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2020-2021 1

S1
 Le consommateur est un agent central de la
microéconomie, il est rationnel et préoccupé par le choix
de ses consommations

 Un agent est rationnel lorsqu’il utilise les niveaux les plus

adéquats de ses ressources pour atteindre ses objectifs


2
 Le consommateur est un agent rationnel

Sa rationalité se traduit par un comportement


maximisateur

La maximisation d’une fonction d’utilité sous la contrainte


de son revenu

3
 Comme le consommateur est un agent rationnel

Il cherche la meilleure façon de dépenser son revenu et de


choisir la combinaison de biens qui lui procure la plus
grande utilité possible

4
 Sa rationalité consiste à :

 Maximiser son utilité (sa satisfaction)

 Ses dépenses ne dépassent pas son revenu

 Son choix dépend de ses préférences et de sa contrainte


budgétaire

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 L’étude du comportement du consommateur englobe :

 L’étude des préférences du consommateur

 L’étude des contraintes du consommateur

 L’étude de l’équilibre du consommateur

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 Le consommateur est demandeur d’un bien parce qu’il lui
procure de l’utilité : elle constitue l’objectif de l’activité de
consommation

 Utilité apparaît comme une grandeur mesurable au même


titre que n’importe quelle autre quantité selon la
conception cardinale

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 1- Utilité cardinale

 Le consommateur est capable de quantifier la satisfaction


retirée d’une consommation d’un B/S
 C’est une mesure de la satisfaction

 2- Utilité ordinale

 Le consommateur n’est capable que d’ordonner les paniers


de biens
8
 A- Utilité totale

 C’est la satisfaction retirée de la quantité totale de biens


consommés

 C’est une mesure de la satisfaction totale

9
 B- Utilité marginale 𝐦

 C’est l’utilité de la dernière unité de bien consommée

 C’est la variation de l’utilité totale suite à la


consommation d’une unité supplémentaire

10
 Exemple

Soit x le nombre d’unités consommées, prenons pour x=1 :


UT=3, pour x=2 : UT=7, pour x=3 : UT=10, et pour x=4 :
UT=12

x 1 2 3 4
UT 3 7 10 12

11
 Exemple

 Chaque fois on ajoute une unité : c’est l’unité


supplémentaire

 pour la première unité supplémentaire = 7-3=4

 pour la deuxième unité supplémentaire = 10-7=3

 pour la troisième unité supplémentaire =12-10=2

12
 Exemple : UT et

x 1 2 3 4
UT 3 7 10 12
(3) 4 3 2

13
 B- Utilité marginale

 Chaque consommation supplémentaire procure une


satisfaction supplémentaire qui diminue au fur et à
mesure que la consommation augmente

 L’utilitémarginale finit toujours par être


décroissante, c'est-à-dire elle diminue lorsque la
consommation d’un bien augmente : l’Um est
décroissante 14
 B- Utilité marginale

 Ceci traduit la loi de l’utilité marginale décroissante

15
 L’UT est une fonction croissante de la quantité consommée

 L’Um est une fonction décroissante de la quantité consommée

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 C- Limites de l’utilité cardinale

 Problème de quantification du ressenti : cela


signifie que le consommateur a la capacité
d’évaluation qui lui permet de quantifier le bien
être
 Problème d’unité de mesure

 Problème de comparaison des niveaux de bien


être (utilité) interindividuels 17
 La seule chose qui compte est l’ordre :
le classement des paniers de biens entre eux

 La théorie ordinale de l’utilité renonce à l’idée


d’une quantification de l’utilité pour la remplacer
par la capacité du consommateur à comparer et à
ordonner les paniers de biens entre eux

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 On peut relier utilité et préférences

 Un consommateur préfère une tasse de thé à deux


tasses de café si l’utilité associée à une tasse de
thé est supérieure à l’utilité associée à deux
tasses de café

1 tasse de thé 2 tasses de café

U(1 tasse de thé) U(2 tasses de café)


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 La conception cardinale de l’utilité suggère l’idée que le
consommateur est un agent économique dont l’activité est de
« produire de l’utilité » en quantités variables par le biais de la
transformation des biens qu’il consomme

 Toutefois, dans la réalité, il est difficile de vérifier une telle


hypothèse (la quantification de l’utilité)
20
 Le consommateur exprime un ordre de préférence parmi

tous les biens qui satisfont à ses besoins. Cette évaluation


ordinale de l’utilité que procure la consommation des
biens est à la base de la théorie des courbes d’indifférence

21
 1- Relation de préférence

 2- Les courbes d’indifférences (CI)

 3- Le taux marginal de substitution (TMS)

22
 Le consommateur est supposé apte à opérer des choix
de consommation en fonction d’une échelle de
préférence

 On définit les trois relations suivantes :

 : relation de préférence faible

 : relation de préférence stricte


 : relation d’équivalence
23
 Soient deux paniers A et B composés de deux biens x

et y avec des quantités variables

 La relation A B signifie que le panier A est


préféré ou indifférent au panier B

 La relation A B signifie que le panier A est


préféré strictement au panier B
24
 La relation de préférence vérifie les conditions
suivantes :

 1- la relation est dite complète : la complétude

 2- la relation est réflexive : réflexivité

 3- la relation est transitive : transitivité


25
 La complétude

Pour tout A et B, on a soit A B, soit B A, soit A B

 La réflexivité

Tout panier A est préféré ou indifférent à lui-même : A A

 La transitivité

Si A B et B C donc A C 26
Le consommateur est en face d’un choix de
consommation entre deux paniers de biens x et y, il
est capable d’exprimer sa préférence : sa capacité à
exprimer un choix unique car il est rationnel

27
La complétude, la réflexivité et la transitivité
sont à la base du comportement rationnel du
consommateur

28
 Deux propriétés de base :

 La non saturation des préférences

 La convexité des préférences

29
 La non saturation des préférences

 Le consommateur préfère toujours disposer de


quantités additionnelles des biens. Donc, si le panier
A comporte une quantité plus importante d’au moins
un des deux biens par rapport à B, alors A est préféré
strictement par rapport à B

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Chaque fois que le consommateur pourra accéder à la
consommation d’une quantité supplémentaire d’un bien,
il le fera : c’est l’hypothèse de l’insatiabilité appelée
également principe de non saturation

31
 La convexité des préférences

Soit le panier ,

Si alors D est préféré à A et à B

 Si D est strictement préféré aux A et B, on dit que les

préférences sont strictement convexes


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 A- Définition

 B- Propriétés des CI

 C- Carte d’indifférence

 D- Cas particuliers

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 Une CI représente toutes les combinaisons de

biens (paniers) qui procurent un même niveau de


satisfaction pour un consommateur

 Chaque CI représente un niveau de satisfaction

 La CI permet de représenter graphiquement les


préférences
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Hypothèses pour construire les courbes
d’indifférence :
Y

- les biens sont parfaitement divisibles,


CI
- les biens X et Y sont désirables et
substituables

Tous les paniers situés sur une même CI


apportent au consommateur une satisfaction
identique

X 35
 1- les CI sont des courbes décroissantes

 2- les CI ne peuvent pas se croiser

 3- les CI sont strictement convexes

36
Y

Supposons une CI croissante et soient


A
deux points sur cette CI : A et B. On
B
remarque que :

A B et A B, ce qui constitue une


contradiction

X 37
Y

Supposons deux CI qui se croisent et


soient les trois points A, B et C. On a :

A B et A C, donc B C
A
C C B, ce qui constitue une contradiction
B

X 38
Y
C est une combinaison linéaire de A et B :

C A et C B car C D et D B.
A Les CI se caractérisent par une pente
négative
C

D
B

X 39

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