Vous êtes sur la page 1sur 1

Dans la Préface de 

La Dame aux Camélias (1848), Alexandre Dumas fils


écrit:
« N’estime l’argent ni plus ni moins qu’il ne vaut : c’est un bon
serviteur et un mauvais maître ».

J’ai trouvé cette citation intrigante. Pas vous?… Alors, que doit-on
comprendre?

Lorsque l’on est entrepreneur (ou investisseur), l’argent n’est rien


d’autre qu’un instrument. Bien utilisé, il permet de faire, de réaliser,
de matérialiser dans la réalité concrète les rêves que chacun porte en
lui. Dans notre système capitaliste, il est incontestablement l’un des
outils les plus puissants qu’il nous ait été donné pour contribuer et
changer le monde. Mais plus les outils sont puissants, plus ils demandent
des maîtres puissants, qui sachent les manipuler, les contrôler, et
résister à l’attrait de l’abus de pouvoir.
Lorsque notre ambition dans la vie est d’en avoir toujours davantage,
nous passons alors inexorablement à côté d’autres objectifs bien plus
intéressants que la satisfaction matérielle telle que la réalisation de
soi, la satisfaction, le bonheur, le plaisir d’appartenir et de
contribuer. Le souci de l’argent est à ce titre une forme
particulièrement remarquable de souci de l’avoir et de souci de
l’apparence, ce qui s’oppose au souci de soi ou au souci d’être utile aux
autres.
C’est le danger que courent certaines personnes déjà très riches dont
l’unique but dans la vie semble être de s’enrichir encore davantage.