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2019-2020 La Nouvelle

Microéconomie
Chapitre 3

CE CHAPITRE CONSTITUE LA REPONSE AUX


SUJETS :
1- LE MARCHE PEUT-IL EXISTER SANS
INSTITUTIONS ?
2- RATIONALITE LIMITEE ET THEORIE DE
L’INFORMATION ?
3- COMMENT L’ECONOMIE DES COUTS DE
TRANSACTIONS FOND-ELLE LA MISE EN
PLACE DES INSTITUTIONS EN ECONOMIE ?
4- LIEN ENTRE DEVELOPPENT DURABLE ET
GOUVERNANCE D’ENTREPRISE ?
5- LIEN ENTRE COUTS DES TRANSACTIONS ET
GOUVERNANCE D’ENTREPRISE ?
La nouvelle microéconomie

La nouvelle microéconomie est une approche qui a pour objectif de dépasser les limites du modèle walrasien de CPP
adopté par les néoclassiques, en s’appuyant essentiellement sur le fonctionnement du marché en situation de rationalité
limitée (imparfaite, contextuelle), c.-à-d. le fait de prendre un ensemble des décisions qui varient à la variation des
contextes ou bien des contraintes, contrairement aux NC qui ont adoptés une rationalité substantive ; qui s’explique par
une seule meilleur décision (the best decision), mêmes les entreprises, elles prennent des décisions selon un contexte bien
définit (l’ignorance optimale),nous sommes en présence d’une hiérarchie décisionnelle dont les décisions se
développent, s’évoluent, cela veut dire que les acteurs ont tendance à apprendre,

Actuellement on parle de l’approche évolutionniste de l’organisation qui vient du terme évolution, cela signifie qu’au
sein de l’entreprise il existe des acteurs qui réagissent entre eux, et non pas des modèles du taylorisme ou le fordisme.

Pour cette approche, la compréhension de l’organisation se fait par l’accompagner dans son évolution, s’en basent sur la
concurrence imparfaite, une analyse diachronique, des agents réels, d’où on déduit qu’il s’agit d’une économie
comportementale.

- La question qui se posent à ce niveau-là ; quelles seront les nouvelles formes de coordination des agents en absence
de la notion de la régulation par le marché, et en présence d’une asymétrie de l’information, et d’une rationalité
limitée ?

Rationalité limitée

Dans la théorie économique classique, les acteurs de l’échange sont supposés agir de manière rationnelle
(rationalité absolue)

• Que va-t-il se passer lorsque la transaction prend du temps ? L’acteur rationnel n’est pas en mesure d’anticiper
tous les cas de figure (rationalité limitée)

La question est donc de savoir comment des acteurs rationnels et autonomes vont se comporter lorsque
l’échange n’est pas instantané, mais se déroule dans le temps. Si les acteurs sont vraiment rationnels, il est très
compliqué pour eux d’anticiper toutes les situations qui peuvent se réaliser durant la transaction

Or la rationalité limitée s’explique par le fait de prendre des décisions qui ne sont pas nécessairement bonnes,
une rationalité procédurale, contextuelle.

Cela veut dire qu’un agent ne prend pas des décisions en fonction de ses besoins, mais en fonction d’un ensemble
des contextes, des contraintes, alors il peut tromper du fait de ne pas prendre la meilleure décision, chez les
néoclassique ; les agents sont rationnels, ils cherchent leur intérêt personnel, cette rationalité limitée entraine
une asymétrie de l’information, alors que les décisions vont être subjective contrairement au NC qui raisonnent
en fonction de l’objectivité des décisions, et tous cela détermine le contexte d’où un acteur va prendre sa
décision, ce qui va se traduit par une hiérarchie des décisions (chez les néoclassique, il y a une seule meilleure
décision)

Les décisions varient en fonction des satisfactions, en présence d’une multitude de choix dont on peut
commencer par n’importe quel choix, l’agent évolue son apprentissage des décisions ce qui lui permettra de
prendre la bonne décision.

Pour les néoclassiques ; l’entreprise est considérée comme une boite noire, dont il est presque impossible de
comprendre ce qui se passe à l’intérieur de cette boite.

La rationalité limitée est donc les clés de cette boite à travers l’organisation qui cherche à combiner entre le
capital et le travail réagissant entre eux dans un environnement qui s’évolue (un flux échangé entre
l’environnement et l’organisation va amener à l’adaptation de cette dernière, c’est l’apprentissage de
l’environnement), l’organisation va devenir le 3éme facteur de la production, notamment le plus important

Cela fait longtemps que la notion de limite de rationalité a été introduite en économie et en théorie des
organisations par Herbert-Alexander Simon (Prix Nobel) en 1978, la rationalité limitée est constamment
invoquée dans le champ des sciences de décisions.

Dans une première acceptation, la rationalité se confond avec les écarts entre le comportement actuel des agents
et les prédictions que fonts les modèles classiques.

Ces modèles étant censés codifier des principes de rationalité (parfaite), on désigne naturellement les anomalies
relatives à ces modèles par le terme « rationalité limitée »

Pour Simon, en effet la rationalité limitée désigne les limitations cognitives qui pèsent sur la formation des états
mentaux et sur la prise de décision des agents, dans ce cas la modélisation de la rationalité limitée est la
recherche de modèle de décision qui soit capable de prendre en compte ces limitations cognitive.

C’est de fait que les agents subissant des limitations cognitives de différentes sortes ; notre attention est
limitée, nos capacités mémorielles sont limitées, nos capacités de détection de régularités sont limitées, nos
capacités déductives sont limitées. L'intuition fondamentale des tenants de la rationalité limitée est que ces
limitations cognitives ont un impact majeur sur la prise de décision et, par conséquent, sur la façon dont on doit
modéliser la prise de décision

La rationalité limitée peut se réaliser sur la base d’un échange qui est séparé dans le temps et dans l’espace, cela
veut dire que si l’agent a effectué des échanges instantanés comme chez le modèle néoclassique, le risque d’avoir
une rationalité limitée sera plus restreint puisqu’il n’a pas pris beaucoup du temps pour prendre la décision, mais
on est en présence d’une économie réelle, analyses diachroniques, c.-à-d. l’agent a une durée pour prendre une
décision, la rationalité sera plus limitée parce qu’il est engagé dans un processus où il faut d’abord qu’il spécifie
très précisément le besoin.
Bref, dès lors que l’échange n’est pas instantané, et l’information est imparfaite, il est difficile pour l’acteur
rationnel d’anticiper tous les cas de figure. On est bien obligé de tenir compte alors du fait que la rationalité de
l’acteur est limitée. Dire que la rationalité est limitée signifie donc que l’acteur ne peut pas traiter un nombre
d’informations ou anticiper un nombre de situations infiniment extensible et cela, pour des raisons techniques,
cognitives. Encore une fois, ça ne veut pas dire que la rationalité n’est pas substantive, qu’elle n’est pas liée à
l’individu. Mais elle est limitée, elle ne peut pas intégrer tous les cas de figure, en particulier quand la transaction
se déroule dans le temps.

L’asymétrie de l’information

Problèmes de l’antisélection

Le salaire d’efficience

La théorie du signal

Parlant de l’asymétrie de l’information qui est le produit de la rationalité limitée, puisqu’on parle des agents
rationnels qui cherchent leurs intérêts individuels peuvent avoir des comportements opportunistes au niveau des
décisions et de même pour l’information.

L’asymétrie de l’information ou bien l’information imparfaite est représentée comme une microéconomie
néokeynésienne, les néokeynésiens acceptent le postulat keynésien qui est fondé sur une économie monétaire de
production, des agents représentatifs keynésiens, une analyse diachronique en introduisant la notion du temps,
et l’information imparfaite que ce courant va fonder ses analyses sur le fonctionnement du marché en situation
d’information imparfaite.

L’asymétrie de l’information permet d’analyser des situations et des comportements courants de l’économie du
marché, le plus claire du temps, on constate que sur un marché, l’un des deux acteurs dispose d’une meilleure
information, il en sait plus que l’autre sur les conditions de l’échange, et cela contredit l’hypothèse de la
transparence de l’information du modèle néoclassique du CPP, des individus rationnels qui cherchent leurs
intérêts personnels en maximisant l’utilité individuelle, sont donc prêts à avoir des comportements
opportunistes qui risquent de compromettre le fonctionnement efficace du marché.

L’asymétrie de l’information au sein de l’entreprise

Les relations au sein de l’entreprise tendent à se complexifier depuis quelques années. L’ouverture internationale
multiplie en effet le nombre d’interactions entre les différents agents qui constituent la base relationnelle de
l’entreprise, L’asymétrie d’information définit les relations où un agent détient de l’information qu’un autre n’a
pas. Cette situation est souvent décrite par l’intermédiaire des relations d’agence où le principal mandant
demande à un agent-mandataire d’effectuer une action en son nom. Dès lors l’agent détenant plus d’information
peut être tenté d’agir dans son propre intérêt et non dans celui du principal.

L’entreprise se définit comme une entité socio-économique réunissant, dans un espace géographique unique,
pour une activité déterminée, et dans le cadre de l’économie marchande, un ensemble d’hommes et de moyens,
L’entreprise se présente donc comme une somme de relations imbriquées caractérisées par des asymétries
d’informations. On peut alors se demander quels vont être les problèmes générés par cette asymétrie
d’information et comment les résoudre ?

L’antisélection désigne un effet pervers du fonctionnement du marché résultant de problèmes informationnels


qui surviennent lorsqu’il y a inobservabilité d’une caractéristique inaltérable du bien échangé par l’un des
partenaires à l’échange, la sélection adverse est due à un problème d’asymétrie d’information qui se déclare au
moment de la signature du contrat.

Lorsque les acheteurs observent imparfaitement la qualité de biens qu’ils désirent acquérir, les vendeurs ont
intérêt à surestimer la qualité de leurs produits afin de les vendre au prix le plus élevé possible. Les acheteurs ne
peuvent donc ni avoir confiance dans les déclarations des vendeurs, ni déduire qu’un prix élevé signifie une
bonne qualité.

Dans un tel cadre, les vendeurs de biens de bonne qualité, qui valent effectivement un prix élevé, peuvent être
dans l’impossibilité de vendre leur produit à leur véritable prix dans la mesure où les acheteurs doutent de sa
qualité.

Le prix n'est plus un parfait signal de la valeur du bien, puisque, pour un même prix, il est possible d'obtenir
des biens de qualités différentes.

Le prix ne peut plus jouer son rôle d’information. Dans ces conditions le marché concurrentiel ne peut plus
fonctionner efficacement ; L’agent est victime d’un manque d’information.

Exemples de l’antisélection :

(The market of lemons) ; Akerlof.

Dans cet article, Akerlof a démontré l’impact de l’information imparfaite sur le fonctionnement du marché par
l’exemple des automobiles d’occasion, il prend un marché constitué des voitures de bonnes qualités et autre de
mauvaises qualités

Dans ce marché seuls les propriétaires disposent de l’information parfaite sur la qualité exacte de leurs voitures,
ce qui entraine une asymétrie de l’information pour les acheteurs ; le problème apparait au niveau de la
détermination du prix de marché sachent que les propriétaires des voitures de mauvaise qualité ont intérêts à
vendre avec des prix beaucoup moins chers par rapport à ceux qui dispose d’une meilleure qualité
En absence d’une vraie identification de la qualité de l’automobile, l’acheteur se trouve donc devant une
asymétrie de l’information

Pour Akerlof, en proposant un prix unique pour le marché, un prix moyen, les propriétaires des voitures des
bonnes qualités vont quitter le marché du fait que le prix est trop faible par rapport à la qualité proposée,
l’asymétrie de l’information permet donc d’exclure les produits de la bonne qualité on dit que « les mauvais
produits chassent les bons »

(Le système des assurances) ; Stiglitz

Les compagnies d’assurances ne connaissent qu’imparfaitement la qualité de la personne assurée

Or, s’elles fixent une prime supposée couvrir un risque moyen appliquée à l’ensemble de la population, elles
s’exposent à leur tour à un risque évident.

Premièrement ; les « faibles risques » trouvant la prime moyenne trop élevée, ne vont pas s’assurer, ce qui est une
baisse des recettes de l’entreprise

Deuxièmement ; pour les « hauts risques », les dépenses engagées sont plus importantes en volume et en valeur ;
Une telle décision va conduire l’entreprise à la faillite.

L’asymétrie de l’information privant la compagnie d’assurance de pouvoir proposer des primes différentes selon
les types des risques ; en mettant en place un système de de franchise, l’assuré se trouvent devant plusieurs types
de contrats, dont il va payer en raison du risque encouru, cette discrimination a permet effectivement de
conserver les bons clients.

On parle de la modulation de la prime d’assurance, une multitude de prix pour un seul bien

Le salaire d’efficience

Cette théorie s’intéresse essentiellement à étudier le lien entre le salaire d’un individu et le niveau de sa
productivité

Face à l’incertitude de ne pas obtenir des salariés avec le plus haut niveau de la productivité possible, un chef
d’entreprise qui n’observent qu’imparfaitement les caractéristiques des individus qu’ils embauche (risque d’anti
sélection) pourrait pratiquer une politique de « hauts salaires » à fin d’attirer dans son entreprise les meilleurs
éléments de la population active et les garder pour lui, même en situation de chômage on trouve certains
branches ont tendance à augmenter les salaires de leurs employés pour la même raison, rappelons que pour
l’approche néoclassique le salaire est le prix de travail déterminé pour tout le marché
La théorie du signal

Dans le cadre d’une asymétrie d’information, « les bons vendeurs » envoient au marché un signal permettant
d’identifier la bonne qualité de leurs biens

Les entreprises peuvent aussi s’appuyer sur le diplôme pour sélectionner le bon candidat, on peut supposer que
les individus qui ont des fortes qualités, capacités, et qui sont plus productifs, obtient facilement leurs diplômes
avec les moindres coûts

La formation n’a pas donc comme objectif l’augmentation de la productivité individuelle par l’amélioration du
capital humain, mais elle a aussi l’objectif de fournir au marché un signal sur la qualité de l’individu qui postule
pour l’emploi, de même ce signal va aboutir à exclure du marché les non diplômées (diplôme non reconnu),
rappelons que chez les néoclassiques, j’investi dans mon diplôme en vue d’augmenter la productivité marginale
du travail qui va aboutir par la fin à l’augmentation de mon salaire (le prix de travail).

Le courant institutionnaliste

Le marché peut-il fonctionner sans institutions ?

En présence de la concurrence imparfaite qui implique une forme monopoliste du marché dans lequel chaque
entreprise va chercher à dominer le marché, plus la rationalité limitée qui se traduit par des décisions
contextuelles, et l’asymétrie de l’information qui est la base de l’analyse de la nouvelle microéconomie comment
peut-on forger le bon fonctionnement du marché ?

Les institutions se sont un ensemble des règles, des normes, de croyances et de valeurs qui régissent la vie d’une
communauté ou d’une société, autrement dit ; les institutions sont un ensemble de règles qui permettent à la
société de s’organiser et de s’entre vivre.

Il existe deux types des institutions ;

1. Des institutions immatérielles : les règles, les normes, les conventions, les droits et les valeurs
2. Des institutions matérielles : les organisations réelles

On garde l’individualisme méthodologique par la considération de la société comme l’ensemble des


comportements individuels, les institutions sont donc l’ensemble de mode de coordination des actions
individuelles (autres que le marché)

Pour les institutionnalistes, les institutions qui créent le marché, donc elles viennent après le marché, alors que
pour les néo institutionnalistes ; ce sont les institutions qui viennent après le marché pour corriger ses
imperfections, rappelons que les néoclassiques ont ignoré les institutions et les néo institutionnalistes ont
critiqué fortement l’approche néoclassique à partir de ce point (les NI sont des NC qui ont adopté la concurrence
imparfaite), pour les néoclassiques et dans le même concept, l’individu est isolé, décontextualiser et l’entreprise
est une « boite noire » que personne ne peut connaitre ce qui se passe à l’intérieur.

Ronald H. Coase et les coûts de transactions

On suppose que les agents ont une rationalité limitée tout en adoptent un comportement qualifié opportuniste.

« The nature of the firme » fonde la théorie contractuelle de l’organisation.

Coase sera le premier qui va ouvrir la boite noire néoclassique, en considèrent que les contrats qui organisent
l’activité interne de l’organisation et non pas les prix comme chez les néoclassiques ; un mode de coordination
entre les individus

Pour lui, une firme existe pour limiter les coûts de transactions (charges liées à un échange économique soit
directes ; commissions soit indirectes ; effort, énergie, temps) induite par le recours au marché (informations,
négociations, contrôles liés aux contrats)

Chez les néoclassiques, le producteur fait une combinaison entre les facteurs de production pour augmenter la
productivité marginale et par la suite il augmente le profit, alors que pour Coase le producteur fait deux
arbitrages ; marché/organisation.

En relation avec la production ; si les coûts de transactions sur le marché sont inférieurs aux coûts internes de
l’organisation ; il vaut mieux d’acheter que de produire, sinon on doit agir à l’intérieur de l’organisation.

Le producteur fait un arbitrage marché/organisation selon le principe du coût de transactions

En 1960, R.Coase a publié un autre article « the problème of the social Cost » dans lequel il cherche à
démontrer que l’intervention de l’Etat n’est obligatoire si les coûts de transactions sont négligeables, l’Etat doit
intervenir pour réduire les coûts de transactions sociaux.

George Stigler

Le théorème de Coase ; le pollueur et le pollué peuvent trouver un arrangement contractuel sans qu’une
réglementation soit indispensable

Les pollueurs générateurs des externalités négatives doivent payer aux pollués ; c’est le privé entre privé.

Olivier Williamson (prix Nobel 2009)

Il a prolongé l’analyse des coûts de transactions, en basent sur le rôle des organisations dans la réduction des
coûts de transactions par les contrats, les arrangements, à travers l’analyse des rapports marché/organisation

Le groupe RENAULT constitue un exemple concret de l’application de cette théorie à fin de minimiser ses coûts
de transactions par l’adoption de 3 stratégie
• L’internationalisation : un processus temporel mais dynamique qui a pour but l’intégration de
l’entreprise sur le marché étranger pour minimiser les coûts de transaction (avantage de main d’œuvre)
• L’externalisation : une opération qui consiste pour une entreprise à ne plus faire directement certaines
activités et à préparer en achète le produit des fournisseurs pour minimiser les coûts, bénéficié de
l’économie d’échelle (le passage de RENAULT-NISSAN, puisque les 2 groupes ont plusieurs ressources)
• La coproduction : coopération entre deux organisations avec la volonté de rassembler les ressources,
effectuer l’économie d’échelle, la collecte et le traitement de l’information, le partage des connaissances
au but de minimiser les coûts RENAULT + NISSAN + DAIMLER)

Les néo institutionnalistes

Ils étudient le fonctionnement des organisations à partir d’une démarche d’individualisme méthodologique (le
fait de commencer par l’étude de comportement de l’individu), mais avec des hypothèses de rationalité limitée et
d’information imparfaite), en considèrent que les individus cherchent leurs intérêt personnel, alors ils peuvent
avoir un comportement opportuniste (le mensonge, la tromperie, le vol, la tricherie) cela s’observent lorsque
l’une des parties se font des promesses non tenues pour maximiser leurs rendements, contrairement au modèle
de l’homo oeconimcus on est dans une rationalité contextuelle, procédurale, des individus réels qui réagissent
dans la réalité.

Il y a donc un risque d’aléa-moral due au « non-respect des engagements » de la part de l’agent qui va adopter un
comportement différent de celui qui est attendu, et les efforts consentis pour que l’agent dispose d’un pouvoir
décisionnel qui se comporte conformément aux objectifs fixés par le principal constitue des coûts très
importants.

Alors, les néo institutionnalistes cherchent les formes institutionnelles les plus efficaces.

▪ La théorie des droits de propriété (Alchian et Demsetz, 1972)


▪ La théorie de l’agence (Jensen, Meckling, Fama à partir de 1976)

La théorie des droits de propriétés

Cette théorie cherche à démontrer la supériorité de la firme capitaliste dans une économie de marché ; chez les
néoclassiques, le prix est le seul régulateur du marché qui permet une allocation optimale des ressources rares
alors que pour cette théorie on cherche à étudier la firme comme mode efficace d’allocation optimal des
ressources.

Selon cette théorie, la propriété privée est la forme la plus efficace permettant une meilleure allocation des
ressources ; détenir un droit d’usage exclusif c’est le fait d’exploiter au mieux une ressource, et de même pour la
matière de distribution des richesses ; utiliser une ressource peut créer des bénéfices vis-à-vis des tiers
La théorie néoclassique cherche à démontrer la supériorité du régime de la propriété privée en suite étendre ce
système à toute activité économique (privatisation du secteur public, brevetabilité de tous les champs de la
connaissance)

La théorie néo-institutionnelle considère tous les régimes de propriété comme inefficaces dont l’objectif sera de
déterminer le moins inefficace dans un contexte donné plus comparer les différents arrangements institutionnels
faisables, et déterminer celui qui minimise les coûts de transaction puis l’analyses au cas par cas (une analyse
normative)

Pour les théoriciens de cette analyse, en adoptent un postulat assez Smithien, les gains individuels
s’additionnent aux surplus totaux, en absence de la propriété publique puisqu’elle est inefficace

La théorie de l’agence

Comment feront sorte le comportement des managers pour qu’il soit conforme aux intérêts des
actionnaires ?

Sachent que les managers disposent d’une information plus complète que les actionnaires, alors ils peuvent
exploiter cette situation pour poursuivre des objectifs contradictoires avec ceux des actionnaires.

Jensen et Meckling (1976) ; la théorie de l’agence cherche à comprendre comment rendre les coopérations entre
les individus plus efficiente et aussi accroitre le bienêtre commun, en se basent sur la divergence des intérêts
entre les propriétaires de l’entreprise et les dirigeants, cette théorie repose sur l’idée selon laquelle l’entreprise est
un ensemble de relations contractuelles, dans ce contexte les individus vont chercher leur utilité, c.-à-d. les
contrats établis vont générer des coûts de transaction.

Une relation d’agence se définit comme un contrat dans lequel le principal délègue à un agent un droit
décisionnel.

Les caractéristiques de cette relation peuvent arriver sous forme d’une asymétrie d’information, d’un aléa moral,
et les efforts pour que le comportement de l’agent soit compatible aux attentes des propriétaires entrainent des
coûts de transactions

Soit des dépenses de surveillance du principal pour orienter le comportement de l’agent, des coûts supportés par
l’agent pour signaler le bon déroulement des mandats…etc.

La théorie normative de l’agence ou simplement ; la théorie principal-agent qui s’intéresse à la définition


des contrats optimaux, qui vise ainsi à proposer des mécanismes afin de réduire les coûts des conflits liés aux
contrats.

La théorie positive (TPA): Après les apports de Coase et Williamson sur la nature des firmes ; la théorie
positive d’agence a été appréhendé comme une reformulation des théories traditionnelles organisationnelles.
La théorie positive (Jensen et Meckling, 1976), vise à comprendre le fonctionnement des organisations et plus
précisément des sociétés par action, ainsi elle consiste à montrer la supériorité des formes d’organisation
économiques et financières du capitalisme contemporain.

Par conséquent, la théorie positive d’agence s’applique à la gouvernance de l’entreprise

La gouvernance d’entreprise

Elle repose sur l’idée selon laquelle il est indispensable, afin de maximiser la richesse de mettre en place des
systèmes susceptibles de résoudre les conflits non prévus dans des contrats initiaux entre les différents
stakeholders

La théorie de gouvernance s’intéresse aux différents conflits et aux mécanismes d’incitations qui concernent les
grandes entreprises (les sociétés anonymes, les firmes multinationales..), en mettent en place des formes
d’incitations pour gérer la divergence d’intérêts entre les propriétaires et les dirigeants, c’est le mode de
gouvernance qui cible le bon fonctionnement de l’organisation tel que le conseil d’administration, La présence
des actionnaires dans l’assemblé général pour exprimer leurs opinions à propos des décisions stratégiques des
dirigeants, La distribution des stock-options, l’actionnariat salarial ; une forme de rémunération en fonction des
actions de l’entreprise, la variabilité des salaires des dirigeants, en termes de performances et de compétences

c’est une théorie complétement financière basée sur l’augmentation de la rentabilité financière et non pas la
rentabilité économique qui caractérisait les années 60, c’est un changement du capitalisme managérial au
capitalisme actionnarial qui commençait depuis les années 70, elle répond aux forts besoins de rentabilité de la
part des actionnaires ; qui délèguent leurs pouvoirs décisionnels aux dirigeants pour la réalisation des objectifs
concentrés avant tout sur l’augmentation de la valeur actionnariale de l’entreprise

Puisqu’on parle d’une spéculation financière, des produits hautement risqués, une addiction malade sur la
rentabilité financière ; les acteurs vont arriver à ce point où ils vont abandonner toutes sortes d’activités
économique, ce qui va aboutir à l’apparition d’une économie qui est « malade » aussi, une économie qui
augmente les fortunes des dirigeants et des actionnaires sans tenir compte des parties qui ont joué le rôle
principal dans cette rentabilité, la recherche des rendements financiers va amener les entreprises à se fusionner
au but de rassembler les ressources et minimiser les coûts, c’est ce qu’on l’on appelle l’externalisation et la
coproduction, et cela a des effets pervers sur les autres parties qui sont affectées par les actions de l’entreprise (
RENAUL-NISSAN et RENAULT-NISSAN-DAIMLER), ces grandes entreprises ou bien ces FMN sont les
locomotives de l’économie si on a arrivé à imaginer l’économie comme un train, on va déduire que toute action
de la locomotive a des effets sur l’ensemble de train, cela veut dire qu’il y a des parties qui sont touchées par les
décisions de l’entreprise, par exemple si une entreprise a décidé de transformer sa production vers des autres
pays, les effets de cette décisions vont affecter la population, les autres entreprise et même L’Etat, par
l’augmentation du chômage et les inégalités sociales, ces inégalités apparait clairement lorsqu’on compare les
salaires des dirigeants et les salariés ( la classe moyenne) qui sont le moteur de l’économie (Philipe Dauman, le
directeur général de Viacom, 84 M$ en 2010 comme salaire annuel), et cela explique l’opportunisme qui fonde
l’économie actuelle et remit en cause les modes des gouvernance appliqués actuellement.

C’est comme un film dans lequel les téléspectateurs sont tellement intéressés à l’héro qui apparait faire les
bonnes scènes, et les mouvements dangereux, sans faire attention au figurant (comparse en Italie) qui est celui
qui prend réellement les risques et qui fait les scènes que l’acteur ne peut pas les accomplir.

Et les « figurants » dans notre sujet seront les acteurs autres que les dirigeants et les actionnaires, et qui doivent
être reconnues, en d’autres termes ce sont les parties prenantes (stakeholders) ; l’ensemble des acteurs qui sont
affectés par les actions de l’entreprise soit internes (les grands et les petits actionnaires, dirigeants et salarié), soit
externes (les fournisseurs, la société civile, l’Etat, les banques…), ce qui va donner naissance à la deuxième forme
de gouvernance ; la gouvernance partenariale, dans laquelle le dirigeant prend en considération les conséquences
qui peuvent avoir toutes ces décisions sur l’ensemble des parties prenantes, puisque ces derniers disposent plus
au moins sur grand pouvoir et sur la base de cette capacité qu’ils vont agir sur la vie de l’entreprise

La gouvernance partenariale fonde sur la prise en considération des parties qui sont intégrés dans
l’organisation, et non pas les principales et les dirigeants uniquement, soit en amont (fournisseurs, sous-traitants,
transporteurs) soit en aval (les clients, les donneurs d’ordre, les traiteurs de déchets)

Soit des partenaires financiers (banques, investisseur, assureur) Soit des partenaires institutionnels (les pouvoirs
publics) soit Le personnel de l’entreprise soit les groupes de pressions (les associations)

Bref, la théorie de l’agence est considérée comme une théorie financière en lien avec la gouvernance de
l’entreprise, son champ d’application s’applique sur un périmètre très large, elle décrit bien les relations de
coopération entre des individus animés par des motivations divergentes.

La responsabilité sociétale de l’entreprise

C’est une combinaison entre la théorie des parties prenantes et le développement durable, c.-à-d. l’intégration les
dimensions du développent durable ; économiques, sociales, environnementale

Comment l’entreprise doit intégrer dans sa gouvernance la RSE ?

le développement durable apparait dans un contexte de raréfaction des ressources et de croissance


démographique, que l’enjeu pour tous (Homme, Etats, Entreprises) est de trouver des solutions de croissance, les
plus pérennes possibles, c’est la nouvelle philosophie de l’économie que les entreprises doivent intégrer dans
leurs stratégies, car le modèle économique actuel arrive à des limites ; une crise sociale, morale, écologique,
environnementale, le mode de gouvernance qui cible la rentabilité financière met des gens en chômage, en
passant de l’amélioration du bienêtre de l’Homme à l’amélioration du bienêtre d’une seule partie, la montée en
puissance du progrès technique, l’écrasement de l’Homme par la nature, l’apparition d’une économie de
surproduction et de surconsommation, une économie créatrice des besoins, et une population pionnière qui est
guidée par l’effet de démonstration et les apparences.

Le développement durable est la nouvelle forme de gouvernance qui s’intéresse à dépasser les effets pervers de
l’économie mondialisée.

En 1972 ; le sommet de la terre à Stockholm a déterminé un vaste plan d’actions pour lutter contre la pollution

En 1992 ; le sommet de Rio de Janeiro définit le progrès économique, la justice sociale, et la préservation de
l’environnement comme les bases du développement durable des territoires.

Les entreprises ont mis la responsabilité sociale au cœur de leurs stratégies par un mode de gouvernance assez
pragmatique qui répond aux attentes des parties prenantes.

Sur le plan social ; l’entreprise doit répondre aux aspirations de la population en participant à l’effort de
formation, la favorisation de l’emploi local, et de soutenir les associations œuvrant pour l’intérêt général

Sur le plan de développement économique ; l’entreprise peut contribuer au développement du réseau de


compétences de proximité en mettant son expertise à la disposition des entreprises locales.

Sur le plan environnemental ; il s’agit d’intégrer dans le développent des activités de l’entreprise les enjeux de
protection et de mise en valeur les écosystèmes locaux comme l’organisation des opérations de volontariat, la
reforestation, le recyclage, le passage d’une économie linéaire à une économe Cérulaire

Mohamed Sbaouni

Bon Courage

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