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Electronique > Réalisations > Emetteur FM 001

Présentation

Le genre de gadget particulièrement apprécié des amateurs d'électronique...

Un émetteur FM (FM = Frequency Modulation = Modulation de fréquence), appelé aussi parfois "Micro Espion", du fait qu'il permet de
transmettre, grâce à un microphone intégré, une conversation d'un point à un autre sans liaison filaire. Mais appelons-le donc ici émetteur FM,
car il va de soi que vous savez qu'il est interdit d'espionner quelqu'un sans le lui dire (quelle drôle d'idée aussi, que d'espionner quelqu'un après
l'avoir informé de vos intentions). Ce montage est donc un émetteur, et vous aurez besoin d'un récepteur pour compléter la chaine de
transmission. Tout récepteur FM classique permettant de receptionner la bande 88 à 108 MHz (VHF) conviendra parfaitement.

Diffusion FM en stéréo ou en Mono ?

L'émetteur décrit ici assure une diffusion d'un signal audio en monophonie. Pour connaitre la différence entre diffusion en  monophonie et
diffusion en stéréophonie, merci de vous reporter à la page Diffusion en FM.

Le schéma

Si vous prenez la peine de fouiller sur le net, vous trouverez des tas de schémas d'émetteurs FM. Moi-même en ai réalisé de plusieurs types.
Celui dont la description va suivre, mais aussi d'autres plus petits fonctionnant avec une tension d'alimentation aussi faible que 1,5 ou 3 volts.
Ce schéma donne des résultats convenables, mais je dois tout de même vous avertir : sa portée est très correcte, mais sa consommation n'est
pas négligeable. Une pile 9V saline durera environ deux heures en continu, une alcaline pourra durer jusqu'à 5 heures environ. Son avantage
principal réside dans un fonctionnement sûr, et dans sa simplicité. De plus, tous les composants sont courants et très bon marché, ce qui
devrait finir de convaincre le débutant de l'essayer.

Côté RF

L'oscillateur est réalisé avec un transistor (Q2) monté dans un circuit oscillant composé d'une self (bobine L1) et de condensateurs ajustables
(VC1 et VC2). Le condensateur ajustable VC1, associé en parallèle à la bobine L1, constitue le circuit de résonnance qui va fixer la fréquence
d'émission. Il y aura deux façons de modifier cette fréquence d'émission : soit en faisant varier la valeur du condensateur ajustable VC1, soit en
espaçant ou en resserant un peu les spires de la bobine L1. Le condensateur ajustable VC2 permet d'ajuster le taux de réaction et de garantir
un démarrage fiable de l'oscillation à chaque mise sous tension (il est bien connu qu'un amplificateur qui ne devrait pas osciller oscille, et qu'un
oscillateur qui devrait osciller ne démarre pas toujours). Personnellement, j'ai plusieurs fois remplacé ce condensateur ajustable par un fixe de
6,8pF ou de 8,2pF et ça fonctionnait toujours. Mais il vous suffit que je vous dise ça pour que votre exemplaire fasse le difficile. Alors faites
comme vous le sentez. La polarisation du transistor est assuré par la résistance d'émetteur de 100 ohms et par la résistance de   base de 22
Kohms. Difficile de faire plus simple.

Modulation d'amplitude ou de fréquence ?

Ce type d'émetteur, simplifié à l'extrême, produit un résidu de modulation d'amplitude (AM) qui n'est pas négligeable. La modulation d'amplitude
produite ne sera pas perçue par votre récepteur FM, mais il faut savoir qu'il y a des préconisations concernant la valeur de la modulation
d'amplitude maximale qu'un émetteur FM peut produire. On reste ici dans le domaine amateur, c'est la seule raison pour laquelle on ne cherche
pas à faire mieux. De toute façon, avec ce type de montage, ce n'est guère possible d'améliorer ce point.

Côté BF

La modulation de fréquence s'effectue en faisant varier la polarisation du transistor monté en oscillateur (Q2). Cela est assuré par Q1, dont la
résistance collecteur-émetteur va varier en fonction du signal appliqué entre sa base et son collecteur, signal provenant d'un microphone de
type "cristal". La polarisation en continu de la base du transistor Q1 est assurée par la résistance R1 de 68K.

Choix du microphone

Un micro cristal ? Mais c'est vachement archaïque !

Pourquoi ne pas prendre un microphone dynamique classique ? Et bien pour deux raisons : la première est la simplicité de l'émetteur, l'usage
d'un microphone dynamique, dont l'impédance de sortie est bien plus faible, imposerait un étage d'entrée un peu plus compliqué. La deuxième
raison est que les microphones cristal existent encore, qu'ils ne coutent pas chers, qu'ils sont legers, et qu'ils conviennent parfaitement pour ce
genre d'expérimentation. Un conseil cependant, raccourcissez la longueur du cable micro au strict minimum, car plus le fil est long, et plus les
effets non désirés de dérives en fréquence se font sentir quand on le bouge... Si toutefois vous préférez utiliser un microphone electret, vous le
pouvez, en ajoutant un condensateur et une résistance comme indiqué à la page Alimentation d'un microphone electret.

Réalisation de la bobine L1

La self (bobine) L1 doit être confectionnée avec du fil 8/10, le terme 8/10 correspondant au diamètre du fil en mm. Il faut donc utiliser du fil de
0,8 mm de diamètre. Vous le bobinez sur le corps d'un gros stylo feutre, afin d'obtenir quatre spires ayant un diamètre d'environ 8 mm, chaque
spire étant espacée de sa voisine de 2 mm à 3 mm environ. Puis en partant de l'extrémité qui sera raccordée sur les deux condensateurs
ajustables VC1 et VC2 (en bas sur le schéma), vous comptez 1 spire et vous grattez le vernis qui protège le fil de cuivre, afin de pouvoir souder
à cet endroit un petit fil qui fera office de prise intermédiaire qui sera cablée à l'antenne via C2 (prise à 1/4). Un tiers de tours après, vous faites
de même pour pouvoir souder à cet endroit un petit fil qui fera office de prise intermédiaire pour le collecteur du transistor Q2 (prise à 1/3). En
procédant ainsi, vous devriez obtenir quelque chose qui ressemble au dessin suivant :

Prototype
Un petit exemple de réalisation, sur plaque d'expérimentation à pastilles.

Ce proto couvre la plage de fréquence 78 MHz à 115 MHz, en jouant sur les deux condensateurs ajustables. Notez l'utilisation d'un microphone
electret miniature, à la place du microphone cristal...

Mise en route et réglages

Après une vérification soigneuse du cablage, vous pouvez procéder au réglage. Pour cela, placez-vous à côté d'un récepteur radio du
commerce (allumé de préférence), et mettez votre émetteur sous tension. Si vous entendez un petit "plop" dans le récepteur à ce moment, c'est
bon signe (mais si vous n'entendez rien, ça ne veut pas dire que ça ne fonctionne pas). Placez les condensateurs ajustables VC1 et VC2 sur
leur position médiane (moitié des lamelles rentrées). Calez votre récepteur FM tout en bas de la bande FM (88 MHz) et parlez devant le
microphone ou tappotez légèrement dessus, tout en remontant la bande FM. A un instant donné, vous allez tomber sur la fréquence d'émission.
Si vous avez parcouru sans succès toute la bande FM, refaites l'opération après avoir sorti toutes les lamelles du condensateur ajustable VC1.
Si nouveau parcours infructueux de la bande FM, refaites l'opération après avoir entré toutes les lamelles du condensateur ajustable VC1. Si
toujours pas de succès (vous n'êtes pas chanceux, là), espacez un peu les spires de la bobine L1 et recommencez le balayage de la bande FM.
Si là aussi toujours rien, resserrez un peu les spires de la bobine L1, et Hop, reparti pour un nouveau tour ! Si après tout ça vous n'avez rien
entendu, ce n'est pas bon signe, il vous fait revérifier l'ensemble du cablage.

Et la portée ?

Je ne vais pas faire comme ceux qui vous vendent des produits tout fait ou à faire en kit, et vous indiquer la portée que l'on peut obtenir en
vision directe, sans obstacle, avec un récepteur super sensible... La portée dépend, comme pour tout ensemble émetteur / récepteur, de la
puissance d'émission, de la qualité et de la sensibilité du récepteur, des antennes, et des obstacles entre les deux. Vous pouvez très bien
obtenir une portée de 300 mètres en terrain dégagé, et n'obtenir une portée que de 10 mètres en appartement avec murs blindés. Une chose
est sûre. De tous les émetteurs FM simples que j'ai construit, c'est celui-là qui a "porté le plus loin". Mais je le répète : au détriment de
l'autonomie.

Longueur de l'antenne

J'allais oublier ! La longueur de l'antenne joue beaucoup sur les performances du montage. Ne cherchez cependant pas à utiliser une antenne
"taillée" en quart d'onde, demi-onde ou onde complète (3 mètres tout de même), ce serait désastreux... Essayez plutôt avec une longueur de
quelques centimètres à quelques dizaines de centimètres, vous obtiendrez des résultats déjà fort sympathiques (longueur conseillée : entre 5
cm et 20 cm).

Circuit imprimé

Un circuit imprimé a été dessiné, mais aucune obligation de le suivre. Si vous décidez de le réaliser, choisissez de préférence un circuit en
verre epoxy, qui présente des pertes en VHF moindre que la bakélite.
Typon aux formats PDF, EPS et Bitmap 600 dpi

Vous pouvez aussi faire comme moi pour mes premiers petits montages : montage en "volant", c'est à dire composants directement soudés
entre eux. Avantage pour ce genre de réalisation : connections courtes, ce qui est bon pour un montage RF. Inconvénient : dépannage plus
difficile, ce qui oblige à faire plus attention dès le départ. Remarquez, dépanner un montage volant forme aussi la jeunesse.

Remarques diverses

- Une ronflette peut être observée dans certaines situations. Cela est presque assuré si vous utilisez une alimentation secteur à la place de la
pile de 9 V, et ce même si l'alim est bien filtrée et régulée. Parfois, le fait de changer la prise d'alim du bloc secteur (inversion phase / neutre)
résoud le problème... Une ronflette peut aussi parfois être perçue même quand l'limentation se fait sur pile.
- Réception sur plusieurs endroits de la bande FM pour un même réglage de la fréquence d'émission : cela est lié à un comportement parasite
du récepteur radio d'autant plus important que l'émetteur en est proche. On peut dire pour simplifier que le signal HF qu'il reçoit est trop fort et
qu'il crée des réceptions "fantôme". La seule façon de savoir quelle est la fréquence d'émission principale est d'éloigner l'émetteur du récepteur
et de voir à quel fréquence de réception le signal reste puissant et clair.

- La plage de réglage de la fréquence d'émission est très étendue, ce qui signifie que le réglage est plutôt pointu (pas facile de se caler sur une
fréquence bien précise). C'est un inconvénient de ce type d'émetteur. Quand on attaque des émetteurs plus sérieux, on se trouve parfois
confronté au problème inverse, à savoir difficulté de couvrir toute la bande 88-108 MHz avec un seul réglage...
- Echauffement du transistor Q2 : c'est normal, le courant émetteur-collecteur est assez élevé. On peut le diminuer en augmentant la valeur de
la résistance d'émetteur de Q2, au détriment bien sûr d'une baisse de la puissance d'émission et donc de la portée.
- Stabilité en fréquence : assez pointilleuse, elle dépend de la position de l'émetteur dans la pièce, de la proximité d'une main, de la tension
d'alimentation, de la température...

- Lien entre valeur de la tension d'alim et fréquence d'émission : oui, il y a un lien évident, c'est pourquoi l'usage d'un accu en lieu et place d'une
pile est conseillé.

Mise en boite

Cet émetteur est de type "oscillateur libre", ce qui signifie que la fréquence d'émission n'est pas stabilisée, et pourra bouger un peu en fonction
de la température ambiante et de la position de l'émetteur par rapport à l'environnement (dont vous pouvez faire partie). Ne soyez pas surpris
de voir la fréquence se décaller un peu quand vous vous approchez de l'émetteur, c'est ce qu'on appelle l'effet de main. Notre corps présente
une capacité parasite qui est petite mais suffisante pour perturber un peu l'émetteur lorsqu'on l'approche. Pour limiter cet effet, il faut placer
l'émetteur dans un boitier metallique, et relier la borne plus de la pile 9 V au boitier (parce qu'ici, c'est le plus de l'alimentation qui est à la
masse). Une autre solution pour limiter cet effet de main consiste à ne pas raccorder l'antenne directement sur la bobine de l'oscillateur, mais à
la brancher sur une seconde bobine "enchassée" dans la première.

Variante en miniature et basse tension

Le schéma suivant est une variante du précédent, qu'il est possible d'alimenter sous une tension comprise entre 1,3V et 1,7V. L'usage d'une
pile miniature de type "bouton" (comme celles utilisées dans les montres ou dans les calculatrices plates) est envisageable, mais n'espérez
alors pas une grande autonomie. Si le montage doit prendre peu de place, vous pouvez penser à démonter une pile rectangulaire de 9V (6F22)
et en extraire les six batons de 1,5V, pour n'en utiliser qu'un seul (un peu plus petit qu'une pile LR3).
Les transistors BC121 sont tout petits (boitier de type U32), ils ont une hauteur de 1,5 mm, un diamètre de 2 mm, et la longueur de leur pattes
est de l'ordre du centimètre. Un peu durs à trouver de nos jours. Je ne sais pas s'il m'en reste encore (ils sont tellement petits qu'ils peuvent se
trouver n'importe où dans mes casiers, qui ont été quelques peu chamboulés lors de mon dernier déménagement). Pour la bobine L1, c'est
encore plus simple qu'avec le premier schéma, puisqu'ici il n'y a aucune prise intermédiaire. On bobine, on soude aux deux bouts, aussi simple
qu'avec une résistance !

Proto de la version 2

Mais avec des transistors classiques, BC108 pour Q1 et 2N2222 pour Q2. Pas de condensateur ajustable, VC1 étant remplacé par un
condensateur fixe de 10 pF. Juste pour voir ce que ça donne, là aussi sur plaque d'expérimentation à pastilles.

Ce proto, au premier démarrage, n'oscillait pas du tout. J'ai modifié la valeur du condensateur fixe de 10 pF qui remplaçait VC1, par un de
valeur plus faible : 6,8 pF. Là le montage à oscillé, mais à une fréquence de 48 MHz. Autant dire que sans mon analyseur de spectre, j'aurais
pû chercher longtemps la porteuse dans la bande 88-108 MHz ! Car s'il y avait une petite raie harmonique 2 (96 MHz), elle était plutôt faiblarde
(noyée dans le bruit). La diminution de la valeur du condensateur en parallèle sur Q2, de 6,8 pF à 3,3 pF a permis de monter un peu en
fréquence, mais pas jusqu'à la bande FM, et de surcroit avec un démarrage de l'oscillation un peu plus frileux. Pour tomber dans la bande FM,
j'ai finalement du retirer deux spires à L1 et utiliser un condensateur de 6,8 pF. Tout ceci pour dire que la fréquence d'oscillation dépend
beaucoup des composants utilisés (notemment des transistors), mais aussi du support (type de circuit imprimé), de la longueur des pattes des
composants (qui doivent toujours être les plus courtes possibles). Il est certain qu'avec un montage de ce type, sans réglage, on a moins de
chances d'arriver à un fonctionnement correct immédiat. Mais ça fait partie du jeu...

Et le même émetteur miniature mais avec le pôle moins à la masse ?

Guillaume, qui a réalisé cette seconde version, est bien embêté. L'émetteur fonctionne bien, mais il avait pour mission d'être intégré dans un
tout petit boitier branché directement sur un port USB (pour bénéficier d'une alim 5 V à peu de frais), et en prenant la source sonore sur la sortie
ligne de la carte son de ce même PC. Bonne idée, mais... la masse de l'émetteur se voit confier le pôle positif de l'alim, et cela présente comme
qui dirait une certaine incompatibilité avec le PC, dont la sortie audio et la prise USB partagent une masse "négative". Et bien entendu,
intercaler un "isolateur" au niveau de la liaison BF (avec un optocoupleur, exemple) ou au niveau de l'alim, pose quelques petits problèmes
d'encombrement. Je n'ai pas de solution testée à proposer, mais voici ce que je ferais si j'étais lui.

Il fut une époque ou l'on trouvait une grande quantité de schémas de montages électroniques mettant en oeuvre des transistors PNP au
germanium, et dont la masse était reliée au pôle positif de l'alimentation. Il m'est arrivé à plusieurs reprises de "reprendre" un vieux schéma et
de le "mettre à jour" en inversant la polarité de l'alimentation et en remplaçant les transistors PNP par des NPN. Bien sûr, d'autres petites
adaptations étaient parfois nécessaires (valeurs de résistances de polarisation par exemple), mais au final ça fonctionnait. Je suis donc tenté de
dire que l'on peut faire de même avec cet émetteur, ce qui pourrait aboutir à un schéma du genre suivant.

Les transistors sont cette fois des BC201 (complémentaires des BC121), et doivent être tout aussi faciles à trouver... Bref, à essayer avec des
classiques BC212, BC560 ou 2N2907.

Attention :
- Montage non réalisé et donc non testé, il faut que vous aussi preniez des (petits) risques de temps en temps...
- Le BC201 ne supporte pas plus de 5 V !!!

- Si la sortie audio niveau ligne du PC délivre une tension continue, il convient d'intercaller un condensateur de liaison en série avec les deux
résistances R4 et R5. accueil/montages/emetteur espion

Autre
Ce montage "expérimental" a pour but de construire un petit émetteur FM qui émet sur la bande 88-108 Mhz (sur tout poste radio) sur environ
100m.
Il n'utilise que quelques composants et sa taille est ridicule (3cm*2cm...).

Le schéma est le suivant


:

On remarque qu'il ne demande que quelques composants et a malgrès tout une bonne effacité. On créera ensuite le typon suivant, (voir les
techniques ou le faire faire...

Ensuite, reste à souder les composants, sans trop de difficulté.. de la manière suivante :

On repèrera le - du micro car cette patte est reliée à l'armature métallique de ce composant.

L'antenne fera environ 1m.

On peut procéder de différentes manières pour le réglage :

 Soit on choisit une position du condensateur variable C1 et on essais de trouver la fréquence d'émission avec le poste de radio
 Soit on choisit une fréquence sur le poste de radio et on bouge le curseur de CD jusqu'à ce que l'on entende un larsen ( le micro doit
être près du poste mais atention à ne pas mettre le volume trop fort.)

Pour surveiller une maison par exemple, on pourra utiliser plusieurs micro, chacun avec une fréquence différente dans une pièce.
Ainsi en sélectionnant une fréquence avec le poste, on choisira d'écouter telle ou telle pièce. nomenclature:

 R1 : 180 ohms
 R2 : 12K ohms
 R3 : 1k ohms
 R4 : 1M ohms
 R5 : 39k ohms
 C1 : 7- 35 pFarads
 C2 : 8.2 pF
 C3 : 8.2 pF
 C4 : 1.5 nF
 C5 : 1 µF/25V
 C6 : 1 µF/25V
 Q1 : 2N2222 ou équivalent
 Q2 : BC 547 ou 548.
 L : bobine : 4 tours , diamètre 6mm (autours d'un crayon)

Attention : ce montage doit être utilisé à titre expérimental et ne doit pas masquer les radio émettant déja sur un canal.
Alimentation Microphone à electret

Présentation

Vous trouverez ci-dessous le minimum à connaitre pour permettre l'utilisation d'un microphone à electret
dans vos réalisations audio. Je ne parle ici que des petites capsules que l'on peut trouver à prix modique chez
les revendeurs de composants électroniques, dont le diamètre est de l'ordre du centimètre, et qui nécessitent
une alimentation de quelques volts.

Pour des exemples pratiques, vous pouvez vous reporter aux pages Préampli micro 010 , Preampli micro
015, Préampli micro 019, ou encore à la page Détecteur sonore 001. Merci à Christophe E. pour les
précisions et corrections qu'il m'a apportées pour cette page.

Qu'est-ce qu'un micro à electret ?

Un microphone à electret est un microphone doté d'un composant appelé Electret, qui peut être assimilé à
un condensateur. Ce dernier possède la particularité d'être polarisé de façon permanente au moment de sa
fabrication. Permanente en théorie, car en pratique, la polarisation diminue au fil du temps, ce qui provoque
une baisse lente mais progressive de la sensibilité du micro. L'impédance de sortie du composant electret
interne est très élevée, et on ne peut pas y connecter directement une charge fortement capacitive ou
d'impédance trop faible. A cause de cela, il est impossible de raccorder directement la cellule à l'entrée d'un
préampli "classique", surtout si le cable de liaison est de grande longueur. Pour cette raison, la capsule à
electret comporte dans son boitier même, un petit étage électronique chargé d'abaisser cette haute impédance
de sortie en une impédance de sortie plus faible et donc plus facilement exploitable. On trouve deux sortes
de micros electret : ceux à deux fils et ceux à trois fils.

L'explication du "deux fils ou trois fils" est donnée par les schémas internes qui suivent.

   

Comme vous pouvez le constater, l'étage électronique qui accompagne le capteur se résume à un simple
transistor FET, qui la plupart du temps n'apporte aucune amplification, tout en nécessitant toutefois une
alimentation pour fonctionner. C'est la raison pour laquelle l'apport d'une tension continue externe est
requise. Parfois, une diode de protection contre les charges electrostatiques trop importantes - qui pourraient
détruire le transistor FET - est insérée dans la capsule. C'est le cas par exemple de la capsule KE4 de
Seinnheiser. La consommation du microphone électret est très faible, et une simple pile est capable d'assurer
de très longues heures de fonctionnement. Mais il est bien sûr aussi possible de profiter d'une alimentation
phantom existante pour éviter l'emploi de pile. Ainsi, certains microphones du commerce acceptent aussi
bien une alimentation pas pile (3 V par exemple), qu'une alimentation phantom 48 V pour fonctionner.

Cablage d'un microphone à electret

La façon d'alimenter la capsule electret dépend du nombre de pattes mises à disposition sur le boitier du
micro. Pour les capsules à deux pattes, la broche d'alimentation est commune à la broche de sortie, et il
n'existe qu'une sorte de cablage possible. Pour les capsules à trois pattes, une patte "spécifique" alim est
prévue, mais on peut toutefois cabler le micro comme s'il s'agissait d'une capsule à deux pattes. Il peut
sembler plus logique à première vue d'avoir une patte dédiée à l'alimentation, mais vous allez voir que
l'alimentation d'une capsule à deux pattes reste très simple.

Principe de base

Il consiste à fournir une tension continue au microphone, tout en récupérant de ce dernier la tension
alternative correspondant au signal audio. Que la capsule possède deux ou trois pattes, il y a toujours une
patte qui est reliée électriquement au boitier métallique du microphone, et qui correspond à la masse.

Alimentation d'une capsule à deux pattes

Le schéma ci-dessous prouve que la capsule à deux pattes ne pose guère de problème pour son raccordement
:

Un des deux fils du micro est relié à la masse (c'est celui qui est relié au boitier métallique, fil du bas sur le
schéma et sur la photo) et l'autre fil sert en même temps pour l'alimentation du microphone et la sortie BF.
La résistance R1 permet de polariser le transistor FET inclus dans le microphone, alors que le
condensateur C1 permet de bloquer la tension continue fournie par R1, et de ne laisser passer que le signal
audio, qui est alternatif.
Remarque : dans un schéma électronique, la capsule electret est soit représentée par un symbole montrant
son contenu, soit représentée par un sympbole de microphone classique. Ainsi, le schéma suivant est
totalement identique au précédent (aux valeurs de composants près).
La plupart des capsules electret peuvent se contenter d'une alimentation sous 1,5 V (une simple petite pile
ronde), et ne pas nécessiter de résistance en série avec l'alimentation, comme le montre le schéma suivant.

Le condensateur de liaison reste cependant indispensable pour empêcher la tension issue de la pile
d'atteindre l'étage de préamplification qui fait suite. La consommation du microphone est assez faible pour
qu'une pile de type R6 puisse durer plusieurs mois en continu.

Alimentation d'une capsule à trois pattes - Cablage N°1

Un premier fil est relié à la masse (c'est là encore celui qui est relié au boitier métallique du microphone), un
second fil est également relié à la masse (c'est la borne "inférieure" du FET) et le dernier fil reçoit
l'alimentation continue tout en fournissant le signal BF.

Cette configuration de cablage, qui ne nécessite là aussi que deux composants jouant le même rôle que
précédement, est totalement identique à celle de la capsule à deux fils.

Alimentation d'une capsule à trois pattes - Cablage N°2

Un premier fil est relié à la masse (c'est toujours celui qui est relié au boitier métallique du microphone), un
second fil est utilisé pour restituer le signal BF (borne "inférieure" du FET) et le dernier fil reçoit
l'alimentation continue (borne "supérieure" du FET).