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Résumé étendu

bâtiment et porte le nom de Récepteur. Leurs comportements sont caractérisés par leurs
mobilités déterminées sur leurs interfaces communes. Cette grandeur, appelée également
admittance, représente le rapport de la vitesse sur la force résultante en un point de la zone
commune à la Source et au Récepteur. L’excitation globale du problème est traduite par
la vitesse libre, observée à l’endroit où les mobilités sont déterminées. Elle représente la
vitesse induite sur la zone de contact entre les deux sous-structures lorsque l’excitation est
appliquée au système Source découplé du système Récepteur.

Lorsque les mobilités de la Source et du Récepteur ainsi que la vitesse libre sont connues,
les vitesses et forces appliquées, ainsi que la puissance transmise via les zones de contact
peuvent être déterminées. Le résultat final est déterminé par l’application de l’un ou l’autre
de ces éléments sur l’interface du Récepteur découplé de la Source.
La méthode des mobilités ne comporte pas de difficulté particulière dans son principe.
Par contre, l’obtention des mobilités et de la vitesse libre peut s’avérer délicate. Cela est par-
ticulièrement vrai pour le système Source qui nécessite lors de sa caractérisation de prendre
en compte l’interaction sol-structure. De même la détermination de la vitesse libre néces-
site de considérer l’excitation réelle du problème, la propagation dans le sol et l’interaction
sol-structure. Face à ces difficultés, nous utilisons une méthodologie prenant en compte suc-
cessivement chacune de ces différentes problématiques.

La première étape consiste à modéliser l’excitation du problème. Le traitement complet


de l’excitation dans toute sa complexité n’est pas abordé. Les sources de vibration traitées
dans ce mémoire sont des forces ponctuelles ou des lignes de forces appliquées à la surface
du sol. Ces sources sont toutefois calibrées sur des mesures in situ réalisées au passage d’un
train afin de s’approcher au mieux de la situation réelle. La technique de calibration repose
sur la détermination d’une fonction de transfert entre une force de spectre constant et une
force permettant de retrouver l’accélération mesurée en un point particulier. Le type de sol
est par ailleurs choisi afin de représenter plus fidèlement les mesures en plusieurs positions
du sol. La comparaison entre plusieurs types de calibration montre que la prise en compte
de l’expansion géométrique permet de représenter plus fidèlement les différentes mesures.
La majeure partie du spectre de l’excitation obtenue par calibration est contenue dans les
tiers d’octaves 60 − 80Hz.

L’étape suivante est naturellement la détermination de la mobilité des fondations du


bâtiment. Celle-ci est déterminée à l’aide du code Mefissto [25, 26], pour des géométries
en 2 ou 2.5 dimensions. Ce code est dédié à l’interaction sol structure et permet de coupler
la méthode des éléments de frontière pour représenter le domaine du sol et la méthode des
éléments finis pour le domaine de la fondation. Dans cette représentation la zone de contact
est discrétisée en plusieurs points. Or une condition pour que l’ensemble des calculs de la
méthode des mobilités soit cohérent est que l’interface présente un mouvement de corps
rigide.
Pour simplifier cette approche nous remarquons que, dans la gamme de fréquences
du problème, la surface étudiée reste plane et que ses dimensions sont petites faces aux
longueurs d’ondes. Cette propriété du comportement de l’interface est importante pour pou-
voir représenter le mouvement de l’interface par un mouvement de corps rigide. Compte
tenu de ce résultat, il est possible d’utiliser différents modèles permettant de représenter la

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