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DEVOIR DE FONDATION

GC3

Préparé par :

Nom(s) Prénom (s)

CENATUS Lawensky M.

JEAN PIERRE Verly

MATHIEU Peterson

PIERRE Jean Junior Abed Nego

Rendu le : Mardi 22 septembre 2020


EXERCICE 1:

THEORIE DE PRANDTL-BUISMAN

L’équation canonique du pouvoir portant donne par la formule de Prandtl-Buisman, est la forme
généralisée de la formule de Prandtl, elle a été complétée par Buisman,

De ce fait, pour démontrer cette équation, nous allons établir dans un premier temps la formule
canonique du pouvoir portant de Prandtl, puis on ajoutera les hypothèses qui ont été faite par de
Buisman pour la compléter…

FORMULE DE PRANDTL

La formule de Prandtl est établie dans les hypothèses suivantes :

1. Le problème est bidimensionnel : la semelle est de longueur infinie


2. Le sol est supposé sans poids propre
3. Le sol est idéalement incompressible et l’enfoncement de la semelle est dû au refoulement
latéral du sol par dépassement des contraintes de cisaillement
4. Seules les déformations plastiques sont considérées ; on les suppose toutefois suffisamment
petites pour ne pas modifier la configuration géométrique de l’ensemble
5. Les caractéristiques de résistance au cisaillement Ꚍmax le long d’une surface de glissement
dépendent uniquement des contraintes normales σ qui y sont appliquées via le cercle de Mohr-
Coulomb Ꚍmax= σ’tanϕ’
6. On néglige les accroissements de résistance dus à l’augmentation de compacité du sol
provoquée par la mise en charge du massif donc : ϕ’=cte
7. La surface de contact entre la semelle et le sol est infiniment lisse ; c’est-à-dire qu’elle est une
facette principale
8. Le sol situe à côte et au-dessus de la fondation ne possède pas de caractéristiques de
cisaillement ; seule la contrainte verticale q qu’il applique est prise en compte
9. L’équilibre limite de rupture est atteint pour un mécanisme rupture compose de deux triangles I
et d’une spirale logarithmique II
Considérons la spirale logarithmique :
D’après ce graphe le rayon vecteur r de la spirale logarithmique, défini par sa coordonnée angulaire Ѱ
par rapport a un rayon de référence ro a pour grandeur :

r=roe Ѱtan ϕ’
la normale en tout point forme un angle ϕ’ avec le rayon vecteur passant par ce point , alors la
contrainte agissant sur une facette tangente a la spirale logarithmique passera par le pole de la spirale si
son obliquité (par rapport a la normale) est de tan ϕ’ ; cette condition correspond exactement a la
mobilisation de la résistance ultime en cisaillement du selon les critères de Mohr. (c=0)

En effet, en se basant sur cet équilibre, Prandtl a exprimé le pouvoir portant ultime d’une
semelle filante par la formule suivante dans le cas d’un sol sans cohésion (c=0)

qult= q*Nq

avec Nq=eπtan ϕ *tan2(45+ φ/2)

Nq se decompose de deux termes multiplicatifs :

 Kp= tan2 (45+ φ/2) permettant de passer de la contrainte mineure du triangle passif
q=ꙋD a sa contrainte majeure horizontale.
 eπtan ϕ assurant la rotation de la contrainte horizontale majeure le longde la spirale
logarithmique pour rejoindre la contrainte majeur verticale du triangle actif soit qult.
Lorsque la cohesion n’est pas nulle, on applique la loi des etats corespondants de Caquot en ajoutant le
terme ccot ϕ a chaque terme de contrainte normale :

qult +c cot ϕ = Nq * (q +c cot ϕ)

qult = Nq * (q +c cot ϕ) - c cot ϕ

qult = Nq * q +Nq*c cot ϕ - c cot ϕ

qult = Nq *q + (Nq-1)*c cot ϕ

Prandtl trouve l’expression du pouvoir portant qult sous la forme :

qult = q*Nq + C*Nc

avec Nc = (Nq-1)*cot ϕ

Nꙋ est nul puisque le sol est supposé sans poids propre la première approche due a Prandtl.

FORMULE DE BUISMAN

Comme on l’avait précisé au commencement, Buisman a complété la formule de Prandtl en introduisant


un terme de portance relatif au poids propre du sol, Apres avoir comparé les différentes formes du
mécanisme de rupture sous différentes hypothèses relatives à ꙋ et a q, Buisman a fait l’hypothèse pour
obtenir une expression analytique, que la forme de la surface de rupture déterminée par Prandtl pour un
sol non pesant restait la même lorsque l’on prenait en compte le poids propre de celui-ci.

Terme de Buisman

Le pouvoir portant donne par la formule de Prandtl-Buisman s’exprime :

qult = q*Nq + C*Nc + 1/2 *ꙋ*B*Nꙋ


Avec :

Nq = eπtan ϕ *tan2(45+ φ/2)

Nc = (Nq-1)*cot ϕ
φ
1+tan2(45+ ) 3𝜋 φ
Nꙋ =
1
4
[ 2
1+9tan2(φ)
{(3 tanϕ* tan(45 + φ2) − 1)𝑒 2
𝑡𝑎𝑛𝜑
+(3 tanϕ* tan(45 + ))}
2
φ 3𝜋
𝑡𝑎𝑛𝜑 φ
+2*tan2(45 + 2 )*𝑒 2 -2 tan(45 + )]
2

EXERCICE 2

Données

B = 1 ; Ƴ = 16,5KN/m2 ; ϕ = 35⁰ ;

Hypothèse : semelle filante

Utilisation de la formule générale pour trouver le pouvoir portant ultime du sol

qult = scdciccNc + SqDqIqqNq + s ƳdƳ iƳ 0.5ƳNƳB

Sol sableux => c = 0 ; q =0 (car la fondation est reposée sur le sable)


Les termes de cohésion et de profondeur sont nuls par conséquent

qult = s ƳdƳ iƳ 0.5ƳNƳB

s Ƴ = 1; dƳ = 1; iƳ = 1;

qult = 0.5ƳNƳB

Cherchons NƳ

NƳ = 1.80 (Nq – 1) tan ϕ ; comme NƳ dépend de Nq on a :

Nq = tan2 (45 + ϕ/2) exp {∏tan ϕ}

Nq = tan2 (62,5) exp {∏tan 35}

Nq = 33,29

NƳ devient

NƳ = 1,80(33,29 – 1) tan (35)

NƳ = 40,705

 qult = 0.5 * 16,5 * 40,705 * 1

qult = 335,817KN/m2

Exercice 3

a) Estimons le pouvoir portant de ce radier.

Qult = sq*dq*iq*qNq + sc*dc*ic*cNc + sγ*dγ*iγ*(1/2)*γ*Nγ*B


Caluclons Nq ,Nc , Nγ,sq, dq, iq, sc, dc, ic, sγ, dγ, iγ.
q = 3m*16KN/m3 = 48KN/m2

Nq = tan2(45 + ϕ/2)*(eπtanϕ)

Nq = tan2(45 + 15) * e(3.14*tan30) = 18.38

Nc =(Nq – 1)*cotgϕ

Nc =(18.38 -1)*cot30 = 30.1

Nγ = 1.80(Nq – 1)*tanϕ

Nγ = 1.80(18.38 -1)*tan30 = 18.06

En utilisant Vesic

sq = 1.23 sc = 1.24 sγ = 0.84


dq = 1 dc = 1.06 dγ = 1
iq = 1 ic = 1 iγ = 1
γ' =10 kN/m3
q = 48KN/m2 c = 0.5KPa B = 10m
Nq = 18.38 Nc = 30.1 Nγ = 18.06

Qult = 1863.46 KPa


Calculons le coefficient de sécurité

F = Qult/Qadm , on a besoin de la charge utile c’est-à-dire la charge qu’on compte appliquer sur la
fondation.

Qutile = 45000kN/(25*10)m2 =180 KPa

F = 1863.46/180 F = 10.35 ≫ 3
b) EStimons le pouvoir portant de ce radier.

Qult = sq*dq*iq*qNq + sc*dc*ic*cNc + sγ*dγ*iγ*(1/2)*γ*Nγ*B


Caluclons Nq ,Nc , Nγ,sq, dq, iq, sc, dc, ic, sγ, dγ, iγ.

On se trouve dans une situtiation (virtuelle) ou le radier se trouverait sur la surface de la couche 4. On a
donc : q* = q1 +q2 +q3 = 3*16 + 4.5*(20 -10) + 3*(19.5 – 10)

q* = 121.5KPa ,en appliquant la methode de la semelle fictive on a : B* = B +h3 + h2, L* = L + h2 + h3, et Dz


= h1+h2+h3

B* = 10+3+4.5 = 17.5m, L* = 25+4.5+3 = 32.5m, D* = 3+4.5+3 = 10.5m

Nq = tan2(45 + ϕ/2)*(eπtanϕ)

Nq = tan2(45 + 16) * e(3.14*tan32) = 23.15

Nc =(Nq – 1)*cotgϕ

Nc =(23.15 -1)*cot32 = 35.45

Nγ = 1.80(Nq – 1)*tanϕ
Nγ = 1.80(23.15 -1)*tan32 = 24.91

En utilisant Vesic

sq = 1.33 sc = 1.35 sγ = 0.78


dq = 1 dc = 1.12 dγ = 1
iq = 1 ic = 1 iγ = 1
γ' =10.2 kN/m3
q = 121.5KN/m2 c = 0KPa B = 17.5m
Nq = 23.15 Nc = 35.45 Nγ = 24.91

Qult = 5475.03KPa
Calculons le coefficient de sécurité

F = Qult/Qadm , on a besoin de la charge utile c’est-à-dire la charge qu’on compte appliquer sur la
fondation.

Qutile = 45000kN/(32.5*17.5)m2 + h2*γ2+h3*γ3 =79.12 + 45+ 3*9.5 = 152.62KPa

F = 5475.03/152.62 F = 35.87 ≫ 3

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