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Serge Guillaume 26 mars 2018

Travail #10 – Jean-Jacques Rousseau

1) La liberté est une valeur très importante dans la pensée de Rousseau

quoique l’égalité soit une proche seconde position. Concernant la liberté,

Rousseau nous écrit le passage suivant : « Renoncer à sa liberté, c’est

renoncer à sa qualité d’homme, aux droits de l’humanité, même à ses

devoirs. Il n’y a nul dédommagement possible pour quiconque renonce à

tout. Une telle renonciation est incompatible avec la nature de l’homme, et

c’est ôter toute moralité à ses actions que d’ôter toute liberté à la volonté. »

(Livre I, Ch. 4) De plus, Rousseau fait la différence entre deux types de

liberté : la liberté naturelle qui n’a pour borne que les forces de l’individu et

la liberté civiles qui est limitée par la volonté générale. Cette valeur de

liberté lui est si importante qu’il en a senti le besoin de la définir sous les

deux états que l’homme peut l’exprimer. Concernant l’égalité, Rousseau

nous mentionne ceci à la fin du livre premier et je le mentionne car le poids

des mots utilisé à toute son importance : « Je terminerai ce chapitre et ce

livre par une remarque qui doit servir de base à tout le système social; c’est

qu’au lieu de détruire l’égalité naturelle, le pacte fondamental substitue au

contraire une égalité morales et légitime à ce que la nature avait pu mettre

d’inégalité physique entre les hommes, et que, pouvant être inégaux en

force ou en génie, ils deviennent tous égaux par convention et de droit. »


2) Le Chapitre 3 du Livre II, nous indique clairement la différence entre ces

deux volontés. « Il y a souvent bien de la différence entre la volonté de tous

et la volonté générale; celle-ci ne regarde qu’à l’intérêt commun, l’autre

regarde à l’intérêt privé, et n’est qu’une somme de volontés particulières :

mais ôtez de ces mêmes volontés les plus et les moins qui s’entre-

détruisent, reste pour somme des différences la volonté générale. »

La volonté collective est donc de plaire à la volonté particulière de

plusieurs individus. Lorsque Rousseau nous parle de la volonté générale,

c’est celle qui englobe l’ensemble des citoyens d’un état. « Afin donc que

le pacte social ne soit pas un vain formulaire, il renferme tacitement cet

engagement qui seul peut donner de la force aux autres, que quiconque

refusera d’obéir à la volonté générale y sera contraint par tout le corps : ce

qui ne signifie autre chose sinon qu’on le forcera d’être libre; car telle est la

condition qui donnant chaque Citoyen à la Patrie le garantit de toute

dépendance personnelle… » (Livre I, Ch. VII)

3) Selon Hobbes, l’homme est un loup pour l’homme. Hobbes défini l’homme

comme étant méchant et ne recherchant que son propre intérêt. Donc, dans

l’état de nature, l’union des forces sous un cadre législatif rigide dirigé par

un souverain évite les guerres pour Hobbes. Pour Rousseau, l’homme à

l’état de nature est libre et veille à sa propre conservation, ses premiers

soins sont ceux qu’il se doit à lui-même. Rousseau ajoute ceci sur l’état

civil de l’homme qui était auparavant à l’état naturel : « Ce passage de


nature à l’état civil produit dans l’homme un changement très remarquable,

en substituant dans sa conduite la justice à l’instinct, et donnant à ses

actions la moralité qui leur manquait auparavant. C’est alors seulement que

la voix du devoir succédant à l’impulsion physique et le droit à l’appétit,

l’homme, qui jusque-là n’avait regardé que lui-même, se voit forcé d’agir

sur d’autres principes, et de consulter s raison avant d’écouter ses

penchants. »  Donc, si l’homme agit ainsi une fois à l’état civil, cela

voudrait dire qu’il possède à la base de bonnes fondation afin de devenir

meilleur en tant que membre de la société. Seul un être bon peut s’engager

dans un contrat social tel qu’établi par Rousseau car le vilain ne saurait que

faire du respect de la volonté générale lorsque celle-ci va à l’encontre des

ses intérêts.