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SOMMAIRE

INTRODUCTION GENERALE……………………………………………………………..6

a) Contexte de travail…………………………………………………………...……….6

b) Problématique du sujet………………………………………………………….…….7

c) Hypothèses…………………………………………………………………………….8

d) Objectifs………………………………………………………………………………..8

e) Démarche de travail…………………………………………………………………...9

PLAN DU TRAVAIL…………………………………………………..………………...11

PARTIE Ⅰ : OCCUPATION ANARCHIQUE DU DOMAINE PUBLIC……………………12

CHAPITRE Ⅰ : LE DOMAINE PUBLIC………………………………..………….………..13

I. ESPACES DEDIES A L’HABITATION…………………………….…………….13

1. Un cadre propice et disponible pour l’occupation imminente…………………...13

2. Un cadre garantissant l’accès rapide aux équipements et structures de premières

nécessités………………………………………………………………………...14

3. Un cadre garantissant la protection de l’environnement………………………...14

4. Un cadre qui promeut la cohésion sociale et le vivre ensemble………………....15

II. ESPACES DEDIES A L’INTERET PUBLIC OU LE DOMAINE


PUBLIC…………………………………………………………………….....……..15

1. Espaces dédiés à l’intérêt public dont les réalisations sont effectives………...…16

2. Espaces dédiés à l’intérêt public qui n’est pas encore mis en valeur…………….16

CHAPITRE II : L’OCCUPATION ANARCHIQUE DU DOMAINE PUBLIC…………….17

I. DEFINITION…………………………………………………………………………17

1
II. EXEMPLES D’OCCUPATIONS ANARCHIQUES DU DOMAINE PUBLIC…….17

III. LES CAUSES ET CONSEQUENCES DE L’INSTALLATION ANARCHIQUE……20

1. Causes économiques……………………………………………………………..20

2. Causes institutionnelles et règlementaires……………………………………….21

3. Causes sociales……………………………………….…………….……………21

4. Les conséquences de l’occupation anarchique...………………………………...22


a. C.nséquences environnementales et sanitaires………....……….………….....22

b. Conséquences sécuritaires……………….………….………………………..22
PARTIE II : TEXTES DE REGLEMENTATION DE L’OCCUPATION DES

TERRITOIRES………………………………………………………………………………24

CHAPITRE III : TEXTES DE LOI SUR LES ESPACES PUBLICS VALORISES……….25

I. LES ESPACES PUBLICS VALORISES…………….…………….……………….25

II. LES DOCUMENTS D’URBANISME REGLEMENTAIRE…………….………...25

1. Les documents d’information…………….…………….…………….…………25


a. Le certificat d’urbanisme…………….…………….……………………25

a-1. Définition et objet…………….…………….…………………..26

a-2. Procédure de délivrance du certificat d’urbanisme…………….26


a-3. Portée du certificat d’urbanisme…………….………………….26

b. L’accord préalable d’urbanisme…………….…………….…………….26


b-1. Définition et objet…………….…………….…………….…….26

b-2. Procédure de délivrance de l’accord préalable d’urbanisme…...27


b-3. Portée de l’accord préalable d’urbanisme………………………28

2. Les documents de contrôle et de prescription…………….…..…………………..28


2-1. Le permis de construire…………….…………….……………………..28

2
a. Le champ d’application du permis de construire…………….…………..28
a-1. Les travaux soumis à l’obtention du permis de construire……..…....28
a-2. Les travaux dispensés de l’obtention du permis de construire……...29

b. La procédure de délivrance du permis de construire……………………..29


b-1. La demande…………….…………….…………….………..……….29
b-2. L’instruction de la demande…………….…………….…….………..30
b-3. La décision…………….…………….…………….……………..…..30

c. Les effets du permis de construire…………….…………….…………….31

c-1. Effets à l’égard du titulaire ou bénéficiaire…………….………...31


c-2. Effets à l’égard de l’administration…………….………………...31
c-3. Effets à l’égard du tiers…………….…………….………………32

2-2. Le certificat de conformité…………….…………….…………….……..32


a. Définition et objet…………….…………….…………….……………….32

b. Procédure d’obtention du certificat de conformité…………….…………33


b-1 La déclaration d’achèvement des travaux…......………….………….33
b-2 Le recollement………………………………………………………..33

c. Les effets…………….…………….……………………..…….…………33

III. LES TEXTES DE LOI DE LA REGLEMENTATION DE L’ESPACE PUBLIC

VALORISE…………………..…………….…………….…………….……………34

1. Généralité…………….…………….…………….…………….……………….34

2. Autorisations relatives à la construction. …………….………………………...34

3. Permis de modifier…………….…………….…………….……………………35

4. Permis de démolir…………….…………….…………….…………………….35

5. Contrôle des constructions…………….…………….………………………….35

CHAPITRE IV : TEXTES DE LOI SUR LES ESPACES PUBLICS PROTEGES………..37

I. LES POUVOIRS DE L’AUTORITE DOMANIALE…………………………….……37

1. Textes juridiques règlementaire interdisant l'occupation des domaines publics…...37

3
2. Textes juridiques règlementant l'occupation des domaines publics……..………..38
II. LES MODALITES D’APPLICATION DES TEXTES REGLEMENTAIRES…………39
1. Le permis de construire……………………………………………………….39
2. Le certificat de conformité……………………………………………………40

PARTIE III : LES SOLUTIONS DE LUTTES CONTRE L’OCCUPATION


ANARCHIQUE…………………………………………………………………………….40

CHAPITRE V : LES SOLUTIONS A COURT TERME…………….…………….………42

I. L’APPLICATION DES TEXTES REGLEMENTAIRE……………………………42

II. LE DEGUERPISSEMENT DES INSTALLATIONS ANARCHIQUES…………..43

III. LE RENFORCEMENT DU DISPOSITIF DE REPRESSION ET D’APPLICATION

DES TEXTES REGLEMENTAIRES DE L’ESPACE URBAIN MAIS AUSSI LA

LUTTE CONTRE LA CORRUPTION DANS LES SERVICES COMMUNAUX…...43

IV. REFORME DE LA CONSTRUCTION DES CENTRES COMMERCIAUX………….44

V. ORGANISER DES CAMPAGNES DE SENSIBILISATION DE LUTTE CONTRE

L’INDISCIPLINE…………..…………….…………….…………….……………...44
VI. MENER DES OPERATIONS DE VALORISATION DU DOMAINE PUBLIC TEL

QUE LES VOIRIES DANS LE CADRE DE L’EMBELLISSEMENT DE LA

VILLE…………….…………….…………………….…………….……………….45

CHAPITRE VI : LES SOLUTIONS A LONG TERME…………….…………….………..47


I. MESURES ETATIQUES DE REGULATION DU SECTEUR INFORMEL ET DE

DYNAMIQUE FISCALE…………………….…………….…………….…………47

1. Protection et amélioration de l'environnement……………………..……..47

2. Mesures fiscales étatiques…………….…………….…………………….47

II. RECOMMANDATIONS: ESQUISSE DE PROPOSITIONS…………….………...48

1. Recommandations d'ordre général…………….…………….……………….48

a. Lutte contre la pauvreté………………………….…………….……………..48

4
b. Lutte contre le chômage…………….…………….…………….……………49

c. Réforme de la politique d'immigration………………………….……………49

d. Formalisation des activités informelles…………….…………….…………..50

III. AUTRES RECOMMANDATIONS…………….…………….…………….……….50

CONCLUSION GENERALE…………….…………….…………….…………….………...52

5
INTRODUCTION GENERALE

a) Contexte de l’étude

L’urbanisme est l’ensemble des sciences, techniques et arts relatifs à l‘organisation et à


l’aménagement des villes. Cet aménagement consiste en l’affection d’un objet ou d’une activité
à un espace bien précis de sorte à avoir une meilleure adéquation. Il répond aux besoins de
satisfaction de la population et est imprégnée de sa culture. Dans un souci de satisfaire ces
besoins primordiaux que sont la circulation, le logement, le travail, le divertissement ; les
savants mirent en place une planification du territoire pour le bien-être de la population. Toutes
ces planifications consignées ont permis l’apparition de documents réglementaires qui
regorgent les principes et les répartitions légales du territoire autrement dit l’apparition du
domaine de l’urbanisme réglementaire. L’urbanisme règlementaire consiste à élaborer un
document de planification, dans le respect de la législation imposé par le droit de l'urbanisme,
afin de délimiter pour les acteurs publics et privés les possibilités de construction ou rénovation,
d'aménagement et de développement sur un territoire donné. Cette réglementation assure une
bonne occupation de la ville qui fait d’elle un lieu d’épanouissement dans un environnement
agréable à la vie, un lieu à vocations avec d’immenses infrastructures. La ville devient donc un
lieu d’enrichissement avec de nouvelles opportunités. Cependant, ce caractère attrayant, lucratif
et divertissant de la ville conduit à des phénomènes tels que l’exode rural qui par ricochet
débouchent sur une croissance exponentielle de la population urbaine. Ainsi, la ville se retrouve
surpeupler et n'arrive plus à satisfaire tous les besoins de la population, ou d'une catégorie de
cette population qui est économiquement défavorisée, à cause d’une insuffisance de l‘espace
urbain prévu pour cette population. Cette dernière s'approprie donc d'une manière informelle,
voire anarchique, les espaces publics comme lieux d’habitation et des espaces publics tels que
les marchés, les rues, pour pratiquer des activités commerciales capables d'assurer sa survie.
Mais l'appropriation anarchique et illégale de ces espaces instaure un conflit permanent entre la
population et les autorités chargées du respect des règles établies. Il nous incombe donc de
trouver des solutions pour palier à ce problème.

6
b) Problématique

Le dispositif de l'aménagement urbain est formel sur chacune de ses prescriptions. Cependant,
on commence d’abord par constater un désordre au niveau de la voie publique. Dans les villes
les trottoirs sont devenus des lieux de commerce. Il arrive des jours où les véhicules pour quoi
les routes qui sont construites n’arrive pas à circuler. Les marchands ambulants de ces lieux
sont souvent arrêtés en plein milieu de routes pour faire la publicité de leurs produits et les
vendre et ne tenant même pas compte de ce qu’ils obstruent à la visibilité des conducteurs. Ces
pratiques donnent l’impression d’être encouragées par les agents communaux et donc par la
mairie car ceux-ci procèdent à la collecte de taxes auprès de ces marchands non-régularisés de
la voie publique alors que ces collectes de taxes leur font croire en une forme de régularisation
et de formalisation de leurs activités. On peut voir aussi des installations de commerces et, dans
certains cas, des lieux d'habitation se dressent sur les caniveaux destinés à acheminer les eaux
usées. Ce type de commerces fait aussi l’objet de collectes de taxes. Les espaces destinés à ne
pas être habités pour permettre une bonne visibilité aux usagers de la route, sont devenus des
lieux d'habitations. On remarque très fréquemment que les propriétaires de véhicules stationnent
sans tenir compte des normes de stationnement qui garantissent la circulation fluide. Il arrive
aussi que les gens utilisent les voies de circulation à des fins de cérémonies telles que les
funérailles ou les fêtes sans autorisations. Ensuite, les espaces réservés à la construction
d'équipements techniques ou d’infrastructures, sont devenus des espaces privés de particulier
qui sont à même de présenter des documents pour montrer qu'ils sont effectivement propriétaire
des espaces en question. Il est donc déplorable de savoir que les autorités censées régulariser
les frais de ces occupations illégales, les percevoir. Ce qui dénote de la défaillance du système
de vente des terrains. En outre, Les parcs et réserves nationaux se transforment de façon
clandestine en des espaces agraires à titre personnel. Dès lors les questions qui nous viennent
sont : quels sont les dysfonctionnements liés à l'application du dispositif de l'aménagement
urbain ? Comment remédier au dysfonctionnement du dispositif de l'aménagement urbain ? Les
administrations locales étant les garants de l'ordre dans leurs différentes localités, comment les
investir pour que l'application du dispositif soit effective ? La population a-t-elle connaissance
de ce qu’est l’espace urbain public ? Quelles sont les causes et conséquences liées à l’occupation
anarchique du domaine public ? Quels sont les processus règlementaires à suivre pour avoir
accès à l’espace public ? Enfin, quelles solutions en adéquation avec les règlements de
l’urbanisme peut-on apporter afin de lutter contre l’occupation anarchique ?

7
c) Hypothèse

Au vue de la problématique, on pourrait proposer comme solution au problème :

• Le renforcement du dispositif de la brigade de l’administration de l’urbanisation


afin qu’elle soit plus active sur le terrain ;

• La vulgarisation des plans urbains et des règles d’urbanisation à travers une large
diffusion au sein des populations ;

• Durcir les sanctions imposées aux anarchistes ;

• Une meilleure gestion des structures d’attribution de permis de construire.

d) Objectifs

Objectif principal : Le maintien, le contrôle et la maitrise de l’aménagement contenus dans


les documents de planifications

Objectifs secondaires :

• Ramener à leurs fonctions initiales les espaces anarchiquement occupés

• Mettre en place une politique d’aide socio-économique pour la population

• Eduquer la population en ce qui concerne l’occupation des espaces publics

8
e) Démarche de travail

Elle a été constituée en deux grandes étapes : une première théorique qui vise à cadrer le sujet
et construire des hypothèses et une seconde qui nécessite un travail élaboré pour confirmer ou
infirmer les hypothèses avancées. Les différentes phases ont nécessité différentes techniques et
outils durant tout le processus.

• Élaboration du cadre théorique

Avant toute appréhension de notre sujet, nous avons débuté par une compréhension du sujet se
traduisant par une étude parcellaire de celui-ci. Cette étude consistait en la définition des
différents mots clés présents dans notre sujet donné et à sa reformulation. La reformulation nous
a permis de circonscrire le sujet dans notre cadre de vie, ce qui nous a conduits à avoir une plus
grande vision de la portée de notre sujet et d’aboutir à la problématique. Nous avons ensuite
identifié les écrits sur le thème de la gestion urbaine en général et sur l’occupation du domaine
public en particulier. La recherche documentaire (ouvrages généraux, mémoires, articles, etc.)
a nécessité une investigation sur internet. La problématique s'est faite à partir des textes
juridiques (lois), des documents de réglementation urbain, des mémoires, des articles et de
l'observation directe. Les ouvrages généraux qui traitent le thème d'espace public étant rare ou
presque indisponible dans les bibliothèques physiques, nos recherches ont été concentrées sur
internet. Différents objectifs ont été fixés après avoir eu un aperçu général de la situation des
occupations dans la zone (les fondements de ces objectifs restent les textes lus sur le net et
l'observation directe). L'opérationnalisation de ces objectifs est passée par des interrogations
qui ont abouti à des affirmations ou hypothèses dont leur vérification justifie l'intérêt même
d'une observation directe (pour recueillir des informations brutes). Ainsi après notre observation
nous sommes passés à la recherche des informations primaires afin de les analyser et pouvoir
vérifier nos différentes hypothèses.

9
• Analyse de données

Etude comparative des données du terrain

Lors de cette étude comparative nous avons été amenés à diviser le groupe en trois sous-
groupes ou chaque groupe était chargé d’une partie spécifique :

− Le premier groupe était chargé d’analyser la conformité du plan urbain avec l’état actuel.

− Le second groupe a été amené à vérifier si l’occupation du domaine public était réglementée
ou autorisée par la possession de documents réglementaires.

− Le dernier groupe quant à lui était chargé de trouver des possibilités de solutions face aux
problèmes de l’occupation anarchique.

En premier lieu, dans sa quête d’informations, le premier groupe eut à mener des études
comparatives en s’aidant de différentes images trouvées sur le net, de photos prises sur le terrain
et de plans urbains. Cette étude consistait à comparer deux réalités différentes à savoir le plan
de la ville d’Adjamé et celle de ses rues. En effet, au niveau des plans, nous constatons la
planification d’un marché prévu pour accueillir les commerçants mais, nous remarquons avec
amertume l’occupation illégale des rues d’Adjamé à des fins commerciales ce qui occasion un
ralentissement au niveau du trafic routier

En second lieu, le deuxième groupe pour ses recherches sur les textes de réglementation de
l’occupation du territoire n’utilisa que l’outil informatique vu l’indisponibilité des
bibliothèques. Cette étude leur a permis d’avoir un grand nombre d’informations sur ces textes.

Enfin, le dernier groupe s’appuya sur l’étude comparative mené par le premier groupe et les
résultats des recherches du deuxième groupe pour formuler des solutions adaptées aux réalités
quotidiennes des populations et basées sur les textes de réglementation. Cette démarche a donné
suite au plan suivant :

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PLAN

1ère partie : Occupation anarchique du domaine public

Chapitre Ⅰ : Le domaine public

Chapitre Ⅱ : L’occupation anarchique du domaine public

2ème partie : Texte de réglementation de l’occupation des territoires

Chapitre Ⅲ : Textes sur l’espace public valorisé

Chapitre Ⅳ : Textes sur l’espace public protégé

3ème partie : Les solutions de lutte contre l’occupation anarchique

Chapitre Ⅴ : Les solutions à court terme

Chapitre Ⅵ : Les solutions à long terme

11
Partie Ⅰ

OCCUPATION
ANARCHIQUE DU DOMAINE
PUBLIC

12
CHAPITRE Ⅰ : LE DOMAINE PUBLIC

Le droit ivoirien définit le domaine public comme l’ensemble des biens des personnes
publiques qui ne sont pas classés dans le domaine privé et qui sont soumis à un régime de droit
public. Il s’agit donc des biens meubles et immeubles dont les propriétaires sont l’Etat ou les
Collectivités territoriales. Dans le présent travail, le domaine public sera restreint à l’espace
urbain public et le propriétaire considéré ici sera l’Etat. La Cote d’Ivoire couvre une superficie
de 322 462 km2 et l’Etat est le garant principal de l’organisation et de la distribution de cet
espace. Dans les villes, l’organisation et la distribution consiste en le découpage de l’espace
urbain en espaces dédiés à l’habitation qui deviendra des espaces privés et en espaces dédiés à
l’intérêt public qui sera géré par l’Etat.

I. ESPACES DEDIES A L’HABITATION

Dans une ville, il y a l’espace dédié à l’habitation. Dans une opération d’extension ou de
création de ville, une étude est menée par le corps du génie civil afin d’identifier un espace
propice à l’habitation et à la vie des personnes, et ceci dans tous les sens. L’extension ou la
création d’une ville en vue d’y créer des espaces d’habitation se fait à parties d’études et de
méthodes bien réfléchies et toujours dans le souci de garantir un bien-être durable. Les fonctions
principales qu’assurent ces études sont : l’établissement d’un cadre propice et disponible pour
l’occupation imminente, l’accès rapide aux équipements et structures de premières nécessités,
la protection de l’environnement et promotion de la solidarité et la cohésion sociale.

1. Un cadre propice et disponible pour l’occupation imminente

L’espace identifié par le professionnel du génie civil à la qualité d’être moins accidenté
pour faciliter entre autres les constructions d’habitations, la circulation des personnes d’un
endroit a un autre. Il est aussi pensé pour être aéré et ouvert pour l’aération des habitations et le
bien-être des personnes. En outre, dans le sens ou l’espace identifié doit permettre à ce qu’une
grande population s’installe, il est prévu d’être vaste. C’est alors que les urbanistes vont
procéder au lotissement de l’espace identifié en le découpant en quartiers qui vont regrouper un
ensemble d’ilots découpés eux-mêmes en lots. Ce sont ces lots qui seront vendus aux
particuliers par les autorités compétentes et ceci fera des particuliers les propriétaires de ces

13
espaces avec les droits réels qui l’accompagnent. Ainsi les personnes sont propriétaires
d’espaces adéquats à la vie et au bien-être. Des espaces qui seront facilement raccordés au
réseau électrique et au réseau de l’eau potable pour son fonctionnement pratique et le bien-être
des habitants.

2. Un cadre garantissant l’accès rapide aux équipements et structures de


premières nécessités

L’espace identifié est conçu pour être pratique, efficace et fonctionnel. Dans ce sens, les
équipements de premières nécessités que sont les marchés, les infrastructures médicales, les
écoles, les centres de divertissements, les centres culturels et éducatifs sont censés être le plus
proche possible des habitations. Ceci dans le souci que les personnes habitants un lieu dédié
soit le plus à l’aise possible. Ce qui fait que tout plan de lotissement d’un espace quel que soit
sa taille fait appel au schéma directeur de la localité concerné qui prévoit les équipements
techniques a mesures que l’espace urbain de cette localité avance. Du coup, la proximité
souhaitée des équipements techniques apparait plus que légitime puisqu’elle fait partie des
grandes questions lors de l’établissement du schéma directeur des localités.

3. Un cadre garantissant la protection de l’environnement

Le cadre dédié à l’habitat, quand il est bien conçu, assure un environnement sain. En
effet, le réseau de drainage et de canalisation des eaux usées et des eaux pluviales y est, d’une
part, rattaché pour empêcher les inondations et les dégâts matériels et autres types qu’elles
pourraient causer. D’autre part, il est prévu, dans l’espace dédié à l’habitat, un système de
gestion des déchets et ordures ménagères. Ceci se perçoit par les grandes corbeilles aux coins
des rues et les grandes poubelles à certaines intersections. Ces corbeilles et poubelles et autres
recueils d’ordures sont vidés de façon régulière. Dans les localités où il se trouve des étangs
d’eaux très à proximité des habitants, il se crée aussi des services de nettoyage d’assainissement
de ces eaux. Cette protection de l’environnement que garantissent les espaces dédiés garantit
elle-même la santé et le bien-être des habitants.

14
4. Un cadre qui promeut la cohésion sociale et le vivre ensemble

La cohésion sociale et le vivre-ensemble sont les garant de la paix et la tranquillité et le la


sérénité dans toute localité donnée. L’importance de ces choses étant inscrite dans la conscience
collective, il vient naturellement qu’un espace dédié à l’habitation des personnes puisse
comprendre ou permettre l’accès facile à des organes ou structures qui favorisent les échanges
et interactions entre les personnes. C’est ainsi que les espaces dédiés pour l’habitation vont
prévoir des centres culturels, des centres collectifs, des centres de divertissement tels que des
terrains des footballs ou des gymnases publiques etc. Cette conception du cadre d’habitation
permet à ce qu’il n’y ait pas, dans la communauté, des personnes qui se sentent couper des
autres et marginaliser. En plus de cela, cette initiative permet d’endiguer le plus profond
possible les discriminations et le sentiment de stigmatisation.

Au regard de cette présentation, nous percevons déjà l’importance et l’utilité de d’habiter


dans le domaine dédié à l’habitation. Ces endroits qui sont conçu effectivement pour la vie et
les occupations privées des personnes. Ainsi, à côté de cet espace, il y a l’espace dédié à l’intérêt
du public au point où dans la même veine d’intérêt général l’espace privé lui-même est ramené
dans domaine public.

II. ESPACES DEDIES A L’INTERET PUBLIC OU LE DOMAINE


PUBLIC

L’espace dédié à l’intérêt public que l’on va appeler ici le domaine public est l’espace, qui
pendant le découpage de l’espace urbain, est réservé à la construction des infrastructures et des
équipements techniques nécessaires, d’une part, a la vie des habitants des espaces environnants
dédiés à l’habitation des personnes et d’autre part pour une nécessité plus étendue aux villes
environnantes ou à la région-même dans laquelle se trouve la ville en question et souvent aux
régions situées à proximité. En ce sens que ces espaces sont dédiés en la construction
d’équipements techniques, ces constructions ou projets ont soit été réalisées ou pas encore
réalisées. Il comprend aussi les espaces sur lesquels aucuns projets ne sont prévus.

15
1. Espaces dédiés à l’intérêt public dont les réalisations sont effectives

Il s’agit des espaces tels que la voie qui permettent la communication entre les lieux
éloignés. Ces espaces sont souvent conçus pour être très grands considérant la fonction qu’il
doit assurer. Il est prévu par conséquent un dégagement pour la visibilité pendant les
circulations. Ce sont ensuite les grands espaces pour la construction de bâtiments administratifs
qui sont eux-mêmes de très grandes envergures et en considérant aussi les espacements prévus
pour l’aération des locaux et pour la beauté des constructions. Tout espace même si
apparemment non-occupés rentrent dans le domaine public car il joue un rôle dans la bonne
tenue de ces infrastructures.

2. Espaces dédiés à l’intérêt public qui n’est pas encore mis en valeur

Dans le découpage d’un espace urbain donné, il est réservé des espaces pour la
construction d’équipements techniques et cadres administratifs pour un futur souvent proche ou
éloigné selon ce à quoi ces infrastructures vont servir. En outre, ces espaces sont vacants souvent
pour défauts de budget ou de moyens financiers pour la réalisation de ces projets. Ces espaces
sont souvent situés en plein milieux d’espace urbain entre les habitations et donnent souvent
l’impression de ne servir a rien pourtant ils font bien partie du domaine public.

Considérant le fait que tout le territoire national est la propriété de l’état, il arrive aussi
que le domaine privé soit converti en domaine public par nécessité d’espaces pour des
réalisations d’équipements publics. L’autorité publique se permet de le faire car il de l’intérêt
général et surtout que ces genres de projet viennent très souvent en des situations d’urgences.

La présentation qui a précédé montre l’envergure du domaine public en ce qui concerne


l’espace urbain. Il est relativement vaste et dénote d’une grande importance en ce sens qu’il
constitue surtout les infrastructures déjà réalisées et ceux qui sont en vue d’être réalisées et qui
font naturellement preuve de leur utilité. En outre, ce domaine public va jusqu’à s’étendre sur
le domaine des habitations si le besoin se présente.

16
CHAPITRE II : L’OCCUPATION ANARCHIQUE DU
DOMAINE PUBLIC

I. DEFINITION

L’occupation c’est prendre possession d’un lieu et s’y établir. C’est aussi défini comme le fait
d’habiter, de loger, d’occuper un endroit c’est à dire faire d’un endroit sa demeure, son séjour
ou utiliser un endroit pour certaines raisons. L’anarchie quant à elle désigne un désordre social,
une désorganisation, un chaos sur la base de l’hypothèse implicite que l’ordre nécessiterait une
hiérarchie et le respect des règles, des lois. Ainsi, l’occupation anarchique se voit être le fait
d’occuper un endroit en n’obéissant pas aux contraintes, règles et restrictions établis par les
autorités de droits et en créant désordre et confusion. On parle d’occupations anarchiques du
domaine public lorsque les lieux utilisés de façon anarchique sont des propriétés appartenant
aux autorités publiques.

II. EXEMPLES D’OCCUPATIONS ANARCHIQUES DU


DOMAINE PUBLIC

Après avoir pris connaissance de la définition de l’occupation anarchique du domaine public


nous avons recensé certains cas d’occupation anarchique. Nous avons notamment :

• L’utilisation des bordures de routes pour des activités commerciales.

Figure1. Source : regardsuds.org Figure2. Source : ledeclic.info

17
Nous remarquons un désordre émanant de l’exercice du commerce dû à un
prolongement du marché sur les voies publiques. En effet, nous constatons que dans
nos rues, aux sorties de nos marchés il y’a de plus en plus de vendeurs qui s’installent
en bordures de routes. Ce sont soit des vendeuses de produits vivriers soit des
vendeurs ambulants qui n’ont aucuns points de ventes fixes. Ceux-ci s’installent alors
selon leurs appréciations.

• Les bidonvilles

Figure3. Source : alamy.com

Les bidonvilles, étant une partie d’une ville caractérisée par des logements très
insalubres, sont considérés comme des occupations anarchiques car en général, dans
ces endroits les habitations sont construites sur des propriétés qui appartiennent à
l’Etat et sans le respect des techniques de lotissement. On assiste à un véritable
désordre dans ces endroits-là.

18
• Occupation des bras de mer

Figure 4. Source : LEDECLIC.info

Aux alentours des eaux l’on remarque des constructions qui vont au-delà de la limite
entre la mer et la ville. Ce phénomène d’occupation anarchique est beaucoup
préoccupant.

• Installation anarchique des gares des transports en communs

Figure 5. Source : VYMaps.com

Dans plusieurs de nos communes les trottoirs et les bordures de routes sont utilisés
pour le stationnement des transports en communs, ces espaces deviennent
abusivement des gares bien qu’ayant une utilité préétablie par les autorités publiques.

• Les installations dans les zones à risques

19
Figure 6. Source : journals.openedition.org
Nous voyons là des installations dans des endroits comportant d’énormes risques, endroits où
aucun aménagement de terrain n’a été fait. Ces occupations s’inscrivent donc dans un
désordre environnemental.

• Autres exemples d’installations anarchiques

Figure 7. Source : LeBabi.net

On peut aussi relever le cas du non-respect de la délimitation spatiale lors des constructions.

L’image ci-dessus illustre nos propos. Il s’agit ici de plusieurs maisons construites en
dépassant les limites établies initialement par les autorités publiques.

III. LES CAUSES ET CONSEQUENCES DE


L’INSTALLATION ANARCHIQUE

1. Causes économiques

Dans la plupart des cas d’installation anarchique concernant soit l’occupation des trottoirs, des
zones à risques et autres, le volet économique demeure l’origine principale. En effet, la cherté
des terrains, le coût élevé des loyers font que la population à très faible revenu exerce des
activités dans des endroits ou cet exercice est interdit dans le but de ne pas payer des loyers
élevés.

20
2. Causes institutionnelles et règlementaires

Les raisons de ce phénomène néfaste sont souvent même les conséquences d’une mauvaise
gestion de l’autorité publique. La plupart du temps l’utilisation des domaines publics est faite
sans autorisation légale et souvent même dans un climat de complicité généralisée. Nous
notons donc comme raisons :
• Manques d’infrastructures : en effet, il y’ a une grande insuffisance ou absence
d’espaces affectés aux artisans et commerçants dans les plans d’urbanisation de ce fait
le trop-plein de demande ne peut être satisfait

• Implication des autorités municipales. En effet, certains commerçants des bordures


de route détiennent des autorisations de la mairie de façon illégale et en échange
s’acquittent des taxes communales

• La difficulté de mises en œuvre de mesures répressives pour des raisons sociales


ou sociopolitiques.

• L’absence de résistance ou d’action de lutte presqu’inexistante

• Le manque de rigueur des autorités dans la gestion du domaine public

• L’absence d’enquête sur le terrain avant l’attribution des terrains

• L’urbanisation croissante et non contrôlée

• Le manque de coordination des actions ministérielles

• Dilapidation des terrains communaux

3. Causes sociales

• Les difficultés pour se loger et les coûts élevés des logements entraînent des
familles entières à trouver refuge dans des lieux non réglementés ;

• L’exode massif des populations vers les villes aggravées parfois par les crises
sociopolitiques entrainant ainsi une pression démographique ;

• La prolifération des bidonvilles ;

• Extension rapide et non contrôlée du tissu urbain ;

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• L’ignorance des risques encourus par les populations occupants ces espaces ;

• Le faible impact des actions de sensibilisation menée jusque-là ;

• Les réactions violentes des populations face aux mesures répressives.

4. Les conséquences de l’occupation anarchiques

a. Conséquences environnementales et sanitaires

• La pollution, sous ses multiples formes, est également un problème important qui
se pose sur les espaces publics. En effet, tous ceux qui occupent illégalement la rue
produisent d’importantes quantités de déchets commerciaux et artisanaux,
composés de toutes sortes de détritus, de sachets en plastique, d’emballages en
papier, de cartons, de boîtes de conserve qui jonchent les trottoirs et la chaussée à
la fin de la journée.

• Difficultés de circulation : en effet l’occupation des trottoirs inhibe la fluidité dans


la circulation à la fois pour les véhicules et aussi pour la population elle-même.

• Inondation des quartiers dus à un manque d’assainissement.

• Dégâts matériels, humains et dégradation du sol

b. Conséquences sécuritaires

L’insécurité qu’on retrouve souvent dans les villes découle souvent de l’occupation
anarchique des espaces publics par la population. En effet, la plupart des zones de concentration
illégales de la population ne sont pas maitrisées par les brigades de sécurités, et l’on y perçoit
malheureusement un développement des fumoirs, une multiplication des agressions et toutes
sortes d’actions orchestrées par les hors la loi.

22
CONCLUSION PARTIELLE

Par sa définition, le domaine public est réservé exclusivement aux réalisations d’intérêt
public et général. Toute occupation qui sort de ce cadre devra être justifié et le plus possible
permettre à ce que l’objectif du domaine occupé autrement soit toujours conservé. Mais force
est de constater que ces espaces qui apparaissent pour les populations comme vacants et non-
occupés ou trop larges pour ce pourquoi ils sont destinés commence à être envahi par celle-ci.
Dès lors, la question qui nous vient immédiatement est de savoir ce que les textes de lois
disent à propos de l’occupation de l’espace urbain et surtout de l’espace public.

23
PARTIE II

TEXTES DE REGLEMENTATION DE

L’OCCUPATION DES TERRITOIRES

24
CHAPITRE III : TEXTES DE LOI SUR LES ESPACES
PUBLICS VALORISES

I. Les espaces publics valorisés

• Définition d’espaces publics valorisés

Le régime juridique de l'occupation du domaine public s'appuie sur la technique juridique de


l'autorisation d'occupation. En effet, la condition absolue pour occuper le domaine public est
l’autorisation délivrée par l’autorité compétente. Il s’agit là d’un principe général du droit du domaine
public, valable pour toutes les formes d’occupation. Cette autorisation d’occupation privative permet
la valorisation du domaine public, en ce qu’elle octroie des droits et des garanties à l’occupant pour
pouvoir y faire des investissements. On peut ainsi noter une diversité des modalités
d’autorisation d’occupation du domaine public.

L’occupation de ces espaces publics valorisés comme tout espace est régie par des lois.
Ces lois sont cependant conçues dans des documents appelles documents de réglementation
de l’urbanisme ou encore documents d’urbanisme réglementaire.

II. Les documents d’urbanisme réglementaire

1. Les documents d’information

Les documents d’urbanisme à caractère informatif concernent entre autres le certificat


d’urbanisme, et l’accord préalable d’urbanisme.

a. Le certificat d’urbanisme

Il est régi par le décret n°92-398 du 1er juillet 1992 portant réglementation du permis
de construire.

25
a-1. Définition et objet

Le certificat d’urbanisme est un document informatif délivré par l’administration à la


demande d’un propriétaire d’une parcelle de terrain pour lui faire connaître les possibilités
d’utilisation de construction sur son terrain au regard des réglementations d’urbanisme qui lui
sont applicables.

a-2. Procédure de délivrance du certificat d’urbanisme

La demande du certificat est introduite par toute personne titulaire d’un droit
d’occupation d’un terrain ou son mandataire, laquelle demande doit être accompagnée tout au
moins d’un extrait topographique permettant de localiser le terrain avec précision. La
demande du certificat d’urbanisme est instruite par les services compétents du Ministère
chargé de l’urbanisme (la Direction Centrale de l’urbanisme à Abidjan et les directions
régionales de la construction et de l’urbanisme) en collaboration avec les services techniques
des collectivités territoriales dans le cadre de la décentralisation de l’urbanisme.

a-3. Portée du certificat d’urbanisme

Le certificat d’urbanisme qui est un document par lequel l’administré requiert de


l’administration qu’elle lui livre des informations claires et complètes sur les possibilités
d’utilisation de son terrain. Le certificat d’urbanisme est assorti d’une durée de validité qui ne
peut excéder un (01) an à compter de sa date de délivrance.

b. L’accord préalable d’urbanisme

C’est un document d’urbanisme réglementaire régi de nos jours par le décret n°92-398
du 1er juillet 1992 portant réglementation du permis de construire.

b-1. Définition et objet

L’accord préalable d’urbanisme est un acte administratif d’information délivré à la


demande des constructeurs et qui précise les conditions d’implantation et de volume des
constructions projetées, ainsi que les conditions d’accès et de stationnement des véhicules, le

26
raccordement aux réseaux, le respect des bâtiments et des équipements d’intérêt général à
réaliser. Il précède le permis de construire.

L’obtention de l’accord préalable d’urbanisme est obligatoire et préalable à la demande de


permis de construire pour tout objet important de constructions, notamment les projets :

• de plus de cinquante (50) logements ou 4000 m² d’habitation ;


• de plus de 1000 m² de plancher de bâtiments industriels ou commerciaux ;

• d’immeubles de plus de 4 étages ;

• situés dans les « zones sensibles ».

Pour tous les autres projets, l’obtention de l’accord préalable est facultative.

b-2. Procédure de délivrance de l’accord préalable d’urbanisme

La demande d’accord préalable est introduite par les maîtres d’ouvrage justifiant d’un titre
d’occupation ou de propriété du terrain à construire. Le dossier de demande d’accord
préalable comprend en général deux sous-dossiers :

• Le premier sous-dossier contient les pièces établissant les droits du demandeur


du terrain (titre de propriété, extrait topographique et la qualité du mandataire
ou représentant).

• Le second sous-dossier contient quant à lui, des plans (plan de situation,


esquisse au 1/100ème et plan de masse), une note descriptive et une estimation
sommaire.

Outre ces deux sous-dossiers, le dossier peut contenir tout autre renseignement ou
document demandé par l’administration. Le dossier de demande d’accord préalable est déposé
en trois exemplaires auprès des services du permis de construire qui sont chargés de son
instruction. L’accord préalable d’urbanisme est délivré dans un délai d’un (01) mois à
compter de la date de sa réception par le service compétent, par arrêté du Ministre chargé de
l’urbanisme (pour les projets situés dans les périmètres sensibles) et par les autorités habilitées
à délivrer le permis de construire (autorités décentralisées et les préfets).

L’accord préalable est délivré pour une période de validité qui ne peut excéder un (01) an.

27
b-3. Portée de l’accord préalable d’urbanisme

L’accord préalable d’urbanisme est un acte administratif qui créé des droits au profit
du demandeur pendant son délai de validité qui est d’une (01) année.

2. Les documents de contrôle et de prescription

Les documents de contrôle et de prescription les plus utilisés en matière d’urbanisme


sont le permis de construire et le certificat de conformité.

2-1. Le permis de construire

Il est régi par la loi n°65-248 du 04 août 1965 relative au permis de construire, telle
que modifiée et complétée par la loi n°97-523 du 4 septembre 1997, ainsi que l’ensemble de
ses décrets d’application. Le permis de construire se définit comme l’acte administratif
individuel par lequel l’autorité administrative autorise une construction après avoir vérifié
qu’elle respecte les règles de construction et d’urbanisme applicables au lieu prévu pour son
implantation.

a. Le champ d’application du permis de construire

Il concerne exclusivement les travaux de construction sur le sol. En principe, on ne


peut bâtir sans autorisation conformément à l’article premier de la loi n°65-248 relative au
permis de construire. Mais le même texte en son article 2 prescrit que certaines constructions
peuvent dispensées de l’exigence du permis de construire.

a-1. Les travaux soumis à l’obtention du permis de construire

L’obtention du PC est obligatoire pour tous les travaux de constructions nouvelles à


usage d’habitation ou non, les travaux portant sur des constructions existantes ayant pour effet
d’en changer la destination, d’en modifier substantiellement l’aspect extérieur ou leur volume
ou de créer des niveaux supplémentaires (édification de clôtures, les reprises de gros œuvre, la
transformation d’un garage en pièce habitable, modification de la distribution intérieure sur
des points visés par les règlements sanitaires, etc.)

28
a-2. Les travaux dispensés de l’obtention du permis de construire

A la lecture des dispositions des articles 2 et 3 du décret du 1er juillet 1992 précité, deux
cas de travaux de construction ne nécessitant ni autorisation ni information de la part de
l’administration, sont identifiés. Il s’agit :

• Des logements individuels et familiaux conformes aux plans-types agréés par le

Ministère en charge de la construction et de l’urbanisme lorsqu’ils sont implantés en


zone rurale ;

• Des logements individuels et familiaux conformes à des plans-types agréés par le


ministère en charge de la construction et de l’urbanisme en milieu urbain lorsque les
règlements de lotissements approuvés prévoient la dispense du permis de construire.

b. La procédure de délivrance du permis de construire

La procédure de délivrance du permis de construire comporte trois (03) phases


principales : la demande, l’instruction et la décision.

b-1. La demande

La demande est introduite contre récépissé par le propriétaire du terrain ou son mandataire
ou toute autre personne physique ou morale ayant qualité pour demander l’accord préalable
d’urbanisme. A l’appui de sa demande, le pétitionnaire, c’est-à-dire la personne qui fait la
demande, joint un dossier qui doit comprendre les pièces suivantes :

• Un titre d’occupation ou de propriété du terrain ;

• Un extrait topographique visé par le domaine urbain, la SODECI, la CIE,


l’assainissement ;

• Un certificat d’urbanisme

• Un plan de masse (échelle 1/200 ou 1/500)

• Les plans d’exécution au 1/50

• Un descriptif et un estimatif sommaire

29
A cela s’ajoute, pour les constructions de plus de trois (03) niveaux, un plan de situation et
les plans des différents niveaux. Pour les constructions industrielles, une notice faisant
apparaître la destination de l’établissement, l’effectif du personnel qui y sera employé et le cas
échéant, l’autorisation de création lorsqu’il s’agit d’un établissement classé dangereux ou
incommode, sont exigés.

b-2. L’instruction de la demande

Elle consiste pour les services techniques habilités (direction en charge de l’urbanisme
du ministère et directions régionales, et/ou ceux des collectivités territoriales) à examiner la
conformité du projet de construction aux règles d’urbanisme et de construction applicables et
à préparer la décision à prendre en conséquence. Pour les projets relevant d’autres ministères
techniques et ceux des établissements recevant du public, les dossiers sont communiqués aux
services intéressés pour examen et avis (établissements scolaires, hôpitaux, hôtels, stations-
service, etc.). Ces organismes doivent émettre leurs avis dans un délai d’un (01) mois, faute
de quoi il est réputé favorable. Ce délai peut être porté à deux (02) mois si la consultation
d’une commission réglementaire est obligatoire.
b-3. La décision

La décision est prise sous forme d’arrêté par l’organe exécutif des collectivités
territoriales (Maire ou Gouverneur de District) dans leurs circonscriptions territoriales et par
les préfets ou sous-préfets dans les autres localités. Toutefois le ministre chargé de
l’urbanisme est le seul compétent pour prendre une décision de sursis à statuer au titre des
mesures conservatoires. Le pouvoir de décision revient de plein droit au ministre lorsqu’il
s’agit d’établissements classés dangereux ou incommodes, ou recevant du public ou encore de
programmes soumis à l’accord préalable d’urbanisme. La décision d’octroi du permis de
construire doit être prise et notifiée au pétitionnaire dans un délai de trois (03) mois, qui peut
être prorogé à six (06) mois à compter de la date de dépôt de la demande. Le non-respect de
ce délai et la mise en demeure adressées au ministre chargé de l’urbanisme, restée sans
réponse dans un délai de deux ans, a pour conséquence de faire bénéficier le pétitionnaire
d’un permis de construire tacite. Autrement dit, le demandeur bénéficie donc du permis de
construire si le ministère ne lui accorde pas de réponse dans un délai de deux (02) ans. Les
décisions portant refus de permis de construire ou de sursis à statuer doivent être motivées.

30
c. Les effets du permis de construire

Le permis de construire est délivré pour une durée de validité qui ne peut excéder un

(01) an de sorte que si aucune construction n’est entreprise dans le délai d’une année à
compter de sa délivrance, il est frappé par la péremption. Il en va de même si les travaux ont
été interrompus pendant un délai supérieur à une année.

c-1. Effets à l’égard du titulaire ou bénéficiaire

Le permis de construire confère à son bénéficiaire le droit de construire les opérations


pour lesquelles il a été sollicité. Ce droit subsiste même en cas de modification des règles
d’urbanisme. Le bénéficiaire du permis de construire doit respecter les termes de
l’autorisation et doit apposer de façon apparente et visible à partir de la voie principale, un
panneau d’une dimension minimale de 1 m x 0,5 m précisant les informations sures :

• Le nom du maître d’ouvrage ;

• Le nom du responsable de la direction technique des travaux ;

• Le numéro et la date du titre d’occupation ou de propriété ;


• Le numéro et la date du permis de construire.

c-2. Effets à l’égard de l’administration

Le permis de construire s’impose à l’administration qui doit en respecter les


dispositions. Aussi, elle ne pourra le retirer que dans les conditions et délais du retrait des
actes administratifs créateurs de droits (illégalité de l’acte et intervention dans le délai du
recours contentieux de deux mois à compter de la notification de l’acte). L’administration
assure le contrôle de l’exécution du permis de construire (droit de visite sur les chantiers,
vérification des travaux). En cas d’infraction constatée par les agents assermentés, un ordre de
suspension obligatoire des travaux à titre provisoire doit immédiatement être donné au maître
d’ouvrage ou à son représentant. A la suite de quoi l’administration devra notifier au maître
d’ouvrage dans un délai ne pouvant excéder deux (02) mois à compter de la date du constat
d’infraction ordonnant la suspension des travaux, une décision fixant les prescriptions

31
techniques de mise en conformité, assortie d’une mise en demeure de quinze (15) jours sous
peine de poursuites et sanctions pénales.

Le ministère en charge de la construction et de l’urbanisme peut ordonner, sans


préjudice des poursuites pénales prévues en la matière, la démolition de toute construction ou
addition de construction nouvelle qui aurait été réalisée postérieurement à la notification de
l’ordre de cessation des travaux précité.

c-3. Effets à l’égard du tiers

Le PC accordé fait l’objet de mesures de publicité sur le terrain dès l’ouverture du


chantier (panneau précité). Cette formalité constitue le point de départ pour contester le
permis par les tiers. Le PC est toujours accordé sous la réserve des droits des tiers qui peuvent
demander son annulation en invoquant son illégalité

2-2. Le certificat de conformité

Le certificat de conformité est rangé dans la catégorie des actes d’approbation délivrés
par l’administration en charge de l’urbanisme pour attester de la conformité d’une opération
d’urbanisme ou de construction aux prescriptions des documents d’urbanisme. A l’instar de
l’arrêté d’approbation du lotissement et de tout autre document d’approbation délivré par
l’administration, le certificat de conformité apparait en réalité comme un quitus donné au
maître d’ouvrage pour les travaux réalisés. En Côte d’Ivoire, le certificat de conformité est
régi par la loi n°65-248 du 04 août 1965 relative au permis de construire, telle que modifiée
par la loi n°97-523 du 04 septembre 1997, ainsi que l’ensemble de ses décrets d’application.

a. Définition et objet

Le certificat de conformité peut être défini comme l’acte par lequel l’autorité
administrative compétente vérifie que les travaux ont été réalisés dans le respect des règles et
conditions prescrites par l’autorisation dont ils ont bénéficié. C’est un document délivré par
l’administration et attestant de la conformité des travaux au permis de construire et aux règles
d’urbanisme. Il en résulte que le certificat de conformité est obligatoire pour tous travaux
réalisés après obtention du permis de construire.

32
b. Procédure d’obtention du certificat de conformité

Le certificat de conformité est délivré après la déclaration d’achèvement des travaux et


le recollement.

b-1 La déclaration d’achèvement des travaux

La demande de certificat de conformité est introduite par le maître d’ouvrage ou son


représentant, lorsque les travaux de construction ou d’aménagement sont achevés.

b-2 Le recollement

C’est l’opération consistant pour le service instructeur d’une demande d’autorisation


d’occupation ou d’utilisation du sol, à vérifier, après l’achèvement des travaux, s’ils ont été
exécutés conformément à l’autorisation d’occupation ou d’utilisation du sol, à vérifier, après
l’achèvement des travaux, s’ils ont été exécutés conformément à l’autorisation et ordonner le
cas échéant les rectifications nécessaires.
c. Les effets

Le certificat de conformité, une fois notifié au maître d’ouvrage vaut autorisation


d’habiter pour les locaux d’habitation ou permis d’admission pour les autres locaux (destinés
au commerce ou à l’industrie). Sa notification au maître d’ouvrage atteste du respect des
prescriptions du permis de construire et des règles d’urbanisme pour les travaux par lui
exécutés. Le certificat de conformité est un acte administratif et à ce titre son octroi ou son
refus peut être attaqué par le maître d’ouvrage ou les tiers devant un juge. Il n’a pas
d’incidence sur la garantie des constructions et n’a pas pour effet de couvrir les illégalités du
permis de construire de sorte que les poursuites pénales restent possibles.

33
III. Les textes de loi de la réglementation de l’espace public
valorisé

Ces différents textes de lois de règlementations de l’anarchie des espaces publics sont
promulgués dans le journal officiel de la république de Côte d’Ivoire.

1. Généralité

Art. 7.-Les bâtiments sont implantés conformément au coefficient d'occupation du sol et aux
reculs déterminés par les règlements particuliers d'urbanisme de la commune.

Art. 8.-En l'absence de règlement particulier d'urbanisme, le règlement général d'urbanisme


est appliqué.

2. Autorisations relatives à la construction

Art. 18.-Tout projet de construction doit être dressé par un architecte agréé selon les modalités
définies par décret pris en Conseil des ministres sur proposition du ministre chargé de
l’Urbanisme.

Art. 23.-Le permis de construire est périmé :

-si les travaux ne débutent pas dans le délai d'un an à compter de la date de délivrance ; -
si les travaux sont interrompus pendant au moins deux années consécutives.

Art. 25.-En l'absence de toute saisine du tribunal, les constructions édifiées sans permis de
construire ou en violation de ses prescriptions peuvent faire l'objet de démolition, à la charge
du maître d'ouvrage, par le ministère en charge de la Construction et de ! 'Urbanisme ou par la
structure désignée à cet effet, après notification par l’Administration d'une mise en demeure
de démolition.

Art. 26.-L’Administration peut procéder de plein droit à la démolition, à la charge du maître


d'ouvrage, de toute construction qui s'est poursuivie après notification d'une mise en demeure
d'arrêt des travaux ou de démolition ou en violation des prescriptions de mise en conformité.

Art. 27.-La responsabilité administrative de l'Etat est engagée en cas de démolition sans motif.

34
3. Permis de modifier

Art. 29.-Le permis de modifier délivré par les services compétents de l'Urbanisme et de
l'Habitat est exigé pour les travaux à exécuter sur les constructions existantes, lorsqu'ils ont
pour effet d'en changer la destination, de modifier leur aspect extérieur ou volumétrique.

Cette obligation s'impose à tous les maîtres d'ouvrage au sens du présent Code qu'ils soient de
droit public ou privé.

4. Permis de démolir

Art. 30.-Quiconque désire démolir en totalité ou partie d'un bâtiment à quelque usage qu'il soit
affecté, doit au préalable obtenir un permis de démolir des services compétents de
l'Urbanisme et de !'Habitat. Cette obligation s'impose à tous les maîtres d'ouvrage au sens du
présent Code qu'ils soient de droit public ou privé.

5. Contrôle des constructions

Art. 31.-La politique et les objectifs en matière de police de la construction sont mis en œuvre
par le ministre de tutelle.

Art.32.-Le ministre de tutelle s'appuie sur une plateforme chargée du contrôle et de


l'investigation, dans le cadre d'une synergie d'actions avec les collectivités décentralisées.

Les modalités de création, d'organisation et de fonctionnement de cette plateforme sont


précisées par décret.

Art. 33.-Le contrôle des constructions, après l'obtention du permis de construire, est effectué,
par les ingénieurs-conseils, ci-après dénommés « le contrôleur des constructions ».

Le contrôleur des constructions est commis par le maître d'ouvrage.

Art. 34.-Le contrôleur des constructions exerce son rôle suivant les phases de déroulement de
l'opération. Pour ce faire, il a l'obligation de produire des rapports détaillés, datés, signés et
revêtus de son sceau. Ce rapport matérialise la validation ou non des travaux de construction.

A ce titre,

35
• Il valide les plans d'exécution des constructeurs et suit leur mise en œuvre ;

• Il valide l'implantation conformément aux prescriptions d'urbanisme ;

• Il réceptionne les profondeurs et les fonds de fouilles conformément aux prescriptions


géotechniques ;
• Il valide les dosages des bétons à mettre en œuvre ;

• Il réceptionne les coffrages et les ferraillages mis en œuvre conformément aux plans
d'exécution ; - il s’assure de la qualité des matériaux utilisés et veille au respect des
normes ;

• Il s'assure que chacun des constructeurs effectue de manière satisfaisante les


vérifications techniques lui incombant.

A la fin du chantier, il délivre une attestation de bonne exécution des travaux complétant
les conditions d'obtention du certificat de conformité.

36
CHAPITRE IV : TEXTES DE LOI SUR LES ESPACES
PUBLICS PROTEGES

Même si la valorisation du domaine public amène l’État à assouplir l’exercice de son pouvoir
général de police sur son domaine, il n’en demeure pas moins que l’idée de protection du
domaine public demeure à l’arrière-garde. En effet, la domanialité publique est un régime
entièrement exorbitant du droit commun. Ainsi, dans la mise en œuvre des conditions et
modalités d’occupation du domaine public, le droit du domaine public est mis en avant sous ses
aspects protecteurs et quasi régaliens. Ceci est perceptible, d’une part, à travers les pouvoirs de
l’autorité domaniale et, d’autre part, à cause de la situation précaire qui est celle de l’occupant
domanial.

I. LES POUVOIRS DE L’AUTORITE DOMINIALE

Pour garantir à la fois le maintien de l’affection du domaine public et de sa conservation dans


les meilleures conditions conformément à son affectation, l’Etat use de certains pouvoirs.
L’exercice de ces pouvoirs est marqué par la mise en place de certaines règles.

1. Textes juridiques règlementaires interdisant l'occupation des domaines publics

Ici nous avons relevé certaines règles régissant l’occupation du domaine public :
 Art. 4, al. 1 de l’ordonnance n° 2016-588 du 03 août 2016 portant titres d’occupation
du domaine public
Les biens du domaine public sont imprescriptibles, inaliénables et insaisissables.
 Art. 5, al. 1 de l’ordonnance n° 2016-588 du 03 août 2016 portant titres d’occupation
du domaine public.
Nul ne peut, sans disposer d’un titre l’y habilitant, occuper une dépendance du domaine public.
 La Loi n° 2002-102 du 11 février 2002 relative à la création, à la gestion et au
financement des parcs nationaux et réserves naturelles constitue le cadre juridique
privilégié de la gestion des aires protégées de Côte d’Ivoire.

37
 L’Arrêter NO 70-508MCU/CAB/ Du 23/12/1970 stipule que :
 En dehors des agglomérations, aucune construction ne doit être implantée à
moins de :
- 50m de l’axe des autoroutes
- 35m de l’axe des routes à grande circulation
- 25m de l’axe des autres voies publiques.
 Aucune construction ne doit empiéter sur le domaine public.
 Aucune construction autre qu’un mur de clôture ne doit être édifiée à moins de
2m de la limite de voie ferrée (cette distance est mesurée soit de l’arrêté
supérieur du déblai, soit de l’arrêté inférieur du talus de remblai, soit du bord
extérieur des fossés bordant la voie sans être inférieur à 1,50m des traits
extérieurs).
 Il est interdit d’établir :
- des dépôts de matière inflammables à moins de 20m d’une voie
ferrée et des dépôts de matières non inflammables à moins de 5m
d’une voie ferrée sauf autorisation préalable ou lorsque la voie ferrée
est en remblai aux dépôts de matières et que sa hauteur n’est pas
supérieure à celle du remblai.

2. Textes juridiques règlementant l'occupation des domaines publics


L’occupation du domaine public est conditionnée par l’Etat.
 Art. 7, al. 1 de l’ordonnance n° 2016-588 du 03 août 2016 portant titres d’occupation
du domaine public.
L’occupation ou l’utilisation du domaine public ne peut être que temporaire
Nous avons également les règlements nationaux d’urbanisme provenant de l’Arrêter NO 70-
508MCU/CAB/ Du 23/12/1970 que sont :
 Les immeubles de toute nature doivent comporter des installations permettant de
stationner hors des voies publiques.
Exemple : - Un garage pour les lots résidentiels
- Aires aménagées ou parkings évolutifs.

38
 Toute construction qu’elle que soit la nature et la destination doit être au préalable
soumis à l’autorisation de construire ou permis de construire.
 Lorsque la voie ferrée se trouve en remblai de plus de 3m au-dessus du terrain naturel,
il est interdit aux riverains de pratiquer des excavations sur une largeur égale à la
hauteur verticale du remblai mesurée à partir du pied du talus sans autorisation
préalable.

II. Les modalités d’application des textes réglementaires.

En raison des contraintes domaniales qui obligent l’autorité domaniale à une protection
constante du domaine public, l’occupant privatif se retrouve dans une situation précaire. Cette
précarité est visible à travers les obligations dont il assume vis-à-vis de l’Etat. Cette obligation
est perçue par la mise en place des documents de contrôle et de prescription tels que :

1. Le permis de construire
Le permis de construire (PC) se définit comme l’acte administratif individuel par lequel
l’autorité administrative autorise une construction après avoir vérifié qu’elle respecte les règles
de construction et d’urbanisme applicables au lieu prévu pour son implantation. Selon la loi
bien que le permis de construire soit très important, il peut être dans certains cas facultatif.

Champ d’application du permis de construire


- Les travaux soumis à l’obtention du permis de construire
L’obtention du PC est obligatoire pour tous les travaux de constructions nouvelles à usage
d’habitation ou non, les travaux portant sur des constructions existantes ayant pour effet d’en
changer la destination, d’en modifier substantiellement l’aspect extérieur ou leur volume ou de
créer des niveaux supplémentaires (édification de clôtures, les reprises de gros œuvre, la
transformation d’un garage en pièce habitable, modification de la distribution intérieure sur des
points visés par les règlements sanitaires, etc.)
- Les travaux dispensés de l’obtention du permis de construire
Deux cas de travaux sont dispensés du permis de construire :
Les logements individuels et familiaux conformes aux plans types agréés par le Ministère en
charge de la construction et de l’urbanisme lorsqu’ils sont implantés en zone rurale.

39
Les logements individuels et familiaux conformes aux plans types agréés par le Ministère en
charge de la construction et de l’urbanisme en milieu urbain lorsque les règlements de
lotissements approuvés prévoient la dispense du PC.

2. Le certificat de conformité
Le certificat de conformité est l’acte par lequel l’autorité administrative compétente vérifie que
les travaux ont été réalisés dans le respect des règles et conditions prescrites par l’autorisation
dont ils ont bénéficié. C’est un document délivré par l’administration et attestant de la
conformité des travaux au permis de construire et aux règles d’urbanisme. Le certificat de
conformité est obligatoire pour tous travaux réalisés après obtention du permis de construire.

Conclusion partielle

A la fin de cette partie, il convient de retenir que les espaces publics sont divisés en deux
groupes. On a d’une part les espaces publics valorises et d’autre part les espaces publics
protégés. Cependant pour obtenir l’autorisation d’occupation de ces espaces, il faut recourir aux
autorités compétentes qui s’appuieront sur des règles qui sont établies dans des documents
qu’on appelle documents de réglementation de l’urbanisme. Cependant s’il y a non-respect des
règles qui ont été conçues, quelles sont les solutions qui pourraient être envisagées ?

40
Partie III

LES SOLUTIONS DE LUTTES CONTRE

L’OCCUPATION ANARCHIQUE

41
CHAPITRE V : LES SOLUTIONS A COURT TERME

L’État gère le patrimoine foncier public à travers ses démembrements que sont les
districts et les mairies. Les tendances se présentant dans la recherche de solution à la
problématique de l’occupation anarchique du domaine public sont : l’application des textes
réglementaires, les opérations de déguerpissement, les campagnes de sensibilisation et la
valorisation de l’espace public.

I. L’application des textes réglementaires

L’application de ces textes exige la répression qui se présente sous forme de


déguerpissement. En effet l’exécution des textes administratifs et des opérations de
déguerpissement sont complémentaires dans la gestion spatiale. En matière de gestion
administrative de l’espace, plusieurs textes, notamment : la loi n° 2012-1128 du 13 décembre
2012 portant organisation des collectivités territoriales, la loi n° 62-253 du 31 juillet 1962
relative aux plans d’urbanisme, la loi n° 65-248 du 4 août 1985, le décret n° 92-398 du 1er
juillet 1992 et l’arrêté n° 1596 du 1er octobre 1983 relatif au contrôle de la conformité
d’exécution, la loi n° 62-253 du 31 juillet 1962 fixant le cadre normatif de l’aménagement et
du développement de l’agglomération, ont été élaborés en Côte d’Ivoire. Ainsi, la loi n° 62253
du 31 juillet 1962 relative aux plans d’urbanisme définit les plans locaux d’urbanisme et des
textes des règlements d’aménagement applicables dans leur zone d’urbanisme. Elle définit
également le mode d’utilisations générales et spécifiques des sols, de la distribution des
routes, des voies principales et secondaires urbaines, des zones principales d’intérêt général,
des fonctions dédiées aux services publics et espaces ouverts. Elle donne par ailleurs les
clauses de la construction immobilière d’utilité publique, de la création et du développement
de quartiers résidentiels. Aussi, la loi n° 65-248 du 4 août 1985, décret n° 92-398 du 1er juillet
1992, arrêté n° 1596 du 1er octobre 1983), donne droit de contrôle au Ministère de la

Construction et de l’Urbanisme après l’achèvement des travaux d’un édifice bâti. Par ailleurs,
la loi n° 62-253 du 31 juillet 1962 fixe le cadre normatif de l’aménagement et du
développement de l’agglomération. Il vise à la prévision et la réglementation de l’occupation
de l’espace. En principe la non-conformité aux textes donne obligation de destruction des
installations.

42
II. Le déguerpissement des installations anarchiques

Dans son sens actuel, d’expulsion collective et contrainte d’individus qui ne possèdent
pas de droits reconnus sur les parcelles qu’ils occupent, le déguerpissement implique
nécessairement une dimension coercitive et donc, dans de nombreux cas, l’usage de la force,
notamment de la part des pouvoirs publics. Le déguerpissement peut être lié, mais pas
exclusivement, à la destruction des quartiers d’habitation informelle, aux politiques
d’aménagement urbain, ou aux opérations de rénovation éventuellement destinées à améliorer
l’image de la ville ou du quartier.

Source : RTI. Opération de déguerpissement de la population d’Attécoubé et d’Abobo derrière


rail

III. Le renforcement du dispositif de répression et


d’application des textes règlementaires de l’espace urbain
mais aussi la lutte contre la corruption dans les services
communaux

Les compromissions rendent inefficaces les opérations de déguerpissement des acteurs


anarchiquement installés sur un espace public. Aussi, le prélèvement des taxes sur toutes
les activités de rues enfreint à ces dispositions réglementaires dans les villes. De plus, les
dispersions des responsabilités et les conflits de compétences au sein des services
administratifs en charge de la gestion des villes sont un motif valable des échecs itératifs

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des projets de lutte contre le désordre urbain et la fébrilité de la politique de préservation
environnementale malgré l’existence des structures et agences pour l’environnement.
Ainsi plus les responsabilités sont émiettées, plus naissent les chevauchements dans la
prise de décision. Une centralisation dans les prises de décision permettrait d’identifier la
responsabilité de chacun dans la gestion des villes.

IV. Réforme de la construction des centres commerciaux

Les principaux ennemis des espaces publics dans les villes Africaines sont les acteurs
commerciaux exerçant des activités informelles. En effet, les villes africaines ne disposent pas
suffisamment d’infrastructures commerciales d’accueil du trop-plein de commerçants
provenant de diverses origines, en dépit des efforts des mairies dans les réalisations faites lors
des politiques de développement infrastructurel socioéconomique. Ainsi une réforme de la
conception de centres commerciaux permettra de combler le problème d’occupation de nos
rues par les commerçants. (Exemple : La construction de marché en R+1 ou R +2)

Source : Koaci. Marché Djé Konan de Koumassi

V. Organiser des campagnes de sensibilisation de lutte contre


l’indiscipline

Les difficultés liées au maintien de l’ordre sur les espaces publics sont surtout dues,
selon la direction de gestion du patrimoine public des districts, au manque de moyens
financiers et à l’absence d’un code de bonne conduite. Le budget alloué à l’entretien et à
la gestion du patrimoine public est insuffisant et presque inexistant. Quant au manque de
code de bonnes conduites, et le laxisme dans l’application des lois existantes, ils

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accentuent l’incivisme des populations. Le manque de la culture d’entretien dans le
quotidien des populations caractérise le désordre dans les espaces urbains. C’est ainsi que
certains acteurs commerciaux n’hésitent pas à en faire leurs lieux d’activités en dépit des
interdictions. Le manque de comportement républicain est si préjudiciable, qu’il annihile
les efforts de gestion spatiale. Ainsi, l’organisation des campagnes de sensibilisation
permettra de montrer aux populations le rôle de la discipline et du civisme dans la
structuration et le développement de nos villes.

VI. Mener des opérations de valorisation du domaine public


tel que les voiries dans le cadre de l’embellissement de la
ville

Donner une vocation aux espaces publics permettra de les faire paraitre comme des
espaces non occupable à des fins commerciales ou résidentielles. Il y a deux sens à la
valorisation du domaine public, l'un très ancien et l'autre plus récent. Le premier consiste à
mettre en valeur, entretenir, voire développer le domaine public : dans ce cas-là, l'Etat ou les
collectivités cherchent les meilleures solutions permettant la valorisation de leur domaine, cela
passe notamment par des partenariats public-privé ou des autorisations d'occupation du
domaine à des investisseurs privés.

Le second consiste à rendre rentable ce domaine public : dans ce cas-là, l'Etat devient
manager, gestionnaire, comptable ou administrateur de biens, il vise à ce que son domaine ne
lui coûte pas trop cher et éventuellement lui rapporte un peu. A l'heure où la priorité des
priorités semble être d'améliorer la soutenabilité des dépenses, l'Etat est de plus en plus
amené, à céder certains de ses biens.

Ces deux approches différentes soulèvent néanmoins un certain nombre d'interrogations,


elles remettent notamment en question la définition même du domaine public. Celui-ci est
caractérisé par trois principes : inaliénabilité, imprescriptibilité, précarité des occupations
privatives.

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Source : linfodrome : le grand carrefour de Koumassi après le
déguerpissement des commerçants

Source : koaci. L’image du complexe sportif de Koumassi avant et après

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CHAPITRE VI : LES SOLUTIONS A LONG TERME

Dans ce chapitre, il sera question de faire des propositions pour le recul de l'occupation
anarchique sur le domaine public. Mais bien avant, rappelons certaines mesures prises par
l’Etat pour faire face au problème.

I. Mesures étatiques de régulation du secteur informel et de


dynamique fiscale

L'occupation anarchique de l'espace public par les commerçants du secteur informel, au


regard de sa recrudescence dans les agglomérations africaines et en Côte d'Ivoire en
particulier à obliger l'Etat de Côte d'Ivoire à mettre en place des stratégies de lutte contre la
montée du phénomène à travers des lois et règlements pour une esquisse de gestion globale de
la question de l'occupation anarchique ou illégale du domaine public. En effet, la loi n° 96766
du 03 Octobre 1996 portant code de l'environnement a pour finalité de préserver
l'environnement d'une part et d'autre part une gestion harmonieuse de l'aménagement du
territoire.

1. Protection et amélioration de l'environnement

Cette loi ne fait que mettre au centre de la politique environnementale de l'Etat,


l'amélioration du cadre de vie des humains, de la flore et de la faune. Ainsi le chapitre II en
son article 2 vise l'amélioration des conditions de vie des différents types de population dans
le respect de l'équilibre avec le milieu ambiant. Cet article garanti à tous les citoyens, un cadre
de vie écologiquement sain et équilibré et veille à la restauration des milieux endommagés.

2. Mesures fiscales étatiques

En Côte d'Ivoire, la lutte contre le développement anarchique du domaine public en particulier


du secteur informel a nécessité la mise en place de politique sur deux axes essentiels :

• La mise en place d'une fiscalité spécifique applicable aux petites entreprises ;

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• Les mesures de fiscalisation du secteur informel et d'incitation à sortir de
l'informel.

II. Recommandations : esquisse de propositions

Le phénomène de l'occupation anarchique du domaine public pose des problèmes


multiples qui sont d'ordres sécuritaires, économiques, environnementaux et sanitaires. Tout en
restant réaliste, nous tenterons de dégager un certain nombre de voies qui devraient permettre,
si elles sont prises en compte, de redresser la situation du domaine public qui est pris d'assaut
par la population. Le réalisme nous oblige cependant à nous garder de penser que les solutions
préconisées seront faciles à appliquer. En réalité, si dans bien des cas, des solutions
techniques existent, il faut néanmoins se garder de croire que le problème s'en trouvera pour
le moins résolu. Car un grand nombre de blocages peuvent entraver les stratégies les plus
valables sur le plan conceptuel et technique. Autrement dit, ils peuvent interférer avec des
aspects par exemple économiques, culturels et surtout politiques.

1. Recommandations d'ordre général

a. Lutte contre la pauvreté

La pauvreté fait partie des principales causes de l'occupation anarchique de l'espace


public car elle est étroitement liée aux activités du secteur informel. Pour endiguer les nombreux
problèmes du phénomène de l'occupation anarchique de l'espace public, il convient de s'attaquer
en tout premier lieu à la pauvreté et aux innombrables problèmes liés au développement de
l'homme. L'État doit construire lui-même les marchés dans les villes et communes du pays afin
que les populations économiquement faibles puissent s'y offrir des places car pour l'heure, ces
populations ne peuvent pas acheter de places au sein des marchés dont la construction est
concédée à des opérateurs privés. L'Etat doit faire la promotion des cultures que nous
produisons, en d'autres termes promouvoir le slogan, « consommons ivoirien d'abord » afin de
réduire les importations de produits qui nous reviennent chers.

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b. Lutte contre le chômage

Le chômage, surtout celui des jeunes, constitue une des raisons qui pousse la majeure
partie des jeunes et des adultes à la pratique du commerce de rue. Aussi, le chômage étant
considéré comme l'un des plus grands défis de développement du pays, pour lutter contre ce
fléau, la rigueur, l'impartialité et la transparence doivent accompagner la mise en exécution de
projets afin que le maximum de jeunes puisse en profiter. Raison pour laquelle, le gouvernement
ne doit pas rester indifférent face à cette problématique de l'emploi. De ce fait, il doit réagir à
travers une politique pour répondre à la nécessité de forger des instruments d'analyse et des
outils de décision susceptibles d'inscrire dans le temps les actions à mener afin de réduire de
façon substantielle le chômage, autrement dit le sous-emploi. En d'autres termes, l'Etat doit
mettre sur pied à travers les ministères concernés, des projets pour le développement des micros
entreprises et de l'emploi. Projets qui permettront non seulement d'offrir des opportunités
d'emplois mais aussi de renforcer des capacités entrepreneuriales (capacités techniques et
organisationnelles). L'Etat doit créer les conditions favorables au secteur privé afin qu'il absorbe
le flux de demandeurs d'emplois. Il doit mettre en place des plans d'aide et de récupération à
l'endroit des analphabètes et des déscolarisés non diplômés, et sans formation professionnelle.

c. Réforme de la politique d'immigration

La Côte d'Ivoire a toujours été depuis plusieurs décennies une terre d'accueil des
populations étrangères. Ce qui lui a valu le statut du premier pays au monde où le taux
d'immigrés est le plus élevé avec un taux de 24%. Il est aujourd'hui nécessaire pour la Côte
d'Ivoire de revoir sa politique d'immigration afin de répondre aux besoins des ivoiriens et de sa
population. D'où l'importance de renforcer les barrières à nos frontières et d'opter pour une
politique d'immigration choisie. A savoir l'acceptation d'une ressource humaine dont le pays a
besoin et qui peut apporter un plus au développement de la Côte d'Ivoire. La maîtrise du flux
migratoire et de l'explosion démographique permet de mettre en place une politique de
planification durable et efficace, ainsi les équipements et infrastructures de base ne seront pas
essoufflés par exemple.

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d. Formalisation des activités informelles

Les activités informelles sont en grandes parties ce qui poussent la population a utilisés
illégalement les domaines publics. En Afrique plus précisément en Côte d’Ivoire, le phénomène
des commerçants vendant sur les trottoirs et les voies publics en est une remarquable illustration.
A cet effet, l’Etat doit mettre en place une politique de formalisation des activités informelles
en mettant des fonds à la disposition des commerçants et des artisans n’ayant pas les moyens
de se procurer un espace réglementaire pour leurs activités. Toutefois, le secteur informel étant
aussi un facteur favorable à la croissance économique du pays, l’Etat peut lancer un vaste
programme d’enregistrement, de formation et d’encadrement des acteurs des secteurs informels
tout en contribuant à leurs insertions réglementaires.

III. AUTRES RECOMMANDATIONS

 Vulgarisation du schéma directeur d’urbanisme

La vulgarisation du schéma directeur vise à faire connaitre le programme de construction,


d’aménagement et de développement des villes du pays à l’ensemble de la population sur toute
l’étendue du territoire. Cela permettra d’éviter à la population d’investir un grand capital dans
la construction ou dans l’exploitation des zones publics.

 Création des cités d’habitation à moindre coût

Pour endiguer le phénomène des populations logées sur des domaines publics, l’Etat peut
promouvoir la politique du logement pour tous en construisant des cités d’habitation à la faveur
des populations qui sont illégalement logés dans des zones d’utilité publics. Cette politique
consiste à attribuer un logement à la population qui, aura une période relativement longue pour
pouvoir rembourser l’équivalent du prix de la maison à l’Etat.

 Promouvoir la politique de décentralisation

La politique dite de décentralisation est une solution beaucoup évoqué pour faire face au
problème de l’occupation anarchique du domaine public. En effet cette politique s’articule
autour de la création et du développement des infrastructures sur toute l’étendue du pays en vue
de créer la vie dans toutes les localités du pays, afin de freiner l’exode rural, l’agglomération et
l’occupation des domaines publics par une partie de la population.

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 Adapter le plan urbain en fonction de l’évolution démographique de la population

Pour venir à bout du problème de l’occupation anarchique du domaine public, il faut pouvoir
s’assurer que les infrastructures existantes sur l’ensemble du pays puissent satisfaire aux besoins
primaires de la population. A cette fin, l’Etat doit mettre en place une structure d’étude qui a
pour but de faire des prévisions cohérentes afin de modifier et d’adapter rapidement le plan
urbain initial à l’évolution démographique de la population.

CONCLUSION PARTIELLE

Au terme de cette partie de l'étude, il convient d'indiquer que les solutions présentées ci-
dessus pour la lutte contre la manifestation de l'occupation anarchique du domaine public sont
des recommandations qui demeureront des plus appropriées et efficaces pour éradiquer ce
phénomène et rétablir l’ordre et le bon fonctionnement de la ville. Toutefois, sa mise en
exécution bien vrai qu’elle mettra du temps sera certainement confrontée à de multiples réalités
économiques, politiques et voire socio-culturelles.

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CONCLUSION GENERALE

L’occupation anarchique du domaine public est un fléau que nous retrouvons fréquemment dans
nos villes actuelles. Les causes de ce fléau sont multiples et les conséquences sont déplorables, dans le
sens où elle entraine parfois des pertes en vie humaines. Notre travail qui s’achève ainsi nous a permis
de consulter les textes d’urbanisme afin d’apporter des solutions efficaces de lutte contre le phénomène
de l’occupation anarchique du domaine public. Les solutions proposées sont des solutions à court et à
long terme. Les solutions à court terme qui ont été élaboré sont axées sur le respect et l’application des
textes règlementaires d’urbanisme, avec pour mission principale d’une part, de renforcer les dispositifs
de la brigade de l’administration de l’urbanisation et de durcir les sanctions imposées aux anarchistes.

Et d’autres part, de multiplier les campagnes de sensibilisation et en même temps, promouvoir la


valorisation des espaces publics. Au risque que ces solutions deviennent caduques à partir d’un certain
temps nous avons jugé bon de faire d’autres propositions judicieuses qui resteront efficaces sur un temps
relativement long, c’est à dire des solutions à long terme. Ces solutions à long terme ont été
majoritairement conçut en nous basant sur les textes et règlement régissant l’harmonie et le bon
fonctionnement des villes. Elles s’articulent en partie autour de la politique d’association de la
population dans les projets de développement des villes grâce à la vulgarisation du schéma directeur
d’urbanisme, et de plus, autour de la politique de décentralisation des infrastructures et d’aides
socioéconomiques afin de permettre à la population de se loger et d’exercer leurs activités tout en étant
en conformité avec les textes régissant le fonctionnement des villes. Une proposition innovante d’ordre
générale est d’adapter à chaque fois le plan urbain et les programmes de développement en fonction de
l’évolution démographique et les besoins urgents de la population, en d’autres termes, en fonction du
temps. Ces solutions théoriques peuvent toutefois rencontrer des obstacles lors de leurs applications.

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WEBOGRAPHIE

 https://journals.openedition.org/etudescaribeennes
 www.droit-afrique.com
 www.OIPR.ci
 www.construction.gouv.ci

BIBLIOGRAPHIE

 Regardsuds.org
 Ledeclic.info
 Alamy.com
 VYMaps.com
 Journals.openedition.org
 LeBabi.net
 RTI : opération de déguerpissement de la population d’Attecoubé et d’Abobo derrière Rail
 Koaci : Marché de Djè Konan de koumassi
 Linfodrome: le grand carrefour de Koumassi
 Koaci : le complexe Sportif de Koumassi

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