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LE CULTE FAMILIAL

 Paul BALLIERE

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  « Écoute, Israël ! L’Éternel, notre Dieu, est le seul Éternel. Tu aimeras l’Éternel, ton
Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. Et ces commandements, que je te
donne aujourd’hui, seront dans ton cœur.

Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu
iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras.

Tu les lieras comme un signe sur tes mains, et ils seront comme des fronteaux entre tes
yeux. Tu les écriras sur les poteaux de ta maison et sur tes portes. » (Deutéronome 6.4-9)

 Dans cet article, nous utiliserons souvent l’expression « culte familial ». Qu’il n’y ait pas
de méprise à ce sujet.

 Nous n’évoquons pas une copie familiale de ce qui se fait lors des rassemblements
d’églises le dimanche matin, mais simplement un temps où la famille se rassemble dans la
présence de Dieu pour lire sa Parole et prier.

Charles Spurgeon a dit : « La prière en famille est un instrument de piété familiale, et


malheur à ceux qui la négligent ! »

Quelqu’un d’autre a dit qu’une famille qui ne prie pas ensemble est une famille sans abri,
mal protégée contre les problèmes et les difficultés de la vie.

Certes, les réunions de l’église sont indispensables, mais elles ne remplacent pas le culte
familial.

 C’est d’abord dans la famille qu’on doit recevoir l’instruction biblique, que le caractère
chrétien se forme, et qu’on apprend à marcher avec le Seigneur. Le culte familial est le cœur
même de la formation chrétienne.

Un homme de Dieu a déclaré : « J’ai remarqué que ceux qui ont pris part à un culte familial
toute leur vie connaissent mieux les Écritures et la marche chrétienne que ceux qui n’ont
jamais eu ce privilège, même si ces derniers ont reçu une formation biblique traditionnelle ».

 La valeur du culte familial

Tout d’abord, il faut souligner l’influence bénie sur la vie de chacun des membres de la
famille.

L’adoration. Notons ensuite, la place de l’adoration. L’homme a été créé pour adorer Dieu
et ce n’est que dans l’adoration qu’il trouve son plein épanouissement.

Puisque c’est Dieu qui a institué la famille, il est tout à fait normal que le foyer soit le
centre spirituel où la famille adore Dieu ensemble, le loue et l’honore.
Elle accomplit ainsi le but suprême de l’homme : adorer son Créateur et son Seigneur.

La connaissance de la Bible. C’est par un culte systématique qu’on apprend les Écritures. Le
psalmiste dit : « Je serre ta Parole dans mon cœur, afin de ne pas pécher contre toi ».

La vie de prière. Parler à Dieu, être en communion avec lui, lui faire connaître nos besoins,
ainsi que ceux des autres membres de la famille, le louer, sont autant de privilèges qui
s’attachent à la piété familiale.

Le culte familial est un camp de formation pour une vie de prière efficace. Même un enfant
de 3 ou 4 ans peut apprendre à prier.

Celui qui ne prie pas affronte la vie seul. Mais celui qui, quotidiennement, se tient en
présence de Christ, apprend à le connaître comme un guide, un ami fidèle. Il fait l’expérience
de l’efficacité de la prière : elle change les circonstances, mais aussi les individus et les cœurs.
Jacques dit que « la prière fervente [ou agissante] du juste a une grande efficacité ».

L’éducation des enfants. Un enfant est constamment en développement (physique, moral,


psychologique, intellectuel, spirituel) ; d’où l’importance du culte familial : sa conception de
la vie sera conditionnée par la compréhension des choses spirituelles.

L’unité de la famille. Nous vivons à une époque où les membres d’une famille ont de moins
en moins d’occasions d’être tous ensemble.

 Des forces divergentes tirent chacune de leur côté jusqu’à ce que la famille soit quasi
divisée et impuissante devant certaines situations.

 Le culte familial vient contre-balancer ces forces, cimentant les membres de la famille en
un corps bien uni.

Rien de ce qu’une famille peut faire n’a priorité sur le culte familial.

La maturité spirituelle. Elle est la somme de tout ce que nous venons de mentionner :
adoration, connaissance biblique, éducation des enfants, unité de la famille.

 Le rôle des parents

C’est au père et à la mère que Dieu a confié la vie spirituelle de la famille. Chacun des
conjoints ayant, bien sûr, ses propres responsabilités.

 L’idéal est donc que le père et la mère planifient ensemble le culte familial et qu’ils en
assurent la direction.

Les parents doivent veiller à ce que le culte soit maintenu et protégé des attitudes et des
activités qui pourraient lui nuire ou même le faire cesser complètement.

Trop de jeunes couples, qui n’ont pas connu le culte familial dans leur propre enfance,
sont mal ou pas préparés spirituellement pour leur foyer, et ces graves lacunes sont
catastrophiques.
 Choisir un moment favorable

Il convient tout d’abord de surmonter les empêchements et les interruptions de la vie dans
nos villes et dans nos banlieues : problèmes d’horaire, de voyage, de travail…

Il faut ensuite se faire violence pour prendre une partie du temps libre de chacun.

Sans conteste, le matin est le meilleur moment pour le culte familial. C’est ainsi que l’on
peut commencer la journée de la meilleure manière. Certains préféreront instituer le culte
familial après le repas du soir. Mais il ne nous semble pas que ce soit le moment le plus
favorable.

Quoi qu’il en soit, l’important est d’avoir une base régulière, établie à une heure où tous
peuvent participer. Si vous agissez selon le hasard qui déterminera le moment où vous vous
réunirez, vous n’aurez pas de culte du tout.

L’établissement du culte de famille exigera un changement dans les habitudes . Il n’existe


pas de sacrifice trop grand pour Dieu et pour l’activité la plus importante de la famille ; d’où
la nécessité de faire preuve de discipline personnelle pour maintenir un culte régulier.
Certains jours demanderont des ajustements pour ne pas interrompre la piété en famille..

 Obstacles à surmonter

Le diable ne tient pas du tout à vous voir maintenir, en famille, votre communion avec
Dieu. Aussi, placera-t-il sur votre route, toutes sortes d’obstacles qu’il vous faudra surmonter
avec l’aide du Seigneur.

 Quels sont-ils ?

En premier lieu, la difficulté de commencer. Ce serait une grande victoire sur Satan, s’il
pouvait vous empêcher de commencer un culte familial.

Décidez donc de vous engager dès maintenant devant Dieu à débuter immédiatement le
culte familial. Priez ensuite pour passer à l’action et pour maintenir le cap.

Un autre obstacle est le fait de ne pas savoir que faire. Vous pouvez alors avoir recours à
des plans pour lire la Bible au complet dans une période donnée ; sélectionner des passages de
l’Écriture pour certains thèmes ; utiliser des plans de mémorisation ; répertorier des promesses
divines pour certaines situations, etc.

Il convient d’éviter l’écueil des passages ardus de la Parole de Dieu. Dans ce domaine, de
bons commentaires vous seront d’une grande utilité.

Prenez garde à la routine. C’est une ennemie redoutable qui vous ferait perdre la spontanéité
et installerait insidieusement l’ennui.

 Le culte familial doit demeurer une joie spirituelle, sans jamais se transformer en corvée
ou en devoir religieux pénible. Il est impératif qu’il garde tout son attrait pour vos enfants et
pour vous-même.
Il faut vous préparer à affronter les distractions de vos enfants en bas-âge. Armez-vous de
patience.

 N’oubliez jamais que leur compréhension est limitée. Dans certains cas, il est sage de les
laisser quitter le culte familial quand ils ont prié. Il convient de s’adapter intelligemment à
leur niveau.

Que faut-il faire avec votre (ou vos) adolescent(s) indifférent(s) ? Un encouragement
sincère à participer n’est pas de trop.

 Il est sage et intelligent de profiter d’autres moments pour connaître leur opinion, avoir
des conversations sur certains textes, projeter un éclairage biblique sur certains événements
mondiaux, aborder des sujets adaptés à leurs problèmes.

Une difficulté souvent rencontrée au sein des familles est celui des conflits d’horaire.
N’hésitez pas à maintenir le culte familial même si, certains jours, un membre de la famille
ne peut être présent.

C’est dans l’exercice régulier de la piété que la famille sera solide, qu’elle trouvera la force
de résister aux tentations multiples et fera face aux imprévus de la vie.

Bon courage sur cette route bénie ! Vous y moissonnerez de multiples et abondantes
bénédictions !

 Paul BALLIERE

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