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Intégrales

multiples

V. Borrelli Intégrales multiples


Intégrale
simple de
Riemann

Intégrale
Vincent Borrelli
double

Intégrale triple Université de Lyon


Intégrales
multiples

V. Borrelli
Le programme
Intégrale
simple de
Riemann

Intégrale
double

Intégrale triple
Partie I : Fonctions (6 semaines)
CM 1.– Coordonnées, topologie
CM 2.– Fonction, graphe, composition
CM 3.– Limite, différentielle
CM 4.– Jacobienne, règle de la chaîne
CM 5.– Hessienne, Taylor, extrema
CM 6.– Intégrales simples et doubles
CM 7.– Intégrales triples et applications
Intégrales
multiples

V. Borrelli
Le programme
Intégrale
simple de
Riemann

Intégrale
double

Intégrale triple Partie II : Champs de vecteurs (5


semaines)
CM 8.– Champs de vecteurs et lignes de champs
CM 9.– Champs conservatifs
CM 10.– Champs incompressibles
CM 11.– Circulation sur les courbes
CM 12.– Flux et surfaces
Intégrales
multiples

V. Borrelli
Adresses utiles
Intégrale
simple de
Riemann

Intégrale
double

Intégrale triple

Deux adresses :
http://math.univ-lyon1.fr/∼borrelli/Espace_etudiant
http://math.univ-lyon1.fr/∼frabetti/Math2/
Intégrales
multiples

V. Borrelli
Chapitre 3
Intégrale
Fonctions de plusieurs variables
simple de
Riemann

Intégrale
double

Intégrale triple

Dans ce chapitre :
1. Intégrales de Riemann
2. Intégrales doubles
3. Intégrales triples
Intégrales
multiples

V. Borrelli
Intégrale simple de Riemann
Rappel. – On appelle SUBDIVISION de [a, b] un ensemble
Intégrale
simple de fini de points S = {x0 , ..., xn } tel que
Riemann

Intégrale
double a = x0 < x1 < ... < xn−1 < xn = b.
Intégrale triple
Le PAS δ(S) de la subdivision est le plus grand des nombres
xi − xi−1 où i ∈ {1, ..., n}.

• Pour tout choix de n points hi ∈ Ii = [xi−1 , xi ], i ∈ {1, ..., n},


on appelle SOMME DE R IEMANN DE f le nombre
n
X
R(f ; S, {h1 , ..., hn }) := (xi − xi−1 )f (hi )
i=1
Intégrales
multiples

V. Borrelli
Intégrale simple de Riemann
Intégrale
simple de • Dans cette somme, chaque terme (xi − xi−1 )f (hi )
Riemann

Intégrale
représente l’aire algébrique du rectangle de base Ii et
double hauteur f (xi ).
Intégrale triple
Intégrales
multiples

V. Borrelli
Intégrale simple de Riemann
Intégrale
simple de
Riemann
Théorème.– Si la limite lim R(f ; S, {hi }) existe alors elle
Intégrale δ(S)→0
double
est indépendante du choix des points hi ∈ Ii , on la note
Intégrale triple
Z b
f (x) dx := lim R(f ; S, {hi })
a δ(S)→0

Définition.– Lorsqu’elle existe, on appelle cette limite


l’INTÉGRALE DE f SUR [a, b] et on dit que f est INTÉGRABLE
AU SENS DE R IEMANN

Proposition.– Toute fonction continue f : [a, b] −→ R est


intégrable au sens de Riemann. Toute fonction monotone
sur [a, b] est intégrable au sens de Riemann.
Intégrales
multiples

V. Borrelli
Intégrale simple de Riemann
Intégrale
simple de
Riemann

Intégrale Signification géométrique de l’intégrale simple.– Cette


double
limite s’interprète comme l’« aire algébrique » de la portion
Intégrale triple
du plan comprise entre le graphe de f et l’axe des
abscisses.
Intégrales
multiples

V. Borrelli
Intégrale simple de Riemann
Intégrale
simple de
Riemann
Définition.– On dit que F : [a, b] −→ R est une PRIMITIVE
Intégrale de f : [a, b] −→ R si F est dérivable et que
double

Intégrale triple
∀x ∈ [a, b], F 0 (x) := f (x).

Théorème fondamental de l’analyse (partie I).– Soit


f : [a, b] −→ R une fonction intégrable au sens de Riemann
et F : [a, b] −→ R définie par
Z x
∀x ∈ [a, b], F (x) = f (t)dt
a

Alors F est continue sur [a, b]. Si, de plus, f est continue
alors F est dérivable et F 0 = f ; autrement dit, F est une
primitive de f .
Intégrales
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V. Borrelli
Intégrale simple de Riemann
Intégrale Théorème fondamental de l’analyse (partie II).– Si
simple de
Riemann f : [a, b] −→ R est Riemann intégrable et admet une
Intégrale primitive F alors
double

Intégrale triple
Z b
f (x) dx = F (b) − F (a) = [F (x)]ba
a

Cas des fonctions continues.– Au bilan, toute fonction


continue f : [a, b] −→ R est intégrable au sens de Riemann,
admet une primitive F donnée par
Z x
F (x) := f (t)dt
a

et l’on a Z b
f (x) dx = F (b) − F (a).
a
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V. Borrelli
Techniques pour calculer une
Intégrale
intégrale
simple de
Riemann

Intégrale
double • Le changement de variable : on pose x = h(t) où h est
Intégrale triple
un difféomorphisme c’est-à-dire une bijection dérivable telle
que la réciproque h−1 soit aussi dérivable. On a alors
Z b Z h−1 (b)
f h(t) h0 (t) dt.

f (x) dx =
a h−1 (a)

• L’intégration par parties :


Z b h ib Z b
0
f (x) g (x) dx = f (x) g(x) − f 0 (x) g(x) dx
a a a
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Exemple
Aire d’un disque.– On désire calculer l’intégrale suivante
Intégrale
simple de Z 1p
Riemann
2 1 − x 2 dx
Intégrale
double −1
Intégrale triple On effectue pour cela le changement
√ de variable x = sin t
avec t ∈ [−π/2, π/2]. Puisque 1 − x 2 = cos t et
dx = cos t dt, on obtient
Z 1p Z π/2
2 2
1 − x dx = 2 cos2 t dt
−1 −π/2
Z π/2
cos(2t) + 1
= 2 dt
−π/2 2
h1 iπ/2
= sin(2t) + t
2 −π/2
π π
= 0+ −0+ =π
2 2
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V. Borrelli
Exemple
Intégrale
simple de
Riemann • Notons que l’intégrale
Intégrale
double Z 1 p
Intégrale triple 1 − x 2 dx
−1

s’interprète comme l’aire de√la portion de plan située en


dessous du graphe de y = 1 − x 2 et au dessus de l’axe
des abscisses. Cette portion de plan est un demi-disque
centré en l’origine et de rayon 1. L’intégrale
Z 1 p
2 1 − x 2 dx
−1

s’interprète donc comme l’aire d’un disque de rayon 1.


Intégrales
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V. Borrelli
Intégrale double
Intégrale
simple de Définition.– Une SUBDIVISION S de [a, b] × [c, d] est une
Riemann

Intégrale
partition du pavé [a, b] × [c, d] en nm pavés
double

Intégrale triple Ii × Jj = [xi−1 , xi ] × [yj−1 , yj ], i ∈ {1, ..., n}, j ∈ {1, ..., m}

avec x0 = a, xn = b, y0 = c et ym = d.. Le PAS δ(S) de la


partition est le maximum des xi − xi−1 et yj − yj−1 .

• Pour tout choix de nm points hij ∈ Ii × Jj , i ∈ {1, ..., n},


j ∈ {1, ..., m}, on appelle SOMME DE R IEMANN DE
f : [a, b] × [c, d] −→ R le nombre
n X
X m
R(f ; S, {hij }) := (xi − xi−1 )(yj − yj−1 )f (hij )
i=1 j=1
Intégrales
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V. Borrelli
Intégrale double
Intégrale
simple de
Riemann

Intégrale Théorème.– Si la limite lim R(f ; S, {hij }) existe alors elle


double δ(S)→0
Intégrale triple est indépendante du choix des points hij ∈ Ii × Jj , on la note
ZZ
f (x, y ) dxdy := lim R(f ; S, {hij })
[a,b]×[c,d] δ(S)→0

Définition.– Lorsqu’elle existe, on appelle cette limite


l’INTÉGRALE DOUBLE DE f SUR [a, b] × [c, d] et on dit que f
est INTÉGRABLE AU SENS DE R IEMANN sur [a, b] × [c, d]

Proposition.– Toute fonction continue


f : [a, b] × [c, d] −→ R est intégrable au sens de Riemann.
Intégrales
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V. Borrelli
Intégrale double
Intégrale
simple de
Riemann • On note D un sous-ensemble de R2 contenu dans un
Intégrale rectangle [a, b] × [c, d] (autrement dit, D est bornée).
double

Intégrale triple Définition.– On appelle FONCTION INDICATRICE de D


l’application notée 1D : R2 −→ R définie par

1D (x, y ) = 1 si (x, y ) ∈ D, 1D (x, y ) = 0 sinon.

Définition.– On dit qu’une fonction f : [a, b] × [c, d] −→ R


est INTÉGRABLE sur D ⊂ [a, b] × [c, d] si 1D f est intégrable
sur [a, b] × [c, d] et on pose
ZZ ZZ
f (x, y )dxdy := 1D (x, y )f (x, y )dxdy
D [a,b]×[c,d]
Intégrales
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V. Borrelli
Intégrale double
Intégrale
simple de Signification géométrique de l’intégrale double.– On
Riemann

Intégrale
interprète l’intégrale double de f sur D comme le « volume
double algébrique » de la portion de l’espace comprise entre le
Intégrale triple
graphe de f et le plan (Oxy ).
Intégrales
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V. Borrelli
Exemple : volume de la boule
Intégrale Expression intégrale du volume de la boule.– Le volume
simple de
Riemann de la boule
Intégrale
B = (x, y , z) ∈ R3 | x 2 + y 2 + z 2 ≤ 1
double

Intégrale triple

est deux fois le volume de la demi-boule

B + = (x, y , z) ∈ R3 | x 2 + y 2 + z 2 ≤ 1, y ≥ 0 ,


comprise
p entre le plan (Oxy ) et le graphe de la fonction
z = 1 − x 2 − y 2 . On a
ZZ q
Vol (B) = 2 1 − x 2 − y 2 dxdy
D


D = (x, y ) ∈ R2 | x 2 + y 2 ≤ 1 .

Intégrales
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Intégrale double
Intégrale
simple de
Riemann Définition.– Si 1D est intégrable, on dit que
Intégrale ZZ
double

Intégrale triple 1D dxdy


D

est l’aire de D.

• Si D est un point, un segment, un cercle ou plus


généralement une courbe régulière, alors Aire(D) = 0.

Proposition.– Si D = D1 ∪ D2 et Aire(D1 ∩ D2 ) = 0 alors


ZZ ZZ ZZ
f (x, y ) dxdy = f (x, y ) dxdy + f (x, y ) dxdy
D D1 D2
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V. Borrelli
Proposition
Intégrale
simple de
Riemann Proposition.– 1) Pour tout λ, µ ∈ R, on a
Intégrale ZZ ZZ ZZ
double 
Intégrale triple λ f + µ g dxdy = λ f dxdy + µ dxdy
D D D

2) On a
ZZ ZZ
f (x, y ) dxdy ≤ |f (x, y )| dxdy


D D

3) Si f (x, y ) ≤ g(x, y ) pour tout (x, y ) ∈ D, alors


ZZ ZZ
f (x, y ) dx dy ≤ g(x, y ) dxdy
D D
Intégrales
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V. Borrelli
Le théorème de Fubini
Théorème de Fubini sur le rectangle.– Soit
Intégrale
simple de f : [a, b] × [c, d] −→ R une fonction continue, on a
Riemann
!
Intégrale ZZ Z Z b d
double
f (x, y ) dxdy = f (x, y ) dy dx
Intégrale triple
D a c
!
Z d Z b
= f (x, y )dx dy
c a

et on note
Z b Z d !
Z b Z d
dx f (x, y )dy := f (x, y ) dy dx
a c a c

Corollaire.– On a
ZZ Z b Z d
f1 (x) f2 (y ) dxdy = f1 (x)dx f2 (y )dy
[a,b]×[c,d] a c
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Exemples
• Exemple 1.–
Intégrale
simple de ZZ Z 1 Z π/2
Riemann
x cos y dxdy = x dx cos y dy
Intégrale [0,1]×[0,π/2] 0 0
double
h1 i1 h iπ/2 1
Intégrale triple
= x2 sin y =
2 0 0 2
• Exemple 2.–
ZZ Z 1 Z 1
(x 2 y − 1) dxdy = dx (x 2 y − 1) dy
[−1,1]×[0,1] −1 0
Z 1 y =1
1 2 2
= dx x y −y
−1 2 y =0
Z 1 
1 2
= x − 1 dx
−1 2
 1
1 3 5
= x −x =−
6 −1 3
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V. Borrelli
Le théorème de Fubini
Intégrale
simple de • Soit D un domaine délimité par deux courbes, c’est-à-dire
Riemann
un domaine pour lequel il existe deux applications continues
Intégrale
double c, d : [a, b] −→ R telles que
Intégrale triple
D = {(x, y ) ∈ R2 | a ≤ x ≤ b, c(x) ≤ y ≤ d(x)}
Intégrales
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V. Borrelli
Le théorème de Fubini
Intégrale
simple de
Théorème de Fubini sur D.– Soit f : D ⊂ R2 −→ R une
Riemann
fonction continue alors
Intégrale
double ZZ Z b Z d(x) !
Intégrale triple f (x, y ) dx dy = f (x, y ) dy dx
D a c(x)

Si D est décrit avec deux applications continues


a, b : [c, d] −→ R telles que

D = {(x, y ) ∈ R2 | c ≤ y ≤ d, a(y ) ≤ x ≤ b(y )}

alors
!
ZZ Z d Z b(y )
f (x, y ) dx dy = f (x, y ) dx dy
D c a(y )
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Exemples
• Exemple 1.– Soit
Intégrale
D = (x, y ) ∈ R2 | x ∈ [−1, 1], y ∈ [x 2 , 1] .

simple de
Riemann

Intégrale
double

Intégrale triple

On a
ZZ Z 1 Z 1
2 2
x y dx dy = x dx y dy
D −1 x 2

1 2 1
Z 1  
= x2 y dx
−1 2 x 2
Z 1
1 2
= (x − x 6 ) dx
−1 2
1 1 3 1 7 x=1
 
4
= x − x =
2 3 7 x=−1 21
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V. Borrelli
Exemples
• Exemple 2 : Volume de la boule (suite).– Rappelons
Intégrale
simple de que ZZ q
Riemann

Intégrale Vol (B) = 2 1 − x 2 − y 2 dxdy


double D
Intégrale triple où
D = (x, y ) ∈ R2 | x 2 + y 2 ≤ 1 .


On a donc aussi
n  p p o
D = (x, y ) ∈ R2 | x ∈ [−1, 1], y ∈ − 1 − x 2 , 1 − x 2
Intégrales
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V. Borrelli
Exemples
Intégrale
simple de
Ainsi
Z √1−x 2 q
Riemann

Intégrale
Z 1
double Vol (B) = 2 dx √ 1 − x 2 − y 2 dy
Intégrale triple −1 −√ 1−x 2 s
Z 1 Z 1−x 2 p
y2
= 2 dx √ 1 − x2 1 − dy .
−1 − 1−x 2 1 − x2

On effectue le changement de variable


p p
y = y (t) = 1 − x 2 sin t, dy = 1 − x 2 cos t dt

d’où
Z 1 Z π/2 p p p
Vol (B) = 2 dx 1 − x 2 1 − sin2 t 1 − x 2 cos t dt
−1 −π/2
Intégrales
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V. Borrelli
Exemples
Par conséquent
Intégrale
simple de Z 1 Z π/2
Riemann
Vol (B) = 2 dx (1 − x 2 ) cos2 t dt
Intégrale
double −1 −π/2
Intégrale triple Or, d’après l’exemple précédent,
Z π/2
2 cos2 t dt = π
−π/2

d’où
Z 1 Z π/2
2
Vol (B) = 2 (1 − x ) dx cos2 t dt
−1 −π/2
Z 1
= π (1 − x 2 ) dx
−1
 1
1 4π
= π x − x3 = .
3 −1 3
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Changement de variables
Intégrale
simple de • Soit
Riemann h: ∆ −→ D
Intégrale
double
(u, v ) 7−→ (x(u, v ), y (u, v ))
Intégrale triple
un C 1 -difféomorphisme, c’est-à-dire une application C 1 qui
est bijective et dont la réciproque h−1 : D −→ ∆ est
aussi C 1 .

• Rappelons que la jacobien Jac h est le déterminant de la


matrice jacobienne Jh
 
∂x ∂x
 ∂u (u, v ) ∂v (u, v ) 
Jac h(u, v ) = det Jh (u, v ) = det 
 

 ∂y ∂y 
(u, v ) (u, v )
∂u ∂v
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Changement de variables
Intégrale
simple de
Théorème.– Soit f : D ⊂ R2 −→ R continue et h : ∆ −→ D
Riemann un C 1 -difféomorphisme alors
Intégrale
double
ZZ ZZ

f (x, y ) dxdy = f x(u, v ), y (u, v ) det Jh (u, v ) dudv

Intégrale triple
D ∆

• Passage en polaire.– L’application

h : R∗+ ×] − π, π[ −→ R2 \ {y = 0, x ≤ 0}
(ρ, ϕ) 7−→ (ρ cos ϕ, ρ sin ϕ)

est un C 1 -difféomorphisme et
 
cos ϕ −ρ sin ϕ
Jac h(ρ, ϕ) = det  =ρ
sin ϕ ρ cos ϕ
Intégrales
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V. Borrelli
Changement de variables
Intégrale
simple de
Riemann

Intégrale
double Si D ⊂ R2 \ {y = 0, x ≤ 0} alors
Intégrale triple ZZ ZZ

f (x, y ) dxdy = f ρ cos ϕ, ρ sin ϕ ρ dρdϕ
D h−1 (D)

Remarque.– Puisque

R∗+ × {π} ∪ ({0}×] − π, π])



{y = 0, x ≤ 0} et

sont d’aire nulle, la formule ci-dessus est valide pour


D ⊂ R2 .
Intégrales
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V. Borrelli
Exemple
Intégrale Volume de la boule (suite).– On effectue le calcul de
simple de
Riemann ZZ q
Intégrale
double
Vol (B) = 2 1 − x 2 − y 2 dxdy
D
Intégrale triple


D = (x, y ) ∈ R2 | x 2 + y 2 ≤ 1


au moyen d’un passage en coordonnées polaires

h : [0, 1] × [0, 2π[ −→ D


(ρ, ϕ) 7−→ (ρ cos ϕ, ρ sin ϕ)

• La formule de changement de variable s’écrit


ZZ p
Vol (B) = 2 1 − ρ2 ρ dρ dϕ
[0,1]×[0,2π[
Intégrales
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V. Borrelli
Exemple
Intégrale
simple de • Le théorème de Fubini permet de séparer les variables :
Riemann

Intégrale
Z 1p Z 2π
double
Vol (B) = 2 1− ρ2 ρ dρ dϕ.
Intégrale triple 0 0
Z 1p
= 4π 1 − ρ2 ρ dρ.
0

• Le changement de variable t = 1 − ρ2 , dt = −2ρdρ donne


Z 0 Z 1
2 1/2
Vol (B) = − 2π t dt = 2π t 1/2 dt
2 1 0
" #1
1 1 2 h 3 i1 4π
= 2π 1
t 2 +1 = 2π t2 =
2 +1 3 0 3
0
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V. Borrelli
Exercices
Intégrale Énoncé.– Calculer l’aire du domaine borné D ⊂ R2 délimité
simple de
Riemann
par les courbes d’équation y = x 2 + 2x + 1 et y = x 3 + 1.
Intégrale
double Réponse.– On constate rapidement que
Intégrale triple n o
D = (x, y ) ∈ R2 | − 1 ≤ x ≤ 0, x 2 + 2x + 1 ≤ y ≤ x 3 + 1 .
Intégrales
multiples

V. Borrelli
Exercices
Intégrale
simple de
Riemann
• On applique le théorème de Fubini pour séparer les
Intégrale
variables :
double
ZZ Z 0 Z x 3 +1
Intégrale triple
Aire(D) = dx dy = dx dy
D −1 x 2 +2x+1
Z 0
x 3 + 1 − x 2 − 2x − 1 dx

=
−1
 0
1 4 1 3
= x − x − x2
4 3 −1
1 4 − 13 (−1)3 − (−1)2

= − 4 (−1)
1 1 5
= − − +1=
4 3 12
Intégrales
multiples

V. Borrelli
Exercices
Énoncé.– Calculer
Intégrale ZZ
simple de
Riemann I := (x 2 − 2y ) dx dy
Intégrale D
double
où D est le domaine de l’exercice précédent.
Intégrale triple

Réponse.– Il suffit d’appliquer le théorème de Fubini pour


séparer les variables
R0 R x 3 +1
I = −1 dx x 2 +2x+1 (x 2 − 2y ) dy
R0  x 3 +1
= −1 x 2 y − y 2 x 2 +2x+1 dx
R0 
= −1 x 2 (x 3 + 1) − (x 3 + 1)2

−x 2 (x 2 + 2x + 1) + (x 2 + 2x + 1)2 dx
R0
= −1 − x 6 + x 5 + 6x 2 + 4x dx

h i0
= − 17 x 7 + 16 x 6 + 2x 3 + 2x 2
−1
1 1 13
= 7 + 6 −2+2= 42
Intégrales
multiples

V. Borrelli
Fin CM 6
Intégrale
simple de
Riemann

Intégrale
double

Intégrale triple

Arnaud Thiry et Olga Romaskevich

TEDxENTPE : samedi 16 mars, 13h-21h


Intégrales
multiples

V. Borrelli
Fin CM 6
Intégrale
simple de
Riemann

Intégrale
double

Intégrale triple
Intégrales
multiples

V. Borrelli
Intégrale triple
• On définit l’intégrale triple d’une fonction
Intégrale
simple de
Riemann
f : [a1 , b1 ] × [a2 , b2 ] × [a3 , b3 ] −→ R
Intégrale
double

Intégrale triple
similairement à l’intégrale double au moyen de sommes de
Riemann
n X
X q
m X
R(f ; S, {hijk }) := (xi −xi−1 )(yj −yj−1 )(zk −zk −1 )f (hijk )
i=1 j=1 k =1

sur des subdivisions S en parallélépipèdes.

• Lorsque la limite lim R(f ; S, {hijk }) existe, elle est


δ(S)→0
indépendante du choix des points hijk et on la note
ZZ
f (x, y , z)dxdydz
[a1 ,b1 ]×[a2 ,b2 ]×[a3 ,b3 ]
Intégrales
multiples

V. Borrelli
Intégrale triple
Intégrale
simple de
Riemann
• On dit alors que f est INTÉGRABLE AU SENS DE R IEMANN
Intégrale
double sur [a1 , b1 ] × [a2 , b2 ] × [a3 , b3 ] et on appelle cette limite
Intégrale triple l’INTÉGRALE TRIPLE DE f SUR [a1 , b1 ] × [a2 , b2 ] × [a3 , b3 ]

• On dit enfin qu’une fonction

f : [a1 , b1 ] × [a2 , b2 ] × [a3 , b3 ] −→ R

est INTÉGRABLE sur D ⊂ [a1 , b1 ] × [a2 , b2 ] × [a3 , b3 ] si 1D f


est intégrable sur [a1 , b1 ] × [a2 , b2 ] × [a3 , b3 ] et on pose
ZZ ZZ
f (x, y )dxdydz := 1D (x, y )f (x, y , z)dxdydz
D [a1 ,b1 ]×[a2 ,b2 ]×[a3 ,b3 ]
Intégrales
multiples

V. Borrelli
Intégrale triple
Théorème de Fubini I.– Soit D = [a1 , b1 ] × [a2 , b2 ] × [a3 , b3 ]
Intégrale
simple de et f : D −→ R une application continue alors
Riemann

Intégrale
ZZZ Z b1 Z b2 Z b3
double
f (x, y , z) dx dy dz = dx dy dz f (x, y , z)
Intégrale triple D a1 a2 a3

(dans l’ordre qu’on voudra)

Théorème de Fubini II.– Soient


n
D = (x, y , z) ∈ R3

o
x ∈ [a1 , b1 ], y ∈ [a2 (x), b2 (x)], z ∈ [a3 (x, y ), b3 (x, y )]

et f : D −→ R une application continue alors


ZZZ Z b1 Z b2 (x) Z b3 (x,y )
f (x, y , z) dx dy dz = dx dy dz f (x, y , z)
D a1 a2 (x) a3 (x,y )
Intégrales
multiples

V. Borrelli
Exemples
• Soit à calculer
Intégrale
simple de ZZZ
Riemann
J= (x 2 − 2yz) dx dy dz.
Intégrale [0,1]×[1,2]×[2,3]
double

Intégrale triple
En appliquant le théorème de Fubini on obtient
R3 R2 R1
J = 2 dz 1 dy 0 dx (x 2 − 2yz)
R3 R2 h ix=1
= 2 dz 1 dy 13 x 3 − 2xyz
R3 R2   x=0
= 2 dz 1 dy 13 − 2yz
R3h iy =2
= 2 13 y − y 2 z dz
y =1 
R3 2
= 2 3 − 4z − 13 + z dz
R3  h i3
= 2 13 − 3z dz = 13 z − 23 z 2
2
3 27 2 12 1 15 43
= 3 − 2 − 3 + 2 = 3 − 2 = −6
Intégrales
multiples

V. Borrelli
Exemples
Intégrale
simple de
Riemann
• Soit Ω le cylindre plein de hauteur 3 et ode base le disque
Intégrale
D = (x, y , z) ∈ R3 | x 2 + y 2 ≤ 1, z = 0 :

double

Intégrale triple
o
(x, y , z) ∈ R3 | x 2 + y 2 ≤ 1, 0 ≤ z ≤ 3

Ω =
(x, y , z) ∈ R3 |

=
 √ √  o
x ∈ [−1, 1], y ∈ − 1 − x 2 , 1 − x 2 , z ∈ [0, 3]

On cherche à déterminer
ZZZ
J= (1 − 2yz) dx dy dz

Intégrales
multiples

V. Borrelli
Exemples
Intégrale
simple de En appliquant la deuxième version du théorème de Fubini
Riemann
on obtient
Intégrale
double R3 RR
J = 0 dz D (1 − 2yz) dx dy
R √1−x 2
Intégrale triple
R3 R1
= 0 dz −1 dx √ (1 − 2yz) dy
− 1−x 2 √
R3 R1 h iy = 1−x 2
= 0 dz −1 y − y 2 z √ dx
y =− 1−x 2
R3 R 1 √ √
= 0 dz −1 1 − x 2 − (1 − x 2 )z + 1 − x 2

+(1 − x 2 )z dx
R3 R1 √
= 0 dz −1 2 1 − x 2 dx
R π/2
= 3 −π/2 2 cos2 t dt
= 3π
Intégrales
multiples

V. Borrelli
Changement de variables
Intégrale
simple de Théorème.– Soit f : D ⊂ R3 −→ R continue et h : ∆ −→ D
Riemann
un C 1 -difféomorphisme alors
Intégrale
double ZZZ
Intégrale triple f (x, y , z) dxdydz
D

=
ZZZ

f x(u, v , w), y (u, v , w), z(u, v , w) det Jh (u, v , w) dudvdw

Corollaire.–
En coordonnées cylindriques :
dxdydz = det Jh (ρ, ϕ, z) dρdϕdz = ρ dρ dϕ dz

• En coordonnées
sphériques
:
dxdydz = det Jh (r , ϕ, θ) drdϕdθ = r 2 sin θ dr dϕ dθ

Intégrales
multiples

V. Borrelli
Exemple
Intégrale
simple de
Riemann • Considérons à nouveau l’intégrale J de la fonction
Intégrale
double

Intégrale triple
f (x, y , z) = 1 − 2yz

sur le cylindre plein Ω de hauteur 3 et de base le disque


o
D = (x, y , z) ∈ R3 | x 2 + y 2 ≤ 1, z = 0


En coordonnées cylindriques, on a
o
(x, y , z) ∈ R3 | x 2 + y 2 ≤ 1, 0 ≤ z ≤ 3

Ω =
 o
= (ρ, ϕ, z) | ρ ∈ [0, 1], ϕ ∈ [0, 2π[, z ∈ [0, 3]
Intégrales
multiples

V. Borrelli
Exemple
Intégrale
simple de
Riemann Puisque dx dy dz = ρ dρ dϕ dz, on a
Intégrale
double RRR
J = (1 − 2yz) dx dy dz
Intégrale triple R 3 Ω RR
= 0 dz D (1 − 2yz) dx dy
R3 R1 R 2π
= 0 dz 0 ρ dρ 0 (1 − 2ρ sin ϕz) dϕ
R3 R1 h iϕ=2π
= 0 dz 0 ρ dρ ϕ + 2ρ cos ϕz
R3 R1  ϕ=0
= 0 dz 0 2π + 2ρz − 2ρz ρ dρ
R3 R1
= 0 dz 0 2π ρ dρ
h i1
= 3 π ρ2
0
= 3π
Intégrales
multiples

V. Borrelli
Volume
Définition.– Soit D ⊂ [a1 , b1 ] × [a2 , b2 ] × [a3 , b3 ]. On
Intégrale
simple de appelle VOLUME DE D le nombre
Riemann

Intégrale
ZZZ
double Vol(D) := dx dy dz
Intégrale triple D

Exemple : volume de la boule.– En coordonnées


sphériques, la boule unité B s’écrit

h−1 (B) = (r , ϕ, θ) | r ∈ [0, 1], ϕ ∈ [0, 2π[, θ ∈ [0, π]




ainsi
RRR
Vol (B) = RRRB dx dy dz
= r 2 sin θ dr dϕ dθ
R 1 [0,1]×[0,2π[×[0,π]
2π π
= 0 r 2 hdr 0 dϕ
R R
iπ 0 sin θ dθ
= 31 2π − cos θ = 2π 4π
3 (1 + 1) = 3 .
0
Intégrales
multiples

V. Borrelli
Quantités totale et moyenne
Intégrale
simple de
Riemann
• En physique, si f : D −→ R+ représente une concentration
Intégrale
double de matière (une densité volumique), une densité de courant
Intégrale triple ou une densité dénergie, alors on appelle QUANTITÉ TOTALE
de matière /courant/énergie en D le nombre
ZZZ
f (x, y , z)dxdydz
D

On appelle QUANTITÉ MOYENNE de matière


/courant/énergie en D le nombre
ZZZ
1
f (x, y , z)dxdydz
Vol (D) D
Intégrales
multiples

V. Borrelli
Exemple
• Un matériau est réparti dans un cube D = [0, R]3 selon la
Intégrale
simple de
x +y
densité volumique f (x, y , z) = . La quantité totale
Riemann
(z + 1)2
Intégrale
double
du matériau est alors
Intégrale triple RRR RR RR RR 1
D f (x, y , z)dxdydz = 0 dx 0 (x + y )dy 0 (z+1)2 dz
RRh iR h iR
= 0 xy + 12 y 2 dx − z+1 1
RR 0  0
= 0 Rx + 12 R 2 dx 1 − R+1 1
h iR
1 2 + R2x R
= Rx
2  0 R+1
1 3 3 R 3R 4
= 2R + R R+1 = 2(R+1) ,

Puisque Vol (D) = R 3 , la quantité moyenne du matériau


dans le cube est
1 1 3R 4 3R
RRR
Vol (D) D f (x, y , z) dx dy dz = R 3 2(R+1) = 2(R+1) .
Intégrales
multiples

V. Borrelli
Barycentre
Intégrale • La MASSE TOTALE de D est le nombre
simple de
Riemann ZZZ
Intégrale µ(x, y , z) dx dy dz
double
D
Intégrale triple
où µ : D −→ R+ la densité de masse

• Le CENTRE DE MASSE (ou CENTRE D ’ INERTIE, ou encore


BARYCENTRE ) est le point G de coordonnées
ZZZ
1
xG = x µ(x, y , z)dx dy dz
M D
ZZZ
1
yG = y µ(x, y , z)dx dy dz
M D
ZZZ
1
zG = z µ(x, y , z)dx dy dz
M D
Intégrales
multiples

V. Borrelli
Moment d’inertie
Intégrale
simple de
Riemann

Intégrale
double
• Un matériau est dit HOMOGÈNE si sa densité de masse
Intégrale triple µ : D −→ R+ est constante.

• Soit r (x, y , z) la distance d’un point (x, y , z) depuis une


origine P ou une droite ∆

• Le MOMENT D ’ INERTIE par rapport à P ou à ∆ est le


nombre
ZZZ
1
r 2 (x, y , z) µ(x, y , z) dx dy dz
M D
Intégrales
multiples

V. Borrelli
Exemple
Intégrale • On cherche à déterminer le centre de masse du
simple de
Riemann demi-cylindre homogène
Intégrale
D = (x, y , z) ∈ R3 | x 2 + y 2 ≤ R 2 , z ∈ [0, H], y ≥ 0 .
double

Intégrale triple

Il est naturel de travailler en coordonnées cylindriques et


d’écrire

h−1 (D) = (ρ, ϕ, z) | ρ ∈ [0, R], ϕ ∈ [0, π], z ∈ [0, H] .




Le calcul de la masse totale donne


RRR
M = RRRD dx dy dz
= −1 ρ dρ dϕ dz
R R h (D)R π RH
= 0 ρ dρ 0 dϕ 0 dz
2
= π R2 H .
Intégrales
multiples

V. Borrelli
Exemple
Intégrale
simple de
Le centre de masse G a pour coordonnées cartésiennes
Riemann

xG = M1 RRRD x dx dy dz
RRR
Intégrale
double
= M1 −1 ρ cos ϕ ρ dρ dϕ dz
Intégrale triple
R h (D) R π
1 R 2
RH
= M 0 ρ dρ 0 cos ϕ dϕ 0 dz = 0

yG = M1
RRR
y dx dy dz
RR D Rπ RH
= M1 0 ρ2 dρ 0 sin ϕ dϕ 0 dz
3
= π R22 H R3 2 H = 4R3π

zG = M1
RRR
z dx dy dz
R D
1 R
Rπ RH
= M 0 ρ dρ 0 dϕ 0 z dz
2 2
= π R22 H R2 π H2 = H2
 
Ainsi G = 0, 4R H
3π 2 .
,
Intégrales
multiples

V. Borrelli
Exercice
Intégrale Exercice 1.– Une poudre est répartie sur une plaque infinie
simple de
Riemann selon la densité
Intégrale
double 1
f (x, y ) = p 2
Intégrale triple
x2 + y2 + 1

où (x, y ) ∈ R2 . Calculer la quantité totale et moyenne de


poudre sur un disque de rayon R > 0 et centré en l’origine.

Réponse.– Il est naturel de passer en coordonnées


polaires. La fonction f s’écrit alors

1
f (ρ, ϕ) =
(ρ + 1)2

et le disque
 de rayon R peut se décrire
comme
DR = (ρ, ϕ) | ρ ∈ [0, R], ϕ ∈ [0, 2π[ .
Intégrales
multiples

V. Borrelli
Exercice
Intégrale
simple de
Ainsi on a
Riemann
1
RR
Intégrale Quantité totale = D
R (ρ+1)
2 ρ dρ dϕ
double R R ρ+1  R 2π
1
Intégrale triple = 0 (ρ+1) 2 − (ρ+1)2 dρ 0 dϕ
RR 1 1

= 2π 0 ρ+1 − (ρ+1) 2 dρ
h iR
1
= 2π ln(ρ + 1) + ρ+1
 0 
1
= 2π ln(R + 1) + R+1 − ln 0 − 1
 
R
= 2π ln(R + 1) − R+1

et RR
Aire (DR ) = ρ dρ dϕ
R RDR R 2π
= 0 ρ dρ 0 dϕ
2
= R2 2π = πR 2
Intégrales
multiples

V. Borrelli
Exercice
Intégrale
simple de
Riemann
Enfin
Intégrale
double 1
RR 1
Intégrale triple
Quantité moyenne = (DR )
Aire DR (ρ+1)2 ρ dρ dϕ

2 R
= R2
ln(R + 1) − R+1

Exercice 2.– Calculer le centre de masse du solide Ω


composé de la demi-boule BR− et du cylindre CR suivants :
n o
BR− =

(r , ϕ, θ) r ∈ [0, R], ϕ ∈ [0, 2π], θ ∈ [π/2, π]
n o
CR = (ρ, ϕ, z) ρ ∈ [0, R], ϕ ∈ [0, 2π], z ∈ [0, R] ,

et avec la densité de masse µ(x, y , z) = z 2 .


Intégrales
multiples

V. Borrelli
Exercice
Intégrale
simple de Réponse.– La masse totale de Ω est MΩ = MB − + MCR ,
Riemann R

Intégrale
avec µ(x, y , z) = r 2 cos2 θ sur BR− . On a donc
double
2 2 2
RRR
Intégrale triple MB − = BR− r cos θ r sin θ dr dϕ dθ
R RR 4 R 2π Rπ
= 0 r dr 0 dϕ π/2 cos2 θ sin θ dθ
h i π
R5
= 5 2π − 13 cos3 θ
π/2
2πR 5
= 15

et
z 2 ρ dρ dϕ dz
RRR
MCR =
R R CR R 2π RR
= 0 ρ dρ 0 dϕ 0 z 2 dz
2 3
= R2 2π R3
5
= πR3
Intégrales
multiples

V. Borrelli
Exercice
Intégrale Au bilan
simple de
Riemann
7πR 5
 
2 1
Intégrale MΩ = MB − + MCR = + πR 5 =
double R 15 3 15
Intégrale triple

• Puisque
Z 2π Z 2π
cos ϕ dϕ = 0 et sin ϕ dϕ = 0
0 0

les coordonnées cartésiennes du barycentre G de Ω sont :

xG = M1Ω
RRR
xµ(x, y , z) dx dy dz
1
R R Ω5 R 2π Rπ
= MΩ 0 r dr 0 cos ϕ dϕ π/2 cos2 θ sin2 θ dθ
RR R 2π RR
+ M1Ω 0 ρ2 dρ 0 cos ϕ dϕ 0 z 2 dz
= 0
Intégrales
multiples

V. Borrelli
Exercice
Intégrale
simple de
Riemann

1
RR R 2π Rπ 2
Intégrale
double
yG = MΩ 0 r 5 dr 0 sin ϕ dϕ 2
π/2 cos θ sin θ dθ
RR R 2π RR 2
Intégrale triple + M1Ω 0 ρ2 dρ 0 sin ϕ dϕ 0 z dz
= 0
1
z 3 dx dy dz
RRR
zG = MΩ
1
R R Ω5 R 2π Rπ 3 1
RR R
= MΩ 0r dr 0 dϕ π/2 cos θ sin θ dθ +  MΩ 0 ρ dρ
h iπ
15 R6 1 2 4
= 7πR 3 6 2π − 4 cos 4θ + R2 2π R4
π/2
15πR 6 1 1 1

= 7πR 3
− 3 4 + 4
15R 3 −1+3
= 7 12
5R 3
= 14 .
Intégrales
multiples

V. Borrelli
Exercice
Intégrale
simple de
Riemann

Intégrale
double • En conclusion, le barycentre G a pour coordonnées
Intégrale triple

G = (0, 0, 5R 3 /14)

Puisque 5R 3 /14 > 0, il se trouve dans la partie cylindrique.

• Le barycentre se trouve à l’intérieur de Ω si

5R 3 /14 ≤ R
p
c’est-à-dire si R ≤ 14/5.
Intégrales
multiples

V. Borrelli
Fin CM 7
Intégrale
simple de
Riemann

Intégrale
double

Intégrale triple

In memoriam : Stephen Hawking, 8 janvier 1942-14 mars 2018


Intégrales
multiples

V. Borrelli

Intégrale
simple de
Riemann

Intégrale
double

Intégrale triple
Intégrales
multiples

V. Borrelli
Science Étonnante
Intégrale
simple de
Riemann

Intégrale
double

Intégrale triple

Stephen Hawking et la Théorie du Tout


Intégrales
multiples

V. Borrelli
Big Bang Theory
Intégrale
simple de
Riemann

Intégrale
double

Intégrale triple

The Hawking Excitation