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Analia

Noir

Droit au But

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ebook ;)

Sylvia s'établit comme kinésithérapeute dans une tranquille petite ville de
province. A 23 ans, elle qui n'a jamais connu que la vie parisienne apprécie la
sérénité de la bourgade et la bonhommie de son associé, un quasi sexagénaire.
Lorsque celui-ci part en vacances, elle doit assurer seule les rendez-vous et
engagements de son collègue. Elle apprend qu'il suit bénévolement l'équipe de
football locale. Elle va faire connaissance, et pas qu'un peu, avec trois des
joueurs...


J'avais 23 ans, et j'étais follement heureuse. Après plusieurs stages et
remplacements dans des établissements hospitaliers, je venais enfin de
m'installer « à mon compte ».
Ou presque.
Un masseur-kinésithérapeute avait passé une annonce dans une revue
professionnelle spécialisée. A bientôt 60 ans, surchargé de travail car seul
praticien dans une petite ville de province, il cherchait un ou une associé(e).
J'avais été choisie.
Débarquant de région parisienne, j'ai d'abord été décontenancée. Le province,
pour moi, c'était le ski en hiver dans les Alpes, les plages en été sur la Côté
d'Azur, et exceptionnellement, des fêtes de famille dans le village de mes
grands-parents en Auvergne.

J'ai découvert un bourg de 7 000 habitants sur les bords de la Loire. Comme si
je venais m'installer dans un roman de Mauriac.
Un petit centre-ville avec quelques commerces aux vitrines délicieusement
désuètes, deux ou trois cafés, un restaurant un peu haut de gamme près d'un lac,
un collège, une piscine essentiellement fréquentée par les scolaires.
Et une maison médicale abritant deux médecins, un kiné (et donc désormais
deux!), deux infirmières…

Pour les études après la 3 e, pour les courses en hypermarché, pour consulter
un spécialiste ou aller au cinéma, il fallait faire plusieurs dizaines de
kilomètres.

Une petite ville ronronnante.

Mais j'ai vite goûté aux charmes de cette vie tranquille. Un appartement de trois
pièces joliment restauré pour un loyer dérisoire, la gentillesse des habitants
heureux de voir s'installer une nouvelle professionnelle de santé, des notables
d'abord sur leurs gardes puis vite rassurés en apprenant que j'étais originaire
du XVIe arrondissement de Paris et que mon père avait un poste important
dans une banque de renom…

Mais j'avais depuis toujours eu l'ambition de réussir sans coup de pouce. Par
moi-même.

Le « ticket d'entée » pour m'associer avec mon collègue était modeste (à
défaut, il n'aurait trouvé personne d'ailleurs). C'était un homme sympathique,
affable, soulagé de pouvoir désormais partager une partie de sa charge de
travail.
Jovial mais pas exubérant, il s'était installé une trentaine d'années plus tôt dans
cette sous-préfecture après avoir épousé la fille d'un notaire des environs. Le
couple avait eu deux enfants, désormais installés l'un à Marseille, l'autre à
Strasbourg.
L'épouse avait fini par s'ennuyer.
Elle s'était amourachée la quarantaine passée d'un professeur de collège un peu
plus jeune. Un divorce avait suivi, et pour éviter les regards « obliques des
passants honnêtes », l'ex-épouse infidèle et son nouveau compagnon étaient
partis sur Paris.

Cette mésaventure conjugale avait provoqué une sorte de sympathie
compassionnelle à l'égard du « pauvre kiné ».
Pendant quelques mois, on avait jasé dans le centre-ville et dans les environs.
Puis le soufflé était retombé, et mon nouvel associé était resté « célibataire »,
s'offrant de temps à autre quelques aventures coquines lors de ses vacances en
club sous les tropiques. Son seul luxe.

Claude, c'était son prénom, m'avait raconté tout cela sans fausse pudeur dès les
premiers jours. Comme pour se débarrasser d'un fardeau et éviter d'avoir à en
reparler.

Puis, il m'avait confié ma feuille de route : « Julia, j'ai vu vos références, je ne
doute pas de vos compétences, et de toutes façons, on en apprend tous les
jours... Si vous en êtes d'accord, le matin, j'aimerais que vous preniez en
charge les exercices de rééducation et d'entretien auprès de la maison de
retraite des Tilleuls et l'après-midi, au cabinet, vous allez vous constituer
bientôt votre propre clientèle. »

Il n'avait pas tort.

Mes matinées n'étaient pas follement excitantes, mais au moins, j'avais un
matelas de chiffre d'affaires minimum en passant trois heures et demie à aider
les personnes âgées à garder l'habitude de marcher et de réaliser quelques
gestes « de gymnastique » tout en accompagnant les autres à récupérer après
un accident cardiaque ou une fracture du col de fémur…
Et au fil des mois, les après-midis, au sein du cabinet où mon confrère m'avait
aménagé un bureau mais dont nous partagions les salles et matériels, une
clientèle familiale m'a progressivement fait confiance. Parfois par curiosité,
parfois par nécessité, car l'agenda de mon associé « senior » était bien rempli.

D'un point de vue personnel, cette vie provinciale me donnait toute satisfaction.
Je commençai bientôt à nouer quelques relations, fus invitée à des cocktails.

Sentimentalement, c'était autre chose ! A Paris, durant mes années d'études puis
mes premiers stages et remplacements, j'avais bien eu quelques aventures, mais
jamais de relation ayant dépassé les deux ou trois mois. Ici, rien. Pour l'instant.
Quelques sourires appuyés, des petites phrases aimables de patients ou
commerçants, mais pas plus.

J'étais encore une belle étrangère pour eux, et pour moi, les habitants du bourg
ayant quelque charme de jolis inconnus...

Le milieu médical et paramédical suscite parfois des fantasmes, mais sans
doute aussi peut-il embarrasser les prétendants ? Je ne sais.

Durant un stage dans un hôpital parisien, un interne en chirurgie m'avait un
jour draguée avec de gros sabots. Des réflexions grivoises, des allusions très
osées.
J'avais fini par lui dire que je n'aimais pas les « cons ».

C'était pourtant un jeune homme séduisant, promis à un bel avenir… Et sa
réponse m'avait troublée : « Tu sais, tout le monde a remarquée depuis
longtemps que tu n'es pas une excitée de la bite. Dommage. Jolie bonde,
cheveux courts, beaux seins, beau cul. Mais faudrait que tu te décoinces. »

Il avait peut-être raison. Je ne regrettais pas ses manières grossières, mais dans
le fond, privilégiant mes études et prisonnière peut-être d'une éducation assez
stricte, je n'avais jamais considéré le sexe comme quelque chose d'important,
et sans doute avais-je tort. Non pas au sens premier, mais sans doute m'étais-je
enfermée dans une vraie-fausse timidité qui avait pu, parfois, inciter
d'éventuels prétendants à ne pas tenter leur chance.

J'avais donc eu quelques amants, plutôt agréables physiquement, plutôt habiles,
plutôt tendres. Mais j'avais toujours fini par rompre, lassée, ou devinant leur
lassitude à eux, puisque je semblais rétive à l'idée de « m'engager ».

Désormais, il était temps de franchir une étape. Professionnellement établie,
dans une petite ville certes, je pouvais, je devais même commencer à imaginer
autre chose que des flirts poussés…

C'est ce qu'il advint, mais dans des conditions que jamais je n'aurais osé
imaginer !

* * * * * * * *

Cela fait bien six mois que j'étais à pied d'œuvre. Mon confrère m'annonça un
lundi qu'il partait la semaine suivante pour une dizaine de jours en vacances
aux Antilles.

« Nous sommes dans une période creuse. Je pense que tu n'auras pas de
problèmes pour assurer toute seule. Même s'il faut réduire les matinées à la
maison de retraite. D'ailleurs, la direction m'a fait part de leurs soucis
budgétaires… Quelque part, on anticipe. C'est une rente, ce contrat, mais dans
le pire des cas, on pourra faire sans. »

Nous fîmes le point. Effectivement, quitte à travailler une à deux heure de plus
par jour, je pouvais relever le défi et garder le cabinet toute seule pendant
l'absence de Claude..

« Il y a quand même un petit souci. Enfin, quelque chose d'un peu spécial. C'est
le club de foot » finit par remarquer mon collègue.

L'équipe de foot, c'était la gloire du bourg. Le seul vecteur de communication
de la petite localité toute fière de posséder une équipe de rang fédéral. Les
joueurs n'étaient pas professionnels, mais avaient pour la plupart des emplois
un peu protégés, soit à la mairie, soit dans des petites sociétés et PME par
ailleurs sponsors du club qui leur permettaient de s'entraîner chaque jour.

Les soirs de match, il y avait parfois plus de 2000 spectateurs au stade. Près
d'un tiers de la population…

Mon associé avait accepté de prendre en charge bénévolement le suivi des
footballeurs.

« Leur saison se termine, je ne crois pas que tu auras beaucoup de travail. Et le
week-end où je suis absent, ils sont en déplacement. A priori, tu devrais
simplement avoir à assurer les soins de suite de trois joueurs qui viendront au
cabinet après 19 heures : l'un se remet d'une pubalgie (des massages suffiront),
un autre d'une fracture à la cheville (mais il trottine déjà, il lui faut simplement
se remuscler) et le troisième a quelques soucis à une cuisse. Il a été victime de
deux claquages cet hiver (là encore, massages et petits exercices pour bien
consolider le muscle sont au programme). Ca te changera des retraités, Julia !
Pour ce qui est de la facturation, moi je suis bénévole, mais je comprends que
ce n'est pas pareil pour toi. On trouvera un arrangement avec le président. C'est
un ami. »

Prendre en charge des sportifs n'était pas totalement inédit. Il m'était arrivé
d'effectuer des stages dans des centres de rééducation où j'avais pu croiser des
athlètes en tout genre.
Mais ici, c'était nouveau. Et je pensais simplement que cela m'éviterait de
sombrer dans je ne sais quelle routine.

Je ne fus pas déçue.

Le week-end fut agréablement printanier avec jogging sur le chemin de halage
de la Loire, moment de lecture, passage chez le coiffeur et chez l'esthéticienne
(toutes deux sont associées, comme nous au niveau médical), mais vers 18
heures, le dimanche, une petite boule d'angoisse apparut.
Pour la première fois, je serais seule le lendemain au cabinet.
J'ai appelé mes parents, à Paris, j'ai dialogué avec des copines sur Facebook…

Et je me suis endormie sur les coups de minuit en regardant je ne sais plus quel
feuilleton US.

A mon arrivée au cabinet, je réalisais que j'avais à tort redouté ce moment.
Très gentiment, la secrétaire avait déjà préparé un café, et en compagnie d'une
des deux infirmières, on a bavardé un peu.
Puis les premiers patients arrivèrent.
Rééducation après un diagnostic de pré-scoliose chez une ado, clapping pour
un nourrisson souffrant d'une grosse bronchite, exercices de musculation pour
un ouvrier victime d'une fracture du tibia suite à un accident du travail…
Autant de consultations autant de cas différents… Pas le temps de chômer/

Ma blouse blanche ? Ma bonne humeur ? Ma conscience professionnelle ? Je
ne savais pourquoi, mais tout un chacun faisait preuve d'amabilité et de
gentillesse, et la matinée passa en un éclair.

La pause déjeuner fut réduite à sa plus simple expression. Mon appartement
était proche, j'ai pris une demi-heure pour réchauffer une part de pizza et
avaler un yaourt à la vanille.

A 13 heures, j'étais déjà de retour.

L'essentiel de l'après-midi ressembla en tous points à la matinée, avec un petit
coup de chaud néanmoins à 17 heures : une retraitée un brin maniérée
apprenant que Monsieur Claude était absent ne voulait rien savoir. Pas question
que ce soit une jeune femme qui la reçoive pour sa séance de massage… La
secrétaire finit par renoncer à la convaincre. Mais les éclats de voix m'avaient
inciter à ouvrir la porte et à demander ce qui se passait au moment où la
patiente s'en allait.
« Je crois que cette dame n'a pas besoin de massage. Pas plus que vous Julia ou
moi » me répondit la secrétaire sur le ton de la confidence. « Cela fait plus d'un
an qu'elle vient deux fois par moi. Et je pense tout simplement que c'est
désormais son seul plaisir… Etre massé par les mains expertes de Monsieur
Claude ! »

Il était un peu plus de 18 h 30 quand j'en eu fini avec la clientèle
« traditionnelle ».
Ne restait plus sur l'agenda que le trio des footballeurs.
Rien de bien compliqué.
En apparence.
Sur le plan professionnel en tout cas.

A l'heure dite, le secrétaire frappa à la porte : « Il est l'heure pour moi Julia. Je
vous dis à demain. Les infirmières ont achevé leur journée aussi. IL n'y a plus
que le Dr Durand à l'autre bout du bâtiment. Ah au fait, les champions sont
là... »

Je me déplaçai pour les accueillir. Les trois joueurs étaient debout dans la salle
d'attente et papotaient en rigolant.
A ma vue, ils se figèrent.
Je perçus dans leur regard comme un étonnement. Mais un étonnement
accueilli très positivement.

« Messieurs, suivez moi, je vous en prie... » fis-je.

Une fois dans le saint des saint, j'allai m'asseoir à mon bureau : les trois
vinrent se mettre au garde-à-vous comme si j'allais décerner je ne sais quelle
note.
« Dites moi simplement qui est qui. Mon collègue a laissé des fiches pour vos
soins. »

« Mourad » commença le premier, à gauche face à moi.
J'ai levé les yeux. C'était le plus petit du trio, une vingtaine d'années, râblé,
mais le visage fin, cheveux noirs et courts sauf une sorte de petite houppette à
la Tintin, le teint mât, survêtement, baskets. C'était lui, la victime de la pubalgie.

« Stefano » enchaîna celui du milieu. Un grand gaillard, vingt-cinq ans peut-
être, cheveux bruns, bouclés, les yeux verts, un large sourire. En jean et tee-
shirt en V qu'une chaîne en or quelque peu clinquante venait barrer au niveau
du cou. C'était lui qui avait une cheville convalescente…

« Kevin » prononça enfin le dernier. Aussi grand que le précédent, soit un bon
mètre quatre-vingts, âgé d'une petite trentaine d'années, plutôt pâle, les
cheveux blonds coupés courts, une petite cicatrice sur la joue, un nez de
boxeur, mais un regard doux. En survêtement lui aussi. La cuisse en
délicatesse, c'était lui…


« Messieurs, au travail ! » ai-je lancé, sur un ton un brin militaire.
« Stefano et Kevin, vous allez dans la pièce adjacente, comme d'habitude avec
mon collègue, vous connaissez les petits exercices. Je vais vous accompagner
pour le début. Pendant ce temps, Mourad, vous pouvez vous allonger pour le
massage. Et je reviens dans quelques minutes. »

Séparée par un simple rideau coulissant, la petite salle dévolue aux exercices,
était équipée de différents engins de « torture » douce, tels que vélo, banc,
rameur, leviers à poulies… Les deux footballeurs m'ont suivie et une fois
campée devant un banc à pédalier, j'ai indiqué à Stefano qu'il pouvait s'installer.
Puis, j'ai fait quelques pas et me suis arrêtée devant un autre banc. « Kevin,
vous allez vous allonger et je vais poser quelques petits électrodes sur votre
cuisse douloureuse. »

Je me suis retournée. Les deux gaillards étaient gênés. Très naïvement, je n'ai
pas saisi d'emblée. Ils ont fini par briser ce silence devenu lourd. Sans mot dire
pour autant. Kevin a ôté ses baskets, il s'est débarrassé de sa veste puis il a
descendu son bas de survêtement.
J'ai compris alors pourquoi, pendant quelques instants, ils avaient ressenti une
forme de réserve… Sur ce, en en caleçon et tee-shirt, le trentenaire s'est assis
sur le banc.
Alors Stefano a imité son coéquipier. Il a délassé la ceinture de son jean, puis
l'a ôté, dévoilant un boxer noir, et il a pris place sur le banc.

J'ai fait comme si je n'avais rien remarqué de ce moment un peu particulier.
J'ai fait comme si je ne m'étais pas rendu compte, certes tardivement, que ces
jeunes gens au physique avenant et visiblement plutôt habitués à prendre
l'initiative qu'à subir les événements avaient été troublés d'être ainsi dirigés par
une jeune femme en blouse blanche boutonnée sur le devant (sous laquelle, ils
le devinaient à raison, elle ne portait qu'une petite culotte et un soutien gorge),
une jeune femme plutôt jolie au demeurant…

J'ai conseillé à Stefano de commencer son exercice de rééducation en douceur,
puis, au fil des minutes, d'accélérer très progressivement. Tout en réglant la
résistance du pédalier via une molette latérale, comme il le faisait avec mon
collègue.
Puis, j'ai posé quelques électrodes sur la cuisse douloureuse de Kevin, après
avoir enduit les points choisis d'un gel adapté. J'ai fait mine de ne pas
remarquer la puissance musculaire et le gabarit de la cuisse…

J'ai fait ensuite demi-tour, promettant de revenir d'ici une quinzaine de minutes,
j'ai tiré le rideau et je me suis approché du banc de massage.

Mourad s'était allongé sur le dos, en slip, et comme ses « collègues », je l'ai
senti gêné. « Détendez-vous. Les pubalgies sont douloureuses, y compris
lorsqu'on va faire un massage. Mais il faut d'abord se détendre. Retournez-
vous. Je vais vous relaxer... »

Ma phrase à peine achevée, j'ai failli rougir en saisissant à quel point elle
pouvait sembler à double-sens.

Le beau jeune homme a obtempéré. Il devait faire à peine un mètre soixante-
dix, les jambes très musclées, le dos tout aussi bien taillé, et sa couleur de peau
caramel était du plus bel effet. Mais un détail m'a singulièrement troublée : ses
fesses bombées, puissamment musclées elles-aussi, même enserrées dans un
slip bleu marine bordé par un large élastique où était brodée la marque «
Calvin Klein ». Je n'avais jamais été aussi séduite par ce détail de l'anatomie
masculine, en tout cas à quel point un fessier rebondi et la cambrure qu'il
entraîne peuvent être attirants.

Heureusement, vu sa position, Mourad n'a pas perçu mon émoi. J'ai enduit mes
mains d'une huile parfumée au menthol, et j'ai commencé d'abord par quelques
mouvements sur les épaules et le dos. L'huile aidant, sa peau m'a semblé d'une
douceur étonnante, contrastant avec la musculature qui dessinait sur le dos des
lignes impeccables.

J'ai remarqué que le jeune footballeur avait fermé les yeux, et au fil des
secondes, mes mains ont perçu que son corps lui-même commençait à se
détendre, à se relâcher.

« C'est bien, vous êtes plus souple » ai-je simplement constaté. Puis, je me suis
positionné à hauteur de ses cuisses, et j'ai plus légèrement débuté les
mouvements pour commencer à chauffer les muscles, reliés ou proches des
zones endolories par la pubalgie.

Comme cela avait été plus tôt le cas, au gré des mouvements, et l'huile faisant
aussi son effet, ses marges cuisses se sont détendues, assouplies, et d'un point
de vue strictement professionnel, je me suis sentie récompensée.

Pour autant, plus intimement, j'avais encore et désormais de plus en plus
souvent les yeux tournés vers ses fesses que le massage des cuisses faisait très
légèrement mais de régulièrement trembloter, ce qui ajoutait seconde après
seconde à leur caractère délicieusement érotique.

Un désir inédit naissait en moi : j'avais désormais envie de prolonger mes
mouvements de massage jusqu'à la base de ses fesses, voire, plus radicalement,
de remonter le slip pour masser ces magnifiques globes que je devinais
souples mais toniques, doux, et qu'une pilosité presque invisible rendait plus
ambigus encore, masculins à l'envi, et féminins aussi par leur générosité
soumise.

Sous ma blouse, je constatai bientôt que mon corps commençait à trahir cet
émoi étrange mais délicieux. Il fallait faire quelque chose…

J'ai coupé la poire en deux. J'ai mis un terme à ce premier acte du massage
après avoir osé, très brièvement, fugacement mais pour autant réellement
allongé l'ultime geste, main huilée venant flirter avec la couture du slip, et
effleurer le bas de sa fesse gauche…

« Retournez-vous Mourad, et redressez vos jambes. »

Le jeune footballeur a obéi, esquissant un sourire. Il avait apprécié cet apéritif
destiné à détendre sa musculature. Mais son sourire s'est figé. Il venait de
comprendre que sa relaxation et le plaisir du massage avaient eu un effet
immédiat et visible, et je n'ai pas pu non plus ne pas le remarquer : son côté
« face » désormais orienté vers moi, j'ai vu une nette bosse sur son slip, et
même, nettement, la forme tubulaire d'un sexe qui avait gagné en volume.

Pour soigner les points les plus douloureux de sa pubalgie, je devais
désormais axer et centrer le massage sur l'intérieur de la cuisse et remonter
vers l'aine et le bas du pubis.
Tout en espérant à mon tour que rien ne puisse trahir ma propre excitation, pas
même des tétons pointés qui pourraient être devinés sur le haut de ma blouse,
je me suis penchée et j'ai avancé la main vers l'intérieur de la cuisse gauche de
Mourad.

Une fois atteint le point le plus douloureux, il a grimacé et je lui ai demandé :
« C'est donc ici, à ce niveau ? »
Il a répondu « oui » et je me suis excusée : « Je vais peut-être vous faire mal... »

Ce moment le plus délicat du soin a duré cinq minutes, ayant pour quelque
temps un effet connexe au bienfait « médical » : lui comme moi avons alors
nettement relégué au second plan le trouble et l'excitation qui nous avaient
gagnés…

Mais un troisième acte du massage devait désormais effacer la douleur
ressentie, et apaiser la musculeuse cuisse.
J'ai saisi un tube de gel au camphre, et j'ai réalisé des cercles sur le côté
intérieur de la cuisse de la paume de la main.
Rapidement, le muscle s'est détendu, et j'ai agrandi les cercles que je dessinais.

Et ce qui devait arriver arriva : un geste plus ample, et soudain, la pointe de
mes doigts a effleuré le généreux « paquet » prisonnier du slip Calvin Klein.

Nos regards se sont croisés. Il m'a souri, et je lui ai répondu par un même
sourire, avec peut-être un peu de rouge aux joues.

Ou bien je cessais le massage et retournais m'enquérir de ses deux collègues
ou bien…
Ou bien, et c'est alors que j'ai cédé, ou bien je me laissais aller pour la
première fois depuis des mois, pour la première fois depuis mon arrivée dans
la petite ville, pour la première fois en plein milieu d'une consultation
professionnelle.

Je me suis approchée davantage, et comme une institutrice, j'ai positionné
l'index de ma main gauche verticalement sur ma bouche pour signifier :
« Chut ! »
Et de ma main droite, j'ai cette gagné délibérément la masse désormais gonflée
enserrée dans le sous-vêtement.

J'ai d'abord reconnu, tactilement, les bourses lourdes, puis, très nettement, une
verge devenue rigide, épaisse, collée au bas ventre, et fallait-il que l'élastique
large qui ceinturait le slip soit de belle confection pour ne pas céder à
l'énergique pression.

A travers le tissu, j'ai caressé Mourad, qui s'efforçait de maîtriser sa
respiration et de ne pas gémir. Il était à ma merci.

Mais nous devions rester attentifs, effectivement, à ne pas trahir par aucun
bruit, son, soufflement, cette complicité coquine. Heureusement, de l'autre côté
du rideau, j'entendais les deux autres footballeurs papoter et rigoler tout en
effectuant leurs exercices.

Alors j'ai franchi le pas.

J'ai fait glisser le slip de Mourad : comme je l'avais pressenti, son sexe a jailli
presque sauvagement. C'était un pénis épais, de couleur sombre, circoncis, et le
gland de couleur plus rougeoyante avait des apparences de velours. Je me suis
penchée encore, et j'ai saisi cette queue si attirante, ma main encore huilée
ornant sa hampe d'un brillant troublant. J'ai serré ma main, et cela a dopé
encore la vigueur de ce sexe qui avait attendu de si longue minutes avant de
pouvoir s'égayer.

D'une longueur moyenne, mais très large, elle exhalait un parfum de camphre
et de sueur mêlés.
Comme si ma libido anesthésiée depuis des mois soudain n'avait plus elle-
même aucune retenue, j'ai encerclé la base de cette jeune bite tonique du pouce
et de l'index, j'ai tiré encore sur la peau brune de la hampe, et j'ai dirigé sa tête
vers ma bouche.

J'ai voulu très vite la prendre en entier ou presque. J'avais faim. J'avais faim de
cette queue, j'avais faim de ce corps musclé, râblé, et si jeune encore.
L'odeur de menthol et le parfum viril m'ont enivrée. Ma victime pouvait rester
allongée, la tête simplement posée sur un coussin, je m'occupais du reste.
J'ai adopté une vitesse de croisière assez soutenue, mon visage plongeant avec
avidité puis se relevant.
Ma salive avait enduit davantage la queue de Mourad, et à chaque allée et
venue, j'avais l'impression qu'elle était toujours plus épaisse. Au gré des
mouvements, parfois son gland heurtait ma joue, ou venait pousser jusqu'à
l'orée de ma gorge.
C'était délicieux, haletant.

Trois mois ? Six mois ? Neuf peut-être ? Je ne savais plus depuis quand je
m'étais ainsi libérée.

Un geste inattendu de Mourad allait encore décupler mon désir et mon plaisir.
Il pivota légèrement et fixa, toujours allongé, sur le côté. Aussitôt je profitai de
l'occasion, et tout en continuant à gober son sexe avidement, une de mes mains
partit à l'aventure pour caresser son postérieur si joliment galbé. Ses fesse
étaient aussi fermes et douces que je l'avais imaginé, à la fois musclées et
moelleuses, se contractant à chaque fois qu'il s'efforçait de pousser sa queue au
fond de ma gorge.

Ma langue enroulait sa hampe, mes lèvres et ma bouche redoublaient d'activité
pour qu'il glisse bien et qu'il ressente leur pression humide, et pour ma part,
cette fois, ma main s'activait davantage sur beau cul cambré, massant et
malaxant ses fesses, les tapotant.
Je glissai un toit dans son sillon et m'arrêtai à l'orée de l'anus.
Je perçus que son corps était suspendu : allais-je porter l'estocade ?
Comme une automate, je n'attendis pas de réponse autre que celle que me dictai
ma propre soif de plaisir.
Encore huilé du gel de massage, mon majeur pénétra le trou de Mourad.

La réaction fut aussi vive qu'immédiate : le jeune footballeur en put refréner un
cri, pas plus qu'il ne put contenir son orgasme. J'avais encore un doigt dans
son petit orifice que de sa bite giclait en saccade un sperme épais. Je sentis le
liquide au parfum salé jaillir dans ma bouche, tapissant ma gorge.
Je parvins à déglutir.
Mourad gémissait.
Je me redressais, et délivrais la grosse queue encore tremblante, humide,
suintante.

Emportés par l'excitation, le désir puis la jouissance, nous avions oublié lui
comme moi que deux autres « patients » étaient censés travailler rééducation
dans la pièce adjacente.
Ils avaient fini par entendre nos ébats.
Quand je finis par me redresser, il était trop tard.
Stefano et Kevin étaient postés à deux mètres, ils avaient observé la conclusion
de cette fellation a priori non comprise dans le programme du massage.

L'un en boxer, l'autre en caleçon, ils avaient été stupéfiés avant d'apprécier ce
final, puis d'être à leur tour gagnés par l'excitation.
Je remarquai sans peine qu'ils étaient en érection.
Les yeux brillants de désir.

Pourtant, si j'avais pu prendre l'initiative avec leur jeune coéquipier Mourad,
avec ces deux athlètes, je n'étais plus en position de diriger les opérations.

J'avais quelques secondes pour réagir.
Ou dire « stop », inviter chacun à se rhabiller, ou accepter que le scénario
prenne une nouvelle tournure.

Consciemment ou inconsciemment (le saurai-je jamais ?) je décidai de ne rien
décider.

Ils comprirent que ce silence avait valeur d'acceptation, et s'approchèrent. Une
fois à ma hauteur, Stefano débuta :
- Vous êtes drôlement sexy Julia…
Et Kevin enchaîna :
- Et vous êtes gourmande… Vous devez vous ennuyer dans cette ville
paumée…

Alors je me livrai à eux.
Stefano déboutonna consciencieusement ma blouse qu'il fit dégringoler au sol.
Puis il parvint avec dextérité à dégrafer mon soutien gorge. La vue de mes
seins délivrés sembla le ravir.
- 90 C ? D ? A ton avis Kevin ?

Son compère n'eut pas le temps de jauger davantage. De ses deux mains,
Stefano vint saisir mes seins, qu'il caressa avec énergie, puis il se recula.

Toute pudeur enfuie, je répondis : « 90 D ».

Mais leur préoccupation était déjà ailleurs.
Kevin avait demandé à Mourad de libérer la table de massage. Puis il m'invita à
m'allonger sur le dos.
J'avais à peine obtempérer que le même s'attela à faire descendre ma culotte. Je
l'aidai en me soulevant un peu.
Kevin laissa le petit bout de tissu en dentelle chuter au sol, puis il saisit mes
jambes pour que mon entre-jambe soit situé juste au bord de la table.
La vue de ma chatte déjà bien excitée, rougie, la vulve gonflée, humide, ne le
trompa pas.
Il se débarrassa de son caleçon et empoigna sa queue, longue, plus longue que
celle de Mourad mais peut-être plus fine, nervurée, d'une blancheur étonnante
sauf le gland écarlate, déjà décalotté, le frein tout aussi gonflé et tendu :
« Vous en voulez Julia ? »
J'ai dit « oui », ou plutôt ai-je râlé.

A 30 ans, l'homme avait de l'expérience à défaut d'être doux… J'ai senti la bite
entrer en moi avec détermination, et j'ai gémi.
Mais déjà Stefano s'était totalement dévêtu à son tour, et s'était posté à hauteur
de mon visage. D'une main ferme, il tourna mon visage et l'attira vers lui.
Alors que j'étais déjà secouée par les va et vient énergiques, rudes mêmes, de
Kevin, Stefano me présenta son sexe. C'était une longue queue hâlée, où les
vaisseaux formaient des reliefs en tous sens, et comme elle n'était pas encore
rigide, et que le gland était encore recouvert, l'éphèbe voulut sans doute que
par ma bouche, je lui donne enfin toute vigueur et toute rigidité.
Avec ma langue, je léchais d'abord le tour de son gland, puis resserrai mes
lèves comme pour aspirer le sexe plus largement.
L'effet escompté ne tarda pas, et bientôt, Stefano put aller en moi aussi
vigoureusement que son collègue.
Tous deux n'avaient pas, décidément, la même candeur que Mourad, mais leur
tonique appétit ne me déplaisait pas. J'appréciai leur excitation, comme les
effluves de sueur virile, et alors que Kevin redressait encore mes cuisses pour
pénétrer plus profondément encore, Mourad, remis de ses émotions, vint
apporter sa quote-part au festin.

Il n'avait pas l'expérience de ses aînés, mais sa volonté de bien faire et ce
faisant de me combler compensaient. Il caressa mes seins, agités en tous sens,
et il téta ensuite chacune des pointes comme s'il était encore un nourrisson.

Je goûtai sans retenue chaque mouvement, à hauteur de mon sexe, de mes
seins, de ma bouche, je sentais ma chatte chahutée mais chauffée à blanc, je
sentais sans pouvoir en rien les contrôler des sécrétions vaginales de plus en
plus fournies accompagner les coups de boutoir de Kevin qui râlait et
prononçait des paroles obscènes que j'accueillais comme des compliments.
« Quelle bonne chatte, quelle belle salope, ça se sent, petite pute, ça se sent que
tu avais envie de bite... »

Alors Stefano lui aussi se laissa aller, serrant toujours mon visage avec
fermeté tandis que je suffoquais presque à chaque fois que son sexe venait
buter jusqu'à ma gorge.
« Oui, prends bien ma bite, en entier, comme ça, tu as faim, toi, tu as faim... »

La situation, l'atmosphère, la chaleur mêle de nos quatre corps, sa propre
excitation ?
Kevin, le plus âgé, le capitaine en somme, décida de passer à l'étape suivante.

« Tu en veux encore, hein ? Alors tu vas me laisser m'allonger et tu vas venir
sur moi... »
Chacun a obéi.

Le grand Kevin s'est installé couché sur le dos, et Stefano m'a aidé à venir
m'installer sur con collègue. Je me suis assise et dans cette position plus
encore, j'ai d'abord craint que la queue du footballeur ne me transperce.
Il a léché mes seins, puis il m'a invité à me pencher, à me coucher presque, sur
lui, pour que de ses hanches solides , de ce corps d'athlète, il puisse à nouveau
me pilonner à un rythme soutenu.
Je gémissais, je râlais, et j'acceptais à mon tour de libérer les mots les plus
crus : « Bourre moi la chatte, c'est bon, grand fauve, bourre moi bien... »

Mes seins étaient écrasés contre son torse musclé. J'étais aux anges, j'étais déjà
en chemin vers une extase jamais atteinte.
Mais l'ascension était loin d'être achevée. Ainsi positionné, Stefano et Mourad
avaient devant leurs yeux excités un spectacle aussi cru que nos mots.
Mon cul offert, ils distinguaient la queue de Kevin aller et venir, soulevant mes
fesses à chaque mouvement, tandis qu'au dessus de ma chatte suintante, mon
petit trou semblait comme suspendu, en attente de leur désir.

Stefano n'a pas résisté. L'invitation était trop belle, trop enivrante.
Il a eu le bon réflexe d'enduire son sexe de gel de massage, puis il a fait de
même au niveau de mon anus, qu'il a ensuite titillé légèrement.
« Tu veux que je t'encule, dis le mois, dis le moi... »

J'ai répondu, ou plutôt j'ai hurlé que « oui », je ne pouvais plus dire autre
chose, et encore moins préciser que ce serait pour moi une première.

Deux, trois seconde plus tard, Stefano s'était avancé entre nos jambes
emmêlées, celles de Kevin, les miennes, puis il me saisissait par les hanches. Il
glissa une main vers sa queue, il fit mine de me fouetter le cul avec son engin,
puis il le dirigea, fermement, dans mon anneau le plus intime, et déflora la
dernière de mes virginités.

J'ai cru défaillir, j'ai cru m'évanouir.
D'abord douloureuse, cette pénétration devint vite délicieuse et décupla mon
excitation et je ne sentais bientôt plus, au niveau inférieur de mon corps, qu'une
ensemble de tressaillements, de spasmes, de frottements, je sentais que ma
chatte et mon cul dégoulinaient de toutes sortes de sécrétions.
Je gémissais, et mes deux amants aussi, et leurs mouvements cadencés et
alternatifs me faisaient chavirer.

Alors, comme un grand frère, Stefano invita Mourad à venir porter l'estocade.
« Viens passer ta main et frotte lui le clito... »
Le plus jeune s'appliqua et glissa, effectivement, ses doigts puis sa main entière
entre le ventre de Kevin et le mien, et quand il eut atteint sa destination, il titilla
d'abord mon bouton déjà gonflé et affolé, puis le frotta, le tapota, tirant aussi
sur le haut de mes lèvres.
De son autre main, il se masturbait.

Le corps à corps puissance quatre s'acheva quelques instant plus tard par un
torrent de sperme, de larmes, de sueur et dans des cris et râles qui justifièrent
comme jamais que les cabinets des praticiens de santé possédassent des portes
capitonnées.

Nous avons mis plusieurs minutes à nous retrouver nos esprits et suffisamment
de force pour nous extraire les uns après les autres de cet enchevêtrement
affolant de désir et de plaisir.

Mais comme de grands enfants, les trois footballeurs, une fois debout,
retrouvèrent la mine embarrassée du début de la séance, presque gênés encore
d'être nus, le sexe pendouillant…

« Il y a une grande douche à l'italienne, cela ne sera pas de trop... » ai-je
proposé.
Nous nous sommes dirigés vers cette zone du cabinet peu empruntée.

Les jets d'eau chaude ont fait effectivement du bien à chacun, et le savon
moussant a redonné quelque vigueur à nos corps qui s'étaient si généreusement
livrés.

Si ses deux partenaires m'avaient comblée, c'est néanmoins Mourad qui m'avait
émue et touchée. Sa jeunesse, son corps couleur caramel, sa candeur… Je l'ai
enlacé et nous nous sommes embrassés goulûment tandis que l'eau continuait à
couler.

Je suis sortie la première de la douche. Je me suis enveloppée d'une large
serviette et j'en ai préparé trois autres pour mes « patients ».

Chacun s'est séché et rhabillé. Sans mot dire.
Puis nous avons regagné le cabinet et j'ai eu le temps de nettoyer quelque peu
la table de massage.

« Je vous remercie… Vous avez été très… Comment on dit ? Fair-play… C'est
ça ? Mais bon, vous comprendre que ce ne sera pas comme ça à chaque
rendez-vous ! »
Ils ont rigolé.

Kevin et Stefano sont sortis les premiers.
J'ai eu le temps griffonner mon numéro de portable sur un post-it et de le
tendre à Mourad.

Il m'a souri.

La vie en province ? Un régal…

Et avec Mourad, j'ai appris beaucoup de choses sur le football, tout en ayant le
plaisir de lui faire découvrir et maîtriser d'autres pratiques tout aussi
sportives…
Mais à domicile.
Encore que nous serions assez d'accord lui et moi pour de temps à autre
« jouer à l'extérieur ».


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Flagrant délit
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Anna se tortilla dans le siège en faux cuir, tout en rajoutant plus de jetons à son
tas qui était déjà important. La moiteur de son entrejambe fit glisser les lèvres
de sa vulve l'une contre l'autre. La friction eut pour effet de faire monter son
excitation à un tel point qu'elle ne savait plus ce qui l'excitait le plus : voler de
l'argent au casino, ou laisser le croupier admirer le décolleté de sa robe
écarlate soigneusement choisie.

« Hit.» Elle tapa le vieux velours avec son ongle verni.

Le croupier sortit alors une autre carte. Comme elle l'avait prévu, un cinq. Son
piètre seize se transforma alors en vint et un. Joli score.

Le croupier secoua de la tête. « Joli coup...»

Elle se pencha en avant, posant ainsi sa poitrine sur le rebord de la table.
« J'avais un bon pressentiment sur ce coup. »

Le regard de l'homme regard descendit vers sa poitrine. « Vous semblez avoir
beaucoup de pressentiments. »

« Toutes sortes de pressentiments. » répondit-elle, en faisant une petite moue
qui se voulait complice.

Une serveuse de cocktails, qui n'était plus de première fraicheur, vint poser un
martini sur le velours. Anna lui glissa un jeton vert.

Les lèvres de la dame eurent un spasme, qui se transforma en l'esquisse d'un
sourire quand elle vit le pourboire atterrir dans le pot sur son plateau. « Merci
mademoiselle. Quand j'avais ton âge, il en pleuvait des verts. Beaucoup moins
ces jours-ci. »

Anna avait délibérément choisi un casino qui avait du vécu. Les services de
sécurité n'y étaient pas aussi stricts que les casinos plus branchés, et les
croupiers, âgés, étaient bien trop occupés à reluquer son jeune corps
d'étudiante pour relever les sommes importantes dont elle dépouillait la table.
Le casino était d’un autre temps, et tout laissait penser qu’il était sur le déclin :
l’agencement, les meubles usés, même la clientèle. L’atmosphère elle-même
était molle, comme fatiguée par son heure de gloire passée. Anna trouvait ici
une sorte de sérénité, un environnement calme et rassurant pour la fraude
qu’elle commettait.

Anna tranchait dans ce décor suranné. Elle était jeune, fraîche, apprêtée de
façon moderne, avec sa robe courte et simple et ses cheveux lâchés. Elle était à
l’aise partout, et savait, en tout cas en apparence, passer pour une habituée
partout où elle allait. Elle connaissait l’univers des casinos,
y ayant travaillé un été en tant que serveuse. Elle connaissait les hommes, aussi.

Elle se tourna vers le croupier et disposa des jetons d'une valeur de 5000 en
cercle : « Gâtez-moi... »

« Quoi ? » Les yeux du croupier s'illuminèrent d'une étincelle qui était souvent
réservée aux hommes plus jeunes.

Elle sortit le cure-dents de son verre, glissa sa langue sur tout son long et
lança : « Je les aime conséquents. Mes tas. »

Depuis l'autre côté de la table, son complice levait les yeux au ciel. Une partie
du plan consistait à flirter avec les croupiers, mais elle en faisait délibérément
trop.

Elle aimait mettre Ben mal à l'aise. Leur arrangement se portait sur l'argent,
mais pas sur le sexe. Se mettre de mèche avec d'autres criminels était une porte
ouverte à toutes sortes d'ennuis, et il lui fallait éviter cela à tout prix. La vie de
sa sœur jumelle dépendait de l'argent qu'elle allait pouvoir voler au casino.

La main noueuse du croupier tata le velours, et celui-ci dit : « Voulez-vous une
carte ou vous retirez-vous ? »

Elle ajusta ses lunettes très spéciales et guetta la prochaine carte du tas. Une
marque luminescente au coin de la carte indiquait qu'il s'agissait d'une figure.
Elle ne pouvait pas demander une autre carte, et ce, même si elle n'avait qu'un
13.

« Je m’arrête là. »

« Contre un 10 de la banque ? » Le croupier toussa dans sa main, et ouvrit ses
deux paumes, faisant ainsi un signe aux cameras.

« C'est bien ce que j'ai dit. »

Ben passa sa main au dessus de ses cartes « Je vais aussi m' arrêter là. »

Le croupier poussa un grognement et révéla alors un 16. Il vint y ajouter la
prochaine carte du tas et dépassa les 21. « Si je ne vous connaissais pas, je
jurerais que vous êtes des pros ! »

Anna se retint de ne pas sourire alors que le croupier rassembla un autre tas de
5000. « Je ne connais même pas ce type. »

Ben répliqua : « Mais vous aimeriez bien mademoiselle...» un sourire
désarmant sur ses lèvres.

Elle lui rappelait un jeune James Dean. Tellement sexy, mais avec un cœur de
brigand. Dommage. Dans d'autres circonstances, ils auraient peut-être pu vivre
quelque chose...

Anna avait compté l'équivalent de 20,000$ en jetons. Elle n'avait jamais essayé
de soutirer autant auparavant, mais le paiement des frais médicaux de sa sœur
avaient pris du retard. Les agences de recouvrement avaient déjà appelé Molly
plusieurs fois, ce qui rendait sa convalescence à la chimio encore plus difficile.

Anna lança un regard à Ben. Il avait placé un jeton rouge au coin d'une
serviette en papier. Elle ne tint pas compte de ce signal qui signifiait qu'il fallait
qu'elle arrête.

Ben émit un bâillement et lui jeta un regard perçant. « Il commence à se faire
tard. Je vais devoir me retirer au prochain tour. »

Elle ignora son signal. A un tour près, elle serait en possession de la somme
qu'il lui fallait afin de régler les factures médicales.

Elle misa un tas de jetons orange, qu'elle posa dans l'espace des paris.

Le croupier lança, haut et fort : « Le jeu est lancé ! »

Un frisson, tel un avertissement, vint parcourir le dos d'Anna. Son cœur se mit
à battre la chamade quand le chef de table vint faire un tour à la table. Il était
aussi imposant qu'une porte de prison, et il semblait prêt à tuer.

Il la regarda, puis il fit un signe au croupier : « Allez-y. »

Un as vint atterrir sur le tas de jetons oranges. Le croupier servit une carte à
Ben, et s'en servit, lui-même une autre, qu'il maintint face cachée.

Elle regarda le tas de carte. Les lunettes lui avaient déjà prédit une victoire
certaine. Elle resta donc impassible quand un roi vint se rajouter à son as pour
lui faire ainsi un black jack.

Le visage du chef de table s'assombrit alors que celui-ci étudiait Anna. Elle
joua la carte de l'indifférence, comme si elle avait l'habitude gagner des
sommes d'argent aussi importantes.

Le croupier égala son tas, puis plaça un autre tas, qui devait faire à peu près la
moitié du premier, juste à côté. Elle fit un calcul rapide. Le tas de jetons orange
devait faire 50K$. Juste ce qu'il lui fallait.

« Messieurs, je vous dis bonne nuit. » Elle empocha ses gains et se glissa hors
de sa chaise.

Elle s'empressa d'aller à la cage du caissier. Après ceci, elle n'aurait plus
jamais à remettre les pieds dans un endroit aussi sordide qu'était ce casino
miteux et enfumé. Elle n'aurait plus jamais à endurer les employés qui la
reluquaient d'un air lubrique et pervers. Elle n'aurait plus jamais à se soucier
de se faire prendre, et de se faire arrêter. Elle savait qu'elle risquait gros avec
sa triche, mais là, tout de suite, elle avait le parfum de la liberté dans les
narines.

Une fois arrivée devant la cage du caissier, la femme qui y était murmura
quelque chose dans un téléphone. Elle jeta un regard à Anna, et détourna le
regard. Qu'était-ce donc tout ceci ?

Anna organisa ses jetons dans des piles de 10, pendant qu'elle attendit que la
femme se retourne. Une pointe de culpabilité vint titiller son cœur. Elle
détestait l'idée de devoir voler de l'argent, mais elle n'avait pas le choix. Y
avait-il un autre moyen de réunir autant d'argent en aussi peu de temps ?

La femme se retourna enfin et dit, en voyant les piles : « Cela fait beaucoup de
jetons mademoiselle. »

Quelque chose était étrange chez cette femme. Anna répondit, la voix
tremblante : « Je voudrais les encaisser. »

La caissière répondit, narquoise : « Je n'en doute pas une seconde. »

Soudainement, une étreinte vint lui emprisonner le bras gauche : « Mais qu'est-
ce ... »

« Venez mademoiselle... On va avoir une petite discussion. »

Anna voulut se débattre, mais ne put se libérer. « Lâchez-moi. J'étais en train de
m'en aller. »

« J'en doute. »

L'homme la traîna vers une porte qui était juste à côté de la cage. Il tapa un
code qui ouvrit la porte.

« Où m'emmenez-vous, bordel ? »

Aucune réponse. Un long couloir vide se présentait devant eux. Elle peina à
marcher au rythme de ses grandes enjambées. Il la tenait toujours fermement,
avec une poigne autoritaire. Elle ne pouvait rien faire.

Au bout du couloir, il tourna à gauche et poursuivit le long d'un autre couloir.
Après un long dédale de couloirs sinueux, elle commençait à perdre l'espoir de
pouvoir retrouver son chemin vers la salle principale du casino. Elle se doutait
de ce qui l'attendait.

Il s'arrêta devant une autre porte, et entra un code. La porte s'ouvrit, et il la
poussa dans une pièce vide, éclairée d'une unique ampoule qui illuminait une
vieille table en bois. Dans la pièce, une rangée de chaises en métal. Deux de
celles-ci se trouvaient à chaque extrémité de la table.

« Assis. » commanda-t-il.

N'ayant que très peu de choix, elle s'assit au bord d'une des chaises. Il portait un
uniforme d'agent de sécurité. La panoplie complète : la radio, les menottes, les
chaussure montantes noires. Un éclat de lumière vint faire scintiller les
menottes, comme pour prévenir Anna. Un frisson d'effroi vint lui secouer la
poitrine. Elle ne pouvait pas aller en prison...

Un silence pesant emplit la pièce. On n'entendait rien par delà les murs. Dans
les entrailles du gigantesque casino, ils étaient maintenant seuls.

Sa voix graveleuse déchira le silence : « Tu comptais voler le casino
longtemps, en espérant que personne ne le remarque ? ». Il la tutoyait d'un air
autoritaire maintenant.

Elle croisa ses bras, essayant de se donner une contenance : « Je ne vois pas de
quoi vous parlez. »

Il lui attrapa les lunettes du visage. « T'inculper sera facile. Ton petit tour avec
les lunettes était tellement évident. »

« M'inculper ? ». Ses yeux trahissait la peur.

« Pour vol. Au Nevada, ça équivaut à au moins deux ans fermes. Mais pour
avoir volé au moins 50,000 dollars en flagrant délit, le juge sera surement
ravi d'en ajouter quelques années de plus. »

« Mais, je n'ai rien volé. » dit-elle, effrayée par cet homme apporteur de
nouvelles sordides.

« Mais bien sûr. Et, en plus, tu dois certainement être une pauvre petite pucelle
innocente . »

Il avait raison sur le « pauvre ». Elle ne roulait pas sur l'or.

« Écoutez, laissez-moi partir. Je suis prête à laisser l'argent. »

« Ca ne marche pas comme ça. »

« Qu'allez-vous faire ? Me briser les jambes ? »

Il releva la tête en arrière et éclata de rire tellement fort qu'il commençait à en
pleurer. Il s'essuya ses larmes avec le dos de sa main. « Elle est bonne, celle-ci.
Tu crois qu'on casse encore les jambes aux gens ? »

« C'est comme ça dans les films... »

Il saisit la chaise qui était à l'opposé d'Anna, la retourna et s'appuya dessus.

« Sur le papier, nous représentons l'une des meilleures affaires de Vegas. Nos
actionnaires n'approuvent pas les méthodes plus rustiques que nous
appliquions aux tricheurs. Mais, comme nous sommes un tout petit peu en
dehors de la zone des grands casinos, nous avons une façon un peu particulière
de faire les choses, dont les actionnaires n'ont pas forcément à être au
courant. »

« Mais … » commença t-elle.



« Tu en as un joli. » dit-il, une demi sourire aux lèvres.

« De quoi ? »

« Tu as un joli petit cul pour une voleuse. Tes seins ne sont pas mal non plus. »

Ses lèvres s'entrouvrirent et il s'en échappa une bouffée d'air. « Vous ne pouvez
pas me parler sur ce ton. Je veux mon avocat. » dit-elle, effrayée de la tournure
de la conversation.

« Je n'en doute pas. » répondit-il, avec toujours son demi-sourire aux lèvres.

Elle appuya son doigt sur la table : « Maintenant ! »

Elle essayait de se donnait de la contenance, mais la vérité était qu'elle avait
peur. Elle sentait son regard appuyé sur l'ouverture de son décolleté.
En d'autres circonstances, cela lui aurait plu qu'un tel homme grand,
visiblement très sûr de lui la reluque...mais elle se sentait dans une telle
position d'infériorité, que sa peur prenait le dessus de toutes ses autres
émotions. Et en même temps, elle sentait qu'elle pouvait s'en tirer, elle sentait
qu'elle pouvait avoir prise sur lui, elle sentait bien qu'elle pouvait l'amadouer
avec ses charmes...

La porte s'ouvrit soudain et un autre garde pénétra dans la pièce. Ses larges
épaules et sa coupe à ras lui conféraient une présence autoritaire. Un ancien
militaire, à coup sûr. Dans d'autres circonstances, tout à fait son type
d'homme... Cette fois-ci, la peut la tenait à carreau.

La voix du supérieur gronda telle une tempête. « Qu'est-ce qu'on a, là, Joe ? »

« Une voleuse, commandant. Elle avait ces lunettes à la table de black jack. Elle
nous a plumé de 50,000 dollars. » Les lunettes grincèrent alors qu'il les fit
glisser le long de la table.

Son supérieur prit les lunettes et les étudia. « Ce n'est pas la même que la
semaine dernière ? »

« Elle est revenue. »

Le commandant lâcha un sourire narquois : « Ils reviennent toujours. »

« Elle pensait qu'on allait lui briser les jambes. »

Un sourire se dessina sur les lèvres du commandant : « Oh non, ma petite. Pas
ces jambes si sexy. Nous n'en ferons rien. Mais, tu iras en prison pour un long
moment, par contre. »

S'inclinant vers l'avant, elle se prit le visage dans les mains. Un sanglot se
libéra de sa poitrine. « Je vous en supplie. Je ferai n'importe quoi pour ne pas
aller en prison ! »

Le commandant se plaça alors derrière elle. Il saisit sa chevelure et la tira en
arrière. Elle poussa un cri de douleur.

« Comment ça, n'importe quoi ? » dit-il d'un ton autoritaire. Il la libéra d'un
geste plus doux.

Elle se passa la main dans les cheveux pour calmer sa douleur. « Je n'en sais
rien. Mais je n'irai pas en prison. »

Les hommes se regardèrent.



Joe s'affaissa dans sa chaise et posa ses bottes sur la table. « Donc, tu es prête à
faire n'importe quoi ? »

« Tout ce que vous voudrez. » Elle ne pouvait pas se permettre d'aller en
prison. Comment pourrait-elle aider sa sœur si elle était en prison ?

« Donne-nous un instant. » Le commandant indiqua à Joe de le suivre dans le
coin de la pièce.

Les murs rendaient leurs murmures inaudibles. Elle voulait absolument se


sortir de ce mauvais pas, mais plus ils discutaient entre eux, plus elle était
inquiète.

Après quelques secondes, leur concertation s'acheva et ils revinrent à la table.
Il s'assirent chacun dans une chaise.

Posant ses bras musclés sur la table, le commandant annonça : « Nous en
sommes venus à un compromis acceptable. »

Joe dit : « C'et très simple: baise nous jusqu'au lever du jour et on te laisse
partir. On passe l'éponge et personne n'en saura jamais rien. »

« C'est une blague ? » Ils devaient être en train de plaisanter.

La voix du commandant s'adoucit : « Nous t'offrons cette issue de sortie. Tu
sembles être une gentille fille prise dans une mauvaise situation. Tu ne veux
pas aller en prison, n'est-ce pas ? »

« Non. Mais, je ne peux rien faire avec vous, non plus. »

Joe sourit : « Tu serais surprise des choses que tu es prête à faire pour ne pas
aller en prison. »

Elle scruta les lignes gravées dans la table, la tête baissée. Une nuit de sexe ou
bien plusieurs années en prison. Elle secoua la tête. Elle ne pouvait pas croire
qu'elle était en train de considérer leur offre.

Le commandant se leva et fit un signe à Joe : « Nous allons te laisser une
minute pour réfléchir, et on revient. »

Alors qu'ils sortaient de la pièce, elle ne dit rien. Elle attendit une dizaine de
secondes, et courut vers la porte. Elle tourna la poignée. Rien. Visiblement, la
porte se verrouillait aussi bien de l'intérieur que de l’extérieur.

Elle fit les cent pas. S'échapper n'était pas une des deux seules options qui se
présentaient désormais à elle : la prison, ou les gardes. Elle s'était jurée de ne
jamais coucher pour de l'argent, malgré son besoin impérieux avec la maladie
de sa sœur. Mais ce n'était pas le cas présent. Une nuit ne faisait pas d'elle une
prostituée, surtout qu'ils n'allaient certainement pas lui donner l'argent ensuite.

Était-ce une si mauvaise chose ? Elle n'avait jamais couché avec deux hommes
en même temps, mais ils n'avaient pas l'air si méchants. L'un des deux était
même plutôt bel homme. Le simple fait de voir le commandant entrer dans la
pièce l'avait titillé. Si il était venu l'aborder dans un bar, elle serait certainement
très ouverte à ses avances. Elle se tordit dans sa chaise.

Quand les gardes revinrent, elle s'était résolue à faire son choix. C'était le seul
choix qui s'imposait à elle.

Joe entra dans la pièce avec un plateau de verres. « Tu as soif ? »

Ses lèvres étaient sèches et sa gorge avait cruellement besoin d'eau. « Oui. »

Le commandant entra et ferma la porte avec son pied. Dans ses mains, un
pichet d'eau et une bouteille d'alcool.

Elle se saisit de l'eau.

Le commandant se saisit de son poignet. « Pas avant que tu nous donnes ta
réponse. »

Des chaleurs lui parcoururent la peau. La poigne ferme du commandant vint
effacer les doutes qu'elle eut pu encore avoir.

Elle rougit et, d’un ton plus séducteur qu'elle ne l'eut voulu, dit : « Je vais le
faire. »

« Faire quoi ? »

« Tout ce que vous voudrez. »

« Tout ? » demanda le commandant.

« Je vous laisserai me faire l'amour. C'est ce que vous voulez entendre ? »

Le commandant lui servit un verre d'eau et lui tendit : « Tu verras, tu ne le
regretteras pas. »

Joe se leva et alla derrière elle. Il mit ses mains sur ses épaules et entama un
léger massage sensuel. « Bois un verre. Ça te relaxera et ça te mettra un peu
dans l'ambiance. »

Ses mains glissèrent le long de sa nuque et se plongèrent lentement dans la
fente de sa robe. Quand il eut ses petits seins dans ses mains chaudes, elle
trembla. Oh mon Dieu, si ils découvraient à quel point elle était sensible des
tétons, elle ferait tout ce qu'ils voudraient.

Le commandant se servit un verre de liqueur ambrée. « Quel âge as-tu, en
fait ? »

« 22 ans. »

Il lui tendit le verre. « Au moins, tu es d'âge légal. Bois, ma belle. »

Elle prit le verre. Ses mains tremblaient encore un peu. Elle se faisait à l'idée,
lentement. Le verre déborda un peu sur la table. Elle descendit le verre si vite
que ça lui brûla le gosier.

Elle toussa et rendit le verre. « Qu'est-ce que c'est ? De l'eau de vie? »

Une des mains de Joe libéra un sein et d'un geste fluide, lui écarta les cheveux
de la nuque. « Relax, ma belle. On va passer une nuit inoubliable. »

Ses lèvres murmurèrent contre le petit bout de peau derrière son oreille, ce qui
eut pour effet de la faire se cambrer contre la chaise. Elle ferma les yeux et
s'abandonna à ce plaisir... Ils semblaient tous les deux la connaître, et venaient
appuyer sur ses points faibles...elle se laissa aller.

Les pas du commandant faisaient écho sur le béton. Il s’arrêta pile en face
d'elle. « Lève-toi. »

Elle suivit ses ordres et se leva, offrant son dos à Joe. Elle portait une robe
courte et moulante, qui dessinait ses formes juvéniles joliment. Elle sentait la
flamme du désir dans les yeux du commandant.

Il passa ses pouces sous les épaules de la robe et d'un geste sec mais contrôlé,
il fit sauter quelques coutures. Le son du tissu qui se déchirait, et tout cette
violence contenu lui envoyèrent des frissons le long du dos. Elle se sentait
prise dans un tourbillon de désir virils, elle sentait qu'elle était pour eux l'objet
de toutes leurs attentions. Elle frémit d'anticipation.

Ses mains se saisirent de ses fesses et tirèrent le corps de Anna contre le sien,
viril. La bosse de son entrejambe vint se presser contre la jambe d'Anna. D'un
mouvement, il lui écarta les cuisses si rapidement que, d'instinct, elle vint
envelopper ses jambes autour de sa taille, le serra ainsi contre elle, contre son
intimité.

Elle poussa un gémissement.

Encore totalement habillé, il la coucha sur la table. « Enlève ses chaussures. »

Joe défit les lacets de satin noir et balança les chaussures de l'autre côté de la
pièce, faisant un bruit sourd en tapant contre le mur. Le commandant parcourait
le corps d'Anna des yeux, lentement, avec une flamme qui l'hypnotisait. Elle
voyait cet homme si grand, si viril, si soumis à son propre désir. Il avait un
besoin presqu'animal d'elle.

Le commandant agrippa le devant de la robe et la déchira d'un mouvement
rapide, précipité. L'envie lubrique qui scintillait dans ses yeux terrorisait un
peu et excitait Anna en même temps.

Ses paumes ouvertes parcoururent la chair tendue de son ventre. Elle était
envahie par une marée d'émotions, et elle ne posa aucune résistance quand il la
saisit par la taille et la traîna vers le rebord de la table.

Anna se libéra des haillons qui furent jadis sa robe, et qui pendaient désormais
à ses bras, et les balaya du dessus de la table.

Joe observait la scène, une étincelle dans les yeux : « Putain Mac, elle est
vraiment trop bonne ! »

Le commandant poussa un grognement.

Mac. Elle voulait avoir ce nom en bouche. Le savourer. Passer sa langue au
coin de chaque courbure de ce nom. Mac.

La climatisation se mit en route et vint rafraîchir sa poitrine. Ses tétons se
dressèrent violemment. Mac se pencha sur elle pour les lui lécher. Le contact
de sa langue râpeuse contre sa chair la fit se cambrer vers lui. La sensibilité
incroyable dont avait fait preuve la peau de Anna lui réchauffa le toucher. Ses
doigts vinrent remplacer sa langue et il pinça, jusqu'à la faire gémir de cette
douleur exquise.

Ses jambes s'écartèrent. Une chaleur monta lentement, mais sûrement dans les
replis de son intimité, qui était déjà trempée de désir.

« Non, non, me belle. Laisse moi faire. » Il sortit ses menottes scintillantes de
sa ceinture et les passa aux poignets de Anna.

Avant qu'elle n'eut pu faire quoi que ce soit, Mac lui emprisonna la cheville
gauche. Il fixa l'autre bracelet à quelque chose sous la table. Elle tenta de
libérer sa jambe, mais elle ne pouvait, désormais, plus bouger que de quelques
centimètres. Il en fit de même pour l'autre côté.

Étreinte, elle se débattit. « Attendez, vous ne m'avez pas dit qu'il était question
de m'attacher »

Joe répondit « Tu as dit que tu ferai tout ce que nous voulions... »

« … y compris t'attacher...» finit Mac.

Elle se débattit doucement sur la table. Emprisonnée et complètement à leur
merci, sa respiration se faisait courte, et venait en petites bouffées. Son regard
allait d'un homme, à l'autre. Qu'allaient-ils faire ?

La ceinture de Mac attira l'attention de Anna. Il tira sur la lanière de cuir, et la
libéra.

Il enroula sa ceinture autour de son poing énorme et la posa à quelques
centimètres de la tête de Anna. Elle se tourna pour en humer le parfum. L'odeur
du cuir monta en elle. Tellement primitif, primal. L'atmosphère sexuellement
chargée se distilla en elle tel un puissant aphrodisiaque.

Le regard de Mac, tel un prédateur se promena le long de son ventre et se
perdit dans le creux de ses cuisses. Il déboutonna sa chemise et la jeta au visage
de Anna, l'aveuglant. Elle attendit, aveugle, mais envahie d'émotions. Elle
n'avait aucune idée de ce qu'il allait lui faire, et cela la rendait folle, comme
animée d'une envie animale.

Ses seins attendaient qu'on les touche. Son entrejambe réclamait aussi de
l'attention. Elle était cambrée, se livrant à eux, prête à se faire prendre ainsi, sur
la table. Son clitoris, brûlant, réclamait toute leur attention.

De l'autre côté de la pièce, là ou Joe se tenait, on pouvait entendre des
vêtements tomber au sol. Mac lui ôta la chemise du visage. Il était debout
devant elle. Nu, et en érection. Un filet de poils noirs allait de son nombril à
son aine. Une goutte de liquide pré-séminal brillait à la lumière.

Elle prit une respiration profonde, ferma les yeux et réalisa que, quoi qu'il
arrive ce soir, ça serait la nuit la plus érotique de toute sa vie.

***

Joe se dirigea du côté de la table où les mains de Anna étaient menottées.
« Branle moi. » dit-il d'un ton autoritaire et impatient. Elle s’exécuta et prit la
queue endurcie de Joe autour de ses doigts. Les menottes claquaient contre la
table alors que la petite voleuse branlait Joe, en rythme.

Joe avait peine à croire qu'elle s'était prêtée à leur petit jeu. D'habitude, les
filles demandaient un avocat et ne disaient plus rien. Pas celle-ci. Celle-ci
voulait éviter la prison à tout prix, même si cela voulait dire qu'elle devait
prendre les deux hommes en même temps.

Il ferma les yeux. La douce main de la jeune femme glissait le long de son
membre. Cela faisait bien longtemps qu'il n'avait couché avec quelqu'un. Il en
avait besoin. Son seul souhait était qu'elle ne fut pas déjà enchaînée à la table.

« C'est bon ? »

« Ne t'arrête pas, ma belle. »

Il étendit le bras vers l'autre côté de la table et passa un doigt sur les lèvres
pulpeuses de Anna. Elle mordit gentiment le bout de son doigt, puis le suça.
Elle le voulait tout entier dans sa bouche.

Cette succion eut pour effet de revigorer son érection. Elle se fit plus grande,
plus animale. Si elle voulait avoir quelque chose en bouche, il allait lui donner.

Il se libéra de la main d'Anna et se mit devant son visage. Il lui prit le menton et
poussa sa tête en arrière. Il pressa le bout de sa bite contre ses lèvres mais elle
n'ouvrit pas immédiatement la bouche, joueuse. Elle le léchouillait seulement
légèrement de sa petite langue rose, jaugeant la bête.

De l'autre côté de la table, Mac promenait ses mains dans l'intérieur de ses
cuisses. Elle tremblait, mais ne résistait pas. Peut-être aimait-elle être utilisée
par deux hommes ?

Les doigts de Mac effleurèrent le ventre de Anna, puis plongèrent vers sa
chatte. Il pressa son poing fermé sur le haut de sa fente. Elle gémit.

Joe se saisit de l'opportunité et ouvrit alors grand ses lèvres de ses mains.
« Suce moi, maintenant »

Elle le goba tout entier. Le plaisir envahit Joe. Se faire ainsi sucer allait le tuer.
Il se laissa tomber en avant et prit les seins fermes de Anna entre ses mains.
Retrouvant l'équilibre, il saisit fermement un des seins, lui pinçant un peu le
téton.

Elle laissa s'échapper un son guttural mais elle ne le toucha même pas de ses
dents. Elle n'avait jamais sucer un homme ainsi ! Sa petite langue rose était si
joueuse... un coup sur le haut de la verge avant de l'engloutir toute entière à
nouveau dans la bouche.

Joe jeta sa tête en arrière et pinça les tétons de Anna entre son pouce et son
index. Il serra et tourna, à chaque fois, de plus en plus fermement.

Elle libéra sa bouche. « Oh mon Dieu, attendez. »

Il enfourna sa queue à nouveau dans sa bouche et poussa profondément. La
petite suceuse ne perdit pas le rythme et avala chaque centimètre de sa queue.
Ses couilles tapaient contre le front de Anna tandis qu'il lui faisait sucer sa bite.
Elle était leur objet, nue, attachée, offerte sans défenses.

De l'autre côté de la table, Mac plongea sa tête entre ses jambes et Joe pouvait
voir le rythme des mouvements de tête de Mac se synchroniser avec les
mouvements de hanches de Anna. Quoiqu'il faisait avec sa langue, ça la rendait
folle.

Joe se retira pour rerentrer de plus belle, aussi profondément qu'il put. Il
maintint ainsi sa bite jusqu'à ce qu'elle toussote, puis se retira. Elle reprit une
respiration puis le tira de nouveau vers elle, folle de désir.

Une tension se forma à la base de sa colonne. La bouche de Anna, douce et
chaude s'affairait à satisfaire son chibre puis le relâchait. Elle léchait
inlassablement ses couilles. Un éclair de chaleur lui parcourait le dos, puis les
couilles, la verge, et enfin le bout de sa bite.

C'était bien beau de lui baiser le visage, il voulait lui pénétrer la chatte. Il tituba
en arrière et pinça fort le bout de sa bite pour s'empêcher d'éjaculer, tant le
plaisir l'avait amené proche du point de non-retour.

Moqueur, Mac lança : « Tu as failli tout lui gicler sur le visage. »

« Je t'emmerde. » répondit Joe, en rigolant.

Mac passa son pouce dans la fente de Anna : « Belle petite chatte. Tellement
excitée...»

Sur la table, la jeune femme commença : « S'il vous plaît, j'ai besoin de ... »

Mac fit un « V » avec ses doigts et captura ainsi son clitoris. « Tu disais ? »

« Je suis si près. » Elle le pressa contre sa main.

« Oh non. Pas encore, chérie. Nous avons encore un long chemin à faire. »
Mac dégagea sa main et pressa fermement sa langue contre son clitoris gonflé,
tout en enfoncant profondément un doigt dans son vagin brûlant et inondé de
cyprine.

Elle fit un mouvement de hanche tellement violent que la table se secoua. Elle
poussa un cri.

« Tu es si sensible... »

« Tu trouves ça sensible ? Viens essayer sa bouche. » Joe cherchait un moyen
de virer Mac afin qu'il puisse goûter à sa petite chatte.

Mac échangea de place avec Joe et enfourna sa bite dans la bouche de Anna.
Elle le suça à s'en faire baver. Elle aimait sentir ainsi un autre homme, elle
aimait être leur chose, elle aimait les sentir tous les deux, affairés à leur plaisir,
en l'utilisant, elle totalement impuissante.

Joe se précipita vers son pantalon et en sortit une capote. Toujours prêt ! Ils
devraient distribuer des médailles à tous ceux qui ont toujours une capote sur
eux. Il éclata presque de rire en déchirant l'emballage et en enfilant la capote.

Il revint à la table, se saisit des hanches de Anna et les tira encore un peu plus
vers le bord de la table. Il frotta délicatement le bout de sa bite contre sa fente
mouillée, prenant son temps. et la pénétra profondément, extatique.


***


Les jambes de Anna, sous la pression du poids de Joe, s'écartèrent encore plus.
Elle était rassurée du fait d'avoir entendu l'emballage de la capote se froisser,
puis tomber par terre. Elle avait déjà eu des coups d'un soir avec des gars
rencontrés dans des bars, mais elle s'assurait toujours d'avoir des capotes sur
elle.

Elle ne pouvait pas voir au-delà des couilles de Mac, mais elle sentait bien le
bout de la queue de Joe entrer en elle, dans sa chatte trempée. Elle se cambra
pour mieux le recevoir et ouvrit la bouche plus grand pour accueillir la bite de
Mac. Jamais dans sa vie, ne fut-elle aussi remplie. Elle se demandait pourquoi
elle n'avait jamais essayé cela auparavant. Deux hommes pour elle !

Coucher avec deux hommes en même temps était un défi. Au départ, ils étaient
un peu désynchronisés et elle ne savait pas ce qu'elle aimait le plus. La bite
qu'elle avait dans la bouche, ou celle qu'elle avait dans la chatte. Elle décida de
privilégier Joe. Mac comprit le problème rapidement et, très vite, il se cala au
rythme des coups de reins de Joe. C'était un peu comme la version coquine
d'une équipe de rameurs. Elle adorait, et son clitoris vibrait de désir lui aussi.

Joe rapprocha les hanches de Anna du rebord de la table. « Putain, Mac, c'est la
galère avec des menottes. Libérons-la. On pourra VRAIMENT mieux baiser
comme ça. »

Mac se retira. « D'accord, mais échangeons nos places »

Joe attrapa un jeu de clés du sol. Elle tapèrent les unes contre les autres alors
qu'il libérait les chevilles et les poignets de Anna. Elle se frotta les marques
rouges que les menottes lui avaient laissées. Elles se seraient estompées d'ici le
jour suivant, mais, d'ici là, il fallait qu'elle trouve le moyen de les cacher de sa
sœur.

Mac la souleva vigoureusement de la table, et la mit sur le flanc. Il se mit à
genoux et la coucha sur un tas de vêtements. Un bout de la hanche de Anna vint
toucher le bitume froid. Avant qu'elle ne put mot dire, Mac la prit par la taille et
la tira vers lui.

Sa bite vint se fourrer dans sa chatte un peu endolorie sans prévenir. Elle
poussa un cri de surprise. Une pointe d'envie la fit gémir et elle le repoussa
pour s'ajuster afin de mieux le recevoir. Elle voulait le sentir tout entier en elle.
Chaque centimètre. Profondément. Durement. Sauvagement.

Il la prit vigoureusement pendant que Joe observait de l'autre côté de la pièce.
Ses tétons frottaient contre le sol et la friction générée fit en sorte d'en chauffer
les bouts, qui, eux, réchauffaient progressivement son clitoris.

Elle roula des hanches afin de mieux l'accueillir, plus profondément. Il lui
claqua les fesses assez fort pour que ça lui pique. Inlassablement, il lui claqua
le cul jusqu'à ce que ça lui brûle les mains.

« Attrape la ceinture. » Mac fit un geste en direction de la table.

Joe alla de l'autre côté de la pièce, saisit la ceinture et la tendit à Mac. Elle se
tortilla et regarda Mac doubler la ceinture autour de sa boucle.

Il continua à lui donner des coups de reins tout en la fouettant gentiment avec la
ceinture. La stimulation supplémentaire la fit presque jouir. Puis il durcit les
coups sur ses fesses. Elle ne savait pas combien de temps elle allait encore
pouvoir tenir les coups de ceintures en cuir sur son cul.

Joe se mit à genoux devant elle. « Donne-moi la ceinture. »

Mac la lui tendit.

« Dégage son visage. »

Mac attrapa une poignée de cheveux et tira la tête de Anna en arrière. Elle se
cambra, mais il continua à tirer sur la ceinture jusqu'à ce qu'elle soit sur ses
genoux.

Joe passa la ceinture sur ses seins. « TU es très sensible de cette zone, n'est-ce
pas ? »

« Oui. » Sa chatte se resserra autour de la queue de Mac.

Joe tapota la ceinture sur la poitrine de Anna et concentra ses coups sur ses
tétons. « Tu as été très vilaine, petite souillon. Tu mérites qu'on te punisse les
seins, hein ? »

Elle hocha de la tête.

« Je ne t'ai pas entendue. » Joe laissa tomber la ceinture et pinça ses tétons si
fort que la douleur se rependit dans tout son corps.

« Aïe. Oui. Je veux dire non. » Elle ne pouvait penser clairement à cause de la
douleur, et du plaisir. Elle n'avait jamais ressenti celé. Une goutte de sueur lui
ruissela le long de son dos, et son cœur battait à la chamade, d'excitation, de
peur et de douleur mêlée à un plaisir nouveau, mais si fort...

Mac lui lâcha les cheveux. Elle se laissa tomber en avant et Joe relâcha
également sa poigne. Le sang affluait vers les tétons sensibles. Ils brûlaient
intensément. Soudainement, elle se jeta contre Mac. Elle voulait désespérément
se libérer, mais l'instinct de vouloir se faire baiser prit le dessus. Il n'y avait
plus rien d'autre que les sensations. La douleur. Le plaisir. Le besoin montant
de jouir obscurcissait tout le reste.

Mac la tenait par la taille à la force d'un seul bras. Il se glissa brusquement en
elle. Leurs peaux s’entre-claquaient au rythme des coups de reins qu'il lui
donnait, violemment.

Une étincelle lubrique illumina les yeux de Joe. « Double pénétration ? »

« Je veux son cul. »

Elle ne savait pas de quoi ils étaient en train de parler, mais avant qu'elle ne put
réaliser quoi que ce soit, Mac se coucha et la tira au dessus de lui. Il plongea
dans sa chatte chaude et humide.

Derrière elle, Mac passa sa queue le long de la raie de son cul. A la minute où
elle réalisa ce qui était en train de se préparer, elle essaya de se dégager en
rampant.

« Où tu vas ? » Joe la maintint en position au dessus de son torse.

Mac écarta ses fesses et cracha sur le trou étroit. « Ça va être serré. »

« Si tu ne le supportes pas ... »

« C'est bon. Je l'ai. » répondit Mac, assez sèchement.

Mac pressa le bout de sa queue contre le trou du cul de Anna.

« Tu ne peux pas me baiser là. » Elle écarta son cul vers la gauche pour éviter
sa queue tâtonnante.

« On te baisera comme on veut. C'était le deal. »

Des larmes se formèrent aux coins des yeux de Anna quand chaque
terminaison nerveuse de son anus lui envoyèrent une décharge douloureuse. Le
gland se fraya un chemin de plus en plus profond dans son petit trou serré.

« Oh, mon Dieu. » gémit-elle.

« Putain, c'est trop serré. Je vais chercher du lubrifiant. » Mac se leva. Il enfila
sa chemise et son pantalon et quitta la pièce.

Anna implora Joe. « Je t'en supplie. Laisse moi partir. »

« Le marché était qu'on t'a jusqu'au petit matin. Ensuite, on te laissera partir. » Il
s'enfourna dans sa chatte, comme pour appuyer son argument.

La porte s'ouvrit en grand. Mac était de retour. Anna tomba presque dans les
pommes quand elle vit qui se tenait directement derrière Mac.

***

Ben claqua la porte et suivit Mac dans la salle d'interrogatoire. Il avait été sous
couverture dans bien des endroits, mais il n'avait jamais vu un suspect se faire
mettre à poil et se faire empaler sur la queue d'un autre garde.

« Qu'est-ce qui se passe, ici, putain ? »

Un air de soulagement illumina le visage de Anna. « Dieu merci. Fais-moi
sortir d'ici. »

Joe sourit en coin. « Hé Ben, quoi de neuf ? »

“Je pensais qu'on devait arrêter celle-ci. Pourquoi es-tu en train de baiser le
suspect?”
“Nous avons conclu un marché. Elle nous baise jusqu'au lever du soleil, et on
la laisse partir. Je dirais qu'il nous reste à peu près une heure.”

Ben se passa la main sur le visage. Toutes les personnes présentes pouvaient
maintenant aller en prison, pour un motif, ou un autre. Merde. Il était en
filature de cette voleuse depuis plus d'un mois. Il était sur le point de la coffrer.
Que faire maintenant?

De la sueur s'accumulait au creux du cou de Anna. Il avait rêvé de pouvoir
peloter son corps depuis des semaines, mais elle ne l'avait jamais laissé faire.
C'était sa chance et il serait bête de ne pas la saisir.

Il la fixa. “Tu es d'accord avec tout ceci?”

Elle avoua: “Je ne peux pas aller en prison. Je faisais ça pour payer les dettes
médicales de ma sœur. Je … je n'avais pas d'autre choix.”

Joe la fit sauter sur sa bite. “Ne t'inquiète pas. Elle a adoré chaque instant.”

“Pas quand vous avez essayé de me la mettre dans le cul.”

Ben se tourna vers Mac et leva un sourcil. “La grande classe.”

« Quoi ? Elle a un super petit cul. Pourquoi s'en priver ? »

En effet, pourquoi pas ? Ben s'éclaircit la gorge. « Voici comment on va faire.
On va tous baiser jusqu'à plus soif. On n'en parlera plus jamais et plus
personne n'essaye de jouer de tours. Compris ? »

Les deux autres hommes répondirent, à l'unisson : « Ouais. »

Anna geint : « Non. »

« C'est un très bon marché pour toi, Anna. J'ai enregistré toutes nos
conversations au sujet de la triche. J'ai assez de preuves pour te boucler. »

« Ça m'a fait mal quand il a essayé. »

Mac tendit la bouteille à Ben. « Je revenais avec ça quand tu m'as repéré. »

« Très bien. » Ben ouvrit le flacon. Il le posa sur la table et commença à se
déshabiller. Quelle nuit folle. Il pensait venir donner son compte à Anna, et
voilà qu'il était sur le point de … lui donner son compte. Littéralement.

Sa bite, à moitié molle jaillit hors de son pantalon. La seule vue du cul
rebondissant de Anna alors que celle ci se faisait prendre par Joe a suffi à le
faire bander.

Joe montra la pile de vêtements du doigt. « J'ai des capotes dans mon
pantalon. »

Ben trouva rapidement et enfila une capote. Ses genoux craquèrent en
s'agenouillant sur le sol. Il prit le flacon de lubrifiant et s'enduit la bite. Avec un
doigt, il introduit du lubrifiant dans le trou du cul de Anna. Elle se laissa faire,
résignée. Il posa le flacon sur le sol, près de lui, au cas où il lui en faudrait
plus.

Il se mit derrière elle et se pressa contre son cul. « Détends-toi, Anna. Ça ne fait
mal que si tu es tendue. »

Il continua à appliquer de la pression jusqu'à ce que son gland pénètre enfin le
trou étroit. Il caressa la fesse de Anna. « C'est bien, jeune fille. Ouvre, ouvre-
toi. N'oublie pas de respirer. »

Elle répondit par un gémissement. Cela passa nettement mieux, et elle sentit
son excitation revenir peu à peu.

Le petit passage était à peine ouvert alors qu'il s'introduisait progressivement.
Les muscles commencèrent à se relaxer, ce qui lui permit de pénétrer plus en
profondeur. Il ne lâcha rien. Un centimètre à la fois, il enfouit sa bite au plus
profond de la femme qu'il avait désirée plus que n’importe quelle autre femme
au monde. Il réalisait à peine sa chance. Il avait eu de la chance que les deux
autres gars aient su se montrer aussi persuasifs.

Elle émit un petit « Oh » quand sa bite eut passé le cap des muscles tendus de
l'intérieur de son petit trou. Encore un peu plus et il allait la prendre à pleines
burnes.

« Ben, attends. » gémit-elle.

Il l'ignora et fourra le dernier centimètre. Il attendit que le corps de Anna
s'ajuste à la largeur de son chibre. La jeune femme, tremblante, haletante, saisit
une des chemises qui traînait par terre et la serra. Elle était excitée et peureuse
de cette nouvelle expérience.

Joe pompait sa chatte. Elle se contorsionnait et gémissait.

Ben se retira à moitié et revint à la charge. Tel un étau, le trou du cul de Anna
lui procurait un plaisir incomparable.

***

Anna abandonna l'idée d'échapper à Ben, et s'abandonna à son début de plaisir.
C'était donc cela, la double pénétration ? Il violenta son cul vigoureusement à
grand coups de reins. Le mélange des sensations de la largeur de la bite de Ben
et les assauts répétés de Joe la firent s'abandonner au plaisir qui affectait
désormais son bon sens. La douleur devenait petit à petit quelque chose qu'elle
n'avait jamais ressenti auparavant, tel un nuage blanc où elle flottait dans un
océan d'extase insouciant.

Tout ce qu'ils lui faisaient envoyait une décharge à sa chatte. Mac se mit à
genoux devant elle et elle le prit en bouche. Tous les trous ainsi pris, elle était
en harmonie avec chaque homme. Emplie du désir de chacun, les sens en
ébullitions. En quelques minutes, la sensation de flottement fit place à une
énorme tension qui lui traversa le corps.

Ses muscles se raidirent. Elle ne respirait plus. La première volée d'orgasmes
fit irruption au travers chaque atome de son corps. Déchirée, elle jouit si
intensément que son cœur frappa violemment contre sa cage thoracique.

Mac se retira de sa bouche.

Elle lâcha un cri presque inhumain qui résonna dans la pièce, tout en se jetant
sur leurs bites. La première giclée de foutre de Mac atterrit sur sa joue, puis
coula le long de sa poitrine.

Joe poussa sa queue vers le haut et eut un spasme en Anna. Ce mouvement se
fondit avec un mouvement à elle, ils étaient en symbiose. Il avaient giclé
partout en elle, sur elle, et continuaient à lui donner des coups de reins.

Ben labourait son trou du cul à petits coups. Ils gagnaient petit à petit en vitesse
et en intensité jusqu’à ce qu'il lui saisisse les bras et lui assène un coup si
puissant qu'elle perdit toute force dans les bras.

Il continua à la baiser, malgré le fait qu'elle était couchée sur le torse de Joe.

« Putain, laisse-moi me lever. » La bite de Joe se glissa hors de sa chatte.

Elle se redressa assez pour pouvoir le laisser se dégager de sous elle. Ben ne
s'arrêta pas de lui baiser le trou du cul. Il la baisa tellement fort que son bassin
heurtait le sol.

Il la baisa encore et encore, et finit par lui gicler à l'intérieur quand elle pensait
ne plus en pouvoir une seconde de plus. Il eut un spasme et s'écroula sur elle.
Leurs corps luisants de sueur étaient collés l'un à l'autre, essoufflés.

La bite de Ben se retira de Anna quand il se tourna vers l'arrière. Elle rampa
pour se dégager et se mit sur son dos.

Mac sortit une montre de son pantalon. « C'est le lever du jour. La ronde est
terminée. A demain, les gars. »

Joe et Mac fouillèrent dans la pile de vêtements, se rhabillèrent rapidement et
quittèrent la pièce.

Ben se tourna vers elle. « Ça va ? »

Le corps de Anna était encore fourmillant d'émotions et récupérait à peine de
ce qu'il venait de vivre.

Se faire prendre par 3 hommes.

« Ca ira. »

« Ne te prends pas trop la tête dessus. Tu as fait ce que tu pensais devoir faire. »

La réalité de la situation commençait à s'installer en elle. « Ma sœur. Je ne
pourrai pas l'aider à présent. »

Ben ouvrit la bouche, comme pour dire quelque chose, puis se ravisa. Il quitta
la pièce.

Anna réunit ce qui restait de sa robe. Elle était incapable de réfléchir, incapable
de revenir sur ce qu'il s'était passé. Elle voulait juste partir du casino et rentrer
chez elle pour reprendre ses esprits, et faire le point. Mais elle ne pouvait
partir ainsi, à moitié nue.

Ben revint avec quelques serviettes en papier, un jean et un t-shirt noir.

« Tiens, tu n'as qu'à mettre ça. Nettoie-toi. »

Elle se servit des serviettes sèches pour essuyer le foutre gluant de son visage.

Ben avait du mal à la regarder. Il semblait embarrassé.

« Je connais ta situation. Au sujet de ta sœur. Rien de ce qui s'est passé ce soir
n'était standard donc … la prochaine fois, n'encaisse pas tous tes jetons d'un
coup. Envoie quelqu'un pour le faire. Personne ne dira rien de ce qui s'est passé
ce soir. On pourrait tous y perdre nos jobs. "

« Sois plus clair. »

« Tu peux garder l'argent. Mais ne reviens jamais plus ici. »

Elle le regarda d'un air méfiant. « Tu veux me jouer un tour ? »

« Non. Tu ne dis rien. On ne dira rien. Marché conclu ? »

Elle acquiesça lentement de la tête. Elle laça ses sandales et demanda :
« Comment est-ce que je sors d'ici ? »

« Suis-moi. » Il la conduisit dans le couloir, à travers le long labyrinthe de
corridors qui mena dans le parking.

Elle se retourna pour le remercier mais il n'était déjà plus là. Les premiers
rayons de soleil traversaient le ciel et le teintaient de rose. Elle savait qu'elle ne
mettrait plus jamais les pieds dans un casino.
A suivre dans "Flagrants Désirs" d'Analia Noir, disponible sur Amazon.

Du même auteur:

American LOVE
Quatre amants. Une maison. Des tonnes de drames.

Ils se surnomment eux-mêmes « Le Quartet » dans cette


saga romantique et érotique.
Katie, Hailey, Rick et Josh composent ce qu’on appelle un Quartet. Ils forment
un groupe de polyamoureux et vivent en Californie. Ils entament aujourd’hui
une saga sexy, amusante et exotique (voire même érotique !) basée sur leur
style de vie.
Depuis maintenant cinq ans, nous vivons heureux en tant que polyamoureux, et
nous avons adoré chaque seconde de cette aventure. Parfois, un drame se
produit lorsqu’un nouveau partenaire rejoint notre relation, mais nous faisons
tous de notre mieux pour nous accepter les uns les autres et respecter chacune
de nos décisions.

Suivez-nous dans notre quotidien de polyamoureux et partagez nos aventures,


qu’elles soient bonnes, mauvaises, ou coquines.

Katie commet une grosse erreur lors de son voyage d’affaire à Reno Nevada.
Le reste du quartet se concentre sur leur emménagement dans une nouvelle
maison à San Diego. Les choses s’enflamment et s’alourdissent lorsqu’ils
emménagent dans leur nouveau foyer. Josh rencontre un couple sympathique et
fait des projets.

Une Passion Insatiable


Kelly est mariée. Elle est sexy. Elle est le fantasme de
chaque homme, mais elle s’ennuie.
Kelly avait tout ce qu’on pouvait désirer : un mari fortuné qui était
apparemment toujours au travail, une immense demeure en banlieue et un
incroyable compte en banque à sa disposition. Cependant, Kelly est dans une
phase d’émoi sexuel et ne compte pas la gâcher.

Lorsque le superbe jeune homme, à peine marié, employé pour l’entretien de


la piscine retire son T shirt, Kelly réalise ce à côté de quoi elle passe.

Ça commence à chauffer pour Kelly quand elle décide de


risque le tout pour le tout avec à chaque fois de nouveaux
partenaires...

Le Professionnel: (BDSM, Domination, Histoire


Érotique)
« Seul un certain état d’esprit permet réellement de comprendre le besoin d’être
dominé dans la douleur, jusqu’au paroxysme de l’orgasme. »

Jessie se retrouve sous la redoutable emprise de David Monroe, patron de DM


Industries.

Son obscur désir pour le corps de la jeune femme se concrétise enfin lorsqu’il
conduit Jessie corps et âme vers un nouveau degré de douleur, de plaisir et
d’intense discipline, en l’enfermant dans sa propriété.

Les actions lubriques de Monroe, qui entraîne Jessie à devenir son parfait petit
jouet, la mènent aux frontières de la folie lorsqu’il la met à l’épreuve, encore
et encore, sous son joug dominateur.

Alors qu’ils s’engagent dans une exploration des plaisirs
charnels, Jessie et Monroe sont pris dans une spirale de
tromperie, de luxure et d’émotion qui changera leur
vision de l’intimité pour le reste de leurs vies.

Diane et les Mannequins: (Nouvelle Érotique, Interdit,
Tabou)
Tome 1
Diane est une jeune femme dans la petite trentaine, installée en couple et
fiancée depuis peu avec son petit ami de 5 ans.

Elle est heureuse, a une vie équilibrée, mais une vie de couple ennuyeuse,
notamment au niveau sexuel avec son copain. Elle ne sait pas si elle a bien fait
d'accepter cette demande en mariage...


Au boulot, elle vient d’être promue à la supervision des
photoshoot pour les modèles masculin de la grande
marque de lingerie pour laquelle elle travaille.

Elle se prend vite à fantasmer sur ces Apollon avec des


corps musclés parfaitement dessinés...et leur personnalité
parfois incroyable...elle se les imagine au lit... avec elle...

Ils hantent ses rêves et ses fantasmes, et ses journées de


travail sont de plus en plus...érotiques...
Résistera-t-elle à la tentation ?

Diane et les Mannequins: (Nouvelle Érotique, Interdit,


Tabou)
Tome 2
Diane et les Mannequins: (Nouvelle Érotique, Interdit,
Tabou)
Tome 3


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