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DIPLOMADO DE DIDÁCTICA DEL FRANCÉS

Y SU APLICACIÓN ACADÉMICA

CENTRO DE CAPACITACIÓN PARA LA FORMACIÓN PROFESIONAL Y


DOCENTE
– MODULE 4

– STRATÉGIES D’ENSEIGNEMENT DE LA LANGUE


FRANÇAISE
MODULE 4

– MARDI 19 JANVIER, JEUDI 21 JANIVER, MARDI 26 JANVIER

– 4H00 À 6H30
ACTIVITÉ 1
ACQUISITION
OU – Quelle est la différence entre l’acquisition et
APPRENTISSAGE l’apprentissage d’une langue étrangère?
– On peut parler d’acquisition pour une langue étrangère (ou
seconde) comme pour la langue maternelle.

– L’acquisition peut être le fait d’adultes et n’est pas seulement le


proper de jeunes enfants.
– On dira que l’acquisition permet d’opérer dans la langue
étrangère, “sans y penser” (c’est-à-dire sans penser aux opérations
que l’on exécute pour opérer dans la langue étragère).
– Alors que l’apprentissage (au sens restreint que prend ici ce terme
quand on l’oppose à acquisition) se manifeste par le système de
modulation, d’ajustement formel consciente de la performance.
– L’acquisition d’une langue se fait selon un processus comparable à
celui par lequel les enfants acquièrent une maîtrise de leur langue
maternelle (ou d’une langue seconde), ils interagissent pour le
sens (communication “naturelle”).
– L’acquisition ne dépend pas de la correction des erreurs ni d’un
enseignement explicite des règles.

– Toutefois, ceux avec qui l’acquérant entre en interaction peuvent


modifier leur discours pour en faciliter la compréhension et on
considère généralement que de telles modifications favorisent le
processus d’acquisition.
– En revanche, dans l’apprentissage conscient d’une langue, selon
Krashen, la correction des erreurs et de la présentation de règles
explicites constituent de facteurs importants.
– Mais l’hypothèse fondamentale de la théorie de Krashen dite “du
moniteur” est que l’apprentissage conscient ne peut servir qu’à
constrôler (optionnellement) la performance langagière.
– En general, c’est le système acquis qui est à l’origine de notre
production langagière, notre aisance (fluency) dépend de ce que
nous avons “engrangé” par l’activité même de communication.
– Notre connaissance “formelle” de a langue seconde, notre
apprentissage conscient peut servir à modifier les produits du
système acquis, parfois avant et parfois avant et parfois après la
realization d’un énoncé.
Système appris

Système aquis Production

– Distinction et hypothèse que Krashen figure par le très simple


schema où il apparaît que l’appris intervient de façon incidente et
facultative par rapport à l’acquis.
– De plus un certain nombre de conditions pèsent sur le recours au
moniteur. Il faut que le locuteur:

1. Dispose de temps.

2. Se concenetre sur la forme et sur la correction.

3. Connaisse (ait une répresentation mentale de) la règle à


appliquer.
– Il faut noter que, selon le modèle présenté ici, nous avons aussi la
possibilité de nous auto-corriger à l’aide de notre connaissance
acquise d’une langue, ou d’un autre “sens” gramatical.
Acquisition
Processus Il se fait
inconscient explicitement et
consciemment

Apprentissage
– L'apprentissage est une démarche. L'acquisition est une résultante
logique de cette démarche d'apprentissage mais pas automatique,
c’est la transformation de l’information en connaissance par
l’apprenant.
– L'apprentissage, c'est apprendre une langue ou un métier.
L'acquisition, c'est lorsque l'on parle et écrit couramment une
langue et que l'on approfondit certaines particularités.
ACTIVITÉ 2
L’ERREUR DANS
L’APPRENTISSAGE

ACTIVITÉ 1
– En didactique des langues l’erreur a eu un statut différent selon la
théorie de l’apprentissage et de la théorie linguistique auxquelles
sont liées les différentes méthodologies. Ils peuvent se résumer en
deux énoncés:
L’ERREUR
1. Les erreurs sont dues massivement à des interférences avec la
ET
langue maternelle.
L’APPRENTISSAGE 2. Une comparaison systématique de la langue étrangère à la
langue maternelle (qui donne lieu à l’analyse contrastive) est à
même de prévoir les difficultés que les apprenants peuvent
recontrer.
– Les erreurs, étant de type systématique, dépendent de la
compétence transitoire de l’apprenant et permettent de
l’analyser, alors que les fautes, qui ne sont pas systématiques, sont
dues plutôt à la distraction, à la fatigue.
– Le constructivisme, à son tour, permet d’attribuer à l’erreur un
rôle positif car elle est considérée comme une fausse hypothèse
dans la construction de l’interlangue, le système intermédiaire de
l’apprenant.
– Diego fils d’espagnols habitant en France, parle espagnol avec les
membres de sa famille. Selon qu’il parle avec son grand-père
monolingue espagnol, avec un copain de classe monolingue
EXEMPLE français, ou avec son frère bilingue, les choix de langue et les
alternances de code seront plus ou moins contraints.
– Dans ce contexte la compétence linguistique n’est plus définie en
termes déficitaires. Ces travaux portent, dans l’apprentissage des
langues étrangères, à une reconsidération de la langue maternelle
à laquelle on reconnaît le rôle de facilitateur d’apprentissage.
– Qu’est-ce que tu penses de la situation de Diego?

– C’est possible qu’il fait plus des erreurs par parler


espagnol avec sa famille, français avec son copain et
être bilingue avec son frère?
– À partir du document ci-dessus et de votre expérience personnelle, analysez la
lettre suivante, (Eleonora, italienne, 13 ans, étudie le français depuis deux ans) et
essayez d’expliquer quelles peuvent être les causes des erreurs que vous avez

relevées.

ACTIVITÉ 2

–
C'est la façon
Un moyen utilisé pour d'apprendre de
DÉFINITIONS apprendre (utilisation
Tous les moyens mis
en œuvre pour arriver
chaque personne, la
des connaissances ant façon dont on
à maîtriser des
érieures en d'autres organise ses pensées
DE langues, analyse de la
structure de la phrase,
contenus (notamment
linguistiques et
pour bien réussir à
comprendre et
culturels).
ordre des mots, etc.) accomplir une tâche d
STRATÉGIES éterminée.
C'est l'action que
C'est le recours, par Une stratégie
l'apprenant développe
l'apprenant, à des proc d'apprentissage est la
pour résoudre un probl
édés qui permettent manière que nous
ème de
d'effectuer des tâches adoptons pour arriver
communication. C'est
pour lesquelles il n'a à progresser dans
une technique
pas encore notre apprentissage.
personnelle pour
été pleinement pré Cela varie d'une
l'acquisition d'un
paré.
 personne à l'autre.
savoir.
Une stratégie
Ce sont les moyens et
d'apprentissage est
techniques utilisés par
l'ensemble des moyens
C'est savoir quels l'enseignant pour aider
(outils, techniques)
objectifs j'ai au début de les apprenants à
qu'un enseignant doit
ma séquence pour que assimiler son cours. La
mettre en œuvre en
je puisse y aboutir après stratégie est modulable
classe, afin de
chaque séance. en fonction du niveau,
permettre à un (ou des)
des individus et des
apprenant(s) de réaliser
leçons. 

une tâche.
– En tant qu'apprenant, c'est une méthode ou une technique que je
pourrais utiliser pour apprendre une langue (exemples: manière de
mémoriser, parler la langue avec des locuteurs natifs en leur
COMMENTAIRE
demandant si possible de me corriger, apprendre un peu tous les
D’UN ÉLÈVE jours plutôt que de manière irrégulière, etc., sont pour moi des
"stratégies" d'apprentissage).
– En tant qu'enseignant, ce sont les méthodes didactiques que je
COMMENTAIRE vais utiliser pour le groupe ou la personne à qui j'enseigne, en
prenant en compte l'homo ou l'hétérogénéité du groupe, leur âge,
D’UN origine géographique, conseils didactiques ou explicites selon la

PROFESSEUR maturité des élèves, etc.


– Écrivez votre propre définition de stratégie.
ACTIVITÉ 1
STRATÉGIES
– En psychologie cognitive, il s’agit d’une notion reliée à celle de
D’APPRENTISSAGE:
méta-connaissance, c’est-à-dire à la connaissance qu’on a des
CE QU’ILS EN DISENT processus en jeu dans son propre fonctionnement mental.
– Le terme de stratégie conviendrait pour désigner les tendances
générales ou les caractéristiques d’ensemble de la démarche
adoptée par l’apprenant.
– Ce qui caractérise une stratégie, ce qui la rend observable, cést
qu’elle n’est pas un état mais un procédure. Elles représente
l’ensemble des opérations effectuées par un sujet, dans le but de
parvenir à un apprentissage stabilisé.
ACTIVITÉ 2
ACTIVITÉ 3
LA
– Les élèves ont plus de chance d’être motivés à apprendre si les
MOTIVATION activités en salle de classe sont perçues comme pertinentes et si le
succès leur semble probable après un effort raisonnable.
COMME UNE
STRATÉGIE
– Les préalables essentiels à la motivation et à la réussite des élèves
sont :

1. Un environnement sympathique et beaucoup d'appui.

2. Un degré convenable de défi et de difficulté.

3. Des objectifs d'apprentissage pertinents et réalistes.

4. L'utilisation maximale des ressources.


– Le désir d’apprendre des élèves est une compétence qui s’acquiert
par l’expérience. Il faut protéger les élèves des soucis prématurés
quant à leur niveau de compétence. On y arrive en organisant des
activités qui favorisent l’apprentissage plutôt que l’évaluation du
rendement.
– Pour motiver les élèves en exploitant leur désir d'apprendre
(motivation intrinsèque):

Enseigner à se fixer des


Programmer pour la buts, à évaluer son
réussite. rendement et à renforcer
son apprentissage.

MOTIVATION
Aider les élèves à faire le
Adapter la tâche aux
INTRINSÈQUE lien entre effort et
résultat.
intérêts des élèves.

Ajouter des éléments


nouveaux et variés.
Donner l'occasion aux Accorder une ré
élèves de réagir de troaction immédiate
façon active. aux efforts des élèves.

Incorporer certains élé Ajouter des objectifs tr


ments de jeu dans les ès exigeants et des
activités questions qui portent à
d'apprentissage. réflexion.

Donner l'occasion aux


élèves d'interagir avec
les pairs.
– Pour stimuler le désir d'apprendre des élèves (motivation extrinsèque):

Récompenser le Organiser des


bon rendement ou concours
les améliorations. appropriés.

MOTIVATION Souligner la valeur


Susciter
pratique des
EXTRINSÈQUE activités
l'enthousiasme
pour le projet
académiques.
–
Susciter l'intérêt
ou une
appréciation pour
la tâche.
Amener les élèves à géné
Susciter la curiosité et
rer leur propre désir
l'anticipation.
d'apprendre.

Démontrer, par
l'exemple, le processus
Susciter la contradiction
de résolution de
ou le conflit intellectuel.
problèmes associé à la
tâche.

Rendre plus personnel,


plus concret et plus
familier le contenu
abstrait d'une
matière.
– Texte 1
BESOINS
– Un enseignement sur objectifs, centré sur l’apprenant et visant à
ET l’acquisition d’une compétence de communication, passe
nécessairement par une identification et un recensement des
MOTIVATION besoins langagiers spécifiques, individuels et collectifs.
– Texte 2

– Si un élève trouve un travail intéressant, il y a des fortes chances


qu’il s’y investisse. Motiver c’est donc proposer des tâches
stimulantes, qui aient une “valeur” pour l’élève, valeur déterminée
par des facteurs différents qui donnent lieu à deux types de
motivation: motivation intrinsèque et motivation extrinsèque.
– Qu’elle soit intrinsèque ou extrinsèque, la motivation est toujours
liée à l’inconscient et aux émotions.

– C’est ainsi que, par exemple, la communication passe à travers des


aspects souvent négligés dans l’enseignement des langues
comme le non verbal, et que certains sentiments comme la
curiosité, le défi, le plaisir de la découverte, le sens de la réussite,
etc.
– Écrivez trois exemples de ta motivation intrinsèque et
ta motivation extrinsèque pour l’apprentissage.
– Présenter une mini présentation avec des stratégies
d’apprentissage et d’enseignement que vous utilisez pour les
DEVOIR
activités dans la classe et pour l’apprentissage des élèves.