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Deuxième chapitre 

Ionogramme Sanguin
II. Ionogramme sanguin

1. Définition :

L'ionogramme c'est l'étude quantitative des divers ions présents dans un liquide biologique.
Expression des taux de ces ions en mmol/l suivant le système SI permet de saisir le pouvoir
osmotique de ces ions dissous et d'en déduire des renseignements à la fois sur l'état hydrique
de l'organisme et la répartition de ses réserves minérales.

Ces ions sont de deux types :

 Les cations (ions positifs attirés par la cathode) tels que :


 le sodium Na+,
 le potassium K+,
 le calcium Ca2+,
 le magnésium Mg2+.

 Les anions (ions négatifs attirés par l’anode) tels que :


 le chlorure Cl-,
 les bicarbonates HCO3-,
 les phosphates HPO42-,
 les sulfates SO42-,
 les acides organiques
 les protéines. (MALOINE S.A 1984 p 259)
2. Les valeurs de référence (mmol/l ou mEq/l)

Age Na+ K+ Cl -
Nouveau-né 130-145 3.5-5.5 96-110
Nourrisson 133-145 3.7-5.2 96-110
Enfant 136-145 3.5-4.9 100-110
Adulte 136-145 3.5-4.9 100-110
Tableau 01: Les valeurs de référence de l'ionogramme (mmol/l ou mEq/l)
(MALOINE, 1996 p 625)

3. Ionogramme globale sérique ou plasmatique:


3.1. Prélèvement:

5 ml de sang prélevés sans anticoagulant ou sur héparinate de lithium ou d'ammonium


suffisent à la détermination des différents éléments de l'ionogramme plasmatique. Le choix du
type de prélèvement (plasma ou sérum) dépend surtout en pratique de la méthodologie utilisée
par le laboratoire. (MALOINE S.A 1984 p 281)

3.2. Présentation des résultats:

Les résultats sont exprimés en mmol/l de préférence aux mEq/l. Pour les ions monovalents
(Na+, K+ Cl-, CO3H -) les résultats sont, bien étendus, identiques dans ces deux modes
d'expression. Il est intéressant de regrouper les cations d'une part et les anions de l'autre et de
calculer leurs sommes respectives. Ceci ne présente d'intérêt que si les résultats sont
exprimés en mEq/l. En revanche la somme de l'ensemble des anions et des cations exprimés
en mmol/l permet de se faire une bonne idée de l'osmolarité plasmatique. (MALOINE S.A
1984 p 281)

3.3. Indication de dosage

 Le dosage de l'ionogramme sanguin est indiqué lors d'un déséquilibre hydro-


électrolytique. Les perturbations du métabolisme hydro-électrolytique font l’objet d’une
surveillance étroite des électrolytes, on fait le dosage de Na+, K+ et Cl- principalement.
(HENRY G et CALET M)

4. Equilibre hydro-électrolytique:

L'équilibre hydro-électrolytique de l'organisme est une des nécessités impérieuses de la vie.


Le maintien de cet équilibre se fait essentiellement sur la régulation de l'excrétion sodique par
l'intermédiaire d'hormones sécrétées par la cortico-surrénale, la plus puissante est
l'aldostérone.
Ses effets s'exercent au niveau du tubule distal en favorisant la récupération des ions Na+ aux
dépens des ions H+ et K+.

Les facteurs qui régissent sa sécrétion sont essentiellement représentés par les concentrations
plasmatiques en ions Na+ K+, et plus spécialement par la valeur du rapport Na+/K+.
(M.BONNET et Y.MILLET 1971p 432- 439)

4.1. Equilibre entre anions et cations:

Un élément important d'appréciation des résultats d'un ionogramme plasmatique est


l'existence d'un équilibre entre les anions et les cations : le nombre des charges positives est
égal au nombre des charges négatives. La constatation de cet équilibre suppose en principe de
connaître la totalité des anions et des cations exprimés en mEq/l et non en mmol/l. Les
cations non dosés dans un ionogramme plasmatique (Ca++, Mg++) ne représentent qu'un
nombre faible de mEq/l. Les anions habituellement déterminés sont le chlore, les bicarbonates
et les protéines plasmatiques. Ces dernières sont dosées en g/l. Les résultats peuvent
secondairement être transformés en mEq/l en appliquant un facteur de conversion (1mEq
pour 4,4g). (MALOINE S.A 1984 p 282)

5. Répartition des ions, mode d'expression des concentrations ioniques:

La répartition de l'eau et des ions entre les divers compartiments est dictée par deux grandes
lois:

 L’égalité de pression osmotique entre les compartiments (en première approximation)


 L’égalité des charges électriques négatives et positives au sein de chaque
compartiment (neutralité électrique)

La pression osmotique développée par une solution est proportionnelle au nombre des
particules dissoutes par unité de volume. Par le jeu de leur concentration relativement élevée
et de leur faible masse moléculaire, les ions fournissent un contingent de particules très
important, intervenant de façon prépondérante dans l'osmolalité des liquides de l’organisme.
(MALOINE S.A 1984 p 261)

5.1. Composition en électrolytes des principaux secteurs hydriques de


l’organisme :
Les résultats de tableau au dessus sont exprimés en mEq /l pour rendre compte de l'équilibre
des charges électriques. En tenant compte de la valeur osmotique et non plus de la charge de
l'ion, on peut calculer que ces ions développent dans chaque compartiment une pression
osmotique correspondant environ à 300mosm /l.

Les différences de répartition des ions entre les différents secteurs hydriques sont indiquées
sur le tableau 02.On notera que Na+ est l'ion extracellulaire prédominant tandis que K+ est
l'ion intracellulaire par excellence. La présence des protéines dans le plasma introduit une
différence sensible par rapport aux liquides interstitiels en ce qui concerne les anions.
(MALOINE S.A 1984 p 263)

Liquides Liquides Plasma


intracellulaires interstitiels sanguin
s Cation

+
k 115 5 4.4
Na+ 35 144 142
Mg+2 27 3 3
Ca+2 5 2 5
HPO4- 2 80 2 2
Protéines 47 0 16
Anions

Cl- 25 114 103


SO4- 2, A. organique 20 8 7
HCO3- 10 30 27

Tableau 02 : Répartition des ions dans les secteurs hydro-électrolytiques. (MALOINE
S.A1984p263)

6. Intérêt de dosage de l'ionogramme :

C'est un examen biologique très courant et très utile pour dépister les troubles ioniques qui
surviennent dans les maladies rénales, hormonales, maladies iatrogènes, les troubles de
l'hydratation, les troubles gastro-intestinaux (diarrhées, vomissements), les malnutritions, et
dans toute perturbation de l’équilibre acido-basique de l’organisme.
Cet examen fait partie des éléments de surveillance d'un malade sous traitement (diurétiques
par exemple). (MALOINE S.A 1984 p 268-269)
7. Méthodes de dosage :
Il y a deux méthodes de dosage :
1) Photométrie de flamme par émission 
2) Potentiométrie 

7.1. Photométrie de flamme par émission :


Pour le Na+ et le K+ (méthode de référence pour ces ions). On mélange le plasma avec un peu
d’eau, on les place au dessus d’une flamme. Le mélange chauffé prendra une couleur
proportionnelle à la quantité de Na+ ou K+ envoyée, donc proportionnelle à leur concentration.
(Pierre Valdiguié, 1993.p21)
7.1.1. Principe :
La flamme est utilisée pour convertir l'élément à doser à l'état de vapeur atomique où les
atomes subiront des transformations réversibles entre un état de base et un état excité : un
électron passe sur une orbitale plus externe à niveau d'énergie plus élevé et restitue ensuite
cette énergie sous forme de photons en revenant à son niveau initial. Les photons émis ont
des fréquences caractéristiques de l'élément, qui constituent le spectre d'émission de cet
élément (les métaux alcalins — lithium, sodium ou potassium n'ont en effet qu'un électron sur
la couche périphérique). (Pierre Valdiguié, 1993.p21)
Figure 03 : Schéma de principe d'un photomètre de flamme. (Pierre Valdiguié, 1993. P 22)

7.2. Potentiométrie :
Cette méthode utilise une électrode sélective aux ions (ISE) : spécifique du sodium (mesure
de la ddp créée par la solution contenant des ions sodium) Pour le Na+, le K+ et le Cl-. On
mesure la différence de potentiel créée par la présence des ions dans la solution.
La mesure peut être réalisée
 soit directement sur l’échantillon non dilué (potentiométrie directe) > sur le sang total
 soit après dilution de l’échantillon (potentiométrie indirecte) >les gros automates prennent
le sérum, le diluent et le mettent sur les grosses électrodes.(HENRY G et CALET M)

7.2.1. Mesure potentiométrique par électrode sélective :

Le système de mesure se comporte comme une pile avec :


 une électrode de référence qui donne un potentiel stable.
 une électrode de mesure à membrane perméable sélective dont le potentiel va changer en
fonction de l’activité de l’ion à doser.
En fonction de la quantité d’ion dans la solution, une partie plus ou moins importante va
diffuser à travers la membrane, ce qui va créer un courant, c’est-à-dire une différence de
potentiel (ddp). Ainsi, on pourra avoir une idée de la concentration de la solution : plus la ddp
est importante, plus la solution inconnue est riche en ion.
La mesure se fait comparativement à une solution étalon (standard). (HENRY G et CALET
M)
Figure 04 : Mesure potentiométrique par électrode sélective. (HENRY G et CALET M)

8. Déséquilibre hydro-électrolytique :

Trouble des concentrations plasmatiques des principaux ions (sodium, chlore, potassium)

Lors de dysfonctionnement rénale. (M.BONNET et Y.MILLET, 1971p 432-439)

9. Principaux ions faisant partie de l’ionogramme

1) Le sodium (Na+): la natrémie


2) Le potassium (K+): la kaliémie
3) Le chlore (cl-): la chlorémie
4) Le calcium (Ca+2): la calcémie
5) Le magnésium (Mg+2): la magnésémie
6) Le phosphore (P):la phosphorémie
7) Le bicarbonate (HCO3-): le bicar

9.1. le sodium plasmatique  (Na+)

9.1.1. Prélèvement :

La détermination de la natrémie peut être effectuée sur sérum ou plasma. Dans ce dernier
cas, l’anticoagulant à utiliser est l’héparinate de lithium ou l’ammonium. Un prélèvement
sanguin de 2 ml est suffisant. La détermination de la natrémie et très rapide si le prélèvement
est effectuer sur l’héparine. L’utilisation du sérum nécessite un délai supplémentaire
correspondant au temps nécessaire à l’obtention d’une coagulation complète et a une
rétraction du caillot. (MALOINE S.A 1984 p 269)

9.1.2. Dosage et valeurs de référence :


Deux types de méthodes étaient utilisés pour déterminer la concentration en sodium d’un
liquide biologique : le premier utilise la photométrie de flamme, le second fait appel à
l’emploi des électrodes sélectives formées d’une bulle potentiel de cette électrode varie en
fonction de la concentration de sodium présente dans le milieu dans lequel elle est prolongée.
Grace à un étalonnage préalable, la valeur de la déférence de potentiel entre cette électrode et
une électrode de sont sensible à la molalité d’une solution. En pratique, les résultats sont le
plus souvent corrigés et exprimés en molarité. Dans ces conditions, les deux méthodes
fournissent des résultats superposables.

La valeur de références de la natrémie est : 142 mmol/l (écart-type 3.5). (MALOINE S.A
1984 p 269-270)

9.1.3. Eléments d’interprétation :

Le sodium est le cation le plus abondant dans les liquides extracellulaires, permet de
maintient de la pression osmotique et de l'équilibre acido basique, il présente un facteur
important de l'hydratation tissulaire (l'eau suit le sodium). Les processus qui régulent
l'osmolarité extracellulaire déterminent les variations de la natrémie et des anions qui lui sont
associés le chlore et les bicarbonates. (MALOINE, 1996 p 624). Les ions minéraux sont
responsables d’environ 95 % de l’osmolarité plasmatique. Les anions et les cations sont
globalement en quantités égales. Le sodium est responsable d’environ 93% de l’osmolarité
due aux cations, toute variation de la natrémie et le reflet des variations de l’osmolarité
plasmatique.

Une modification de la natrémie peut relever de deux mécanismes : elle peut correspondre
à une variation de la quantité de sodium contenue dans le plasma sanguin ou à une
modification de la teneur en eaux de celui-ci. (MALOINE S.A 1984 p 270)

9.1.4. Variations pathologiques :

 Hyponatrémie :

Elle correspond à une diminution de la concentration de sodium dans le plasma. Elle


résulte d’une diminution de la quantité de sodium (hyponatrémie de déplétion) ou d’une
augmentation de la quantité d’eau du plasma (hyponatrémie de dilution). Cette distinction est
fondamentale car un apport de NaCl, bénéfique dans le premier cas, est dangereux dans le
second. (MALOINE S.A 1984 p 270)

 Hyponatrémie par dilution :

Elle traduit une surcharge hydrique du secteur extracellulaire. Ce type d’hyponatrémie


disparait rapidement des l’arrêt de la surcharge. Dans d’autres circonstances, les mécanismes
responsables d’hyponatrémie sont plus complexes, faisant intervenir en particulier une
rétention d’eau proportionnellement plus importante que celle des électrolytes. Lorsqu’une
hyponatrémie est due à une surcharge hydrique, elle ne doit pas être corrigée par un apport de
sodium qui ne ferait qu’aggraver la situation. Il faut au contraire diminuer les apports d’eau.
(MALOINE S.A 1984 p 270)

 Hyponatrémie par déplétion :

Elle s’observe lorsque le déficit en sodium est supérieur aux pertes d’eau. Contrairement à
l’hyponatrémie par dilution, la correction des déplétions nécessite un apport sodé.
(MALOINE S.A 1984 p 270)

 Fausse hyponatrémie :

Cette situation correspond à une teneur en eau du plasma diminuée alors que la
concentration en sodium de l’eau plasmatique est normale. La natrémie est diminuée si elle
est exprimée en molarité mais la molalité du sodium ainsi que l’osmolalite sont normales.
(MALOINE S.A 1984 p 272)

 Hypernatrémie

Est définie par une concentration élevée de sodium dans le plasma, les hypernatrémies
correspondent surtout à une diminution quantité d’eau de l’organisme. Elles traduisent une
osmolarité accrue du plasma et plus généralement des liquides extracellulaires. Elles sont
partiellement compensées par un appel d’eau aux dépens des liquides intracellulaire pour
établir l’équilibre osmotique entre ces deux secteurs. Elles s’accompagnent de signes de
déshydratation extra et intracellulaire et donc, en particulier, d’une sensation de soif.
(MALOINE S.A 1984 p 272)
La diminution de la quantité d’eau de l’organisme, si elle peut dans certains cas être
secondaire à un défaut d’apport, est due le plus souvent à une perte excessive d’eau ou de
liquides hypotoniques. (MALOINE S.A 1984 p 272)

9.2. Le potassium plasmatique  (k+) Kaliémie :


9.2.1. Prélèvement :

Les conditions de prélèvement de potassium plasmatique sont identiques à celles de la


natrémie. (MALOINE S.A 1984 p 273-274)

9.2.2. Dosage et valeurs de référence:

Le potassium est dosé par photométrie de la flamme ou grâce à l'utilisation d'électrodes


sélectives à la valinomycine, substance qui fixe sélectivement le potassium sur la membrane
de l'électrode, le potentiel d'une telle électrode varie avec la quantité de K+ présent.
(MALOINE S.A 1984)

La valeur de référence de kaliémie est 3.5 – 5.0 mmol/l. (N.Kubab et al 2002 p17)

9.2.3. Eléments d'interprétation:

Le potassium est le principal cation intracellulaire, il assure le maintien de l'osmolarité des


cellules et intervient dans la transmission de l'influx nerveux. (MALOINE 1996 p 625)
Par sa fiable concentration plasmatique le potassium ne reflète pas des variations
d'osmolarité. Ce dernier peut être apprécié par la détermination du potassium échangeable
mais il ne s'agit pas là d'une exploration courante. (MALOINE S.A 1984 p 275)

9.2.4. Variations pathologiques :


 Hypokaliémie:

Elle correspond à une diminution de la concentration de potassium dans le plasma est


définie par une valeur inferieure à 3.5. C'est la plus fréquente anomalie électrolytique.
(P.Kamoun,J.P Fréjaville 2002 p 1070)

 Hyperkaliémie:

L'hyperkaliémie est définie par une kaliémie supérieure à 5 mmol/l. (P.Kamoun,J.P


Fréjaville 2002 p 1072)

9.3. le chlore plasmatique  (Cl-) Chlorémie :


9.3.1. Prélèvement:

Les conditions de prélèvement sont les mêmes que pour la détermination de la natrémie.
(MALOINE S.A 1984 p 278)

9.3.2. Dosage et valeurs de référence:

Les méthodes utilisées actuellement pour la détermination du chlore sont très précises et les
variations analytiques sont faibles.

La valeur moyenne du chlore plasmatique est de 104mmol/l (MALOINE S.A 1984 p


278)

9.3.3. Eléments d'interprétation:

La détermination isolée du taux de chlore plasmatique n'apporte pas d'information


utilisable. Certes, le chlore est l'anion le plus abondant du plasma mais il ne représente que les
2/3 environ de ces anions alors que le sodium correspond à 93% des cations. Les variations
de la chlorémie sont donc moins représentatives du métabolisme hydrique que celle de la
natrémie.

Par contre, l'étude conjointe du chlore et du CO2 total, essentiellement présente dans le
sang sous forme de bicarbonates (CO3H-) apporte plus de renseignements.. (MALOINE S.A
1984 p 278-279)

9.3.4. Variations pathologiques :


 Hypochlorémies:

Elles correspondent à une diminution de la concentration du chlore dans le plasma est définie
par une valeur inferieure à 97 mmol /l. Elles peuvent résulter d'une augmentation de la
quantité d'eau dans le plasma ou d'une perte de chlore. (MALOINE S.A 1984 p 279)

 Hyperchlorémies:
Une augmentation de concentration du chlore dans le plasma correspond à une valeur
supérieure à 109 mmol/l.
Les hyperchlorémies peuvent traduire une hyper concentration secondaire à une perte
liquidienne (déshydratation hypertonique).Dans les pertes liquidiennes intéressant la partie
inférieure du tube digestif, la perte de chlore est plus faible que celle du sodium.
Elles peuvent également résulter d'une rétention de chlore, le plus souvent secondaire à
une perte de bicarbonates mais parfois à un excès d'apport. Une perfusion en quantité
excessive d'une solution isotonique de NaCl réalise une telle surcharge. (MALOINE S.A
1984 p 280)

9.4. Le calcium Ca +2 la calcémie :


9.4.1. Prélèvement :

Le prélèvement peut s'effectuer dans un tube sans anticoagulant (sérum) ou avec


l’anticoagulant héparinate de lithium (plasma), il n'est pas indispensable d'être à jeun. Le
dosage sanguin doit être complété par celui de l’albuminémie pour interpréter la calcémie. (P
Kamoun,J.P Fréjaville 2002 P 1081)

9.4.2. Dosage et valeurs de référence :

Il y a plusieurs méthodes de dosage le premier est la méthode colorimétrique et le second


est la méthode physiques (Spectrométrie d'absorption atomique (SAA), Photométrie de
flamme). Les méthodes colorimétriques de dosage du calcium utilisent plusieurs substances
qui complexent le calcium formant un dérivé dont la coloration est proportionnelle à la
concentration de calcium de l’échantillon à doser. (P Kamoun,J.P Fréjaville 2002 P 1081)

Quelque soit l'âge et le sexe, la valeur normale de la calcémie totale est comprise entre 2.2
et 2,5 mmol/l. (P Kamoun,J.P Fréjaville 2002 P 1081)

9.4.3. Eléments d'interprétation:


Le calcium joue un rôle fondamental dans la formation et la minéralisation des os, mais
aussi dans la transmission de l’influx nerveux. Le calcium est le minéral le plus commun dans
le sang et il est aussi l’un des plus importants. Il est nécessaire au bon fonctionnement de
toutes les cellules de l’organisme: il aide à construire des os et des dents solides, il est
impliqué dans la fonction cardiaque, la contraction musculaire, la signalisation nerveuse ou
encore la coagulation sanguine. La quasi-totalité du calcium présente dans l’organisme est
stockée dans les os. (N.Kubab et al 2002p08)
9.4.4. Variations pathologiques :
 Hypocalcémie :

Est définie par un taux de calcium inferieur à 2.2 mmol/l. (P Kamoun,J.P Fréjaville 2002 P
1094)

 Hypercalcémie :

Une élévation de taux de calcémie au dessus de 2.60 mmol/l. Elle n'entraine de


manifestations cliniques que lorsqu'elle dépasse 3 mmol/l. (P Kamoun,J.P Fréjaville 2002 P
1085)

9.5. Le magnésium Mg la magnésémie :

9.5.1. Prélèvement :

Le  prélèvement de la magnésémie peut être effectué sur le sérum (tube sec) ou le plasma.
(N.Kubab et al 2002 p13)
9.5.2. Dosage et valeurs de référence :

On peut doser la magnésémie par plusieurs méthodes ; spectrophotométrie d’absorption


atomique (SAA) méthode de référence, Colorimétrie, Techniques enzymatiques.

Les valeurs de références peuvent varier légèrement selon la technique utilisée. Le taux de


magnésium, exprimé en milli moles par litre de sang, est considéré normal s’il se situe entre
les valeurs suivantes : 0,7 à 0.9 mmol/l. (N.Kubab et al 2002P 13)

9.5.3. Eléments d'interprétation:

Le magnésium est le cation intracellulaire le plus abondant chez l’homme, après le


potassium. L'organisme en contient environ 1 mole (22-26 g ou 2.000 mEq), localisé
principalement au niveau des os (65 %, sous forme de réserve aisément mobilisable), dans
les cellules (34 %) et les liquides extracellulaires (1 %seulement). Après la prise alimentaire,
le magnésium est absorbé au niveau intestinal. Il circule dans le plasma sous trois formes :
une forme libre ionisée (65 %), une forme liée aux protéines (35 %) et une forme
complexée (5 %). (N.Kubab et al 2002 p 13)

9.5.4. Variations pathologiques :


 Hypomagnésium:

Une valeur de magnésémie inferieure à 0.65 mmol/l. (N.Kubab et al 2002 p 14)

 Hypermagnésium :

Une valeur de magnésémie supérieure à 1 mmol/l. (N.Kubab et al 2002 p 14)

9.6. Le phosphore (P) la phosphorémie

9.6.1. Prélèvement :
Le dosage du phosphore se fait sur un prélèvement sanguin, par une ponction veineuse en
général au pli du coude. Le prélèvement peut être effectué sur le sérum ou le plasma.
(N.Kubab et al 2002 p 15)

9.6.2. Dosage et valeurs de référence :

Le dosage sanguin du phosphore est toujours associé à celui du calcium (calcémie) et de


la créatinine (créatininémie). La technique de dosage se fait par le Spectrophotométrie. À
titre indicatif, les concentrations sanguines normales de phosphore sont comprises entre 1 et
1,2 mmol/L ou 31 et 37 mg/L. (N.Kubab et al 2002 p 15)

9.6.3. Eléments d'interprétation:

Le phosphore est un minéral essentiel à de nombreuses réactions cellulaires, en


particulier aux mécanismes énergétiques des cellules musculaires. Le phosphore joue aussi un
rôle dans la minéralisation du tissu osseux, tous comme le calcium. Environ 85% du
phosphore sont incorporés dans les os. (N.Kubab et al 2002 p 15)

9.6.4. Variations pathologiques :

 Hypophosphorémie :

Une valeur inferieure à 1 mmol/L chez l’adulte. (N.Kubab et al 2002 p 15)


 Hyperphosphorémie :

Une valeur supérieure à 1,2 mmol/l. (N.Kubab et al 2002 p 15)

9.7. Le bicarbonate (HCO3-)

9.7.1. Prélèvement :

3 à 5 ml de sang recueilli sur l’héparine. (N.Kubab et al 2002 p 06)


9.7.2. Dosage et valeurs de référence :

Les méthodes de dosage sont techniques volumétriques, techniques enzymatiques,


techniques électrométriques, techniques catharométriques, autres techniques ce sont des
techniques colorimétriques, soit après cinétique enzymatique, soit après virage d'un indicateur
coloré. (Pierre Valdiguié ,1993.p 27,28)  
Les valeurs normales de bicarbonates sont comprises entre 23 et 27 mmol/.(N.Kubab et al
2002 p 06)
9.7.3. Eléments d'interprétation:

Les ions bicarbonates (HCO3-) sont présents dans le sang ; ils jouent un rôle majeur dans
la régulation du pH. Ils constituent le principal « tampon » de l’organisme. (N.Kubab et al
2002 p 06)

9.7.4. Variations pathologiques :


 Diminution des bicarbonates :

Les bicarbonates sont élevés (˃ 28 mmol/l). (N.Kubab et al 2002 p 06)

 Augmentation des bicarbonates :

Les bicarbonates sont abaissés (˂ 22 mmol/l). (N.Kubab et al 2002 p 06)

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