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Résumé étendu

Source et le Récepteur.
La méthodologie adoptée suppose évidemment certaines simplifications et en particulier
que les vibrations restent dans le domaine viscoélastique linéaire. Il suffira pour justifier
cette hypothèse de noter que celle-ci est adoptée depuis fort longtemps dans le domaine
du génie parasismique malgré l’existence d’amplitudes de vibrations largement plus impor-
tantes produisant des non-linéarités d’autant plus élevées.
Une autre simplification réside dans la modélisation par des représentations bidimen-
sionnelles de type 2D ou 2.5D, qui induit des calculs donnant des résultats dans des temps
raisonnables. Il convient de noter que les nouvelles méthodes rapides d’éléments de fron-
tière par la technique des multipôles (Fast Multipole BEM ou FMBEM) permettent déjà de
traiter des problèmes tridimensionnels dans le domaine du génie parasismique [94].
Enfin une dernière simplification est apportée au niveau de l’interface entre le sol et la
structure, l’adhésion à cette interface étant supposée parfaite et n’autorisant pas le glisse-
ment.

Dans un troisième temps la méthodologie consiste à déterminer la mobilité du système


Récepteur. Ce document présente trois techniques de modélisation de bâtiment : la méthode
des éléments finis en 3, 2.5 et 2 dimensions, une approche ondulatoire bidimensionnelle
et une approche mixte SEA-Ondulatoire. Toutes possèdent leurs avantages et le choix de
l’une ou l’autre dépend essentiellement de la géométrie. Une approche ondulatoire permet
un calcul rapide mais reste limitée aux géométries simples en deux dimensions. La méth-
ode des éléments finis, pour laquelle les résultats sont similaires à l’approche ondulatoire,
permet d’étudier n’importe quelle géométrie mais demande parfois des temps de calculs
importants. La SEA, pour des raisons de densité modale pour les fréquences étudiées, ne
peut représenter que des problèmes en trois dimensions relatifs aux mouvements de flexion.
Ces trois modèles peuvent être utilisés pour obtenir les mobilités du bâtiment ainsi que
pour évaluer le résultat final du problème. Le calcul des mobilités avec l’approche SEA
n’est cependant pas recommandé.

Comme annoncé, chacune de ces trois étapes peut être complétée par la prise en compte
d’incertitudes propres au phénomène étudié. Parmi celles déjà mentionnées jusqu’ici, le
comportement du sol est certainement celui qui est caractérisé par le plus d’incertitudes.
C’est pourquoi nous nous sommes attachés à décrire la variabilité statistique des mobil-
ités du système Source par un modèle stochastique non-paramétrique. La construction du
modèle repose sur une méthode à variables cachées qui permet d’identifier un système mé-
canique comportant un nombre fini de paramètres dont la réponse est proche de celle du sol.
La variabilité des paramètres définissant le sol affecte aussi le calcul de la vitesse “libre",
mais ce dernier point n’a pas été abordé.

Lorsque les mobilités et la vitesse libre sont déterminées, les vitesses et forces à l’in-
terface Source-Récepteur, dites de contact, peuvent être calculées. La puissance injectée est
alors donnée par la partie réelle effective du produit de ces deux grandeurs. Le résultat final
est obtenu en imposant la vitesse de contact, présentée précédemment, au système Récep-
teur découplé du système Source. A cette fin il est équivalent d’imposer la force de contact.
Pour les modèles SEA, la donnée d’entrée est la puissance injectée.