation positive.

2.2 Informations à fournir


L’entreprise doit indiquer dans ses états financiers et les notes annexes :

• Détail des dotations et des reprises aux comptes de provisions pour


dépréciation d’actif ventilé par rubrique du compte de résultat.
• Montant des dépréciations d’actifs imputé ou repris sur les capitaux propres de
la période.

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Pour les dotations et les reprises significatives, il convient de préciser :

- Circonstances à l’origine de la provision ou de la reprise, nature du bien et de l’UGT


concernée.
- Référence par rapport à laquelle la dépréciation est constituée (prix de cession/valeur
d’utilité).
- Mode de détermination du prix de cession.

Taux d’actualisation utilisé pour le calcul de la valeur d’utilité.

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CONCLUSION

En conclusion, IAS 16 et 36 est une norme qui nous présente les immobilisations
corporelles et la dépréciation d’actif. L’IAS 16 a pour objectif de prescrire le traitement
comptable des immobilisations corporelles de manière que les utilisateurs des états financiers
puissent distinguer les informations relatives aux investissements d’une entreprise. Et pour
l’IAS 36, son objectif est la prescription du traitement comptable de la dépréciation d’actif en
mettant en œuvre le principe de prudence lors de l’évaluation des immobilisations corporelles
et incorporelles. Ainsi, nous avons identifié les différentes immobilisations corporelles à
afficher dans l’élément de l’actif du bilan ainsi que les méthodes à suivre pour la dépréciation
d’actif. Les éléments à présenter dans les états financiers et l’annexe des états financiers
concernant les immobilisations corporelles et de la dépréciation d’actifs sont aussi identifiées
par ces deux normes IAS. Par contre, si l’un de ses éléments à présentés dans l’actif du bilan
ne sont pas réunies, dans ce cas l’information financière n’est pas fiable.

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