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La théorie du Big Bang

1. Définition
Le Big Bang est la théorie la plus couramment acceptée pour expliquer l’origine de
l’univers.

L'univers n'a pas toujours existé tel que l’on connait. C'est une des découvertes parmi les
plus importantes du siècle passé.

Il y a environ 13,7 milliards d'années, l'Univers est né dans des circonstances inconnues,
car les lois physiques qui régissent notre Univers ne semblent pas pouvoir s'y appliquer.

Chez les scientifiques, le Big-Bang désigne une époque extrêmement dense et chaude qu'a
connue l'Univers il y a un peu plus de 13,7 milliards d'années.

Toute la matière de l'univers est condensée en un point appelée « singularité », la


température y est extrêmement chaude, et la densité y semble infinie...

Le terme "BIG BANG" désigne pour le grand public une gigantesque explosion libérant la
matière et l'énergie contenue dans cette « singularité ». Contrairement à ce que l'on pourrait
penser, ce n'est pas une explosion. Dans les tout premiers instants de l'Univers, il s'est plutôt
produit "une croissance gigantesque de l'espace".

Cet instant marque le début de notre Univers, le temps et l'espace apparaissent... Durant les
premières secondes, notre Univers va alors connaître une formidable expansion, où il
passera de la taille d'un « atome » à celle de 10 fois notre galaxie.

A l’heure actuelle l’univers continue son expansion et se refroidit progressivement.

Ce sont le belge Georges Lemaître (1884-1966) et les soviétiques Alexandre Friedmann


(1888-1925) et Georges Gamow (1904-1968) qui ont été les principaux artisans du scénario
général du Big-Bang.

Aujourd'hui une très grande majorité de scientifiques, s’accordent à dire que c’est la théorie
la plus fiable pour décrire l’origine et l’évolution de l’univers.
2. Histoire

Alexandre Friedmann (1888-1925), Georges Lemaître (1894-1966 ),Georges Gamow (1904-


1968) sont les trois véritables pères du Big Bang.

En 1922 , le russe Alexandre Friedmann publie un papier fondateur de la cosmologie où il


émet l’hypothèse que l’Univers est en expansion et a été plus dense par le passé.

Indépendamment des travaux du russe, en 1927, le chanoine belge Georges Lemaitre ose
une hypothèse audacieuse et pose les fondations de la cosmologie moderne.

Si l’Univers est de nos jours en expansion, il a dû être beaucoup plus dense dans le passé. Il
émet pour la première fois l’hypothèse de l’atome primitif.

Gamow et ses collaborateurs ajoutent la notion de température: l’Univers primordial devait


être également très chaud.

En 1931, Georges Lemaitre affirme dans la revue Nature : Nous pouvons concevoir que
l’espace a commencé avec l’atome primitif et que le commencement de l’espace a marqué
le commencement du temps »

Ce modèle a été désigné pour la première fois sous le terme ironique de « Big Bang » lors
d’une émission de la BBC, « The Nature of Things » (dont le texte fut publié en 1950), par le
physicien britannique Fred Hoyle, qui lui-même préférait les modèles d’univers statiques.

En 1929, en collaboration avec Milton Humason, le mathématicien et astronome Edwin


Hubble démontre grâce à l’Effet Doppler, l’expansion de l'Univers. L’Effet Doppler étant la
relation entre la distance des galaxies et leur vitesse d'éloignement. Il en déduit que plus la
galaxie est lointaine plus elle s'éloigne vite.

En 1965 Arno Penzias & Robert Wilson, observent un rayonnement diffus d’origine
cosmologique. Il emplit le ciel comme un infime murmure radio. Ils ne le savent pas encore,
mais ils viennent de découvrir « le fond diffus cosmologique », qui sera confirmé par les
observations du satellite Planck lancé en 2009 par l’ESA.
A l’échelle de de Planck

Que s'est-il passé durant la première seconde de l'Univers, juste après le Big Bang ?

Grâce à la physique des particules on a pu reconstituer les premiers événements qui se sont
déroulés durant la première seconde suivant le Big Bang.

L'extrapolation des lois de la physique indique qu'au moment du Big Bang, il y a environ 13,7
milliards d'années, toutes les distances entre les objets de l'Univers aujourd'hui visible
étaient quasi nulles, tandis que la densité et la température étaient infinies.

Plus nous nous rapprochons de la « naissance » de l’Univers, et plus sa température et sa


densité deviennent de plus en plus élevées et son volume de plus en plus petit. Peut-on
remonter jusqu’à l’instant « zéro », en l’état actuel de nos connaissances la réponse est non.

Il y a une limite infranchissable, que l’on appelle le mur de Planck, nom du physicien
allemand Max Planck qui la découverte. Les dimensions de Planck sont les grandeurs les plus
petites concevables de l'Univers.

Il n'est pas possible de faire une mesure de temps inférieure au temps de Planck. En
dessous, les événements sont considérés comme simultanés.

Il n'est pas possible de faire une mesure de longueur plus petite que la longueur de Planck.
En dessous, toute mesure est sans signification. Pour des valeurs inférieures, l'espace
devient une notion floue et indéfinissable.

Pour ce qui est de l’espace ; on aboutit à une quantité qui représente la dimension minimum
(en ordre de grandeur) que puisse concevoir la physique. C'est la fameuse « longueur de
Planck ». Elle vaut 1,6×10 exposant-33 centimètre.

A cette longueur correspond le temps de Planck qui vaut 5,4×10 exposant-44 seconde.

A cette échelle les conditions deviennent de plus en plus extrêmes et les lois de la physique
ne peuvent plus les décrire correctement.

De manière plus générale, la limite de Planck représente la limite au-delà de laquelle les
notions – matière, énergie, espace et temps – perdent la signification qu’on leur donne
usuellement.

La période qui précède, baptisée l’ère de Planck est cette période inconnue des premiers
instants du bigbang : elle court de l’instant « zéro » à 10 exposant-44 secondes.

Elle est considérée par les scientifiques comme inaccessible.

Durant cette ère, les scientifiques supposent que les quatre forces fondamentales sont
unifiées en une unique force. La notion d'espace-temps y est difficile à définir. La relativité
générale comme la mécanique quantique ne s'appliquent plus.
L'instant zéro est une singularité où la température comme la densité seraient infinies, et le
volume ponctuel.

En conséquence, l’Univers que nous pouvons observer de nos jours n’occupait alors qu’une
région minuscule, infiniment plus petite qu’un noyau atomique.

Chronologie

• 10-43 seconde : 10-43 seconde

Jusqu’à présent, l’univers était soumis à une seule force, dite la superforce, unifiant les
quatre forces qui règnent encore aujourd’hui dans notre monde : la force nucléaire forte
(qui assemble les noyaux des atomes), la force nucléaire faible (qui régit la radioactivité), la
force électromagnétique (qui agit entre les particules chargées électriquement) et la force
de gravitation. A cet instant précis, la gravitation se sépare des trois autres forces. Il existe
alors deux groupes distincts de forces, la gravitation et la force électronucléaire (forte, faible
et électromagnétique).

• 10-35 seconde : la grande inflation

Une des trois forces associées du temps précédent, la force nucléaire forte, se sépare à son
tour des autres et devient indépendante : c’est le temps de l’inflation, c'est-à-dire d’une
dilatation prodigieuse et violente de l’espace dans toutes les directions ce qui, au
demeurant, explique l’homogénéité de l’Univers tel qu’il nous apparaît lorsqu’on le regarde
quel que soit le point d’observation. Remarquons encore que même si l’inflation se produit à
un rythme prodigieux, elle ne transgresse pas la relativité restreinte qui énonce que rien ne
se déplace plus vite que la lumière. En effet, c’est l’espace lui-même qui subit l’inflation.

• 10-11 seconde : indépendance des quatre forces

Les deux dernières forces de l’Univers encore soudées, la force électromagnétique et la


force nucléaire faible, se séparent. Nous nous trouvons alors en présence d’une répartition
des forces universelles fondamentales qui subsiste toujours aujourd’hui. L’histoire de la
formation proprement dite de l’Univers actuel peut commencer.

• 1/100 000 de seconde : formation des quarks

Un milliardième de seconde après le début du Big Bang, la température de l'Univers n'est


plus que de cent milliards de degrés. Elle est suffisamment "froide" pour que les quarks
s'associent, ils forment alors les protons et les neutrons que l'on retrouvera dans les atomes.
A ce stade, l'Univers est encore si dense que toutes les particules se retrouvent étroitement
serrées les unes contre les autres. Les photons qui les enveloppent peinent à se frayer un
chemin : on dit que l'Univers est "opaque" au rayonnement.

.Une seconde : la matière prédomine

Il existe théoriquement presque autant de matière que d’antimatière et, de ce fait,


particules et antiparticules se détruisent mutuellement dans un grand maelstrom d’énergie
pure. Toutefois, nous le savons bien, notre Univers actuel est composé de matière : on
suppose qu’il y en avait un léger excès ce qui explique la disparition complète de
l’antimatière, notre Univers actuel étant en somme issu de cet excès de matière « normale

• Les trois premières minutes : la formation des atomes

Les premiers atomes apparaissent et, évidemment, ce sont des atomes dits « légers », c'est-
à-dire simples comme l’hydrogène puis l’hélium. Les autres ne viendront qu’ensuite.
D’ailleurs, si l’on regarde la composition de l’Univers, on se rend compte que ces atomes
légers sont – et de loin – les plus nombreux : environ 73% d’hydrogène et 25% d’hélium…
Rappelons néanmoins que cette matière « visible » ne représente qu’à peu près 5% de toute
la matière de l’univers, les reste étant représenté par la matière noire et l’énergie sombre
dont nous ne savons rien.

.380 000 ans (environ) : l’ère de la transparence

Jusque là, les photons empêchaient les électrons libres d'être capturés par les noyaux
atomiques. Ce n'est que 380 000 ans plus tard, lorsque la température descent à 3000
degrés, que les électrons se combinent aux noyaux pour enfin former de véritables atomes.
C'est ainsi que l'espace est dégagé pour les photons, qui peuvent dès lors parcourir de vastes
distances sans croiser la route d'une particule. La lueur du fond diffus cosmologique a donc
pu se propager : l'Univers devient "transparent", tel que nous le connaissons aujourd'hui.

.200 millions d'années : les premières étoiles

Les premières étoiles était énormes, peut être 1 000 fois plus massives que notre Soleil. Elle
furent vitales dans l'histoire de l'Univers car elle réchauffèrent et ionisèrent le gaz hydrogène
autour d'elle. Au cœur de ces étoiles, de nouveaux éléments furent créés, avant d'être
libérés dans l'Univers et recyclés en nouvelles étoiles et finalement en planètes. Les
premières étoiles explosèrent en supernovæ.

.500 millions d'années : les premières galaxies

Lorsque les premières étoiles explosent, elles laissent derrière elles des trous noirs qui
grandissent en fusionnant. Autour de ces trous noirs se regroupe toujours plus de gaz, et un
système d'étoiles se forme. Ce sont les premières galaxies, d'à peine quelques centaines
d'années-lumières de diamètre, mais très denses. Ces proto-galaxies fusionnent les unes
avec les autres pour devenir les galaxies plus grandes que nous connaissons aujourd'hui.

.600 millions d'années : naissance de la Voie Lactée

L'étoile HE 1523-0901 du halo de la Voie Lactée serait âgée de 13,2 milliards d'années, ce qui
nous donne l'âge minimum de notre galaxie. Le bulbe et le halo de la Voie Lactée se sont
formés dans un premier temps, les bras spiraux apparurent plus tard.

.9,4 milliards d'années : naissance du Soleil

Notre système solaire ne fait que le tiers de l'âge de l'Univers. Il s'est formé lorsqu'un nuage
de gaz s'est effondré en une étoile. Un disque de gaz et de poussière a alors entouré notre
Soleil naissant et a fini par donner les planètes, dont notre Terre, la planète bleue.

Bibliographie

http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosbig/decouv/decouv.htm)

http://public.planck.fr/la-mission/historique-projet

http://cosmobranche.free.fr/Evolution.htm

https://fr.wikipedia.org/wiki/Big_Bang

https://www.obspm.fr/planck-toujours-plus-pres-du-big-bang.html

https://www.astronomes.com/le-big-bang/lhomogeneite-de-lunivers/

http://cepheides.fr/article-28425151.html

http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/article-l-inflation-de-l-univers-
22341.php#Sz9qoMQpxsoz3kpl.99

Science et vie n°1078, juillet 2007

Dossier SagaScience du CNRS : Big Bang, des origines de l'Univers aux origines de la vie.

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