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II.3.

Atteinte de la diffusion alvéolo-capillaire des gaz respiratoires

La diffusion alvéolo-capillaire des gaz respiratoires dépend de de l’intégrité de la membrane et de la


surface disponible pour les échanges.
La diminution de la diffusion des gaz peut être liée à :

 ▪ une altération de la membrane (pneumopathies interstitielles diffuses)

 ▪ une réduction de la surface d’échange sur le versant alvéolaire (emphysème) ou sur le


versant vasculaire pulmonaire (hypertension artérielle pulmonaire)

L’atteinte de la diffusion alvéolo-capillaire se traduit par une hypoxémie à l’effort, lorsque le temps de
contact sang-air alvéolaire est réduit, et une hypo ou une normocapnie (la diffusibilité du CO2 étant 20 fois
plus importante que celle de l’O2).

III.4. Insuffisance respiratoire aiguë

L’insuffisance respiratoire aiguë est une décompensation de l’IRC qui met en jeu le pronostic vital par hypoxémie
profonde.
Les facteurs de décompensation sont multiples (infection, traumatisme, chirurgie, ...)

L’aggravation de l’hypoxémie chronique est commune à toutes les causes d’insuffisance respiratoire aiguë au cours
de l’IRC, et l’oxygène est le traitement-clef.

En présence d’une insuffisance respiratoire aiguë hypercapnique, une acidose respiratoire décompensée peut survenir
en quelques heures ou quelques jours et majorer le risque vital. Une ventilation mécanique doit alors se rajouter au
traitement par oxygène : ventilation non invasive au masque facial ou ventilation invasive par voie endotrachéale.

 ◼ son objectif est de corriger, très rapidement, l’hypoxémie pour prévenir la survenue d’un
arrêt cardio-respiratoire hypoxique. En cas de détresse respiratoire aiguë avec hypoxémie profonde,
l’oxygénothérapie doit donc être initiée à haut débit (y compris chez un patient BPCO et/ou insuffisant
respiratoire chronique), le débit d’oxygène devant être ensuite rapidement adapté selon l’évolution clinique,
la mesure de la SpO2 puis quand la SpO2 est entre 92 et 96%, la mesure des gaz du sang artériel de contrôle
(risque inconstant d’hypercapnie par inhibition des centres respiratoires, suite à la correction du stimulus
hypoxémique).

 ◼ le plus souvent délivrée via un masque facial (masque simple « sans réserve » pour des débits d’O 2 allant
de 5 à 10L/min, masque à haute concentration « avec réserve » pour des débits > 8L/min)

 au-delà de 10l/mn on doit l’envisager via des canules intra-nasales d’oxygénothérapie à haut débit (10 à
◼ 
®,
50L/min) une solution réchauffée et humidifiée (Vapotherm ®, optiflow )