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COURS DE COMPTABILITE APPROFONDIE

PLAN DU COURS

LES THEMES DU COURS

PREMIERE PARTIE : EVALUATION DES IMMOBILIATIONS CORPORELLES


ET INCORPORELLES

DEUXIEME PARTIE : LES TECHNIQUES COMPTABLES APPROFANDIES

METHODE D’EVALUATION

Q.C.M et CAS PRATIQUE

M Toussaint NONOGA

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RAPPELS

LES PRINCIPES COMPTABLES


A. LES POSTULATS COMPTABLES
Les postulats permettent de définir le champ du modèle comptable. Ce sont des principes
acceptés sans démonstration mais cohérents avec les objectifs fixés.
Les postulats retenus pour définir le champ du modèle comptable du Système comptable
OHADA sont les suivants :
 Postulat de l’entité
 Postulat de la comptabilité d’engagement
 Postulat de la spécialisation des exercices
 Postulat de la permanence des méthodes
 Postulat de la prééminence de la réalité économique sur l’apparence juridique
A. LES CONVENTIONS

Les conventions comptables sont destinées à guider le préparateur des comptes dans
l’évaluation et la présentation des éléments devant figurer dans les états financiers. Elles ont
un caractère de généralité moins grand que les postulats comptables et peuvent varier d’un
pays ou d’un espace géographique à un autre.
Les conventions comptables servant de guide pour l’élaboration des états financiers annuels
du Système comptable OHADA sont les suivantes :
 Convention du coût historique
 Convention de prudence
 Convention de régularité et transparence
 Convention de la correspondance bilan de clôture- bilan d’ouverture
 Convention de l’importance significative

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THEME I : EVALUATION DES IMMOBILIATIONS

CORPORELLES ET INCORPORELLES

I. DEFINITION ET CLASSIFICATION DES IMMOBILISATIONS


1. Définition

Les immobilisations sont définies par le système comptable OHADA (SYSCOHADA)


comme les biens ou les valeurs destinées à rester d’une manière durable au sein de l’entreprise
ou ayant une durée de vie supérieure à une année et qui ne disparaissent pas à l’issue d’un
seul usage.

Le SYSCOHADA classe les immobilisations comme suit :

− Immobilisations incorporelles : Immatérielles, ces immobilisations sont susceptibles


de générer des avantages futurs du fait de leur utilisation durable dans l’entreprise
pour la réalisation des opérations professionnelles ou non.
− Immobilisations corporelles : Ce sont des éléments d’actif qui :
 Sont détenus par une entreprise soit pour être utilisées dans la production des
biens et services, soit pour être loué à des tiers, soit à des fins administratives,
soit destinés pour les entretiens et réparations ;
 Ont été acquis ou produits dans le but d’être utilisé de manière permanente ;
 Ne sont pas destinés à être revendus dans le cycle normal d’exploitation.

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− Immobilisations financières : Ce sont les titres de participation, les autres
titres immobilisés, les prêts contractuels et les créances non commerciales
assimilées à des prêts.

2. Postulat de la prééminence de la réalité économique sur l’apparence


(juridique)

Le Système comptable OHADA opte pour une application limitée de ce postulat comptable à
certaines.
Ces dispositions sont limitées aux contrats de crédit-bail, de location-vente ou tout autre
contrat de location assortie d’une option d’achat dont le preneur est raisonnablement
certain d’exercer) ;
 inscription à l’actif du bilan des effets remis à l’escompte et non encore échus ou
honorés ;
 inscription dans les « charges de personnel » du personnel facturé par d’autres
entités.
Dans ces quatre cas, les conséquences comptables de ces solutions sont les suivantes :
 inscription au passif, en contrepartie des valeurs d’actif, de comptes de dettes
financières spécifiques (crédit-bail et location-vente, réserve de propriété...), de dettes
de trésorerie (crédits d’escompte...) ;
 inscription dans les charges et les produits des éléments correspondants : dotations
aux amortissements, charges financières (crédit-bail, location-vente), charges de
personnel (personnel intérimaire).

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II. Distinction entre immobilisations, stocks et charges
1. Distinction entre immobilisations, stocks et charges

En général, les immobilisations sont destinées à rester de manière durable dans l’entreprise,
alors que les stocks sont des matières et produits devant rentrer dans le cycle de production ou
de commercialisation.

Outre le critère de durée, c’est donc le caractère fixe ou circulant de l’élément qui est à
prendre en considération.

La distinction a son intérêt tant sur le plan comptable que sur le plan fiscal.

a. Traitement comptable

Si en théorie la distinction entre immobilisation et stock est nette, en pratique un certain


nombre de cas posent problème.

Il n’est pas rare en effet que des produits ayant le caractère de stocks s’apparentent aux
éléments de l’actif immobilisé et inversement. Face à de telles difficultés, les solutions ci-
après ont été préconisées et tendent à s’imposer dans la pratique.

Cas des emballages

L’OHADA inclus dans les stocks les emballages commerciaux non récupérables ou bien
récupérables mais non identifiable par nature. Il s’agit de tous emballages perdus et certains
emballages récupérables destinés à être consignée chez le client, à condition que leur durée de
séjour dans le patrimoine de l’entreprise soit estimée à moins d’un an.

Cependant, les emballages récupérables identifiables, qui constituent des outils de travail
destinés à servir durablement dans l’entreprise s’enregistrent au compte 243.

Sont identifiables les emballages qui portent un numéro de série, ou que l’on peut
différencier par tout autre moyen comme la date d’acquisition, la date de fabrication

NB : Dans le cas d’une entreprise qui commercialise les emballages, ceux-ci, quel que soit
leur nature, identifiable ou non doivent être considérées comme des marchandises ou des
produit finis.

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Cas des pièces de rechange

Les pièces de rechange sont affectées aux immobilisations ou classées en stock en fonction
des matières qui distinguent les deux catégories. Celles qui sont d’une utilisation fréquente au
cours d’un exercice ou de faible valeur ou de remplacement immédiat d’une pièce identique
d’un élément défaillant doivent être passées en charges. Néanmoins si la pièce n’est pas
spécifique à une seule machine ou un matériel de production elle est considérée comme un
stock.

Cependant les pièces de rechange principales et d’équipement d’entretien sont inscrites parmi
les immobilisations corporelles lorsque l’entreprise compte les utiliser pour une durée
supérieure à un exercice par contre en charge dans le cas contraire.

De même, si les pièces de rechange et le matériel d’entretien ne peuvent être utilisés qu’en
association avec un élément des immobilisations corporelles et qu’on s’attend à ce que leur
utilisation soit irrégulière, ils sont comptabilisés en immobilisation corporelles et amortis sur
une période ne pouvant être supérieure à la durée d’utilisation de l’immobilisation
correspondante. Dans le cas contraire, si la consommation est régulière, les pièces sont
inscrites en charge.

Cas des entretiens et réparations


 Les dépenses postérieures relatives à une immobilisation amortissable ne
sont inscrites à l’actif que lorsque ces dépenses améliorent l’état de
l’immobilisation pour le porter au-dessus du niveau de performance
initialement estimé.

A titre d’exemple on a :

 La modification d’une unité de production permettant d’allonger sa


durée d’utilisation, y compris l’augmentation de sa capacité ;
 L’amélioration des parties des machines permettant d’avoir une
amélioration substantielle de la qualité de la production ;
 L’adaptation de nouveaux processus de production permettant une
réduction substantielle des frais d’exploitation antérieurement
établis.

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 Les dépenses permettent d’améliorer l’état normal de fonctionnement
 Des éléments essentiels de certaines immobilisations corporelles peuvent
être remplacés par intervalles réguliers et l’amortissement peut se faire sur
une durée de vie supérieure à celle de l’immobilisation principale

Cette disposition ne vise pas seulement la prorogation de la durée de vie. En effet


l’amélioration de la performance des machines justifie aussi l’immobilisation de la charge.

 Les dépenses relatives aux réparations ou à l’entretien des immobilisations


sont inscrites en charges lorsqu’elles sont encourues afin de maintenir les
équipements en état normal de fonctionnement. En d’autres termes ces
dépenses n’ont aucune incidence sur la durée de prolongation de ces
immobilisations. (Exemple : les frais de révision régulière des équipements)
 Des éléments essentiels de certaines immobilisations corporelles peuvent
être remplacé par intervalles réguliers. (par exemple au bout d’un certain
temps une chambre froide peut avoir besoin d’un revêtement ou bien les
intérieurs d’un avion tels que les sièges et les cuisines peuvent imposer
d’être renouvelée plusieurs fois durant la vie de l’appareil. Ces éléments
sont comptabilisés comme des éléments distincts parce qu’ils ont une durée
d’utilisation différente de celles des immobilisations corporelles auxquelles
elles sont liées. Il va de soi que l’amortissement de ces éléments peut se faire
sur une durée de vie supérieure à celle de l’immobilisation principale.

Une dépense d’entretien ou de réparation sur un élément complètement ou partiellement


amorti ayant pour objet de prolonger sa durée d’utilisation est considérée comme une
immobilisation nouvelle.

Cas des animaux

Les immobilisations animales(Cheptel) sont constituées par les animaux pour la garde et pour
la reproduction, les animaux de trait, ainsi que ceux élevés pour la laine.

Ceux destinés à la vente après avoir été engraissés sont inscrite dans les stocks.

Un problème se pose pour les animaux à destination polyvalente tels que les ovins et les
bovins reformés et revendus après avoir été reproducteurs, les poulets de ponte après
quelques mois,…….

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Le critère déterminant qui nous semble devoir être retenu est celui de la destination essentielle
de l’animal.

Cas du petit matériel et outillage et le petit matériel de bureau

Les biens de peu de valeur, c'est-à-dire dont le prix d’acquisition est inférieur à un certain
seuil, peuvent être considérés au choix comme une charge ou une immobilisation
Les entreprises ont la possibilité de comprendre dans leurs charges déductibles pour la
détermination de leur bénéfice imposable, le prix d’acquisition :

- Du petit outillage et petit matériel, lorsque la valeur unitaire hors taxes n’excède pas
100 000 francs ;
- Des petits équipements de bureau, lorsque la valeur unitaire hors taxes n’excède pas
50 000 francs.

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THEME II : DETERMINATION DE LA VALEUR DES IMMOBILISATIONS

CORPORELLES ET INCORPORELLES

I. Les immobilisations corporelles acquises

La valeur brute se confond avec le coût d’acquisition de l’immobilisation, c'est-à-dire le prix


de son entrée dans le patrimoine de l’entreprise.
Coût d’acquisition = Prix d’achat (après déduction des rabais, ristournes et ristourne et de
l’escompte)
+ droits de douane
+ frais de transport
+ frais d’installation et de mise en état de fonctionnement et taxe non
déductibles

Le coût d’acquisition d’une immobilisation corporelle est constitué de :


 Son prix d’achat, y compris les droits de douane et taxes non récupérables, après
déduction des commerciales et financières ;
 Tous les coûts directement attribuables engagés pour mettre l’actif en place et en état
de fonctionner selon l’utilisation prévue par la direction,
 De l’estimation initiale des coûts de démantèlement, d’enlèvement et de restauration
du site sur lequel l’immobilisation est située. Dans les comptes individuels, ces coûts
font l’objet d’un plan d’amortissement propre tant pour la durée que le mode.

Parmi les coûts directement attribuables, il faut retenir :


 Les frais de transport, manutention, montage et installation,
 Les frais de démolition pour la mise en place de l’immobilisation (par exemple dans le
cas des constructions, les démolitions préalables de bâtiments usagés,
 Les frais de préparation (par exemple, toujours dans le cas des constructions, les frais
de préparation du terrain, de mise aux normes, …).

Les droits de mutation, honoraires ou commissions et frais d’actes, liés à l’acquisition d’une
immobilisation, sont rattachés au coût d’acquisition de l’immobilisation.

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Entrainement
Au cours du mois de mars 2018, l’entreprise SUMACH a procédé à l’acquisition de deux
investissements suivants :
 Achat d’un équipement industriel
 Achat d’une construction
1) L’achat du matériel transport a occasionné :

Dates Opérations Montants

1/3/18 Facture 54 du Fournisseur BORIS en France d’achat matériel de 38 000 €


transport réglée par crédit documentaire

5/3/18 Facture 987 du Fournisseur GODEVI, transitaire :


- Droits de douane 3500 000 FCFA
- TVA récupérable 4 446 000FCFA
Règlement par chèque UTB
7/3/18 Facture 620 du Fournisseur AKPEDJE (transport), 2 000 000FCFA
embarquement jusqu’au port Autonome de Lomé (Règlement par
crédit documentaire)
8/3/18 Facture 359 du Fournisseur WEMIMA pour l’installation 3 000 000 FCFA
(réglée par chèque BOA)
09/03/18 Les dépenses annuelles d’entretien et réparation du garage 1 180 000 TTC
AKAKPOVI
 Le 1/03/15 : 1€ = 650 FCFA
 Les opérations sont soumises à la TVA au taux normal 18%
 La mise en service à eu lieu le 10/03/18

2) Le 15/3/15, l’entreprise a acquis une construction auprès du promoteur « PROMOGIM »


pour un prix de 154 000 000 ; les frais d’acte s’élèvent à 8 654 000 et les droits
d’enregistrement à 3 655 000. Le promoteur s’occupe de payer lui-même les divers
intermédiaires
Cette opération n’est pas soumise à TVA.

TAF
1- Déterminer les coûts des acquisitions des immobilisations (pour la construction deux cas)
2- Déterminer le montant de la TVA
3-Enregistrer les opérations au journal

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II. Les immobilisations corporelles produites
Une immobilisation produite est évaluée à son coût de production.
Le coût de production est composé des charges directes et indirectes entrant dans la
fabrication du bien comme :
− salaires et charges de personnel entrant dans la fabrication de l’immobilisation
− matières premières entrant dans la fabrication de l’immobilisation
− charges indirectes pouvant être rattachées à la production de l’immobilisation
(loyers, électricité, chauffage, …)
Le coût de production d'une immobilisation corporelle est égal au coût d'acquisition des
matières consommées augmenté des autres coûts engagés, au cours des opérations de
production, c'est-à-dire des charges directes et indirectes qui peuvent être raisonnablement
rattachées à la production du bien ou du service.
- Les charges directes sont les charges qu'il est possible d'affecter, sans calcul
intermédiaire, au coût d'un bien ou d'un service déterminé.
- Les intérêts des emprunts peuvent être rattachés au coût de production selon les
dispositions
- Le coût d’une immobilisation corporelle peut inclure une quote-part d’amortissement.
- La quote-part de charges correspondant à la sous-activité n’est pas incorporable au
coût de production.
D : 2……..VO

D : 4451….TVA
C : 249……… En-cours

C : 72 ………..Production immobilisée

C : 4434………TVA
Entrainement
Pour la fabrication d’une machine-outil l’entreprise JOJO a engagé les dépenses ci-dessous
indiquées. Mais elle a contracté un emprunt de 20 000 000 F au taux de 13% afin de tenir
dans la période de production qui est de 6mois. La production est achevée en au 31/03/17.
Par ailleurs les dépenses engagées au cours de l’année 2013 s’élèvent à 35 000 000. Le bien
est mise en service le 1/04/2018.Ce bien est amortissable suivant le système dégressif sur
5ans.

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 Matière consommables 30 000 000
 Charges directes de production 12 200 000
 Quote-part des charges indirectes 4 500 000

TAF
1- Déterminer le coût de machine
2- Passer les écritures jusqu’au 31/12.18

I- Les immobilisations incorporelles


Pour qu’un bien acquis soit compté comme immobilisation incorporelle, il doit être recensé de
façon spécifique.
Cas des logiciels
Un logiciel acquis comme partie intégrante d’un matériel informatique (exemple des systèmes
d’exploitation Windows sur micro-ordinateurs) ne sont pas comptés comme immobilisations
incorporelles. Ils sont appelés logiciels indissociés.
Un logiciel acquis, en même temps qu’un ordinateur mais dont le prix ne rentre pas dans le
prix de l’ordinateur, ou qui peut être acquis indépendamment, est appelé un logiciel dissocié.
Seuls les logiciels dissociés sont comptés comme immobilisations incorporelles.
Le coût d’acquisition d’une immobilisation incorporelle est composé de
Son prix d’achat, y compris les droits de douane et taxes non récupérables, après déduction
des réductions à caractère commercial.
De tous les coûts directement attribuables à la préparation de cet actif en vue de l’utilisation
envisagée.

Entrainement
Une entreprise de plomberie, Ducasse, a achète le 15 avril 16 un ordinateur, un logiciel «
Compta Pro » lui permettant de gérer ses factures et sa comptabilité, et le pack office lui
permettant d’envoyer des courriers et d’effectuer des calculs de devis.
Elle reçoit de son fournisseur, les établissements Soft ordi, les éléments suivants :
Facture N°862 établissements Soft ordi
Matériel informatique : 2 200 000
Frais d'installation : 300 000
Logiciel d'exploitation Microsoft Office Pro : 1 000 000

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Logiciel Compta SAARI : 1 200 000
Avance du 30 mars 15 : 1 000 000
TAF
1- Présenter la facture et déterminer la valeur de l’immobilisation corporelle et
incorporelle
2- Passer les écritures

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THEME III : LES TECHNIQUES COMPTABLES APPROFANDIES

A- LES TRAITEMENT COMPTABLE DES SUBVENTIONS

Au niveau comptable, on peut distinguer trois catégories de subventions

 Les subventions d'investissement ;


 Les subventions d'exploitation;
 Les subventions d'équilibre;
1. Les subventions d'investissement
Les subventions d'investissement sont des aides dont bénéficie l'entreprise en vue:
− D'acquérir ou de créer une immobilisation;
− ou de financer des activités de long terme.
Comptabilisation de l'attribution des subventions d'investissement
D.5……..S Acquisition D : 14 …SR
D : 4494 …….S
C.4494……S
C : 799……SR
C.14…….S
Réception des fonds Reprise
Promesse de la subvention

Traitement en fin d’exercice


 Bien non amortissable
En fin d’exercice il faut reprendre le dixième du montant de la subvention. Mais si
l’immobilisation est acquise en cours d’exercice, la reprise sera faite au prorata temporis pour
la première année.

 Bien amortissable

Si la subvention couvre la valeur du bien, la valeur de reprise est égale à l’annuité


d’amortissement

Si la subvention ne couvre pas la totalité du bien, le montant de la reprise est égal à l’annuité
calculé à partir du montant de la subvention.

Entrainement

Le 9/01/ 10 : L’Etat octroi à ESGIS une subvention de 80 000 000 pour l’acquisition d’un
terrain nu a KODJOVIACOPE

Le 15/03/10 : Réception de la subvention de 80 000 000 par virement bancaire et acquisition


le même jour du terrain
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Le 25/03/10 : obtention d’une subvention d’équipement de 200 000 000 pour l’acquisition
d’un hangar et 12 000 000 à l’affectation d’un matériel de transport.

Le matériel de transport est reçu le 1/04/10 et la subvention par chèque bancaire le 12/05/10.
Le Hangar d’une valeur de 680 000 000 est acquis, payé et mis en service le 1/07/11.

Le hangar est amorti sur 15 ans et le matériel sur 5ans

L’entreprise clôture son exercice chaque 31/12

TAF

1- Passer les écritures au cours de l’année 2014 jusqu’au 31/12 / 10


2- Passer les écritures d’acquisition du hangar et celles du 31/12/11

NB : Lorsque le bien subventionné est cédé, la fraction de la subvention non encore


reprise est, du point de vue comptable, rattaché au produit hors activités ordinaire de
l’exercice de cession (reprise de la totalité de la subvention restante).

Entrainement

Reprenons le cas précédant en supposant que le hangar est cédé le 10/11/ 14


à 740 000 00

2. Les subventions d’exploitation


Les subventions d'exploitation sont des subventions qui sont destinées à l'entreprise pour
compenser :
 L'insuffisance de certains produits d'exploitation (par exemple, les subventions de
compensations qui sont des sommes versées à une minoterie pour compenser des
réductions de prix en faveur de certains catégories d'usagers);
 Ou de faire face à certaines charges d'exploitation (par exemple, les primes à l'emploi
pour l'embauche de jeunes en contrat de qualification, en contrat d'apprentissage, ...)

Comptabilisation
Promesse Déblocage des fonds par
D : 4495……Subvention D : 5x………Montant débloqué
C : 711……..Subvention C : 4x…..Montant débloqué

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Entrainement

03/05 : Octroi par l’Etat de la subvention pour 10 000 000 à ESGIS

15/05 : Déblocage des fonds par virement bancaire

17/05 : Réception d’une subvention en espèce de 1 000 000 de l’ONG « APPEL-Afrique »

3. Les subventions d’équilibre

Les subventions d'exploitation sont des subventions qui sont destinées à l'entreprise pour
compenser en tout ou partie, la perte qu’aurai du constater l’entreprise si cette subvention ne
lui avait pas été accordée. Il s’agit d’un produit pour l’entreprise mais elle ne peut se justifier
d’un excès de charges ou une insuffisance du produit de vente.

Promesse Déblocage des fonds par


D : 4496……Subvention D : 5x………Montant débloqué
C : 88……..Subvention C : 4496…..Montant débloqué

NB : La subvention d’équilibre peut ne pas couvrir totalement le déséquilibre de l’exploitation


et donc na pas assurer la totalement l’équilibre.

Entrainement

La Société CGSP a pour objet, l’exploitation d’un aéroport international dans la capital
Togolaise. Son activité au cours de l’exercice 2015 s’est terminée par un résultat
d’exploitation déficitaire de 45 000 000. Afin de permettre la poursuite de l’activité de
l’entreprise et dans l’intérêt national, l’Etat lui accorde une subvention d’équilibre de
40 000 000 et les fonds sont reçus le 20/01/16

TAF : Passer les écritures

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B- LES OPERATIONS EN MONNAIES ETRANGERES

Dans sa mise en œuvre sur les marchés extérieurs, l’entreprise est amenée à effectuer les
opérations libellées en monnaie autre que sa monnaie locale .A cet effet toute opération faite
en monnaie étrangère a pour conséquence la prise d’un risque qui peut se traduire par une
perte ou un gain du fait de l’évolution du cours entre le début et le règlement final de
l’opération.

Le SYSCOA a défini des règles précises applicables lorsque la valeur des éléments de l’actif
et du passif de l’entreprise dépend des fluctuations de cours en monnaie étrangère. On a :

 Le cas des biens (immobilisations et titre)


 Les créances et dettes
 Les disponibilités
1- Les biens
a- Les immobilisations

La valeur d’entrée est comptabilisée par convention en francs CFA de leur montant exprimé
en devises sur la base du cours de change du jour de l’acquisition. Toute différence entre le
prix facturé converti en francs CFA, et le prix effectivement payé du fait d’une variation de la
devise est considérée comme une charge ou un produit.

Entrainement

La société SUMACH A acquis un matériel informatique auprès d’un fournisseur américain le


1/10/05 pour un prix de 12 500 dollars ($), payable pour 50% au comptant (cours au 1/10/05
1$ = 580FCFA) et le 17/12/05 (1$ = 650FCFA)

TAF :

1. Passer les écritures au journal de SUMACH


2. Passer l’écriture de règlement si le cours au 17/12 est (1$ = 540FCFA)
2- Les dettes et créances
a- Inscription des valeurs d’entrée

La conversion à l’entrée dans le patrimoine est réalisée au cours de change en vigueur à la


date de l’opération qu’il s’agisse d’une transaction financière ou commerciale.

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Les comptes usuels sont : 4784 et 16 les provisions sur les comptes 194 et 6971 de plus les
intérêts courus sur les comptes 6712 et 1662

Entrainement : Transaction financière

La société CO a signé le 1/07/14 avec ECOBANK GABON un contrat pour l’emprunt d’une
somme de 50 000 livre sterling remboursable au taux de 6,5%. La somme mise à la
disposition de l’entreprise CO, le même jour est transférée à Lomé puis inscrite sur le compte
de la société CO le 10/07/14, après prélèvement d’une commission de 60 000 FCFA.

Cours du livres sterling 1/07 : 1£ = 810 FCFA et le 10/07 : 1£ = 790 FCFA)

TAF : Passer les écritures chez CO.

Entrainement : Transaction commerciale

L’entreprise ATTIKPOVI a acquis le 1/07/01 des marchandises au prix de 4 500 Deutsche


Mark payable pour 50% au comptant ,25% à 30jours fin du mois et le solde étant payable à
60jrs fin du mois

Les cours sont de : 330F le 1/07/01, 387F le 1/08/01 et de 325 F le 1/09/01)

b- Ajustement de dettes et créances à l’inventaire

Les dettes et les créances sont converties sur la base du dernier cours de change) la date de
clôture des comptes. La différence entre la valeur à la date de l’opération et celle à la clôture
de l’exercice constitue l’écart de conversion inscrit au compte 478 « ECA » (augmentation de
dette ou diminution de créance) ou au compte 479 « ECP » (diminution de dette ou
augmentation de créance. Les écritures d’ajustement doivent être contre passées au début de
l’exercice suivant.

Les pertes de change sur le 656 et les gains sur 756

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NB : CONSEQUENCES COMPTABLE ET FISCALE

Sur le plan comptable et d’après la règle de prudence les gains latents sont sans incidence sur
le résultat tandis que les pertes latentes sont immédiatement couvertes par une provision pour
perte de change. D : 6591 et au C : 4911

Sur le plan fiscal, les profits latents de change sont à réintégrer au résultat fiscal de façon
Extracomptable et les pertes latentes de change sont déductibles du résultat fiscal.

Entrainement

La société LADY des produits tropicaux a vendu le 01/07/09 des produits pour 5000 dollars
(cours en FCFA 750), payable à terme et comptabilisés au cours en FCFA à 800 à la clôture
de l’exercice au 31/12/09

H1 : La créance est réglée le 30/06/10 au cours de 7 25 FCFA

H2 : La créance subsiste au 31/12/10 .Le cours à cette date est en FCFA de 705

TAF : Passer les écritures chez LADY jusqu’au 31/12/1

3- Les disponibilités

Selon le SYSCOA, les liquidités immédiates en devises à la clôture de l’exercice sont


converties en FCFA sur la base du dernier cours de change. Les différences de conversion
sont comptabilisées immédiatement dans le résultat de l’exercice (compte 676 ou 776).

Entrainement

Le 15/12/07 Encaissement de 880 $ US d’une créance sur le client OGNO par l’entreprise
MIVO. A cette date le $US valait 530 FCFA

Le 31/12/07, les $ US figurent toujours en caisse. Le cours du $US = 850FCFA.

TAF : Enregistrer les opérations chez MIVO

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C- Les Opérations de contrat de crédit

Le crédit-bail ou le leasing est un contrat par lequel, une entreprise (un établissement
financier) met à la disposition d’un agent économique (preneur) un bien moyennant le
payement de redevance pendant une période déterminée.

L’entreprise (bailleur c'est-à-dire l’établissement financier) fait la promesse au locataire de lui


vendre le bien au terme de la durée du contrat à un prix fixé à l’avance. Le preneur a donc une
option d’achat à lever au terme de la durée du contrat.

Le bailleur reste propriétaire du bien et traite ses opérations de CB selon les prescriptions du
plan comptable Bancaire de l’UEMOA.

En principe le preneur est locataire jusqu’à la levée éventuelle de l’option d’achat. Il n’est pas
propriétaire du bien. Néanmoins, sur la base du principe de la prééminence de la réalité sur
l’apparence, le preneur va inscrire le bien au bilan.

Corrélativement au passif du bilan figure l’emprunt correspondant au prix du bien inscrit au


compte 17 « Dette de crédit-bail et contrats assimilés »

Le bien est amorti (s’il est amortissable) sur la durée d’utilisation et selon les choix
économiques de l’entreprise pour l’amortissement du bien du même type acquis en propriété.

La redevance est composée d’intérêts et d’amortissement

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Ecritures

Entrée du bien En cas de règlement Pour solde du compte 623


D : 2x …..VO Immédiat (versement de la D : 17…..Amortissement
C : 17 VO redevance) D : 672……Intérêts
D : 623……..Redevance HT C : 623……Redevance
D : 4454…….TVA
C : 521……….TTC

1) 2) 3)

Constatation des Constatation des intérêts AINSI DE SUITE


Amortissements courus en fin d’année
D : 68…..Amortissements D : 672……Intérêts
C : 28……Amortissement C : 176……Intérêts

NB : cette écriture est


4) contre passée en début
d’année suivante
5)

EN CAS DE LEVEE D’OPTION

D : 173 ……Prix d’option

C : 5x……Prix d’option

EN CAS DE NON LEVEE

Annulation de la dette Dotation complémentaire D:81…..VCN


D : 173…PO D :28……Cumul des amortissements
C : 82…..PO C : 2…………VO

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Entrainement

La société « SONICH » de crédit met à la disposition de la société NONO le 0/01/10 un


bus d’une valeur de 10 000 000 amortissable sur 5 ans. Le contrat de CB porte la même durée
de vie que celle du matériel. Elle prévoit

 Le versement d’une redevance annuelle constante le 02/01 de chaque année de


2010 à 2014 d’un montant de 2 627 464
 La possibilité pour l’entreprise d’acheter le bien à l’issue de la cinquième
année (31/12/14) moyennant le versement d’une somme de 189 000

TAF

1- Déterminer le taux de l’emprunt équivalent (annuité réelle 2 627 463,791)


2- Présenter le tableau d’amortissement financier
3- Présenter le tableau d’amortissement du bien
4- Passer les écritures de 2010
5- Passer les écritures de 2011 et de levée d’option en 2014

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