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Cours de procédure pénale

PROCEDURE PENALE

La procédure pénale est l'ensemble des règles qui


organisent le processus de répression d'une
infraction. Elle fait le lien entre l'infraction et la
peine, par le biais de phases intermédiaires et
nécessaires portant sur la constatation des
infractions, le rassemblement des preuves, la
poursuite des auteurs, et leur jugement par la
juridiction compétente.

fiche n°1 INTRODUCTION

Procédure pénale = ensemble des règles juridiques qui


régissent la recherche d’un coupable et son
jugement Protection des personnes qui sont
injustement accusées de criminel + protection de la
société en réprimant les criminels LES SOURCES DE
LA PROCEDURE PENALE

-- Sources historiques Antiquité : procédure pénale


préserve l’ordre public, la victime ne peut pas seule
incarner les poursuites, IG, un magistrat incarne
l’intérêt de la société Rome : système de l’action
populaire, chaque citoyen peut engager les
poursuites Moyen Age : grde ordo de la procédure
criminelle en 1670, apparition des phases (information,
instruction, jugement) Révolution : action populaire,
jury d’accusation au stade de l’instruction, puis jury de
jugement qui se prononce sur la
culpabilité/innocence Système changé sous le Directoire
: création des juges d’instruction, déclenchement des
poursuites par le MP 1811 : Code d’instruction
criminelle. Autoritaire, retour des conceptions d’ancien
régime auxquelles la révolution avait voulu mettre un
terme. Création des chambres d’accusation, principe de
l’unité de la justice civile et pénale, principe de la
séparation des fonctions (poursuites, instruction,
jugement), principe de collégialité des juridictions Loi
du 8 décembre 1897 ( loi Constans) : droit pour l’inculpé
d’être assisté par un défenseur 1959 : entrée en vigueur
du Code de Procédure Pénale (CPP). Marque le souci de
mieux garantir les libertés individuelles, réglementation
de l’enquête préliminaire, de la garde à vue,
renforcement séparation
poursuites/instruction/jugement Puis évènements
politiques (Algérie), abandon de ces intentions,
durcissement des droits de la défense, multiplication des
juridictions d’exception… Evolution générale :
renforcement du contradictoire, volonté de désengorger
le système judiciaire, procédure + libérale

-- Sources nationales La Constitution : règles qui


intéressent directement la procédure pénale, rôle du CC,
a consacré présomption d’innocence La loi : art 34 à la
procédure pénale est de la compétence de la loi. Il y a
aussi autres codes et lois non codifiées Le règlement :
petite sphère de compétence à décrets + arrêtés
ministériels Les principes généraux de la procédure
pénale : Selon principe de légalité, juge ne peut pas en
consacrer. Pourtant, les tire d’un txt pour une situation
particulière. Règles d’organisation judiciaire, de
compétence, lois processuelles : parfois, on ne sait pas si
c’est une règle de fond ou de forme (ex : loi de
prescription de l’action publique)

-- Sources internationales Application de la


CEDH en droit interne : articles 5 et 6 prévoient
présomption d’innocence, procès équitable et public,
juridictions indépendantes et impartiales… L’emportent
sur dispositions internes incompatibles. Critique du prof
: vision anglosaxone. CPP très précis (détention
provisoire de 1 an) alors que Conv EDH non (durée
raisonnable de la détention provisoire) On s’en remet à
l’arbitraire des juges, cad ce contre quoi la Révolution
française a lutté Au départ, jspr hostile à la Conv EDH,
puis a admis de l’appliquer. Depuis qqs années,
législateur recopie la convention dans le CPP. Contrôle
du bon respect de la Conv EDH par les juridictions
françaises : mis en place par la Convention elle-même. 3
organes à l’origine : -Commission : avait pour mission de
parvenir à un règlement à l’amiable du litige entre la
juridiction française et le citoyen français -Cour EDH :
rôle juridictionnel -Comité des ministres -Protocole N°
11 (1998) : Commission a disparu, Cour EDH contrôle
seule, Comité des ministres veille au bon respect des
arrêts de la Cour. La CEDH est une juridiction
permanente, composée de juges des Etats membres de
l’Europe élus. Peut être saisie par un état signataire ou
par une requête individuelle. On peut la saisir après
avoir épuisé toutes les voies de recours
interne. Composition de la Cour : comités, chambres,
grde chambre. Chaque chambre est dotée d’un comité
qui étudie recevabilité de la requête. Grde chambre
saisie si une chambre s’est dessaisie en sa faveur, ou sur
renvoi de l’affaire 3mois après le jugement par une
chambre Condamnation de l’état français ne remet pas
en cause arrêt de la juridiction française, a autorité de la
chose jugée Mais depuis 2000, demandeur peut
demander le réexamen de son cas. Le législateur
intervient souvent après une condamnation de la France
(cf écoutes téléphoniques en 1990, loi en 1991) LE
ROLE DE LA PROCEDURE PENALE Système
accusatoire : contradiction, le juge arbitre, rôle central
des parties. Parait le + protecteur des droits de la
personne accusée, procédure orale, publique. 1seule
phase : le jugement. Justice collégiale. Système de
preuve légale (aveu preuve irrécusable de la culpabilité).
Défense de l’IG confiée à la seule victime. Système
inquisitoire : objectif de lutte contra la délinquance. Rôle
actif du tribunal, recherche des preuves, procédure
écrite, voies de recours, ministère public, procédure
secrète, plusieurs phases, principe de l’intime conviction
du juge, très protecteur de l’IG Systèmes mixtes

-- : différentes phases, mais contradiction, respect des


droits de la défense, ministère public. Procédure pénale
française : système mixte. Accusatoire : renforcement
des droits des parties. + Inquisitoire : plusieurs phases,
intime conviction. Poursuites : augmentation des droits
du suspect. Instruction : secrète, écrite, non
contradictoire avant. Depuis loi Constans, avocat, droits
de la défense. Jugement : accusatoire, oral, publique,
contradictoire, collégialité. L’influence du système
accusatoire se manifeste par la place de la victime dans
le procès.
Fiche n°2 LES PARTIES A L’ACTION PUBLIQUE

LES DEMANDEURS A L’ACTION PUBLIQUE


Mp+ certaines administrations (des douanes par ex).
Les membres du MP sont des magistrats, défendent l’IG.
Obj : protection de la société

-- L’organisation du ministère public Unité du


MP : indivisibilité (membres interchangeables d’un jour
à l’autre) Subordination hiérarchique (sous ministre de
la justice, a autorité sur les procureurs généraux)
Ministre peut enjoindre des poursuites, mais peut pas
ddr qu’on ne poursuive pas. Tte désobéissance d’un
membre du parquet constitue une faute disciplinaire
(àsanction) Limites : pouvoir propre de chaque chef de
parquet : la désobéissance aux instructions n’entraine
pas l’irrégularité de l’acte, on peut pas obliger à agir.
Risque juste des sanctions. Membre du MP doit
respecter instruction, mais libre de ses positions à
l’audience, liberté de parole (art 33 CPP), indépendance
de parole Statut des membres du MP : le président est le
procureur général auprès de la Cour de Cassation.
Sanction prononcée par le ministre de la justice, après
avis du CSM (pas lié par avis)

-- La fonction du ministère public Autorité de


poursuite, déclenche l’action publique, l’exerce, requiert
l’application de la loi, dirige la PJ (Art 12 CPP), assure
l’exécution des décisions de justice.
Indépendance Autorité de poursuite indépendante :
irresponsable, pcp de l’opportunité des poursuites (art
40 CPP), indépendant à l’égard des juges et des parties,
peut déclencher action publique même si victime ne le
souhaite pas. Irresponsabilité pénale et personnelle
(victime devra assigner l’Etat si faute dans l’exercice de
ses fonctions) Partie intégrante d’une juridiction
répressive : partie principale au procès pénal,
nécessairement présent. Selon jrspr, est une composante
de la juridiction. Rôle ambigu : composante et
partie LES DEFENDEURS A L’ACTION
PUBLIQUE Personnes physiques : toutes les
personnes physiques peuvent être appelées à
comparaitre, sauf si ont immunité. Responsabilité
pénale est personnelle (enfant mineur auteur de
l’infraction sera défendeur à l’action publique, ses
parents seront défendeurs à l’action civile) Personnes
morales : action publique dirigée contre la personne
morale, mais est représentée par son dirigeant. Pb qd
infraction imputée à la sté+ son dirigeant. On peut
désigner un mandataire de justice pour représenter
personne morale. On est défendeur à l’action publique
quand on est partie = qd on nous signifie qu’on nous
impute la responsabilité de l’infraction (et pas quand le
MP nous met en cause). Personne soupçonnée a des
garanties, suspect devient partie qd on le met en
examen, devient alors défendeur à l’action publique. Il
existe des mises en cause officieuses, mais ne valent pas
mise en examen. Statut de témoin assisté, pas de
partie.

Fiche n°3 LES PARTIES A L’ACTION CIVILE

LES DEMANDEURS : LA VICTIME Art 2 CPP :


Action en réparation appartenant à ceux qui ont
personnellement souffert du dommage directement
causé par l’infraction Procédure civile : notion de
victime souple, dommage doit être certain, actuel, direct
et personnel ≠ Procédure pénale : victime veut
réparation + déclencher ou s’associer à l’action publique.
Condition : que son préjudice soit le reflet en réduction
du dommage que la sté a souffert, défense de l’IG à
travers son intérêt particulier

-- La qualité de victime La notion de victime est ≠


selon les phases : au stade de l’instruction (art 85) «
celle qui se prétend lésée par l’infraction », au stade du
jugement (art 2) conditions très strictes. On ne peut pas
ddr au stade de l’instruction à la personne de prouver
qu’elle a personnellement souffert du dommage,
directement causé par l’infraction. Conditions à l’action
civile devant le JI posées par la jrspr : « circonstances
sur lesquelles la victime s’appuie doivent permettre au
juge d’admettre comme possible l’existence du préjudice
qu’elle allègue et la relation directe de l’infraction » Un
dommage direct : Selon causalité adéquate, peu de
victimes potentielles. Pourtant, restent nombreuses,
risque pour l’action publique. (Infraction contre la
personne : blessé+son employeur / Infraction contre les
biens : le volé+ses créanciers) Un dommage personnel :
Terme pas ds l’art2, création de la doctrine. Ex du vol : le
créancier n’a pas personnellement souffert l’infraction.
Le préjudice doit correspondre au résultat de
l’infraction, au préjudice social. Dommage personnel
défend l’IG. Ex : entrave à la liberté du travail d’un
salarié : l’employeur, même si baisse de son chiffre
d’affaire, n’a pas personnellement souffert du
dommage/ Escroc se fait passer pour une association
caritative : les victimes pénales sont les escroqués, pas
l’association/ Sté fait 1faux bilan : Commissaire aux
comptes de la sté veut se plaindre, peut pas./ publicité
trompeuse : selon jrspr, les victimes sont les
consommateurs+les concurrents Cf les infractions d’IG
(ex : commentaire d’une décision de justice= discrédit) :
juge qui a rendu la décision n’est pas personnellement
touché. Pas de victime, seul le MP peut déclencher les
poursuites

-- L’intérêt à agir de la victime Fondement de


l’action civile : resp civile délictuelle. Au pénal, il faut
une faute, donc seuls 1382 et 1383 s’appliquent en
matière pénale. Dérogation : loi sur les accidents de
circulation Objets de l’action civile : 1.la réparation :
conditions du CCivil doivent etre réunies (dommage
certain, direct, personnel) Juge pénal exige un lien direct
avec l’infraction. Répare le pretium doloris+ indemnité
matérielle. Art 3 alinéa 2 « lsq la victime exerce
réparation au pénal, elle peut obtenir réparation pour
tous les chefs de préjudice, tant matériels que moraux,
qui découlent des faits ». Art 2 détermine la recevabilité
de la victime (qualité à agir), l’art3alinéa 2 se prononce
sur l’étendue de la réparation que la victime peut
obtenir. Juge pénal progressiste : a admis constitution
de partie civile de la concubine et de la prostituée très
tôt. 2.la participation à l’accusation : dissociation de
l’action civile dans 3hypothèses : qd le juge répressif ne
peut pas accorder réparation à la victime (ex : faute de
service d’un fonctionnaire : JA compétent) + qd la
victime ne veut pas demander réparation + qd le
dommage est déjà réparé. CCass admet constitution de
partie civile sans action civile.

-- La capacité à agir de la victime S’apprécie au


jour où on introduit l’action. Règles du droit civil. LES
AUTRES DEMANDEURS : LA PARTIE CIVILE
NON VICTIME (la dilution de l’action civile)
-- Les parties civiles défendant un intérêt
collectif Les données de la difficulté : Pmorale peut
être victime d’une infraction au sens de l’art2, peut
représenter la victime (syndicat, association de
consommateurs). Peut vouloir protéger l’intérêt collectif
que cette personne morale incarne devant le juge pénal.
Or, cet intérêt collectif comprend IG+ intérêt des
particuliers. Donc, s’approprie une action civile qui n’est
pas la sienne. DANGER car peut déclencher l’action
publique. Jrspr hostile à l’action des syndicats. Même si
on admet un intérêt collectif autonome aux syndicats, ne
souffrent pas personnellement du dommage. Pareil pour
les associations Solutions du droit positif : 1.l’action des
syndicats professionnels : Code du travail leur reconnaît
la possibilité d’agir devant les juridict° répressives. Il
faut un intérêt direct ou indirect (assouplit art2) +
préjudice à l’intérêt collectif. L’action civile est recevable
qd réglementat° pas respectée (ex : accident du travail à
cause d’un manque de sécurité), mais pas pour pub
mensongère, abus de biens sociaux, assassinat d’un
employé…) 2.l’action des associations : Hostilité de la
jrspr depuis 1913, sauf si loi accorde action civile. Liste à
l’art 2-1 CPP. Mais conditions : ancienneté de
l’association, agréée par les autorités publiques... Pour
les associations pour l’enfance en danger, on leur permet
juste de se joindre à l’action publique.

-- Les victimes par ricochet Les créanciers : Action


civile recevable qd infraction les touche personnellement
(ex : détournement de biens saisis). Action civile
irrecevable au pénal qd demandent réparation du
dommage souffert par le débiteur, qui se répercute sur
eux Les proches de la victime : Arrêt de 1979 refuse
action civile. Puis revirement en 1989, mais motive sa
décision par l’art3 (or, pb de qualité pour agir, d’art2).
Cette jrspr a été étendue aux abandons de famille
(grands parents peuvent se constituer partie civile). Pas
recevabilité en cas de dénonciation calomnieuse :
contradiction avec solution de 1989.

-- Les cessionnaires à l’action civile Les héritiers


: quand la victime décède, reçoivent dans leur
patrimoine l’action civile. Peuvent l’exercer au pénal car
sont les continuateurs de la personne du défunt. Avant,
pouvaient continuer l’action civile du défunt ou l’exercer
qd le défunt l’avait pas fait. Revirement, peuvent
seulement continuer l’action civile du défunt exercée de
son vivant. Les autres cessionnaires : Ne peuvent pas
agir au pénal. Transmission de l’action, mais n’ont pas la
qualité de victime. Exception : assureur de la victime.
Est subrogé dans les droits de la victime, a ses droits,
peut se joindre à l’action publique (mais pas la
déclencher) LES DEFENDEURS A L’ACTION
CIVILE

-- Les garants du délinquant Les personnes


civilement responsables du fait du délinquant : Resp du
fait d’autrui pour les parents, les artisans, les
commettants.Ces personnes civilement responsables
peuvent être défendeur à l’action civile devant la
juridict° répressive. Parties au procès, peuvent former
appel contre l’action civile (pas publique) L’assureur :
Peut être présent à l’instance pénale en tant que garant
du prévenu, ou s’il est intervenu de son propre chef dans
l’action civile. Présence exceptionnelle (prévue qu’en
matière d’homicide ou de blessures par imprudence).
Peut présenter sa défense. L’administration : en cas
d’infraction commise par un fonctionnaire. Si faute
détachable de l’exercice de ses fonctions, le
fonctionnaire est responsable. Si faute de service,
l’administration est garante civilement. La faute pénale
est par nature détachable, donc normalement
responsabilité du fonctionnaire. Pourtant, arrêt Thébaz,
« une faute est détachable des fonctions que si acte
minimal ». La faute personnelle révèle 1manquement
volontaire ou inexcusable à des obligations d’ordre
professionnel ou déontologique. Si faute de service, resp
de l’administrat°, donc JA compétent (sauf si enseignant
: JJ).

-- Les héritiers du délinquant Continuateurs du


délinquant Décès éteint l’action publique. Donc, l’action
civile ne peut pas être exercée seule devant la juridiction
répressive, puisque est l’accessoire de l’action publique.

Fiche n° 4 LA POLICE JUDICIAIRE :


AUXILIAIRE DU MINISTERE PUBLIC

En aval : L’aide à assurer l’exécution des


condamnations (art 709CPP) En amont : Informe les
autorités de poursuite de la commission de l’infraction,
puis MP décide de l’opportunité des
poursuites Dénonciation ou délation : par la victime,
toute personne qui a connaissance de l’infraction.
Obligation ou faculté (secret professionnel art 226-1). Le
caractère anonyme des dénonciations rend impossible le
contradictoire, anonymat du témoin même si
confrontation L’ORGANISATION DE LA POLIDE
JUDICIAIRE Procureur de la République dirige la PJ
(art12). A tous les pouvoirs et prérogatives. JI reçoit les
plaintes, peut diriger les OPJ dans le cadre d’une
commission rogatoire. La PJ n’est donc jamais
autonome en tant qu’organe. On envisage de la faire
dépendre du ministère de la Justice.

-- Classement OPJ= compétences complètes (art16)


ou compétences restreintes (circulation routière) APJ
(art20 CPP) et APJ adjoints (art21) Personnes de
l’administration : gardes champêtre, gardes forestiers…

-- Compétences Compétence matérielle : 1.OPJ :


actes policiers (constater les infractions, rechercher la
preuve, recevoir les plaintes et dénonciations, enquêtes
de police, informer le MP) + actes d’instruction
(commission rogatoire : délégation du JI) 2APJ :
recevoir les dénonciations, mais pas le pouvoir de faire
une GAV (art20) 3.APJ adjoints : constatent les
infractions, rassemblent les preuves Compétence
territoriale : art 18, sont compétents dans la
circonscription où exercent leur mission. Extension
possible à l’initiative du MP (pour raisons d’efficacité),
du JI (par CR), de l’OPJ qd le CPP le permet : peut se
transporter dans le ressort des TGI limitrophes pour les
enquêtes de flagrance. Pour les enquêtes sur la
criminalité organisée, tout le territoire national sauf
désaccord du proc (art 706-73) LES OPERATIONS
DE POLICE JUDICIAIRE

-- Distinction PA/PJ Souvent, critère chronologique


(PA antérieure à PJ), ms schématique.Ce qui compte,
c’est la finalité de l’opération (préventive ou répressive).
Pb : opération peut avoir les 2finalités (saisie de
journaux par ex), opération peut se transformer.

-- Les relevés, contrôles et vérifications


d’identité Légalisés en mai 1981 (art 78-1). Les relevés
d’identité : compétence des APJ adjoints, pour les
contrevenants. Si l’interpellé ne peut pas ou veut pas
donner son identité, OPJ compétent. Les contrôles
d'identité : 1. à l’initiative du MP : réquisitions écrites du
MP doivent préciser le lien, l’infraction et la période.
Possibilité d’effectuer des visites de véhicule pour
certaines infractions, d’entrer dans les lieux à usage
professionnel pour rechercher certaines infractions au
Code du travail. 2. à l’initiative de l’OPJ : finalité de PJ
qd soupçons de commission d’infraction, de préparation
de crime ou délit. Finalité de PA pour prévenir toute
atteinte à l’OP.Contrôle possible des véhicules avec
l’accord du conducteur ou à défaut celui du proc de la
Rép. Art78-2 pour législation sur les étrangers. Les
vérifications d’identité : Suppose l’échec d’un relevé ou
d’un contrôle d’identité. Art78-3 L’agent peut retenir
l’intéressé et l’emmener au poste. Conditions : présenté
à un OPJ, doit être mis en mesure d’établir son identité
par tous moyens, l’aviser de ses droits. Rétention de
4heures maximum à partir du contrôle d’identité.

-- L’enquête de flagrance (art 53CPP) Cf fiche


n°5

-- L’enquête préliminaire (art75CPP) Peut avoir


pour obj de réunir des preuves ou de faire apparaître
l’infraction. +ambitieuse, +dangereuse. Subordonnée au
consentement de l’intéressé, police n’a aucun pouvoir de
contrainte. Si pas consentement, il faut autorisation du
JLD. En augmentant les pouvoirs de l’enquête
préliminaire, ça diminue les pouvoirs de l’instruction. !
La conduite de l’enquête préliminaire : pouvoirs de OPJ
ou APJ, de leur propre initiative ou sur instruction du
proc. Il faut « indices qui font présumer quel est l’auteur
de l’infraction ». Contrairement à la flagrance, il faut
autorisation préalable du proc, parfois du JLD. Pas de
délai maximal, on doit juste rendre compte de
l’avancement de l’enquête tous les 6mois. !Les
opérations de l’enquête préliminaire : 1. même régime
que la flagrance : recours à la contrainte sans
autorisation judiciaire préalable, sauf exception. Il faut
autorisation du JLD pour interceptions de
correspondances. Identité de régime pour les opérations
à l’initiative de l’OPJ com le placement en GAV (avant
qqs nuances : en flagrance, on pouvait aller chercher la
personne, pas en préliminaire/ initiative de l’OPJ avec
accord du proc en flagrance, initiative du proc en
préliminaire) 2. opérations soumises à un régime
spécifique : perquisitions domiciliaires (il fo
consentement. Exception : autorisation du JLD et pas de
consentement pour délit de 5ans d’emprisonnement et
crime) 3. opération d’infiltration (art 706-81CPP) : pour
la criminalité organisée. OPJ ou APJ peut se faire passer
auprès d’un suspect pour leur coauteur, complice ou
receleur, identité d’emprunt. Obj : réunir les preuves de
l’infraction, et pas provoquer l’infraction. OPJ peut faire
des infractions pénales. Autorisée par le proc pour
4mois max, renouvelables. LA POLICE JUDICIAIRE
: AUXILIAIRE DES JURIDICTIONS
D’INSTRUCTION F° juridictionnelle+ F°
d’investigation du JI. Pouvoir d’investigation peut être
délégué par commission rogatoire (art 151
CPP) Conditions de la commission rogatoire au regard
du juge mandant Décision exceptionnelle, il faut
impossibilité de procéder en personne aux actes
d’information. JI compétent dans un ressort ≠ OPJ. JI
saisi in rem, donc délègue ses pouvoirs pour les seuls
faits dt il est saisi. Mais pas saisie in personam. Pas
forcément de délai. Conditions de la commission
rogatoire au regard du délégataire Délégataire : autre
magistrat ou OPJ. Possible de re- déléguer :
subdélégation Pouvoirs : pvr de rendre les ordo
seulement si magistrat. OPJ peut pas interroger mis en
examen, auditionner partie civile ou témoin assisté,
perquisitionner chez les personnes protégées. Mais peut
décider d’une GAV (pour prolongation, dde au JI, pas au
proc)

fiche n° 5 L’ENQUETE DE FLAGRANCE (Art. 53


CPP)

L’ouverture de l’enquête de flagrance : 4 cas de


flagrance : infraction est en train de se commettre+ vient
de se commettre+ clameur publique+ possession d’objet
ou traces, indices qui laissent penser que la personne a
participé à l’infractionnotion de flagrance : composante
temporelle (il y a flagrance jusqu’à 48h)+ composante
matérielle (on doit voir l’infraction qui « brûle ») A pour
objet de réunir les preuves avant qu’elles ne
disparaissent. Pouvoirs larges accordés à la police car
pas de risque d’erreur. le débat : Jrspr exige
composante matérielle (« un indice apparent d’un
comportement délictueux ») + composante temporelle.
Il ne faut pas que l’opération de police révèle l’infraction
(arrêt de 1953, Islard?). Toutefois, notion élargie
d’indice apparent (plainte de la victime, dénonciation
d’un co-auteur). Autorise la police à utiliser la flagrance
pour constater l’infraction. la gravité de l’infraction :
Pour les crimes et certains délits. Si police se trompe
(croit à un délit, flagrance, or c’est contravent°),
procédure est régulière si l’erreur est légitime. La durée
de l’enquête de flagrance : 8j renouvelables 1fois sur
décision du proc de la Rép si crime ou délit puni d’au
moins 5ans d’emprisonnement. Il faut continuité des
opérations de police (au moins 1acte d’enquête par jour
selon jrspr) Bcp d’auteurs critiquent car fin de l’enquête
de flagrance= début de l’instruction. Serait favorable au
voyou, on veut retirer les pouvoirs au JI, pourtant, c’est
+ démocratique que la police. Les opérations de
flagrance : Est conduite par l’OPJ qui arrive le 1er sur
les lieux. Peut commencer les opérations après avoir
averti le proc de la Rép. Doit rechercher les indices,
effectuer saisies, présenter les objets au suspect aux fins
de reconnaissance. Proc peut prendre personnellement
en charge les opérations. Si vient sur les lieux, dessaisit
l’OPJ. Régime propre pour les infractions de criminalité
organisée. Pouvoirs du JI ↑ , psq il existe le JLD (garant
des libertés individuelles). A pouvoir de contrainte

-- les perquisitions et saisies : fouille des lieux pour


trouver les preuves de l’infraction. Dangereuse pour les
libertés individuelles. 1. perquisitions domiciliaires : (art
56) exercées par l’OPJ. Dépend de la définition du
domicile. Selon la jrspr, lieu « ordinairement clos et
habitable où son occupant a le droit de dire chez lui,
qu’il y habite ou non, quelque soit son titre » conditions
de lieu : personnes qui paraissent avoir participé à
l’infraction, ou détenir des pièces ou informations.+
conditions d’horaires : commencées entre 6h et 21h
(sauf prostitution et grande criminalité) + présence de
l’occupant sur les lieux : ou représentant, ou
2témoins Personnes peuvent être retenues le temps
nécessaire. Pour celles tenues au secret professionnel, il
faut représentant de l’ordre. Correspondance de l’avocat
ne peut pas être saisie sauf si celui-ci a participé à
l’infraction. Pour les entreprises de presse (art 56-2),
perquisition ne peut être effectuée que par un
magistrat. Si non respect de ces dispositions, nullité et
culpabilité de violation de domicile. 2. perquisitions non
domiciliaires : siège d’association, consigne de gare par
ex.(art78-2-3CPP).Lsq les véhicules sont ds un lieu
public, les agents peuvent le visiter si soupçon 3. autres
opérations :fouille à corps, visite domiciliaire (art 59)
permet juste « constatations oculaires »

-- les interceptions de correspondance et


communiqués Sont par principe interdites. Arrêt de
1989 dit qu’il fo txt spécial pour les autoriser. Mais
possibles pour grde criminalité, sur décision du JLD,
pendant 1mois maximum. Si écoutes téléphoniques sur
la ligne d’un avocat, il faut en informer le bâtonnier, sur
la ligne d’un magistrat : le procureur général, sur la ligne
d’un parlementaire : le président de l’Assemblée

-- les auditions (art 62 CPP) personnes que l’OPJ a


convoqué : peut convoquer tte personne, tenue de
comparaître, sinon l’opj peut l’y contraindre avec
autorisation du procureur général + celles qui se
trouvent à sa disposition déroulement : informations de
l’intéressé recueillies, procès verbal, signé. Un APJ peut
auditionner, mais ne peut pas contraindre la personne à
comparaître.

-- les arrestations 1. pouvoir du procureur : peut


délivrer un mandat de recherche pour une enquête de
flagrant crime ou de flagrant délit qui expose à une peine
d’au moins 3ans d’emprisonnement= ordre de
rechercher la personne et de la placer en GAV
(art122). 2. pouvoir d’arrestation de l’OPJ : peut
défendre à tte personne de s’éloigner (art61) 3. pouvoir
de tt citoyen : d’arrêter l’auteur vraisemblable de
l’infraction (art73), et de le conduire à l’OPJ

-- la garde à vue (art 63 CPP) procédure réservée à


l’opj, et indirectement au proc de la Rép. Possibilité,
pour les nécessités de l’enquête, de priver une personne
de la liberté de déplacement. 1. placement en garde à
vue : Possibilité qd 1 ou plusieurs raisons plausibles de
soupçonner que la personne a commis l’infraction.
Obligation qd personne découverte en vertu d’un
mandat de recherche. Par csq, on peut pas plaC le
témoin en GAV. L’OPJ doit informer le proc dès le début
de la GAV, et doit notifier ses droits au prévenu (durée
de la GAV/ faire prévenir certaines personnes par tél
dans les 3h si proc s’y oppose pas/ examen médical/
entretien avec un avocat dès le début de la GAV, sauf
pour criminalité organisée à 48h ou 72h, nouvel
entretien possible à chaque prolongation de GAV selon
qualification des faits, entretien de 30min
confidentiel) 2. durée de la garde à vue : 24h
renouvelables 1fois sur autorisation du proc. Parfois,
prolongations supp pour criminalité organisée,
accordées par le JLD sur requête du proc. Calcul
problématique : qd on se rend compte que le témoin
auditionné est le coupable, qd commence la GAV ? Il
faut soutenir qu’on fait une audition et repousser le
moment de GAV, ms risque de fraude. CCass considère
que le début de la GAV est le début de l’audition. Mais la
notification des droits intervient qd GAV est décidée.
Pareil si vérification d’identité, 4h de détention seront
décomptées. La durée où on défère l’intéressé devant le
proc s’ajoute à la GAV (24h après la fin de la GAV au
+tard) art 903-2 et 803-3 CPP 3. déroulement de la
garde à vue : Interrogatoires, confrontations, procès
verbal (mentionne durée, temps de repos), émargé et
signé. Proc peut ouvrir une instruction ou saisir J° de
jugement, ou procédure de comparution immédiate
pour les délits. 4. irrégularité éventuelle de la garde à
vue : Traditionnellement, jrspr refusait de l’annuler sauf
si irrégularité avait altéré la recherche de la vérité.
Intervention CEDH. CCass censure désormais l’atteinte
au dr pour l’intéressé de s’entretenir avec un avocat. Tte
transgression d’une condition implique nullité de tte la
procédure.

FICHE N°6: la présomption d’innocence, les


preuves pénales

L’action publique est le pouvoir de s’adresser à une


juridiction répressive pour qu’elle se prononce sur la
pertinence de la présomption d’innocence. (et pas pour
qu’elle prononce la culpabilité, ni pour qu’elle requiert
l’application des peines : pas tjs de peine) LA
PRESOMPTION D’INNOCENCE (=PI) Règle
fonda de la proc pénale, pcp à valeur constitutionnelle
(art 9 DDHC), art préliminaire du CPP, Art 6§2 CEDH,
art 14§2 pacte international relatif aux droits civils et
politiques

-- Règle de preuve Charge de la preuve : personne


poursuivie ne doit pas prouver qu’elle est innocente.
C’est au MP de prouver qu’elle est coupable (réunir
preuves+ établir que pas d’obstacles : amnistie ou
prescription par ex). Est aidé par le JI. Personne
poursuivie tente d’établir son innocence. « In dubio pro
reo » : le doute profite à l’accusé. La présomption
d’innocence n’est pas contrecarrée par l’intime
conviction du juge (si doute, c’est que MP n’a pas réussi
à renverser la présompt°, donc innocence de la
personne). La présompt° d’innocence n’a de significat°
que s’il y a accusation. CPP : « Les personnes couvertes
par la PI sont des personnes contre qui il y a des
soupçons ». Renversement de la charge de la preuve et
présomptions de culpabilité : « Nul n’est sensé ignorer
la loi » est une présompt° de culpabilité. Il existe des
infractions qui sont des présompt° de recel de choses
(qd hausse du niveau de vie alors que pas de travail et
que relations avec délinquants). Cour EDH et CC
approuvent ces présompt° de culpabilité. Doivent être
réfragables et fondées sur une vraisemblance
raisonnable.

-- Expression d’un droit Droit au respect de la


présomption d’innocence : Droit subjectif depuis loi du
04/01/93 qui consacre la PI. Art 9CCivil la prévoit :
interdit de présenter publiquement comme coupable
une personne avant toute condamnation, les «
conclusions définitives qui manifestent un préjugé ». La
PI s’éteint avec la mort de l’intéressé, existe tant que
n’est pas intervenue une condamnation
irrévocable. Manifestations procédurales de ce droit :
Instruction à charge et à décharge (art 81), droits de la
personne gardée à vue, interdiction de l’auto accusation,
absence de serment pour le mis en examen, garde sa
liberté, nécessité d’une majorité renforcée devant la
Cour d’assises pour toute décision défavorable à
l’accusé… LES PREUVES PENALES

-- La liberté des modes de preuve (art 427 CPP)


Indice : permet une opération intellectuelle, rend
possible le fait recherché. Catégorie vague Ecrit : procès
verbaux + rapports Témoignage : Fragile car mémoire
s’estompe, gens malhonnêtes. Certains ne peuvent pas
être témoins en raison de leur qualité (juré, partie
civile), de leur incapacité (mineur de 16 ans au stade du
jugement). Aveu : On peut avouer sans être coupable.
Aveu judiciaire/extrajudiciaire. Récemment, création du
plaider coupable (CRPC)

-- Liberté et valeur de la preuve Système français


: intime conviction (et pas preuve légale) Le juge
apprécie souverainement la valeur des preuves. Les
aveux ont une portée renforcée. Limites à l’intime
conviction : Certains PV et rapports ont la valeur de
simples renseignements, d’autres font foi jusqu’à preuve
contraire. Pcp atténué par le principe du contradictoire :
le juge doit soumettre toute preuve à la contradiction

-- La légalité de la preuve Les procédés interdits :


ceux incompatibles avec les droits de la défense
(correspondance avocat/client) + auto accusation (art
6§1CEDH) + docs contraires à la dignité de la justice ou
des personnes (torture) + preuves déloyales (mais la
jrspr admet que la victime puisse rechercher des preuves
de façon déloyale, en faisant une infraction pénale.
CCass critiquée par TOUTE la doctrine, mais maintient
sa position, et l’a même étendue aux témoins) Les
procédés réglementés : Dès qu’un procédé de recherche
de preuve postule une atteinte à la liberté individuelle, il
est légal seulement s’il est prévu par 1texte (art 174CPP).
Si la loi n’a rien prévu, une preuve illégale doit être
retirée du dossier.

FICHE N°7 : LA MISE EN ŒUVRE DE L’ACTION


CIVILE : le droit d’option (art 3 et 4 CPP)
LES CONDITIONS DE L’OPTION

-- L’existence de l’action civile L’option disparaît


quand l’action civile disparaît. Action civile non
prescrite : Avant, action civile se prescrivait dans les
mêmes délais que l’action publique (1an, 3ans et 10ans).
Principe de la solidarité des prescriptions a été supprimé
en 1981. Prescription est de 10 ans pour les délits devant
la juridiction civile, de 3 ans devant la juridiction pénale.
La solidarité a survécu dans certains domaines
(presse). Action civile pas éteinte : En dehors de la
prescription, l’action civile s’éteint en cas de disparition
de la créance, lorsque la victime renonce à exercer
l’action civile, lsq chose jugée.

-- L’existence de l’action publique L’extinction de


l’action publique éteint le droit d’option. La victime
pourra exclusivement exercer l’action civile au pénal
SAUF - en matière de contraventions : procédure de
l’ordonnance pénale - en matière de composition pénale
: une fois exécutée, extinction de l’action publique. -
Plaider coupable : victime peut ddr réparation au
tribunal correctionnel alors que action publique
éteinte. Si victime choisit le pénal, et que au cours de la
procédure, l’action publique s’éteint : validité du choix
n’est pas remise en cause. LE MECANISME DE
L’OPTION PROCEDURALE

-- La liberté de choix La victime est libre d’exercer


son choix. Parfois, obligée d’agir devant le civil, ou
devant le pénal (diffamation par ex). Hypothèses de
dissociation de l’action civile : on va devant le pénal sans
demander réparation.
-- L’irrévocabilité du choix Une fois que la victime
a choisi, ne peut + se raviser. « Electa une via ». Mais
règle fragile, beaucoup d’atténuations. Art 5CPP : pas
possible de passer du civil au pénal (sauf si juge pénal a
été saisi par le MP avant que le juge civil rende un
jugement), le contraire est possible. Le choix du pénal
n’empêche pas la victime de saisir une autre juridiction
(par ex juge des référés pour obtenir une mesure
provisoire). La jrspr écarte le caractère irrévocable du
choix si provient d’une erreur de la victime : lorsqu’elle
saisit une juridiction civile parce qu’elle ne sait pas que
c’est une infraction pénale par ex. La règle electa una via
ne vaut que si l’action est la même, il faut une identité de
cause et d’objet. LES CONSEQUENCES DE
L’OPTION PROCEDURALE

-- Choix pénal : conséquences sur l’action


publique Le pouvoir de déclencher l’action publique :
(art1CPP) Normalement, pouvoir du MP. La partie civile
peut donc passer outre l’immobilité du MP lorsqu’il
classe sans suite. Arrêt Laurent-Atthalin donne la
possibilité à la victime de déclencher l’action publique.
Peut saisir une juridiction d’instruction ou de jugement.
Celle-ci devra obligatoirement statuer, même si le MP ne
déclenche pas l’action publique. Toutefois, si la partie
civile n’est pas présente le jour du jugement,
présomption de désistement de l’action civile, et le MP
retrouve ses prérogatives (le T ne sera saisi que si le MP
déclenche l’action publique) Le risque : l’abus du
pouvoir de déclencher l’action publique : on peut
craindre le déclenchement gratuit, malveillant,
inopportun. Donc précautions : - mesures procédurales :
Au stade de l’instruction, la partie civile ne peut pas
obliger le JI à s’intéresser à une personne (qd
dénonciation). Mais le JI doit informer la personne
dénoncée, pour qu’elle puisse demander le statut de
témoin assisté. De +, si instruction se clôt par un non
lieu, seul le MP pourra relancer l’action publique. La
victime ne pourra pas procéder à une citation directe
pour les mêmes faits. - Mesures civiles : permettent de
protéger la présomption d’innocence. Si instruction se
clôt par un non lieu, le MP peut requérir du JI qu’il
prononce contre la partie civile une amende civile (art
177-2 : si constitution de partie civile abusive ou
dilatoire). Au stade du jugement, amende possible aussi
si citation abusive ou dilatoire (art 392-1CPP). A chaque
fois, consignation d’une somme. - Mesures pénales : La
partie civile peut être coupable d’une dénonciation
calomnieuse lsq elle met en cause une personne. La
personne mise en cause peut porter plainte contre le
dénonciateur. L’exercice de l’action publique : MP a le
monopole. Lsq la partie civile exerce une voie de
recours, cela n’a d’effets sur sur l’action civile.
Exceptions de fait : les parties civiles se comportent
comme des procureurs (demandent des sommations,
des peines, 1euro symbolique). Exceptions de droit : La
jrpr dit qu’en faisant un recours sur l’action civile, cela
fait survivre l’action publique (ex : appel de la décision
de non lieu lors de l’instruction)

-- Choix pénal : conséquences sur les droits de


la partie civile En demandant réparation devant le
juge répressif, la partie civile devient partie à la
procédure. Elle peut agir par voir d’action (constitution
initiale de partie civile) ou par voie d’intervention (se
contente d’exercer l’action civile alors que l’action
publique est déjà déclenchée). Il est possible de se
constituer partie civile tant que le MP n’a pas pris ses
réquisitions sur le fond de l’affaire, avant ou pendant
l’audience. Droits au stade de l’instruction :
comparables à ceux du mis en examen. Assistance d’un
avocat : doit être convoqué au moins 5jours ouvrables
avant, et avoir connaissance du dossier au moins 4jours
ouvrables avant. La partie civile peut solliciter des
mesures d’instruction, contester des actes d’instruction,
porter une requête en annulation. L’avocat de la partie
civile peut accéder au dossier à tout moment de la
procédure et ddr une copie. La partie civile ne peut être
entendue que par un juge (ou OPJ si y consent), en
présence de son avocat (sauf si y renonce).Reçoit
notification d’un certain nb d’actes de la procédure, peut
exercer les voies de recours, apporter preuves au dossier
de l’instruction. Droits au stade du jugement : à peu
près les mêmes

-- Choix de la voie civile Le criminel tient le civil en


l’état. Juge civil doit surseoir à statuer(art4CPP) si
l’action civile a été mise en mouvement au pénal. Les
2actions doivent procéder du même fait, mais pas
nécessaire qu’il y ait identité de partie, de cause ou
d’objet. CCass impose le sursis à statuer lorsque «
décision susceptible d’influer sur décision de l’action
civile », ou pour bonne administration de la justice.

FICHE N°8: LA PRESCriptION DE L’ACTION


PUBLIQUE (art 6CPP) PRESENTATION
GENERALE DES CAUSES D’EXTINCT° DE
L’ACT° PUBLIQUE L’action publique apparaît dès
qu’il y a une infraction de commise, mais est fragile,
menacée. - exceptionnellement, s’éteint
consécutivement à l’extinction de l’action civile :
lorsque la plainte de la victime est une condit° de l’act°
publique (ex : infraction d’atteinte à l’intimité de la
personne) et qu’on retire la plainte + lorsque la partie
civile a déclenché l’act° publique par une citation
directe, et qu’elle est absente le jour de l’audience. -
Raisons de fond : l’amnistie (les faits ne sont plus
délictueux), les faits n’avaient jamais été délictueux,
l’abrogation de la loi pénale - Raisons procédurales
: transaction entre l’auteur des faits délictueux et
l’administrat°, amende forfaitaire (paiement d’une
somme éteint l’action publique), chose jugée,
composition pénale, prescription de l’action
publique, décès du prévenu ETUDE
PARTICULIERE DE LA PRESCriptION L’action
publique est vouée à disparaître avec le temps qui passe.
Solution incomprise dans les pays de Common Law.
Cette règle est d’ordre public, le juge doit en assurer le
respect. Concerne toutes les infractions (peu
d’exceptions : crimes contre l’humanité, qqs infract° mil)

-- Le point de départ du délai de prescription


Débute au lendemain du jour où l’infraction a été
commise. Parfois autres dates : déserteur (qd a 50 ans),
infractions sexuelles commises sur un mineur (qd celui-
ci a 18 ans). Pb de savoir quelle est la date de
commission de l’infraction (instantanées/continues)

-- L’écoulement du délai de prescription La


durée du délai : 10 ans pour les crimes (art7), 3 ans pour
les délits (art8), 1an pour les contraventions (art9). En
matière de stup et de terrorisme: 30ans pour les crimes,
20ans pour les délits. En matière d’infraction de presse,
3mois pour ttes les infractions. Crimes de nature
sexuelle : 20 ans pour les crimes, 10ans pour les
délits L’interruption du délai : - conditions
d’interruption : « tous les actes réguliers d’instruction et
de poursuite » (art7). La jrspr interprète cette notion de
façon très opportuniste, large, ce qui favorise
l’interruption. + actes qui traduisent de la part de leur
auteur la volonté de poursuivre+ actes de composition
pénale (art41-2) + décisions des juridict°. Parfois
conditionnel : la plainte avec constitut° de partie civile
est interruptive si l’intéressé concilie la somme dans le
délai. Ne sont pas interruptifs de la prescription une
dénonciation, la plainte de la victime (sans constitut° de
partie civile). Liste importante d’actes interruptifs (PV,
réquisitoires, ordo, arrêts, exercice des voies de
recours…) - effets de l’interruption : Toute la partie du
délai qui s’était écoulée est perdue, on repart à 0. On
peut renouveler l’interruption de l’action publique à
l’infini (en réalité, presque toutes les infractions sont
imprescriptibles). L’effet interruptif vaut pour toux ceux
qui sont liés à l’infraction, vaut in personam et pas in
rem. La suspension du délai : Hypothèses prévues par
la loi. Mesure alternative aux poursuites (médiation
pénale par ex). Jrspr a créé des hypothèses : lorsque la
procédure rencontre un obstacle de droit ou de fait
(pourvoi en cassation ou catastrophe naturelle par ex).
La suspension a un effet + limité : le temps qui s’est
écoulé avant est conservé, et reprend quand la cause de
suspension disparaît. FICHE N° 9: LES
MODALITES DE DECLENCHEMENT DE
L’ACTION PUBLIQUE LE PRINCIPE DE
L’OPPORTUNITE DES POURSUITES (art
40CPP)

-- Signification du principe Lors du


déclenchement des poursuites : soit principe de légalité
(MP doit vérifier si les faits sont infractionnels et doit
poursuivre si le sont, automatique), soit principe de
l’opportunité (MP a le choix de poursuivre ou pas,
pouvoir d’appréciation). Ce principe risque d’entraîner
une inégalité devant la loi. Prévaut en France. MP«
apprécie la suite à leur donner ». Lors de l’exercice des
poursuites : Dans le principe de légalité , une fois que
le MP a déclenché les poursuites, doit aller jusqu’au
bout. Dans le principe d’opportunité, le MP peut exercer
l’action publique ou l’éteindre. Système français opte
pour la légalité au stade de l’exercice, le MP ne peut pas
dessaisir la juridiction d’instruction ou de jugement.

-- Limites du principe La liberté de poursuite


entravée : Obstacle peut venir du délinquant (immunité
politique ou judiciaire). Parfois, le MP ne peut
poursuivre qu’avec l’accord d’une autre autorité : plainte
de la victime, plainte du ministre de l’économie pour les
infractions cambiaires, avis préalable de la Commission
des Infract° fiscales pour les infract° fiscales. La
décision de ne pas poursuivre contrecarrée : Le MP ne
veut pas poursuivre, mais la loi l’y oblige. La chambre de
l’instruct° a le pouvoir d’étendre les poursuites à des
faits qui n’étaient pas visés dans le réquisitoire du proc
de la Rép+ les juridictions de jugement peuvent
poursuivre les infractions qui se déroulent à l’audience
de leur propre initiative+ la partie lésée peut déclencher
l’action publique. LA MISE EN ŒUVRE DU
PRINCIPE DE L’OPPORTUNITE DES
POURSUITES

-- Le classement sans suite Décision de ne pas


poursuivre soit parce que le proc estime que pas
d’infraction, ou qu’action publique prescrite, soit parce
que le proc ne veut pas poursuivre l’infraction commise.
Peut se raviser et re-déclencher les poursuites (sa 1ere
décision n’a pas autorité de la chose jugée). On peut faire
un recours devant le procureur général, qui peut obliger
le proc à poursuivre.

-- Les procédures alternatives aux poursuites


La procédure de classement sous conditions (art 41-4)
: Proc prend ces mesures soit lorsqu’elles lui paraissent
susceptibles d’assurer la réparation du dommage, soit de
mettre fin au trouble causé par l’infraction, soit de
reclasser l’auteur. 2sortes de mesures : exécution par
l’auteur de mesures (réparer les dommages, médiation
avec la victime) ou déclenchement des
poursuites/composition pénale si l’auteur ne s’exécute
pas. La procédure de composition pénale (art 41-2et
41-3) : Transaction que certaines administrations
peuvent conclure avec l’auteur des faits. Introduite en
1999, remaniée par loi du 9 mars 2004. - contenu :
Avant sa création, bcp de délits et contraventions classés
sans suite (90% en 1996) car engorgement du système
judiciaire. Versement d’une amende de composition
dont le montant est inférieur à celui de l’amende
encourue, remise de son permis de conduire ou chasser,
travail d’IG… L’auteur des faits accepte mesure en
présence de son avocat, juge du siège doit valider cette
composition. Pas susceptible de recours. Obj =
réparation. - Domaine : pour les délits punis d’une peine
d’amende ou d’une peine d’emprisonnement de 5ans
max, et pour toutes les contraventions. Est possible
seulement pour les personnes physiques majeures, car
repose sur l’aveu. Le proc de la Rép ne peut y recourir
que si l’action publique n’a pas encore été mise en
mouvement. Par csq, s’il a déclenché les poursuites, ne
peut pas se raviser en faveur d’une mesure de CP. Le jeu
de cette procédure est donc dans les mains de la victime
: n’a qu’à déclencher les poursuites pour que le proc ne
puisse pas recourir à la CP. - Conséquences : si échoue :
car pas d’aveu, mesure pas acceptée, pas d’exécution : le
proc doit saisir une juridiction d’instruction et mettre en
mouvement l’action publique. Si la personne est
condamnée, on peut tenir compte de la non exécution, et
les 2peines peuvent s’ajouter. Si réussit : cause
d’extinction de l’action publique. Composition pénale
enregistrée au casier judiciaire.

-- La mise en mouvement des poursuites La


saisine d’une juridiction d’instruction : par un
réquisitoire introductif d’instance (= à fin d’informer) :
art80CPP. Doit être daté car a un effet interruptif de la
prescription de l’action publique et signé par le proc. Est
délivré contre toute personne que l’instruction fera
connaître ou contre une personne. Saisit le JI in rem.
Proc n’est pas obligé de qualifier les faits. JI peut ddr un
réquisitoire supplétif. La saisine d’une juridiction de
jugement : sauf si instruction obligatoire. - la citation
directe : assignation en justice de l’intéressé, faite par
un « exploit d’huissier ». Doit la remettre en mains
propres, au moins 10jours avant. Contient les faits, le
lieu, la date et l’heure de l’audience. Si non respect de
ces conditions, citation nulle sauf si le suspect se
présente. Autre possibilité : la convocation en justice
(délivrée par OPJ ou APJ, ou chef de l’établissement
pénitentiaire) - l’avertissement : adressé directement
au prévenu. Pas de citation si accepte de comparaître
volontairement, action publique commence à la
comparution. - La convocation par procès verbal
et la comparution immédiate (art 393CPP) :
créées en 1983, seulement pour les délits, pas possible
pour les délits de presse ou ceux commis par des
mineurs. Permettent de saisir la J° de jugement à bref
délai, présuppose la présentation de l’intéressé au
proc. Comparution accélérée devant J° de jugement :
évite détention ou contrôle judiciaire du
prévenu Convocation par procès verbal : invitation à
comparaître donné au prévenu, devant le TCorr, dans un
délai de 10 jours à 2mois, notificat° des faits. Placement
sous contrôle judiciaire jusqu’à la comparution, avec
accord du JLD. Si JLD refuse, citation
directe. Comparution immédiate : Possible que pour les
délits punis de minimum 2ans d’emprisonnement (ou
6mois si délit flagrant). Soit est jugé le jour même, soit
saisine du JDL qui place en détention jusqu’à la
comparution. L’individu doit être jugé dans les 3jours
ouvrables, sinon est remis en liberté. La J° de jugement
peut renvoyer l’affaire au proc, qui pourra requérir une
instruction. LA MISE EN MOUVEMENT DES
POURSUITES PAR LA PARTIE CIVILE Citation
directe : doit consigner une somme Constitution initiale
de partie civile : pas possible pour les contraventions,
met en mvt l’act° publique sous cond° de la consignat°.
Plainte écrite, datée, signée, faits. Dénonciat° + intent°
de poursuivre. FICHE N° 10: L’INSTRUCTION
(présentation générale) L’ouverture d’une
instruction est concevable pour toute infraction.
Obligatoire pour les crimes et lsq auteur inconnu. Une
J° d’instruction ne peut pas se saisir elle-même, elle est
saisie in rem. Peut prendre des actes d’information et
des décisions d’instruction LE CARACTERE MIXTE
DE L’INSTRUCTION L’instruction est secrète, écrite
et non contradictoire.
-- Caractère secret : (art 11CPP) bien que
l’audience soit ouverte au public. Le procureur de la Rép
peut avoir accès aux éléments de l’instruction, et parfois
partie civile. « Les personnes qui concourent à
l’instruction » sont tenues, cad magistrat, proc, policiers,
huissiers, interprètes, experts… Ceux qui peuvent
consulter les dossiers ne sont pas tenus au secret, le mis
en examen non +. Avocat pas tenu par l’article 11, mais
tenu par le secret professionnel. La violation du secret
n’est pas 1cause de nullité sauf si la violation s’est
effectuée au moment même de l’infraction. Peine d’un
an d’emprisonnement +15000 euro d’amende. Le
procureur peut « rendre public certains éléments d’une
infraction en cours » pour faire taire la rumeur, mais
doit éviter de donner une appréciation sur le bien fondé
des éléments.

-- Caractère écrit et non contradictoire : procès


verbaux. Devant la chambre de l’instruction,
oralité+mémoires, et dossier de l’instruction. Procédure
prioritairement écrite, mais il y a qd même oralité. Il
faut un débat avant de placer qqn en détention. Hausse
de l’oral s’accompagne du déclin du non contradictoire
(loi Constans de 1897 : assistance d’un avocat). Parties
civiles peuvent exercer un recours contre la décision
d’instruction, demander au JI des actes d’investigation
(depuis réforme de 1993) = renforcement du
contradictoire. LES ACTES D’INFORMATION Art
81CPP : Le JI peut accomplir « tous les actes qu’il juge
utiles à la manifestation de la vérité » (perquisitions,
saisies, infiltration, audition de témoins…) Perquisitions
au cours de l’instruction = enquête de flagrance, pas
besoin du consentement de l’intéressé. Seule différence :
le JI peut faire en tout lieu. Expertise : effectuée par un
technicien, à la demande du JI, du MP ou des parties
privées. Si refuse expertise, appel possible. Les
conclusions de l’expert ne lient pas le juge, et sont
soumises à un débat contradictoire.

-- Les interrogatoires, auditions et


confrontations (art 114CPP) Notions : Si on entend
la personne mise en examen : interrogatoire/ si on
entend la partie civile : audition/ si audition commune
de plusieurs personnes en même temps : confrontation.
Selon jrspr, il suffit qu’on interroge le mis en examen
pendant une confrontation pour que celle-ci devienne un
interrogatoire (critiquable). Régularité : règles
communes. Ne peuvent se dérouler qu’en présence de
l’avocat, qui doit être convoqué 5jours ouvrables avant
au plus tard (les interrogatoires et auditions seulement),
les avocats ont accès à la procédure 4jours ouvrables
avant (interrogatoires et auditions seulement), entretien
initial avec le juge où on les informe de leurs droits (1ere
audition, 1ere comparution)

-- Les auditions du témoin assisté (art 113-1 à


113-8) Depuis 1987, proposition du professeur Henri
Vitu. But : créer situation intermédiaire. A droits de la
personne mise en examen, mais n’est pas partie à la
procédure. Bénéficiaires du statut de TA : la personne
mise en cause pendant l’instruction, désignée comme
auteur ou complice. Peut émaner de : - Le JI : entend la
personne qu’il veut placer en examen, et décide
finalement d’en faire un TA/ ou personne contre qui il a
délivré un mandat de comparution, d’amener ou d’arrêt/
ou lorsque la chambre de l’instruction annule la mise en
examen pour irrégularité, la personne devient TA
rétroactivement. - Autres mises en cause : Pour acquérir
le statut de TA, la personne doit être entendue par le JI.
L’intéressé devient automatiquement TA lorsqu’il est
nommément visé dans un réquisitoire du MP (le JI doit
l’entendre en tant que TA), ou dans une plainte, ou au
cours d’une audition par la partie civile (le JI peut
l’entendre comme simple témoin, mais doit l’avertir qu’il
a été mis en cause par la partie civile). La personne peut
ddr à être entendue comme TA. L’audition est facultative
qd la mise en cause émane d’un témoin. Le statut de
témoin assisté : témoin prête serment de dire la vérité,
pas le TA (art 113-7). On lui reconnaît le droit de mentir
sans être accusé de faux témoignage. Témoin n’a que des
devoirs, le TA a des droits - Les droits du TA : avocat a
accès au dossier, TA peut être confronté à la personne
qui le met en cause, peut demander l’annulation d’actes
de la procédure, mais ne peut pas exercer de voies de
recours. Ne peut pas demander au juge tous les actes
d’information qu’il juge nécessaires à la recherche de la
vérité. Le JI peut lui notifier des conclusions d’expertise,
et TA peut demander contre expertise. On lui notifie
l’ordonnance de clôture. - La mise en examen du TA :
peut demander d’être mis en examen à tout moment de
la procédure. Aura tous les droits, mais aussi les
inconvénients (détention provisoire ou contrôle
judiciaire). Peut le faire pendant ou avant l’audition par
lettre recommandée avec accusé de réception. Selon l’art
113-8CPP, le JI peut mettre en examen un TA au tout
dernier moment de l’instruction (qd rend ordonnance de
renvoi ou de mise en accusation par exemple) LES
DECISIONS DE L’INSTRUCTION (cf fiches n° 11-
12-13) LE CONTROLE DE L’INSTRUCTION -
contrôle exercé sur le juge d’instruction - contrôle exercé
sur la chambre de l’instruction (mon cours étant
incomplet sur ces points, je ne fais pas de
fiche) FICHE N° 11 :LA MISE EN EXAMEN LE
MECANISME DE LA MISE EN EXAMEN =
notifier à l’intéressé de manière officielle les faits dont
on l’accuse. Personne physique ou morale. Notification
envoyée à l’adresse de la personne, de la société. La
personne mise en examen devient partie à la procédure.

-- Conditions de fond : charges lourdes à l‘encontre


de l’intéressé, indices graves ou concordants rendant
vraisemblable sa participation à la commission ou à la
tentative d’une infraction (art 80-1CPP). Si mise en
examen irrégulière, le mis en examen devient un témoin
assisté. La mise en examen ne s’impose jamais au JI,
totale indépendance, peut laisser la personne comme TA
(art 80-1 al3). Limites : le JI ne peut pas entendre
comme témoin celui contre lequel pèse des indices
graves et concordants, prohibition des mises en examen
tardives (on est soit mis en examen, soit TA) art 115CPP.
+ un TA peut demander à tout moment de la procédure
d’être mis en examen (art 113-6CPP) : pendant l’audition
si le juge veut bien l’entendre, ou par lettre
recommandée.

-- Conditions de forme il faut prévenir l’intéressé


qu’on le met en examen+ assistance d’un avocat+
entendu par le juge+ lui faire connaître les faits qu’on lui
reproche et leur qualif° pénale. Certaines de ces
conditions sont déjà remplies si la personne était un TA
avant. - qd il n’était pas un TA : Le juge envoie une
convocation de 1ere comparution (entre 10j et 2mois) ou
un OPJ. Annoncent l’intention de mise en
examen+faits+qualif° pénale+droit à un avocat. Si la
personne est déjà devant le JI (en tant que témoin par
ex), JI vérifie son identité, faits, peut faire interrogatoire
s’il y a un avocat, ou diffère celui-ci. Il faut le
consentement de l’intéressé en principe pour
l’interrogatoire, sauf si urgence, danger de mort, risque
de disparition des indices (art 117CPP). Le JI peut
changer la qualif° des faits au moment où il notifie la
mise en examen, cad après la déclaration de l’intéressé
sur les faits. Doit l’informer de la durée prévisible de
l’instruction. - qd il était un TA avant d’être mis en
examen : Est déjà assisté d’un avocat qui a eu
connaissance du dossier (art 113-8CPP). JI peut
convoquer TA et son avocat (5j ouvrables avant) pour
interrogatoire. Le passage de TA à mis en examen peut
se faire juste avant la fin de l’instruction, mais nécessaire
car pour placer qqn en détention, doit avoir le statut de
mis en examen. LES CONSEQUENCES DE LA
MISE EN EXAMEN

-- Droits du mis en examen : Informé de la


procédure, des différentes ordonnances. A le droit de se
taire ou d’exposer sa défense. Si est en DP, débat
préalable+ peut exerC voies de recours+ demander
annulation d’actes+ solliciter du JI des actes
d’information (audition d’un témoin, transport sur les
lieux, confrontation, expertise…) mais le JI peut refuser
par ordo motivée + droit à une instruction raisonnable+
assistance d’un avocat (art 114CPP)

-- Atteintes à ces droits : art 137CPP Le principe est


la liberté du mis en examen, l’exception est la détention
provisoire (pendant 10j, interdiction de communiquer
avec l’extérieur) FICHE N° 12: LE REGLEMENT
DE L’INSTRUCTION LA DECISION MEME DE
REGLER L’INSTRUCTION A l’initiative du juge :
Peut intervenir à tout instant, dès que le JI l’estime
nécessaire. CCass juge que le JI peut clore l’instruction
alors que son ordonnance est frappée d’appel et que la
chambre de l’instruction n’a pas statué, car droit d’être
jugé dans un délai raisonnable. Si instruction
commencée depuis 2ans, le JI doit préciser quelles sont
les perspectives de règlement, tous les 6mois. A
l’initiative des parties : le proc de la Rép, en prenant ses
réquisitions, peut demander le règlement. Les parties
privées peuvent le faire depuis 1993, juste pour le mis en
examen. Qd le délai est dépassé, possible de ddr au JI de
régler la procédure : requête des parties sur ce point
recevable tous les 6mois, mais JI pas obligé. Procédure
accompagnant la décision du juge de régler l’instruction
: Décision grave pour les parties, donc prévenues par le
JI. (MP + parties privées, cad partie civile, mis en
examen et TA). Un avis de fin d’information est rendu,
et transmis aux avocats. Délai de 20jours à partir de
l’avis pour ddr actes supplémentaires. Parties peuvent
introduire une requête en annulation contre des actes
qu’ils jugent irréguliers. Puis proc rend un réquisitoire
définitif. LES ORDONNANCES DE REGLEMENT
Art184CPP : toute ordonnance de règlement doit
préciser l’identification de la personne mise en examen+
qualif° des faits. Portée à la connaissance des
intéressés Art 183CPP : conseils également informés

-- Les ordonnances de renvoi : les conditions de


renvoi : art 176CPP, il faut des charges suffisantes pour
renvoyer devant la J° de jugement, au préalable une
mise en examen. Renvoi devant le T de police ou T
correctionnel. On peut procéder à un renvoi partiel : art
182CPP (non lieu pour l’autre partie), ou renvoi devant
Tpolice + Tcorrectionnel selon les faits. On peut
prolonger l’instruction pour certains faits : les personnes
entendues seront des TA. les conséquences du renvoi
:Le renvoi total clôt l’instruction (pas le renvoi partiel).
Le magistrat instructeur est dessaisi des faits. Lsq
l’ordonnance de renvoi est irrévocable, purge la
procédure d’instruction de ses éventuels vices. En pcp,
les parties privées ne peuvent pas interjeter appel de
l’ordonnance de renvoi car ne leur fait pas grief (sauf s’il
fallait une ordo de mise en accusation) L’ordo de renvoi
met un terme aux mesures attentatoires à la liberté du
mis en examen (art 179CPP). Toutefois, le JI peut
maintenir la détention provisoire pendant 2 mois,
jusqu’au jugement. L’ordonnance de renvoi est
indicative de compétences, et pas attributive…

-- L’ordonnance de mise en accusation :


décision de renvoyer devant une cour d’assises.
L’intéressé prend alors le nom d’accusé. Pendant
longtemps, le JI ne pouvait pas renvoyer devant la Cour
d’assises, seulement la chambre d’accusation après
nouvelle instruction. L’ordo de mise en accusation peut
faire l’objet d’un appel

-- L’ordonnance de non lieu : La décision de non


lieu : Possibilité de non lieux partiels. Les non lieux
peuvent être motivés en fait (auteur de l’infraction
inconnu) ou en droit (faits justificatifs, irresponsabilité
pénale), ou pour des raisons de procédure (extinction de
l’action publique) Les effets de la décision de non lieu :
publication de la décision. Pour le mis en examen, fin du
CJ ou DP. Partie civile peut interjeter appel contre cette
ordonnance. Cette décision n’a pas autorité de la chose
jugée au civil. L’autorité de la décision de non lieu :
dessaisit le JI. - ordonnance motivée en droit : Clôt
l’instruction de façon définitive, pas de voie de recours
possible en principe. Autorité de la chose jugée. -
ordonnance motivée en fait : instruction peut être ré
ouverte. Art 188CPP permet ré ouverture de l’instruction
qd charges nouvelles, à l’initiative du MP. La partie civile
ne peut plus exercer l’action publique.Est une charge
nouvelle toute charge apparue après le non lieu, de
nature à changer la décision. La protection de l’art 188
ne vaut pas que pour le mis en examen, mais pour toute
personne mise en cause pendant l’instruction (TA,
personnes nommément visées). / Question de savoir si
on peut faire une citation directe ? puisque aucun JI
n’est saisi, est il possible de saisir une juridiction de
jugement ? La jrspr y est hostile. La citation directe n’est
possible que si la personne visée n’a pas été l’objet de
l’instruction (arrêt des chambres réunies de 1961). Mais
chambre criminelle oscille sur la notion de personne
visée (large ou stricte) FICHE N° 13: LES
DECISIONS SUR LA LIBERTE La liberté d’aller et
venir peut être restreinte par le JI ou le JDL. LES
MANDATS Ecrits délivrés par le JI ou le JLD. A titre
exceptionnel, le procureur de la République peut
délivrer un mandat de recherche dans une enquête de
flagrance. Mandats de recherche, de comparution,
d’amener, d’arrêt, de dépôt (art 122CPP). Le mandat ne
peut pas être délivré contre une personne visée dans un
réquisitoire, contre le mis en examen ou le témoin
assisté. LE PLACEMENT SOUS CONTROLE
JUDICIAIRE (PCJ) Principe : une personne mise en
examen doit être maintenue en liberté (art 135CPP),
conséquence de la présomption d’innocence. Mais on
peut vouloir contrôler le comportement de cette
personne, en lui imposant certaines obligations.

-- La décision de placement Par une ordonnance


du JI ou JLD, notifiée à l’intéressé, qui pourra interjeter
appel. Ordo peut intervenir à tout moment de
l’instruction. Ce PCJ peut être décidé en remplacement
d’une détention provisoire. Est possible pour une
personne mise en examen pour un crime ou un délit
puni d’emprisonnement. N’est possible que pour les
nécessités de l’instruction (risque de fuite) ou comme
mesure de sûreté (empêcher le renouvellement de
l’infraction). Peut intervenir à l’initiative du JI, à la
demande du proc, ou lorsque le JLD refuse détention
provisoire.

-- Le contrôle judiciaire Les obligations du


contrôle judiciaire : Liste fichée par le CPP (art
138CPP). Les obligations décidées sont à tout moment
révisables (on peut ajouter, supprimer, décider une main
levée partielle), sur demande du proc ou de la personne
mise en examen. Si JI refuse la main levée, appel
possible de la part de la personne mise en
examen. Obligations de faire ou de ne pas faire : se
présenter périodiquement à tel ou tel service, remettre le
passeport, traitement médical, cautionnement,
interdiction de quitter son domicile, de recevoir
certaines personnes, d’entrer en contact avec
d’autres La durée du contrôle judiciaire : Est en
principe d’une durée limitée. A vocation à durer aussi
longtemps que l’instruction, jusqu’à l’ordonnance de
clôture. Mais exceptions : Peut cesser avant la clôture de
l’instruction, l’ordonnance de mise en accusation
prolonge le CJ jusqu’à la comparution devant une cour
d’assises, peut être remplacé par une détention
provisoire (si est insuffisant au regard des nécessités de
l’instruction, si non respect des obligations posées) LE
PLACEMENT EN DETENTION PROVISOIRE
Mesure exceptionnelle, qui déroge au contrôle
judiciaire, qui est lui-même une exception. N’est
possible que si le CJ est insuffisant. Consiste en le
placement du détenu dans une maison d’arrêt. Contact
avec les avocats possible.

-- Les conditions préalables à la décision de


placement En principe : toute personne peut être
placée en DP, y compris des mineurs (mais règles
spéciales). La DP peut intervenir pour un crime, délit
puni d’une peine d’emprisonnement au moins égale à
3ans, ou qd non respect du CJ. Exclu pour certaines
infractions (presse).

-- La décision de placement en détention


provisoire Les motifs : Beaucoup de réformes. Le +
souvent, la DP est une mesure d’instruction, doit
répondre aux motifs de l’art 144CPP : unique moyen de
conserver des preuves ou des indices, empêcher
pressions sur les témoins ou les victimes, protéger la
personne mise en examen, garantir son maintien à la
disposition de la justice, mettre fin à l’infraction, qd
l’infraction a provoqué un trouve à l’ordre public
exceptionnel et persistant A parfois une finalité
préventive : éviter le renouvellement de l’infraction Le
JLD doit déposer ses motifs dans une ordonnance,
expliquer ce qui justifie sa décision. Les formes :
Ordonnance du JLD. Peut être frappée d’appel par le
MP, mais pas d’effet suspensif. Procédure du référé
liberté tempère. Lorsque la DP est demandée par le MP,
JI peut saisir le JLD ou pas (ordo de refus de saisine du
JLD).

-- La durée de la détention provisoire Le CPP


indique une durée maximale abstraite, qui est ensuite
appréciée de façon concrète par les juges. Mais en
pratique, la durée maximale peut être dépassée. Durée
maximale abstraite : Vaut pour les majeurs et les
mineurs, le JLD peut prolonger la durée maximale. Est
en principe d’un an pour les crimes. Au-delà de 6mois, il
faut un débat contradictoire et une motivation en droit
et en fait. Référence à un délai raisonnable de la DP :
art 5§3 CEDH. Le législateur a intégré cette exigence à
l’article 144-1CPP. Varie selon les faits reprochés à la
personne mise en examen, le comportement du détenu.
Caractère raisonnable apprécié par rapport à la durée
nécessaire de l’instruction. Le législateur précise que la
mise en liberté doit être justifiée dès que les conditions
qui justifient la DP disparaissent. La chambre criminelle
dit que l’appréciation du « délai raisonnable » est une
question de fait, qui échappe à son contrôle. Revient
donc au JLD. Extrêmement subjectif.
procedure penaleOPJAPJGAVgarde a vuedetention provisoiremise en
examenjugement