Vous êtes sur la page 1sur 35

Le commerce électronique est un indicateur capital de l'activité

économique mondiale contemporaine. C'est le secteur bénéficiaire


au plus haut point, sur l'Internet. Etre sur Internet, malgré les
apparences, signifie dépenser de l’argent. Les gains des fournisseurs
d'accès sur l'Internet n’émanent pas que des frais d’'utilisation du
service, qui, du fait de la compétition, continuent toujours à baisser,
la publicité en ligne représente cette autre source de rémunération.
En 2006, les revenus de l' "e-pub" représentaient 12 milliards
d'Euros en France et sont en croissance continue 3 .
Actuellement, et selon une étude de IAB (International
Advertising Bureau), le premier semestre 2013 a été un
record pour les revenus de la publicité en ligne,

atteignant 20,1 milliards de dollars, soit une augmentation de


3,1 milliards de dollars par rapport à la même période en
2012 4 . Devant un tel chiffre, le droit doit définitivement
s’intéresser à la publicité en ligne et s’assurer que ces
ressources ne portent pas préjudice à l’internaute
2 Les enjeux du contrat de consommation en ligne, rédigé par C. BOUCHARD Professeure à la Faculté de droit
de l’Université Laval et M. LACOURSIÈRE Professeur à la Faculté de droit de l’Université Laval, Revue générale
de droit (2003) 33 R.G.D. 373-438. 3 Mémoire rédigé par Mohamed Abdou en 2006 sur LA PROTECTION DE
L’INTERNAUTE DANS LA PUBLICITE EN LIGNE, soutenu a L'IDAI, l'université du Caire.

Le but de cette thèse est de faire une analyse des


législations actuelles concernant la vente de sorte à
pouvoir rédiger un e-contrat valide et conforme aux
règles de la consommation. De fait de la nature du
monde numérique (Internet), il faut légiférer à la
mesure de ce monde virtuel. Toutefois ces règles ne
doivent pas s'écarter des législations internationales
appliquées au droit privé et au droit de la
consommation. Il faut, pour ce fait, adapter les lois du
droit privé appliquées et leurs juridictions au
ecommerce. Mais cela est-il possible ? De même, est-
ce que le droit international privé est prêt à une
adaptation au monde ouvert et sans frontière de
l'internet et à se libérer virtuellement du fait que les
actes soient constitués de faits juridiques ? 19. Nous
faisons ainsi face à deux hypothèses. La première est
que le e-commerce est assujetti aux règles du droit
commun. La seconde est que la vente en ligne est faite
dans un cadre spécial qui impose d'autres
conditionnements au contrat en ligne. Ceci est dû à la
nature virtuelle du cadre du commerce électronique.
De ces deux constatations, nous jugeons que les lois du
droit commun sont insuffisantes et que des règles
spécifiques doivent être mises en place. 20. Il est donc
important d'étudier en profondeur les principales
législations dans les pays en voie de développement et
spécialement en Egypte pour faire face à l'évolution du
monde virtuel de l'Internet et des techniques de
communications en général. Il est important de noter
qu'actuellement un droit spécifique au commerce
électronique est en train de naître. Ce droit spécifique
non seulement discute de tous les points de la nature
virtuelle du monde du commerce électronique, mais
aussi concerne la protection des usagers
consommateurs de l'internet. En effet, il existe
aujourd'hui diverses activités législatives dans le but de
régulariser correctement l'application du commerce
électronique. En effet, une dizaine de provisions
législatives sur le commerce électronique, les contrats
à distance, les services financiers… ont été promulgués
en Europe Communautaire et un nombre identique de
lois a été promulgué en France pour assurer
l'application de ces provisions législatives. D'autres
activités législatives sont en œuvre concernant
l'amélioration des systèmes juridiques, adaptation des
lois commerciales à la vente en ligne, renforcement
des protections en vigueur par les gouvernements qui
sont en faveur des changements du marché
économique international et adaptation des
jurisprudences internationales dans le but de résoudre
tous les litiges émanant d'un conflit de commerce
électronique. Toutes ces démarches sont destinées à
protéger plus efficacement l'usager de l'internet sans toutefois gêner
l'expansion et l'évolution du commerce en ligne. Cela semble beau et semble protéger au mieux
l'internaute.
ANNONCE DU
PLAN
Cette étude a pour objectif de faire le point sur
quelques problèmes et difficultés concernant les
normes et règles applicables dans le système
juridique communautaire, notamment le système
français, en matière de protection du
cyberconsommateur. L'idée adoptée par la
plupart des doctrines et des jurisprudences est de
comment adapter les règles du droit commun
applicable en matière des contrats et des
obligations sur le monde dématérialisé. L'objectif
principal de cette thèse est d'arriver à une
conclusion selon laquelle, il faut penser à élaborer
des règles spéciales pour la régulation du
commerce électronique. Ces règles doivent être
applicable non seulement lors de la conclusion
des contrats en ligne (offre-acceptation), mais
aussi dans la protection du consommateur en
ligne dans le processus de la résolution des litiges.
Pour pouvoir traiter ce sujet correctement, une
comparaison entre systèmes juridiques moins
développés (égyptien en l'occurrence) d'une part
et celui de pays plus expérimentés (français en
l'occurrence) est pertinente. En effet, l'émergence
d'un droit spécifique dans un environnement
aussi particulier que le Moyen-Orient présente
des aspects remarquables aussi intéressants à
étudier que dans un environnement où le
domaine législatif comprend de nombreux outils.
Nous exclurons de cette thèse, la réglementation
de certaines formes de publicité particulière. La
publicité en ligne est soumise aux règles générales
applicables à toute sorte de publicité. Ces règles
générales peuvent être de sources variées et
peuvent avoir des objectifs différents. Cependant,
il parait difficile de traiter l’ensemble de ces
normes dans cette modeste thèse. notre objectif
n'est enfin pas d'examiner tous les instruments et
procédures de protection établis dans les
systèmes juridiques que nous avons analysés mais
de s’arrêter sur certains points de divergences et
de convergence essentiels à l'amélioration de la
protection du consommateur en ligne. Nous
allons donc nous limiter à étudier deux groupes
de règles: d'un côté, les mécanismes qui peuvent
favoriser la protection du cyberconsommateur et,
de l’autre, les règles données par le Code de la
santé publique qui soumettent certains types de
publicités à des exigences spécifiques.
Dans cette démarche, l'examen des droits
européen et français, en matière de protection du
cyberconsommateur, nous permettra de savoir la
place actuelle des pays arabes et des pays en voie
de développement pour leur permettre
d'améliorer certains de leurs aspects. 30. Comme
on va l'étudier plus tard, malgré le fait que la loi
Egyptienne sur la signature électronique a été
promulgué il y'a 10 ans, et vue l’hésitation des
consommateurs dans les pays en voie de
développent (notamment l'Egypte) soit à donner
des renseignements en ligne sur leur carte de
crédit ou le doute sur le bon fonctionnement d'un
site Web, on n'a pas jusqu'a présent une seule
décision rendue par la Cour de Cassation sur la
protection des cyberconsommateurs. En effet, la
cour de cassation Egyptienne se limite a chaque
fois saisie sur une question qui relevé d'un contrat
électronique, au domaine de la responsabilité
civile ou contractuel des professionnels ou des
sites internet sans aucune référence au
commerce électronique. C'est pour cette raison,
que cette thèse ne peut pas strictement parlant
constituer une étude comparative, mais on a
essayé simplement de faire référence a quelques
éléments de comparaison entre le système en
Europe et en Egypte tout en analysant le besoin
juridique pour une telle règlementation en Egypte
et dans les pays en voie de développement. 31.
Ceci est observé pour les clauses au moment de la
présentation du produit ou service (1ère Partie),
en vue de protéger le consommateur en ligne,
introduites à la formation du contrat jusqu’à la
conclusion du contrat électronique. Dans les cas
de litiges on remarque une évolution dans la
conception par le recours à des solutions
alternatives qui nécessite une adaptation parfois
critiquable au monde virtuel (2ème Partie). 32.
Pour pouvoir traiter ce sujet, et par souci de clarté
et de simplicité, nous avons adopté un plan
bipartite. En premier lieu, la protection du
consommateur en ligne se manifeste lors de la
présentation du produit ou du service (Première
Partie). Comme la publicité électronique peut être
considérée comme la forme d'offre la plus connue
dans le monde dématérialisé si elle remplit les
conditions nécessaire qui seront étudiées plus
tard, le (Premier Chapitre) de la présente thèse va
porter sur les diverses mesures de protection que
les systèmes juridiques modernes accordent à
l'internaute dans la publicité en ligne. A cet égard,
on va s'interroger sur les règles du droit commun
applicables en la matière qui ont pour objectif
d'assurer un certain
minimum de protection au consommateur en
ligne (Première Section) pour pouvoir arriver à la
nécessité de mettre en place un cadre protecteur
propre à l'univers dématérialisé (Deuxième
Section). Enfin, nous évoquerons dans cette
partie, des mesures de protection du
consentement du consommateur en ligne dans la
formation même du contrat et la rencontre de
l'offre et de l'acceptation (Deuxième Chapitre).
Pour ce faire, il s'agit d'examiner en détail les
conditions et critères ponctuant l'acceptation du
consommateur en ligne de l'offre (Première
Section) et ce, pour concilier le principe de
l'autonomie de la volonté avec le principe de la
protection de la partie faible notamment avec les
règles applicables en matière de preuve et la mise
en œuvre de la signature électronique (Deuxième
Section).

ommunication faite dans le cadre d'une activité commerciale,


industrielle, artisanale ou libérale dans le but de promouvoir la
fourniture de biens ou de services, y compris les biens immeubles,
les droits et les obligations."

D’autre part, Le livre vert de 199643 , qui n'est qu'un " code sans
valeur effective ", n'utilise pas le terme publicité mais plutôt "
communication commerciale", la définissant comme: " toute forme
de publicité, de marketing direct, de parrainage, de promotion des
ventes et de relation publiques destinées à promouvoir des produits
ou des services". Dans ces deux textes, la publicité est vue non pas
comme un support utilisée mais en fonction du dessein commercial
du message publicitaire. Ces textes s’appliquent même à l'Internet.
C'est le cas de la publicité trompeuse électronique.

Dans le cas du droit interne français, la publicité n'a pas une


définition globale appliquée dans tous les codes, chaque loi donne
une définition propre selon le champ d'application fixé. Quelquefois,
elle est définie comme technique de communication et de diffusion à
travers un moyen déterminé. Cette définition est plutôt limitée, vu
que la publicité est communiquée sur un moyen déterminé et sans
lequel la définition ne pourrait être applicable. D'autres lois
définissent la publicité d'une façon plus générale incluant tout
moyen technologique capable de délivrer le message publicitaire.
En fin de compte, la publicité en ligne n'est qu'une des formes
innombrables de la publicité et ce qui la place sous la juridiction des
lois de protection du droit commun de la publicité (Première
Section). En raison des caractéristiques électroniques de la publicité
en ligne, le droit commun apparaît comme insuffisant pour régler
toutes les issues qui émanent des contrats émergeant de
transactions électroniques, des règles spécifiques doivent être
prévues (Deuxième Section).Mais avant tout, il est important de
déterminer les caractéristiques des contrats émis en ligne. Il est donc
essentiel de définir d'abord si l'offre en ligne a une valeur juridique
(Section Préliminaire)

Chapitre 1 : Historique et définition


du commerce électronique

Introduction :

Le commerce électronique n'est pas une nouvelle technologie, mais c'est


un concept commercial, économique, qui exploite les nouvelles
technologies.

Apparaissant au début sous la forme d'échange de messages normalisés


entre entreprises, le commerce électronique vit actuellement une
expansion fulgurante grâce à Internet.
Section 1 : Historique

Contrairement à l'idée répandue, le commerce électronique n'est pas un


nouveau phénomène. En effet les échanges électroniques existaient
depuis les années cinquante grâce principalement aux standards de l'EDI
(Electronic Data Inter change ).

I - L'EDI ou échange de données informatisées :

Cette technologie date de 1948. A l'époque elle consistait en l'échange de


messages normalisés d'une entreprise à une autre par le biais d'un réseau
de télécommunication. Son intérêt fondamental était l'automatisation de
l'échange de documents comme la prise de commande, le suivi des colis
envoyés ou la facturation en évitant ainsi les hasards et les délais du
courrier et les ressaisies manuels.

L'EDI est donc l'échange de données informatisées par un réseau de


partenaires et de fournisseurs ; il standardise la présentation, le format des
messages et des documents pour faciliter la circularisation entre les
entreprises membres, permettant ainsi l'automatisation des
approvisionnements, la gestion des stocks, la logistique, les ventes, les
ordres bancaires, etc.

Le principal inconvénient reste les lourds investissements qu'exige l'EDI


lors de son implantation, ce qui a ramené à une migration vers un nouveau
moyen de commerce électronique, à savoir l'Internet.

II - L'avènement de l'Internet :

Conçu à la fin des années soixante grâce au projet ARPANET3(*), à des fins
de recherches militaires et universitaires, Internet se limitait jusqu'alors à
des échanges de textes et n'offrait aucune des fonctions de multimédia
disponibles aujourd'hui.

La situation a toutefois commencé à évoluer au début des années quatre-


vingt dix, lorsque le Web a vu le jour. Convivial et axé sur la présentation
graphique, le Web entraînait dans son sillon des navigateurs et des outils
de recherche permettant aux internautes de passer rapidement d'un site à
un autre et de chercher l'information aux moyens de mots ou des phrases
clés.

La popularité d'Internet a incité de nombreuses entreprises à établir leurs


présences sur le Web.
Certaines entreprises et c'est là se trouve la véritable source d'expansion
du commerce électronique, ont franchi une étape de plus en utilisant
Internet pour vendre leurs marchandises directement. Les consommateurs
et les entreprises peuvent à présent, effectuer des transactions en direct.

Les avantages du réseau des réseaux ont facilité davantage son


développement fulgurant :

- La simplicité et la souplesse de la connexion des entreprises et des


particuliers.

- Les prix d'accès et de communication sont généralement moins chers que


ceux de L'EDI.

- L'élargissement des marchés et l'établissement des liens directs,


instantanés et interactifs.

- La fidélisation plus facile du client grâce aux outils interactifs et


multimédias conduisant à une meilleure écoute des besoins, préférences et
comportement d'achat.

- Le gommage partiel ou total des barrières des intermédiaires


commerciaux.

- La possibilité, pour les PME, de devenir leader d'un secteur du marché.


( DESCHAMPS Max Henri, 1999)

Section II : Définition du commerce électronique

D'après le dictionnaire Hachette, le commerce est l'activité qui consiste en


l'achat et la vente des marchandises, de biens ou de services. Lorsque
cette activité devient électronique : réalisée par le traitement et la
communication d'information, on parle de commerce électronique.

I - Une multitude de définitions :

Le commerce électronique a fait l'objet de plusieurs définitions. Dans la


suite nous allons évoquer les plus pertinents d'entre elles, et on retiendra
celle qui sera utilisée le long de cette étude.

Le rapport de Lorentz.F4(*) définit le commerce électronique par


« l'ensemble des échanges électroniques liés aux activités commerciales :
flux d'information et transaction concernant les produits ou les services » et
précise que « il s'étend aux relations entre entreprises, entre entreprises et
administration, entre entreprises et particuliers et utilise diverses formes de
transmission numérisée : Téléphone, télévision, réseau informatique,
minitel, Internet ... ». ( Lorentz, 1998 ).

Lorentz a été, dans cette définition, précis dans la mesure où il n'a oublié
que quelques détails qui se rapportent au commerce électronique (GSM,
SMS, ...). En effet, il a parlé de l'objet du commerce électronique, de ses
formes et des moyens mis en place pour réaliser des transactions
électroniques.

De leur part, l'Association française du Commerce Electronique (AFCEE )


et l'Association française de la Télématique Multimédia (AFTEL ), donnent
du commerce électronique une définition restreinte et une autre définition
plus extensive.

Dans la définition restreinte le commerce électronique désigne l'ensemble


des échanges commerciaux dans lesquels l'achat s'effectue sur un réseau
de télécommunication.

Le commerce électronique recouvre aussi bien la simple prise de


commande que l'achat avec paiement, et concerne autant les achats de
biens que les achats de services, qu'ils soient eux même en ligne ( service
d'information, logiciels, jeux, ...) ou non.

D'une telle définition on peut comprendre que le commerce électronique


s'opère de deux manières différentes :

- Le commerce électronique direct : dans ce cas, la prise de commande, le


paiement et la livraison se font en ligne sans passer par les réseaux
traditionnels de vente. Les produits et les services vendus sont intangibles
et peuvent être soit des informations, des logiciels, des produits de loisirs,
etc.

- Le commerce électronique indirect : dans ce second cas, la prise de


commande et le paiement s'effectuent en ligne, alors que la livraison se fait
par l'intermédiaire des réseaux traditionnels de livraison à savoir, la
logistique, la poste, ...Les produits vendus sont tangibles et ne peuvent pas
généralement être livrés directement comme dans le cas des services ou
des informations.

Dans la définition extensive, on peut inclure dans le commerce


électronique l'ensemble des usages commerciaux des réseaux y compris
ceux dans les quels une entreprise ne fait que présenter ses produits, la
commande s'effectuant hors ligne.
A l'échelle nationale, M Zouheir Trabelsi, ex-DGA de l'Agence tunisienne
d'Internet (ATI) a avancé la définition suivante : " la définition du commerce
électronique peut être prise dans son sens restreint, à savoir vendre ou
acheter des produits, des services ou des informations à travers un réseau
de télécommunication. Cependant, il est préférable de s'en tenir à une
définition plus large à savoir : tous les échanges et toutes les transactions
qu'une entreprise peut être amenée à faire au travers d'un média
électronique et d'un réseau.

Techniquement, le commerce électronique peut apparaître sous deux


formes. La première (business to business) touche aux relations entre deux
entreprises, via un serveur Intranet ou Internet commun. La deuxième
forme ( business to consumer ) consiste à ouvrir une boutique virtuelle sur
Internet, comme si on ouvrait une boutique dans une rue passante ou à
rejoindre une galerie marchande virtuelle, réunissant de multiples
boutiques."

Une autre définition qui est la référence, en Tunisie, est celle de la loi n°
2000-83 du 9 août 2000 relative au commerce et aux échanges
électroniques.

Cette loi définit le commerce électronique comme l'ensemble des


opérations commerciales qui s'effectuent à travers les échanges
électroniques.

Dans toutes ces définitions, le concept du commerce électronique présente


nécessairement les trois traits suivants :

-Echange à finalité commerciale.

-Multiplicité de la nature de l'échange : non seulement l'échange de biens


proprement dits, mais aussi tout échange permettant de réaliser l'objectif
d'achat ou de vente.

-Utilisation des technologies de l'information et notamment de la


technologie Internet.

Nous allons essayer de présenter notre définition du commerce


électronique : le commerce électronique couvre tous les échanges de biens
et de services entre deux ou plusieurs intervenants(consommateurs et
entreprises) à travers un média électronique, y compris l'Internet.

II - Les opérations commerciales du commerce


électronique
En raison des similitudes, les opérations du commerce électronique sont
presque aussi étendues que celles du commerce traditionnel. En effet, le
commerce électronique inclut à la fois des activités traditionnelles
(présentation d'information sur un produit) et nouvelles (vente au détail
dans des galeries virtuelles et édition d'information numérique). Certaines
opérations courantes du commerce électronique concernent l'interaction
interentreprises et entreprise-client.5(*)

Les opérations de commerce électronique ne se ressemblent pas, bien que


toutes mettent l'accent sur :

La promotion de produits à la faveur de catalogues en direct;

Le traitement des transactions (échange d'information financière


numérisée);

Le soutien à la clientèle.

Le commerce électronique sur Internet diffère des activités commerciales


usuelles dans la mesure où il est influencé par les caractéristiques mêmes
du média. À l'opposé des supports écrits, le commerce électronique est
dynamique, car il permet aux utilisateurs d'interagir avec le site
commercial, d'envoyer des commentaires, voire même de définir la portée
d'un document.

Contrairement au commerce de personne à personne, le commerce


électronique donne lieu à une interaction guidée entre un fournisseur et un
acheteur éventuel, où le premier oriente le second dans une série d'options
et de processus. Il diffère aussi du commerce traditionnel en raison de ses
rapports illimités avec le temps et l'espace. En effet, l'interaction ne se
limite pas aux heures officielles d'ouverture ou aux frontières géopolitiques,
et on peut commercer avec d'autres marchands et consommateurs partout
dans le monde, dans différents fuseaux horaires, 24 heures par jour, sept
jours par semaine.

III- Typologie du commerce électronique :

Selon la nature des acteurs mis en relation via, Internet, le commerce


électronique se présente sous différentes formes ; déjà énoncées dans la
définition de Lorentz :

Relation Business to Consumer (B2C);

Relation Business to Business (B2B);


Relation Business to Administration (B2A);

Relation Consumer to Administration(C2A).

1 - Relation Business to Consumer:

Le commerce électronique de type entreprise to consommateur (B2C)


s'appelle aussi commerce électronique de détail du grand public.

Le consommateur désigne dans ce cas un particulier qui achète un produit


pour son usage personnel.

2 - La signature électronique :

La croissance du commerce électronique est liée à l'existence de garanties


sur la sécurité des transmissions de données et des paiements en ligne.

La signature électronique peut résoudre ce problème car elle garantie


l'authenticité et l'intégrité des données ainsi que l'identité du signataire.

La signature appelée aussi signature numérique est un ensemble de


chiffres, de lettres et d'autres apposés sur un message de données.

Contrairement à la signature manuscrite qui permet d'identifier directement


l'identité du signataire, la signature électronique ne comporte aucun
élément permettant de l'attribuer à une personne donnée. C'est pourquoi il
y a généralement recours à des services de certifications appelés tiers
certificateur qui sont neutres et qui garantissent l'identité du signataire.

Selon la CNUDCI11(*), une signature numérique est " une valeur


numérique apposée à un message de données et qui, grâce à une
procédure mathématique bien connue associée à la clé
cryptographique privée de l'expéditeur, permet de déterminer que
cette valeur numérique a été créée à partir de la clé cryptographique
privée de l'expéditeur (...) "

3 - Certificats numériques :

Un certificat numérique permet au destinataire de vérifier que l'émetteur est


la personne qui prétend l'être. Ce certificat peut être utilisé essentiellement
pour signer des documents de courrier électronique.

En Tunisie, la loi n°2000/83 relative au commerce et aux échanges


électronique, a institué la création de l'agence nationale de certification
électronique, chargée d'accorder l'autorisation d'exercice des fournisseurs
de certificats électroniques et de superviser leurs activités.
4 - Les protocoles de sécurité :

a - SSL ( Secure Soket Layer ) :

C'est un protocole de sécurisation développé par la société Netscape, il


permet de chiffrer des informations sensibles ( numéro de carte bancaire )
à partir d'un navigateur Internet standard, sans recours à un logiciel de
cryptage spécifique ; c'est le standard le plus communément utilisé à
l'heure actuel pour protéger les transactions électroniques sur Internet.12(*)

L `inconvénient majeur de ce protocole c'est qu'il n`est pas adapté aux


micro-paiements.

b - Le protocole SET ( Security Electronic Transaction ) :

C'est une norme de sécurisation des transactions sur Internet, développée


par un groupement de partenaires (Microsoft, Netscape, IBM, Visa,
Mastercard, etc.)

Le protocole SET a pour fonction la sécurisation des transactions


effectuées par carte de crédit. Ses principales applications sont les cartes
intelligentes, les serveurs de transactions et le commerce électronique.

c - Le protocole C-SET( Chip- Secure Electronic transaction ):

Il a été défini par le groupement des cartes bancaire qui a adopté le


protocole SET développé par Mastercard et Visa.

Le protocole C-SET assure l'authentification du porteur de la carte à partir


de la saisie d'un code confidentiel sur un lecteur de carte à puce connecté
à l'ordinateur personnel.

Cette procédure assure l'inviolabilité de la carte par un fraudeur, qui n'est


pas sensé connaître le PIN ( Personnel Identification Number ) du titulaire
de la carte.

Partie 2 - Aspect juridique et fiscal du commerce électronique :

Le caractère très particulier du commerce électronique a suscité un certain


nombre de questions et de préoccupations d'ordre juridique et fiscal.

En effet, le développement rapide des échanges à travers l'ordinateur et le


succès du réseau informatique ouvert « Internet » plaident pour que
certains principes soient éclairés et expliqués.
On va essayer dans cette partie de présenter les différents problèmes
d'ordre juridique et d'ordre fiscal.

Section I - Les problèmes juridiques posés par le commerce


électronique :

En ce qui concerne les problèmes d'aspect juridique, on peut dire qu'ils


sont nombreux et que les solutions qui existent ne sont pas jusqu'a ce jour
suffisantes pour rendre les transactions faites par les moyens électroniques
équivalentes aux transactions traditionnelles utilisant le papier pour les
éléments de preuves, les pièces d'argent pour les paiements et les
rencontres physiques pour l'identification des parties d'un contrat.

I - Le contrat en ligne :

1 - Définition du contrat électronique :

Un contrat électronique est un accord conclu et parfois même entièrement


exécuté sur le réseau Internet.

Il rassemble deux ou plusieurs partenaires quasi virtuels localisés chacun à


différents points de la planète.

Ces contrats peuvent avoir un caractère national si les cocontractants sont


ressortissants du même pays ou un caractère international si les
cocontractants sont de pays différents.

Vu le caractère ouvert du réseau Internet, le deuxième cas est le plus


fréquent car par hypothèse Internet ignore les frontières des pays et celui
du commerce électronique réside dans son accès instantané à une
clientèle planétaire.

Lorsque deux internautes décident de former un contrat entre eux pour une
vente quelconque, ils doivent passer premièrement et obligatoirement par
la collecte des informations préalables.

2 - Les informations préalables :

Ces informations sont généraux, ils sont adressés aux clients. En effet, le
vendeur doit obligatoirement informer le consommateur de certaines
informations qui doivent être de qualité suffisante à fin que les
renseignements obtenus lui permettent de connaître la valeur ajouté du
bien ou du service offert et la correspondance entre sa demande et la
prestation fournit.
La loi 2000/83 du 9 août 2000 relative aux échanges et au commerce
électronique prévoit dans son article 25 ce qui suit : 

« Avant la conclusion du contrat, le vendeur est tenu lors des


transactions commerciales électroniques de fournir au
consommateur de manière claire et compréhensible les informations
suivantes :

- L'identité, l'adresse et le téléphone du vendeur ou du prestataire des


services,

- Une description complète des différents étapes d'exécution de la


transaction,

- La nature, les caractéristiques et le prix du produit,

- Le coût de livraison, les tarifes d'assurance du produit et les taxes


exigées,

- La duré de l'offre du produit au prix fixé,

- Les conditions de garanties commerciales et du service après-vente,

- Les modalités et les procédures de paiement et, le cas échéant les


conditions de crédit proposées,

- Les modalités et les délais de livraison, l'exécution du contrat et les


résultats de l'inexécution des engagements.

- La possibilité de rétractation et son délai,

- Le mode de confirmation de la commande,

- Le mode de retour du produit d'échange ou de remboursement,

- Le coût d'utilisation des moyens de télécommunication lorsqu'ils


sont calculés sur une autre base que les tarifes en vigueur,

- Les conditions de résiliation du contrat lorsque celui-ci est conclu à


durée indéterminée ou à une durée supérieure à un an,

- La durée minimale du contrat, pour les contrats portant sur la


fourniture à long terme ou périodiquement, d'un produit ou d'un
service ».
Ces informations peuvent être décisives quant à la conclusion du contrat
électronique ou le refus de le faire.

Une fois les informations préalables sont présentées les deux internautes,
qui peuvent présenter soit une relation commerçant à commerçant ou
commerçant à consommateur, peuvent passer à la deuxième étape qui
consiste en la conclusion du contrat en ligne.

Certaines entreprises préfèrent aujourd'hui une fois arrivé à ce stade


utiliser des méthodes plus classiques comme (le fax, le courrier ou même
les rencontres ).

En effet, ils pensent que ce choix offre une sécurité meilleure et évite
l'entrée dans un espace plein de problèmes d'ordre juridique.

Les parties n'étant pas physiquement présentées lors de la conclusion du


contrat vont se trouver face à certains problèmes spécifiques aux contrats
électroniques appelés aussi « Cyber-contrats » du fait qu'ils sont passés
sur le cyber-espace c'est à dire ceux qui ont pour support le réseau
Internet.

Sur ce sujet O.Iteanu a ajouté : « qu'il ne s'aurait y avoir contrat sans la


mise en relation d'au moins deux personnes disposants chacun d'une
personnalité juridique.

Le commerce électronique est une mécanique qui s'exprime par


l'intermédiaire de système d'information.

La personne physique ou morale est juridiquement omni


présente »(O.Iteanu, 1996)

3 - Les problèmes face au contrat électronique :

a - Identification du cocontractant :

Le réseau Internet est un réseau ouvert, l'accès est libre pour tous ce qui
explique le nombre très important d'internautes qui surfent sur le web.

De part sa nature l'identification des parties au contrat est primordiale dans


la formation d'une relation contractuelle.

Comme nous avons déjà expliqué dans la partie de la sécurité des


transactions faites sur Internet, les données transmises sur le réseau des
réseaux utilisent le même support qu'un réseau téléphonique mais la
différence consiste dans le mode de connexion.
En effet, en utilisant le téléphone nous pouvons identifier notre interlocuteur
par la composition du numéro de téléphone ce qui n'est pas le cas sur le
réseau Internet.

Lors d'une transaction commerciale électronique, l'identification des parties


se révèle indispensable pour garantir la bonne fin de l'opération.

Le problème qui se pose est le fait que la personne qui va contracter est
apte pour le faire ou non.

La capacité juridique est l'une des conditions de validité du contrat, si un


enfant s'amuse à faire des contrats l'intégrité du commerce électronique va
être touchée et le contrat sera sans doute nul.

La personne contractante doit avoir le pouvoir de faire des contrats. En


effet, une secrétaire n'est pas habilité d'accepter une offre d'achat pour le
compte de la société.

Enfin l'avantage de connaître son cocontractant réside dans le fait qu'on


peut avoir une idée sur la situation économique en terme de solvabilité du
partenaire.

b - La localisation du contrat :

? localisation dans le temps :

La localisation dans le temps du contrat est très importante, surtout en cas


de litige.

Chapitre III - Le commerce électronique en Tunisie 

Introduction :

Conscients de l'importance des enjeux économiques et juridiques et des


défis du commerce en ligne et des multiples avantages et bénéfices que
pourrait tirer notre pays de son adoption et utilisation par les opérateurs
économiques, les pouvoirs publics ont, en novembre 1997, confié à une
commission nationale la tâche de définir une stratégie nationale en la
matière s'articulant principalement sur la nécessité d'assurer, par la mise
en place d'un cadre juridique adéquat, la confiance des utilisateurs et sur
les actions à entreprendre pour améliorer l'infrastructure des
communications afin qu'elle garantisse une expansion rapide et sans
heurts du commerce électronique.

Dans la suite, nous allons essayer de rappeler manière sommaire les


actions menées par les autorités publics pour promouvoir le commerce
électronique, avant d'attaquer en premier lieu les conditions de réussite
pour les entreprises dans un tel domaine. La 2éme partie de cette section
fera l'objet des avantages que peut attendre une entreprise par sa
présence sur la toile.

Dans une deuxième section on mettra l'accent sur les progrès en matière
de commerce électronique en Tunisie. On va s'intéresser principalement au
nouveau cadre juridique, le lancement du e-dinar, la réduction des tarifs
d'Internet et l'ordinateur à mille dinars.

Dans la dernière partie de ce chapitre on étudiera l'évolution de


l'infrastructure de telecom en Tunisie.

Depuis novembre 1997, date de création de la Commission Nationale pour


le Commerce Electronique et l'EDI (CNCE), les actions menées par le
gouvernement tunisien se multiplient et ce dans un seul but celui de
réaliser l'expansion du commerce électronique.

A l'aide de quelques dates clés, on essayera de retracer les grands


moments qu'à vécu le secteur depuis :

Novembre 1997 : Création de la CNCE

26 Novembre 1997 : Premier séminaire sur les technologies de


l'information et la communication organisé par le CEPEX en collaboration
avec le secrétariat d'Etat à l'informatique.

28 Novembre 1997 : Première réunion de la CNCE.

Janvier 1998 : Le premier rapport de la CNCE.

19 Mai 1999 : Conseil ministériel présidé par le chef de l'Etat, suite auquel
une série de dispositions ont été prises :

- Lancer des projets pilote.

- Mettre en oeuvre une stratégie de sensibilisation et de formation.

- Poursuivre le développement du réseau national des communications.

- Parachever le cadre juridique.

30 juin 2000 : Promulgation de la loi relative à la signature électronique.

9 Août 2000 : Promulgation de la loi relative au commerce et aux


échanges électroniques.
Section 1 : les préalables du commerce électronique

Le commerce électronique en Tunisie s'achemine en priorité vers


l'encouragement de l'exportation à travers l'Internet. Cette option est
pleinement justifiée. C'est une étape décisive et fondatrice du commerce
électronique dans notre pays.

Toutefois, tôt ou tard les questions du marché intérieur et de l'importation


se poseront. Il convient que tous les acteurs concernés s'y préparent. Car
dans ce cas, la quantité de transactions réalisées grâce au commerce
électronique suivra naturellement l'évolution de la population connectée à
lnternet en tant que population d'acheteurs potentiels dont le nombre
dépend de plusieurs facteurs (prix de l'abonnement, qualité du réseau, prix
des équipements...). Il ne faut pas penser seulement en termes de
commerce électronique, mais voir l'ensemble de la nouvelle économie
digitale.

1 - la qualité des produits :

les entreprises qui ne pourront pas s'imposer sur le territoire tunisien ils ne
pourront pas le faire dans un espace non seulement plus grand mais aussi
plus concurrentiel.

Si les entreprises tunisiennes ont des problèmes pour exporter à l'extérieur,


le commerce électronique ne va pas leur apporter grand chose. Si leur
produit n'est pas conforme aux normes européennes ou internationales, le
commerce électronique ne va pas transformer leur produit.

C'est ainsi que les entreprises, ayant déjà fait leur mise à niveau, vont avoir
des produits capables de concurencier les produits des autres entreprises
existantes sur le net. Elles pourront conquérir de nouveaux marchés, voire
même de nouveaux clients, qui leurs étaient jusque-là inaccessibles.

2 - La logistique :

Vendre efficacement des produits en ligne suppose la résolution de tous


les problèmes liés à la gestion des commandes, l'emballage individuel,
l'expédition, le transport et la livraison rapide des colis à des centaines ou
des milliers clients sur une base quotidienne.

Ceci dit, les entreprises tunisiennes doivent être capable de répondre aux
commandes dans 24 heures.

Si elles ne sont pas équipées, les entreprises doivent le faire puisque, la


résolution de ce problème de logistique suppose une réorganisation totale
des règles de gestion de la distribution des produits, réorganisation qui doit
tenir compte de l'augmentation prévisible des volumes traités.

3 - La promotion du site :

Compte tenue de l'ouverture quotidienne de milliers de nouveaux sites


Web dans le monde entier, la visibilité spontanée de chaque site n'est
désormais plus assurée, sauf pour les sociétés reconnues
internationalement ou portées par des marques de grande notoriété.

Ce facteur est parmi les facteurs les plus importants, sinon le plus
important, dans la réussite dans sa stratégie commerce électronique.

Mais du fait qu'il demande des investissements énormes, les sommes


dépensées dans la promotion d'un site ont été estimées à 50% des coûts
relatifs à la création et au lancement d'un site, il s'est fait oublier par les
entreprises qui avaient l'occasion d'exister sur le Web.

En fait, nos PME ne doivent plus négliger ce facteur. En revanche, elles


doivent, dés la réservation de l'adresse URL du site, progressivement ou
immédiatement, renouveler toute la papeterie destinée à la clientèle en
mentionnant cette adresse URL.

Elles doivent, en parallèle insérer des bannières publicitaires sur les pages
des annuaires Internet et moteurs de recherche les plus fréquentés (soit
souvent plusieurs de millions de visiteurs par jours !)

A savoir, les annuaires et répertoires de type « Yahoo.com «, « Excite.com


«, « Voilà.fr « font payer le droit d'afficher une publicité soit sur leur page
d'accueil, soit sur les pages à thèmes, le tout pour un coût proportionnel à
l'emplacement sur la page, au nombre de visiteurs moyen par mois et à la
durée de la présence. Les recettes publicitaires de ces annuaires font
partie de leur fond de commerce, comme les vrais annuaires « papier « de
type pages jaunes. Plus l'annuaire sera utilisé par les internautes, plus le
prix d'une bannière publicitaire sera élevée.17(*)(Max Henri DESCHAMPS,
1999)

L'indexation du site Web dans des moteurs de recherche et annuaires


peut, aussi, faire l'affaire. Les annuaires, ou répertoires thématiques qui
sont l'équivalent sur Internet des pages jaunes du téléphone et dans les
quels l'entreprise s'enregistre volontairement en indiquant son URL et son
secteur d'activité. Les moteurs de recherche sont des bases de données
gigantesques mises à jour en permanence grâce à des robots qui
parcourent 24/24 heures les sites web du réseau Internet, en référençant
de façon exhaustive et non hiérarchique l'ensemble des pages visitées par
l'analyse de leur contenu, c'est à dire les mots qui les composent à les
quels les entreprises peuvent s'enregistrer.

En définitif, le succès d'un site commercial passe en grande partie par son
indexation réussie dans les principaux annuaires et moteurs de recherche.

Section II - Les avantages du commerce électronique pour les


entreprises tunisiennes :

Chaque jour, de plus en plus d'entreprises se tournent vers Internet dans


l'intention d'accroître leur clientèle et de prospecter des marchés
inexplorés. Internet offre la possibilité d'établir de nouveaux canaux pour la
commercialisation et la distribution des produits et services, de
personnaliser les services à destination des clients tout en les fidélisant, et
de réduire notablement les coûts de certains maillons de la chaîne de
valeur de l'entreprise.

Depuis l'ouverture des premiers sites Web en 1996, on dénombre en


Tunisie déjà plus de 300 sites à vocation commerciale accessibles par le
public. Mais la question qui se pose ; quels intérêts pour les entreprises
tunisiennes en se lançant sur le net ?

1 - Etre parmi les premiers :

Dans n'importe quel domaine, la règle du premier venu est toujours


prévalente. En effet, les entreprises qui se sont lancées les premiers dans
le domaine du commerce électronique, se retrouvent aujourd'hui avec une
marge rassurante. Ce phénomène, bien connu par les économistes de la
nouvelle génération, est appelé `effet de lock-in'.

Les nouveaux arrivants trouveront des difficultés énormes pour rattraper


leur retard, puisque les premiers occupants ont déjà verrouillé le secteur.

Si les entreprises tunisiennes veulent continuer à exporter, elles ne doivent


plus perdre du temps, en se lançant dés aujourd'hui sur le net.

2 - Exporter :

Vu que la Tunisie est un pays en voie de développement, l'adoption de la


stratégie commerce électronique par les entreprises tunisiennes ne peut
avoir qu'un apport bénéfique pour tous les opérateurs économiques.

L'occasion, qu'offre le commerce en ligne, est l'opportunité ou jamais pour


nos PME d'exporter et de conquérir de nouveaux marchés. Elles peuvent
ainsi, espérer augmenter leur chiffre d'affaire dans un laps de temps très
court, vu l'effet multiplicateur du réseau des réseaux.

Les entreprises tunisiennes vont ce voyer bénéficier de nouvelles


occasions en élargissant leur base de données de clients pour y inclure la
planète entière.

Elles pourront accéder aux meilleures compétences mondiales et à une


meilleure analyse en temps réel des besoins de marché.

La vente sur lnternet ouvre des perspectives inattendues mais fructueuses,


puisque outre les marchés traditionnels, elle peut susciter de nouvelles
demandes dans des régions où la prospection exige des investissements
et un effort particulier.

Elles auront aussi la possibilité de développer un marketing personnalisé,


appelé aussi one to one, à l'aide de données collectées auprès de leurs
clients et d'établir une diffusion en fonction de leurs intérêts ; en diffusant
les informations concernant leurs produits et leurs services sur leurs sites.

3 - Réduire les coûts :

Une réalité du réseaux des réseaux est qu'il permet de faire des
économies. En effet les coûts d'exploitation ( marketing, production,
inventaire, etc.), de distribution et de livraison peuvent être réduit
significativement grâce au commerce électronique.

La présence sur le réseau des réseaux permet aussi, de se faire connaître


et de montrer ses produits à moindre frais, puisque les promouvoir à
travers des supports papier ou audiovisuel, nécessite des sommes
énormes. Bien entendu, il s'agit de programmer le référencement pour que
le site Web ou marchand bénéficie de l'intérêt des internautes.

Toutes ces raisons et bien d'autres doivent inciter nos entreprises à ne plus
hésiter, à ne plus perdre de temps et à se lancer dans cette aventure où
les risques sont calculés et où les pouvoirs publics et les organismes
d'appui et d'encadrement sont activement présents pour assurer les
conditions favorables au développement du commerce électronique.

Section 3 - Les progrès en commerce électronique en Tunisie :

Depuis le 28 novembre 1997, date de la première réunion de la


commission nationale pour le commerce électronique et l'EDI, les décision
prises par le gouvernement tunisien se succèdent et se ressemblent dans
la mesure ou elles mènent vers un objectif commun à savoir le
développement du commerce en ligne et ce en lui fournissant
l'infrastructure nécessaire.

Dans la suite on s'intéressera principalement au nouveau cadre juridique,


le lancement de la monnaie virtuelle tunisienne : le e-dinar, la réduction des
tarifs de connexion à Internet et les ordinateurs à mille dinars ou encore
l'ordinateur familial.

1 - Le nouveau cadre juridique :

La Tunisie a été parmi les premiers pays arabes et africains à avoir


promulgué une loi sur le commerce électronique.

En effet, la nouvelle loi sur le commerce électronique 18(*)adoptée par la


chambre des députés le 27 juillet 2000 et promulguée par le Président de
la République le 9 août 2000 est le résultat d'une volonté de tout un pays
d'acquérir et maîtriser les nouvelles technologies.

Cette loi fixe les règles juridiques qui vont organiser les transactions
commerciales électroniques et vient combler le vide juridique ressenti suite
à l'apparition de nouveaux modes de commercialisation.

C'est le fruit de trois années d'études sur le commerce électronique faite


par la commission nationale sur le commerce électronique et l'EDI depuis
novembre 1997.

Elle a mis à jour la législation nationale avec le commerce électronique,


principalement au niveau des moyens d'identification juridique, des
structures d'approbation de ces opérations et de certification de la
confiance entre les intervenants

Nous allons essayer de présenter de manière sommaire les différents


volets de cette loi.

Cette loi régie 5 domaines:

- Définition du cadre juridique relatif aux transactions électroniques ;

- Reconnaissance de la signature électronique comme moyen de preuve ;

- L'agence nationale de certification électronique et ses compétences ;

- Les transactions commerciales électroniques ;

- La protection des données personnelles.


Comme toutes les autres, la loi n° 2000/83 comprend le volet infractions et
sanctions.

a - La définition du cadre juridique relatif aux transactions


électroniques :

La loi fixe les règles générales régissant les échanges et le commerce


électronique.

Le premier chapitre prévoit l'application du régime des contrats écrits aux


contrats électroniques. Il donne aussi, les définitions juridiques des termes
qui vont être utilisées dans la présente loi.

b - Document et signature électroniques :

La loi fait foi au document électronique au même titre que le document


écrit. En effet, le document électronique doit être conservé sur un support
électronique. L'émetteur et le récepteur s'engagent à conserver le
document dans sa forme originale.

Le deuxième chapitre fixe les procédures d'octroi de la signature


électronique ainsi que les obligations mises à la charge de son titulaire.

La loi prévoit que le titulaire de la signature électronique est responsable


de tout préjudice causé à autrui. En effet, il doit informer le fournisseur des
services de certification électronique de toute utilisation illégitime de sa
signature et veiller à la véracité des informations déclarées à ce
fournisseur.

c - L'agence nationale de certification électronique et ses


compétences :

Dans ce chapitre, la loi présente l'agence tunisienne de certification


électronique qui aura pour missions principales, l'octroi de l'autorisation
d'exercice pour les fournisseurs de services de certification, le contrôle du
respect des dispositions de la présente loi et la fixation des caractéristiques
de création et de vérification de la signature électronique.

d - Les services de certification électronique :

Dans cette partie, la loi fixe les conditions qui doivent être respectées par
toute personne qui désire obtenir l'autorisation d'exercice du métier de
fournisseur de services de certification électronique.

Les mentions que doit comporter un certificat électronique sont :


- L'identité du titulaire du certificat ;

- L'identité de la personne qui l'a émis et sa signature électronique ;

- Les éléments de vérification de la signature du titulaire du certificat ;

- Les domaines d'utilisation du certificat ;

- La durée de validité du certificat.

La loi indique les cas dans les quels le fournisseur de services de


certification électronique peut suspendre ou annuler un certificat.

Il y a aussi mention des responsabilités respectives du fournisseur de


services de certification et du titulaire du certificat électronique.

Enfin, au cas où la continuité du fournisseur de certification serait


impossible, certaines conditions doivent être respecté pour se retirer.

e - Les transactions commerciales électroniques :

Elle émet les obligations des deux parties.

Le vendeur doit indiquer toutes les informations relatives à son identité, la


nature et le prix du produit, durée de l'offre, les modalités de paiement, etc.

Le législateur tunisien a insisté sur la nécessité d'indiquer les modalités et


les délais de livraison, la possibilité de rétraction et le retour de
la marchandise, parce qu'ils représentent les principaux sources de
conflits.

Le consommateur doit notifier la perte ou le vol de son moyen de paiement


électronique, il peut dans certains cas résilier sa demande ou restituer le
produit et recevoir son argent.

f - La protection des données personnelles :

Le fournisseur de service de certification électronique doit garder les


données personnelles secrètes et ne doit pas les divulguer à aucune
personne ou même les utiliser, sauf dans l'élaboration du certificat.

g - Les infractions et des sanctions :

En cas d'effraction des dispositions de la présente loi, le législateur a émis


un ensemble de sanctions. Les infractions sont constatées par les services
de la police judiciaire, les agents assermentés du ministère chargé de
télécommunications et de l'agence nationale de certification électronique
ainsi que les agents de contrôle économique.

Sont concernées, les fournisseurs de certificats qui n'ont pas respecté les
dispositions du cahier de charge ( article 12 de la présente loi) ou qui ont
divulgué, incité ou participé à divulguer les informations qui leur sont
confiées, les personnes exerçant la profession de fournisseur de services
de certification électronique sans autorisation préalable, ainsi que toute
personne utilisant illégalement le certificat d'autrui.

Les peines encourues varient des peines d'amendes ( de 500 à 20000


dinars ) à des peines d'emprisonnement ( de 6 mois à 2 ans ) selon la
gravité de la faute.

2 - Lancement de la monnaie virtuelle tunisienne : le  e-dinar

Peu de temps après la promulgation n° 2000/83 relative au commerce et


aux échanges électroniques, et exactement le 9 août 2000, un autre pas a
été franchi pour faciliter l'installation du commerce électronique, après le
projet pilote, la galerie marchande et la loi, vient le lancement de la
monnaie virtuelle le e-dinar. 19(*)

Cette étape vient concrétiser la décision prise par le conseil ministériel


présidé par le Président Zine El Abidine Ben Ali le 9 juin 2000 concernant
l'économie immatérielle et appelant au lancement de projets pilote
d'inscription universitaire à distance.

Semblable aux cartes bancaires classiques, la carte e- dinar présente


l'avantage d'être rechargeable. Elle se vent dans les de poste et elle est
livrée avec un code confidentiel sous enveloppe scellée.

Le e-dinar est donc est monnaie électronique simple, mais qui permet à
son porteur d'effectuer les micro-paiements puisque la valeur la plus
grande d'une carte e-dinar est de 50 dinars.

Le déploiement de ce projet a nécessité l'intervention de deux agents :

- L'Office National des Postes qui s'est occupé du module de paiement


sécurisé en e-dinar.

- L'Agence tunisienne d'Internet qui a fourni sa passerelle de paiement


sécurisé e-Tijara (passerelle qui assure depuis mai 1999 les transactions
sécurisées de galerie e-com.tn20(*) ).
Pour l'instant seuls les étudiants ont profité de ce moyen. En effet, les
étudiants de l'Ecole Supérieure des Communications (Sup Com) et ceux de
l'Institut Supérieur des Communications de Tunis (ISET Com), ont eu la
chance d'utiliser ce nouveau mode de paiement à deux reprises ; la
première pendant les inscriptions pour le premier semestre, soit au mois de
septembre 2000 et la deuxième pendant les inscriptions du deuxième
semestre, soit au mois de février 2001.

Mais les perspectives s'avèrent bonnes, puisque beaucoup de sites


tunisiens ont contacté la poste pour intégrer la plate de paiement sécurisé
de la poste.

Par exemple Aster21(*) vient de conclure un accord avec l'office national de


la poste pour démarrer le premier site marchand privé où l'on peut régler
ses achats par le e-dinar ou le dinar électronique. Sur ce site, on peut
acheter tout ce qui est informatique, qu'il s'agisse de logiciels ou de
matériel, à condition que le prix ne dépasse pas les 50 dinars tunisiens, le
montant actuel maximal d'une carte e-dinar. Au-delà de ce montant, c'est-
à-dire si on veut acheter du matériel plus lourd (ordinateur, scanner ou
autre), le e-dinar peut toujours servir pour un acompte en ligne. C'est en
sorte une confirmation d'achat par paiement d'une avance. Cependant, en
attendant que la poste tunisienne édite des cartes e-dinar d'un montant
plus important, l'utilisateur a la possibilité d'acheter plusieurs cartes de
recharge pour créditer son compte virtuel d'un solde supérieur à 50 dinars.

Cette initiative prise par une société privée grand public vient combler une
lacune de taille: après les inscriptions universitaires, le risque était que le e-
dinar constitue un projet mort-né faute d'utilisateurs... et de services.22(*)

3 - Réduction des tarifs Internet :

En application de la décision du Président Zine El Abidine Ben Ali dans son


discours du

7 novembre 2000 relative au renforcement de l'accès au réseau Internet, il


a été décidé dans un communiqué de presse du Ministère des
Communications une réduction des tarifs des abonnements à Internet.
Cette décision a pris effet dés le 2 janvier 2001.

La réduction des tarifs a touché aussi bien les abonnements professionnels


que les abonnements familiaux. Les étudiants, les journalistes ainsi que les
personnes handicapées pourront, moyennant une justification, bénéficier
d'une réduction supplémentaire de 25%.En outre, le taux de TVA a été
ramené à 10% après avoir été 18%.
L`abonnement familial au réseau Internet a été réduit du moitié. En effet, il
a passé à 10 dinars mensuellement, contre 21 dinars au paravent.

L'abonnement professionnel a passé de 46 dinars à 20 dinars, soit une


réduction de plus de 55%.

En fait, le coût de l'abonnement professionnel a subit durant les 4 dernières


années une baisse remarquable. Après 200 dinars en septembre 1996,
125 dinars en janvier 1997, 50 dinars en mai 1997 et 46 dinars en mai
1999, il a passé à 20 dinars en janvier 2001, Soit une réduction de 90%
dans 4 années.

Les réductions ont touché également la tarification téléphonique. En effet,


le tarif normal

(du lundi au samedi, de 7h00 à 20h00 et tout le dimanche ) a passé de


0.03 dinars la minute à 0.02 dinars, soit une baisse de 33%. Le tarif réduit (
du lundi au samedi, de 20h00 à 7h00), quant à lui, a passé de 0.02 dinars
à .014 dinars la minute.
Ces mesures ont contribuées davantage dans l'augmentation du nombre
d'internautes tunisiens, évalué à 300000 fin décembre 2000.

III - Développement de l'infrastructure des Télécoms :

I - Dans le domaine des télécommunications :

Le Maroc a connu pendant cette dernière décennie une croissance


considérable dans le secteur des télécommunications. En effet les mesures
prises par le gouvernement tunisien avaient pour objectif de mettre en
phase l'infrastructure des télécoms avec les exigences des nouvelles
technologies.

Parmi plusieurs réalisations dans ce domaine on peut citer :

Tableau n° 4 : Développement de l'infrastructure des télécoms

1987 1999 2000 Objectif 2001


Densité téléphonique globale

( ligne/100 habitants) 3% 9,60% 11,70% 14%


Parc d'abonnées au réseau fixe

( en millier ) 220 850 955 1200

Taux de numérisation du réseau 10% 100% 100% 100%


Source : Site du gouvernement tunisien : www.Tunisie.com

- la mise en service, à partir de 1998, du réseau de téléphone mobile


cellulaire numérique (GSM) avec une capacité initiale de 50.000 lignes en
cours d'extension pour atteindre 500.000 lignes en l'an 2001,

- l'extension de la capacité du réseau de téléphone mobile cellulaire


analogique( RTM) à 20.000 lignes,

- la mise en place d'un réseau de téléphonie rurale d'une capacité de près


de 12.000 lignes pour couvrir initialement 1056 zones,

- la mise en place en 1999 d'un réseau national de transmission de


données à haut débit (Backbone national) constitué de noeuds de transit
répartis dans les différentes régions du pays et reliés par des câbles en
fibres optiques et permettant l'exploitation de nouvelles technologies telles
que les technologies SDH et ATM,

- la mise en service d'un réseau de télécommunications internationales


reliant la Tunisie à l'Afrique, à l'Europe, au Moyen Orient, à l'Amérique et à
l'Asie du sud-est et exploitant des systèmes de communications par
satellites via Intelsat et Arabsat, et des liaisons de transmission par câbles
sous-marins en fibres optiques,

- la participation du secteur privé dans l'exploitation des services de


téléphonie publique par l'ouverture de 5.748 Publitels à fin décembre 2000,

- L'ouverture de quatre guichets uniques pour la prestation directe des


services liés à l'admission sur le territoire d'équipements de
télécommunications aux aéroports de Tunis Carthage, Monastir, Djerba et
au port de la Goulette.23(*)

II - Les services Internet :

La création de l'agence tunisienne de l'Internet en 1996 était la première


étape d'un vaste programme d'action visant la généralisation progressive
de la connexion au réseau Internet de l'ensemble du tissu économique et
social.

Le fait marquant des services Internet en Tunisie est la réduction continue


qui vit les tarifs d'abonnement au réseau. En effet, ils ont passé au 1/10 au
bout de 4 années.
L'accès à Internet a été banalisé également par la création des centres
publiques d'Internet (PUBLINET) dont l'exploitation est assuré par les
jeunes diplômés de l'université.

Ces espaces ont eu un succès considérable, puisque le nombre des


internautes a passé d'une centaine en 1996 à plus de 300000 utilisateurs
en décembre dernier, selon les chiffres officiels.

Cas pratique 

Le commerce électronique en Tunisie est en pleine expansion depuis


quelques années. En effet, le gouvernement tunisien a préparé le terrain
par la mise en place de l'infrastructure nécessaire et du cadre juridique
adéquat.

Suite aux encouragements de l'Etat, les entreprises tunisiennes n'ont pas


hésité à se lancer sur le net.

Le nombre de sites tunisiens n'a cessé d'augmenter. En effet, il a passé de


3 sites en decembre1996 à 169 en juillet 1999 avant d'atteindre 300 en
décembre 2000.

De nos jours on a passé l'étape d'encourager les entreprises pour leur


présence sur le net pour arriver à l'étape de les inciter à être réactifs : C'est
à dire faire des transactions électroniques et arracher de nouveaux parts
de marchés.

Le problème qui se pose concerne la manière avec laquelle on peut


évaluer la réussite d'un site Internet.

I- Présentation de l'étude :

Il s'agit d'envoyer un message par e-mail à un ensemble d'entreprises


tunisiennes disposant d'un site web.

Le message contient deux questions auxquelles les entreprises doivent


répondre.

Si aucune réponse n'est renvoyée après une semaine une relance sera
faite.

II- But de l'étude :

Le but de cette étude est d'évaluer la réussite de quelques sites tunisiens


selon le critère du délai de réponse aux questions des clients.
L'idée de base étant la réussite d'un site Internet passe dans une grande
partie par le suivie et la mise à jour continue du site.

Il est important de noter qu'il existe bien évidemment d'autres critères qui
n'ont pas été retenues comme par exemple le montant du chiffre d'affaires
et le nombre des transactions réalisées.

III - Questions de l'étude :

Les questions adoptés dans cette étude de cas ont été condensées pour
atteindre seulement le nombre de deux.

Le but d'avoir choisi ce nombre limité de questions est de ne pas alourdir la


tache de répondre pour les entreprises et d'avoir le maximum de réponses
dans les meilleurs délais.

Ces deux questions étaient formulées comme suit :

- Qu'elle est la date de création du site ?

- Est-ce que vous avez déjà réalisé des transactions électroniques ? Si oui
quel est le chiffre d'affaires ou le nombre de commandes reçues ?

IV - L'échantillon de l'étude :

L'échantillon comporte 52 entreprises tunisiennes finalistes de l'OSCAR


WEB 2000, organisé en novembre 2000. Ces entreprises sont classées
dans deux catégories :

- Site d'entreprises.

- Site de commerce ou d'échange électronique.

V - Résultat de l'étude :

1 - Taux de réponse :

Parmi les 52 entreprises contactées seulement 10 ont répondu ; 8 d'entre


elles ont répondu dés le premier message quant aux entreprises restantes
elles ont répondu après la relance. Le dernier délai de réception des
réponses étant fixé pour le 25 mai 2001.

Vous aimerez peut-être aussi