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« celui qui persévérera jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé. » (Év. Matthieu, ch. 24 v.13)

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1ère épître à Timothée. 54ème livre de la Bible et 15ème du Nouveau T.


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La Bible, livre de la première épître à Timothée, notes sur le chapitre :



01 La loi et la grâce

02 Quelle conduite pour chacun

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03 Les anciens et les serviteurs

04 Le faux et le bon enseignement

05 Les veuves et les anciens

06 Le contentement et les richesses

Introduction
Timothée veut dire « honoré par Dieu » ou « qui honore Dieu ». L’épître a été écrite en l’an 65,
de Laodicée, après la première captivité de l’apôtre. Sa parenté, son éducation, sa piété,
sont mentionnées en Act. 16, 1, 2 Tim. 1, 5 et 3, 15. Circoncis par Paul, il accompagna souvent
l’apôtre (cf Act. 16, 17; Rom. 16, 21; 2 Cor. 1, 1 et 19). Il a été envoyé en mission à Corinthe (1
Cor. 4, 17 et 16, 10-11), à Philippe (Phil. 2, 19), à Thessalonique (1 Thes. 3, 2 et 6), à Éphèse (1
Tim. 1, 2 et 3). Prisonnier avec l’apôtre, il fut un fidèle compagnon (Phil. 1, 1 et 2, 19 à 23; Col. 1,
1 , etc. Paul a une grande affection pour lui (Phil. 2, 20 et 22, etc). Timothée a donc été amené à
la foi par Paul; il est son enfant dans la foi. Dans Act. 16, 1, la mère de Timothée est juive et son
père grec. C’est afin de ne pas offenser les Juifs que Paul circoncis Timothée (Act. 16, 3).
Cela n’impliquait nullement le principe de l’abandon de la liberté. Les épîtres à Timothée et celle
de Tite ont une portée et un caractère particuliers en ce qu’elles sont adressées à des personnes
députées par l’apôtre pour agir en son nom ou pour soigner des assemblées en son absence.
Ces épîtres nous instruisent de l’état des assemblées et des soins pastoraux que l’apôtre lui
donnait. La conduite à observer se trouvent également dans ces épîtres. Ne confondons pas les
directions données à Timothée et à Tite avec les paroles adressées directement aux fidèles. Une
grande partie de l’épître donne des directions si simples et si claires qu’il n’y a pas grand
développement à apporter. Il y a d’autre part quelques principes généraux d’une
grande importance pour la position de l’assemblée. Dieu revêt, dans ces épîtres, d’une manière
spéciale, le caractère de Dieu Sauveur à l’égard du monde. Au chapitre premier de la première
épître, il est déjà question de la loi donnée comme règle du bien et du mal. Elle convainc les
hommes injustes. Nous verrons que la personne de Christ, et tout ce qui la regarde, est le sujet
de la confession de l’assemblée, le fondement de son existence, et l’objet de sa foi.

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01 au haut du document

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La loi et la grâce (ou évangile)
Versets 01 à 07 : salutations + doctrine (bonne ou mauvaise)
Versets 08 à 17 : contraste entre la loi et la grâce. Paul et l’évangile
Versets 18 à 20 : le service de Timothée

Versets 1 et 2 : Jésus Christ est la confiance et l’espoir de l’âme. La


miséricorde (v. 2) est ajoutée à la grâce et à la paix. Lorsque l’apôtre
s’adresse à des assemblées, il n’y a pas la miséricorde car les assemblées,
malgré un état variable, sont envisagées comme assemblées selon la nature
dont elles subsistent par l’Esprit. Mais lorsqu’il s’agit d’un individu, quelle
que soit sa piété et sa fidélité, il est là, chair et esprit, ayant encore sa carrière
à fournir et ayant toujours besoin de miséricorde. Cela donne une belle intimité
entre Paul et ses chers collaborateurs.
Versets 3 à 7: Timothée est laissé à Éphèse pour veiller sur la doctrine
enseignée dans ce lieu. Il reçoit de Paul des directives pour l’ordre intérieur
de l’Assemblée. On constate, dans ce chapitre, que l’ennemi cherchait
à introduire du mal à propos de la doctrine, un mal ayant un double
caractère. D’un côté l’on s’attachait à des fables de l’imagination humaine
et de l’autre on voulait introduire la loi dans le christianisme. L’apôtre ne relève
pas ici grand-chose de ces fables qui représentent un mal qui nécessite un
avertissement. La foi des Éphésiens était assez saine pour juger tout
ce système de fables et de généalogies. L’Esprit avertit cependant que
plus tard, ce genre de mal aurait de plus fâcheuses conséquences. Puis le v. 5
indique le but du mandat de Paul. Il s’agit de l’amour procédant d’un cœur pur
et d’une bonne conscience et d’une foi sincère. Cela neutralise la curiosité, le
raisonnement et l’imagination. Dans cette assemblée, v. 6, plusieurs ont
abandonné cet amour qui fait partie de ces grands jalons du christianisme dont
font partie, ici, un cœur pur, une foi sincère, une bonne conscience. Ceux qui
s’écartent se jettent ainsi dans de vains discours (v. 7). Les corrupteurs
qui agissent ici sont les judaïsants qui sèment d’épines le chemin de
l’apôtre. Ils voulaient enseigner la loi.
Versets 8 à 11 : à partir du v. 8, il ressort que, lorsque nous sommes à la
hauteur de la vérité de Dieu, toutes choses peuvent être mises à leur place. Si

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l’imagination des hommes ne produit que des fables, la loi est de Dieu et peut
être un instrument utile si l’on s’en sert comme on doit le faire. Elle est très
utile pour condamner et montrer le jugement de Dieu contre tout mal dont cette
opposition à la saine doctrine suivant l’évangile de la gloire du Dieu
bienheureux, gloire qui ne supporte aucun mal (selon v. 9 à 11). Certes, on
peut bien se servir de la loi pour frapper la conscience mais cela n’édifie
cependant pas le juste. Servons-nous donc de la loi comme d’une épée pour la
conscience mais que la grâce seule soit la source de nos prédications et
l’appui de nos âmes. L’évangile est en relation avec la gloire de Dieu, que cet
évangile annonce, tandis que la loi est connectée avec la méchanceté que
cette loi condamne.
Versets 12 à 17 : l’apôtre attire l’attention de Timothée sur la grâce souveraine.
L’apôtre en a été l’objet. Il communique maintenant cette grâce et désire être
un exemple pour ceux qui répondront à l’appel et deviendront des croyants.
Paul peut ainsi témoigner de l’œuvre de la grâce et parler de cette gloire qu’il
rend au roi des siècles, seul Dieu, aux siècles des siècles. L’ignorance (v. 13)
indique combien Dieu a eu pitié de l’apôtre puis, toujours au sujet de sa
conversion, le but de Dieu (v. 16) est que Paul soit un exemple, un modèle de
grâce pour tous. L’ignorance et l’incrédulité de Paul n’excusaient pas son
péché bien que ce fut un état qui rendait la miséricorde possible. Et au v. 17,
c’est à Dieu seul que l’apôtre attribue toutes choses. C’est la base du ministère
de Paul en contraste avec la loi car ce ministère était fondé sur la révélation de
la grâce. Paul, autrefois ennemi d’un Sauveur glorifié, peut annoncer la
grâce qui s’élève même au-dessus de l’homme. Cette grâce a ouvrait la
porte aux Gentils. Voilà l’appel de l’apôtre. Ayant montré ainsi
l’opposition entre ce qui lui était confié et la loi, tout en confirmant l’utilité
de celle-ci, l’apôtre reprend ses instructions pour Timothée, quant aux
détails de sa mission, au milieu des éphésiens.
Ainsi, les v. 5 à 17 donnent un enseignement sur ces deux systèmes que sont
la loi et la grâce avec leur place respective. C’est une sorte de parenthèse.

Versets 18 à 20 : après la parenthèse indiquée, l’apôtre reprend dans la fin de


ce chapitre son discours à Timothée en mentionnant la charge et le mandat
qui lui sont confiés. Ce mandat, ou ordonnance, est rendu par le même mot,
dans les v. 3, 5 et 18. Timothée devait ainsi ordonner à certaines personnes de

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ne pas enseigner d’autres doctrines que celle de la vérité de l’évangile. La
fin de cette ordonnance était l’amour qui procède d’un cœur pur, etc.
L’évangile, en révélant les conseils merveilleux de Dieu, maintient les grands
principes éternels de sa nature. Les prophéties (v. 18) sont aussi un moyen de
fortifier Timothée pour le combat qui sera le sien dans cette fonction. La foi est
ici ce que Dieu avait révélé au sujet de sa doctrine reçue avec certitude,
comme telle, dans la vérité. Il faut être en communion avec Dieu pour avoir la
force qui nous maintient dans la foi. Si tel n’est pas le cas, Satan a prise sur
nous. La perte d’une bonne conscience (v. 5) ouvre la porte à Satan car elle
nous prive de la communion avec Dieu. Deux noms (v. 20) sont cités. Ce sont
Hyménée et Alexandre qui sont tombés dans un tel état. Sous l’influence de
Satan, l’homme invente des pensées au lieu de confesser la vérité de Dieu.
L’apôtre traite de blasphème les pensées qui sont le fruit de cet état. Il a même
livré à Satan ces deux personnes. Remarquons que Satan n’a aucune
puissance de ce genre lorsque l’Assemblée est dans son état normal. En effet,
l’Assemblée en est protégée, comme demeure du Saint Esprit, protégée
par Dieu et par la puissance de Christ. Satan peut tenter un individu mais il
n’a aucun droit sur les membres de l’Assemblée comme telle. Ils sont
«dedans» et quelque faible qu’ils soient, Satan ne peut entrer là. En livrant ces
deux hommes à Satan, l’apôtre les prive de l’abri dont ils jouissaient et c’est
par le pouvoir qui lui était communiqué qu’il peut le faire. Ne confondons pas
cet acte avec la discipline qui est l’acte de l’Assemblée. Ces deux hommes
avaient écouté l’ennemi pour en devenir les instruments. Cela ne peut pas se
faire dans l’Assemblée au milieu de membres de Christ. Dieu se sert de Satan
lui-même, comme d’une verge, pour leur faire éprouver ce qu’était celui à qui
ils avaient prêté l’oreille et cela pour le bien des enfants rebelles par des
angoisses d’âme, de corps, etc, il faut que leur volonté soit brisées et amenées
à se soumettre à Dieu. Solennelle discipline. Mais ce pouvoir montre que
l’amour de Dieu peut disposer de tout afin de délivrer une âme et l’amener à
Lui.

En terminant les notes de ce chapitre, sachons que les épîtres à Timothée,


ainsi que celle de Tite, nous placent sur le terrain de la maison de Dieu
responsable. De ce fait, un témoignage est rendu au Seigneur sur la terre. Et
l’ordonnance confiée à Timothée avait avant tout pour but la conduite de

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chacun dans la maison de Dieu. Prenons aussi garde aux fables qui
reviennent 4 fois dans ces 3 épîtres. Les évangiles apocryphes et les livres
talmudiques sont remplis de fables. Recherchons la gloire de Dieu et
l’ensemble des perfections divines comme la justice, la sainteté, la puissance,
la lumière, la vérité, l’amour, la grâce. En rapport avec son caractère de Dieu
sauveur (1 Tim. 2, 3) la grâce est là et pour tous les hommes. Aussi,
dans cette épître, le témoignage chrétien devant le monde est en rapport avec
ce caractère de Dieu sauveur. Dans Timothée, il n’y a pas beaucoup de
doctrine mais bien des enseignements pratiques. La piété est mentionnée
dans tous les chapitres de la première. La piété caractérise ceux qui font
profession de servir Dieu.

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02 au haut du document

Exhortation. Quelle conduite pour chacun


Versets 01 à 08 : la prière.
Versets 09 à 15 : la position de la femme

Versets 1 à 8 : à partir de ce chapitre, nous entrons dans le sujet principal de


cette épître, c’est-à-dire l’administration et l’ordre de l’Assemblée de Dieu,
basés selon la doctrine et selon la piété. La première exhortation donnée aux
gens de la maison de Dieu consiste en la prière. C’est à cela que l’on peut
reconnaître premièrement l’Assemblée du Dieu vivant ou ce qui la représente
en un temps de ruines. Ainsi, l’ordre dans l’Assemblée est liée aux rapports
habituels des saints avec Dieu dans la prière.
Le v. 1 mentionne déjà différents caractères de la prière. 1) les supplications
sont des prières intenses qui montent vers Dieu, de cœurs qui montrent
profondément l’importance vitale de ce qu’ils demandent. 2) les prières sont
une forme plus habituelle et reflètent des désirs, des besoins, et les
préoccupations journalières du peuple. 3) les intercessions sont plus intimes.
Elles proviennent d’un commerce personnel de proximité et de confiance avec
Dieu. Ce même mot, au ch. 4, 5, est traduit par «la prière». 4) la dernière
forme de la prière consiste en actions de grâces.
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Celui qui s’adresse à Dieu par la foi sait qu’il a des choses à demander.
Dans ces demandes, aucun homme n’est excepté. Ainsi, le rôle que
l’évangile doit occuper dans la maison de Dieu. C’est le premier caractère de
l’évangile à la prière. Les autorités (v. 2) viennent en premier. N’oublions pas
que, moyennant la grâce divine, c’est à cause d’eux que l’on peut mener une
vie paisible. Au temps où cette épître fut écrite, Néron, le plus grand
persécuteur des saints, était au pouvoir. C’est dire l’importance accrue de cette
exhortation. L’exercice de la prière est bon et agréable devant notre Dieu
sauveur (v. 3). C’est en vue d’obtenir Son approbation que les saints font ces
demandes pour tous les hommes. Dieu (v. 4) veut non seulement que tous les
hommes soient sauvés mais qu’ils arrivent à la connaissance de la vérité. Puis
le chemin pour venir à Dieu est indiqué (v. 5). C’est l’homme Christ Jésus, seul
médiateur. La vérité du v. 4 a été confiée à Paul (cf v. 7). Elle a été ensuite
appuyée et soutenue par la conduite de l’Assemblée dans ce monde selon ch.
3, 15 à «mais, si je tarde, – afin que tu saches comment il faut se
conduire dans la maison de Dieu, qui est l’assemblée du Dieu vivant, la
colonne et le soutien de la vérité.».
Encore :
La prière est une ressource de la vie chrétienne et cela dès la conversion
(cf Act. 9, 11). Il faut prier pour les autorités et non pas participer à leur
établissement. Voter, c’est affirmer la confiance en quelqu’un. Or nous nous
confions en Dieu. Une vie paisible est une vie absente de guerre. Une vie
tranquille est une vie absente de l’agitation du monde. Les voies de Dieu sont
pour tous les hommes. Ses conseils ne sont que pour ses enfants.

Versets 8 à 15 : il y a d’abord ce « je veux donc ». L’apôtre revient à ce qu’il


disait d’une manière générale au v. 1er. Mais ici il spécifie QUI doit faire les
prières. Ce sont les hommes et non les femmes qui ne peuvent pas se
produire à haute voix en au dehors. Par contre, l’activité des hommes est
publique. Pour prier, il n’est pas nécessaire d’avoir un don. C’est pourquoi
nous avons ici les hommes et non un don. Le «en tous lieux» est là pour bien
préciser qu’il s’agit de prières en public. En rapport avec cette épître, les lieux
dont il est question semble même être ceux de l’Assemblée puisque cette
épître nous fait part de l’ordre selon Dieu dans Sa maison. Cela dans sa
plénitude originelle comme au temps des apôtres. Au sujet de la prière à la
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maison, dans les foyers, les prières de l’homme, et celles de la femme, y ont
une entière liberté de s’exercer. Mais du reste, il faut que la femme, en cela
comme en toutes choses, garde la position de dépendance que Dieu lui a
assignée vis-à-vis de son mari. Puis nous avons le rôle des femmes dans la
maison de Dieu. Là, la tenue de la femme chrétienne doit la faire reconnaître
aussitôt dans ce monde. Ce témoignage est au moins aussi important que des
paroles. À cette attitude pour ainsi dire négative, s’ajoute le témoignage actif
des bonnes œuvres. L’épître à Tite le souligne aussi. Une bonne œuvre doit
être le fruit de la nouvelle nature car toute œuvre accomplie par un
homme inconverti ne peut être qu’une œuvre morte (ou une mauvaise œuvre).
Un des côtés du grand sujet de cette épître est la profession chrétienne (cf v.
10b). Dans la première épître, cette profession n’est pas aussi nette que dans
la deuxième. Dans la deuxième, la séparation entre réalité divine et profession
chrétienne ressort beaucoup plus. À propos du v. 11, que de femmes,
aujourd’hui et dans ce monde religieux, s’enorgueillissent d’enseigner au lieu
de s’en humilier. Ce passage (v. 13 à 15) donne un enseignement en relation
avec le silence des femmes. Ève, au lieu d’être une aide pour l’homme, fut
l’instrument de Satan, pour le séduire et l’amener à désobéir. Mais au v. 15, il
est ajouté que la femme, et non les femmes, sera sauvée en enfantant. Bien
qu’il y ait une conséquence perpétuelle de sa faute par les douleurs de
l’accouchement, la vie est néanmoins présente et il y a des promesses pour
les femmes chrétiennes si elles persévèrent dans la foi, l’amour et la sainteté,
avec modestie.
Encore :
La piété (v. 2) est une chose cachée entre l’âme et Dieu. Lui seul sait de
quelle manière nous avons affaire avec lui et comment nous le faisons
intervenir dans toutes nos circonstances.
Selon ces v. 8 et suivants, il ressort bien que l’obéissance est la première
qualité requise. Dans nos prières, ayons cette triple attitude, c’est-à-dire
«élevant des mains saintes, sans colère et sans raisonnement» (v. 8).
La tenue extérieure est le reflet de l’état du cœur. Si la femme veut être
bénie, elle doit rester à sa place.

À
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À propos du v. 15, voyons surtout la semence de la femme en Celui qui
briserait la tête du serpent.
Dans ce chapitre 2, il y a les instructions de l’apôtre à Timothée, fondées
sur le grand principe que la grâce est établie.

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03 au haut du document

Les anciens et les serviteurs


Versets 01 à 07 : les anciens ou surveillants.
Versets 08 à 13 : les serviteurs
Versets 14 à 16 : la colonne et le soutien de la vérité. Le mystère de la piété.

Versets 1 à 7 : Timothée n’est pas laissé à Éphèse pour établir des anciens
mais Paul l’instruit dans ce chapitre sur les qualités que devait revêtir un
surveillant. Timothée devait veiller à ce que les anciens les possédassent. La
«faute du diable» (v. 6) consiste en cette pensée d’attacher une grande
importance à soi-même (cf Ezé. 28, 12 et suivants). Quant au «piège du
diable» (v. 7), si l’on a pas un bon témoignage de ceux de dehors (une bonne
réputation) c’est céder à l’ennemi, par un point ou un autre, car l’on ose pas lui
faire face avec hardiesse.
Les surveillants ont la charge de s’occuper des âmes et d’exercer l’autorité
dans l’Assemblée. En cela, les femmes n’ont pas à agir et c’est pourquoi
il n’est presque pas fait mention d’elles dans ces versets.
Ce chapitre 3 entre dans le détail de l’organisation propre que revendique cette
maison. Surveillants ou évêques est le même mot que «anciens».
Dans ce passage, il y a 14 qualités requises pour le surveillant. C’est le chiffre
de double plénitude qui semble insister doublement sur les qualités
morales requises de l’ancien lorsque la maison de Dieu est en ordre.
L’apôtre reviendra (ch. 5, 17) sur certaines qualités accessoires. Il ressort
aussi (v. 7) que le chrétien ne doit non seulement avoir un bon
témoignage envers ses frères mais aussi envers le monde. Ce monde est
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habitué à traiter les chrétiens comme des gens qui font le mal, et bien ce
monde doit être confus en présence de leur bonne conduite et doit se trouver
obligé, malgré sa haine, à leur rendre un bon témoignage. Ainsi, le piège du
diable (v. 7), c’est de semer l’opprobre sur le nom de Christ en le
discréditant sur la conduite réelle et supposée des siens (cf 2 Tim. 2, 26).

Versets 8 à 13 :
quant aux serviteurs, ils ont à s’occuper des détails et des circonstances et des
familles. Il est beaucoup question des femmes dans le deuxième paragraphe
car elles peuvent s’occuper de ce genre de service et être très utiles.

Versets 14 à 16 : Paul indique d’abord ce qu’est l’Assemblée. Elle est la


maison de Dieu dans laquelle il y habite (cf Eph. 2, 22). L’Assemblée
envisagée comme subsistant sur la terre est la maison de Dieu. Elle est aussi
l’Assemblée du Dieu vivant et enfin la colonne et le soutien de la vérité.
L’Assemblée n’est pas la vérité. La Parole de Dieu est la vérité ainsi que Jésus
et l’Esprit. L’Assemblée est ce qui maintient la vérité sur la terre. L’Assemblée
n’enseigne pas. Les docteurs l’enseigne. Mais l’Assemblée par sa fidélité à
tenir ferme la vérité la soutient dans ce monde. Les caractères propres de la
maison de Dieu sont donc la présence du Dieu vivant et la profession de la
vérité. Il faut pouvoir distinguer la vérité du Dieu vivant. Ce qui est essentiel
dans les relations entre Dieu et les hommes, c’est Dieu manifesté en chair,
objet du v. 16. Ce qui occupe l’apôtre, avant les relations, sont les
vérités essentielles au témoignage devant le monde, ce qu’est l’assemblée
au dehors, ce qu’elle est comme témoin de Dieu vis-à-vis des hommes. Un
point essentiel de ce témoignage est la relation de Dieu avec les hommes. Il
faut ainsi proclamer ce mystère de la piété. Ce fait est aussi établi au ch. 2, 5.
Ici, il n’est pas question de nos privilèges mais de la base des relations de
Dieu avec tous les hommes. C’est pourquoi ni le Père n’est nommé, pas même
l’Esprit, sauf en rapport avec la personne du Seigneur comme légitimation de
son témoignage.
La piété (v. 16) est donc les rapports individuels de l’âme avec Dieu. Ce
mystère ou secret de la piété est révélé mais ce qui nous est caché, c’est ce
mystère qui demeure qui est l’union de l’humanité et de la divinité dans une
personne. Le Père ne révèle pas le Fils. Dans 2 Thes. 2, il y a le mystère

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d’iniquité qui est précisément la négation de Jésus Christ venu en chair et
auquel Satan substituera l’Antichrist (cf 1 Jean 2, 22).

Relevons encore :
Au ch. 1, 15 : l’œuvre de Christ pour les croyants
Au ch. 2, 04 : son œuvre pour tous les hommes
Au ch. 3, 15 : sa personne comme étant la vérité elle-même et
Au ch. 3, 16 : sa personne comme base unique de toute piété

Le terme « du Dieu vivant » (v. 15) fait contraste avec les idoles de païens.
L’Église a failli à maintenir la vérité parce qu’elle a voulu se substituer à ce
qu’elle était dépositaire. En effet, elle a voulu enseigner et elle a enseigné
l’erreur et l’abomination (Apoc. 2, 20).

Dans toute maison, il y a une règle collective. C’est une discipline à


laquelle chacun se soumet. Il en va de même dans l’Assemblée (cf 1 Cor.
14, 40).

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04 au haut du document

Le faux et le bon enseignement


Versets 01 à 05 : mauvaise doctrine
Versets 06 à 16 : bon enseignement

Dans les premiers versets, les esprits de démons se substituent à l’Esprit


de Dieu tout en prétendant en dépendre et s’imposent aux âmes pour leur faire
abandonner Christ. Il y a une progression du mal par rapport au ch. 1, 9.
Toutes manifestations spirites sont comme le commentaire vivant de ces
versets.

Ce chapitre mentionne qu’il y aura des hommes qui attaqueront les vérités
dont il est question au chapitre précédent. Il s’agit d’apostats qui apportent des
doctrines de démons. Ils chercheraient à nier que ce fut ce seul et unique Dieu
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de la nature qui s’était manifesté en grâce. Ces apostats sont donc séduits par
les démons. Ils ont la conscience cautérisée. Ils défendaient le mariage (v. 3)
que Dieu avait établi dans la création. Ils se font une prétendue sainteté qui
nient ce que Dieu avait ordonné dès le commencement et s’élèvent ainsi
contre l’autorité de Celui qui avait tout ordonné, le traitant comme un être
imparfait, voire mauvais. Ces premiers versets dirigent nos regards sur la
papauté et sur les ténèbres du moyen-âge tandis que les derniers jours de 2
Tim. 3, 1 à 5 se rapportent à la fin de la chrétienté. En effet, les secondes
épîtres ont plus ou moins trait à la dernière période de l’histoire de la
chrétienté.

Les saints doivent être avertis de cela. Timothée, pour les mettre en garde, en
est l’agent. Il ne s’agit ici que de «quelques-uns» et non de l’apostasie
générale (2 Thes. 2, etc). Ici, la fidélité repousse l’erreur par la vérité. La vérité
est rappelée aux frères afin qu’ils ne soient pas séduits. Le mal est allé loin. Le
principe monastique est là, dans les cœurs et dans les formes. Ce principe est
radicalement jugé quelque sincère d’ailleurs que puisse être une personne qui
cherche à honorer Dieu dans ce système. Mais il y a des hommes qui
reçoivent des dons de la part de Dieu et qui sont utilisés selon Sa volonté.
Ainsi Paul instruit Timothée (selon v. 12 à 16) pour donner gloire à Dieu.

Au v. 6, Timothée est déjà nourri dans la vérité. Puis (v. 7 et 8) il y a insistance


sur la piété et, partant, sur les vaines spéculations humaines dont il est
beaucoup question. L’exercice corporel (v. 8) est mentionné. Cet exercice,
avec modération, n’est pas défendu aux chrétiens. L’apôtre travaille pour Dieu
qui prend soin de tous (v. 9 et 10) et spécialement des fidèles. Timothée doit
insister sur ces choses avec autorité et les enseigner.

Dès le v. 12, il est donc question de la position de Timothée lui-même. Dieu


avait préparé Timothée spécialement pour son œuvre et il ne devait ni oublier
ni négliger ce qui lui avait été donné (v. 14). Timothée avait été désigné pour
cela par la prophétie. Dans l’Écriture, l’imposition des mains est toujours un
signe d’identification mis à part la portée différente d’Act. 8, 17. Et ce
témoignage immédiat de Dieu, auquel l’exercice de la puissance divine était

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réuni, avait été accompagné du sceau du témoignage des hommes, c’est-à-
dire des anciens d’entre les chrétiens. Ainsi en était-il en Act. 13, 1 à 3 :

Or il y avait à Antioche, dans l’assemblée qui était là, des prophètes et des
docteurs: et Barnabas, et Siméon, appelé Niger, et Lucius le Cyrénéen, et
Manahem, qui avait été nourri avec Hérode le tétrarque, et Saul. Et comme ils
servaient le Seigneur et jeûnaient, l’Esprit Saint dit: Mettez-moi maintenant
à part Barnabas et Saul, pour l’œuvre à laquelle je les ai appelés. Alors, ayant
jeûné et prié, et leur ayant imposé les mains, ils les laissèrent aller.

Dans 1 Tim. 4, tout concourt à fortifier Timothée pour accomplir son service
avec l’autorité qu’il exerçait alors de la part et à la place de l’apôtre. Ce qui lui
donne du poids, c’est une conduite irréprochable.


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05 au haut du document

Les veuves et les anciens


Versets 01 à 16 : soins aux veuves
Versets 17 à 21 : conduite envers les anciens
Versets 21 à 25 : conduite personnelle

Versets 1 à 16 : toute exhortation (v. 1 à 3), dans nos rapports fraternels, doit
se faire de manière à ne pas blesser notre prochain. «En toute pureté» (fin du
v. 2) signifie que tout service, dans nos fonctions, doit être fait de nature à
éviter toute emprise charnelle. La piété (v. 4) ne doit pas seulement se montrer
dans les soins de l’Assemblée mais aussi dans les rapports de famille qui sont
à la base de l’ordre de la Maison de Dieu même lorsqu’il s’agit de soins
matériels. La fin du v. 8 indique qu’un enfant de Dieu peut être pire qu’un
incrédule si, dans le cadre de notre famille, l’on refuse toute aide pour les
veuves. En cela, des incrédules peuvent manifester une valeur plus grande
aux liens de la parenté que d’authentiques croyants. Il en ressort aussi que la

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famille a une grande importance pour Dieu car elle est à la base de ce qui se
passe dans les assemblées. Tout devoir vis-à-vis de la famille est ici en rapport
avec l’Assemblée. Depuis le v. 3 et jusqu’au v. 16, il y a le sujet des veuves
avec, au v. 5, le portrait d’une veuve (et par extension d’une femme) selon
Dieu. D’une part, il y a des veuves qu’il faut aider (v. 9 et 10) et d’autre part il y
a de jeunes veuves qui peuvent tomber dans des pièges (v. 11 à 13) et qu’il ne
faut pas secourir, qui ont même renié la foi, etc, abandonnant la doctrine
chrétienne. V. 14 à 16 : si les dispositions pour la jeune veuve la disqualifie
pour être inscrite pour bénéficier de la sollicitude de l’Assemblée, laquelle
n’admettait ni les jeunes veuves ni les veuves ayant eu plus d’un mari, elles
n’en sont pas moins dans le chemin de la volonté de Dieu si elles se marient,
non pas pour être agréable à elles-mêmes mais par soumission à cette
volonté. Ainsi, de jeunes veuves peuvent aussi se remarier tout en faisant la
volonté de Dieu. L’enseignement du v. 14 est pratique et selon Dieu. Selon le v.
16, il ressort que tout doit être fait en vue des intérêts de l’Assemblée.

Versets 17 à 21 : nous y avons les « anciens ». Le double honneur est en


rapport avec la surveillance et le service de la Parole avec la doctrine. Double
fonction qui n’était pas le fait de tous les anciens quoique tous dussent être
capables d’enseigner et de réfuter les contredisants. Les anciens commettent
aussi des fautes (v. 20). La faute d’un ancien porte aussi doublement à
conséquence.

Versets 22 à 25 : l’imposition des mains ne confère ni un don de grâce, ni un


don du Saint Esprit. Et au ch. 4, 14, Timothée n’avait rien reçu par cet acte.
Quant au pouvoir de conférer quelque chose, 2 Tim. 1, 6 et Act. 8, 17 sont à
lire:
«C’est pourquoi je te rappelle de ranimer le don de grâce de Dieu, qui est en
toi par l’imposition de mes mains » puis «Puis ils leur imposèrent les mains, et
ils reçurent l’Esprit Saint». Ainsi, l’imposition des mains (v. 22) exprime la
bénédiction, la sanction et une identification publique avec ce que Paul avait
conféré à Timothée. En imposant les mains, on se déclare solidaire avec
quelqu’un et l’on s’identifie avec leur service ou leur mission. L’on appose
une sanction sur leur charge, leur appel ou leur œuvre.

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Encore :

Après s’être occupé de l’ouvrier, l’apôtre revient aux détails de l’œuvre dans
laquelle Timothée devait prodiguer de la diligence et des soins vigilants.
Les enseignements donnés sont en rapport avec ce qui touche extérieurement
à une bonne conduite et à de bonnes convenances. Cela en vis-à-vis de notre
prochain et du monde. Ici, il n’est pas question de nos relations de l’âme
avec Dieu. Tout se rapporte au témoignage public qui, devant Dieu, convient la
position d’un chrétien devant ce monde. Remarquons que si notre joie se
réalise dans nos privilèges célestes, dans notre communion, on ne peut
cependant jamais négliger avec impunité les devoirs ordinaires ou les
convenances morales. L’on doit tenir compte des dangers pratiques que l’on
court en raison de ce qu’est la chair.

Dans ce chapitre, l’assemblée porte un souci envers les veuves qui n’ont pas
de proches vraiment capables de les soutenir. Les anciens, qui n’enseignent
pas, sont aussi en vue. De ce fait, des directives sont données en vue de
l’ordre extérieur, du maintien de ce qui est respectable aux yeux de tous. En
même temps (v. 22), Timothée ne doit pas participer aux péchés de quiconque
en s’identifiant ou en imposant les mains précipitamment. Il ne faut rien faire
avec précipitation dans l’exercice de notre charge. Ce passage souligne (v. 23)
combien Timothée était caractérisé par la tempérance. Il se garde d’exciter les
passions ou de les satisfaire en quoi que ce soit. En même temps, la parfaite
liberté est visible pour le chrétien qui peut se servir de tout ce qui est bon
quand il y a un vrai motif à cela.

Les instructions, données depuis le ch. 4, 6, se poursuivent au ch. 5 et même


jusqu’à la fin de l’épître.

Chapitre Retour
06 au haut du document

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Le contentement et les richesses
Versets 01 à 10 : de saines paroles + l’argent : bien ou pas bien ! (aussi v.17-19).
Versets 11 à 19 : « Mais toi … ». Suivre le parfait modèle … les riches aussi.
Versets 20 à 21 : garder le bon dépôt.

Remarquons les verbes «fuir: il fuit (v. 10)»; «poursuivre: il poursuit (v. 11)»; «attendre: il
attend (v.14)»; « combattre et saisir (v.11 et 12)». Remarquons aussi que l’apôtre ne confond
pas ceux qui sont riches (v. 17) avec ceux qui veulent le devenir (v. 9). Un dernier impératif
solennel, celui de «garder» (v. 20).

Versets 1 à 10 : dans la nouvelle création, nous sommes tous un dans le christ Jésus (Gal.
3, 28). Mais jusqu’à la venue du Seigneur, il faut lui rendre témoignage dans les conditions
dans lesquelles nous sommes ici-bas. Les enseignements donnés aux esclaves du début de
ce chapitre sixième ont une portée générale pour tous les saints car nous sommes tous
esclaves de Christ (cf Tite 2, 10, etc). Il nous faut donc cet attachement de cœur au
Seigneur, le respect de ses droits et de son autorité. Bref, il nous faut vivre de lui et pour lui.
C’est cela qui doit aussi nous donner d’estimer nos maîtres dignes de tout honneur. Au sujet
de notre occupation professionnelle dans le monde, souvenons-nous que, d’une
façon générale, il est plus facile de servir le Seigneur dans une situation humble, de
subordination, que dans une position élevée. En un sens, il faut plus de piété, dans une
position élevée, afin de ne pas craindre le monde et les contacts avec le monde. La piété (v.
3) est toujours alimentée et nourrie par le Seigneur (cf 1 Cor. 14, 37). La doctrine est donc
selon la piété. Cette doctrine, de même que le sain enseignement, mettent toujours en
honneur la personne du Seigneur et celle du Père. Il n’y a qu’un Seigneur, il n’y a qu’une
seule vraie doctrine et il n’y a qu’une sorte de saines paroles d’après l’Écriture. Un autre
enseignement ne peut mettre en avant que des ressources humaines. Dans un tel cas, les
âmes sont par conséquent ramenées aux choses de la terre, aux choses qui passent. Le
christianisme se trouve de ce fait affaibli, altéré et corrompu. Les mots utilisés dans les v. 4
et 5 prennent alors toute leur force. Pour enseigner, il faut l’autorité des écritures et l’autorité
morale. Quant aux erreurs, la source morale se trouve au v. 5. Il y a une connaissance qui
enfle et une autre qui nous élève sans jamais nous enfler. Il s’agit de la connaissance
pratique du Seigneur en présence duquel on se heurte aux obstacles du cœur naturel.
À l’inverse, ceux qui s’en tiennent à des vérités abstraites ou lointaines rencontrent
l’approbation de tout le monde.
Au v. 2, l’apôtre prévient les fidèles contre un abus de l’amour chrétien.

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Dans les v. 3 à 5, la piété a la doctrine en vue et a pour but de produire des relations de
crainte et de confiance entre l’âme et Dieu. Tout ce qui n’a pas ce caractère ne relève pas
de la doctrine de Jésus Christ.

Puis, dans les v. 6 à 10, l’Esprit s’adresse à nous tous, pauvres ou riches, pour nous montrer
ce que doit gouverne notre cœur. Il en ressort que l’unisson peut être réalisé entre riches et
pauvres. Il y a, au v. 10, ce terme de «racine». C’est une expression bien frappante en ce
qu’une racine laissée dans le sol produit des rejetons. La racine n’est pas inactive et ne
meurt pas. Un autre aspect de ces richesses, c’est l’intellect. Il y a des malheurs pour ceux
qui ambitionnent les richesses intellectuelles (Prov. 23, 4). Ainsi, par amour des richesses
terrestres, quelles soient matérielles ou intellectuelles, nous comprenons que l’âme perd
complètement de vue le chemin pratique de la vie chrétienne, la crainte de Dieu, la présence
de Dieu.
Au v. 10, il y a l’égarement de la foi . Il y a d’abord eu le naufrage quant à la foi (ch. 1, 19),
l’apostasie de la foi (ch. 4, 1), le reniement de la foi (ch. 5, 8), puis le rejet de la première foi
(ch. 5, 12).

Versets 11 et suivants : l’expression «homme de Dieu» (v. 12) revient deux fois dans le
Nouveau Testament dans les épîtres à Timothée. Elle revient plusieurs fois dans l’Ancien
Testament. L’homme de Dieu est un homme qui représente Dieu. Christ en a été
l’expression parfaite, rendant visible la gloire morale de Dieu. Nous sommes appelés à être
des «hommes de Dieu». C’est notre rôle dans ce monde. Ces v. 11 et 12 indiquent que la vie
chrétienne, même pour un homme de Dieu, ne consiste pas à faire de grandes choses
mais elle consiste à fuir certaines choses et à en poursuivre d’autres. Il faut faire ce qui est
selon Dieu dans la vie courante avec la puissance qui vient d’en haut. Il faut commencer par
là avant de faire des choses plus grandes pour lesquelles Dieu dispense des dons. Dans la
Parole, il y a le fait que nous sommes nés de nouveau et que nous pouvons aimer de
l’amour qui est celui de Dieu. L’amour est un caractère moral du Dieu Sauveur. L’amour est
l’obéissance aux commandements divins. L’amour peut avoir l’apparence d’être le contraste
et par amour le Seigneur disait à Pierre ARRIÈRE DE MOI SATAN. Ce n’est donc pas l’amour
MONDAIN qui est vicié de flatteries … il ne faut faire de la peine à personne. Souvenons-nous
que l’amour selon Dieu a toujours un caractère de dignité et d’autorité morales. Ainsi, les six
choses à poursuivre du v. 11 doivent nous aider à déployer une activité et à soutenir le
combat de la foi du v. 12. Timothée avait suivi l’exemple du Seigneur qui avait fait, devant
Ponce Pilate, la confession se rapportant à sa royauté (v. 12). Les caractères de

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Dieu mentionnés dans les versets qui suivent relèvent d’une manière tangible
les enseignements et les exhortations qui sont indiqués dans cette épître. Ces
déclarations de grandeur et de gloire sont là comme pour nous rappeler que les exhortations
en question ne sont pas en rapport avec une morale humaine mais proviennent de Dieu lui-
même. Nous sommes ainsi placés en présence de Dieu et de sa gloire. Tout cela donne un
éclat et une élévation propres au contenu de cette épître qui nous a été donnée afin que
nous sachions comment il faut se conduire dans la maison de Dieu. La fin de cette lettre
nous montre de quel Dieu il s’agit. Et à propos de l’immortalité du v. 16, seul Dieu la
possède car nous avons un corps mortel mais Dieu nous a donné l’immortalité. Nous
l’aurons (1 Cor. 15, 53). Dieu seul a l’immortalité par nature. Le croyant l’aura
avec l’incorruptibilité mais donnée par Dieu. Quelle grâce de savoir que Dieu nous est révélé
en Jésus et quelle place cela donne à Jésus dans nos cœurs. C’est donc dans cette épître
dans laquelle l’Assemblée est appelée la colonne et le soutien de la vérité que l’éclat de la
gloire de Dieu brille.
Au v. 11, il y a 6 choses à poursuivre et qui constituent dans l’homme ce qui présente Dieu
au monde et le glorifie.
Au v. 16, il y a ce Dieu dans lequel nous devons marcher et duquel nous devons respecter la
majesté sans intermédiaire tant dans notre conduite que dans nos relations avec tout ce
qu’Il a fait.

Versets 17 et suivants : jusqu’au v. 19, nous y avons la suite de l’ordonnance. En contraste


avec ceux qui veulent devenir riches (v. 9), il y a ici ceux qui sont riches. Dans les richesses,
il y a des dangers. Par exemple, celui de devenir hautain (v. 17). Puis le v. 20 mentionne la
dernière recommandation de l’apôtre à Timothée sous forme d’une exhortation individuelle
mais qui a en vue le bien collectif et le maintien du témoignage du Seigneur dans ce monde.
Cette dernière exhortation est un résumé saisissant de toute l’épître ainsi que celle de la
deuxième à Timothée et celle à Tite. En lisant de tels passages, nous saisissons le prix de la
vérité de Dieu, vérité contenue dans sa Parole et résumée dans la personne de Christ, de
celui qui est le grand mystère de la piété.
Au v. 21, le mot « grâce » est le dernier mot de l’apôtre à Timothée. C’était aussi son
premier mot (ch. 1, 2).

Au point de vue de la doctrine, l’apôtre voyait poindre le danger et l’intrusion de l’activité de


l’esprit humain dans le domaine qui est exclusivement celui du Saint Esprit. Et deux ans
seulement sépare la première épître de la deuxième épître à Timothée. Les divisions qui ont
É
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eu lieu dans l’Église sont le résultat de l’activité de l’esprit du propre esprit de l’homme. Ceux
qui ont fomenté ces divisions sont allés au-delà de ce que le Saint Esprit leur donnait. S’il y
avait eu de la dépendance, ils se seraient arrêtés à temps et des maux auraient été évités.
Que toutes choses puissent se faire par l’Esprit. Ainsi pour la marche (Gal. 5, 16), la prière
(Eph. 6, 18), l’adoration (Jean 4, 24), la conduite (Jean 16, 13), la communion (Eph. 1, 14),
l’enseignement (1 Jean 2, 27).

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