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DROIT
Le droit est l'ensemble des règles générales et abstraites indiquant ce qui doit être fait dans un cas donné,
édictées ou reconnues par un organe officiel, régissant l'organisation et le déroulement des relations
sociales et dont le respect est en principe assuré par des moyens de contrainte organisés par l'État.

La notion de formalisme juridique

Le formalisme juridique peut se définir comme la technique selon laquelle la validité et


l'efficacité des actes sont subordonnées A  l'observation de certaines formes, A  des
formalités.

Au sens juridique, les formes sont des procédés techniques consistant en des manifestations
extérieures et sensibles destinées - A  envelopper les circonstances telles que les actes de
volonté ou les faits de la vie sociale, d'où proviennent les situations juridiques -, de sorte que
ces éléments extérieurs conditionnent - l'effet juridique produit par les évènements qu'ils
enveloppent quand même, sans influencer directement leur existence, ils apporteraient
seulement plus d'énergie A  leur action -'. - La forme est comme un vêtement qui habille un
acte, ou encore comme un passeport qui lui donne accès dans le groupe social. -2
Autrement dit, on est en présence de formalisme dès qu'un élément de forme extérieure
déterminé par le droit conditionne tant soit peu l'effet juridique produit, ou dès que
l'efficacité juridique d'un acte est en quoi que ce soit altérée, faute de respecter les
prescriptions de forme édictées par le droit.
Si, dans les civilisations archaïques, l'exigence des formes était essentiellement inspirée par
un sentiment religieux et la crainte de la colère divine, ce formalisme mystique a disparu
dans les sociétés modernes. Les systèmes juridiques actuels, pour d'autres raisons et de
manière différente, ont néanmoins abondamment recours au formalisme.
Le formalisme juridique contemporain - est essentiellement pragmatique et utilitaire. Il se
donne pour but de faciliter les relations sociales en mettant A  la disposition de chacun des
instruments de protection dont la portée est connue de tous et ne prASte pas A  équivoque -.
C'est devenu un formalisme de sécurité. On le voit mASme se développer de nos jours. Dans
la mesure où le législateur prend davantage en compte un rôle de protection des plus faibles
par des règles impératives, notamment en droit de la consommation, il utilise A  cette fin les
bienfaits du formalisme.
Ihering soutenait que le formalisme protège le faible contre la violence ou l'astuce des forts :
le respect de formes rigoureuses, précises et publiques constitue une garantie contre des
manœuvres frauduleuses. Il impose une meilleure information des parties, les contraint A  ne
s'engager qu'après mûre réflexion, et permet l'information du public. Enfin, comme le
signalait Ihering, - en précisant la nature de l'acte accompli, il ésectiune toute équivoque -
quant aux obligations assumées en éveillant l'attention contre les pièges et en obligeant A 
plus de précision et de certitude.
Pourtant, le formalisme n'est pas exempt de dangers. On lui reproche souvent de multiplier
abusivement les complications, les gênes, les retards et les frais et d'opposer A  l'action des
hommes des entraves inutiles1. Certes, on ne peut admettre de nos jours la forme pour la
forme, sans autre justification, ni que la forme prime le fond. Mais le recours au formalisme
peut être une nécessité. Les formalités sont souvent des instruments de protection et de
sécurité juridique.
C'est pourquoi un certain nombre d'actes juridiques touchant A  l'état civil (actes de
naissance, de mariage, de décès) et d'actes unilatéraux publics et pris ou de contrats
paraissant particulièrement graves ou complexes sont soumis A  des solennités spéciales
consistant, selon les cas, dans une intervention de l'autorité publique, des formalités ou des
formes spéciales, des mentions particulières, l'exigence d'un écrit sous seing privé ou
authentique, des mesures de publicité, des habilitations préalables, des délais, des formules
sacramentelles
C'est, surtout, la procédure qui constitue la terre d'élection du formalisme car le respect des
formes et des délais y apparait comme la garantie nécessaire d'une bonne justice, parce qu'ils
sont indispensables au respect des principes directeurs de la procédure et spécialement du
principe du contradictoire et aux droits de la défense.
Le formalisme est, dès lors, nécessaire et inéluctable, mais il doit être contenu dans de justes
limites. Tout système juridique comporte une part de formalisme irréductible, ne serait-ce
que parce que la volonté ne peut être réellement créatrice de droits qu'A  la condition d'être
extériorisée2.
Mais, qu'il s'agisse du droit substantiel ou du droit processuel, la problématique du
formalisme est la même : il faut choisir entre la meilleure sécurité juridique, qui suppose un
système fondé sur le strict respect des formes de droit mais une complexité souvent abusive,
et une grande liberté d'accomplissement des actes juridiques et juridictionnels mais une
insuffisante sécurité.
Aucune de ces deux alternatives ne peut désormais l'emporter A  elle seule et un point
d'équilibre entre formalisme et liberté ou consensualisme doit être trou. Leur dosage respectif
varie selon les systèmes de droit et, dans chaque système, selon les matières. Mais c'est
généralement par une modulation des sanctions du formalisme selon ses diverses fonctions
que l'on peut parvenir A  d'heureuses solutions. On rifiera ce lien entre les fonctions et les
sanctions du formalisme, aussi bien en droit substantiel qu'en droit processuel..

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DROIT
Le droit est l'ensemble des règles générales et abstraites indiquant ce qui doit être fait dans un cas donné,
édictées ou reconnues par un organe officiel, régissant l'organisation et le déroulement des relations
sociales et dont le respect est en principe assuré par des moyens de contrainte organisés par l'État.

La notion de concept juridique

Les concepts sont des - représentations mentales générales et abstraites des objets -2. En
matière juridique, ils ne peuvent être déterminés qu'en fonction du droit objectif et des
réalités sociales. La démarche intellectuelle qui y conduit part de l'observation de la loi, de la
jurisprudence, de la pratique juridique Elle est particulièrement difficile, car elle s'appuie sur
des règles mouvantes et souvent contradictoires et sur l'extrême variabilité des
comportements humains et des phénomènes d'ordre psychologique, social, économique,
éthique'. Elle est ainsi en constante évolution parce que de nouveaux éléments de la vie dont
ni la loi, ni la jurisprudence n'ont pu encore connaitre imposent à tout moment de la
renouveler. Mais elle a également besoin d'assises parce que tout système juridique doit être
organisé à  partir de principes généraux et fondé sur des notions suffisamment permanentes
pour en maintenir l'harmonie sans laquelle il se disloquerait, se perdrait en contradictions et
deviendrait incompréhensible et impraticable. Le droit ne peut constituer un ensemble
systématique et rationnel que s'il est - sous-tendu par un réseau de concept qui lui donne son
organisation intellectuelle -4. Or, il doit procéder par - conceptualisations successives -,
suivant la distinction du genre et de l'espèce5 : tel acte juridique est un contrat, une vente, une
vente d'immeuble, de chose future, sous condition suspensive. Pour appréhender le contenu
d'une situation particulière, il faut en déceler tous les aspects significatifs et recenser tous les
concepts auxquels elle se réfère. Or, la représentation intellectuelle générale et abstraite des
phénomènes juridiques par des concepts indispensables à leur connaissance et à  leur saisie
par le droit positif concerne aussi bien les personnes que les choses, les faits, les actes, les
droits, les procédés techniques, les institutions. Autrement dit, les situations de fait ne
peuvent être analysées en droit que par référence à  des concepts juridiques connus et définis.

La définition d'un concept consiste à  donner le sens du mot qui le désigne d'après les
éléments qui le constituent. Elle a à la fois un aspect substantiel et un aspect formel. Plus
exactement, elle exprime la consistance matérielle du concept : c'est le fond ; et elle énonce le
sens du terme qui le désigne : c'est la forme.
Pour assurer la sécurité juridique, il faut que tout concept juridique soit susceptible d'une
définition fondée sur les attributs qu'il comporte et les relations spécifiques entre ses divers
éléments. Une définition doit représenter un modèle permettant une liaison afin que l'on
puisse y rattacher les situations que sécrète la vie juridique. Elle doit donc en décrire la
substance et en révéler les critères distinctifs. Ainsi, elle doit identifier les éléments
constitutifs du concept envisagé et caractériser leurs relations réciproques.
D'abord, elle doit énoncer les éléments qui y sont toujours réunis, par exemple un élément
matériel et un élément intentionnel destinés A  la réalisation de tel objet et mis en œuvre par
tel moyen dans les rapports de telle et telle personne. On définira par exemple, la possession
comme la maitrise de fait sur une chose corporelle qui correspond, dans l'intention du
possesseur, à  l'exercice d'un droit réel. Mais la définition exclut aussi souvent des éléments
dont l'absence caractérise le concept défini, par exemple, l'absence de mariage des parents
pour la filiation naturelle. Il faut alors qu'à  la définition donnée ne puisse correspondre qu'un
seul concept. Si l'on attribue une même qualification, une fois en fonction de l'absence ou de
la présence des éléments El + E2, et une autre de celle des éléments E3 + E4, cela signifie
soit que cette qualification correspond à  deux concepts distincts, soit qu'elle s'applique à  un
seul concept (El + E2 + E3 + E4), mais qui n'est chaque fois qu'insuffisamment défini1.
Quant aux relations existant entre les éléments constitutifs, elles sont très variables. Il peut
s'agir d'un cumul (élément matériel et intentionnel), d'une alternative (option), ou d'une
exclusion (clause de non-concurrence). Ce peut être aussi un rapport de causalité (fait
générateur et dommage dans la responsabilité), de réciprocité (contrat synallagmatique), de
dépendance (lien de préposition), de condition. On trouve encore des rapports qualitatifs
(erreur substantielle) ou quantitatifs (lésion)
On a néanmoins poser qu'une définition juridique reste souvent - plus ou moins
approximative, expéditive et sommaire - parce que la tâche du juriste - n'est pas d'écrire des
définitions scientifiquement correctes, mais d'élaborer des règles applicables et que la
praticabilité du droit veut des définitions relativement simples, aptes au maniement -'. Cette
observation doit être nuancée. Il faut que la définition soit assez nette et certaine pour pouvoir
être appliquée ; mais toutes les variations d'un concept n'ont pas à  entrer dans sa définition,
car elles en obscurciraient le sens.
Il arrive souvent que la définition des concepts ure dans une source de droit positif. On peut
même penser qu'elle n'a de réelle effectivité que si elle est donnée par la loi ou par la
jurisprudence. Quand les textes ne comportent pas de définitions ou ne donnent que des
définitions insuffisantes, c'est au juge qu'il appartient, au nom de son pouvoir d'interprétation
des lois et règlements, de fixer le sens des mots et de donner aux concepts leur définition. Ce
rôle créateur du juge est essentiel en droit administratif. Les concepts de voie de fait, de
service public, de travaux publics et tant d'autres sont issus de l'œuvre prétorienne du Conseil
d'état, souvent au prix d'une difficile gestation. La doctrine est parfois conduite aussi à créer
des concepts destinés à  la connaissance et à l'analyse systématique du droit, mais qui ne sont
pas issus des sources formelles du droit. Ceux-ci n'ont donc pas de valeur obligatoire, Même
s'ils deviennent d'usage courant. Le droit public comporte ainsi un grand nombre de concepts
de ce genre : souveraineté, démocratie, dictature, oligarchie, état, unions d'états, état unitaire,
état fédéral. Il en est de même en droit privé : les obligations de moyens et de résultat le
montrent bien. Certains de ces concepts sont d'ailleurs ensuite consacrés par les constitutions,
les lois ou les règlements.