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Pierre et Thibaut 14.09.

2018
Hervé PLARD UE2-EC3 :
prothèse fixée

PROTHESES FIXEES PROVISOIRES

Il y aura normalement a chaque début de séance des cas cliniques.


(Nous sommes désolés mais malgré nos sollicitations, nous n'avons pas pu obtenir les
photos correspondant aux cas cliniques).

Cas clinique 1 :

Situation initiale : la patiente a perdu sa couronne.

Elle s'est décollée. Si on regarde l'intrado de la couronne, on voit de la colle.


Vraisemblablement elle s'est décollée mais souvent, dans les racines avec des dents qui
sont abîmées, on met des ancrages (il y a plusieurs types d'ancrage ; il y en a qui sont en
métal qu'on appelle des inlay cores et il y en a qui sont collés).
Ici, la patiente a cassé, décollé l'ancrage qu'il y a sur sa dent et manque de chance pour
elle, elle a cassé la céramique (au niveau de la face palatine mais c'est difficile à voir sur
les diapos).
En urgence, on va faire une provisoire. Cela va permettre de restaurer l'esthétique et la
fonction. Pour des raisons techniques on ne peut pas recoller la dent car l'ancrage collé
est cassé, il n'était pas assez solide.

La chaîne prothétique :
(le projet étant de refaire une couronne tout en intégrant l'échec pour essayer de refaire
quelque chose qui ne fasse pas à nouveau un échec )

– 1er rendez-vous : faire une provisoire en urgence

- Second rendez-vous : on fait une empreinte, ensuite on coule du plâtre pour avoir
un modèle (avec lequel on peut faire un wax up par exemple).
- L'ancrage n'est pas le bon donc on en met un en métal → faire une empreinte pour
faire l'ancrage.
- Mettre l'ancrage en place et réadapter la provisoire.

– Empreinte, essayage de céramique et assemblage pour finaliser la couronne.

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– Maintenance

Le projet prothétique est simple : une couronne sur une incisive centrale. La contrainte
c'est qu'il y a un échec donc il faut que je conçoive les choses pour prévenir à nouveau un
échec. Là on a une piste, l'ancrage qui as été mis est cassé donc soit il était mal réalisé
soit il était mal indiqué. Souvent, on a tendance à croire que la plupart des problèmes
viennent d'un problème manuel ou d'un problème technique. Mais souvent c'est un
problème d'indication, d'intellect. Ici en l'occurence, on a mal posé l'indication puisque
l'ancrage utilisé n'était pas le bon car pas assez solide. Sur les dents antérieurs, quand les
dents sont très abîmées, il faut retourner à des trucs un peu oldschool avec des ancrages
en métal sur mesure (des inlay cores).

Cas clinique 2 :

Patiente qui vient et qui nous dit qu'elle a perdu un bout de sa dent.

Situation clinique : cuspide vestibulaire de la 14 → corrosion d'amalgame. L'amalgame


rouille et les sels d'amalgame diffuse dans la dentine et dans l'émail et ça créer des
colorations qui sont disgracieuses et qu'on ne peut pas traiter.

Très souvent on va rencontrer ce type de problème. Sur des amalgames, ça fait ce qu'on
appelle un « effet coin ». A force le patient il mastique sur l'amalgame, ça fait comme un
coin dans du bois et la paroi dentaire (qui était fine) va au bout d'un moment se fracturer
donc le patient casse un bout de dent. (c'est très fréquent).
Il y a aussi une couronne en métal sur la 15.

Que peut-on faire pour cette patiente ? Les deux prémolaires sont vivantes et la molaire, à
part le fait qu'elle soit pas très esthétique et que le patient soit pas un as de la brosse (on
peut voir de la plaque dentaire), ne pose pas trop de problème.

Couronne sur la 14 ? Non car une couronne c'est une thérapeutique utilisé pour une dent
qu'est pas mal délabrée. C'est trop agressif ici car pour faire une couronne, il va falloir
préparer à 360 °. Il faut quelque chose de plus simple : du composite/de l'onlay (indications
: pièce en céramique que l'on colle sur une dent sur une classe 2 ou avec une perte de cuspide).

Sur la 15 ? On ne garde pas les amalgames actuels. Là c'est une bonne indication pour
faire soit une couronne soit un overlay.

Quel est le projet prothétique ?


Un composite et une couronne sur dent vivante.

Quelle est la chaîne prothétique ?


On fait une empreinte qu'on coule. On obtient donc un modèle en plâtre qui est la
réplique de la bouche du patient. On démonte l'amalgame, on prépare la dent et puis on
fait une provisoire. Une fois que c'est fait, on fait une empreinte et on demande à notre
prothésiste de faire la prothèse.
La patiente essaie la prothèse et si c'est bon, on l'assemble et ensuite on fait de la
maintenance.

Si on décide de pas faire un onlay car c'est trop compliqué/cher, la patiente veut un truc
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simple ou faire un soin, quand va t-on conduire le soin ?

On va le faire avant la prothèse car c'est plus facile → la grande puissance des
empreintes, c'est de pouvoir travailler sur un modèle et de pouvoir gérer par ex des pts
de contacts sur des modèles. Gérer des pts de contact en bouche, c'est bcp plus
compliqué que sur un modèle (ici c'est le pt de contact en distale de la 14 et en mésial de
la 15 qui nous préoccupe).

Si on fait le soin après, on va devoir gérer le pt de contact en bouche et donc c'est bcp
plus compliqué.

L'examen portera sur un cas clinique.

I. Introduction
Les prothèses fixées provisoires assurent la temporisation pendant les différentes
phases de traitement depuis la préparation de la dent jusqu’à la mise en place d’une
prothèse d’usage. On les divise en :
- provisoires immédiates faites au fauteuil par le dentiste sans étape de
laboratoire.
- provisoires temporaires avec étapes de laboratoire, elles sont plus complexes à
réaliser et sont mises en place parfois pour un temps plus long.

Cas clinique : 36 avec traitement endodontique, mise en


place d’un inlay core. Prothèse provisoire immédiate réalisée
au fauteuil.
Le patient repart avec la provisoire, pendant ce temps on
garde avec les empreintes et on conduit les étapes de
laboratoire puis pose de couronne métallique. La prothèse
immédiate ressemble beaucoup à la définitive en thermes d’occlusion, d’anatomie.

II. Types de prothèses provisoires

A. Prothèses provisoires immédiates


Elles sont élaborées au cours de la séance, pendant qu’on prépare la dent
(extemporanément). Elles restent en bouche pour une courte période et sont
remplacées rapidement. Elles servent
- à protéger la dent : pour éviter les sensibilités sur dent vivante
- à permettre la cicatrisation du parodonte (évite le bourrage alimentaire)
- à bloquer les rapports inter-arcade : évite phénomène de dégression des dents
(parfois les gens perdent la provisoire, quelques mois plus tard la dent a bougé)

B. Prothèses provisoires temporaires


Elles sont consacrées à des cas plus compliqués.

Cas clinique : patiente qui a un problème d’érosion, ancienne anorexique et à cause


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des vomissements elle a usé ses dents.

Ce type de prothèse est issu d’un projet prothétique et du wax up diagnostic. Etape de
laboratoire par le prothésiste ce qui améliore les qualités mécaniques et esthétiques.
Réalisation en début de traitement pour permettre la temporisation pendant une
durée étendue.

Ces prothèses temporaires sont plus complexes, plus jolies, plus solides mais trop
difficiles à faire au cabinet de manière extemporanée.

Elles permettent de rétablir la biologie, la fonction et l’esthétique, ainsi que de réaliser


des traitements endodontiques, parodontaux, chirurgicaux, implantaires ou occlusaux.
C’est un guide, prototype qui permet de préfigurer le résultat final.

III. Objectifs des prothèses provisoires


Protection amélaire dentinaire et pulpaire contre les agressions bactériennes et
thermiques.
Stabilité : la dent préparée ne doit pas se déplacer (éviter notamment égression
pilier) et assurer, rétablir la fonction occlusale optimisées permettant un confort
masticatoire. Il faut se mettre au plus proche de la stabilité occlusale.
Hygiène aisée (passage de brossettes, du fil = points de contact). La finition doit être
impeccable sinon apparition de rugosités compliquées à nettoyer.
Remplacement des dents absentes (intermédiaires de bridges) et remplacer les
restaurations ou prothèses inadaptées.
Correction de la position des dents, améliorer l’esthétique, faciliter les traitements
associés (chirurgie, implantologie, endodontie, parodontologie, ODF).
Préserver et conditionner le parodonte marginal. Sert de prototype aux prothèses
définitives : fonctionnel, esthétique, mécanique.

Objectifs de mise en œuvre : réalisation facile, rapide, stable dans le temps, permettre
des modifications faciles, cout faible, esthétique.

IV. Matériaux
On distingue deux grandes familles
- Les résines méthacrylates chémopolymérisables ou photopolymérisables
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- Les résines composites chémopolymérisables ou photopolymérisables (avec couleurs
différentes)

A. Résines méthacrylates chémopolymérisables


On mélange poudre + liquide (comme en TP). La poudre est
versée et mélangée dans le liquide afin d’obtenir la consistance
de résine souhaitée. La réaction de prise est exothermique et
provoque une contraction de prise accompagnée d’un relargage
de monomère libre.

Inconvénient : l’exothermie créée (+70°C) et le monomère


libéré peuvent être agressifs pour la pulpe et/ou le parodonte.
Des précautions doivent s’appliquer lors de l’utilisation de ces résines sur des dents
vivantes et des parodontes fragiles. Elle peut être allèrgene pour le patient. Risque de
nécrose ou pulpite.

Il faut mettre suffisamment de poudre (pas trop ni trop peu)


- si trop liquide la résine coule = bulles
- si trop dense pas le temps de mettre en place et pas bien adapté

On peut isoler la dent, couche hybride puis isolation avec de la vaseline, on met la
résine provisoire et juste avant la fin on place de l’eau sur la provisoire et on remet le
minitray en place. La gencive supporte plus de 70°C mais pour les tissus dentaires ça
peut poser problème.
Contraction de prise de 0,5% à peu près et on ne peut plus remettre la provisoire sur
son support si on l’enlève trop tôt. La prise doit se faire sur le support dentaire.

Avantages : simplicité d’utilisation, rebasage facile, solidité et bon état de surface et


faible coût (relativement pour un produit dentaire = 400 euros le kilo).

2 types de résine :
- polyméthylmétacrylates : PMMA meilleure longévité et meilleure résistance à
l’abrasion
- polymétacrylates d’éthyle : PEMA avec exothermie et contraction de prise moins
importante

B. Résines méthacrylates photopolymérisables


On ajoute un photoinitiateur (camphoroquinone). Exothermie et relargage de
monomères moins important. Idéal pour la réalisation de petites corrections
(comblement d’un manque et point de contact).

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C. Résines composites chémopolymérisables
Résines bis acryliques ou bis acryl (bis GMA ou
TDMA). Se présentent sous forme de cartouches
avec embouts mélangeurs.

Avantages : simples et ergonomiques, la


consistance est déjà prédéfinie par l’automélange
et le produit sort directement ni trop fluide ni trop
visqueux. Faible exothermie, bonne stabilité
dimensionnelle et désinsertion facile.

Inconvénients : rebasage – ajout difficile et coût important.

D. Récapitulatif

MATERIAUX AVANTAGES INCONVENIENTS INDICATIONS

Restaurations
Exothermie, unitaires ou plurales
Résines Bon état de surface, contraction de pirse, avec
méthacrylates solidité, ajouts - relargage de attention
chémopolymérisa rebasage facile, monomère, particulière
bles coût détourage et aux dents vivantes
finitions longs et aux parodontes
fragiles
Ajout de résine
Résines Facilité de ponctuel
méthacrylates manipulation pour Nécessite d’être (limite cervicale,
photopolymérisab réaliser des ajouts photopolymérisée point de contact),
les ponctuels modification de
forme

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Ergonomie, stabilité Restaurations
Difficultés
Résines dimensionnelle, unitaires ou plurales
importantes pour
composites bonne ne
rebaser - réaliser
chémopolymérisa état de surface, nécessitant pas
des modifications
bles rapidité de mise en de modifications
de formes, coût
oeuvre facettes

V. Assemblage
Il faut des ciments de scellement provisoires qui assurent l’étanchéité (pas de
bactéries), améliorent la rétention mécanique et calment les agressions pulpaires.
La préparation initiale est très importante : le ciment n’a pas vraiment d’objectif de
rétention mais d’étanchéité donc si la préparation n’est pas rétentive le ciment ne
peut pas compenser.

Il y a 3 types de ciments
- oxydes de zinc eugénol : Temp Bond kerr
- oxyde de zinc sans eugénol : Temp Bond NE
- ciment à base de résine acrylique : Telio CS Link

A. Ciment oxyde de zinc eugénol – Temp Bond


Avantage : c’est un sédatif pulpaire. Indication sur les dents vivantes pour calmer ou
prévenir une irritation pulpaire.

Inconvénient : il inhibe les polymères de collage. Si on veut rebaser la provisoire ou


coller un composite on aura une inhibition de la polymérisation et le composite va mal
se coller. Dans ce cas on utilise des ciments oxyde de zinc non eugénolés. C’est aussi
un ciment opaque peu esthtique.

B. Ciment oxyde de zinc sans eugénol – Temp Bond NE

C’est le plus utilisé car il évite les problèmes d’inhibition des polymères de collage.

Inconvénient : ciment opaque peu esthétique qui peut poser problème quand on a
des provisoires de faible épaisseur : couche blanchâtre sous provisoire. La rétention
est diminuée par rapport au ciment oxyde de zinc eugénol.

Technique de mise en œuvre : deux tubes base + activateur on mélange en parts


égales, on met en place et on attend que la prise soit complète puis on retire les
excès.
Attention ces ciments sont sensibles à l’humidité qui va accélérer leur prise. Dans la
provisoire on a un peu d’humidité si on ne sèche pas on colle le ciment et il prend
instantanément on ne pourra donc pas mettre le ciment sur la préparation. Donc bien
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rincer et sécher les intrados et piliers.

C. Ciments à base de résine acrylique – Telio CS Link


Ce sont des ciments à visée esthétique (facette, couronne périphérique de faible
épaisseur en antérieur, onlay).
On peut choisir la couleur en fonction des supports dentaires.

Inconvénients : rétention et étanchéité médiocres.

VI. Méthodes de réalisation des prothèses


provisoires
La réalisation d’une prothèse provisoire est un préalable indispensable à l’élaboration
d’une prothèse d’usage. De nombreuses méthodes de mise en oeuvre sont possibles.
La ou les techniques les plus appropriées seront choisies en fonction de la situation
clinique et du matériel disponible. On distingue
- les méthodes directes pour les prothèses immédiates (automoulage ou couronne
préfabriquée)
- les méthodes semi directes ou indirectes pour les prothèses temporaires

A. Méthodes directes

1. Automoulage

C’est la technique la plus simple réalisée directement au fauteuil sans étape de


laboratoire.

Indication : dent unitaire ou bridge de faible étendue (jusqu’à 3 éléments), anatomie


initiale peu dégradée.
Réalisation : on utilise un silicone « putty » (viscosité élevée) avant préparation de la
dent. Les excès de matériau ainsi que les languettes interdentaires sont éliminées afin
de pouvoir replacer l’empreinte facilement et éviter les phénomènes de surocclusion.
Après réalisation de la préparation périphérique, de la résine acrylique ou composite
est déposée dans l’automoulage au niveau de la dent provisoire à réaliser.

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De la résine peut aussi être mise en place en bouche directement sur la préparation.
L’automoulage est remis en place. Avant la prise complète du matériau, la provisoire
est désinsérée et réinsérée afin de limiter les excès de résines dans les contre-
dépouilles. Après polymérisation, la provisoire est retirée à l’aide d’une pince de
Führer. L’utilisation d’un arrache couronne pour une prothèse unitaire est à éviter à
cause des dégradations sur la limite cervicale qu’il entraine généralement.

La limite cervicale et les points de contact en mésial et distal sont notés à l’aide d’un
crayon porte mine 0,5 mm. Les excès de résine sont retirés à l’aide de fraises
multilames pour résine et/ou de disques papier de verre (disque de Moore) montés sur
une pièce à main.

La provisoire est replacée en bouche pour contrôler :


- l’adaptation cervicale (absence de sous ou de sur contour) à l’aide d’une sonde 17
- les points de contact à l’aide de fil interdentaire (le fil « claque »)
- l’occlusion statique puis dynamique avec du papier encré de 40 µm

L’anatomie de la dent est améliorée si nécessaire et un polissage soigneux est réalisé.

Cas clinique : on veut refaire une couronne métallique car apparition de lésions
causées par des bactéries laissées après un traitement endodontique.
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Pour accéder à la racine il faut démonter la couronne. Avant tout on fait un
automoulage. On prend une fraise, on coupe la couronne. On se retrouve avec la dent
démontée. Entre temps on retraite la racine. On va ensuite refaire une provisoire. Le
support est abimé, ce qui arrive souvent. On met un tenon (partie en métal) qui
permet d’avoir une provisoire rétentive. Pour ça on prend un foret, on désobture une
des racine (souvent palatine car volumineuse). On met le minitray, on désinsère.

Cependant si la dent est déjà abimée de base c'est impossible.

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2. Couronnes préfabriquées

Indication : pour les dents délabrées, pour un traitement d’urgence et pour les
dents unitaires. (Rappel : on ne peut pas faire d’automoulage sur une dent
délabrée).

Différentes dents préfabriquées sont disponibles, elles sont présentées généralement


sous forme de coffret comprenant pour chaque dent différentes formes et tailles.

Elles peuvent être de 3 types

Moule odus : acétate de cellulose, moule transparent pour les dents antérieures
Dent évidée en polycarboxylate (moule ions) pour les dents antérieures et prémolaires
Dents en résine du commerce à évider pour dents
antérieures (Préformes métalliques pour les molaires =
obsolète)
Dents (en préforme) métalliques.

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Réalisation : Le diamètre mésio-distal de la dent délabrée est mesuré à l’aide d’un
pied à coulisse ou d’une sonde parodontale par exemple. La dent préfabriquée dont la
taille est la plus proche est choisie. Les bords cervicaux sont réduits si besoin à l’aide
d’une fraise ou d’un ciseau. La préforme est remplie de résine puis replacée
précisément et maintenue en place pendant la polymérisation. Les étapes suivantes
sont identiques à l’automoulage.

Cas clinique : un patient vient consulter pour une incisive centrale. Première chose :
éviction gingivale avec bistouri électrique. Le parodonte marginal est venu proliférer
et on ne voit plus la racine. Première opération : gingivectomie puis on nettoie la
racine, on fait un forage et on vient prendre du jonc (diamètres différents) on coupe à
la longueur désobturée. On fait des rainures sinon le tenon en métal va se dissocier,
ça donne des rétentions mécaniques pour piéger la résine. On remet en place ce qui
sert d’ancrage.

On prend ensuite le coffret de moule odus. Présenté avec boule de coton pour éviter
d’écraser le moule. La partie cervicale est haute donc avec un ciseau on le coupe pour
aligner les bords et le collet. Vue palatine : on remplit le tout de résine. Poudre, liquide
etc. on met de la résine au niveau du tenon et dans le moule, puis on replace le moule
et on désinsère avec une pince. On obtient le tenon bien englobé dans la résine. On
note au crayon les limites cervicales et les points de contact. On fraise puis on
contrôle l’occlusion (contrôle statique et dynamique). La provisoire doit participer au
guidage antérieur mais pas trop, les réglages sont très importants.

Cas clinique : utilisation de dents du commerce évidées. Incisive latérale avec


couronne en or que la patiente veut changer. On utilise des plaquettes de dents
(technique pas très utilisée car on n’a plus de dents du commerce dans le cabinet,
plutôt chez prothésiste). On évide la dent avec une fraise ce qui fait une facette. On la

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réadapte à la situation. On découpe la couronne, on peut mettre un tenon. On met de
la résine et on vient réadapter les choses. On retire les excès on fait les réglages, on
polit.

3. Bloc technique

Indication : dent unitaire postérieure très délabrée, traitement d’urgence, matériel


limité.

Réalisation : une « boulette » de résine acrylique est réalisée et placée sur la dent
préparée, le patient est invité à fermer pour obtenir des références occlusales
approximatives. Après polymérisation de la résine les excès sont éliminés et
l’anatomie de la dent est entièrement sculpté. Etapes de contrôle et de polissage
identiques à l’automoulage.

Cas clinique : le patient a perdu une couronne. Présence de tissu carieux, il faut lui
refaire une couronne. Pas d’urgence, avant tout on fait bilan complet, radio pour
savoir si la dent est conservable, éventuellement traitement endodontique, le patient
se renseigne à sa mutuelle, signature du devis et c’est parti. On retire la partie cariée
et on retrouve une racine exploitable. On est à la limite de faire une couronne mais le
support reste intéressant. On met un tenon et un gros paquet de résine acrylique. On
demande au patient de venir serrer sur le bloc de résine. Il faut éviter que ça vienne
fuser partout (dans les embrasures entre autres) sinon très dur à éliminer. Même
technique que pour l’automoulage, avec crayon gris pour limites. Demande beaucoup
de connaissances en anatomie. Technique à privilégier pour les molaires. On peut faire
aussi des incisives mais demande beaucoup d’entrainement.

B. Méthodes semi-directes
Indications : cas plus complexes de moyenne étendue avec des modifications
occlusales et/ou de forme des dents rendant la technique directe complexe ou
impossible.

Réalisation : sur des modèles d’études un wax up diagnostic issu du projet


prothétique est réalisé. Le modèle est dupliqué en plâtre. Une gouttière thermoformée
ou une clé en silicone réalisée sur le duplicata permet de transférer le projet en
bouche. Après polymérisation de la résine et désinsertion les étapes suivantes sont
identiques aux techniques directes.

Cas clinique : bridge de 3 éléments. En support 14 et 16 intermédiaire 15. On se


retrouve dans une espèce de méthode directe avec auto-moulage mais dent très
délabrée. Problèmes de repositionnement des auto-moulages.

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C. Méthodes indirectes
Association d’étapes de laboratoire et d’étapes cliniques.

Indications : cas complexes de grande étendue avec des modifications importantes


par rapport à la situation initiale (ex: augmentation de dimension verticale), cas avec
une exigence esthétique poussée.

Sur des modèles d’études un wax up diagnostic issu du projet prothétique est réalisé.
Après validation du wax up par le clinicien, les provisoires sont réalisées au
laboratoire. Elles sont généralement confectionnées en PMMA et polymérisées sous
pression permettant d’augmenter les qualités mécaniques de la résine. Elles sont
ensuites évidées et finies.

Une stratification à l'aide de résine de couleur et de transluicidités différentes est


possible notamment pour les dents maxillaires antérieures.

Cas clinique : érosion et abrasion. On prépare les dents, on rebase les provisoires. On
remet de la résine. On utilise une clé en silicone. Difficulté en antérieur, bien
positionner la provisoire. Positionnement du bord incisif bien précis. On peut utiliser
une clé sur le projet prothétique qui vient emporter les prothèses provisoires. On les
bloque dans la clé avec une petite pointe de glue. On remplit les provisoires avec de la
résine et ça permet d’être sûr que le bord libre soit au bon endroit. On a des limites
très précises. Après avoir poli on a pu corriger le côté usé et abrasé des dents.

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Cas clinique : on est plus loin que de l’esthétique. Projet de refaire toute l’arcade
maxillaire car plein de prothèses métalliques. Il faut rétablir l’esthétique, réhabiliter
les dents abimées, remplacer les dents manquantes et rétablir une harmonie
d’arcade.
Projet prothétique : on prend une empreinte, on augmente la dimension verticale. Le
prothésiste a fait les provisoires.

Cas clinique : patient a perdu des dents sur tout le secteur postérieur, dents
antérieures très usées. Il reste une 16, mise en place d’implants avec des vis de
cicatrisation. Projet prothétique, préparation des dents. Mise en place de transferts qui
sont des tiges fixées sur les implants (= empreintes des implants). Provisoires sur les
dents et les implants et on le met directement en place. Petits trous sur les
provisoires, ce sont les vis qui permettent de fixer les provisoires sur les implants.

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D. Récapitulatif

METHODES INDICATIONS MATÉRIAUX AVANTAGES INCOVÉNIENTS


Situation initiale peu
dégradée, exothermie
importante avec
dent unitaire ou
résine PMMA, PEMA, sans étape de résine
DIRECTE bridge 3
composite laboratoire, facile, acrylique, difficulté
AUTOMOULAGE éléments, anatomie
chémopolymérisable rapide, faible coût de désinsertion,
initiale peu dégradée
temporisation de
courte
durée

• acétate de cellulose
dent d’anatomie
• polycarboxylate standard, difficulté
DIRECTE
dent unitaire, dent • dents du commerce de
COURONNE délabrée
traitement d’urgence
réalisation pour
• préforme métallique
PRÉFABRIQUÉE obtenir une bonne
+ résine PMMA,
PEMA, composite intégration

difficultés de
réalisation pour
obtenir une
dent unitaire
DIRECTE BLOC PMMA, PEMA, traitement d’urgence, anatomie correcte et
postérieure, dent
TECHNIQUE composite matériel simple une bonne
délabrée
intégration,
temps de réalisation
long

cas plus complexes de


moyenne étendue difficultés de
avec d e s m o d i fi c repositionement en
ations cas
amélioration de
résine PMMA, PEMA, de préparation de
SEMI-DIRECTE occlusales et/ou de
composite
l’anatomie et de
dents
forme des dents l’esthétique
terminales ou de
rendant la t e c h n i grande
quedirecte réhabilitation
impossible

cas complexes de
grande é t e n d u e a v
ecdes
modifications difficultés
précision (notamment
importantes par
esthétique (forme et de
INDIRECTE rapport à la situation couleur) repositione
initiale (ex solidité ment)
augmentation de temps coût
dimension verticale),
cas avec une exigence
esthétique poussée résine PMMA, PEMA

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