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UNIVERSITE ABOUBEKR BELKAÏD- Tlemcen

Faculté de Technologie
Département de Génie Civil

Béton Armé 1
Niveau L3 GC

Chapitre 1: Réglementations
Intervenants dans la Matière
Mr HOUTI F.B.
Mme SAIL L.
Mr Ghennani B.
Année Universitaire: 2020/2021
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I. Définitions
 Le béton armé est un matériau complexe et hétérogène
constitué par l’association de deux matériaux qui sont: le béton
et l’acier disposés de façon adéquate afin d’atteindre les
résistances désirées
 On appelle Béton le matériau constitué par le mélange dans
les proportions convenables de:
- granulats (sable et graviers)
- un liant hydraulique (ciment)
- l’eau
On appelle Béton Armé le matériau obtenu en ajoutant dans le
béton des barres en acier.
Ces barres en acier seront appelées les armatures, l’ensemble
des armatures sera appelé ferraillage.
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Armatures

béton

 Dans l’association béton/acier que forme le béton armé, le


béton résiste aux efforts de compression et l’acier résiste aux
efforts de traction et éventuellement aux efforts de
compression lorsque le béton seul ne suffit pas.
résistance à la compression ~ 20 à 40 MPa
 Béton
résistance à la traction ~ 2 à 4 Mpa
 Acier résistance à la traction = résistance à la
compression varie de 200 à 500 MPa
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II. REGLEMENTATIONS
 La sécurité est définie comme l’absence de risques, dans les
constructions, cela implique:
- la stabilité
- la durabilité
- l’aptitude à l’emploi
 La sécurité absolue n’existant pas, il faut accepter une
probabilité non négligeable d’accidents.
 Le dimensionnement des ouvrages et la vérification de la
sécurité ne peuvent pas se faire de manière empirique mais
doivent être basés sur des règles de calcul bien précises.
 De nombreux règlements se sont succéder depuis la création
du béton armé et ont évolué avec l’évolution des techniques de
construction et les modes de calcul.

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 Règlements actuellement utilisés.
-CBA 93: Règles de conception et de calcul des ouvrages en
béton armé. Il spécifie les méthodes les plus actuelles qui
servent aux calculs et vérification des structures en B.A
-RPA 99 (modifié 2003): prévoit les mesures nécessaires à la
conception et à l’exécution des constructions de façon à fournir
une protection acceptable des vies humaines et des biens
matériels.
-BAEL 91 (modifié 99): Règles techniques de conception et de
calcul des ouvrages et constructions en BA suivant la méthode
des états limites.
-Eurocode 2: spécifique pour les ouvrages en BA, améliore la
compétitivité de l’industrie européenne.
-Ces règles ne s’appliquent pas toutes sans adaptation à des
bétons de résistances caractéristiques supérieures à 60 Mpa,
ces bétons feront l’objet de règles particulières.
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III. Théorie semi probabiliste: Théorie des états limites
Théorie sur laquelle sont basés les règlements actuels, cette
théorie consiste à:
1. Définir les phénomènes que l’on veut éviter (appelés les états
limites)
 ouverture des fissures
 compression importante dans le béton
 allongement important dans le béton et l’acier
 déformation importante de l’ensemble

2. Estimer la gravité des risque liés à ces phénomènes,


pour cela on distingue:
 les états limites ultimes
 les états limites de service

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3. Dimensionner les éléments de la construction de telle manière
que la probabilité d’atteinte de l’un des phénomènes cités
précédemment soit limitée à une valeur assez faible pour être
acceptable en fonction du risque et du cout.
IV. Définition des états limites
L’état limite représente l’état d’une structure au-delà duquel sa
fonction n’est plus remplie.
La notion d’état limite permet de prendre en compte le
comportement local ou d’ensemble d’une structure dans tous
ses stades: élastique – plastique – fissure - ultime et de rupture.
Les états limites sont répartis en deux catégories:
1. Les états limites ultimes: ELU
Correspondent à la valeur maximale de la capacité portante de la
construction et dont le dépassement entrainerai la ruine de
l’ouvrage (comportement plastique).

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Parmi les états limites ultimes on peut citer:
a) E.L.U d’équilibre statique de l’ouvrage:
C’est la perte de stabilité d’une partie ou de l’ensemble de la
structure (renversement). Une construction ne doit pas se
renverser sous l’effet des charges qui lui sont appliquées.
Par conséquent l’équilibre statique doit être justifié à chaque fois
que les charges extérieures agissant sur un ouvrage seront
susceptibles de provoquer un déplacement anormal de cet
ouvrage. ( ex: mur de soutènement).
b) E.L.U de résistance
C’est la perte de résistance de l’un des matériaux utilisés:
-Résistance de compression dans le béton
-Résistance de traction dans l’acier
c) E.L.U de stabilité de forme
Flambement – perte de stabilité.

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Les pièces élancées soumises à des efforts de compression
subissent des déformations amplifiées. Une pièce soumise au
flambement devient instable.
Comportement non linéaire des structures avec des charges
pondérées.
2. Les états limites de service E.L.S
Constituent les limites au delà des quelles les conditions
normales d’exploitation de la construction ne sont pas satisfaites
sans qu’il y ait ruine. Ils correspondent à l’utilisation normale, à
l’exploitation quotidienne, au bon fonctionnement et à l’aptitude
de l’ouvrage. (Comportement élastique)
Parmi les E.L.S on peut citer:
a) E.L.S de compression du béton
Cette limite a pour but d’empecher la formation de fissures
b) E.L.S d’ouverture de fissures
Consiste à s’assurer que les armatures sont convenablement

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Disposées dans la section et que la contrainte dans les
armatures ne dépasse pas une valeur limite.
C) E.L.S de déformation
Pour s’assurer que les déformations demeurent dans les limites
admissibles, on sera amener à calculer la valeur de la flèche
maximale.
V. Actions et sollicitations
1. Les actions:
on appelle actions les forces et couples dus aux charges
appliquées et aux déformations imposées (variation de
température, tassement d’appuis) qui sont capables de faire
subir des contraintes ou des déformations aux ouvrages.
On peut envisager plusieurs modes de classement des actions
suivant que l’on considère leur nature, leur durée d’application,
leur fréquence.

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1.1 Les action permanentes: notées G
Ce sont des actions continues dont l’intensité est constante, ou
très peu variable dans le temps, elles comprennent:
- Le poids propre de la construction
- Le poids des équipements fixes tel que les cloisons dans les
bâtiments, les machines dans les constructions industrielles,
- Le poids, poussée et pression dus aux terres ou aux liquides
lorsque leur niveau ou valeur varient peu.
1.2 Les action Variables: notées Q
Ce sont des actions dont l’intensité varie fréquemment et de
façon importante dans le temps. Leur durée d’application est
faible par rapport à la durée de référence, elles comprennent:
- Les charges d’exploitation définies en tenant compte de la
durée et des conditions d’utilisation de la construction, elles
sont fixées par la réglementation (voir DTR)

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- Les charges climatiques (température, neige, vent) dont les
valeurs sont fixées par les règlements,
- Les poids, poussée et pressions des solides ou liquides dont
le niveau est variable.
- Les charges appliquées en cours d’exécution d’une
construction (équipement de chantier, dépôt de matériaux).
1.3 Les actions accidentelles: notées Fa
Ce sont des actions provenant des phénomènes se produisant
rarement et avec une faible durée d’application et avec une
intensité variable, exemple: séisme (voir RPA99V2003), chocs,
explosions….
2. Les sollicitations
ce sont les efforts (normal ou tranchant) et les moments
(fléchissant et torsion) calculés à partir des actions en utilisant
les méthodes de la RDM ou les méthodes propres aux structures
en béton armé.

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3. Combinaison d’actions
Gmax: ensemble des actions permanentes défavorables
Gmin: ensemble des actions permanentes favorables
Q1: action variable de base
Q2: autres actions variables dites d’accompagnement.
3.1 Combinaison d’actions pour les E.L.U
a- situation durable ou transitoire: elles ne font intervenir que les
actions permanentes et variables, les actions accidentelles ne
sont pas considérées. La combinaison d’action est donnée par:
1,35 Gmax + Gmin + γQ1. Q1 + Ʃ 1,3 ψ0i Qi
γQ1 = 1,5 dans le cas général
= 1,35 dans les autres cas
ψ0i: donné à partir du DTR en fonction de la nature et
l’importance de l’action.
Généralement: 1,35 G + 1,5 Q

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b- situation accidentelle:
Elles prennent en compte les actions accidentelles, la
combinaison sera:
Gmax + Gmin + Fa+ ψ11 . Q1 + Ʃ ψ2i Qi

3.2 Combinaison d’actions pour les E.L.S


Les actions accidentelles ne sont pas comptabilisées dans les
E.L.S
Gmax + Gmin + Q1 + Ʃ ψ0i Qi

Généralement: G+Q

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-Définition de la descente de charges
-On appelle descente de charges, le principe de distribuer les
charges sur les différents éléments que compose la structure
d’un bâtiment,
 on commence par le niveau le plus haut (charpente ou toiture
terrasse) et on descend au niveau inférieur et cela jusqu’au
niveau le plus bas (les fondations)
 avant de commencer le calcul de la descente de charges, il est
nécessaire d’établir un principe de structure niveau par niveau
dans le sens de portée de la charpente et des planchers, les
balcons, les poteaux, les poutres etc.

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