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Comment les jeunes consomment-ils les écrans aujourd’hui?

Selon le nouveau rapport de l’Observatoire français des


drogues et des toxicomanies, publié en décembre 2016, les
adolescents passeraient près de cinq heures par jour à 11
ans et plus de huit heures par jour à 15 ans devant les
écrans.
La navigation sur la toile est leur activité principale sur
écrans: 83 % des jeunes de plus de 16 ans utiliseraient
Internet tous les jours contre seulement 23 % 10 ans plus
tôt.
Leurs activités sur internet sont variées: s’ils échangent surtout avec leurs amis en se
connectant à des messageries ou aux réseaux sociaux, ils s‘en servent aussi pour
s’informer ou pour jouer en ligne.
La pratique des écrans est également différente selon le sexe. Les garçons ont une nette
tendance à préférer les jeux vidéo alors que les filles seraient plus intéressées par la
pratique des réseaux sociaux.

Les dangers d'une surexposition des jeunes aux écrans


Risque et inconvénients,des différents types d’écrans

 Internet ouvre un champ des possibles infinis et constitue une chance pour les
jeunes d’aujourd’hui. Mais ce vaste espace de partage et d’informations les
expose également à de nouveaux pièges et dangers face auxquels ils sont parfois
démunis: radicalisation, tentative d’escroquerie, cyberharcèlement, rencontre
dangereuse avec des pédophiles…
La toile est devenue en quelques années un espace d’insécurité grandissante au
sein de laquelle les parents doivent jouer un rôle de guides et de protecteurs.
Ce rôle est toutefois d’autant plus difficile qu’eux-mêmes n’ont souvent pas été
confrontés à ces risques lorsqu’ils étaient jeunes.
 Lorsqu’ils sont bien utilisés, les réseaux sociaux peuvent constituer un véritable
espace de socialisation et d’expérimentation. Ils rendent les échanges plus
faciles que dans la vie réelle et constituent une aide pour les personnes ayant des
difficultés relationnelles, permettent de gagner en confiance, de renforcer son
estime de soi. En bref, ils peuvent être une expérience positive pour les jeunes
lorsqu’ils reproduisent ce qui se passe dans les cours de récréation. En revanche,
la pratique de ces réseaux devient néfaste lorsque que le jeune ne cherche pas
tant l’échange avec ses amis que la valorisation à l’extrême (course aux « likes
»).
Un autre danger réside dans le fait que toute information postée sur les réseaux
sociaux n’est pas sans risque et peut générer bon nombre de problèmes si elle a
été diffusée sans précautions : risques de mauvaises rencontres, information
utilisée de façon malveillante, impossibilité d’effacer la trace d’un message que
l’on pourrait regretter…

 Les jeux vidéo constituent une des activités sur écrans les plus répandues à
l’adolescence, notamment chez les garçons. Très décriée, cette activité n’est
pourtant pas dénuée d’avantages : elle alimente, voire stimule les échanges avec
les autres, elle enrichit certaines compétences cognitives comme la spatialisation
en 3D, développe notre capacité de déduction, notre aptitude à prendre des
décisions rapides et à effectuer plusieurs tâches en même temps…
Dans la très grande majorité des cas, le jeu vidéo offre au joueur la possibilité de
se détendre sans avoir d’impact négatif sur sa vie ou sa santé. Mais pour
certains, notamment vulnérables au plan psychologique, une pratique excessive
des jeux vidéo peut devenir problématique et entraîner isolement et mal-être.
Les jeux de rôle massivement multi-joueurs sont de ce point de vue les jeux les
plus « à risque » car ils rassemblent tout ce qui est attractif dans un jeu : la
découverte, l’aventure, le défi, le combat et le jeu en groupe.
Ce sont ces jeux qui sont le plus souvent à l’origine d’une pratique excessive,
voire pathologique, et conduisent des parents et leurs enfants à consulter.

(https://lebonusagedesecrans.fr/les-ecrans-et-votre-entourage/adolescents-
ecrans/)