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‫الجمهورية الجزائرية الديمقراطية الشعبية‬

République Algérienne Démocratique et Populaire


‫ة وزارةزالتعليةزاتعالة ةزالبحةزاتعللة‬
Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Université Mohamed Khider – Biskra


‫ضرةبسـ ـ ـ ـ ررة‬
‫ــ‬ ‫مدةخل ـ ـ ـ‬
‫ـــ‬ ‫زمع ـرةمحـ ـ ـ‬
‫جـ ـ ـ ـ ـ ـ‬
Faculté des Sciences et de la technologie ‫اوجلـزة‬
‫ــ‬ ‫ةزالكنـ ـ ـ ـ‬
‫ــ‬ ‫الرةزاعـ ـ ـ ـ ـاومة‬
‫كـ ـ ـ ـ ـ‬
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Département : Chimie Industrielle ‫نعع ـ ـية‬
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projet de fin d’étude présentée en vue de l’obtention


Du diplôme de licence en : Génie des procédés

Présentée par :
 Nabil Neguez

Encadreur :
 Mr. Chebbi Rachid

Promotion Juin 2015


Remerciements
Au nom d’Allah, le Miséricordieux, le très Miséricordieux.
Tout d'abord, nous tenons à remercier Allah Tout Puissant pour nous avoir
éclaircit le chemin de ce travail.
Nos sincères remerciements accompagnés de toutes nos gratitudes vont à notre
encadreur Mr. Chebbi Rachid, pour ses encouragements, son générosité, et ses
précieux conseils et orientations.

Nous tenons à exprimer notre gratitude et nos grands remerciements à nos


parents pour tous ses aides.

Nous remercions aussi, tous les gens ayant contribué de près ou de loin pour
réaliser ce travail.

Merci à tous

I
Dédicace

Je dédie ce modeste travail à celle qui m'a donné la vie, le


symbole de tendresse, qui s'est sacrifiée pour mon bonheur
et ma réussite, à ma mère, à mon père, école de mon
enfance, qui a été mon ombre durant toutes les années des
études et qui a veillé tout au long de ma vie à
m’encourager, à me donner l'aide et à me protéger.

À mes frères : kamel et Yassine


À mon adorable sœur Manel

À mes amis : Mossa, Diga, Mahedi, Kaza, Ska,


Bora , Walid, Saif, Mariam.
À tous ceux qui me sont chers. À tous ceux qui m'aiment.
À tous ceux qui j'aime.

À tous mes amis et la promotion du juin 2015.

Nabil

II
Liste des figures
Listes des figures

Listes des figures


Les figures Titre Pages
Figure I.1 schéma présente les couches couvrant le pétrole 4
Figure I.2 diagramme présente exploration et traitement du Gaz 6
Figure I.3 principe fonctionnement éolienne 8
Figure I.4 Les panneaux photovoltaïques 10
Figure I.5 schéma d’une turbine horizontale dite a bulbe 12
Figure I.6 schéma géothermie haute énergie 14

Figure II.1 Structure typique de la biomasse de maïs 20


Figure II.2 Productivité moyenne de l´éthanol par surface pour différentes 27
cultures
ère
Figure II.3 schéma de bioéthanol de 1 génération 30
Figure II.4 Drêches de distillerie (DDG) concentration 31
Figure II.5 opération thermal hydrolysais prétraitement 33
Figure II.6 schéma d'hydrolyse thermique 34
Figure III.1 schéma résume les différents moyens de fabrication du bioéthanol 38
Figure III.2 schéma de Distillation du bioéthanol à partir du Maïs 42

III
Liste des tableaux
Liste des tableaux

Liste des tableaux


Les tableaux Titres pages
Tableau II.1 Composition chimique approchée des principales parties des grains 21
de maïs
Tableau II.2 Distribution en poids des principales parties du grain 25
Tableau II.3 Tableau montre différents caractéristiques des biocarburants 26
Tableau II.4 propriétés chimique et physique 29

IV
Sommaire
Sommaire

Sommaire
Remercîments I
Dédicace II
Liste de figures III
Liste de tableaux IV
Sommaire V
Introduction générale VII

Chapitre I Généralités sur les énergies non renouvelables et


renouvelables
I. 1- Historique 2
I. 2-Energies non renouvelables 2
2.1- le pétrole 3
2.2- Le charbon 4
2.3- Le gaz naturel 5
I. 3-Energies renouvelables 6
3.1-Différentes types de l’énergie renouvelable 7
3.1.1-Energie éolienne 7
3.1.2-Energie solaire 9
3.1.3-Energie hydraulique 11
3.1.4 -Energie géothermique 13
3.1.5-Energie de la biomasse 15

Chapitre II Biomasse et le bioéthanol


II.1- Introduction 19
II.2- Le maïs 19
2.1- les compostions du maïs 20
2.2- Culturations des maïs 22
2.2.1-Types des maïs 23
2.2.2- tout ce que l’on obtenir à partir d’un maïs 24
2.3- anatomie d’un maïs : 24
II.3- les bioéthanol (artificielles et naturels) du point du vue général 25
3.1- définition de bioéthanol 27
3.2- propriétés chimique et physique 28
3.3 - procordés de bioéthanol 29
3.3.1- Le bioéthanol de 1ère génération 29
3.3.2 - Le bioéthanol 2ème génération 32

V
Sommaire

3.4-procordés de bioéthanol à partir du maïs 34

Chapitre III parti expérimental

III.1- Introduction 37
III.2-Production d’éthanol à partir de maïs 38
2.1- les Différentes étapes De l’extraction Du sucre D’un maïs 39
2.2- descriptions du procédé de la fabrication de bioéthanol 42

Chapitre IV

Résultats 45
Discussion 45
Conclusion 45
Référence 47

VI
Introduction générale
Introduction générale

Introduction générale

Les énergies fossiles sont des énergies à base des fossiles, qui sont résultent de la
dégradation biologiques des matières végétales ou animales. Elles sont formés il y a des
millions d’années et sont issues de la décomposition de matières organiques (bois, feuilles,
animaux …) ces énergies fossiles généralement contiennent du carbone et d’hydrogène
comme des matières de combustions.

Aujourd’hui la pollution est devenue un problème majeur pour notre planète, un


problème que tous le monde doit le prendre en considération puisqu’elle est la cause de
nombreuse impact sur l’environnement comme le réchauffement climatique entrainent la
fonte des glaciers. Notre santé est également atteinte par cette pollution qui engendre de
nombreuses épidémies.

A fin de remédier à ce problème des mesures on été prise, on 1997, 172 pays du monde ont
ratifié le protocole de Kyôto visant à réduire tous rejets polluants, mais ils restent reste
malgré tout inefficaces puisque non ratifié par le pays le plus pollueur : les Etats unis il
pariant donc indispensable de se pencher sur d’autre moyen de lutte il existe aujourd’hui
différentes sortes d’énergies renouvelables qui peuvent aider à résoudre ce problème.

C’est pour quoi nous avons décidé de nous intéresser à une source moins polluante et
nous avant choisis : l’évolution et procédure de production de Bioéthanol a partir des grains
de maïs comme thème de notre étude comme il est présenter en quatre chapitres.

VII
Chapitre I

Généralités sur les énergies


non renouvelables et
renouvelables
Chapitre I Généralités sur les énergies non renouvelables et renouvelables

I. 1 – Historique :
La crise de pétrole de 1973 a été le début d’un long processus de prise en
considération , les scientifiques et les chercheur de l’énergies essayant de trouver d’autres
sources que les fossiles fuels (charbon ,Pétrole ,gaz) conscience aussi bien pour les
responsables politiques, parallèlement une forte croissance dans la consommation d’énergie
pendant la XXIe siècle. En 1973 à 2009 l’approvisionnement total en énergie primaire par
combustible du monde entier a augmenté de 98.8%, pour atteindre 12150 MTEP (Million de
tonnes équivalent pétrole), ce qui équivalent à un taux de croissance moyen de 2.7% par an,
Cette étude montre également que les trois vecteurs énergétiques important qui sont : le
pétrole, charbon et le gaz naturel représentent 80.9% de cet approvisionnement. Les résultats
des chercheurs devient après au choc pétrolier de remplacer les ancien énergies par des
énergies nouvelles qui sont pratiquement des énergies renouvelables telle que : le soleil, le
vent, la chaleur de la terre, l’eau ou encore la croissance des végétaux ont toujours été
exploitées par l’homme.

L’utilisation du bioéthanol en tant que biocarburant date de la construction des premières


automobiles, Pour faire face à la dépendance énergétique des années 1930, le développement
du secteur du bioéthanol était considéré comme une alternative. Si les biocarburants se sont
éclipsés vers les années 60 à cause de la disponibilité du pétrole sur le marché mondial, de
nouvelles perspectives sont apparues après le choc pétrolier de 1973, Le projet le plus
significatif lancé dans ce domaine est le programme Proalcool mis en place au Brésil au
cours de l’année 1975. La recherche de sources d’énergie renouvelable est devenue une
préoccupation mondiale commune Ainsi, plusieurs programmes ont été développés pour
répondre à des objectifs spécifiques comme la lutte contre l’émission de gaz à effet de serre
ou la réduction de la dépendance énergétique.

Pour cela nous allons voir dans ce chapitre la définition d’énergies renouvelables et non
renouvelables leurs différentes types on cite les avantages et les inconvenants.

I. 2-Energies non renouvelables :

L’énergie non renouvelable c’est une énergie qui provenant des stocks dans la Terre
qui est limité (pétrole, charbon, gaz, uranium), C’est une énergie dont les réserves s'épuisent
quand on les utilise.
Les principales énergies non renouvelables sont :

2
Chapitre I Généralités sur les énergies non renouvelables et renouvelables

-Les énergies fossiles (le charbon qui provient du bois, le pétrole et le gaz naturel)
-L’énergie nucléaire qui est produite à partir de l’uranium [1].

2.1- le pétrole :

Le pétrole est un mélange d'hydrocarbures (molécules formées d'atomes de carbone


et d'hydrogène) et de molécules, appelées résines et asphaltènes, contenant également d'autres
atomes, principalement du soufre, de l'azote et de l'oxygène. Certains de ces constituants
sont, à température et à pression ambiantes, gazeux (méthane, propane, etc.), liquides
(hexane, heptane, octane, benzène etc.) et parfois solides (paraffines, asphaltes, etc.), Le
pétrole contient des millions de molécules différentes qu'il va falloir fractionner et
transformer chimiquement pour obtenir des produits utilisables.
Comparé aux autres sources d'énergie utilisées par l'homme avant sa découverte, c'est d'abord
une source d'énergie dense : elle offre une grande quantité d'énergie pour un faible volume.
C'est aussi une source d'énergie liquide : facile à pomper, à stocker, à transporter et à utiliser.
Ces qualités lui permettront de détrôner rapidement le charbon pendant la première moitié du
XXe siècle dans tous ses grands domaines d'utilisation : industriel, domestique et, par-dessus
tout, dans le domaine des transports.
Le pétrole est devenu, à partir des années 50, la première source d'énergie dans le
monde. Sa forte densité énergétique en fait la matière première des carburants qui alimentent
les transports (voitures, camions, avions, etc.).
C'est aussi une matière première irremplaçable utilisée par l'industrie de la pétrochimie
pour un nombre incalculable de produits de la vie quotidienne : matières plastiques,
peintures, colorants, cosmétiques, etc. Le pétrole sert aussi comme combustible dans le
chauffage domestique et comme source de chaleur dans l'industrie, mais dans une moindre
mesure, en raison des chocs pétroliers de 73 et 79 et de la montée en puissance du nucléaire,
et du gaz naturel, pour la production d'électricité, On assiste également aujourd'hui à un
recours accru au charbon pour la production d’électricité.
•La géologie pétrolière ou l'observation de la surface :
C'est la première étape, qui permet de repérer les zones sédimentaires méritant d'être
étudiées (plissements, failles…). Les géologues utilisent des photographies aériennes et des
images satellites puis vont sur le terrain examiner les affleurements. Ces derniers peuvent en
effet renseigner sur la structure en profondeur. Ensuite l'analyse en laboratoire d'échantillons
de roche prélevés permet de déterminer l'âge et la nature des sédiments afin de cerner les
zones les plus prometteuses. Cette étape représente 5 % du budget consacré à la prospection.

3
Chapitre I Généralités sur les énergies non renouvelables et renouvelables

• La géophysique ou l'étude des profondeurs :


Son objectif : donner le maximum d'informations pour que les forages soient entrepris
ensuite avec le maximum de chance de succès, Il s'agit essentiellement d'accumuler des
données sismiques riches en informations, grâce à une sorte d'"échographie" du sous-sol ou
"sismique réflexion". Ces données sont obtenues à l'aide de vibreurs pneumatiques (ou
autres) qui génèrent de mini-ébranlements du sous-sol. Les signaux recueillis en surface sont
traités par de puissants logiciels de calcul qui reconstituent l'image du sous-sol. Les pièges
possibles mis en évidence sont classés selon leur probabilité d'existence et leur volume
prévisionnel. Cette étape représente 15 % du budget consacré à la prospection.
• Vérification des hypothèses :
C'est l'étape du forage d'exploration qui seule permet de certifier la présence de pétrole.
On perce la roche à l'aide d'un trépan de terre comme elle présenté dans la Fig-I.1,
l'ensemble du matériel est manipulé à partir d'un mât de forage en mer qui doit être supporté
au-dessus de l'eau par une plateforme métallique spécialement conçue. Le coût du forage
d'exploration varie de 500 000 euros à 15 millions d'euros pour les puits en mer. Cette étape
qui dure de 2 à 6 mois est la plus lourde dans le budget d'exploration : 60 % en moyenne [3].

Figure I.1 : schéma présente les couches couvrant le pétrole

2.2- Le charbon :

Fortement associé à la révolution industrielle, le charbon apparaît souvent comme une


énergie du passé. Pourtant il reste la deuxième source d'énergie primaire utilisée dans le
monde et la première pour la génération d'électricité. Son principal atout réside dans le fait
qu'il offre des réserves abondantes et des prix plus stables que ceux du pétrole et du gaz.
Aujourd'hui, son utilisation s'est déplacée de l'Europe vers l'Asie, qui possède d'immenses

4
Chapitre I Généralités sur les énergies non renouvelables et renouvelables

réserves. Dans le contexte actuel de diversification énergétique, le charbon pourrait bien


trouver de nouveaux débouchés via la production de carburants de synthèse.
 À quoi sert le charbon aujourd'hui :
Essentiellement à fabriquer de l'électricité dans les centrales thermiques. Mais en France,
l'électricité étant majoritairement d'origine nucléaire, le charbon n'intervient qu'à hauteur de 5
%. En Allemagne, il représente 50 % de la production d'électricité, et pourrait encore
s'accroître avec l'arrêt programmé des centrales nucléaires. Le charbon est aussi utilisé de
manière importante dans la sidérurgie.
 Atouts et handicaps :
- Des progrès importants ont été réalisés afin de diminuer les émissions de polluants des
procédés utilisant du charbon (notamment de production d'électricité).
- Les réserves sont abondantes (200 années au rythme de production actuel) et bien réparties
géographiquement.
- Son utilisation est renchérie par la nécessité de respecter les normes environnementales.
- Le niveau élevé de CO2 émis lors de sa combustion le place derrière le pétrole, le gaz et le
nucléaire dans le cadre de la lutte contre le changement climatique.
- Son transport est coûteux et le risque humain associé à l'exploitation souterraine le pénalise
fortement.
 Son utilisation dans le monde :
Depuis 30 ans, le charbon a accompagné la croissance économique de l'Asie et
particulièrement de la Chine. C'est encore une source d'énergie stratégique dans les pays
émergents d'Asie-Pacifique ainsi qu'en Europe centrale où gaz et pétrole sont rares. Les pays
développés - notamment l'Amérique du Nord qui possède d'immenses réserves - travaillent
sur des utilisations plus propres et plus rentables. Les recherches sur sa gazéification et sa
transformation en carburants synthétiques lui ouvrent de nouvelles perspectives [2].

2.3- Le gaz naturel :


Comme le pétrole, le gaz naturel est une énergie fossile ou énergie primaire, ne résultant
pas de la transformation d'une autre énergie. Il se forme, lui aussi, à partir de la
décomposition d'organismes au fond des océans. Plus léger que le pétrole, c'est le plus léger
des hydrocarbures
Le constituant principal des gisements de gaz naturel est le méthane. Le méthane est un
hydrocarbure composé d'un atome de carbone et de quatre atomes d'hydrogène. Pour être
utilisable, le gaz naturel peut nécessiter un adoucissement (retrait de la majeure partie des
5
Chapitre I Généralités sur les énergies non renouvelables et renouvelables

composants acides, gaz carbonique et sulfure d'hydrogène essentiellement) et un


dégasolinage (retrait des fractions lourdes du gaz). Il doit dans tous les cas être déshydraté.
Toutes ces opérations visent à éliminer les impuretés présentes avec le gaz en sortie de puits.
Elles sont principalement liées à son bon rendement énergétique et à ses avantages
environnementaux : sa combustion n'émet pas de poussières, peu de dioxyde de soufre
(SO 2), peu d'oxyde d'azote (NO 2) et moins de dioxyde de carbone (CO2) que d'autres
énergies fossiles. De plus, on peut réduire le volume qu'il occupe en le liquéfiant.
Essentiellement composé de méthane, il est incolore et inodore, mais "odorisé" pour être
détectable [2].
Énergie jumelle du pétrole, son extraction suit des étapes similaires : observation de la
surface de la terre pouvant révéler sa présence, évaluation du sous-sol, évaluation sismique et
forage. Il est d'ailleurs fréquent de trouver du gaz naturel là où il y a du pétrole et
inversement. En raison des contraintes liées à son transport et en l'absence de marché captif,
la question essentielle, avant toute décision de mise en exploitation d'un nouveau gisement de
gaz, porte sur la disponibilité ou non d'un débouché pour les quantités qui seront produites.
Comme le pétrole, le gaz naturel peut être extrait en milieu terrestre ou marin.
Avant d'être livré au consommateur, il subit plusieurs étapes de transformation. Il est d'abord
extrait de la roche réservoir et transporté par canalisations jusqu'aux usines de traitement.
Ensuite, un système d'épuration permet d'éliminer des sous-produits (azote, gaz carbonique,
helium...) qui extraits avec le gaz mais non combustibles, réduisent son pouvoir calorifique,
ainsi que des composés corrosifs (soufre) néfastes aux infrastructures de transport Fig-I.2.

Figure I.2 : diagramme présente exploration et traitement du Gaz

I. 3-Energies renouvelables :
Une énergie renouvelable est une énergie exploitée par l’homme, de telle manière que
ses réserves ne s’épuisent pas. En d’autres termes, sa vitesse de formation doit être plus
grande que sa vitesse d’utilisation. Le caractère renouvelable d’une énergie dépend de la
6
Chapitre I Généralités sur les énergies non renouvelables et renouvelables

vitesse à laquelle la source se régénère, mais aussi de la vitesse à la quelle elle est
consommée. Le pétrole ainsi que tous les combustibles fossiles ne sont pas des énergies
renouvelables, les ressources étant consommées à une vitesse bien supérieure à la vitesse à la
quelle ces ressources sont naturellement crées. Ce sont les énergies de l’avenir, aujourd’hui,
elles sont sous exploitées par rapport à leur potentiel. Ainsi, les énergies renouvelables
couvrent seulement 20% de la consommation mondiale d’électricité [4].

En utilisant les énergies renouvelables, on lutte contre l’effet de serre, en réduisant


notamment les rejets de gaz carbonique dans l’atmosphère. En développement dans le monde
entier, les énergies renouvelables permettent de gérer de façon intelligente les ressources
locales et de crée er des emplois. On qualifie les énergies renouvelables d’énergies « flux »
par opposition aux énergies »stock », elles-mêmes constituées de gisements limités de
combustibles fossiles : pétrole, charbon, gaz, uranium.

3.1-Différentes types de l’énergie renouvelable :

Il existe 5 familles d’énergies renouvelables :

 Energie éolienne, Energie solaire, Energie géothermique, Energie hydraulique, Energie


de la biomasse.

3.1.1-Energie éolienne :

Le nom devient du nom du dieu grec, le dieu de tout les vents ,elle est exploitée dès
l’Antiquité par des bateaux à voile et des moulins à vent pour la meunerie et l’irrigation le
moulin moderne, le vent fait tourner les pales qui fait relié à un arbre de transmission, avec
un système dés enclenchement en cas de problème, qui transfère la rotation à la turbine qui
permet de transformer l’énergie mécanique (rotation)en énergie électrique stockable. Un
disque de freinage permet de ralentir les pales si le vent est trop fort pour maximiser
l’énergie, Les aérogénérateurs, mis en mouvement par le vent Fig-I.3, fabriquent des dizaines
de millions de mégawatheures.

Utile dans les sites isolés, cette électricité alimente aussi les grands réseaux de
distribution.les éoliennes mécaniques servent à pomper de l’eau dans de nombreux pays.la
petite hydroélectricité :elle désigne les centrales ne dépassant pas 10MW de puissance. Des
turbines installées sur les cours d’eau utilisent la force motrice des chutes pour générer de
l’électricité. Celle –ci est injectée dans le réseau ou alimente des sites qui n’y sont pas

7
Chapitre I Généralités sur les énergies non renouvelables et renouvelables

raccordés.les petites centrales avec les grands barrages et les usines marémotrices forment la
filière hydraulique, deuxième source d’énergie renouvelable dans le monde [4].

Figure I. 3: principe de fonctionnement de l’éolienne

 Avantage et désavantages énergie éolienne :

 les éoliennes produisent une énergie variable dans le temps, le cas à axe de rotation
horizontal, elles ne peuvent exploiter tous les vents, l’énergie éolienne doit être utilisée en
complément d’une autre source d’énergie.

 Certains rapproche aux champs d’éoliennes d’être inesthétiques et de ne pas s’intégrer


dans le paysage.

 Les nuisances sonores, on a 2 types : le premier est due au sifflement produit lors du
passage de l’air dans les hélices, la deuxième au grincement engendré par la rotation des
différents éléments mécaniques.il est recommandé de ne pas installer d’éoliennes à moins de
300m des habitations.

 Les éolienne surtout 1 génération, interférent avec les ondes électromagnétiques (radio,
télévision, télécommunications).

 Les pales d’éoliennes représentent un danger pour les oiseaux lorsqu’elles sont en
rotation [7].

8
Chapitre I Généralités sur les énergies non renouvelables et renouvelables

3.1.2-Energie solaire :

L’énergie solaire utilisée directement par l’homme pour s’éclairer (fenêtres, puits de
lumière) ; dans l’antiquité, la concentration de rayons solaires à l’aide de miroirs en bronze
permet déjà de chauffer des fours à haute température. L’effet photovoltaïque, consistant à
convertir la lumière en électricité, a été découvert dès 1839 par Becquerel, le potentiel de
cette source d’énergie est donc immense. Le rayonnement désigne l’ensemble des ondes
électromagnétiques émises par le soleil .Il se compose donc d’ultraviolets, de la lumière
visible, mais également d’ondes radio en plus de rayons cosmiques.

Il existe trois types d’énergie solaire : photovoltaïque, thermique et thermodynamique.


Cette énergie renouvelable peut aussi permettre à un foyer de produire de l’eau chaude grâce
à une chauve eau solaire [5].

Énergie solaire thermique est le résultat de la transformation en énergie thermique


(chaleur) du rayonnement solaire permettra de chauffer de l’air ou de l’eau grâce à des
capteurs solaires, les couts de consommation d’énergie peuvent être réduits de 50%.
L’énergie solaire basse température et l’énergie solaire haute température a basse température
plus utilisée pour le chauffage de l’eau sanitaire ou d’une pièce les rayonnements captés par
des capteurs thermique vitrés qui le transmettront à des absobateurs métalliques. Qui
réchauffant un fluides thermique caloporteur traversant un tuyau en cuivre.

L’énergie a haute température utilisée pour les centrales solaires thermodynamiques, les
cheminées fors solaires à concentration.une haute températures entre 400 et 1000 °C
produira une vapeur qui alimentera une turbine qui va alimenter un générateur qui va
produire l’électricité.

Energie solaire thermique pour le chauffage de l’eau utilisée dans le cadre d’un système
de chauffe eau solaire composé de capteurs solaires capter les rayons solaires réservoirs de
stockage d’eau chaude unité de pompage pour transporter le fluide caloripteur contrôleur
pour actionner l’ouverture et la fermeture de l’unité de pompage mélange anti gel protection
contre le gel lors des basses températures finalement un dispositifs de sécurité lors du sur
chauffage des circuits du système solaire.

9
Chapitre I Généralités sur les énergies non renouvelables et renouvelables

L’énergie solaire progresse, le photovoltaïque consiste à utiliser les photons de la


lumière pour créer de l’électricité. Sur chaque panneau solaire, il y a des cellules
photovoltaïques Fig-I.4.

Le principe est que le panneau est recouvert de matière semi-conductrice encastré dans un
conducteur (métal). Le semi-conducteur est l'élément photovoltaïque : c'est lui qui
"transforme" la lumière en énergie. Le métal lui conduit l'électricité produite vers l'usine de
stockage [8].

Figure I.4:schéma des panneaux photovoltaïques

 Avantages et inconvénients de l’énergie solaire :

Le solaire, une énergie renouvelable qui comporte des avantages…

 Energie inépuisable et non polluante.

 Energie propre et ne dégage pas de gaz à effet de serre.

 Les panneaux solaire une fois installés demandent très peu d’entretien et l’énergie est
produite sans action de l’homme.

 L’énergie solaire thermique produit un rendement élevé et après retour sur


investissement, elle permet d’avoir de l’eau chaude gratuitement ; elle permet également de
produire 50% de l’énergie de chauffage utile à une habitation.

10
Chapitre I Généralités sur les énergies non renouvelables et renouvelables

 L’énergie solaire thermique permet d’assurer une partie des besoins en eau chaude
sanitaire et en chauffage , l’installation des panneaux solaires thermiques permet de réaliser
des économies conséquentes , les frais de maintenance sont relativement faibles.

Mais aussi des inconvénients.

Le cout d’investissement, le prix d’installation des panneaux élevé, ainsi que leur
disposition n’est pas possible pour toutes les habitations car les panneaux solaire doivent être
orientés plein sud.

 des déchets toxiques :cuivre,chrome,sillicium,cadmium et tellure. Le rendement des


panneaux photovoltaïques sont encore faibles et de l’ordre de 20% pour les meilleurs.

 La durée de vie d’une installation photovoltaïque de l’ordre de 20 à 30 ans. Le


rendement des cellules photovoltaïques diminue avec le temps une perte de rendement de
1% par an .les panneaux solaires contiennent.

 L’énergie solaire n’est pas compétitive lorsqu’il s’agit de production importante


d’énergie.

3.1.3-Energie hydraulique :

A pour principe de créer de l’énergie a base du mouvement de l’eau que ce soit les
marées, les cours d’eau ou les chutes d’eau; la force de l’eau est utilisée depuis plus 2000ans
avec les moulins et les bateaux à aubes. Pendant le 19e siècle l’énergie hydraulique était
utilisée dans des moulins à eau pour faire directement tourner d’autres roues afin de produire
de l’électricité.

L’hydroélectricité appelée « houille blanche » est la source d’énergie la plus exploitée


car elle représente 19% de la production mondiale d’électricité. Lorsque l’énergie
hydroélectrique sert à produire de l’électricité, elle est convertie en énergie hydrique par une
centrale hydroélectrique, une centrale marémotrice (utilisant l’énergie des marées) ou une
hydrolienne (utilisant l’énergie des courant marins) [6].

IL existe deux grands types d’énergie hydraulique : l’énergie marines (énergie des
vagues, des courants marins, des marées..) et l’énergie hydraulique provenant du débit d’un
cours d’eau(les barrages) Fig-I.5 ou de la hauteur d’une chute d’eau.

11
Chapitre I Généralités sur les énergies non renouvelables et renouvelables

 Une installation exploite l’énergie hydraulique est composée :

 D’une turbine ; élément métallique qui fera des rotations sous l’action du mouvement

De l’eau.

 D’un régulateur du débit pour maintenir le flux d’eau aussi constant que possible.

 D’une génératrice afin de convertir le mouvement cinétique de la turbine en électricité.

Maintenant ils utilisent des barrages pour créer de l’énergie, Le barrage contient un
tuyau menant à l’usine hydroélectrique avec une turbine, Ce courant est maximisé par la
pression de l’eau du à la grande quantité d’eau qui doit passer dans le tuyau. Pour maximiser
l’énergie ; l’eau est distribué à plusieurs turbines dans une usine.

Figure I.5:schéma d’une turbine horizontale dite à bulbe

 Avantages et inconvénients de l’énergie hydraulique :

L’hydroélectricité étant une énergie écologique et inépuisable et comme une source


renouvelable dans son ensemble positive Sur le plan mondial, l’Asie représente 27% de la
production totale d’hydroélectricité ; la Chine en est le plus gros producteur, devant le Brésil,
le Canada et les Etats –Unis.

16% comme la part de l’énergie hydraulique dans la production électrique mondiale.il s’agit
de la troisième source d’énergie.

12
Chapitre I Généralités sur les énergies non renouvelables et renouvelables

la plus utilisée pour produire de l’électricité, derrière le charbon (40%) et le gaz (19%), mais
devant le nucléaire (15%).

 Elle ne rejette pas de polluants (pas de CO2 et ne génère pas de déchets toxiques) dans
les sources d’eau et l’eau rejetée après être passée par les turbines conserve les mêmes
qualités chimiques et physiques.

 Son système de production d’électricité est lune des plus souples et des plus rentables,
modelable il est possible de stocker l’hydroélectricité et donc son utilisation peu être modérée
en fonction de la demande.

 Inconvénients :

 La construction des barrages détruit et changer les écosystèmes.

 L’installation de centrales hydroélectrique entraine d’importants déplacements de


population et disparition de surfaces agricoles ;la construction des trois gorges en chine a
entrainé le déplacement d’un million de personnes.

 L’installation d’une centrale hydroélectrique est très couteuse et doit répondre à un


cahier des charges très contraignant (résistance aux crues et aux séismes, études d’impact
environnemental..).

3 .1.4 -Energie géothermique :

L’étymologie de la géothermie (géo-thermie) vient du grec avec « géo » qui veut dire
« terre » et « thermie » qui veut dire « chaud » donc la chaleur de la terre. Cette énergie
utilise la haleur du sous-sol. Avec une température moyenne ou faible, on chauffe des locaux
alors qu’une température élevée permet de produire de l’électricité par vapeur interposée.

La chaleur de la terre provient de la désintégration d’élément radioactifs présents dans les


roches et du noyau terrestre Fig-I.6 qui génèrent un flux de chaleur vers la surface. Plus la
profondeur est grande, plus la chaleur est élevée, augmentant en moyenne de 3°C tous les
100mètres. Mais ce gradient géothermique peut être beaucoup plus élevé dans certaines
configurations géologiques particulières.

Certaines formations géologiques du sous –sol recèlent naturellement des aquifères dont
les eaux (et/ou la vapeur selon les conditions de température et de pression) sont le vecteur de
l’énergie thermique.la géothermie très basse énergie exploite des réservoirs situés à moins de
100mètres et dont les eaux ont une température inférieur à 30°C [4].
13
Chapitre I Généralités sur les énergies non renouvelables et renouvelables

Figure I.6 : schéma de géothermie a haute énergie

On l’utilise pour le chauffage et ou la climatisation, via une pompe à chaleur.la géothermie


basse énergie s’appuie, sur des aquifères à des températures comprises entre 30° et 100°C on
l’exploite.la géothermie moyenne énergie et haute énergie (jusqu’à 250°C) est utilisée pour
produire de l’électricité, au moyen de turbines. Elle est aujourd’hui exploitée dans le monde à
hauteur de près de 8000MWe, dont 42%en Amérique et 38%en Asie.

 Avantages et inconvénients de l’énergie géothermie :

La géothermie est la seule source d’énergie renouvelable qui s’adresse aux deux grandes
filières énergétiques : production d’électricité et production de chaleur.

 Régulière, avec une disponibilité moyenne de 80%, et non-polluante.et elle atteint un


niveau de maturité technique et commerciale qui lui permet de rivaliser sans complexe avec
les autres énergies renouvelables.

 Son utilisation ne laisse aucuns déchets.

 Elle n’a pas besoins d’un espace de stockage comme les cuves à fiole, ce type
d’installation est réversible, il peut remplacer la climatisation en produisant du froid.

 La géothermie es une énergie produite et disponible à domicile pour les particuliers.

 La géothermie est disponible sur l’ensemble de la planète évitant les conflits.

La géothermie a aussi des inconvénients

 Etre équiper d’une installation, le prix est asse onéreux.

 La géothermie est utilisée sous différentes formes, si elle est utilisée sous la forme d’eau
directement ou de chaleur, elle dégage de faible vapeur de soufres.

14
Chapitre I Généralités sur les énergies non renouvelables et renouvelables

 Accorder le type de géothermie avec le terrain. En effet si l’on dispose d’un captage
horizontal sur un certain non approprié cela peut provoquer des affaissements de terrain.

 Si la terre est trop faible en calorie, l’installation géothermique pourra empêcher les
plantations de pousser.

3.1.5-Energie de la biomasse :

La biomasse désigne l’ensemble des matériaux d’origine biologiques qui sont utilisés en
tant que combustibles pour produire des sources d’énergie telles que l’électricité, la chaleur
ou les carburants. L’idée d’utiliser du bois comme source d’énergie depuis la préhistoire nos
ancêtres se servait du feu pour se chauffer et s’alimenter ; encore aujourd’hui elle est la
première source de chaleur au monde, notamment les pays d’Afrique ou elle représente
80%de la consommation énergétique, Un peu reléguée au second plan au XXe siècle dans les
pays occidentaux avec l’émergence du pétrole, la biomasse revient en force en proposant une
alternative intéressante aux énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz).Elle permet ainsi de se
chauffer, de produire de l’électricité, de se déplacer avec les biocarburants et même de
concevoir des produits bioplastique. Parmi les constituants da biomasse on peut retrouver:

 La biomasse lignocellulosique dont la valorisation se fait par des procédés


appelés »conversions thermochimiques » et qui regroupe entre autres les résidus verts, le
bois, la paille, le fourrage et la bagasse de canna à sucre [8].

 La biomasse à glucide dont la valorisation se fait pas conversions biologiques


(distillation, fermentation)et qui regroupe entre autres les cannes à sucre, les betteraves
sucrières et les céréales.

 La biomasse oléagineuse qui peut être utilisée en tant que carburant et qui regroupe les
substances riches en lipides telles que le palmier à huile ou le colza.

L’énergie de la biomasse désigne l’ensemble des énergies qui proviennent de la dégradation


des matières organiques. On peut distinguer :

 L’énergie de la biomasse pas la combustion du bois et des déchets organiques peu etre
utilisée directement ou pour la production d’électricité. Elle est libérée sous forme de gaz de
bois ou sous forme de chaleur par l’intermédiaire de la combustion. Le bois reste l’une des
meilleures sources d’énergie pour se chauffer et il a l’avantage d’avoir un bilan carbone nul.
Le bois se présente sous trois formes : le bois déchiqueté en plaquettes, le granulé et la buche
traditionnelle.

15
Chapitre I Généralités sur les énergies non renouvelables et renouvelables

 L’énergie de la biomasse sous forme de biogaz qui désigne les effluents gazeux
provenant de la fermentation de matières organiques que l’on peut retrouver par exemple
dans les stations d’épuration ou les décharges. Le biogaz est du méthane sa combustion
produit de l’électricité et de la vapeur.

 L’énergie de la biomasse sous forme de biocarburant on appelle agrocarburant est un


carburant issu de la transformation en énergie des matériaux organiques renouvelables.les
principaux biocarburants sont l’éthanol et le biodiesel(ou ester méthylique d’huile végétale
,EMHV),l’éthanol, et son dérivé, l’éthyl-tertio-butylether, l’ETBE sont les plus courants.ils
sont mélangés à de l’essence ou à du gazole.ils proviennent de plantes
cultivées(colza,betteraves,mais,blé..)la nouvelle génération de biocarburant consiste en la
production d’hydrogène avec des micro-organismes [9].

 Utilisation de la biomasse :

1. Les chaufferies bois : des usines qui brulent le bois pour produire de la chaleur et ou de
l’électricité, comportent une chaudière et un silo de stockage du combustible.les fumées
produites lors de la combustion sont évacuées par réseau de canalisations enterrées et isolées
distribue la chaleur vers les différents bâtiments ou turbine.

2. Usine d’incinération de déchets : à partir de l’incinération des déchets on produit de la


chaleur et de l’électricité.

3. Production de biogaz par méthanisation : la méthanisation est processus de fermentation


de la matière organique dans un milieu dépourvu d’oxygène (anaérobie).

Cette réaction produit du biogaz, composé de méthane(CH4) (entre 50% à 70%et de dioxyde
de carbone(CO2).ces deux gaz étant inflammables, il suffit dons de bruler le biogaz pour
produire de la chaleur et ou de l’électricité [10].

 Avantages et inconvénients de l’énergie de la biomasse :

 L’incération technique intéressante ; elle permet de tirer le meilleur parti du contenu


énergétique des déchets en produisant de la chaleur et/ou d’être transformée en électricité elle
permet de diminuer le volume des déchets 90% et leur masse 70%.

 La méthanisation et l’utilisation de biogaz permettent de réduire le volume de déchets.


réduire les émissions de gaz a effet de serre en valorisant le méthane dégagé lors de la
décomposition des déchets et en équilibre le bilan du CO2 (dégagé par la combustion
compensé par l’absorption lors de la croissance des végétaux.)

16
Chapitre I Généralités sur les énergies non renouvelables et renouvelables

 La valorisation énergétique la plus intéressante dans le domaine de la biomasse est celle


du bois, par une bonne gestion c’est une source renouvelable dont le prix varie peu et dont le
cout est très compétitif.et sa valorisation une source de création d’emplois.

 Les biocarburants seconde génération leur bilan en gaz à effet de serre meilleur et ne
entre pas en concurrence avec les cultures alimentaires ; plus futuriste encore, les
biocarburants produits à partir d’algues microscopiques (biocarburant de 3ieme génération
qui produisent naturellement des hydrocarbures

L’inconvénient, la production des biocarburants pose certains problèmes, notamment

 Le recours intensif à la biomasse entrainerait des impacts négatifs sur l’environnement;


déforestations érosions des sols, pollution des sols et des eaux.

 Changement de culture des terres lors de la fabrication des biocarburants ; le bilan de


gaz a effet de serre des biocarburants négatif, les cultures de ces plantes peut entrer en
concurrence avec la production alimentaire.

17
Chapitre II

Biomasse et le bioéthanol
Chapitre II Biomasse et le bioéthanol

II.1- Introduction :

L’intérêt pour le développement des ressources énergétiques renouvelables s’est


intensifié au cours des dernières années avec la croissance des préoccupations
environnementales et la hausse vertigineuse du prix des carburants fossiles. À ce titre, les
carburants utilisés dans le secteur des transports constituent une des cibles privilégiées
puisqu’il s’agit d’un des plus grands postes de consommation de l’énergie fossile. L’éthanol
fabriqué à partir des sucres fermentescibles contenus dans les végétaux est un biocarburant
qui présente un grand potentiel comme substitut à l’essence. S’il est utilisé depuis de
nombreuses années au Brésil, son utilisation est toutefois beaucoup plus récente en Amérique
du Nord et dans le reste du monde occidental. Sa fabrication à partir de plantes autrement
destinées à la production d’aliments (maïs et céréales) soulève toutefois de grands enjeux
environnementaux et économiques .Devant l’importance de ces enjeux est née la nécessité de
développer des technologies permettant de produire de l’éthanol à partir d’autres types de
matière première, dont la matière cellulosique. C’est dans cette optique que le gouvernement
du Québec a annoncé, en 2007, son intention de favoriser le développement de la filière de
l’éthanol cellulosique plutôt que de l’éthanol produit à partir de maïs ou de céréales [14].

II.2- Le maïs :
Le maïs (Zea mays L.) est une plante tropicale herbacée annuelle de la famille des
Poacées (graminées), largement cultivé et ses grains riches en amidon. La culture du maïs est
considérée comme vivrière et manuelle à partir de variétés traditionnelles en Afrique
subsaharienne alors qu'elle représente une culture intensive mécanisée hautement productive
dans les pays tempérés industrialisés. La croissance et le développement de la plante de maïs
est présenté dans la Fig-II.1, cette plante a des racines adventives, et parfois des tiges
secondaires, puis la coléoptile perce le sol et s'ouvre en libérant les premières feuilles. À partir
de ce stade, le jeune plant de maïs devient progressivement autotrophe.

Le maïs est une plante «en C4» qui réalise la photosynthèse d'une façon plus efficace
que les plantes «en C3». Le rendement de la photosynthèse chez le maïs est de l'ordre de 5 à 6
% dans les meilleures conditions expérimentales. Le rendement dépend des conditions
climatiques, ensoleillement et température et de l'indice foliaire. Cet indice qui correspond au
rapport de la surface des feuilles à celle du sol traduit la capacité de la plante d'intercepter le
rayonnement solaire [3].

19
Chapitre II Biomasse et le bioéthanol

Figure II.1 : Structure et développement de la plante du maïs

2.1- les compostions du maïs :

Il existe de nombreuses données sur la composition chimique du maïs. Bon nombre


d'études ont été entreprises pour comprendre et évaluer les effets que peut avoir sur la
composition chimique la structure génétique des variétés relativement nombreuses de maïs
dont on dispose, ainsi que les effets des facteurs environnementaux et des pratiques culturales
sur les constituants chimiques et la valeur nutritionnelle du grain de maïs et de ses parties
anatomiques. La composition chimique après transformation en vue de la consommation est
un aspect important de la valeur nutritive, elle est affectée par la structure physique du grain,
par des facteurs génétiques et environnementaux, par la transformation et autres maillons de
la chaîne alimentaire.

Comme l'indique dans le Tab-II.1, la composition chimique des principales parties du


grain de maïs présente des différences importantes. Le tégument séminal ou péricarpe se
caractérise par une forte teneur en fibres brutes environ 87 pour cent, constituées
principalement d'hémicellulose (67 pour cent) de cellulose (23 pour cent) et de lignine (0,1

20
Chapitre II Biomasse et le bioéthanol

pour cent) (Burge et Duensing, 1989). D’autre part, l'albumen présente une haute teneur en
amidon (87,6 pour cent) et des niveaux de protéines d'environ 8 pour cent. La teneur en
graisses brutes de l'albumen est relativement faible. Enfin, le germe se caractérise par une
forte teneur en graisses brutes, de 33 pour cent en moyenne; il a également une teneur
relativement élevée en protéines (18,4 pour cent) et en sels minéraux [12].

Tableau II.1 : Composition chimique approchée des principales parties des grains de
maïs

 Les principaux éléments du maïs :

a)Amidon : Le principal composant chimique du grain de maïs est l'amidon, qui constitue de
72 à 73 pour cent de son poids. Les autres glucides sont des sucres simples présents sous
forme de glucose, de saccharose et de fructose dans des proportions variant de1à 3 pour cent
du grain. L'amidon du maïs est constitué de deux polymères du glucose, l'amylose, polymère
linéaire, et l'amylopectine, composée également d'unités de glucose sous forme ramifiée. La
composition de l'amidon du maïs est génétiquement déterminée. Dans les macs communs,
qu'il soit à albumen denté ou vitreux, les teneurs en amylose et en amylopectine sont
respectivement de 25 à 30 pour cent et de 70 à 75 pour cent de l'amidon. Le maïs cireux
contient un amidon, constitué à 100 pour cent d'amylopectine. Un mutant de l'albumen,
nommé amylose-extender induit une augmentation de la proportion d'amylose de l'amidon
pouvant atteindre 50 pour cent et davantage. D'autres gènes, seuls ou combinés, peuvent aussi
modifier la proportion entre l'amylose et l'amylopectine dans l'amidon de maïs.

b) Protéines : Après l'amidon, le composant chimique le plus important du grain est constitué
par les protéines. Dans les variétés courantes, la teneur en protéines varie d'environ 8 à11 pour
cent du poids du grain. La plus grande partie des protéines se trouve dans l'albumen. Les

21
Chapitre II Biomasse et le bioéthanol

protéines des grains de maïs ont fait l'objet d'études très nombreuses, Selon Landry et
Moreaux ( 1970, 1982), elles sont composées d'au moins cinq fractions différentes. Selon eux,
les albumines, les globulines et l'azote non protéique représentent environ 18 pour cent de
l'azote total, selon une distribution de 7 pour cent, 5 pour cent et 6 pour cent, respectivement.
La fraction prolamine soluble dans l'isopropanol à 55 pour cent et l'isopropanol additionné de
mercaptoéthanol (ME) fournit 52 pour cent de1'azote du grain. La prolamine 1 ou la zéine 1
soluble dans l'isopropanol à 55 pour cent se trouve à la concentration la plus forte, soit 42
pour cent environ, 10 pour cent étant fournis par la prolamine 2 ou la zéine 2. Une solution
alcaline de pH 10 avec 0,6 pour cent de mercaptoéthanol permet d'extraire la fraction
glutéline 2, à raison de 8 pour cent environ, tandis que la glutéline 3 est extraite avec le même
tampon que ci-dessus au moyen de dodécylsulfate de sodium à 0,5 pour cent, à raison de 17
pour cent pour une teneur totale en globuline de 25 pour cent des protéines du grain. On
retrouve généralement une petite quantité, environ 5 pour cent, d'azote résiduel [10].

2.2- Culturations des maïs :

Annuellement, le maïs est la céréale la plus produite dans le monde avec environ 850
millions de tonnes produites sur approximativement 162 millions d’hectares, soit un
rendement moyen de 5.2 t/ha (tonne par hectares).

La majeure partie est récoltée sous forme de maïs grain. Dans les régions les plus
tempérées, c’est l’ensilage de la plante entière au stade laiteux-pâteux qui permet de sécuriser
un rendement en vert autour de 50 t/ha à une teneur en matière sèche de 28-30 %. Aux USA
90 % de la récolte est réalisée en grain alors qu’en Europe la répartition est
d’approximativement 50 % / 50 %.

Grain ou fourrage, le maïs fournit l’une des meilleures sources d’énergie pour le bétail,
apportant plus de lipides que le blé ou l’orge mais avec des teneurs en protéines plus faibles.
Les coproduits de la production de bioéthanol de maïs constituent une intéressante source
alternative d’énergie et d’acides aminés pour les animaux.

Le maïs constitue l’aliment de base dans de nombreuses régions du monde et nourrit


près de 1.2 milliards d’êtres humains, principalement en Amérique latine et en Afrique. Sous
forme de farine, le maïs est consommé dans des bouillies ou des galettes et représente de 15 à

22
Chapitre II Biomasse et le bioéthanol

20 % des calories journalières dans plus de vingt pays en voie de développement. Sur les
autres continents, seuls 2 à 3 % de la production sont utilisés directement [14].

2.2.1-Types des maïs:

La classification en groupes, considérée comme artificielle, a été remplacée au cours


des soixante dernières années par des classifications multicritères faisant appel à beaucoup
d’autres données [3].

Les données agronomiques ont été complétées par des caractéristiques botaniques
pour constituer une robuste classification initiale, puis des données génétiques, cytologiques
,et d’autres liées aux protéines et à l’ADN, ont été ajoutées. On a désormais diverses
catégories : formes (peu employées), races, complexes raciaux et plus récemment branches.
Les analyses génétiques ont prouvé qu'à partir de la téosinte d'origine apparue en Amérique
du Sud, 4 populations distinctes se sont formées :

1. les maïs des Andes (Bolivie, Pérou, Équateur),


2. les maïs des plaines tropicales (Haïti, Cuba, Guatemala, Colombie, Brésil, Venezuela,
plaines du Mexique),
3. les maïs des montagnes mexicaines
4. les maïs d'Amérique du Nord divisés en deux grands groupes :

Robert Bird et Major Goodman, en 1977, reconnaissent 14 complexes raciaux, combinant


caractères morphologiques et données statistiques, identifiés à partir de 20 000 populations de
maïs américain :

Maïs conique , Maïs dentés des Caraïbes, Pop-corn du Sud,, Maïs sucrés du Nord de
l’Amérique du Sud, Maïs farineux des Terres basses, Groupe Chapalote,, Groupe du Nord-
Ouest de l’Amérique du Sud, Groupe du Sud de l’Amérique du Sud, Maïs cornés du Sud des
Andes, Complexe des Andes centrale, Maïs dentés blancs modernes du Sud, Groupe Cuzco,
Groupe Hamahuaco, Groupe Cravos.

23
Chapitre II Biomasse et le bioéthanol

2.2.2- tout ce que l’on obtenir à partir d’un maïs:


Le maïs est une matière première de choix pour l’industrie agroalimentaire qui l’utilise dans
la préparation de nombreux produits
Alimentaires transformés.
Il fournit différentes matières premières pour l’industrie agro-alimentaire :
 l’amidon aux applications variées,
 le sirop de maïs issu de l’amidon hydrolysé, riche en fructose ou en maltose, utilisé
comme sucrant, épaississant et humectant,
 l’huile extraite du germe de maïs, riche en acides gras mono et poly insaturés, utilisée
comme huile de friture et pour la fabrication de margarines
 le malte de maïs, après fermentation, entre dans la fabrication de boissons alcoolisées
telles que certaines bières et le bourbon.
 Maïs et bioénergie :

Une part croissante de la sole mondiale de maïs est dorénavant utilisée à des fins
énergétiques pour la production de biogaz et majoritairement de bioéthanol.

 Production de bioéthanol :

Un hectare de maïs produit 36 hl de bioéthanol incorporés dans l’essence et 3 tonnes de


drêches valorisées en alimentation animale. En moyenne, 1 tonne de maïs fournit 64 l de
bioéthanol. Près de 40 % de la sole américaine de maïs sont utilisés pour produire du
bioéthanol soit 130 millions de tonnes pour 53 milliards de litre d’éthanol.
Le procédé par voie humide sépare les composants et valorise les coproduits : germe,
gluten, fibre. Seul l’amidon est utilisé dans le processus de fermentation alcoolique.
Les utilisations du maïs sont multiples :

papier et carton, plastiques et résines, colles et peinture, pharmacie et santé, détergents,


additifs dans les fonderies, l’industrie minière et le bâtiment.

2.3- anatomie d’un maïs :

Les grains de maïs se développent sur l'inflorescence femelle, appelée épi, par
accumulation des produits de la photosynthèse, absorption par les racines et métabolisme du
plant de maïs. L'épi peut contenir de 300 à 1000 grains, selon le nombre de rangées, le
diamètre et la longueur de la rafle. Le poids des grains est souvent assez variable,il peut aller
d'environ 19 à 40 g pour 100 grains. Pendant la récolte, les épis de maïs sont enlevés à la main
24
Chapitre II Biomasse et le bioéthanol

ou mécaniquement. Les spathes qui recouvrent l'épi sont d'abord arrachées, puis les grains
sont séparés à la main ou, le plus souvent, à la machine.

Tableau II.2 : Distribution en poids des principales parties du grain

II.3- les bioéthanol (artificielles et naturels) du point du vue général :

De façon analogue à la production des boissons alcooliques, qui est normalement


réalisée de diverses manières, la production de biocarburants à base de matières premières
végétales peut être effectuée à l´aide de solutions technologiques distinctes, ayant chacune
leurs avantages et inconvénients, Parmi ces filières énergétiques utilisant l´énergie solaire, le
bioéthanol se distingue, clairement, par le fait d´être l´alternative la plus mûre et d’insertion
effective dans les modèles énergétiques de divers pays.

En 2006, le bioéthanol a représenté une offre énergétique égale à près de 3% de la


demande mondiale d´essence et plus de dix fois supérieure à la production de biodiesel sur la
même période.

La production de bioéthanol pour les matières premières et technologies principales.


Pour chaque cas est offerte une vision panoramique des étapes agricole et industrielle, en
indiquant leurs conditions de mise en ouvre et leurs niveaux de productivité actuels et futurs.
Ainsi, seront successivement détaillés les systèmes de production de bioéthanol de maïs, qui
représentent une grande partie de la production mondiale comme il est présenté dans le Tab-
II.3 à base d´autres matières premières, comme le manioc, le blé, la betterave et le sorgho.,
parmi lesquelles se trouvent l’efficience globale dans l´utilisation de ressources naturelles (y
compris l´énergie) pour la conversion de l´énergie solaire en biocarburant et l´émission
associée de gaz à effet de serre par unité énergétique disponible. le bioéthanol peut être
produit à partir de n´importe quelle biomasse contenant des quantités significatives d´amidon

25
Chapitre II Biomasse et le bioéthanol

ou de sucres. Actuellement, il y a une légère prédominance de la production à base de


matériaux amylacés (53% du total), comme le maïs, le blé et d´autres céréales et grains. Dans
ces cas, la technologie de conversion commence généralement par la séparation, le nettoyage
et la mouture du grain. La mouture peut être humide, quand le grain est imbibé et fractionné
avant la conversion de l´amidon en sucre (voie humide), ou sèche, quand cela se fait durant le
processus de conversion (voie sèche). Dans les deux cas, l´amidon est converti typiquement
en sucres au moyen d´un processus enzymatique à haute température. Les sucres libérés
seront alors fermentés par des levures et le liquide résultant sera distillé pour la séparation du
bioéthanol. En plus du bioéthanol, ces processus engendrent généralement divers coproduits,
qui varient selon la biomasse utilisée [15].

Tableau II.3 : Tableau montre différents caractéristiques des biocarburants

Considérant la production à base de sucres, comme c´est le cas de la canne et de la


betterave, le processus est plus simple et comprend une étape en moins, puisque les sucres
sont disponibles dans la biomasse. Normalement, le processus se base sur l´extraction des
sucres (au moyen de la mouture ou de la diffusion), qui peuvent être soumis directement à une
fermentation. Après la fermentation, le liquide est distillé, comme dans le cas de la production
à base d´amidon. Résume les solutions technologiques pour la production de bioéthanol, en
tenant compte des différentes matières premières d´intérêt. La production de bioéthanol à
partir de cellulose en est encore au niveau du laboratoire et des usines-pilote, sans poids réel
26
Chapitre II Biomasse et le bioéthanol

dans le contexte énergétique actuel et avec des obstacles technologiques et économiques à


surmonter [16].

Une comparaison entre les différentes solutions pour la production de bioéthanol, qui
met en évidence de grands écarts entre les indices de productivité par unité de terrain cultivé.
Ces résultats correspondent à des cultures en situation de bonne productivité, qui dans certains
cas peuvent exiger une utilisation élevée d´intrants. Ils ont été tirés de la littérature [CPC
(2008)] et modifiés pour la cas de la canne et du sorgho. Les technologies industrielles
implicites dans ce graphique, pour la conversion de sucres et d´amidon en bioéthanol, peuvent
être considérées mûres et disponibles, sauf celles relatives à l´hydrolyse de matériaux présenté
dans la Fig-II.2 lignocellulosiques, actuellement en développement, adoptées pour l´obtention
de bioéthanol de la partie cellulosique de la canne. Pour la canne, il a été considéré dans le
Graphique 8 une production de 80 tonnes de canne par hectare, une productivité de 85 litres
de bioéthanol par tonne de canne traitée, l´utilisation de 30% de la bagasse disponible et de la
moitié de la paille, convertie en bioéthanol à raison de 400 litres par tonne de biomasse
cellulosique sèche.

Figure II.2 : Productivité moyenne de l´éthanol par surface pour différentes cultures

3.1- définition de bioéthanol :

Le bioéthanol ou agro-éthanol est un biocarburant utilisé dans les moteurs à essence. Le


terme bioéthanol est un amalgame entre le préfixe bio du grec bios, vie, vivant et du terme
éthanol. Le préfixe bio indique que l'éthanol est produit à partir de matière organique

27
Chapitre II Biomasse et le bioéthanol

(biomasse) et n'a pas de lien avec le terme « bio » parfois utilisé pour désigner l'agriculture
biologique. Le préfixe « bio » est donc contesté dans certains pays francophones. Il s'agit d'un
vecteur énergétique issu de l’agriculture, ou des déchets de l'industrie forestière1, et
appartenant à la famille des énergies renouvelables.

Les végétaux contenant du saccharose (betterave, canne à sucre…) ou de l’amidon


(blé, maïs…) peuvent être transformés pour donner du bioéthanol, obtenu par fermentation du
sucre extrait de la plante sucrière ou par hydrolyse enzymatiques de l’amidon contenu dans
les céréales. On parle généralement de filière « sucre » pour désigner cette filière de
production du « bioéthanol ».

Cet éthanol d’origine végétale n’est rien d’autre que de l’alcool éthylique, le même
que celui que l’on trouve dans toutes les boissons alcoolisées. Il peut être mélangé à l’essence
en des proportions allant de 5 à 85 %. Au-delà de 50 %, il est souvent nécessaire d'adapter les
moteurs des véhicules [17].

Par rapport à la filière « huile » permettant de produire de l'huile végétale brute et du


biodiesel (ester éthylique d'huile végétale ou EEHV), la filière « sucre » est de loin la plus
développée dans le monde, principalement au Brésil, où le bioéthanol de canne à sucre couvre
22 % des besoins nationaux en carburant, en Suède où outre la vente de super éthanol,
l'essence contient 5 % de bioéthanol (à base de canne à sucre). Aux États-Unis, plus de 10 %
de l’essence contient du bioéthanol (principalement de maïs) à hauteur de 10 %.

3.2- propriétés chimique et physique :

Parmi les carburants de nouvelle génération, l’éthanol fait parti des bioénergies
exploitables pour le transport, comme le biodiesel. Il possède des propriétés physiques et
chimiques indispensables pour le bon fonctionnement d’un moteur à essence, tel qu’un indice
d’octane très élevé (111 pour l’éthanol contre 95 pour l’essence standard), une densité proche
de l’essence, etc… Cependant, certaines précautions sont à prendre en considérations, en
effet, on ne peut utiliser le bioéthanol pur dans un moteur à essence sans quelques
modifications préalables du véhicule. On peut tout de même le mélanger à de l’essence
standard à hauteur de 5 à 10% sans avoir à changer son moteur. Mais cela entraine malgré
tout quelques inconvénients qui sont supprimés par l’utilisation d’ETBE.
(Ethyltertiobutyléther) En effet, il s’agit d’une synthèse entre 49% de bioéthanol et 51%

28
Chapitre II Biomasse et le bioéthanol

d’isobutylène , que l’on peut incorporer dans l’essence à teneur de 15% [5].Le carburant le
plus écologique de la filière bioéthanol qui existe aujourd’hui est l’E85 composé à 85%
d’éthanol et 15% d’essence (Tab-II.4) [13].

Tableau II.4 : propriétés chimique et physique de bioéthanol

3.3 - procordés de bioéthanol :

3.3.1- Le bioéthanol de 1ère génération :


Lorsque l’on parle de bioéthanol de première génération, on parle d’éthanol issu de la
Transformation de sucres à partir de plantes sucrières (canne à sucre, betterave), et de plantes
amylacées (blé, maïs, sorgho). La filière canne à sucre est la plus valorisée en son coproduit,
la bagasse. Le coproduit issu de la betterave ainsi que les drèches qui sont issues de la
transformation des filières amylacées sont, quant à eux, valorisés sur le marché de
l’alimentation animale.
 Procédés : Lorsque l’on veut fabriquer du bioéthanol selon la première génération, on
utilise donc
Différents procédés selon les ressources utilisées :
- S’il s’agit de plantes amylacées, une étape d’hydrolyse(1) est nécessaire afin d’avoir des
sucres sous forme de glucose ou fructose
- S’il s’agit de plantes sucrières, on extrait directement le sucre.

29
Chapitre II Biomasse et le bioéthanol

L’hydrolyse acide de l’amidon extrait des plantes amylacées permet d’avoir des sucres, elle
consiste en la dégradation de l’amidon par des ions H3O+ ou HO- qui proviennent de la
dissociation de l’eau. Donnant la réaction :
Catalyse acide 100°C
2 (C6H10O5)n + n (H2O) n C6H12O6
Cette réaction est réalisée avec l’agitation et la préséance de l’eau et de température
de (120 à 150 C).le mélange est va faire un refroidissement(2) pour réaliser une température
équivalant de la prochaine réaction.
Les sucres obtenus sont ensuite fermentés(3) par un procédé de fermentation
alcoolique qui conduit donc à la formation d’éthanol. Cette fermentation est réalisée par des
microorganismes, des bactéries ou des levures, et la réaction se caractérise par :
C6H12O6 2 C2H5OH + 2 CO2
A partir de cette réaction on a l’éthanol (C2H5OH).
Le schéma suivant représente l’opération :

Figure II.3 : schéma de bioéthanol de 1ère génération

Après la fermentation il compose un mélange de l’éthanol et de la pate et la levure il


faut faire la séparation(4) de l’éthanol et la pate ( la masse caurt ) .et recycler levure qui reste
pour faire une autre fermentation [20].
Puis l’éthanol est recouvré par une distillation(5) pour obtenir de l’éthanol pure sous sa
température d’ébullition .on peut trouver des petites taches pour cette raison il faut faire la
recalcification (6) pour assurer une bonne pureté.

30
Chapitre II Biomasse et le bioéthanol

Où il se retrouve hydraté à 96% vol. La dernière étape consiste en une déshydratation (7) qui
amène l’éthanol anhydre à 99,7% vol.
Et le déchet va on faire la vaporisation(8) pour obtenir la vinasse sec.
-Drêches de distillerie (DDG) concentration : Après la production de bioéthanol, la
biomasse résiduelle non converti est habituellement séché pour obtenir DDG (drêches sèches
de distillerie). Ce processus consiste à concentrer la biomasse à un pourcentage élevé de
matière sèche par un procédé d'évaporation, suivie par un procédé de séchage pour obtenir des
grains secs. Pour la biomasse difficile qui peut provoquer un encrassement au cours de la
HRS processus d'évaporation s'applique avec succès l'évaporateur Unicus surface raclée. La
combinaison d'un processus d'évaporation Unicus avec la chaleur résiduelle de la sécheuse
peut être une manière très rentable de manipulation difficile processus de concentration DDG.

Figure II.4 : schéma de Drêches de distillerie (DDG) concentration


*En général, les levures appartenant aux genres Saccharomyces sont les plus utilisées, malgré
les nombreuses espèces de microorganismes connues pour leur capacité à fermenter les sucres
en éthanol. En effet, les souches telles que S. cerevisiae possèdent plusieurs avantages dont le
plus important est leur haute tolérance à l’éthanol.
Il y a différents paramètres importants dont il faut tenir compte durant la fermentation
éthanoïque comme la température, l’oxygène, les éléments minéraux et le pH, pour que le
procédé ait un rendement optimal. De plus, comme l’accumulation du glucose a un rôle
inhibiteur pour la saccharification lors de l’utilisation de céréales, il est peut être utile de
réaliser les deux étapes de manière simultanée, Dans ces conditions, le glucose obtenu lors de
l’hydrolyse acide serait instantanément transformé en éthanol. Cette méthode permettrait de
réduire le risque de contamination par d’autres microorganismes mais elle induirait un temps
de traitement plus long avec la mise en place d’un plus grand nombre de réacteur en cascade.

31
Chapitre II Biomasse et le bioéthanol

3.3.2 - Le bioéthanol 2ème génération :


 la biomasse lignocellulosique : Le bioéthanol de 2ème génération est obtenu à partir de
biomasse lignocellulosique, abondante et renouvelable, sans concurrence avec l’utilisation
alimentaire : paille de céréales, miscanthus, bois et résidus forestiers ainsi que des cultures
dédiées . En effet, les plantes ligneuses contiennent trois composants principaux : la cellulose,
l’hémicellulose et la lignine. La filière de production de cet éthanol cellulosique est la filière
biochimique que nous verrons un peu plus tard .Cette deuxième génération a un avantage
considérable car elle utilise les différents constituants du végétal qui ne sont pas utilisés
ailleurs [18].
 Procédés : La biomasse lignocellulosique est composée de trois constituants : la
cellulose l’hémicellulose et la lignine. Ces constituants sont présents dans la paroi cellulaire
des plantes et sont structurellement liés entre eux. De ce fait, l’utilisation de la cellulose et
l’hémicellulose est freinée par la présence de la lignine qui est très difficilement dégradable. Il
est donc nécessaire de réaliser des prétraitements tels que la détoxification, la neutralisation et
la séparation des composés liquides et solides avant de passer aux étapes suivantes :
Le bioéthanol de 2ème génération est synthétisé par une voie biochimique qui se fait en
3étapes. En général, on procède donc tout d’abord à l’extraction de la cellulose puis on la
transforme en glucose par utilisation d’enzymes qui auront préalablement été produites par un
champignon, Trichodermea reesei. Ces champignons ont la propriété de dégrader
naturellement la cellulose en glucose.
Pour les biocarburants de deuxième génération, biomasse lignocellulosique est la
matière première qui est le plus utilisé. Les parties cellulose et l'hémicellulose de la biomasse
sont les matières premières pour la production d'éthanol. Afin d'obtenir des rendements
suffisants éthanol la structure de la biomasse doit être ouvert. La lignine est un matériau
cristallin qui entourent la cellulose et est un obstacle qui doit être brisé. Cellulose et
l'hémicellulose sont des chaînes polymères de molécules de type sucre. Le plus de ces chaînes
sont brisées en morceaux plus petits le meilleur éthanol peut être obtenu de leur part. Par
conséquent, une méthode de prétraitement est nécessaire qui brise la barrière de la lignine et
les fissures de la chaîne de cellulose. Voir la Fig-II.5 ci-dessous:
Hydrolyse thermique est un procédé utilisé pour le traitement de déchets industriels,
déchets solides municipaux et les eaux usées.

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Chapitre II Biomasse et le bioéthanol

Figure II.5: opération thermal hydrolysais prétraitement

Une bonne façon de briser la structure de la biomasse le fait avec un procédé


thermique appelé l'hydrolyse thermique . Chauffage à des pressions et des températures
élevées (150 à 170 º C) Séjours à la structure des cellules. Lorsque combinée à une étape
explosion de vapeur, l'effet est encore amélioré. Le problème avec chauffage à la biomasse à
des températures aussi élevées est l'encrassement. Lorsque la biomasse est exposé à des
températures élevées de chauffage, protéines, sucres et autres types de composants se
décomposent et causer des brûlures sur la surface de chauffe. HRS Heat Exchangers surmonte
ce problème en appliquant la Unicus raclée échangeur de chaleur de surface de la technologie.
Les échangeurs de chaleur Unicus peut chauffer la biomasse sans provoquer l’encrassement
de se produire et peuvent travailler sans temps d'arrêt. De cette façon, continue d'hydrolyse
thermique devient possible d'une manière efficace. Voir la Fig-II.6 ci-dessous:

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Chapitre II Biomasse et le bioéthanol

Figure II.6 : schéma d'hydrolyse thermique du bioéthanol

Le procédé d'hydrolyse thermique augmente le rendement de la production de


bioéthanol et entraînera aussi une réduction de la consommation enzyme par rapport aux
processus qui ne s'appliquent pas tout procédé de prétraitement. Ce sont des avantages
importants. Pour les petites applications, par lots peut être proposée lorsque le procédé
d'hydrolyse thermique est fait notre série T raclée réacteurs surface. Cette opération va suivre
le processus tel que décrit précédemment, mais dans une séquence de commandes dans le
réacteur à surface raclée. Cette opération a été testée avec succès dans le prétraitement des
écorces d'agrumes pour la synthèse de l'éthanol. Le réacteur T est idéal pour l'hydrolyse
thermique de la biomasse dans l'échelle pilote ou pour les petites applications domestiques.
Pour plus grande échelle des applications industrielles est en place avec le fait Unicus
technologie [15].
Le glucose obtenu va pouvoir être fermenté par des levures. Une fois l’éthanol
obtenu, celui-ci est purifié dans une dernière étape par une distillation suivie d’une
déshydratation .La fabrication de 2ème génération est aujourd’hui en plein essor et des
recherches sont actuellement en cours pour trouver des solutions principalement
enzymatiques qui permettraient d’exploiter l’hémicellulose et la lignine.

3.4-procordés de bioéthanol à partir du maïs :


La fabrication d’éthanol est un procédé connu depuis très longtemps. Le
Procédé industriel le plus commun recourt à des traitements physique, thermique, chimique et
biochimique, qui visent ultimement à permettre la fermentation du glucose provenant de
l’amidon des grains ou des tubercules et à produire l’alcool éthylique (éthanol). Le procédé
décrit ici s’applique au mode de production privilégié jusqu’ici en Amérique du Nord, soit la

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Chapitre II Biomasse et le bioéthanol

production d’éthanol à partir de grains riches en amidon (maïs, blé, etc.). Ces grains
contiennent généralement de 65 à 70 % d’amidon.
1. Broyage : le broyage des grains (maïs, blé) se fait à l’aide d’un broyeur à marteaux
afin de produire une farine à granulométrie fine.
2. Liquéfaction : l’eau et une première enzyme (alpha-amylase) sont ajoutées à la
farine. Le mélange est porté à haute température (120 à 150 C) dans un cuiseur pour des fins
de pasteurisation et pour liquéfier l’amidon du grain.
3. Saccharification : après refroidissement, une seconde enzyme (glucamylase) est
ajoutée afin de convertir l’amidon en glucose qui est un sucre fermentescible (ex. : dextrose).
4. Fermentation : l’ajout de levures entraîne la fermentation des sucres. Cette réaction
se produit soit en continu dans plusieurs fermenteurs séquentiels ou en discontinu, pendant
une période de l’ordre de 48 heures. Les produits résultant de cette réaction sont l’éthanol et le
dioxyde de carbone.
5. Distillation : la liqueur fermentée ou bière contient entre 8 et 15 % d’alcool.
L’éthanol est séparé de la liqueur par un système de distillation à plusieurs colonnes qui
fournit un alcool pur à 96 %.
6. Déshydratation : pour les besoins de commercialisation, l’éthanol est déshydraté
par un tamis moléculaire. L’éthanol est alors dit « anhydre ». Un dénaturant y est ajouté en
petite quantité (2 à 5 %) afin d’éviter qu’il soit commercialisé sur le marché de l’alimentation
humaine.
Deux coproduits sont générés par la fabrication d’éthanol :
Les drèches résultant de la distillation et le dioxyde de carbone (CO2) produit lors de
la fermentation. Les drèches contiennent les protéines (30 à 35 %), l’huile (5 à 10 %) et la
fibre des grains ainsi que de l’amidon résiduel. Elles trouvent un débouché dans le secteur de
l’alimentation animale. Une fois récoltée, nettoyé des impuretés (alcool résiduel) puis
comprimé, le dioxyde de carbone trouve quant à lui un débouché dans la fabrication des
boissons gazeuses et de la glace sèche ou dans les processus de refroidissement rapide des
aliments. Au total, une tonne de grains permet de produire entre 350 et 450 l d’éthanol, entre
300 et 325 kg de drèches et 350 kg de dioxyde de carbone. Avec un hectare de maïs (9 t/ha),
on peut donc produire plus ou moins 3 600 l d’éthanol [21].

35
Chapitre III

Parti expérimental
Chapitre III parti expérimental

III.1- Introduction :

Actuellement, la production industrielle de bioéthanol est réalisés à partir de produits


agricoles riche en saccharose ou en amidon, ces sucres sont présents en concentration
importantes au sein de certains organes de la plantes et sont facilement fermentés en éthanol
par la levure.

La production d’éthanol à partir du maïs débute par la production du sucre, après


lavage des grains, broyage mécaniquement pour en faire de la semoule. La semoule est
surtout constituée d’amidon. Puis on ajoute de l’eau à la semoule de maïs pour faire une «
bouillie ». Après on Chauffe la bouillie pour séparer les granulés d’amidon. On ajoute
l’enzyme alpha-amylase pour lancer la séparation des longues molécules d’amidon en plus
petits fragments.
Les fragments de polysaccaride d’amidon sont fragmentés en simple Glucose (sucre).
Cette réaction est provoquée par un autre enzyme nommé glucoamylase.
On ajoute à la bouillie des microorganismes monocellulaires appelés levure. Le
glucose sert de source alimentaire à la levure pendant le processus biochimique de
fermentation. Les cellules de levure emmagasinent de l’énergie en transformant par
fermentation le glucose, Il important de notre qu’une différence majeure excite dans le
procédé de production à partir de la canne sucre .en effet, le jus à fermenter est obtenu par
broyage et pressage te non par diffusion Les jus clairs, sirops et mélasse sont issus
respectivement des étapes de clarification, évaporation et cristallisation .la phase de
clarification est effectué par chaulage. Le jus chaulé sera ensuite carbonaté puis subira un
second chaulage et une seconde carbonatation. Sous l’action de la chaux, les acides minéraux
et un certain nombre de matières organiques, comme les pectines les protéines, sont
transformées en sels insolubles. Il se forme un précipité qui entraine les impuretés en se
déposant.
Le chaulage entraine l’élimination presque totale du fer .le fer peut catalyser des
réactions d’oxydations entrainant la formation de couleur et mener à la formation de sucres
blanc-grisâtre, il est alors récupérée. Le sirop correspond au jus clair concentré par
évaporation de l’eau. Le saccharose représente alors plus de 90% de la matière sèche totale.
Le passagère sirop à mélasse consiste en une cristallisation du sucre, ce sont donc les autres
constituants qui sont concentrés et le sucre lui est en partie éliminé [11].

37
Chapitre III parti expérimental
Le but de cette opération est de former la masse-cuit (sucre refroidi) par cristallisation
du sucre contenu dans le sirop .l’introduction de très fins cristaux dans le sirop amorce la
cristallisation du sucre, qui se propage spontanément. L’essorage permettra de séparer d’une
part le sucre cristallisé et la mélasse.

Figure III.1 : schéma résume les différents moyens de fabrication du bioéthanol

III.2-Production d’éthanol à partir de maïs :

 Protocole expérimental :
 Matériel nécessaire : le matériels nécessaire pour la préparation de bioéthanol a partir du
Maïs sont :
-Maïs matière première, Bain thermostat, Erlenmeyer de 250mL, Distillateur, Plusieurs
pipettes graduées, Papier PH, Levure, Deux tubes à essai, Balance, étuvés, Tasse à mesurer,
sucre, eau, Passoire, Brûleur, Poubelle

38
Chapitre III parti expérimental

 Procédure de Manipulations :

-Peser environ 4,5 g. de maïs


-Mesurer environ 12 ml, d’eau
-Mesurer environ 0,45 g. de sucre
-Mettre l’eau, le maïs et le sucre dans la poubelle
-Mélanger afin de bien dissoudre le sucre
-Introduire la levure au mélange (0,01 g.), fermer la poubelle et laisser agir.
-Prendre la température du mélange ainsi que la concentration d’éthanol à chaque jour
-pendant les 10 jours de fermentation.
-Après ce temps, filtrer le mélange
-Introduire le liquide dans l’appareil à distillation (colonne de distillation)
-Distiller jusqu’à la concentration désire
6 12 6→C2H3−CH2−OH+2CO2 (équation de réaction)

 Déroulement de l'expérience :
Nous allons tenter de produire de l’éthanol à partir de grains de maïs. Pour ce faire, plusieurs
étapes devront être réalisées : préparation des grains, fermentation, distillation et prise en note
des résultats pour trouver le rendement. Si les étapes sont effectuées de façon adéquate, nous
obtiendrons de l’éthanol à 40% d’alcool.

2.1- les Différentes étapes De l’extraction Du sucre D’un maïs :

 Etape1<<Le lavage>>

Lever dans un bécher les grains après on va sèche les grains.

39
Chapitre III parti expérimental
 Etape2<<broyage>>

Les grains entiers de maïs sont broyés mécaniquement pour en faire de la semoule. La
semoule est surtout constituée d’amidon, un polymère biologique fait de chaines de molécules
de sucre liées par covalence.

 Etape3<< liquéfaction>> :

On ajoute de l’eau à la semoule de maïs pour en faire une « bouillie ». On chauffe la bouillie
pour séparer les granulés d’amidon. On ajoute l’enzyme alpha-amylase pour lancer la
séparation des longues molécules d’amidon en plus petits fragments.
 Etape4 <<saccarification>> :

Les fragments de polysaccaride d’amidon sont fragmentés en simple glucose (sucre).


Cette réaction est provoquée par un autre enzyme nommé glucoamylase.
 Etape6<<la diffusion>>

On extrait le jus sucré par diffusion. Circulent dans un long cylindre, et le sucre est
transmis dans l’eau qui circule en sens contraire .On récupère finalement le jus d’un coté.

 Etape7<<l’épuration>>

Le jus obtenu après diffusion contient des impuretés. Durant l’épuration (ou filtration),
on ajoute du jus du lait de chaux (chaulage) puis du dioxyde de carbone (carbonatation) afin
de former des précipités qui fixent les impuretés. On envoie ensuite le mélange dans des
filtres obtenir du jus sucré clair.

CaCO3+ énergie +O2 CaO+ CO

 Etape 8<<l’évaporation>>

Ace stade, le jus sucré contient trop d’eau .On porte le jus à ébullition dans des tuyaux
en contact avec de la vapeur et il traverse plusieurs chaudières (évaporateurs) où la
température diminuent progressivement. A la fin du sucré contient 70%.

 Etape 9<<dilution par l’eau>> :

On ajoute de l’eau au sirop de basse pureté obtenu après l’étape de centrifugation .le
mout sucré obtenu doit avoir une concentration en sucre proche de 205g/l.

40
Chapitre III parti expérimental
 Etape9 <<la cristallisation>>

Le sirop est conduit à nouveau dans plusieurs chaudières dont la température ne


dépasse pas 80°C (ce qui permet l’évaporation et empêche la caramélisation). Le sirop
continue alors à se concentrer jusqu’à la formation de cristaux. Petit secret du métier :
ensemencer le sirop de quelques cristaux de sucre permet d’accélérer le processus ! Au bout
de trois heures, on obtient la « masse cuite », mélange de cristaux très clairs et de sirop
concentré très brun. On laisse cette « masse cuite » refroidir, puis elle passe dans une
centrifugeuse qui séparera les cristaux formés du sirop, évacué sur le côté. Celui-ci est
réintroduit dans une nouvelle chaudière, et la cristallisation reprend. On répète ainsi
l’opération au moins trois fois. Plus de quarante heures sont nécessaires pour extraire le
maximum de cristaux du sirop de sucre.

Les cristaux obtenus sont composés de saccharose de 85 à 95%. Une fois cristallisés,
ces cristaux de sucre sont séchés dans un courant d’air chaud avant d’être stockés ou de
quitter l’usine. La fabrication du sucre roux s’arrête ici : les cristaux obtenus sont de la
cassonade.

La masse cuite restante, très concentrée et presque noire, s’appelle la mélasse. Celle-ci
peut être employée dans différents domaines : fabrication de rhum, transformation en éthanol,
emploi dans l’entretien ménager

 Etape10<<la centrifugation>>

La masse cuite est envoyée dans des centrifugeuses munies d’un panier en tôle
perforée sous l’action de la force centrifuge, le sirop de basse pureté est évacué tandis que le
sucre blanc cristallisé se dépose sur les parois du panier. Il est ensuite lavé par pulvérisation
de vapeur d’eau avant d’etrerecueille.

 Etape11<<le séchage puis stockage>>

Encore chaud et humide, le sucre cristallisé blanc est envoyé dans des appareilles de
séchage à air chaud puis refroidi. Il est désormais prêt à la consommation et va être stocké
dans des silos.

41
Chapitre III parti expérimental
2.2- descriptions du procédé de la fabrication de bioéthanol :

La production de bioéthanol basse sur 3 étapes principales est :


 -Etape1<< la fermentation alcoolique>>

Pour réaliser la fermentation du saccharose (sucre) ou de l’amidon dans de l’eau, on


utilise des levures. Les levures sont des champignons microscopiques unicellulaires. Pour
survivre et se reproduire en milieu fermé sans oxygène, les levures vont capter les molécules
de saccharose C12H22O11 ou d’amidon (C6H10O5) n avec celle de l’eau H2O pour les
transformer en dioxyde de carbone CO2 et en l’éthanol C2H5OH

 Etape2<< la distillation>>

La liqueur fermentée contient environ 5 à 6 % d’éthanol. L’éthanol est séparé de la


liqueur Par un système de distillation à plusieurs colonnes qui fournira un alcool pur à 96 %.

Figure III.3 : schéma de Distillation du bioéthanol à partir du Maïs

 Etape3<<la déshydratation>> :

Pour les besoins de la commercialisation, l’éthanol est déshydraté par un tamis


moléculaire, L’éthanol est alors dit « anhydre ». Un dénaturant y est ajouté en petite quantité
(2 à 5 %) Afin d’éviter qu’il ne soit commercialisé sur le marché de l’alimentation humaine.
Jusqu’à 75 % de la cellulose et de l’hémicellulose contenues dans la matière première
Végétale peuvent être transformées partiellement en éthanol. L’efficacité de cette
Transformation dépend notamment du taux de récupération de la cellulose et de

42
Chapitre III parti expérimental
L’hémicellulose, de l’efficacité de leur conversion en sucres fermentescibles ainsi que de
L’efficacité de la fermentation du glucose en éthanol.

Remarque : La fabrication d’éthanol de maïs génère deux sous-produits : le dioxyde de


carbone (CO2) et des drêches de distillerie, Le CO2 est produit par la levure pendant la
réaction de fermentation. Il est souvent libéré dans l’atmosphère, mais il peut être capturé et
utilisé pour faire des boissons gazeuses ou de la glace sèche (CO 2 glacé) utile pour
l’entreposage à froid ou encore dans les serres potagères (pour la photosynthèse). Les drêches
de distillerie sont des résidus issus des réservoirs de fermentation, elles contiennent les
composants non fermentables des grains de maïs ainsi que la levure ajoutée. C’est un
ingrédient riche en protéines, précieux pour la nourriture du bétail.

43
Chapitre IV

Résultats et Discussion
Chapitre IV Résultats et discussions et conclusion

Résultats et Discussion :

Production d’éthanol à partir de maïs : Dans cette expérience vous explique comment retrait
le sucre a partir l’amidon et comment fermentait l’alcool anis que la concentration d’alcool.
Le but de cette expérience était vérifiée que la réaction de fermentation était bien suite à la
distillation, nous avons recueille 500ml d’éthanol à 9% alcool ce ci nous donne un
pourcentage de rendement de 0.9%.
Pour obtenir d’un bon rendement, il faut baser sur la qualité de maïs. C’est-à-dire un 0.9% ce
faible rendement. La quantité de maïs au départ et sur le volume d’éthanol final, n’a pas été
très élevé c.-à-d. un 0.9% à faible rendement provient du fait que nous n’avons pas utilise
d’enzyme spécifique transformant l’amidon en sucre. Anis que la quantité de sucre initiale
que nous avons ajoutée un mélange pour entamer le processus de fermentation, nous avions
aussi qu’utilise des moreaux de maïs, ce qu’aurait augmenté la surface de contact du maïs et
de la levure.

45
Chapitre IV Résultats et discussions et conclusion

Conclusion :
Depuis quelques décennies, le monde doit faire face à une augmentation signification
de sa demande en énergie. Mais, le recours accru aux énergies fossiles est confronté à
différents problèmes : les ressources disponibles sont limitées, les pays consommateurs sont
de plus en plus dépendants des pays producteurs, la consommation d’énergies engendre des
émissions de gaz comme le dioxyde de carbone (CO2). Ces gaz, contribuent au réchauffement
de la planète.
Pour cela la recherche a permis de trouver de nouvelles énergies qui seraient plus
abondantes que le pétrole (qui est limité) et non polluantes, qui reviendraient donc moins
chères c’est l’énergie renouvelable.
Dans ce mémoire, notre travail est consacré aux recherches bibliographiques sur les
énergies renouvelables, toutes ces catégories et aussi leurs avantages et inconvénient dans la
vie quotidienne de l’homme d’une part et du bioéthanol comme biocarburant.
Plusieurs association en Algérie comme Nakheel, ces dernières années, essaient
d’entré Dans le domaine de l'économie nationale avec une bonne stratégie pour la production
d'éthanol à partir de dates, dans un bute d'améliorer la production de dattes et l'augmentation
de la biomasse dans les zones semi-arides pour combattre la désertification, et de remplacer
l'huile de palme en partie grâce à l'utilisation de bioéthanol à partir de dates de mauvaise
qualité et la biomasse des palmiers
Donc, l'Algérie a un grand potentiel pour lui permettre de devenir parmi les grand et
principaux producteurs de Bioéthanol à partir de palmeraies.

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Référence
Références

Référence :
[1] http://www.manicore.com/index.html

[2] Les énergies renouvelables Auteur(s), Jacques Vernier, 2013

[3] www.wikipedia.org

[4] www.panneausolaire.fr

[5] www.energiehydraulique.com

[6] www.energierenouvelable.org

[7] www.energies-renouvelables.fr

[8] www.biocarburant.e-monsite.com

[9] www.techno-science.net

[10] http://www.fao.org/docrep/T0395F/T0395F02.htm

[11] Le bioéthanol de seconde génération : La production d'éthanol à partir de


biomasse lignocellulosique . Isabelle Didderen (Auteur), Jacqueline Destain
(Auteur), Philippe Thonart (Auteur) ,14 janvier 2009.

[12] La biomasse énergie - Définitions, ressources et modes de transformation - 2e


édition Broché , Alain Damien(Auteur) ,4 septembre 2013 .

[13] Les Biocarburants, Alazard-Toux Nathalie(Auteur), Ballerini Daniel(Auteur),


2011

[14] Estimation spatialisée de la biomasse et des besoins en eau des cultures à l'aide
de données satellitales à hautes résolutions spatiale et temporelle : application
aux agrosystèmes du sud-ouest de la France, Martin CLAVERIE(Auteur), 2014

[15] www.lebiodieseltpe.wikeo.fr

[16] Etude de la réponse de Saccharomyces cerevisiae à une perturbation NADPH

Par une approche de biologie des systèmes. Magalie CELTON (Auteur),2014

[17] http://www.biocarburant.com/

[18] Influence de la température lors du séchage sur les propriétés

techno-fonctionnelles du maïs, Paul MALUMBA KAMBA (Auteur),2008

[19] Activité bio-catalytique en haute densité cellulaire de Saccharomyces cerevisiae

Pour l’intensification de laproduction de bio-éthanol ,Anne-Sophie ALDIGUIER

(Auteur), 2011
47
Références

[20] production de bioéthanol, MARIANNE CRÉPEAU (Auteur) ,2009

[21] Analyse de cycle de vie du bioéthanol Centre de Développement des Energies


Renouvelable, CDER E, F. Mahfoudi (Auteur) ,2013

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