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Dimanche de la Bible 2014

— « Je suis le Seigneur, celui qui vous guérit »

Dimanche de la Bible 2014


— « Je suis le Seigneur, celui qui vous guérit »

Cette année, avec la devise « Je suis le


Seigneur, celui qui vous guérit »
(Exode 15.26), la SBS confie à la Bible un
rôle de Parole de réconfort pour les mala-
des.
La collecte est destinée au projet Des bibles
pour les patients que la SBS a lancé à l’échelle
nationale.

La Société biblique suisse invite toutes les Eglises


à célébrer chaque année un Dimanche de la Bible.

Ainsi, elle entend :


• souligner le fait que la Bible est le fondement commun de la foi de tous
les chrétiens ;
• soutenir des groupes qui lisent ensemble des textes bibliques dans le but
d’y découvrir leur signification pour la vie quotidienne ;
• inspirer un culte vivant, réalisé en collaboration avec la communauté des
croyants ;

• soutenir des projets bibliques grâce à la collecte du Dimanche de la Bible.

Les dons en faveur du projet Des Bibles pour les patients sont en tout temps les bienvenus.
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Dimanche de la Bible 2014
— « Je suis le Seigneur, celui qui vous guérit »

Documentation pour le Dimanche de la Bible 2014

Introduction 3

Approche de la problématique de
la douleur et de la maladie dans la Bible 4

Propositions de prières 12

L’accompagnement en hôpital 14

L’accompagnement en EMS 15

Proposition de culte (hôpital de l’Ile, Berne) 16

Projet Des bibles pour les patients 24

Appel à la collecte (version brève) 25

Appel à la collecte (version longue) 26

La Société biblique suisse (SBS) en bref 27

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La Bible, Parole de réconfort

En plaçant cette année le Dimanche de la


Bible sous le thème « Je suis le Seigneur,
celui qui vous guérit » (Exode 15.26), la
Société biblique suisse met l’accent sur le
rôle de Parole de réconfort que joue la
Bible. Mais elle a aussi un rôle d’ami qui
pose des questions dérangeantes et aide
ainsi à retrouver le chemin vers la vie.
Dans notre vie, nous considérons la faiblesse et la maladie comme des signes an-
nonciateurs de la mort. Il est intéressant de noter que l’hébreu ne connaît pas le
concept de maladie. Au lieu de cela, il nomme concrètement les états que nous
laissons entendre par maladie : être faible, abattu, souffrir de douleurs, mais aus-
si être isolé socialement. C’est pourquoi guérir signifie revenir de la mort vers la
vie, retrouver son intégrité et reprendre sa place dans la communauté.
Dieu qui donne et qui reçoit la vie est le sauveur. « Jésus [...] leur dit : "Ce ne sont
pas les bien portants qui ont besoin de médecin, mais les malades : je suis venu appeler
non pas les justes, mais les pécheurs." » (Marc 2.17)
La maladie peut – mais ne doit pas forcément – être interprétée comme une ex-
pression de l’éloignement de Dieu. La maladie invite à réfléchir au sens de sa
propre vie, à sa propre position par rapport à ses semblables et par rapport à
Dieu. Et éventuellement, elle introduit un changement. Les séjours à l’hôpital
interrompent la vie quotidienne et donnent l'occasion de comprendre, pour au-
tant que les douleurs et la technique médicale ne soient pas trop accaparantes.

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Approche de la problématique de la
douleur et de la maladie dans la Bible

Introduction dans la problématique


La maladie et la douleur nous accompagnent notre vie durant, dès notre premiè-
re respiration – parfois même avant. Elles appartiennent aux conditions de la vie
humaine et personne ne peut les éviter. De par notre capacité à réfléchir, elles
provoquent aussi des souffrances psychiques et spirituelles en soulevant la ques-
tion du sens. Pourquoi moi ? Pourquoi maintenant ? Qu’adviendra-t-il de moi ?
Sans cesse, nous cherchons des réponses à ces questions afin de mieux gérer
l’expérience de la maladie et de la douleur. A la fin, il y a la mort et il s’agit de la
repousser le plus loin possible.
Dans notre société, la vie biologique a une très grande valeur, et on rejette toute
forme de souffrance et de douleur. D’une part, cela conduit à un diagnostic très
différencié qui exige ensuite des décisions : « digne d’être vécu ou non ? »,
d’autre part, cela mène à des interrogations sur « l’abrègement » de la vie biolo-
gique dans sa phase terminale. A propos de tout cela, la Bible a quelque chose à
dire. Elle le dit à sa façon et dans le cadre de sa compréhension de la réalité qui
est donnée par une histoire relationnelle entre Dieu et les hommes. C’est dans
cette histoire relationnelle que nous nous engageons lorsque nous posons la
question du 'pourquoi' et du 'à quoi bon'.
Echapper à la mort est une préoccupation profonde de l’homme, elle est ancrée
dans la nature humaine. Les technologies médicales, biologiques et génétiques
réduisent la maladie à des problèmes techniques et font souvent de la personne
humaine un objet du progrès scientifique comme but en soi. Il est vrai que le
corps humain obéit dans sa réalité biologique aux lois des organismes vivants.
Mais l’homme n’est pas seulement un corps, mais une personne constituée d’un
corps, d’une âme d’un esprit. Et si nous ne prenons pas en considération la di-
mension spirituelle, nous blessons la personne. La question de la maladie et de la
douleur est à insérer dans l’histoire relationnelle entre l’homme et Dieu.

Création – début de l’histoire relationnelle


La Bible rapporte quelque chose d’étonnant après la création de l’homme : 'tout
était très bien' (cf. Genèse 1.31). Dieu ne crée rien de mauvais et c’est pourquoi il
n’y avait aussi rien de mauvais dans la nature humaine. Par l’insufflation de l’Es-
prit de Dieu (cf. Genèse 2.7), l’homme est devenu un être vivant avec un corps et
une âme et — étant donné que Dieu l’a créé à son image et à sa ressemblance (cf.
Genèse 1.26) — également pourvu d’esprit et d’immortalité. Car cela est un attri-
but de Dieu.

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« Dieu, lui, n’a pas fait la mort et il ne prend pas plaisir à la perte des vivants. Car il a
créé tous les êtres pour qu’ils subsistent et, dans le monde, les générations sont salutai-
res ; en elles il n’y a pas de poison funeste et la domination de l’Hadès ne s’exerce pas sur
la terre. » (Sagesse 1.13-14)
Une autre interprétation dit que l’homme a été créé mortel et périssable, parce
qu’il a été formé à partir de terre, mais par grâce il est devenu immortel au
moyen du Saint-Esprit et des énergies divines, afin qu’il soit semblable à Dieu. A
l’image divine appartient également le libre arbitre dont l’homme a été pourvu.
« Or Dieu a créé l’homme pour qu’il soit incorruptible, et il l’a fait image de ce qu’il pos-
sède en propre. » (Sagesse 2.23) La vie que l’homme a reçue est vie, parce qu’elle
apparaît en présence de Dieu. Si l’homme se distance de la présence de Dieu, son
existence porte la marque de la mort et de la dissolution.

Comment la souffrance, la mort, la douleur


arrivent-elles dans le monde?
La Sagesse a donné une réponse. Adam s’est incontestablement opposé à la loi de
Dieu, mais en fin de compte est responsable celui qui a détourné la vérité.
« Mais par la jalousie du diable la mort est entrée dans le monde : ils la subissent, ceux
qui se rangent dans son parti. » (Sagesse 2.24)
Retenons ceci : Dieu n’est pas à l’origine de la mort ni de la souffrance, de la dou-
leur ou de la maladie. Pour sauvegarder l’immortalité, l’homme a dû sauvegar-
der la grâce de Dieu et ainsi rester en communion avec Dieu à l’aide des com-
mandements que Dieu a donnés à cette intention. (cf. Genèse 2.16ss)
L’homme cherche à atteindre par la transgression ce que Dieu lui a assuré par
l’obéissance des commandements : devenir Dieu (par grâce). Ainsi, il est rejeté
dans la substance d’origine d’où il est tiré : la poussière. Par la suite, il porte des
habits de peaux ou de fourrure (cf. Genèse 3.21), et cela symbolise l’aspect ani-
mal, mortel de la vie humaine. L’homme a perdu sa ressemblance mais il conti-
nue d’être porteur de l’image de Dieu, même si cette image est assombrie. Adam
est l’Homme par excellence, et par le rejet de Dieu, la nature humaine a été cor-
rompue – l’humanité en tant que telle. La maladie, la souffrance et la mort sont
maintenant les marques de cette humanité corrompue. Son existence est marquée
par le péché, le fait d’avoir manqué le but de son existence. Avec chaque décision
qui le détourne du but, il multiplie le désordre dans le monde et même s’il se
tourne vers Dieu, il reste une part de l’humanité, de la communauté de destin
avec Adam. (cf. Romains 5.18a)

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Est-il personnellement responsable de la maladie qui l’a atteint


et de la douleur dont il souffre ?
Depuis la chute, les maladies font partie de notre existence. Mais il n’existe pas
nécessairement un lien direct entre la faute personnelle concrète et la maladie. (cf.
Jean 9.1-3; Jacques 5.14-15). Jacques dissocie la maladie de la faute personnelle.
Au cas où le malade porte encore une faute personnelle, elle est guérie en même
temps. Le récit de Job a précisément ce thème pour objet. Pourquoi un juste souf-
fre-t-il ? Si un juste souffre, n’est-ce pas justement un indice qu’il n’est pas un
juste ? Cette conclusion est rejetée.
Selon Luc 13.1-5, les personnes atteintes par le malheur ne sont pas plus fautives
que les autres. Et chaque malheur est aussi un rappel pour ceux qui y ont échap-
pé, afin qu’ils remettent leur vie en cause et la repensent.
Il existe évidemment aussi l’autre expérience selon laquelle la faute personnelle
se répercute sur la santé psychique et physique.
« Son crime lui revient sur la tête, sa violence lui retombe sur le crâne. » (Psaume 7.17)

Est-ce que quelque-chose a changé avec le Christ ?


Dans sa lettre aux Romains, Paul écrit : « Bref, comme par la faute d’un seul ce fut
pour tous les hommes la condamnation, ainsi par l’œuvre de justice d’un seul, c’est pour
tous les hommes la justification qui donne la vie. De même en effet que, par la désobéis-
sance d’un seul homme, la multitude a été rendue pécheresse, de même aussi, par
l’obéissance d’un seul, la multitude sera-t-elle rendue juste. » (Romains 5.18-19)
Christ seul est à même de libérer l’homme de la transgression d’Adam. En tant
que personne divine, il a adopté la nature humaine, l’a rétablie et l’a réunie en lui
pour l’immortalité. Ainsi, il devient le nouvel Adam et accomplit le plan divin
que le vieil Adam avait rejeté. En Jésus nous rencontrons l’homme originel.
Le but de l’incarnation est de parfaire la divinisation de l’homme et de vaincre
ainsi le pouvoir du péché, la tyrannie de Satan ainsi que la mort.
L’incarnation rétablit l’ordre et régule la communication entre Dieu et l’homme.
Dès que l’homme se lie à Jésus, il prend part au corps de Jésus et, de ce fait, à la
vie elle-même. (cf. Jean 14.6)

Si le Christ a vaincu la mort et Satan, pourquoi donc


la maladie, la douleur et la mort continuent-elles d’exister ?
Le fait que Dieu accepte la liberté de l’homme est en accord avec la dignité de ce
dernier. Dieu ne force pas au salut. Le rétablissement de la nature humaine est
donc potentiellement posé, mais il a besoin de l’acceptation libre de l’homme et,
partant, de son incorporation et de son union avec le Christ.

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« Ainsi, mes bien-aimés, vous qui avez toujours été obéissants, soyez-le non seulement en
ma présence, mais bien plus maintenant, en mon absence ; avec crainte et tremblement
mettez en œuvre votre salut. » (Philippiens 2.12).
Dans le baptême, le vieil homme est dépouillé (Ephésiens 4.22) et le nouveau est
revêtu (Galates 3.27). Mais ce cadeau doit être accepté, il doit être actualisé. Si-
non, Dieu blesserait la liberté de l’homme de pouvoir dire non. L’homme ne peut
pas atteindre son propre salut, il lui est offert. Mais ce n’est pas non plus un au-
tomatisme qui lui est imposé contre sa volonté. Il doit le vouloir et le demander.
C’est le chemin à travers la porte étroite (cf. Matthieu 7.14), un chemin pour le-
quel il faut se battre (cf. Matthieu 11.12). Beaucoup de personnes refusent ce
chemin. Ainsi, elles n’actualisent pas pour elles-mêmes la libération du péché,
mais le péché continue d’agir dans le monde et infecte la nature humaine et le
cosmos. Cela perpétue la souffrance, le malheur, la douleur et la maladie dans le
monde. Ainsi, la création soupire encore et toujours et attend sa libération (cf.
Romains 8.22). Ce n’est qu’à la fin des temps qu’interviendra le rétablissement de
toutes choses. Alors ceux qui maintenant rejettent le Christ n’auront plus d’esp-
ace pour cela (cf. 2 Pierre 3.13). On ignore quand viendra la fin. Personne ne peut
spéculer là-dessus. C’est pourquoi chaque instant est le maintenant de la décision
(cf. Actes 1.7; Matthieu 24.36).
En tant que chrétiens, nous vivons en Christ et non plus pour nous-mêmes (cf.
Galates 2.20). Être uni au Christ signifie aussi être uni à ses souffrances. Ainsi les
douleurs et souffrances en nous sont les souffrances du Christ en nous (cf. 2 Co-
rinthiens 1.5). Nous allons vers le Christ aussi avec notre corps, et dans notre
souffrance et nos douleurs, nous sommes rendus semblables à lui dans sa mort
(cf. Philippiens 3.10) et le serons également dans sa résurrection. Sans le Christ,
nous sommes livrés aux conséquences de l’éloignement de Dieu, avec le Christ
nous les endurons dans les bras de Dieu. « Pressés de toute part, nous ne sommes pas
écrasés ; dans des impasses, mais nous arrivons à passer ; pourchassés, mais non rejoints ;
terrassés, mais non achevés ; sans cesse nous portons dans notre corps l’agonie de Jésus
afin que la vie de Jésus soit elle aussi manifestée dans notre corps. Toujours, en effet, nous
les vivants, nous sommes livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus soit elle
aussi manifestée dans notre existence mortelle. » (cf. 2 Corinthiens 4.8-11).

Porter sa propre croix avec patience


Isaac le Syrien († env. 700 après J.-C.) écrit : « La route vers le Christ est une croix
quotidienne ». Par le baptême, nous sommes baptisés dans sa mort (cf. Ro-
mains 6.4). Comment pouvons-nous rester dans la communion avec le Christ et
le suivre, si nous ne prenons pas également part à la souffrance et à la douleur ?
Il ne s’agit pas de porter la croix d’autrui, mais pour commencer la sienne propre
(cf. Matthieu 16.24 ; Marc 8.34 ; Luc 9.23). Telle est l’expérience de l’apôtre : « Ils y
affermissaient le cœur des disciples et les engageaient à persévérer dans la foi : "Il nous

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faut, disaient-ils, passer par beaucoup de détresses, pour entrer dans le Royaume de
Dieu. » (Actes 14.22) et de Paul (cf. 2 Corinthiens 4.7-11).
Cyprien de Carthage († 258 après J.-C.) écrit : « Ce qui nous différencie de ceux
qui ne connaissent pas le Christ, c’est qu’ils se plaignent de leur malheur, alors
que nous, nous sommes fortifiés par la souffrance ». La maladie nous offre
l’opportunité d’apprendre la patience, et la patience suscite l’espérance.
« Bien plus, nous mettons notre fierté dans nos détresses mêmes, sachant que la détresse
produit la persévérance, la persévérance la fidélité éprouvée, la fidélité éprouvée
l’espérance ; » (Romains 5.3-4)
Le fait d’être fortifié dans la souffrance vient de Dieu qui soutient l’homme dans
son combat. « Les tentations auxquelles vous avez été exposés ont été à la mesure de
l’homme, Dieu est fidèle ; il ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces.
Avec la tentation, il vous donnera le moyen d’en sortir et la force de la supporter. »
(1 Corinthiens 10.13)
La lettre aux Hébreux cite Dieu qui a dit : « Non, je ne te lâcherai pas, je ne
t’abandonnerai pas ! », et poursuit : « Si bien qu’en toute assurance nous pouvons dire :
le Seigneur est mon secours, je ne craindrai rien. » (Hébreux 13.5b+6)
S’il semble que Dieu nous abandonne, ce n’est que pour nous fortifier à l’avenir
dans la foi, l’espérance et la patience. « Donc je me complais dans les faiblesses, les
insultes, les contraintes, les persécutions, et les angoisses pour Christ ! Car lorsque je
suis faible, c’est alors que je suis fort. » (2 Corinthiens 12.10)
Nous osons placer notre destin entre les mains de Dieu. Et il prendra soin de
nous. Même si nous devions mourir, seule notre tente terrestre sera démontée.
Mais nous avons une demeure en Dieu, une maison qui n’est pas faite de mains
d’homme. « Car nous le savons, si notre demeure terrestre, qui n’est qu’une tente, se
détruit, nous avons un édifice, œuvre de Dieu, une demeure éternelle dans les cieux, qui
n’est pas faite de mains d’homme. » (2 Corinthiens 5.1)
Une qualité importante qu’il faut exercer dans les temps de maladie et de dou-
leur, c’est la patience. C’est un don de Dieu, mais qui a aussi besoin de l’effort
humain. Car dans les temps de maladie et de douleur, l’âme est torturée par des
pensées de découragement, de désespérance, d’irritation, de tristesse, de révolte
et d’ennui. La patience forme l’homme et le rend toujours plus semblable au
Christ. La Bible encourage à cette patience :
« C’est par votre persévérance que vous gagnerez la vie. » (Luc 21.19)
« C’est d’endurance, en effet, que vous avez besoin, pour accomplir la volonté de Dieu et
obtenir ainsi la réalisation de la promesse. » (Hébreux 10.36)
« J’ai attendu, attendu le Seigneur : il s’est penché vers moi, il a entendu mon cri. »
(Psaume 40(39).2)

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« Vous serez haïs de tous à cause de mon nom. Mmais celui qui tiendra jusqu’à la fin,
celui-là sera sauvé. » (Matthieu 10.22)
« Soyez joyeux dans l’espérance, patients dans la détresse, persévérants dans la prière. »
(Romains 12.12)
Notre patience dans notre douleur et notre maladie est la mesure pour notre vie
spirituelle. La souffrance de Jésus est un modèle pour notre patience. La patience
est la marque des forts, pas des faibles.
« Mais ceux qui espèrent dans le Seigneur retrempent leur énergie : ils prennent de
l’envergure comme des aigles. » (Esaïe 40.31)
L’espérance en Dieu console et encourage, mais ne déçoit pas :
« Bien plus, nous mettons notre fierté dans nos détresses mêmes, sachant que la détresse
produit la persévérance, la persévérance la fidélité éprouvée, la fidélité éprouvée
l’espérance ; et l’espérance ne trompe pas, car l’amour de Dieu a été répandu dans nos
cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. » (Romains 5.3-5)
La persévérance dans notre contestation n’est pas une tolérance fataliste (cf. Hé-
breux 10.36). Elle est l’acceptation consciente et courageuse de la souffrance (cf.
Jacques 1.2-4).

La prière
La prière est l’aide la plus importante dans les temps de maladie. Le livre des
psaumes offre beaucoup de suggestions, lorsque les mots et les interprétations
nous manquent, si nous voulons nous placer dans la tradition judéo-chrétienne
de la prière. En premier lieu, nous pensons aux prières de guérison et à la de-
mande d’aide dans la souffrance. Mais les prières ne doivent pas uniquement
contenir des requêtes, mais également la gratitude. « Rendez grâce en toute circons-
tance, car c’est la volonté de Dieu à votre égard dans le Christ Jésus. » (1 Thessaloni-
ciens 5.18)
Dans la gratitude, je reconnais l’essence divine de Dieu. Dans la gratitude, je gar-
de fermement confiance en Dieu, bien qu’extérieurement tout semble dire le
contraire. La gratitude en toute circonstance est aussi un acte d’humilité qui brise
mon orgueil. « Heureux les pauvres de cœur, car le Royaume des cieux est à eux. »
(Matthieu 5.3)
Lorsque la douleur est devenue si forte que la prière dans la forme normale n’est
plus possible, alors le malade peut persévérer dans le silence en présence de
Dieu.
« Jésus poussa un grand cri ; il dit : "Père, entre tes mains, je remets mon esprit." Et, sur
ces mots, il expira. » (Luc 23.46)

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« Vous n’avez pas reçu un esprit qui vous rende esclaves et vous ramène à la peur, mais
un Esprit qui fait de vous des fils adoptifs et par lequel nous crions : Abba, Père. » (Ro-
mains 8.15)

La maladie et la douleur transforment l‘homme


La maladie et la douleur peuvent démoraliser l’homme, le détruire, l’amener à
maudire Dieu, à aller dans le sens du contradicteur, à manifester la séparation
d’avec Dieu (cf. Job 1.11).
La maladie et la douleur nous renvoient souvent à nous-mêmes. Nous les voyons
comme un phénomène en soi. Cela développe dans notre âme un sentiment
d’angoisse, de peur, d’agitation, de révolte et de désespoir. Ce sentiment ne nous
apporte aucun soulagement, mais renforce les symptômes de maladie en entraî-
nant l’âme dans l’état destructeur. Le rejet de Dieu s’en trouve accéléré et l’état
maladif renforcé.
Il en va différemment si nous pouvons comprendre la maladie et la douleur
comme un signe pour repenser et changer la relation à nous-mêmes, à Dieu et
aux hommes. Dans la maladie, nous faisons l’expérience de la vulnérabilité de
l’être humain et des limites de notre existence. Ainsi s’exclame Paul : « Malheu-
reux homme que je suis ! Qui me délivrera de ce corps qui appartient à la mort ? » avant
d’ajouter : « Grâce soit rendue à Dieu par Jésus-Christ, notre Seigneur ! » (Ro-
mains 7.24-25)
Ainsi nous en arrivons à un point difficile de nos réflexions. L’empreinte augus-
tinienne de notre théologie nous a fait apparaître nombre de passages bibliques à
la lumière de la faute et de la punition. Ainsi Dieu est apparu comme un Dieu qui
punit et qui suscite le désespoir au lieu d’encourager l’amour et la confiance. Les
traductions de plusieurs passages bibliques ont favorisé cette compréhension.
Ainsi, nous lisons dans la lettre aux Hébreux : « Toute correction, sur le moment, ne
semble pas sujet de joie, mais de tristesse. Mais plus tard, elle produit chez ceux qu’elle a
ainsi exercés un fruit de paix et de justice. » (Hébreux 12.11)
Le mot grec qui est traduit ici par 'correction', signifie « éducation des enfants ».
Même si dans l’Antiquité, l’éducation des enfants passait souvent par la correc-
tion, l’accent n’est ici pas mis sur la punition corporelle mais sur le changement
de comportement, non pas sur la règlementation et la normalisation mais sur la
croissance et le mûrissement. La maladie et la douleur comme conséquence de
l’éloignement de Dieu peuvent conduire l’homme à réfléchir à sa maladie — cet
état d’être 'hors salut' — et à revenir à Dieu. Ce retour à Dieu se produit par le
baptême, l’obéissance aux commandements du Christ, le port de sa propre croix
et l’ajustement de son état d’esprit à celui de Jésus. Alors nous recevons une part
de l’homme nouveau. La maladie et la douleur peuvent conduire à un change-
ment de comportement qui me rend plus semblable au Christ.

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« Ainsi, puisque le Christ a souffert dans la chair, vous aussi armez-vous de la même
conviction : celui qui a souffert dans la chair a rompu avec le péché. » (1 Pierre 4.1a)
« Mon amertume s’est changée en salut. Tu t’es attaché à ma vie pour que j’évite la fosse
et tu as jeté derrière toi tous mes péchés. » (Esaïe 38.17)
Bien des pères de l’Eglise comprennent les maladies comme un moyen pédago-
gique. De même que les médecins prescrivent des médicaments amers, les mala-
dies sont parfois utiles à la guérison de l’âme. Notre cœur de pierre est changé en
cœur de chair (cf. Ezéchiel 36.26). Dieu seul peut transformer le deuil en joie (cf.
Jérémie 31.13 ; Jean 16.33). Cette joie est la joie de la résurrection à la vie. La dou-
leur, la maladie et la mort ne sont pas une fin pour ceux qui vivent en Christ,
mais un passage vers la vie. Jésus compare ce passage à travers la souffrance à
une naissance. « Lorsque la femme enfante, elle est dans l’affliction puisque son heure
est venue ; mais lorsqu’elle a donné le jour à l’enfant, elle ne se souvient plus de son acca-
blement, elle est toute à la joie d’avoir mis un homme au monde. C’est ainsi que vous êtes
maintenant dans l’affliction ; mais je vous verrai à nouveau, votre cœur alors se réjouira,
et cette joie, nul ne vous la ravira. » (Jean 16.21-22)
La nouvelle réalité qui est venue avec la communion en Christ ressuscité doit être
vécue dans les conditions du monde déchu et jusque dans notre mort biologique.
Et pourtant quelque chose de nouveau germe à l’intérieur de ces conditions.
« C’est pourquoi nous ne perdons pas courage et même si, en nous, l’homme extérieur va
vers sa ruine, l’homme intérieur se renouvelle de jour en jour. Car nos détresses d’un
moment sont légères par rapport au poids extraordinaire de gloire éternelle qu’elles nous
préparent. Notre objectif n’est pas ce qui se voit, mais ce qui ne se voit pas ; ce qui se voit
est provisoire, mais ce qui ne se voit pas est éternel. Car nous le savons, si notre demeure
terrestre, qui n’est qu’une tente, se détruit, nous avons un édifice, œuvre de Dieu, une
demeure éternelle dans les cieux, qui n’est pas faite de mains d’homme. »
(2 Corinthiens 4.16–5.1)
Par la victoire du Christ, la mort n’est plus la fin de l’homme. Elle est devenue la
mort de la corruption et la destruction de la mort. Lorsque l’homme meurt, sa vie
n’est pas à son terme. Il sera conduit à la plénitude. La nature humaine sera ren-
due divine par la grâce de Dieu.
Karl Klimmeck
Traduction: Eliane Gerber
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Bibliographie :
- Elberfelder Bibel, Rev. Fassung, 1985 / 1991, Wuppertal u. Zürich,
Version 1.3 (Accordance)
- Septuaginta Deutsch, 2. Aufl. , Stuttgart 2009
- Georgia P. Kounavi: The Pain, Athens 2001
- Jean-Claude Larchet: The Theology of Illness, Crestwood 2002

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Proposition de prière

Dieu de bonté,
Tu nous as créés à ton image.
Ainsi, tu nous as donné une dignité intangible.

Tu as créé notre vie avec un commencement dans ce monde.


C’est pourquoi nous nous mettons joyeusement en chemin.

Tu as créé notre vie avec une fin dans ce temps.


C’est pourquoi nous sommes souvent désemparés et angoissés.

Tu as créé notre vie


afin qu’elle s’accomplisse pour toujours auprès de toi.
C’est pourquoi une espérance impérissable germe en nous.

Nous te remercions pour la vie que tu nous as donnée,


qu’elle soit jeune ou vieille,
malade ou saine,
préservée ou détériorée.

Nous t’en prions,


donne-nous la confiance en la vie
qui est un don venant de toi
et reste près de nous
par notre Seigneur et frère Jésus-Christ,
ton fils, qui vit avec toi dans l’unité du Saint-Esprit
et qui règne d’éternité en éternité.

Amen.

Tiré de « Woche für das Leben — Eine Initiative der


katholischen und der evangelischen Kirche »
(Allemagne)

Traduction: Eliane Gerber

Les dons en faveur du projet Des Bibles pour les patients sont en tout temps les bienvenus.
© Société biblique suisse CCP 80-64-4 p. 12
Dimanche de la Bible 2014
— « Je suis le Seigneur, celui qui vous guérit »

Prière

Pourquoi, Seigneur, tant de souffrances sur notre terre ?


Pourquoi tant de blessures dans ma vie ?
Pourquoi tant d'appels
qui se heurtent à l'indifférence ?
Qu’elle est grande, l'épreuve de ton silence !
Qu'ils sont grands, les doutes qui me tenaillent !

Mais au détour du chemin


tu me montres ton visage
dans l'ombre lumineuse de la croix.
Tes mains captives
dénouent les liens de mes ténèbres,
tes bras ouverts
soulagent mes peines,
élargissent mon espoir
au-delà de toute espérance.

Dans le silence, tu es avec moi


et tu habites la part la plus obscure de moi-même.

Alors je bénis, ô Christ,


la mère qui t'a porté,
le jour qui t'a vu naître,
la terre qui t'a nourri,
les pauvres qui t'ont reçu
et les blessés de la vie
que tu as toujours accueillis.

Sur mes lèvres se dessinent


les mots de la reconnaissance.
Avec toi, Seigneur,
je consens à la vie !

Amen.

Tiré de : « Des hauts et des bas — Six


célébrations de lectio divina »
Ecole de la Parole 2005-2006

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Dimanche de la Bible 2014
— « Je suis le Seigneur, celui qui vous guérit »

L’accompagnement en hôpital

Combien de temps encore, docteur ? Pourquoi n’arrêtez-vous pas le traitement ?


C’est la fille d’une patiente qui pose la question. Depuis deux semaines déjà, sa
mère est aux soins intensifs. Elle n’est plus en mesure d’entrer en contact avec
son environnement.
Débrancher les appareils ? Retirer les sondes ? Laisser mourir ? Mais dans la der-
nière phase de sa vie, le malade a encore besoin de nos soins médicaux. Non pas
pour guérir, mais pour mourir dans la dignité. Tout débrancher, refuser somnifè-
res et antalgiques signifierait lui infliger des souffrances inutiles – des souffrances
qui bafouent la dignité du mourant. Durant cette dernière phase de la vie, il nous
faut suffisamment d’air pour respirer, du liquide contre la soif, assez d’antidou-
leurs, un environnement chaleureux et des soins attentionnés.
De quoi ont besoin les proches qui passent des heures au chevet des malades,
entre espoir et désespoir ? Avec confiance, ils ont accompagné le traitement et
vécu douloureusement les succès et les échecs de la médecine intensive. Mainte-
nant, le plus souvent, ils ne veulent savoir qu’une seule chose : l’être aimé va-t-il
guérir ou dois-je prendre congé ? Comme les mourants, les proches ont aussi
besoin d’un accompagnement spirituel pour pouvoir supporter cette longue in-
certitude et finalement lâcher prise.

Tiré de « Woche für das Leben — Eine Initiative der


katholischen und der evangelischen Kirche »
(Allemagne)

Traduction: Eliane Gerber

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Dimanche de la Bible 2014
— « Je suis le Seigneur, celui qui vous guérit »

L’accompagnement en EMS

Les soins et l’encadrement de malades atteints de démence jouent un rôle essen-


tiel dans le travail en EMS. Ici, on s’occupe également de personnes ayant besoin
d’un maximum de soins : la vie, l’agonie et la mort sont étroitement liées.
La plupart du temps, la mort d’une personne s’annonce. C’est à partir de ce mo-
ment-là que commence l’accompagnement du mourant. Nul ne connaît l’heure
du décès, mais nous faisons en sorte que la personne en fin de vie ne reste jamais
seule, même si elle s’est déjà un peu éloignée de nous.
Le personnel soignant et les aumôniers entendent souvent cette question : « Com-
ment supportez-vous tous ces trépas ? N’est-ce pas horrible ? »
Non, ce n’est pas horrible. C’est toujours triste, émouvant et une séparation.
Mais il est souvent réconfortant d’accompagner une personne jusqu’à la fin, de
tenir sa main, de prier avec elle ou pour elle, de lui donner proximité et consola-
tion et de lui signifier, souvent sans paroles : je suis avec toi.
Chacun de ces adieux est accompagné de la certitude qu’à la fin de sa vie, cette
personne va auprès de son Créateur. Elle peut tout lâcher, la vieillesse, la mala-
die, les douleurs qui ont pesé sur sa vie. A chaque décès dans notre établisse-
ment, cette Parole biblique me console : « Ne crains pas, car je t’ai délivré, je t’ai ap-
pelé par ton nom, tu es à moi. » (Esaïe 43.1b)

Tiré de « Woche für das Leben — Eine Initiative der


katholischen und der evangelischen Kirche »
(Allemagne)

Traduction: Eliane Gerber

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Dimanche de la Bible 2014
— « Je suis le Seigneur, celui qui vous guérit »

Proposition de culte
Par Simone Bühler Kedves, pasteure réformée et aumônière à l’hôpital de l’Ile

Cule du mercredi à l’hôpital de l’Ile, Berne


Depuis le 1er janvier 2014, tous les mercredis de 13h à 13h30 ainsi qu’à l’occasion
des grandes fêtes chrétiennes (Noël, Journée des malades, Pâques, Pentecôte et
Jeûne fédéral), nous proposons à l’hôpital de l’Ile des célébrations qui ont lieu
alternativement à la chapelle catholique et réformée. Les services religieux sont
retransmis via la radio interne de l’hôpital dans les chambres des malades. Nous
célébrons de manière œcuménique et bilingue (allemand-français). Le rituel des
bougies est né à l’hôpital de l’Ile dans le contexte de l’œcuménisation de
l’aumônerie ; depuis 10 ans, il est célébré lors de chaque culte.

Ordre du culte du 23 juillet 2014

I — OUVERTURE III — PREDICATION


Orgue – entrée Lecture Marc 1,29-39
Parole d’introduction et salutation Impulsion méditative/brève prédication
Chant RG 169 « Jésus le Christ » Silence, orgue – interlude

II — MEDITATION IV — SORTIE
Rituel des bougies Prière / Notre père
Silence, orgue – interlude Chant RG 169 « Jésus le Christ »
Lecture « Se lever » G. Engelsberger Bénédiction
Orgue – interlude Orgue – sortie

Parole d’introduction et salutation


Que la grâce et l’amour de Dieu soient avec nous.
Amen.
Au milieu de la journée,
nous nous rassemblons devant toi, Seigneur,
réunis-nous dans ton Esprit.
Amen.

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Dimanche de la Bible 2014
— « Je suis le Seigneur, celui qui vous guérit »

Chers auditeurs, chères auditrices…


Je vous souhaite la bienvenue, ici dans la chapelle reformée de l’hôpital de l’Ile,
pour cette réunion. Chaque mercredi, on vous propose un court moment de res-
sourcement spirituel. Ensemble – et pourtant de manière individuelle – nous
puisons des forces au travers du silence, de la musique ou au moyen des textes
basés sur la foi chrétienne.
Je salue également à cette célébration œcuménique toutes les personnes germa-
nophones, ici dans la chapelle réformée ou dans leur chambre.
Depuis le début de l’année, nous célébrons ce recueillement du mercredi en alle-
mand et en français.
Chant RG 169 « Jésus le Christ »
« Jésus le Christ, lumière intérieure — Ne laisse pas mes ténèbres me parler.
Jésus le Christ, lumière intérieure — Donne-moi d’accueillir ton amour. »

Rituel des bougies


— Pendant que nous allumons quatre bougies, nous pensons à diverses situa-
tions, atmosphères et personnes que nous rencontrons ici à l’hôpital. La bougie
de la joie, la bougie de la patience, la bougie du souvenir et la bougie du merci.
Les bougies nous rappellent que Dieu est proche de nous dans chaque situation
de notre existence.
— Une bougie, celle de la joie : pour tous les enfants, les jeunes et les adultes qui,
guéris ou sur le chemin du rétablissement, ont pu quitter l’hôpital durant la se-
maine dernière.
— Une bougie, celle de la patience : pour tous les enfants, les jeunes et les adul-
tes, pour lesquels il s’avère qu’ils souffrent d’une maladie chronique ou qui en-
durent une maladie dite incurable.
— Une bougie, celle du souvenir : pour toutes celles et tous ceux, qui, durant la
semaine passée, sont décédés dans cet hôpital : enfants ; hommes et femmes en
milieu de vie ; hommes et femmes d’un âge avancé.
— Une bougie : celle du merci : pour l’ensemble du personnel de l’hôpital de
l’Ile, pour tout leur engagement pour le corps, l’âme, l’esprit et pour les tâches
manuelles et administratives au service des personnes.
— De cette manière, nous voulons offrir à toutes ces personnes une présence
dans notre culte. Vous pouvez y ajouter, chères auditrices, chers auditeurs, celles
auxquelles vous pensez.
— Durant le silence et pendant le prochain morceau de musique, nous pensons
aux personnes qui nous sont proches…

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Dimanche de la Bible 2014
— « Je suis le Seigneur, celui qui vous guérit »

Silence, puis : orgue – interlude

Prière
Nous prions :
Seigneur de la vie,
ta Parole veut nous soutenir
dans toutes les situations de vie,
ta Parole veut donner de l’espace
au souvenir et à l‘avenir,
ta Parole veut offrir consolation et force
pour notre chemin.
Nous te prions,
laisse ta Parole résonner dans notre cœur,
afin que nous puissions cheminer dans le temps
et dans le monde
avec joie, imagination et courage.
Amen.

Lecture 1
Soudain, c’était le matin vers 8h30 et le soleil n’avait encore offert aucune chaleur
à la rue animée, il se rendit compte, au milieu d’un croisement, qu’il lui manquait
quelque chose. Sa main toucha son front, s’arrêta dans ses cheveux, son pas se
bloqua et ses yeux se fermèrent.
Il ne sentait rien des heurts et des appels des personnes qui se bousculaient au-
tour de lui. Il n’avait aucun regard pour les feux qui viraient au rouge. Il n’avait
aucune oreille pour les voix, le concert des klaxons et le vrombissement des mo-
teurs. Il se tenait au milieu de la route, la main sur le front, les yeux fermés. Im-
mobile, comme si on l’avait posé là, à l’instar d’un monument.
Il avait l’impression que tout était bloqué : parole, mouvement, ouïe, vision. Une
pensée lui vint. Un souvenir. Un parfum de menthe fraîche, la légèreté joyeuse
d’un matin frais de rosée. Ce picotement dans tout le corps. Ce grand désir de
soleil et de vie et de lumière. Cette baignade dans le bonheur. Cette pression uni-
que dans l’estomac, cette douleur entre nostalgie et accomplissement.

1 Engelsberger, Gerhard, Aufstehen. In: Ders. Gottesdienst alltäglich, Gütersloh 2004. S. 18.

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Dimanche de la Bible 2014
— « Je suis le Seigneur, celui qui vous guérit »

Peau et cheveux, main et bouche, estomac, nez, cœur – tout respire, veut vivre,
tout est maintenant et ici et entier. Comme si tout s’incorporait en lui, prairies et
arbres, jardins et soleil, pierres et terre, rivières, fleurs, terre.
Cette terre humide de rosée, rien ne sent plus la vie que cette terre.
Enfant déjà, il s’était rué dehors en de tels matins. Comme un oiseau dans le vent,
comme un lion sur sa proie, comme un assoiffé sur l’eau. Il n’entendait pas les
klaxons, les jurons, les moqueries. Sentit à peine que quelqu’un l’attrapait et le
ramenait sur le trottoir.
[…]
Se précipita dans un magasin, le visage baigné de larmes, acheta des craies multi-
colores, se jeta par terre en pleine ville, sentit le soleil fortifiant sur son dos, se
laissa réchauffer, dessina des fleurs multicolores sur l’asphalte, des prairies, des
arbres, dansa dans son jardin dessiné, saisit la terre que lui seul humait, s’élança
avec les papillons vers le soleil loin au-dessus de l’horizon des banques et des
buildings rutilants vers un large qui lui arracha presque le cœur, rit, pleura, rit,
pleura, tomba, fut retenu – et emmené doucement de côté. Là il s’accroupit, res-
pirant difficilement. Sentit de nouveau l’asphalte sous ses pieds, le béton dans
son dos. Vit la serviette posée à côté de lui avec les documents qu’il avait emme-
nés à la maison. Evita les regards des quelques passants qui s’étaient arrêtés. En-
tendit des questions comme : « Vous allez bien ? » « Tout est en ordre ? » « Faut-il
appeler un médecin ? » – « Non, tout va bien », répondit-il à voix basse, « Tout va
bien ».
Prit la serviette, secoua la poussière de son manteau, se fondit dans le flot hu-
main et se perdit entre les stations de bus, les magasins, les buildings des assu-
rances et les parfumeries.
Orgue – interlude

Lecture : Marc 1.29-39


Juste en sortant de la synagogue, ils allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Si-
mon et d'André. Or la belle-mère de Simon était couchée, elle avait de la fièvre ; aussitôt
on parle d'elle à Jésus. Il s'approcha et la fit lever en lui prenant la main : la fièvre la quit-
ta et elle se mit à les servir.
Le soir venu, après le coucher du soleil, on se mit à lui amener tous les malades et les dé-
moniaques. La ville entière était rassemblée à la porte. Il guérit de nombreux malades
souffrant de maux de toutes sortes et il chassa de nombreux démons ; et il ne laissait pas
parler les démons, parce que ceux-ci le connaissaient.

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Dimanche de la Bible 2014
— « Je suis le Seigneur, celui qui vous guérit »

Au matin, à la nuit noire, Jésus se leva, sortit et s'en alla dans un lieu désert ; là, il priait.
Simon se mit à sa recherche, ainsi que ses compagnons, et ils le trouvèrent. Ils lui disent :
« Tout le monde te cherche. » Et il leur dit : « Allons ailleurs, dans les bourgs voisins,
pour que j'y proclame aussi l'Evangile : car c'est pour cela que je suis sorti. » Et il alla
par toute la Galilée ; il prêchait dans leurs synagogues et chassait les démons.
Amen.

Impulsion/brève prédication sur Marc 1.29-39


« Qu’est-ce qui lui prend, à ce 'Pierre', comme il se nomme désormais, de laisser
brutalement en plan sa femme, ses enfants et sa famille », aura-t-elle demandé.
« Cet homme de Nazareth pouvait-il lui trouver en compensation une place de
travail acceptable ou au moins lui promettre de pourvoir à un revenu régulier ? »
« De quoi allons-nous vivre ? De l’air et de l’eau du lac de Galilée peut-être ? »
« Mais vous pouvez vivre de ce que les autres pêchent ; le lac de Galilée contient assez de
poissons. »
Trêve de discussion, a dû rétorquer la belle-mère, car on ne pouvait parler de
façon plus éhontée. Tout le travail donc et toutes les tâches seraient laissés aux
autres, pendant que lui-même, l’irresponsable, courait après ce qu’il venait de
découvrir comme la vraie liberté.
Mais l’homme de Nazareth apporte vraiment la liberté, a dû objecter Pierre.
« Une belle liberté », aura rétorqué la belle-mère sur un ton moqueur, « qui
consiste à abandonner sa femme et à s’en aller ! »
Elle avait donc toutes les raisons d’attraper la fièvre, la belle-mère de Pierre, lors-
qu’elle apprit que Jésus allait venir (c’est un comble !) dans sa maison.
Il se peut que Simon ait exprès invité Jésus chez lui, afin qu’il puisse lui-même
révéler ses véritables intentions et mettre un terme à la querelle familiale ; mais la
belle-mère n’est nullement enchantée de cette visite. Pour elle, c’est tout vu : lors-
que ces gens viendront, elle ne lèvera pas le petit doigt, elle restera au lit, elle sera
malade et refusera de recevoir ces prédicateurs itinérants. Elle fera tout simple-
ment la grève.
Le texte ne raconte pas ce qui s’est produit ensuite, il ne raconte pas comment
c’était lorsque Jésus entra dans la chambre de la belle-mère et posa sa main sur
elle. « Il la fit lever en lui prenant la main », dit le texte.
Peut-être qu’à ce moment-là, quelque-chose s‘est passé dans cette femme, qui
reste indescriptible. Peut-être qu’elle s’est soudain rendu compte de quoi elle
souffrait en vérité, de ce qui lui manquait réellement.

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Dimanche de la Bible 2014
— « Je suis le Seigneur, celui qui vous guérit »

La fièvre de l’âme peut avoir de nombreuses causes, un amour malheureux peut


rendre malade chaque cellule du corps, un sentiment de responsabilité excessif
peut mettre à mal les nerfs, une colère inexprimée peut brûler comme un feu ar-
dent à l’intérieur d’un être humain.
Si nous voulons accorder du crédit à l’histoire, alors Jésus touche quelque-chose
dans cette femme qui la fait émerger de sa fièvre.
Jésus prend la femme par la main et la conduit vers un lieu oublié dans son for
intérieur, il la conduit là où ce ne sont pas les conventions, les lois et les règles
morales qui déterminent son existence, mais uniquement la rencontre avec le
Vivant.
Peut-être que cette femme fait à ce moment-là une expérience semblable à celle
du protagoniste de la nouvelle de Gerhard Engelsberger. Peut-être cette expérience,
ce regard pénétrant une profonde dimension existentielle, est-elle comparable à
ce que Pierre lui-même a vécu à l’époque, lorsqu’il décida sans hésiter au bord du
lac de Galilée, de tout abandonner pour suivre Jésus.
La vie quotidienne, bourgeoise, toute normale, libère soudain le regard sur une
dimension plus profonde. Quelque-chose de nouveau commence, la vie débute
une nouvelle fois, plus profonde, plus pleine, plus riche que jamais auparavant.
Est-ce qu’il n’arrive pas souvent qu’en temps de maladie et de détresse, nous
portions un nouveau regard sur des choses qui nous paraissaient jusqu’alors évi-
dentes et familières ?
Se peut-il qu’en des moments où le quotidien autour de nous semble se dissou-
dre, notre âme se souvienne soudain de quelque-chose qui est caché en profon-
deur ? Un monde s’ouvre en nous, vaste et coloré, comme un jardin en fleurs,
comme une odorante prairie d’été. Un paradis qu’on croyait perdu et qui soudain
refait surface.
Lorsque nous entrons en contact avec cette force intérieure, nous n’émettons plus
de réserves. Les démons se taisent.
La belle-mère de Pierre se lève et commence à servir les disciples de Jésus. Com-
me si toutes les barrières étaient tombées – la peur, l’opposition, la colère, le sen-
timent de devoir se défendre.
À la place des soucis du quotidien s’installe le sentiment d’être porté, le senti-
ment d’être à l’abri dans une réalité qui dépasse nos pensées et nos sens.
Le même soir, les habitants du village vinrent et apportèrent à Jésus leurs mala-
des et leurs possédés. « Il guérit de nombreux malades souffrant de maux de toutes
sortes et il chassa de nombreux démons. »

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Dimanche de la Bible 2014
— « Je suis le Seigneur, celui qui vous guérit »

Dans la langue allemande, il existe un mot ancien mais pertinent utilisé dans cer-
taines traductions bibliques pour démons : Aber-Geister, que l’on pourrait tradui-
re par « esprits de contradiction », qui disent toujours « mais… ».
A peine croyons-nous toucher ce à quoi nous sommes appelés que déjà ces es-
prits commencent à parler et à dire : « mais on n’ose pas ». A peine sentons-nous
quel beau rêve pourrait s’éveiller en notre âme que déjà s’élèvent des voix qui
disent : « mais ça ne va pas comme ça ». A peine pensons-nous savoir comment
nous voudrions vivre que déjà nous entendons une voix qui nous dit : « mais ne
sois donc pas si imprudent ».
Jésus a interdit la parole aux « Aber-Geister », car ils menacent d’étouffer sa véri-
table mission avec leurs cris assourdissants.
Tôt le matin, au lever du soleil, il dirige son cœur vers Dieu, vers ce qui fait du
bien à son âme.
Ce n’est en rien une tâche facile et parfaitement comparable à celle de cet homme
qui fait des dessins à la craie devant le grand magasin, et qui, une fois le travail
terminé, respirant difficilement, secoue la poussière de son manteau et disparaît
entre les maisons de la ville.
Et il leur dit : « Allons ailleurs, dans les bourgs voisins, pour que j'y proclame aussi
l'Evangile : car c'est pour cela que je suis sorti. »
Amen.
Orgue - interlude

Prière
La guérison, c’est plus que la santé retrouvée.
La guérison est l’acceptation de Dieu,
de mon chemin,
de mes limites,
de mes dons.
La guérison, c’est pouvoir vivre en reconnaissance.
Vivre en reconnaissance, c’est la paix.

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Dimanche de la Bible 2014
— « Je suis le Seigneur, celui qui vous guérit »

Pour recevoir la paix nous prions et partageons d’une même voix les paroles que
Jésus nous a apprises :
Notre Père qui es aux cieux.
Que ton nom soit sanctifié,
que ton Règne vienne,
que ta volonté soit faite
sur la terre comme au ciel,
donne-nous aujourd’hui
notre pain de ce jour,
pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi
à ceux qui nous ont offensés,
et ne nous soumets pas à la tentation,
mais délivre-nous du mal,
car c’est à toi qu’appartiennent
le Règne, la Puissance et la Gloire,
aux siècles des siècles.
Amen.
Chant RG 169 « Jésus le Christ »
« Jésus le Christ, lumière intérieure — Ne laisse pas mes ténèbres me parler.
Jésus le Christ, lumière intérieure — Donne-moi d’accueillir ton amour. »

Envoi et bénédiction
Que Dieu soit proche de toi,
dans tout ce qui te torture
Que Dieu prenne à cœur tes pleurs
et t’enveloppe de consolations
Que la main de Dieu te remette debout
et te donne la force de vivre.
Amen
Que Dieu vous bénisse et vous garde.
Que Dieu fasse rayonner sur vous son regard et vous accorde sa grâce.
Que Dieu porte sur vous son regard et vous donne la paix.
Amen.
Orgue – sortie

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Dimanche de la Bible 2014
— « Je suis le Seigneur, celui qui vous guérit »

Le projet national Des Bibles pour les patients

Des bibles pour les patients, le nouveau


projet de la Société biblique suisse,
s’adresse aux personnes hospitalisées. Sur
demande, elles pourront recevoir, par
l’intermédiaire de l’aumônerie de leur
hôpital ou clinique, un nouveau testament
ou une bible dans la langue de leur cœur.
La maladie peut – mais ne doit pas forcément – être interprétée comme une ex-
pression de l'éloignement de Dieu. La maladie invite à réfléchir au sens de sa vie,
à sa position par rapport à ses semblables et par rapport à Dieu. Et éventuelle-
ment, elle introduit un changement. Les séjours à l'hôpital interrompent la vie
quotidienne et donnent l'occasion de comprendre, pour autant que les douleurs
et la technique médicale ne soient pas trop pénibles.

L'aide de la Société biblique suisse


L'objectif du projet Des bibles pour les patients est que toute personne hospitalisée
qui le désire puisse recevoir, par l’intermédiaire de l’aumônerie de son hôpital ou
clinique, une bible ou un nouveau testament dans sa langue de son cœur. Il va de
soi que cette offre s’adresse aussi au personnel soignant. Les aumôneries se char-
gent de la remise des éditions souhaitées. Les besoins – combien de bibles et dans
quelles langues – sont définis par les directions des établissements. Ces dernières
peuvent en même temps se fournir en éditions bibliques pour leurs salles
d’attente et de séjour.

Etablissements hospitaliers en Suisse


Il y a 300 hôpitaux et cliniques en Suisse, avec un total de 35'500 lits (OFS, 2014).
En 2012, 990'527 personnes ont passé en moyenne neuf jours et demi loin de chez
elles, dans un environnement pour beaucoup inconnu et angoissant. La maladie
ou un accident ont contraint certains de ces patients à accepter la perte de leur
autonomie.

Les dons en faveur du projet Des Bibles pour les patients sont en tout temps les bienvenus.
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Dimanche de la Bible 2014
— « Je suis le Seigneur, celui qui vous guérit »

Appel à la collecte (version brève)


Cette année, la Société biblique suisse place le Dimanche de la Bible sous le
thème « Je suis le Seigneur, celui qui vous guérit » (Exode 15.26), mettant
ainsi en lumière le rôle de consolateur que la Bible peut jouer en cas de mala-
die.
La collecte de ce Dimanche de la Bible est destinée à la Société biblique suisse.
Elle soutient et favorise la traduction, l’édition et la distribution responsable de la
Bible – entière ou en portions – et de littérature biblique, en Suisse et dans le
monde.
Les fonds récoltés seront attribués à son projet national Des Bibles pour les patients.
La survenance de la maladie, de la souffrance fait souvent naître des questions
existentielles. La Bible peut montrer un chemin à suivre, offrir une oreille attenti-
ve.
Mettre la Bible à la disposition de tous ceux qui la réclament est une des tâches
principales de la Société biblique suisse. Votre offrande, aujourd’hui, est votre
contribution à ce travail important.
La Société biblique vous remercie infiniment de votre solidarité.

31 août 2014 :
Dimanche de la Bible des Eglises réformées Berne-Jura-Soleure
Le Conseil synodal prie les paroisses des Eglises réformées Berne-Jura-Soleure de
bien vouloir verser le fruit de leur collecte du Dimanche de la Bible sur le compte
CCP 30-5847-3. Il les remercie par avance.

Les dons en faveur du projet Des Bibles pour les patients sont en tout temps les bienvenus.
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Dimanche de la Bible 2014
— « Je suis le Seigneur, celui qui vous guérit »

Appel à la collecte (version longue)


Cette année, la Société biblique place le Dimanche de la Bible sous le thème
« Je suis le Seigneur, celui qui vous guérit » (Exode 15.26), mettant ainsi en
lumière le rôle de consolateur que la Bible peut jouer en cas de maladie.
La collecte de ce Dimanche de la Bible est destinée à la Société biblique suisse. Elle
soutient et favorise la traduction, l’édition et la distribution responsable de la Bible
– entière ou en portions – et de littérature biblique, en Suisse et dans le monde.
Les fonds récoltés seront attribués à son projet national Des Bibles pour les patients.
La survenance de la maladie, de la souffrance fait souvent naître des questions
existentielles. La Bible peut montrer un chemin à suivre, offrir une oreille attentive.
Des bibles pour les patients, le nouveau projet de la Société biblique suisse, s’adresse
aux personnes hospitalisées. Sur demande, elles pourront recevoir, par
l’intermédiaire de l’aumônerie de leur hôpital ou clinique, un nouveau testament
ou une bible dans la langue de leur cœur.
Il va de soi que cette offre s’adresse aussi au personnel soignant. Les aumôneries se
chargent de la remise des éditions souhaitées. Les besoins – combien de bibles et
dans quelles langues – sont définis par les directions des établissements. Ces der-
nières peuvent en même temps se fournir en éditions bibliques pour leurs salles
d’attente et de séjour.
Il y a 300 hôpitaux et cliniques en Suisse, avec un total de 35'500 lits (OFS, 2014).
En 2012, 990'527 personnes ont passé en moyenne neuf jours et demi loin de chez
elles, dans un environnement inconnu et angoissant pour beaucoup d’entre elles.
La maladie ou un accident ont contraint certains de ces patients à accepter la perte
de leur autonomie.
Mettre la Bible à la disposition de tous ceux qui la réclament est une des tâches
principales de la Société biblique suisse. Votre offrande, aujourd’hui, est votre
contribution à ce travail important.
La Société biblique vous remercie infiniment de votre solidarité.

31 août 2014 :
Dimanche de la Bible des Eglises réformées Berne-Jura-Soleure
Le Conseil synodal prie les paroisses des Eglises réformées Berne-Jura-Soleure de
bien vouloir verser le fruit de leur collecte du Dimanche de la Bible sur le compte
CCP 30-5847-3. Il les remercie par avance.

Les dons en faveur du projet Des Bibles pour les patients sont en tout temps les bienvenus.
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Dimanche de la Bible 2014
— « Je suis le Seigneur, celui qui vous guérit »

La Société biblique suisse (SBS) en bref

Sur le plan national, la SBS…


… collabore étroitement avec les Égli-
ses, communautés et organisations
chrétiennes. Elle partage avec elles
la responsabilité de la diffusion de
la Bible ;
… se mobilise pour la traduction de la
Bible ainsi que pour la conception,
la production et la mise à disposi-
tion de bibles et de portions de bi-
bles ;
… encourage, avec des offres ciblées,
la découverte de la Bible et de son
message ;
… publie la Bible aujourd’hui, trimestriel consacré à des projets qu’elle soutient
dans d’autres pays. Par la même occasion, elle informe sur son travail SBS et
sur la traduction et la diffusion de la Bible dans le monde ;
… édite six fois par an une Newsletter donnant des nouvelles brèves et actuelles
sur ses activités et sa mission ;
… assure une présence sur Facebook, en fonction de l’actualité.
… exploite www.bible-shop.ch. La librairie en ligne fournit tous les produits mu-
nis d'un numéro ISBN. Avec chaque commande passée sur www.bible-
shop.ch les clients soutiennent le travail de la SBS.
… finance son activité par des dons

Au niveau international, la SBS…


… se montre solidaire des Sociétés bibliques nationales membres de l’Alliance
biblique universelle (ABU) – l’organisation faîtière des 146 Sociétés bibliques
actives dans le monde – et soutient la traduction et la diffusion de la Bible
ainsi que des projets de formation dans d’autres pays.

Les dons en faveur du projet Des Bibles pour les patients sont en tout temps les bienvenus.
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Dimanche de la Bible 2014
— « Je suis le Seigneur, celui qui vous guérit »

Mission de la Société biblique suisse


La Société biblique suisse se mobilise, sur le plan national, pour la traduction de
la Bible ainsi que pour la conception, la production et la mise à disposition de
bibles et portions de bibles. Avec des offres ciblées, elle encourage la découverte
de la Bible et de son message. Au niveau international, elle se montre solidaire
des Sociétés bibliques nationales membres de l’Alliance biblique universelle et
soutient la traduction et la diffusion de la Bible ainsi que des projets de formation
dans d’autres pays. Son activité est financée par des dons.

Pour tout complément d’information concernant le Dimanche de la Bible 2014,

Eva Thomi, directrice de la SBS, dons et projets


Courriel : eva.thomi[at]die-bibel.ch
Téléphone : +41 (0)32 327 20 27
et
Karl Klimmeck, directeur-adjoint, vente et théologie
Courriel : karl.klimmeck[at]die-bibel.ch
Téléphone : +41 (0)32 327 20 25
sont à votre entière disposition. N’hésitez pas à vous mettre en contact avec eux !

Textes bibliques :
TOB Traduction Œcuménique de la Bible
© Société biblique française — Bibli’O
et Editions du cerf, 2010.
Avec autorisation.

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