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UNIVERSITE D’ANTANANARIVO

Faculté de Droit, d’Economie, de Gestion et de Sociologie


Département Economie
4e année

Option : Macroéconomie et modélisation

MEMOIRE

Auteur : ANDRIAMIARINOSY Njaka Tahina


Encadré par : ANDRIAMASIVELO Jean Christophe

Vendredi 12 Octobre 2007


REMERCIEMENTS

Nous tenons à adresser un remerciement à Dieu de nous avoir donné sa


gratitude et sa bénédiction en nous permettant d’achever ce mémoire.

Nous adressons un vif remerciement à :

• Monsieur ANDRIAMASIVELO Jean Christophe, notre encadreur qui n’a cessé


de nous épauler, et d’avoir consacré et sacrifié de son temps pour notre
encadrement ;

• Monsieur le directeur de la banque centrale, qui nous a fourni des documents.

• A ma famille qui m’a soutenue jusqu’à l’achèvement de ce mémoire.


ABREVIATIONS

BFV : Banque nationale pour la recherche

BNI : Banque Nationale pour le développement industriel

BTM : Banque nationale pour le développement rural

COMESA : Common Market of Eastern and Southern

CT : Court Terme

CSBF : Commission de Supervision Bancaire et Financière


FFOM : Forces, Faiblesses, Opportunité et Menace

IDE : Investissements Directs Etrangers


LT : Long terme

MT : Moyen terme

PIB : Produit Intérieur Brute

SBM : Système Bancaire Malgache

ZFI : Zone Franche Industrielle


INTRODUCTION

Ce mémoire présente l’importance du système bancaire face à l’économie Malgache.


Il est intéressant de faire une étude approfondie pour connaître si le système
bancaire présent est compatible avec l’économie Malgache. On parle que la structure
du système bancaire est soumise à des règlements stricts des pouvoirs publics, par
la politique économique. Les moyens mis en œuvre influent la situation économique.
Dans notre cas, l’étude se base sur la politique monétaire. Le but est alors de
répondre à la question : « quel système bancaire pour l’économie Malgache ?». Ce
document tiendra compte de la réalité économique comme le regroupement
régionale. Le présent document essaie donc de donner une explication aussi bien
théorique qu’empirique sur le rôle du système bancaire. La réalisation de ce mémoire
a nécessité des synthèses de document issues de divers centre de documentation
notamment la bibliothèque Universitaire et la Banque Centrale de Madagascar, des
informations sur l’Internet pour mettre à jour les données.

Afin de mieux expliquer le raisonnement, le présent document comporte deux


parties. La première partie consistera à développer l’approche théorique du système
bancaire Malgache, dans laquelle nous parlerons du structure du système bancaire
Malgache et politique monétaire Malgache. La deuxième partie sera consacrée à
l’analyse des problèmes du système bancaire Malgache et ces solutions.
Avant d’analyser des problèmes du système bancaire actuel, il est nécessaire de
connaître la structure du système bancaire Malgache et la politique monétaire
Malgache.

Première partie : STRUCTURE DU SYSTEME BANCAIRE MALGACHE ET


POLITIQUE MONETAIRE MALGACHE

1-1 STRUCTURE DU SYSTEME BANCAIRE

1-1-1 Généralités

Sur le marché de capitaux, l’équilibre entre l’offre et la demande est important


pour le bon fonctionnement d’une économie moderne, c’est pourquoi divers
intermédiaires essaient de rapprocher et de confronter les offres et les demandes. Il
y a les intermédiaires financières à caractère bancaire. Leur activité serait
l’intermédiation pure dont la prestation de service ou l’intermédiation en leur nom
personnel ou enfin en tant que créateur des ressources même de financement
(création monétaire).

A ces divers titres, les institutions bancaires font l’objet d’une réglementation
stricte des pouvoirs publics qui déterminent notamment le cadre et les limites de leur
activité mais qui en outre orientent cette activité dans le cadre de la politique
économique et de la politique monétaire. Ces structures et ces organes permettent
au système bancaire Malgache de se développer.

1-1-2 Historique

Pendant la période de 1975 à 1988 où la révolution socialiste régnait, les dirigeants


appliquèrent un mélange de protectionnisme et de réglementation, la nationalisation
des banques, parmi eux la BNI, la BFV et la BTM; les pouvoirs publics avaient
souhaité que chaque établissement se spécialise dans une activité donnée :

- _La BNI, dans le domaine industriel ;

- La BFV, dans le commerce ;

1
- La BTM, dans le secteur rural.

A cette orientation d’origine s’est substituée en fait une tendance à la diversification


qui conduit progressivement chaque établissement vers la banque universelle même
si leur action reste prépondérante dans leur secteur d’origine et plus particulièrement
pour la BTM. Pendant cette période, l’activité des banques n’a pas fait l’objet d’une
surveillance et d’un contrôle sur le plan de la division des risques en raison même de
l’absence de règles précises en ce domaine, ce qui a mené chacune d’elle vers une
détérioration du portefeuille des créances détenues. Cette évolution a conduit tout
naturellement les pouvoirs publics à intervenir à nouveau pour réorganiser la
profession, une nouvelle réglementation bancaire a vu le jour au mois d’avril 1988.

Alors un esprit nouveau ″d’ouverture et de libéralisation″ est apparu. La détérioration


des portefeuilles a été assainie par des mesures complémentaires. La banque
centrale entre dans le dispositif législatif avec des instructions.

La surveillance bancaire et financière est actuellement assurée par la Commission


de Supervision Bancaire et financière (CSBF). Elle assure une fonction de contrôle
d’administration et de réglementation.

1-1-3 Les institutions financières Malgaches

Dans toute économie moderne, émanent des différents secteurs


économiques, des besoins de financement d’une part et des ressources de
financement d’autre part. Ces offres et ces demandes sont confrontées sur des
marchés par l’aide des intermédiaires qui sont les institutions publiques.

Il est donc préférable de voir les institutions qui participent au fonctionnement de


l’ensemble du système bancaire. Les intermédiaires financières sont constituées par
les institutions financières bancaires et assimilées, ainsi que par le Trésor public.

1-1-3-1 Les institutions financières

Après le socialisme de 1972 à 1990, le libéralisme prend son ampleur, caractérisé


par la concurrence entre les banques et l’assainissement de leur portefeuille, avec le
désengagement de plus en plus important de l’Etat. Les banques se sont alors
redressées de leur situation.

2
On peut dire qu’il y avait une tendance à la diversification. De plus, la BTM, la BNI, la
BFV ont été transformées en sociétés anonymes après l’ordonnance sur la
réorganisation bancaire de 1988, et régies par la loi du 24 juillet 1867 par dérogation
aux dispositions de la charte des entreprises socialistes. Ces dispositions sont
transitoires mais ils permettent à ces banques de fonctionner. Ensuite, les banques
devraient changer leur statue pour être conforme à la législation. Un décret
d’application du 31 Août 1988 a permis l’attribution, par arrêté du premier ministre,
des pouvoirs du conseil d’administration à un comité de douze membre tant que le
capital social restait entièrement souscrit par l’Etat ; le maintien en fonction jusqu’à
leur expiration du mandat des membres du comité de gestion de ces banques pour
remplir les attributions du conseil d’administration. Le BNP s’associait à d’autres
banques étrangères pour créer une quatrième banque.

Cette libéralisation, accompagnée d’un désengagement de plus en plus de l’Etat, a


conduit à la diversification et apparition d’un esprit concurrentiel entre les banques.

La diversification des banques permet d’avoir :

-BNI-CL ;

-BOA ;

-BMOI ;

-BFV-SG.

Les autres institutions financières sont les sociétés malgaches de capital


risque. Ce sont des institutions créées pour satisfaire la demande de capitaux à
risque. Le capital risque est donc un procédé de financement de l’entreprise basé
essentiellement sur des apports minoritaires en fonds propres et sur l’action des
fondateurs et investisseurs qui permettent d’accélérer, au bénéfice des 2 parties, la
transformation d’un avantage technique, technologique ou commercial.

1-1-3-2 Le Trésor

Le trésor est l’un des organismes les plus importants de nos institutions financières :
c’est un service public de l’Etat assuré sous la direction du ministère des finances.

3
Toute l’exécution du budget dépend du Trésor. Il finance le découvert, Il est le
caissier et le banquier de l’Etat. Il encaisse les recettes et soldes les dépenses
autorisées par le budget. Si les ressources sont insuffisantes pour le financement de
dépenses publiques, il peut pratiquer un autre procédé de financement : l’emprunt,
l’émission du bon de Trésor, le recours aux avances de la banque centrale, enfin par
l’emprunt à long terme.

Nous venons de voir la structure du système bancaire dans lequel évoluent


les institutions financières. Mais pour assurer le fonctionnement de ces institutions, il
faut recourir à la politique monétaire.

1-2 NOTION DE LA POLITIQUE MONETAIRE

Sur le plan économique en général, depuis la révolution industrielle jusqu’à la


moitié du XXe siècle, les pouvoirs publics ont intervenu rarement, passives et
règlementaires dans le domaine économique. Mais après, il y avait un changement
brutal de l’économie, l’émergence dans tous les pays du monde d’une volonté
délibérée et active des pouvoirs publics de diriger l’économie.

Les objectifs de cette intervention dirigiste et active étaient d’assurer la croissance


maximale du niveau de vie des agents économiques et donc, de la production
nationale tout en maintenant le plein emploie des moyens de production, et
notamment de la main d’œuvre, en évitant enfin une variation excessive et
unilatérale de la valeur de la monnaie. Les pouvoirs publics utilisent des instruments
de la politique économique pour atteindre ces objectifs. Parmi ces instruments, il y a
la politique monétaire.

1-2-1 Définition de la politique monétaire

La politique monétaire peut être définie comme l’ensemble des instruments dont
disposent les pouvoirs publics pour régler la création monétaire et l’usage de la
monnaie par les agents économiques en fonction de l’intérêt général, lui même
représenté par les objectifs de la politique économique d’ensemble cités
précédemment.

4
1-2-2 Objectif de la politique monétaire

La plupart des théories économiques s’accordent à reconnaître le rôle néfaste de


l’inflation qui peut être trouvée dans l’excès de création monétaire. Toutes
s’accordent aussi à penser q’une trop grande restriction de la création monétaire a
pour conséquence une asphyxie de l’économie.

En fait, depuis de nombreuses décennies et notamment depuis la deuxième guerre


mondiale, il est constant que la politique monétaire a essentiellement pour objet de
lutter contre l’inflation sans que ce soit pour autant brider la production nationale et le
plein emploie.

1-2-3 Solution pour atteindre l’objectif de la politique monétaire

Pour atteindre cet objectif, les théoriciens se proposent tous de surveiller la


création monétaire. Les keynésiens proposent un réglage fin, nécessitant une
intervention importante de l’Etat alors que les monétaristes estiment que ce type
d’ajustement est inutile et se contente d’une simple surveillance de l’agrégat M2.
Dans la réalité, la plupart des autorités monétaires restent extrêmement pragmatique
en la matière, puisant aux différentes sources le cadre de leur politique monétaire.

Alors, à partir de ces objectifs fondamentaux, des instruments d’intervention seront


mis en œuvre; ces instruments agissent essentiellement sur les contreparties de la
masse monétaire qui, nous le savons, sont à l’origine de la création monétaire, mais
à titre secondaire, ils peuvent également viser à l’usage par les agents économiques
de la monnaie créée.

C’est à partir de cela que nous allons voir l’impact de la politique monétaire au niveau
du système bancaire.

1-2-4 Impact de la politique monétaire au niveau du système bancaire

L’action des pouvoirs publics va s’exercer tout d’abord :

• _ au niveau du financement des institutions financières, surtout au niveau des


banques essentiellement, auprès de la banque centrale.

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Pour freiner la création monétaire, si tel est l’objectif et l’est effectivement depuis très
longtemps, on agira surtout sur le prix de ce refinancement. A cette effet, la banque
centrale augmentera le taux de ses interventions sur le marché monétaire et fera
ainsi renchérir en fait le coût final du crédit pour les agents économiques, et donc de
dissuader d’en accroître la demande de monnaie, mais aussi de pénaliser les
banques qui aurai dans un premier temps accordé des crédits excessifs et serait
ensuite obligé de se refinancer à des coûts croissants et pénalisants pour leur
compte d’exploitation.

Augmentation du coût de refinancement → Hausse des taux des prêts →


Réduction des demandes de prêts → Réduction de la consommation

Diminution des coûts de refinancement → Baisse des taux de crédit → Hausse


des demandes de prêts → Relance de la consommation4

A cet effet, deux types de mécanismes peuvent être employés :

o Le réescompte qui consiste à refinancer une partie de ces prêts auprès de la


banque centrale qui, bien sûr, fixe le taux de son intervention ;

o La politique d’open Market permet à la banque centrale d’agir sur les taux en
intervenant ponctuellement sur le marché, soit en apportant des liquidités
nouvelles pour faire baisser le taux ou, au contraire en ponctionnant une
partie des liquidités disponibles pour faire augmenter le taux. Lorsqu’elle
souhaite fournir des liquidités au marché, elle achète des effets ou des bons
de trésor. Au contraire si elle souhaite réduire les liquidités, elles vendent des
titres, absorbant ainsi la quantité de liquidité désirée.

• Cette action peut être amplifiée par l’obligation au banque à avoir un recours à
la banque centrale de façon à être en mesure de mieux surveiller l’offre de
crédit, donc de monnaie, et surtout d’accentuer fortement le caractère
pénalisant de ce refinancement. Ces instruments dis d’action sur la liquidité
bancaire consistent le plus souvent dans l’institution. :

4
Relation entre coût de financement et consommation

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o de plafond de refinancement de chaque banque auprès de la banque centrale,
plafond au delà desquels le recours à cette dernière se fait à des taux
extrêmement élevés ;

o Ou encore de ratios obligatoires qui augmente artificiellement le besoin en


monnaie –banque centrale des banques en les obligeant à déposer auprès de
celle-ci sans rémunération un certain pourcentage de leur dépôts ou de leur
crédit. Les réserves obligatoires obligent les banques à avoir un recours accru
au refinancement marginal auprès de la banque centrale ;

o Enfin, de ratio d’emplois qui bloque dans l’actif des banques des crédits qui ne
peuvent plus faire l’objet de refinancement, sinon au prix de forte
pénalisations. Ils obligent donc les banques, sous peine de pénalités
excessives, à ne mobiliser que certains types de crédit.

• La politique monétaire peut s’attaquer directement à la distribution des crédits,


tout simplement en limitant la progression au niveau de chacune des
institutions financières. Il s’agit de la régulation du volume du crédit ou
encadrement du crédit, qui s’applique directement à la création monétaire
proprement dite.

• La politique sélective du crédit qui va s’efforcer de répartir le crédit entre les


demandeurs. Sera également mis en œuvre, une politique de l’épargne qui
s’efforcera quand à elle, d’agir en définitive sur l’usage de la monnaie, et
précisément sur la vitesse de circulation de celle-ci en canalisant les
encaisses des agents économiques vers les emplois aussi stables que
possibles.

Ces instruments sont utilisés de façon plus ou moins simultanée dans les divers
pays. Globalement, ils visent essentiellement à limiter et orienter, en fonction des
besoins de l’économie, la création monétaire par les institutions financières, de
façon à éviter tout particulièrement des tensions inflationnistes.

De l’étude globale de la politique monétaire, on peut tirer la politique


monétaire Malgache.

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1-3 POLITIQUE MONETAIRE MALGACHE

A partir des objectifs généraux qui sont d’une part d’assurer la protection des
déposants et des emprunteurs, donc d’assurer la sécurité, et d’autre part de mettre
en œuvre les instruments de politique monétaire dans le cadre de la politique
économique en générale des pouvoirs publics, nous analyserons la politique
monétaire Malgache.

1-3-1 Objectifs et contexte de la politique monétaire Malgache

L’objectifs de la politique monétaire pratiqué à Madagascar est, selon la banque


centrale, de s’adapter aux nouvelles orientations économiques, comme exemple,
l’intégration régionale dans le SADC et COMESA ; de stimuler la concurrence des
établissements bancaires et d’améliorer l’allocation des ressources de manière à
fournir à l’économie la quantité de monnaie nécessaire à la croissance. Par exemple,
la politique monétaire pour 2006 vise la stabilité macroéconomique qui permet
l’efficacité économique sur le long terme et pour l’intégration du pays dans
l’économie régionale.

Cet objectif général, recouvre des objectifs dits intermédiaires qui impliquent la
surveillance de la croissance des agrégats monétaires et de l’évolution des taux
d’intérêts. En 2006, l’évolution de la monnaie a été marquée par l’accroissement
sensible des réserves extérieures du système bancaire issu de l’amélioration de la
situation des paiements extérieurs, et afin de compromettre la stabilité du système
financier, le niveau du coefficient de réserves obligatoires a été maintenu à 15% pour
l’ensemble des dépôts. Ces surveillances permettent de lutter contre l’inflation. On
peut voir dans l’analyse que les autorités monétaires se fixent en matière d’objectif
intermédiaire :

-Un objectif de croissance maximale annuelle de la masse monétaire de manière à


limiter la part de la monnaie dans le financement de l’économie ;

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-Un niveau de taux d’intérêt qui rend le crédit accessible aux secteurs qui ont besoin
de financement, et suffisamment élevé pour assurer une sélection satisfaisante des
investissements, incitatifs pour les épargnants. La hiérarchie des taux doit aussi
favoriser les placements à long terme.

-Des objectifs d’inflation.

Pour une plus grande lisibilité de la politique monétaire, par un communiqué


de presse publié chaque semestre dans les journaux, la banque centrale a pris
l’initiative d’informer régulièrement le public sur son appréciation de la conjoncture,
l’orientation de la politique monétaire et le niveau des instruments.

A cet effet les instruments utilisés sont les suivants :

-L’action sur le taux d’intérêts.

-L’action sur la liquidité bancaire.

C’est à partir de cela que nous allons analysés l’impact de la politique monétaire sur
le système bancaire Malgache.

1-3-2 Impact sur le système bancaire Malgache

1-3-2-1 Action sur le taux d’intérêt

L’action sur le taux d’intérêt est en fait une action indirecte sur la demande
de crédit. Plus le taux s’élève, plus ils tendent à réduire la demande et inversement.
Donc, les autorités monétaires peuvent agir directement sur les conditions de banque
ou indirectement sur le coût de refinancement des banques auprès de la banque
centrale.

 Les conditions de banque

Les autorités monétaires de Madagascar ont écarté l’action directe sur les taux
d’intérêts et laissé aux banques primaires une entière liberté en ce qui concerne des
intérêts débiteurs et des intérêts créditeurs. Le législateur est tout fois intervenu pour
définir le coût maximum des opérations de crédit. Les taux pratiqués par les banques
varient en fonction des conditions du marché interbancaire.
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Le plafonnement du crédit

Il faut allouer le montant global annuel de crédit fixé en relation avec l’augmentation
de la masse monétaire pour le financement des besoins de l’économie. Cela a des
impacts au niveau du secteur d’Etat’ para publics et privée par l’intermédiaire du
système bancaire. Ce plafonnement du crédit est fait sur une enveloppe globale qui
sera ensuite répartie sur ces secteurs.

L’encadrement du crédit

Il permet de limiter à l’intérieur de l’enveloppe globale la croissance des crédits sur


les crédits non prioritaire et ils y en ont qui sont hors encadrements.

Les crédits non prioritaires sont surtout l’escompte commercial, les découverts et les
avances sur marchandises.

Les crédits hors encadrement sont les crédits à moyens et longs ternes, les crédits à
l’exportation, les avances sur produits, les crédits de préfinancement de la collecte
des produits.

L’autorisation au préalable.

En guise d’exemple selon le rapport annuel 2006 :

En 2006, face à des tensions inflationnistes, le niveau du taux directeur a été


maintenu à 16% sur cette période. Et compte tenu du niveau largement positifs des
taux d’intérêt, à partir du troisième semestre, la banque centrale a ramener le taux
directeur de 16% à 12,0% .Cette baisse du taux d’intérêt a induit un allégement des
charges du bon de trésor sur ces dettes intérieurs et donc, une souffle à l’économie.
De son côté, le taux du rendement du BTA a régulièrement augmenté jusqu’au mois
d’août. Cela est dû à une adjudication de l’IRSM sur le BTA au mois de février et par
une hausse de demande du trésor. Mais, il y avait changement par décret a la fin du
mois d’août qui a permit au trésor de rejeter les taux non avantageux et qui a permis
une détente du taux directeur. Les demandes du trésor sont devenues modérés au
troisième mois, enclenchée par le décaissement d’aides budgétaire, et après, a
provoqué une diminution du taux moyen de rendement de 19.6% en fin d’année.

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 Le coût de refinancement

Des limites sont rencontrées dans la création monétaire et ils vont servir de base
dans la politique monétaire Malgache et qui les utiliseront par le biais de son action
sur les taux d’intérêt (coût du refinancement) et ou sur la liquidité bancaire. On peut
trouver une double limite :

-L’une relative oblige un établissement à se refinancer auprès du marché


monétaire suite à une insuffisance de trésorerie. Celle-ci peut être solutionnée soit en
développant la collecte pour compenser la trésorerie, soit en empruntant auprès du
marché monétaire. Dans ce cas, l’établissement du crédit doit accepter le paiement
plus ou moins important.

-L’autre limite apparaît lorsque la clientèle retire ses fonds sous forme de
billets de banque ou de devises. Ces deux éléments ne peuvent être trouvés
qu’auprès de la banque centrale. Les sommes en causes s’échappent donc du
système bancaire et constituent ce que l’on nomme les fuites à la création monétaire.

Ils servent alors de bases pour l’action sur le coût du financement et pour l’action sur
la liquidité bancaire.

Pour le coût du refinancement :

Il peut être expliqué par la comparaison des figures 1 et 2 suivantes :

FIGURE 51 : REESCOMPTE

Réescompte

BANQUE
CENTRALE

Refinancement

Banque Banque

A B
5
Source : Philippe GARSUAULT et Stéphane PRIAMI Chargés d’enseignement, Connaissance de la
banque et de ses produits

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FIGURE 2: OPEN MARKET

Open Market

Marché

Monétaire

Banque Banque

A B

Les banques peuvent se refinancer directement auprès de la Banque centrale par la


technique du réescompte des effets commerciaux. L’instrument d’action sur le taux
d’intérêt a été aussi constitué par la politique d’open market où la banque centrale
intervient sur le marché interbancaire.

Concernant la régulation des liquidités bancaires, il est assuré au sein du


marché interbancaire au moyen de la technique des appels d’offres. Les appels
d’offres constituent alors un instrument pour le type indirect.

Par conséquent, le niveau de liquidité est apprécié par la banque centrale en


fonction de l’état de l’économie. Il y a des appels d’offres positifs et des appels
d’offres négatifs dont la banque centrale procède selon le cas, pour intervenir sur le
marché monétaire.

L’attribution de liquidités s’effectue sur la base des demandes adressées par les
banques qui formule leurs souhaits en montants par niveau de taux.

Par exemple :

La banque X demande l’octroi des liquidités suivantes :

Au taux de 10% :1500 millions Fmg

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Au taux de 10,5% :1200 millions de Fmg

Au taux de 10,75% :500 millions de Fmg

Donc, les autres banques formulent des demandes au dessus du taux de


plafonds. Les demandes au dessus du taux de plafonds sont servies en prioritaires ;
les demandes inférieures sont au taux plafonds servies après.

Il y a aussi un autre instrument indépendamment de cette procédure : certains


banques peuvent se refinancer auprès de la banque centrale. le refinancement est
faite sous forme de prêt, également sous forme de prise en pension, d’une durée de
2 à 10 jours, à un taux fixé par la banque centrale en fonction du taux moyen
pondéré des opérations résultant de l’appel d’offres précédent. Ce type de
financement est tout fois limité, car si un établissement y a recours en l’absence de
pénurie pendant plus de 30 jours consécutifs, la banque centrale va lui refuser les
liquidités ou bien, il va lui accorder avec une pénalité de 2 points.

Il y a aussi une autre façon d’utiliser l’appel d’offres, par l’opération des retraits de
liquidités : on parle encore d’offres négatives. Donc, par des offres publics ou offres
bilatéral, la banque centrale intervint ponctuellement sur le marché interbancaire en
effectuant des emprunts. Ces interventions sont effectuées selon le cas.
L’établissement prêteur a seulement le choix du montant de l’opération.

EXEMPLE6

Prenons un exemple : en 2006, les banques primaires disposaient d’un excédent de


liquidité relativement important, en moyenne 6,2%, au dessus des réserves
obligatoires et a atteint un pic de 20% en mi-mars. On constate l’intervention de la
banque centrale pour réguler cette liquidité bancaire, elle a utilisée l’instrument
d’appels d’offres négatifs pour des retraits de liquidité. Au mois de mai, le système
bancaire s’est retrouvé en situation d’insuffisance et quelques banques ont due
recourir régulièrement au refinancement de la banque centrale. Au mois d’août,
l’utilisation par l’Etat des aides budgétaires décaissées a progressivement réalimenté
la liquidité intérieure, la liquidité bancaire augmentait mais sera régulée par l’appel
d’offres négatives par la banque centrale.

6
Rapport annuel 2006

13
L’augmentation de réserve peut provenir aussi des cessions de devise par les
banques sur le MID, comme dans le mois de novembre.

SYNTHESE :

On peut dire que la politique monétaire peut maîtriser l’inflation à partir des différents
contrôles comme sur l’expansion monétaire. Cela ne se réalisera pas sans les
instruments indirects sur le taux d’intérêt et la régulation des liquidités bancaires. A
côté, il ne faut pas oublier le contrôle sur la création monétaire. Pour préserver alors
l’évolution harmonieuse de la liquidité bancaire, la banque centrale intervient sur le
marché interbancaire par des appels d’offres négatifs.

Par conséquent, le taux de croissance en 2006 était supérieur au taux prévu


initialement. Le rôle tenu par le système bancaire est alors réussi, sa position
extérieure s’est améliorée par rapport à l’augmentation du crédit bancaire.

1-3-2-2 Impact sur la liquidité bancaire

→ augmenter les réserves obligatoires de la banque centrale


_la banque a met en place un crédit de 150.

_la banque centrale va prélever un pourcentage du dépôt créé afin de bloquer sur un
compte de réserve obligatoire : 5%.

_la banque A ne possède plus que 43 : 50 (dépôts 5%).

→A cette effet, le moment où la banque A à besoin de se refinancer sur le marché,


au lieu de cela, elle est incitée à adopter une autre solution, l’octroi de crédit
nouveaux.

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Banque B Banque centrale

Compte BC : 50 100 Compte A : 43

Immo : 50 Compte B : 50

Réserves : 7

Banque A

Prêts : 150 150

Compte BC : 43 100

Immo : 50

15
Après avoir définit la politique monétaire Malgache, on peut tirer une solution
sur la question : « quelle politique monétaire pour l’économie Malgache ?».
L’économie actuelle est caractérisée par le regroupement régional.

Deuxième partie : REGROUPEMENT REGIONALE ET POLITIQUE MONETAIRE


MALGACHE

2-1 CSBF ET SES EFFET SUR LE SBM

2-1-1 La commission de supervision bancaire et financière

2-1-1-1 Définition
La CSBF a pour mission (article 35 de la loi bancaire) de veiller au bon
fonctionnement des établissements de crédit, vérifier si les institutions respectent
bien les règles qui leur sont applicables et sanctionner les manquantes constatés
c’est à dire de vérifier le respect par les banques et les établissements financiers des
dispositions législatives et règlementaire, de sanctionner les manquantes constatés.
Elle est alors chargée de la surveillance bancaire et financière.

Elle a pour fonction de contrôler, administrer et réglementer afin de réaliser ces


missions.

 Contrôle des activités bancaires et financières

Le secrétariat général de la CSBF assure au nom de la commission de contrôle


sur pièce et sur place des établissements de crédit. Pour cela, Il effectue :

- une contrôle sur les normes de gestion que les établissements doivent respecter
en vue de rétablir leur liquidité, leur solvabilité.

-surveille l’information comptable et les règles de consolidation des comptes.

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→ Exercice du contrôle sur pièces
Le contrôle sur pièces, appliqué aux établissements de crédit est basé sur
l’analyse des états déclaratifs communiqué par ce dernier et reflète bien la situation
du secteur.

Selon le rapport annuel 2006, pour les banques territoriales et les établissements
financiers :

-Même s’ils y avaient des corrections ponctuelles, la qualité de la déclaration est


dans l’ensemble satisfaisante, et reflète bien la situation du secteur.

-un certain nombre d’entorses a été enregistré au niveau de division des risques et
des règles de position de change :

-pour la division du risque, 5 établissements ont dérogé à la règle ;

-pour la position de change, 2 banques ont été en dépassement, mais


rapidement normalisées

Les banques sont aussi évaluer sur les ratios prudentiels, la rentabilité, la qualité des
crédits, la gestion et de l’actionnariat. Cette évaluation est nécessaire car il permet
d’identifier toute dégradation (matériel ou note), de demander une correctrice
préventive à l’établissement concerné, il permet une détection précoce.

Pour les institutions financières mutualistes : les normes prudentielles sont


respectées par chaque réseau,

→ L’exercice du contrôle sur place :


Selon toujours le rapport annuel 2006, 3 contrôles ont été réalisés en 2006 :

_contrôle général d’une banque de Mai à Septembre ;

_vérification dans un réseau de micro finance ;

 Fonction administrative

Ce sont les conditions d’agrément, autorisation au préalable et licences.

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L’agrément est nécessaire pour que les établissements puissent exercer les activités
qui lui sont applicables. Cet agrément est suivi de plusieurs conditions qui tiennent
soit à l’établissement lui-même, soit à ses dirigeants :

-Les banques doivent être constituées sous formes de société anonyme à capitale
fixe ;

-Les établissements financiers peuvent prendre la forme d’une société anonyme à


capital fixe, d’une société à responsabilité limité ou d’une société coopérative; les
établissements qui n’ont pas la personnalité morale doivent justifier d’un
cautionnement donné par une banque pour une somme égale au montant minimum
du capital qui serait le leur s’il s’agissait d’une société.

Le dossier de demande d’agrément va donc comprendre :

-des renseignements sur le promoteur ;

-des renseignements sur le projet, notamment :

o les statuts

o une étude sur la surface financière et la capacité technique des actionnaires


promoteurs ;

o Des renseignements sur les futurs dirigeants :

• Vérification que l’orientation de l’activité de l’entreprise sera déterminée par 2


personnes au moins ;

• Expérience professionnelle ;

• Honorabilité

o une note sur le programme d’activités.

 Mission d’ordre disciplinaire

Si la situation de l’établissement contrôlée le justifie, la CSBF peut lui adresser :

• une injonction de prendre les mesures nécessaires au rétablissement ;

• une injonction de prendre les mesures nécessaires au renforcement ;

18
• une injonction de prendre les mesures nécessaires pour corriger ses
méthodes de gestion.

Et si la mesure prise pour l’établissement contrôlée n’est pas suivie, la CSBF peut
prononcer l’une des sanctions disciplinaires suivantes :

• l’avertissement

• le blâme

• l’interdiction d’effectuer certaines opérations

• la démission d’office d’un responsable avec ou sans désignation d’un


administrateur provisoire

En guise d’exemple, selon le rapport annuel 2006, un certain nombre de mesures a


été adressés à l’encontre d’une banque qui est en difficulté :

o en janvier 2006 : mesure conservatoire (collecte de dépôt, de l’octroi de


crédits, des dépenses d’investissement, des dépenses de fonctionnement) par
la remise des renseignements usuels sur les dirigeants ; un plan d’action pour
la relance des activités de la banque ;

o jusqu’au 20 avril 2006 : la CSBF atteint une augmentation du capital de la


banque ;

o jusqu’au 30 novembre 2006 : la banque est maintenu sous mesure


conservatoire en cas de sa recapitalisation ;

o jusqu’au 31 janvier 2007 : la banque est mise sous administration, avec une
suspension temporaire des dirigeants ;

o transfert de licence, faute de libération de la caution de garantie.

Il faut connaître les forces et opportunité de la mise en place du Commission de


Supervision Bancaire et Financière pour que la politique monétaire soit efficace.

19
2-2 FORCES ET OPPORTUNUTE DU CSBF SUR LE SYSTEME BANCAIRE
MALGACHE

2-2-1 Forces

o Ouverture des banques et des établissements financiers aux capitaux privés


en vue de satisfaire dans de meilleures conditions aux besoins de
financement des différents secteurs de l’économie ;

o La mise place d’une réglementation de la profession relative à la division des


risques, aux prises de participation en vue de garantir une saine gestion et la
sécurité des déposants.

2-2-2 Opportunités

o Possibilité offerte aux banques étrangères de s’installer à Madagascar ;

o Mise en place des projets. Selon le rapport annuel 2006 : par la


réglementation de la micro finance, il y a démarrage des projets financés par
le millenium challenge et du secrétariat général du CSBF.

Toutes les analyses mènent à la détermination de la politique monétaire qui sera


compatible au regroupement régional.

2-3 REGROUPEMENT REGIONAL ET LA POLITIQUE MONETAIRE

2-3-1 Regroupement régionale

2-3-1-1 Définition

L’intégration régionale peut se définir comme un processus d’intensification des


échanges entre les pays appartenant à une zone de libre-échange, une union
douanière ou une union économique et monétaire, au détriment des relations
régionales. L'instauration de l'Union suggère l'uniformisation des tarifs douaniers.

20
2-3-2 Situation de Madagascar

Madagascar doit faire des efforts pour développer l’IDE et les industries pour
bénéficier d’économie d’échelle, par l’élaboration d’une politique fiable et souple
notamment dans le domaine de la politique monétaire.

L’une des objectifs de la politique monétaire pratiqué à Madagascar est, selon la


banque centrale, de s’adapter aux nouvelles orientations économiques, comme
exemple, l’intégration régionale dans le SADEC et COMESA …

Les solutions sur les problèmes du commerce et de l’investissement des pays en


voie de développement comme Madagascar sont basées sur le choix entre la
politique économique.

Dans ce nouvel ordre économique mondial, la constitution des pays en blocs


régionaux devient un des moyens à travers lequel Madagascar peut se positionner
vis-à-vis de la libéralisation de l’économie mondiale. Donc, pour tirer plus de profit
sur le marché élargi, ce regroupement régional doit être accompagné d’une politique
économique.

Les coopérations régionales sont entre autre la COI (commission de l’Océan indien),
COMESA (Common Market of Eastern and Southern Africa), la SADC …

Madagascar a ainsi intégré le processus de régionalisation de par son adhésion à la


COI et à la COMESA.

Plusieurs reformes structurelles sont en conséquence mises en œuvre dont :

o La libéralisation du régime des changes ;

o L’élimination des barrières non tarifaires en matière de commerce extérieur ;

o La déréglementation du secteur financier.

Cette politique implique une très forte expansion du rôle des investissements et des
activités économiques du secteur privé dans une perspective de développement
durable et soutenue.

21
Pour les flux d’IDE :

Source : Banque Centrale

En 2005, les flux d'IDE entrants sont en baisse avec 69 M€ (ou 171,6 Mds MGA),
soit 1,4% du PIB (contre 76,6 M€ en 2004), en grande partie en raison d’une
diminution de moitié de transactions financières (emprunts à court terme notamment,
pris par des entreprises à la sortie de la crise malgache de 2002). On observe par
contre un doublement des bénéfices réinvestis qui représentent désormais près du
tiers des flux (tout comme la part des IDE dans le capital social). 87% des flux ont été
enregistrés au 1er semestre, ce qui semble présager la poursuite du ralentissement
sur 2006, année électorale et source d’inquiétude pour les investisseurs potentiels.
Sur l’année 2005, les investisseurs directs de la Chine ont contribué à 45% de
l’ensemble du flux d’IDE, devant l’Ile Maurice (21%) et la France (15%).

Compte tenu de l’absence, officiellement, de flux d’IDE malgaches à l’étranger, les


flux d'IDE nets sont ceux entrants mais apparaissent comme une source marginale
de financement de l'économie malgache, ne couvrant que près de 15% du déficit du
compte courant.

D'après les données de la Banque Centrale malgache, les stocks d'IDE ont atteint
236,9 M€ en 2005 (548,1 Mds MGA), soit 4,7% du PIB (en nette progression de
14,3% par rapport à 2004).

Enjeux en 2010 :

Actuellement, au sein du Comesa, nous en sommes au stade de la zone de libre


échange. En 2010, Madagascar est censé s'impliquer dans le marché commun et
aux stades suivants à l'union monétaire, économique et commerciale. Soulignons
que notre pays ne représente que 1 % des échanges intra-Comesa contre 3 % pour
l'Ile Maurice et 40 à 50 % pour l'Egypte. Une autre stratégie serait de signer des joint-
ventures avec des entreprises d'autres pays membres pour se lancer dans des
productions à grande échelle.

L'implication du secteur privé dans toutes ces démarches est une condition
indispensable à la réussite de l'intégration régionale. Enfin, il faut attirer les
investisseurs avec une législation plus souple.

22
2-4 MICRO-FINANCE A MADAGASCAR

2-4-1 Définition de la microfinance

Offre de services financiers à des individus ou des groupes d’individus pauvres, qui
n’ont pas accès aux services financiers formels, dans le but de satisfaire les besoins
de leur ménage ou de leur micro entreprise.

2-4-2 Objectif de la microfinance

insérer, à travers l’appui à la création d’activités d’auto-emploi, les populations


pauvres dans le circuit économique de leur pays (=> moteur de croissance
économique)• équilibre et viabilité des Instituts de Microfinance (IMFS) car les
populations pauvres ont besoin de financements répétitifs et progressifs.

2-4-3 Zone d’intervention

Les réseaux à base de membres actuellement en activité sont au nombre de 5. Ils


sont implantés dans 5 provinces sur les 6 que compte le pays.

- Le réseau des CECAM est composé de six Unions Régionales couvrant huit (8)
zones réparties sur quatre (4) des six (6) provinces autonomes que compte l'île. Au
31décembre 2002, ce réseau comptait 157 caisses de base avec 46 700 adhérents.
Il occupe la première place en termes d’octroi de crédit avec un encours de 25,7
milliards au 31 décembre 2002, soit 46% des risques totaux des IMF à base de
membres. En matière de collecte de l’épargne, le réseau CECAM s’oriente vers la
collecte des dépôts auprès de grandes entreprises et particuliers selon la formule de
l’appel public à l’épargne. Ces dépôts sont bloqués sous forme de DAT et rémunérés
à des taux créditeurs largement supérieurs aux taux pratiqués par les banques. La
qualité du portefeuille reste appréciable avec un taux de portefeuille à risque ne
dépassant pas 10% de l’encours de crédit à 30 jours et plus. Le réseau CECAM est
appuyé par ICAR, un organisme résultant de la coopération de l’ONG FERT avec le
Crédit Agricole français.

23
- Appuyés techniquement par DID, les réseaux des OTIV interviennent dans trois (3)

provinces de l'île et couvrent le littoral Est (Tamatave, Sambava et Antalaha), le


Centre -Est (Lac Alaotra) et la périphérie de la capitale Antananarivo. Au 31
décembre 2002, les OTIV comptaient 85 caisses et regroupaient 73 248 membres,
soit la moitié de l’effectif total d’adhérents des IMF à base de membres. Avec un
encours de dépôts de l’ordre de 40 milliards de fmg à cette même date, les OTIV
brassent environ 77% du total des dépôts du secteur. En ce qui concerne la
distribution de crédit, les OTIV se trouvent en deuxième position avec un encours de
14,5 milliards fmg à la fin de l’exercice 2002. La faiblesse des OTIV demeure
cependant l’ampleur de leur portefeuille à risque qui représentait, à cette période,
43% de leur encours de crédit et 73% des créances en souffrance du secteur.

- Programme initié en 1995 par la coopération française, ADEFI fut la première IMF
mutualiste d'épargne et de crédit agréée en 1999. ADEFI s'est spécialisée dans le
financement des microentreprises urbaines et compte six antennes régionales dans
les cinq (5) chefs lieux de Province et la ville d'Antsirabe. Elle distribue du crédit à
ses clients à travers 31 bureaux de crédit. Ses financements se font à travers deux
Guichets : Guichet TPE avec des montants de crédits plafonnés à 28 millions fmg sur
une durée de 3 à 18 mois et Guichet MPE pour des montants de crédits se situant
dans la fourchette entre 30 millions et 100 millions fmg pour des périodes de 24 à 36
mois. En termes d’activités, cette institution peut être classée au troisième rang des
IMF avec un encours de crédit de l’ordre de 14 milliards de fmg au 31 décembre
2002. La qualité du portefeuille d’ADEFI reste appréciable avec un taux de
portefeuille à risque de 6,5%. Depuis 1998, ADEFI a atteint son autonomie
opérationnelle.

- Le réseau des AECA est constitué de trois unions implantées dans la seule
province de Mahajanga. Avec l’appui du CIDR, ce réseau a introduit le système
d'autogestion auprès de ses membres. Cependant, les performances des trois
unions demeurent modestes et la viabilité de leurs opérations très aléatoire. Le projet
FENU qui a financé une des unions – Ambato-Boeni – a été clos en avril 2003. Dans
l’ensemble, l'épargne collectée par ce réseau, tributaire du niveau de développement
économique de la région, reste à un niveau faible et ne représente que 16% du total
de l’encours de crédit au 31 décembre 2002. L’accès des membres du réseau au
crédit est essentiellement favorisé par le refinancement bancaire.

24
- Le réseau des Caisses TIAVO est implanté dans la province de Fianarantsoa et
couvre six Communes dont quatre (4) autour de la capitale régionale et deux sur le
littoral Sud Est.

Ce réseau, appuyé par l'IRAM qui a relayé le WOCCU, comptait 33 caisses de


mutuelles regroupant environ 8000 membres au 31 décembre 2002. Les activités de
TIAVO attestent une attitude plutôt prudente en matière de crédit : 1,7 milliards de
fmg contre un volume de dépôts de 2,6 milliards de fmg en fin 2002. Ce réseau a
reçu des financements du PNUD à travers les programmes MicroStart pour le "Crédit
avec Education" et RPPMED.

- L’Union des Mutuelles d’Epargne et de Crédit "Vakinankaratra simisaramianakavy"


(VATSY) dont la demande d’agrément a été déposée à la CSBF, intervient dans la
Vakinankaratra (Antsirabe). Cette mutuelle est appuyée financièrement par le Caritas
Diocésaine d’Antsirabe et le Secours Catholique de Paris. Les opérations qu’elle
mène sont très modestes. Au cours de l’exercice 2002, VATSY a déboursé un total
de prêts d’un montant de 262 millions fmg pour 811 clients. La viabilité d’une
sititution ainsi isolée (sans perspectives de développement) et sans aucune capacité
technique est illusoire.

. Les systèmes de crédit direct les plus importants sont au nombre de trois.

- La SIPEM SA, structure à capitaux privés, intervient à Antananarivo et dans ses


environs dans un rayon de 30 Km. Cette institution s'est spécialisée dans l'octroi de
crédit aux petits et micro-entrepreneurs. La SIPEM reçoit des appuis ponctuels de la
Société d’Investissement et de Développement International (SIDI), actionnaire de
l’institution. Avec l’ouverture d’un bureau à Mahajanga, la SIPEM compte
actuellement six (6) bureaux permanents. En 2002, la SIPEM a octroyé 8,5 milliards
fmg de crédits à 531 clients. Avec un taux de remboursement à l’échéance de l’ordre
de 98%, elle a su préserver la qualité de son portefeuille. Depuis 1998, cette
institution affiche un résultat net bénéficiaire.

- Vola Mahasoa, mis en oeuvre à partir de 1993 sur financement de l’AFD et de


l’Union Européenne avec l’appui technique de l’APEM et du CIDR, demeure la seule
IMF intervenant dans la province de Tuléar. De 2000 à 2002, dans le cadre du
programme MicroStart, Vola Mahasoa a bénéficié de l’appui financier du PNUD.

25
En 2002, le volume de crédit octroyé par cette institution à sa clientèle s’élève à 3,2
milliards fmg à quelque 5 700 clients.

- L'APEM, cofondateur de référence de la SIPEM et maître d’ouvrage de Vola


Mahasoa intervient directement dans le financement des groupes vulnérables
principalement dans la région d’Antananarivo. Au cours de l’année 2002, l’APEM a
octroyé 522 millions fmg de crédit au profit de 2072 bénéficiaires.

2-4-4 Contrainte et disfonctionnement d’investissement

Le secteur souffre de certaines faiblesses et contraintes qui peuvent freiner son


développement.

- absence d’une véritable politique nationale axée sur les "pratiques optimales"
internationalement reconnues ;

- absence de stratégie nationale ;

- cadre légal et réglementaire peu adapté, contraignant et discriminatoire à l’endroit


des systèmes de "crédit direct" ;

- absence d’une véritable coordination au niveau national ;

- couverture géographique inégale et insuffisante du territoire avec un déséquilibre


de l’offre entre zones rurales et zones urbaines ;

- absence de structures de promotions d’institutions prometteuses ;

- infrastructure de base (routes et communications) déficientes en milieu rural ;

- compétences des IMF limitées (ressources humaines, SIG et planification encore

Insuffisants) ;

- insuffisance de l’offre en formation et services d’appui-conseil pour les IMF ;

- absence de données statistiques exhaustives et fiables sur le secteur ;

- insuffisance de ressources de refinancement sur le moyen et long terme des IMF ;

- autonomie financière non atteinte pour la majorité des IMF.

26
La demande de crédit pour la micro finance porte en générale sur la crédit à court
terme, ce qui augmente l’écart avec le crédit à long terme surtout au niveau des
industries. Quelle doit alors les solutions que le système bancaire devrait prendre.

2-5 Problèmes et solution pour le système bancaire Malgache

2-5-1 Problèmes du système bancaire Malgache

 Madagascar s’est engagé depuis quelques années dans le processus de


l’intégration. Or, les investissements directs étrangers sont faibles.
Madagascar a besoin d’un environnement stable pour faire face à la
concurrence. Les risques bancaires sont énormes, surtout dans le secteur
secondaire (générateur de croissance). C’est pourquoi il y a faible
investissement dans ce secteur. Le secteur tertiaire occupe une grande place
dans l’économie Malgache, le secteur primaire occupe le deuxième place et le
secteur secondaire, d’après la comparaison des trois secteurs n’a qu’une
faible pourcentage sur la participation à la croissance du PIB.

Tableau 1 : Secteur primaire valeur ajoutée aux prix constants

2004 2005 2006 2005 2006


(en milliard d’ariary aux prix de (Variation annuelle en
1984) %)
SECTEUR PRIMAIRE 159,6 163,6 167,1 2,5 2,1
Agriculture 73,6 76,9 78,9 4,5 2,6
Elevage 71,6 72,2 73,5 0,8 1,9
Sylviculture 14,4 14,5 14,7 1,0 1,0

Source : Institut National de la Statistique

D’après ce tableau, au cours des deux dernières années, la croissance de la


production du secteur primaire a continué de fléchir (2,1 %) avouant déjà un repli en
2005 (2,5 % contre 3,1 % en 2004).

27
Sa contribution à la croissance a légèrement diminué (0,7 point, au lieu de 0,8 point
en 2005) en raison de la faiblesse de la productivité agricole. Concernant le secteur
secondaire, sa participation à la croissance du PIB est montrée par le tableau 2 :

Tableau 2 : Secteur secondaire valeur ajoutée aux prix constants

2004 2005 2006 2005 2006


(en milliard d’ariary aux prix de (Variation annuelle
1984) en %)
SECTEUR SECONDAIRE 58,8 60,5 62,8 3,0 3,7
Agro industrie 1,4 1,4 1,2 0,0 -12,5
Energie 7,2 7,4 7,7 2,8 4,4
Industrie alimentaire 10,7 10,7 10,7 0,0 0,0
Industrie des boissons 10.8 10,9 11,9 0,9 9,3
Industrie du tabac 3.7 3,6 4,0 -2,7 11,6
Industrie du corps gras 1.6 1,8 1,9 12,5 3,6
Pharmacie 2.2 2,3 2,4 4,5 2,2
Industrie textile 0,8 0,9 0,9 12,5 0,8
Industrie du cuir 0.2 0,2 0,2 0,0 0,0
Industrie du bois 1,5 1,5 1,6 0,0 4,1
Matériaux de construction 1,5 1,6 1,8 6,7 11,6
Industrie métallique 2,2 2,3 2,4 4,5 2,4
Matériel de transport 0,9 1,0 1,2 11,1 19,3
Appareils électriques 3,3 4,2 4,2 27,3 0,5
Industrie du papier 0,5 0,5 0,4 0,0 -10,8
Autres 0,9 0,9 0,8 0,0 -6,0
ZFI 8,3 8,3 8,3 0,0 0,0

Source : Institut National de la Statistique

Par rapport au secteur primaire et tertiaire, de 2004 à 2006, le secteur secondaire


tient toujours la dernière place pour la croissance du PIB à Madagascar.

La croissance du secteur industriel a été marquée par une légère augmentation, 3,7
pour cent après 3,0 pour cent en 2005. Mais son apport dans la croissance du PIB
est resté normale (0,4 point, et 0,3 point en 2005). La stagnation de l’activité de la
zone franche industrielle (ZFI) a pesé sur la croissance du secteur industriel. En
effet, compte non tenu de la ZFI, le taux de croissance du secteur secondaire s’est
élevé à 4,3 pour cent. L’industrie des boissons a affiché une bonne performance
avec une croissance de 9,3 pour cent, après seulement 0,9 pour cent en 2005 ; cette
branche a fourni la plus forte contribution à la croissance du secteur industriel (1,7
point).

28
Après la baisse de 2005 (-2,7 %), l’activité de l’industrie du tabac a fait un bond de
11,6 pour cent, et sa participation à la croissance du secteur est redevenue positive
(0,7 point, contre -0,2 point en 2005). En raison de la forte demande inhérente à
l’essor de la construction de bâtiments privés et des infrastructures publiques, la
production de matériaux de construction a augmenté rapidement (+11,6 %, après
+6,7 % en 2005), entraînant une contribution de 0,3 point à la croissance du secteur.
En ce qui concerne l’agro-industrie, elle a accusé une baisse de 12,5 pour cent de sa
production, après une croissance nulle en 2005. Elle a apporté une contribution
négative de 0,3 point à la croissance du secteur secondaire. Cette situation est
imputable entièrement aux difficultés rencontrées par les unités sucrières. En effet,
depuis des années, ces dernières ne peuvent plus procéder au renouvellement de
leurs machines très vétustes à cause de difficultés financières et de l’inexistence de
repreneur. L’industrie du papier est également en perte de vitesse avec une baisse
importante de sa production (-10,8 %, au lieu de 0,0 % en 2005) équivalente à une
contribution de -0,2 point au secteur. A défaut de nouveaux produits et, dès lors
supplantée par les produits concurrents, l’unique unité de la branche qui est
confrontée à des problèmes d’ordre commercial n’a pu fonctionner qu’avec un faible
taux d’utilisation de sa capacité de production.

29
Tableau 3 : Secteur tertiaire valeur ajoutée aux prix constants

2004 2005 2006 2005 2006


(en milliard d’ariary aux prix de (Variation annuelle
1984) en %)
SECTEUR TERTIAIRE + BTP 238,2 252,7 270,7 6,1 7,1
BTP 13,4 15,9 19,5 18,7 22,5
Transport de marchandises 47,2 49,3 53,6 4,4 8,7
Transport de voyageurs 13,7 14,7 15,2 7,3 3,1
Auxiliaires de transport 12,7 13,4 14,3 5,5 6,8
Télécommunications 8,4 8,8 9,9 4,8 12
Commerce 51,5 53,8 56,2 4,5 4,4
Banque 9,3 9,9 11,3 6,5 14,2
Assurance 0,2 0,2 0,2 0 10,6
Service 57,7 61,7 65,1 6,9 5,5
Administration 24,3 25,0 25,5 2,9 2,1

Source : Institut National de la Statistique

Le secteur tertiaire occupe la première place pour la croissance à Madagascar.

Grâce au développement du tourisme, à l’essor de l’immobilier et des grands


travaux, le secteur des services a progressé de façon soutenue, 6,1 pour cent en
2005 contre 7,1 pour cent en 2006. Il a largement participé à la croissance du PIB
(3,5 points). La branche du bâtiment et des travaux publics (BTP) a été la plus
performante, et sa croissance s’est accélérée en 2006. Elle a participé à hauteur
de1,4 point à la croissance du secteur tertiaire. L’activité du sous secteur BTP a été
propulsée par l’activation des constructions routières et l’accroissement de
l’investissement immobilier soutenu par des conditions de financement bancaire
favorables.

 Les industries Malgaches ne sont pas en mesure de se concurrencer au


niveau international. Le secteur secondaire ne présente q’une faible
participation au niveau de la croissance du PIB.

30
Or, il faut faire un énorme financement dans ce secteur pour que les grands projets
conduisent à la croissance. On peut voir la situation de Madagascar sur le tableau ci
–dessous :

Tableau 4 : Contribution à la croissance du PIB (en points de pourcentage)

2005 2006
Croissance du PIB (%) 4,6 4,9
Secteur primaire 0,8 0,7
Secteur secondaire 0,3 0,4
Secteur tertiaire 2,9 3,5
Taxes indirectes 0,7 0,7
Charges non imputées -0,1 -0,3

Source : Banque Centrale

Il y a un écart d’à peu près 4 pour cent entre le secteur primaire et secondaire.

 Il y a liquidité à Madagascar mais les problèmes se trouvent au niveau de la


redistribution et la collecte. Il y a asymétrie d’information entre les firmes et
l’investisseur financière, il existe de grande incertitude qui conduit à des
risques énormes. Par conséquent, l’équilibre entre injection et fuite n’est pas
atteint :

On constate des problèmes au niveau de la collecte comme la fuite sur l’épargne.


Or, l’épargne devrait être égale à l’investissement. Pour cela, les banques
devraient tous faire pour établir cet équilibre. Mais surtout, les problèmes se
situent dans la redistribution des liquidités. La réalité montre l’inégalité entre
l’épargne et l’investissement, donc, le système bancaire n’est pas efficace :

31
Evolution des investissements et de l’épargne (en milliers d’Ariary)

Source : Banque Centrale

De 2004 jusqu’à 2006, le pourcentage d’investissement dépasse ce de l’épargne.


Pour cela, le système bancaire devrait faire tout son possible pour collecter toute
l’épargne.

 Les banques nationales sont insuffisantes pour rassurer les investisseurs


nationaux de leur financement. Les banques étrangères par contre, sont aux
nombres supérieurs. Les crédits à longs termes sont insuffisants, le capital
n’est pas attribué à celle qui est prête à payer à un prix élevé mais serait
alloué à travers un processus de sélection à celle qui possède une forte
capacité de remboursement, notamment, celle qui entreprend des activités à
faibles risques. Les crédits à longs termes sont faibles à Madagascar. La
comparaison des tableaux 5, 6, 7 nous le montre :

32
Tableau 5 : Crédits à Court Terme aux Secteurs Para Public et Privé, recensés
par la Centrale des Risques, ventilés par branche d’activités
économiques

ACTIVITES 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006

119 113 158


I – AGRICULTURES 57 788 49 210 42 236 66 728 82 567 87 601
668
94 339
106 023

104 101 121 124 125 115 132 228 274 298
II – INDUSTRIES 463 838 979 073 746 887 381 079 444 415

1 – Mines 2 848 2 756 1 879 3 018 2 261 2 180 1 783 1 727 1 317 1 544

2 – Produits pétroliers 581 823 1 040 1 537 2 844 3 474 18 978 55 913 51 253 64 289
100 101 102 127 166 169
3 – Manufactures 77 633 77 113
373 427 145
91 451 85 524
774 393 468
a)- Agricoles et 15 284 12 057 14 129 12 312 12 838 15 007 13 193 29 495 57 046 40 400
alimentaires
b)- Matériaux de 2 526 2 285 4 820 3 480 3 602 1 161 914 856 1 060 2 142
construction
c)- Mécaniques et 18 392 25 967 23 834 34 562 34 711 31 595 25 071 50 359 56 065 67 049
électriques
d)- Chimiques 9 508 9 626 11 721 10 558 10 926 8 101 10 137 17 799 21 570 22 507

e)- Textiles et 20 621 17 361 27 928 34 584 33 963 29 906 28 280 20 676 21 730 23 551
confections
f)- Autres 11 301 9 817 8 941 5 930 6 104 5 683 7 930 8 589 8 922 13 819

4 – Travaux publics et 23 402 21 146 18 687 18 091 18 497 18 782 26 096 42 666 55 482 63 113
bâtiments

116 138 141 138 141 166 208 239


III – SERVICES 92 772 96 349
169 031 546 738 715 454 362 794

1 – Transport 8 090 8 678 13 588 15 195 17 358 13 303 15 491 22 914 37 368 48 568
102 122 124 125 126 144 170 191
2 – Commerce 84 682 87 671
587 836 188 435 224 640 995 226

IV – NON CLASSES 17 051 22 890 22 685 28 375 13 053 16 384 26 998 36 911 43 875 63 917

TOTAL DES
272 270 303 357 362 358 420 525 639 760
CREDITS 074 287 068 206 912 610 761 783 788 149
DECAISSES

257 258 296 347 354 350 414 518 629 740
Dont : privé 564 434 290 859 136 229 016 056 406 593

Source : Banque Centrale


Ce sont les industries et les services qui bénéficient le plus des crédits à court terme,

33
Tableau 6 : Crédits à Moyen Terme aux Secteurs Para Public et Privé, recensés
par la Centrale des Risques, ventilés par branche d’activités
économiques

ACTIVITES 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006

I – AGRICULTURES 6 112 5 549 3 904 3 419 4 256 5 072 6 786 6 986 8 709 9 240

II – INDUSTRIES 15 200 20 060 25 210 29 415 34 056 29 271 50 884 67 919 82 230 98 140

1 – Mines 607 170 201 123 400 596 121 158 143 546

2 – Produits pétroliers 26 52 37 18 44 45 4 173 14 247 18 149 22 520

3 – Manufactures 14 060 18 418 24 668 28 519 32 382 27 235 42 264 44 479 48 481 64 440

a)- Agricoles et 1 108 1 563 3 314 6 738 9 145 7 150 10 003 7 718 18 662 35 094
alimentaires
b)- Matériaux de 2 472 1 632 2 862 2 449 2 140 233 229 135 2 533 694
construction
c)- Mécaniques et 3 055 2 922 3 886 3 392 7 235 7 249 17 121 16 104 9 054 7 693
électriques
d)- Chimiques 3 461 1 438 1 004 1 330 1 823 1 505 3 222 3 615 4 130 7 937

e)- Textiles et 3 099 10 131 12 651 13 616 11 276 10 363 10 704 13 384 10 420 10 141
confections
f)- Autres 863 732 952 994 763 735 984 3 524 3 682 2 880

4 – Travaux publics et 507 1 420 304 755 1 230 1 395 4 327 9 034 15 457 10 635
bâtiments

III – SERVICES 7 945 6 822 6 934 18 114 22 452 21 107 17 838 36 756 40 339 40 002

1 – Transport 1 315 1 461 1 063 1 575 1 521 1 946 2 000 3 571 5 796 5 867

2 – Commerce 6 630 5 360 5 871 16 538 20 931 19 161 15 838 33 185 34 544 34 136

IV – NON CLASSES 3 335 3 455 3 981 10 201 12 014 10 208 12 797 34 191 46 022 52 456

Source : Banque Centrale

Ce sont les industries et les manufacturés qui bénéficient le plus des crédits à moyen
terme.
Les crédits à MLT ont encore connu une progression de 56,7 milliards d’ariary ou
20,1 pour cent, contre 15,4 milliards d’ariary ou 5,8 pour cent en 2005 grâce aux
crédits d’équipement et immobiliers. Outre les investissements effectués par les
entreprises, les particuliers ont également commencé à investir.

34
Le lancement de nouveaux produits, encouragé par une plus grande disponibilité de
ressources à plus long terme, ainsi que la collaboration des banques avec les
sociétés immobilières et d’équipement ont favorisé cette tendance.

Tableau 7 : Crédits à Long Terme aux Secteurs Para Public et Privé, recensés
par la Centrale des Risques, ventilés par branche d’activités
économiques
ACTIVITES 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006

I – AGRICULTURES 9 351 11 089 11 007 11 256 11 302 10 462 9 862 11 590 1 816 988

II – INDUSTRIES 22 632 22 236 18 118 16 669 15 509 13 139 17 837 29 435 26 941 27 281

1 – Mines 138 39 788 0 0 0 0 0 0 0

2 – Produits pétroliers 0 0 0 0 0 0 4 307 3 233 6 230 7 230

3 – Manufactures 19 498 19 347 16 040 16 646 14 208 11 154 11 712 24 525 19 177 16 562

a)- Agricoles et 4 780 3 754 1 820 804 607 466 2 373 8 775 2 417 2 138
alimentaires
b)- Matériaux de 5 444 5 105 4 707 4 119 3 504 2 859 157 157 1 717 157
construction
c)- Mécaniques et 398 265 525 488 1 044 970 2 744 4 215 4 076 3 701
électriques
d)- Chimiques 2 383 2 118 247 790 534 354 213 1 090 1 090 2 022

e)- Textiles et 4 657 5 913 7 982 9 864 8 280 6 381 6 194 10 387 9 847 8 544
confections
f)- Autres 1 835 2 192 758 580 239 123 29 1 30 0

4 – Travaux publics et 2 996 2 849 1 289 23 1 301 1 986 1 818 1 678 1 535 3 488
bâtiments

III – SERVICES 5 159 5 990 4 665 8 170 13 591 12 691 7 352 6 713 6 018 6 138

1 – Transport 36 31 30 24 16 832 892 992 876 0

2 – Commerce 5 123 5 959 4 635 8 146 13 575 11 859 6 460 5 721 5 142 6 138

IV – NON CLASSES 5 512 5 099 7 932 15 318 18 797 18 584 15 759 11 857 13 622 29 153

TOTAL DES
CREDITS 42 655 44 414 41 722 51 412 59 199 54 876 50 810 59 596 48 396 63 560
DECAISSES

Dont : privé 42 275 44 224 41 665 51 355 59 141 54 876 50 810 59 596 48 396 56 510

Source : Banque Centrale

35
C’est l’industrie qui bénéficie le plus des crédits à long terme, mais par rapport aux
crédits à court et moyen terme, sa part est faible.

En termes de maturité, les nouveaux prêts accordés par les banques ont porté
essentiellement sur les crédits d’investissement7 : 61,3 pour cent contre 8,5 pour
cent en 2005. Les crédits à moyen et à long terme (MLT) ont ainsi progressé de 42,0
pour cent, soit 118,3 milliards d’ariary, tandis que ceux à court terme (CT) n’ont
augmenté que de 10,5 pour cent, équivalent à 74,6 milliards d’ariary.

Les crédits à long terme pour les industries en une augmentation faible voir même
une diminution en 2005 (2004 : 29435 ; 2005 :26941 ; 2006 :27281). Et par rapport
au crédit à court terme et moyen terme, ils ne représentent q’une faible pourcentage
pour la croissance du PIB. Donc, pour une croissance et contribution du crédit à long
terme à l’économie, le système bancaire tient un rôle essentiel.

2-5-2 Solutions aux problèmes du système bancaire Malgache

-Selon Ricardo : « un pays gagnera à échanger avec un autre s’il se spécialise dans
la production du bien pour laquelle il dispose d’une plus grande productivité du travail
ou d’une meilleure technologie ou encore dont le coût de production sera le plus
faible par rapport aux autres produits et par rapport aux pays partenaires ».

Madagascar peut par exemple se spécialiser dans le domaine de crevette. Les


opérateurs Malgaches devraient s’investir à fond dans ce domaine.

-s’investir dans le domaine de recherche et développement, dépense de formation,


les nouvelles technologies, les réseaux de coopération entre partenaires industriels
et commerciaux ;

-investir sur l’innovation et différenciation des produits

- préparer les opérateurs locaux aux modes de production exigés par la


Modernisation, en adoptant les normes et la qualité des produits attendus par nos
clients.

7
Pourcentage des crédits à LT,MT,LT pour la contribution à la croissance du PIB
Source :rapport annuel 2006

36
- signer des joint-ventures avec des entreprises dans les pays membres pour se
lancer dans des productions à grande échelle. L'implication du secteur privé dans
toutes ces démarches est une condition indispensable à la réussite de l'intégration
régionale.

- attirer les investisseurs avec une législation plus souple.

2-5-3 La politique monétaire efficace

La politique monétaire devrait alors inciter les solutions ci-dessus :

 l’action sur le taux d’intérêt devrait être plus faible pour les crédits à longs
terme comme les investissements dans le domaine de recherche et
développement, dépense de formation, les nouvelles technologies, les
réseaux de coopération entre partenaires industriels et commerciaux ; sur
l’innovation et différenciation des produits. Plus le taux d’intérêt s’élèvent, plus
ils tendent à réduire la demande et inversement ;

 accroissement du crédit pour les investisseurs (investissement sur la


production qui a un avantage comparatif par rapport aux autres produits ; sur
la recherche, développement, nouvelles technologies, les réseaux de
coopération entre partenaires industriels et commerciaux) par l’action sélective
sur le crédit. On peut par exemple accroître le crédit pour les investisseurs du
QMM. Aussi, le tableau ci-dessous nous guide que l’accroissement du crédit
devrait se faire au niveau de la filière crevette, augmenter les projets sur cette
filière. On voit une augmentation de l’exportation depuis 2004, donc, une
augmentation de crédit en 2006 pour les investisseurs dans la filière crevette
stimulera une augmentation proportionnelle avec l’exportation dans le future.
L’investissement au niveau de la vanille ne sera pas rentable car l’évolution de
son exportation est décroissante, donc, une augmentation de crédit sur cette
filière présente des risques :

37
Tableau 8 : évolution des exportations (en milliers de DTS)

Source : Banque Centrale

38
 diminution des taxes et impôts sur les industries naissantes, pour qu’ils
puissent se développer, puis, se concurrencer ;

 création des banques nationales pour une indépendance bancaire et une


assurance des investissements dont le but est d’accroître la productivité pour
la croissance économique ;

 assurance sur l’équilibre entre injection et collecte. Les banques devraient


inciter les citoyens à épargner pour éviter la fuite ;

 dérèglement au niveau de la loi bancaire. Le but est d’avoir une règlement


souple et adaptive à la réalité économique.

39
CONCLUSION

Le système bancaire Malgache se base sur le développement de sa structure c'est-


à-dire des institutions financières. Il est sous le contrôle du Commission de
Supervision Bancaire et Financière pour être en règle et conforme à la loi et pour
atteindre les objectifs dont la croissance positive, le chômage réduit, l’inflation faible,
le solde de la balance des paiements équilibré. Les pouvoirs publics ont recours à
l’instrument de la politique économique qui, dans notre cas, est la politique monétaire
imposée à l’établissement pour assurer la protection des déposants et des
emprunteurs.

La politique monétaire doit assurer les risques sur les crédits à longs termes ;
l’action sélective ; l’action sur le taux d’intérêt, pour qu’elle puisse suivre l’évolution
de l’économie et pour qu’elle soit efficace pour les objectifs. Le continent africain
s’est engagé depuis quelques années dans le processus de l’intégration comme le
cas de l’adhésion de Madagascar au COMESA en particulier. Pour cela, la politique
monétaire qui peut s’adapter à l’économie est l’action sur le taux d’intérêt pour le gain
de certains investisseurs ; l’action sélective sur le crédit c'est-à-dire l’accroissement
des crédits pour les investissements sur la recherche, développement, nouvelle
technologie, le réseau de coopération entre partenaires industriels et commerciaux ;
la diminution de la fiscalité sur les industries naissantes pour favoriser la
concurrence. Le plus important est la création d’une banque Malgache pour assurer
les investissements Malgaches.

Ce qui signifie que le système bancaire actuel n’est pas attrayant pour l’économie
Malgache. Mais, est-ce toujours la faute du système bancaire ? Et du côté de la
demande ?
BIBLIOGRAPHIES

OUVRAGES :

Philippe GARSUAULT et Stéphane PRIAMI Chargés d’enseignement, Connaissance


de la banque et de ses produits, centre de formation de la profession bancaire Paris
1994, 501 pages ;

Economie monétaire, bancaire, financière, centre de formation de profession


bancaire, que sais-je ? France, 146 pages ;

Pierre Prissert, Philippe Garsuault et Stephane Priami, les opérations bancaires avec
l’étranger, collection banque ITB, 6e édition, 276 pages ;

Traduction de GAËL FAIN, TOME 1, 2, techniques modernes de l’analyse


économique, collection sciences politiques, 817 pages ;

GUILLOCHON B. (2000), Economie International, travaux dirigés. Dunod ;

GUILLOCHON B. (2001), Economie International, Dunod, nouvelle édition ;

RICARDO D. (1817). « Principes de l’économie politique et de l’impôt ».

DOCUMENTS :

Rapport annuel 2006, 2005,2004 ;

Banque centrale de Madagascar

INTERNET
ANNEXES
TABLES DES MATIERES

REMERCIEMENTS

LISTE DES ABREVIATIONS

INTRODUCTION

Première partie : STRUCTURE DU SYSTEME BANCAIRE MALGACHE ET


POLITIQUE MONETAIRE MALGACHE

1-1 STRUCTURE DU SYSTEME BANCAIRE …………………………………..……..1

1-1-1 Généralités…………………………………………………………………….1

1-1-2 Historique………………………………………………………………………1

1-1-3- Les institutions financières Malgaches…………………………………….2

1-2 NOTION DE LA POLITIQUE MONETAIRE ……………………………………..4

1-2-1- Définition………………………………………………………………………4

1-2-2- Objectif de la politique monétaire…………………………………………..4

1-2-3- Solution pour atteindre cet objectif…………………………………………5

1-2-4- Impact de la politique monétaire au niveau du système bancaire……...5

1-3 POLITIQUE MONETAIRE MALGACHE ……………………………………..7

1-3-1- Objectifs et contexte de la politique monétaire Malgache……………….8

1-3-2- Impact sur le système bancaire Malgache………………………………..9

Deuxième partie : REGROUPEMENT REGIONALE ET POLITIQUE


MONETAIRE MALGACHE

2-1 CSBF ET SES EFFET SUR LE SBM...................……………………….………16

2-1-1 La commission de supervision bancaire et financière………………16


2- 2 : FORCES ET OPPORTUNUTE DU CSBF SUR LE SYSTEME
BANCAIRE MALGACHE………….………………………………………………20

2-2-1- Forces………………………………………………………………………..20

2-2-2- opportunités………………………………………………………………….20
2-3 : REGROUPEMENT REGIONALE ET LA POLITIQUE MONETAIRE…………...20

2-3-1- Regroupement régionale…………………………………………………..20

2-3-2 - Situation de Madagascar………………………………………………….21

2-4 : MICRO-FINANCE A MADAGASCAR………………………………………………23

2-4-1- Définition de la microfinance……………………………………………..23

2-4-2 - Objectifs de la microfinance………………………………………………23

2-4-3 - Zone d’intervention………………………………………………………..23

2-4-4- Contrainte et disfonctionnement d’investissement …………………….26

2-5 : PROBLEMES ET SOLUTIONS DU SYSTEME BANCAIRE MALGACHE ……27

2-5-1 – Problèmes du système bancaire Malgache…………………………….27

2-5-2- Solutions aux problèmes du système bancaire Malgache……………..36

2-5-3- La politique monétaire efficace…………………………………………....37

CONCLUSION

BIBLIOGRAPHE

TABLE DES MATIERES

ANNEXES
TITRE : les apports du système bancaire à l’économie Malgache

NOMBRE DE PAGE : 39

NOMBRE D’ANNEXE :3

NOMBRE DE REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUE :7

ENCADREUR : ANDRIAMASIVELO Jean Christophe

RESUME ANALYTIQUE

Actuellement, des problèmes apparaissent au niveau du système bancaire mais les pouvoirs publics
ne tiennent pas vraiment compte de ces réalités, comme la dominance des banques étrangères,
faiblesse des crédits à long terme, insuffisance du participation du secteur secondaire à la croissance
du PIB.

Donc, d’après l’analyse, il est nécessaire d’utiliser la politique monétaire pour résoudre un peu les
problèmes existants, avoir une législation souple favorable pour la croissance comme le dérèglement
au niveau de la loi bancaire, le plus important est la création d’une banque purement Malgache pour
assurer l’investissement. Ce document montre alors qu’il faut suivre ces chemins pour une
amélioration du niveau de vie et pour que le système bancaire soit attrayant pour l’économie actuelle.

Mots clefs : politique monétaire - crédits à longs terme - Commission de Supervision Bancaire et
Financière.

Auteur : ANDRIAMIARINOSY Njaka Tahina

Adresse : CM 38 Ter Malaza Ampitatafika, Tana 102