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PC* Lycee Hoche Mecanique des uides Pascale Piquemal 08/12

Dynamique des uides


Sujet 1 : Jet d'eau
De l'eau coule d'un robinet a debit constant. On observe que la section du jet d'eau diminue quand
l'altitude diminue, interpreter.
Sujet 2 : Vidange d'un tuyau torique
Un tuyau xe a la forme d'un quart de tore de centre O, de rayon moyen O
R et de rayon a << R. Il est rempli d'eau de masse volumique ¤ . A

A l'instant t = 0, on enleve les bouchons situes a ses extremites A et C


B et l'eau coule. A l'instant t, on repere le niveau de la surface libre
par l'angle α(t) que fait le vecteur OC avec l'horizontale ou C est le
centre de la surface libre. Un point M quelconque etant repere par ses M

coordonnees (r = R, θ) on suppose que le champ des vitesses est de la


−−−−æ
forme v (M, t) = v (θ, t) −
uæθ .
1/ Montrer que v(θ,t) ne depend pas de θ et exprimer v en fonction de B

R et α .
2/ Etablir l'equation dierentielle du deuxieme ordre dont est solution α(t) et commenter. En deduire
sans calculs comment la duree · de vidange varie en fonction de R et g.
Resultat : α̈(π/2 − α) + g/R sin α = g/R.
Sujet 3 : Dierence de niveau entre les deux berges d'une rive
On se place a la surface de la terre en un point de latitude (λ = 45¶ ) et dans le repere local (Ox,Oy,Oz)
avec Oz la verticale ascendante. Une riviere coule d'Ouest vers l'Est. L'ecoulement est suppose per-
manent et irrotationnel. L'eau est assimilee a un uide parfait, de plus incompressible.
1/ Caracteriser le champ des vitesses puis des pressions dans le referentiel terrestre en considerant le
referentiel geocentrique galileen.
2/ La riviere ayant une largeur `, evaluer la dierence theorique du niveau de l'eau entre les deux
berges.
Resultat : ∆p = 2¤Ω sin λ`v = ¤g ∆z .
Sujet 4 : Deux uides immiscibles
Les deux uides, non miscibles, sont supposes parfaits, incompressibles (masses
volumiques ¤1 et ¤2 ). On notera L la longueur totale du tube occupee par les
uides (la section du tube est constante).
1/ Denir l'etat d'equilibre du systeme. h2

2/ Etudier le mouvement par rapport a l'equilibre h1

Resultat : Ê 2 =
1
2 ¤1 g
¤1 (L−h2 )+¤2 h2

Sujet 5 : Regime uvial et torrentiel


L'eau, uide incompressible, s'ecoule dans un canal de fond horizontal et de section rectangulaire
variable (largeur ` et hauteur h). Les lignes de courant sont paralleles aux generatrices du canal. La
vitesse est supposee uniforme dans une section droite, elle vaut vo dans la section `o et ho .
1/ Montrer que h + v2g = constante = H en regime permanent. Calculer H .
2

2/ Calculer le debit volumique D en fonction de H, h, g et `. Etudier la fonction D(h), `, `o et ho etant


xees.
3/ Soit Dm le debit maximal du canal. Montrer graphiquement que, pour une largeur donnee `, il
existe deux valeurs h1 et h2 possibles correspondant a un m^eme debit D < Dm .
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4/ Si le canal subit un petit retrecissement ∆` << `, dans quel sens evolue h ? Discuter suivant la
valeur initiale de h. On parle de regime torrentiel et de regime uvial. Application aux piles d'un pont.
Sujet 6 : Tube en U avec sections dierentes
Le uide est suppose parfait et incompressible (masse volumique ¤ ). On
suppose que s << S1 et S2 . s etant la section du tube horizontal reliant
les deux recipients cylindriques de sections respectives S1 et S2 . L est S1 S2

susamment "grand" (a preciser).


Determiner z1 (t) et z2 (t) dans le cadre des petites oscillations (z1 (t) et
z2 (t) << ho ).
ho

Resultat : Ê 2 = sg (1/S1 +1/S2 ) L

sho (1/S1 +1/S2 )+L

Sujet 7 : Vase de Tantale


Un recipient cylindrique (de section S) d'axe vertical est alimente en H3

eau par l'intermediaire d'un robinet R de debit volumique D suppose


constant mais reglable.On lui adjoint un siphon de vidange represente
B H2

par le tube creux recourbe ABC (section du tube egale a s). S >> s.
1/ Decrire qualitativement l'evolution du systeme selon les valeurs de D.
On calculera d'abord le debit du siphon. A H1

2/ Dans le cas d'un regime periodique, evaluer la periode T des oscilla-


tions.
Ô
Resultats : Dsiphon = s 2gz et le siphon s'amorce en z = H2 et se
desamorce en
Ô
z = H1 . Si D > D2 = s 2gH2 , cela d eborde ; si DÔ2 > D >
C 0

Ô
D1 = s 2gH1 , il y a une position d'equilibre ; si D < D1 = s 2gH1 ,le regime est periodique, ecrire
(Dsiphon − D)dt = −dz et integrer.
Sujet 8 : Eet Magnus et voile de Flettner
Un bateau est muni d'un cylindre vertical de rayon R et de hauteur h, tournant autour d'un axe
vertical a la vitesse angulaire æ−Ê = Ê æ −ez . L'air est assimile a un uide parfait incompressible et
le vent soue a une vitesse uniforme constante æ −u = u æ −ex . L'ecoulement de potentiel des vitesses
Φ1 =−−æ u cosθ ( r + r) correspond au mouvement du vent autour du cylindre xe. On rappelle que
R2

æ
−v1 = gradΦ1. L' ecoulement de vitesse æ
−v2 = 2Cπr æ
−eθ pour r > R correspond a l'eet d'entra^nement de
l'air par le cylindre en rotation. On supposera dans tout le probleme le regime permanent etabli et
l'ecoulement du uide irrotationnel.
1/ Donner la relation entre la constante C et Ê , quand u = 0. On u
remarquera que, dans ce modele, la vitesse de l'air sur le cylindre est
celle du cylindre. y

Resultat : C = 2πR2 Ê .
2/ Sachant que pour r > R le comportement du vent peut ^etre modelise
par la superposition des ecoulements caracterises par æ
−v1 et æ
−v2 , calculer, x
en coordonnees polaires, les composantes de la vitesse du vent. Tracer les lignes de courant correspon-
dant a l'ecoulement du a æ
−v1 seulement. Prevoir les modications dues a æ −v2 pour l'ecoulement total.
Donner l'allure des lignes de courant.
3/ Sachant que, loin du bateau, le vent n'est pas perturbe et que la pression est egale a la pression
atmospherique, determiner en fonction de l'angle θ , la pression autour du cylindre (r = R).
4/ Determiner les composantes de la resultante des forces de pression qui s'exercent sur le cylindre
par unite de hauteur.
2
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Resultat : −2π¤R2 Êuæ


−ey .
Representer cette force sur la gure ou vous avez trace les lignes de courant et preciser les zones de
forte et de basse pression. Ce phenomene s'appelle l'eet Magnus.
5/ Preciser sur un schema le sens de rotation du cylindre correspondant a une force propulsive. Quelle
est l'allure du vent la plus favorable ?
6/ La vitesse du vent est 10 m.s−1 . La masse volumique de l'air est 1, 3 kg.m−3 . Le cylindre a une
hauteur de 5 m et un rayon de 30 cm. La vitesse angulaire a pour valeur Ê = 30 rad.s−1 . Calculer la
valeur numerique maximale de la force propulsive.
7/ A partir de l'etude precedente, expliquer pourquoi une balle animee d'une vitesse initiale æ −u = u æ
−ex
par rapport a un referentiel galileen et d'une vitesse de rotation propre æ
−Ê = Ê æ
−ez decrit une trajectoire
courbe.

Sujet 9 : Paradoxe de d'Alembert


Un uide parfait (non visqueux), considere comme inni, incompressible, Oz
de masse volumique ¤ s'ecoule de facon non tourbillonnaire autour d'une
sphere de centre O et de rayon R, maintenue xe. Loin de l'obstacle,
l'ecoulement est caracterise par le champ des vitesses vo (t) æ −ez . M

1/ Soit un potentiel de vitessses du type Φ(M, t) = (1+ 2Rr3 )vo (t) æ


3 −ez · −OM
−æ.
OM = r

En deduire le champ des vitesses.


ˆΦ O

2/ Demontrer que ¤ + ¤v 2 /2 + p + ¤gz est un invariant spatial  at R


ˆt
xe mais quelconque.
3/ En deduire le champ de pressions au sein du uide.
4/ Calculer la resultante des forces de pression qui s'exercent sur la
sphere.
5/ Que devient cette resultante lorsque vo (t) est en fait independant de t ?
6/ Comment resoudre ce paradoxe dit de d'Alembert, au vu de ce que l'on a appris dans le cours sur
la tra^nee lineaire ou quadratique d'une sphere dans un ecoulement uide ?
7/ Pour retrouver la force de tra^nee de Stokes, on considere un uide reel et on propose le champ
des vitesses : vr (M, t) = (1 − 32Rr + 2Rr3 )vo cos θ et vθ (M, t) = −(1 − 34Rr − 4Rr3 )vo sin θ. On admet que
3 3

P = Po − 3÷Rv2ro2cos θ .
En deduire que la resultante des forces de pression n'est pas nulle selon æ −ez (2π÷Rvo). Mais il faut aussi
æ

tenir compte de la projection de la force de viscosite sur ez . On exprimera la contrainte tangentielle
sur la sphere, ÷ θ 2πR2 sin θdθæ −eθ , on la projettera et on integrera.
ˆv

Montrer que la force totale que subit la sphere est : 6π÷Ræ −vo . Interpreter et en deduire la tra^nee
ˆr

de Stokes.

Sujet 10 : Convertisseur magnetohydrodynamique necessite d'avoir fait l'induction

Un uide conducteur, localement neutre, de conductivite γ ,


s'ecoule dans une canalisation cylindrique d'axe Ox, de longueur
a, de section rectangulaire b et c selon −æy et −uæz , plongee dans
u
æ

B

un champ magnetique uniforme et stationnaire B = B − æz cree y = b


u
par des sources non representees. A R

y = 0
L'ecoulement est suppose parfait, incompressible de masse vo-
lumique ¤ , stationnaire et unidimensionnel ; il est decrit par le
champ de pression P (x) et le champ des vitesses æ −v = v(x) −uæx. Les faces y = 0 et y = b de la canalisa-
tion sont metalliques et reliees par une resistance R ; on note I l'intensite du courant traversant R de
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æ

B vers A et U = VA − VB la dierence de potentiel entre ses bornes. On note E = E (x, y ) − uæy le champ
electrique dans le conducteur et on neglige le champ propre du conducteur par rapport au champ B
æ

cree par les sources. On rappellera l'expression de la force de Laplace subie par un element de volume.

1/ Ce dispositif, appele convertisseur magnetohydrodynamique, peut ^etre utilise comme generateur


electrique ; expliquer qualitativement son principe de fonctionnement. Expliquer comment on pourrait
le transformer en pompe en remplacant la resistance R par un generateur de tension.

2/ Montrer que v ne depend pas de x et que E ne depend pas de y. Exprimer la fem induite eAB en
fonction de v, B et b. En deduire que E(x) ne depend pas de x.

3/ Exprimer d'autre part l'intensite I en fonction de E(x) et en deduire l'expression de U en fonction


de I. On posera r = b/γac et on interpretera r. Exprimer la puissance Pe recue par R en fonction de B,
v, b, R et r ; determiner ensuite la valeur de R pour laquelle cette puissance est maximale (Indication :
ecrire la loi d'ohm locale et l'integrer).

4/ Etablir l'expression de la dierence de pression P (x = a) − P (x = 0) en fonction de I, B et c.


(Indication : ecrire l'equation de la statique des uides dans le referentiel du conducteur).

En deduire la puissance mecanique Pm recue par le uide contenu dans la canalisation en fonction de
B, b, v, R et r. Comment le rendement PPme du convertisseur evolue-t-il avec R ? Commenter en liaison
avec la question 3).

Resultats : U = −eAB + ri = −Ri, Pe = Ri2 maximum pour r = R et Pm = (P (x = a)− P (x = 0))bcv .


Le rendement vaut PPme = RR+r .

Sujet 11 : Oscillations d'une bulle de gaz

Determiner la pulsation des petites oscillations d'une bulle de gaz de rayon R(t) = Ro + a(t), immergee
dans un uide parfait, incompressible, homogene occupant tout l'espace. Le gaz est parfait. On neglige
capillarite et pesanteur. Po est la pression en tout point de l'espace a l'equilibre du uide.

Un peu d'aide : on fait l'hypothese que l'evolution du gaz est isentropique. On exprime la conservation
de la masse (Dv = f (t) avec æ −v = v(r, t)æ−u r ). Ecrire l'equation d'Euler locale (−rotv −u r = æ
æ (r, t)æ −0 ),
l'integrer et etablir une equation dierentielle en a. Resultat : Ê 2 = 3¤γP 2.
o
l Ro