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OBTENIR LE DALF C1 - LIVRE 3 CORRECTIONS DES EXAMENS - © Pierre Babon

LIVRE 3

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OBTENIR LE DALF C1 - LIVRE 3 CORRECTIONS DES EXAMENS - © Pierre Babon

LIVRE 3. CORRECTIONS DES EXAMENS

Table des matières


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Examen 1 - Correction
Examen 2 - Correction
Examen 3 - Correction
Examen 4 - Correction
Examen 5 - Correction
Examen 6 - Correction

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DALF C1 - Examen nº 1 - CORRECTION

Partie 1 (Examen 1)
COMPRÉHENSION DE L'ORAL
- 25 points -

Exercice 1 18 points
Transcription
J : On a tous grandi à coups de notes pas forcément bonnes d’ailleurs sur 10 ou sur 20. Alors faut-il les supprimer une
fois pour toutes, ces notes à l’école ? Bonjour Marie-Estelle Pech.
MEP : Bonjour.
J : Vous êtes journaliste spécialiste des questions d’éducation au Figaro et auteure de « L’école de la triche » publié
chez l’Editeur. Alors, à cette question « Faut-il supprimer les notes », le CNRS répond « oui », à partir d’une étude. En
quelques mots, quels sont les grands résultats de cette étude, les grandes conclusions ?
MEP : Eh bien, cette étude démontre que la suppression des notes est positive pour les élèves en difficulté sans
forcément nuire aux autres, c’est-à-dire aux bons élèves. Elle a permis de diviser, enfin, l’évaluation par
compétences et non par les notes a permis de diviser par deux l’écart de performances entre les élèves de familles
favorisées et les élèves de familles défavorisées.
J : Ça veut dire que les bons ne sont pas moins bons mais que les faibles progressent, c’est ça ?
MEP : C’est ça.
J : Et c’est quoi évaluer par compétences, ça veut dire quoi ?
MEP : Alors, évaluer par compétences, ça veut dire qu’on évalue des compétences, des choses beaucoup plus fines
que les notes. C’est pas juste un devoir de français, par exemple, mais on va évaluer la capacité d’un élève à écrire
un texte de trois ou quatre lignes, et on va vous dire si c’est acquis, pas acquis, en voie d’acquisition ou pas acquis du
tout.
J : Donc on change la grille de lecture en fait. Au lieu de mettre 1, 5, 10 ou 20, on dit acquis, pas acquis ou en cours
d’acquisition.
MEP : C’est ça. Et on n’évalue pas la même chose surtout. On n’évalue pas… On évalue de façon plus précise si vous
voulez…
J : L’idée, c’est de réduire la grille, c’est qu’il y ait moins d’écart, c’est ça entre, dans l’affichage, au sein d’une même
classe ?
MEP : Alors, c’est pas forcément le but. Ce qu’on dit, c’est que les notes en France seraient… enfin… On a ce qu’on
appelle des docimologues, des chercheurs qui sont spécialistes de la note…
J : On appelle ça des docimologues ?
MEP : Oui. Ils estiment que la note fragilise les mauvais élèves, les plus faibles, qu’elle ne les amène pas… elle ne les
aide pas à travailler, alors donne pas confiance en eux, et elle les enfonce. Et donc ça c'est... Et puis, un autre
argument si vous voulez, c’est que les notes sont considérées comme assez aléatoires par les docimologues, encore
une fois, qui vont vous expliquer que, par exemple, si vous êtes en haut de la copie, en haut du tas de copie ou en
bas, vous allez pas être notés de la même façon. Qu'un enfant de cadre et un enfant d'ouvrier, même s'ils ont une
copie de même niveau, ils ne vont pas être notés de la même façon.
J : Et pourquoi ça ?
MEP : Parce que les profs ont des préjugés.
J : D’accord.
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MEP : Que la note, elle est pas neutre, qu’on va projeter des choses… que les filles vont être mieux notées que les
garçons, que les élèves redoublant vont être moins bien notés que les élèves qui n’ont pas redoublé.
J : Donc c’est une façon de se protéger des a priori des enseignants, aussi de changer cette méthode de notation. Il y
a beaucoup beaucoup de réactions, assez hostiles il faut bien le dire sur Twitter. Je vous lis celle de Stéphane Bezic,
par exemple. « Des chercheurs proposent encore de supprimer les notes à l’école. A quand le 100 mètres aux JO
sans chrono ? » Autre tweet de Samélio : « Sans notes, comment apprendre à évaluer son niveau ? Pour préparer le
monde pro, les notes sont-elles nécessaires ? »
MEP : Ça c’est un vrai argument. Est-ce qu'il suffit de briser le thermomètre pour…
J : …faire tomber la fièvre ?
MEP : … pour faire tomber la fièvre. C'est peut-être un peu facile. Les personnes qui tiennent aux notes, et qui sont,
je pense, assez majoritaires, de toute façon dans la société française puisqu’on a tous été éduqués avec ça, avec les
notes. Donc, déjà les parents d’élèves, comprendre qu’une évaluation par compétences est quelque chose d’assez
intellectuel et d’assez… c’est beaucoup moins simple finalement qu’une note. Une note, vous avez 15, 17
J : Justement, est-ce que c’est pas un peu perché en fait, ces évaluations par compétences, est-ce que c’est
accessible à tous ?
MEP : C’est bien, c’est bien ce que… la chose la plus compliquée, c’est de le faire, de faire passer le message aux
parents. Et puis autre chose, pour les profs, ça demande beaucoup de travail. Vous imaginez, il s’agit pas juste de
faire, de donner un 18/20, mais au lieu de… sur une copie, d’évaluer 15 ou 20 compétences. Donc ça demande
énormément de temps de concertation etc. Beaucoup de profs y sont aussi hostiles à cause de ça.
J : Donc ce n’est pas forcément remplacer les notes par de lettres. Par exemple on a un tweet de Moi-Euphrasie qui
dit « Avoir un A ou un 20, ou un F ou un 0, quelle différence ? »
MEP : Bah pfou, c’est bien le problème, moi je vois pas tellement la différence. On a effectivement, nous, on a cette
notation sur 20. Vous avez des pays comme l’Allemagne qui ont une notation sur 6. Vous avez un pays comme
l’Angleterre qui a une notation par lettre. Et or ce qui est très rigolo, c’est qu’effectivement, en France, l’année
dernière, Najat Vallaud-Belkacem voulait remplacer la note par 20, au moins en classe de 6ème au début du collège,
par une note peut-être sur 5. On a hésité, une note de 1 à 5. Et… mais si on compare par exemple avec la situation
en Angleterre, qu’est-ce qui s’est passé ? A un moment donné, les parents ont gueulé, les universités ont gueulé en
disant : « Ben oui mais on sait plus différencier les très bons élèves des bons élèves ! » Donc ils ont rajouté un 6 ou
un 7 supplémentaire.
J : Donc on revient à un système plus classique en quelque sorte.
MEP : Donc, et ce qui est très drôle, c’est que dans tous les pays finalement, on assiste à ce mouvement de balancier,
qui consiste à… pendant quelques années on va utiliser un système effectivement assez «doux », entre guillemets,
pour les élèves, et puis on revient avec le système antérieur. Il y a tous le temps des débats dans la société, les pour
et les contre qui s’engueulent en permanence.
J : Vous parliez Marie-Estelle Pech du thermomètre. On a Reims JC qui nous écrit, qui nous parle plutôt de la fièvre, il
écrit : « Note, on le sait depuis bien longtemps, mais c’est incompatible avec notre système scolaire élitiste qui trie
les élèves. » Il est pas là le vrai problème ?
MEP : C’est vrai qu’on a un système qui trie les élèves. Mais est-ce que la société ne nous trie pas aussi en
permanence ? A l’université…
J : Donc est-ce qu’il faut pas préparer les élèves à être, entre guillemets, « triés » ?
MEP : C’est aussi un argument des gens qui sont favorables aux notes. Ils disent… que se passe-t-il après à
l’université, en classes préparatoires et dans le monde professionnel ? Vous croyez pas qu’on vous classe les uns par
rapport aux autres ? Et puis il faut quand même savoir une chose, c’est qu’en réalité les notes, en France, elles ont
disparu en primaire depuis déjà pas mal de temps, peut-être pas en CM2, CM1, ça revient un petit peu, mais en CP,
CE1, CE2, ça fait longtemps qu’on, de toute façon, qu’on ne trie plus les élèves… les élèves avec des notes.
J : En tout cas, ce qui est sûr, c’est que les conclusions ne sont pas définitives. Quand on regarde l’étude de près, on
s’aperçoit que c’était efficace pour les maths, l’évaluation des compétences…

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MEP : …mais pas pour le français, pas pour l’histoire-géo. Donc ça aussi… les chercheurs savent pas l’expliquer
pourquoi. Donc, on se dit bon ben… et puis il y a un autre problème aussi, c’est pour les bons élèves. Les très bons
élèves… D'autres études démontrent qu’ils sont pas forcément très satisfaits de voir les notes disparaître…
J : Oui, parce qu'ils sont poussés par leurs bonnes notes.
MEP : parce qu'ils sont poussés par leurs bonnes notes.
J : Dernière question Marie-Estelle Pech. On est d’accord que le CNRS est indépendant, il ne fait pas de politique ?
MEP : Non.
J : Il n’est pas au service du ministère, ou de telle ou telle politique ?
MEP : Normalement non, maintenant les chercheurs… les chercheurs ont leurs idées.
J : Bon, merci beaucoup en tout cas Marie-Estelle Pech d’avoir été sur Europe 1 avec nous ce matin avec nous. Je
rappelle que vous êtes l’auteure de « L’école de la triche » publié chez l’Editeur. Merci et bonne journée.

1. Quelles sont les conclusions de l’étude menée par le CNRS. 2 points


La suppression des notes est positive pour les élèves en difficulté, sans forcément nuire aux bons élèves. Elle
permet de diviser l’écart de performances entre les élèves des milieux favorisés et ceux des milieux
défavorisés.

2. Qu’est-ce que l’évaluation par compétences ? Expliquez avec vos propres mots. 2 points
C’est un type d’évaluation qui consiste à évaluer d’une manière précise les capacités d’un élève dans une
matière donnée, en confirmant si ses connaissances sont acquises, en voie d’acquisition ou pas acquises.

3. Parmi ces propositions, laquelle illustre l’opinion des docimologues ? 2 points


(x) Les notes ne sont pas objectives et déstabilisent les élèves en difficulté.
□ L’évaluation par compétences favorise les meilleurs élèves.
□ La distribution aléatoire des notes réduit les écarts entre les bons et les mauvais élèves.

4. Citez deux facteurs qui peuvent influencer la notation des élèves. 2 points
Les préjugés des profs, ou
la position de la copie dans le tas, ou
le sexe de l’élève, ou
l’origine sociale, ou
le fait que l’élève ait redoublé ou non.

5. Les réactions sur Twitter à propos de la suppression des notes sont : 1 point
□ assez favorables.
□ plutôt mitigées.
(x) très opposées.

6. Quelle comparaison est utilisée pour illustrer la problématique actuelle ? 1 point


Est-ce qu'il suffit de briser le thermomètre pour faire tomber la fièvre ?

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7. Quelle est la raison principale pour laquelle beaucoup de professeurs critiquent l’évaluation par compétences ?
1 point
Ce type d’évaluation demande énormément de temps de concertation.

8. Marie-Estelle Pech évoque le système de notation dans différents pays. Complétez le tableau. 3 points

Pays Notation
France De 1 à 20
Angleterre Par lettre
Allemagne De 1 à 6

9. En quoi consiste le mouvement de balancier évoqué par Marie-Estelle Pech ? 2 points


Il consiste à utiliser pendant quelques années un système assez « doux » pour les élèves, qui va être ensuite
remplacé par le système antérieur.

10. Pour quelles matières l’évaluation par compétences ne s’est-elle pas montrée efficace ? Pourquoi ? 2 points
Pour le français et l’histoire-géo, et on ne sait pas pourquoi.

Exercice 2 7 points

Transcription
Les bouteilles et les sacs plastiques dans les océans ne sont que la partie immergée de la pollution. Une nouvelle
étude met en garde contre le déversement dans l’eau de microparticules de plastique.

Vos chaussettes, Patrick – mon pull –, eh bien elles contiennent sûrement des fibres synthétiques, du polyester, de
l’acrylique, de l’élasthanne ; et quand on les passe à la machine à laver, eh bien les microparticules de plastique
partent avec l’eau usée : elles sont trop petites pour être filtrées par les usines de traitement de l’eau.

Autre exemple – vous êtes peut-être au volant : le frottement des pneus sur la route relâche des poussières pleines
de plastique. Elles finiront par être emportées par le ruissellement des eaux.

On trouve aussi ces particules dans les enduits pour les coques de bateau, les cosmétiques, le marquage des routes,
et la poussière des villes.

Au total, les microplastiques représentent entre 15 et 31 % des 9,5 millions de tonnes de plastique déversées chaque
année en mer, d’après cette étude de l’Union internationale pour la conservation de la nature.

Et quel est l’impact de ces microparticules sur l’environnement ?

Eh bien il y a encore peu d’études scientifiques sur les effets sur la biodiversité et la santé humaine, mais on imagine
bien qu’un animal bourré de plastique, ce n’est pas bon pour lui, ni pour nous quand le plastique pénètre dans la
chaîne alimentaire. Le champ d’étude est encore vaste. Ces particules de plastique dans l’eau, par exemple, servent-
elles de nouveau moyen de transport aux bactéries ? Et puis dans l’Arctique, où elles se font piéger dans la glace,
vont-elles accélérer la fonte ?
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Encore beaucoup de questions. Y a-t-il des solutions, Sandy ?

Eh bien on peut mettre des filtres spéciaux dans les machines à laver, encourager l’industrie textile à adopter des
pratiques plus vertueuses, ou encore, comme au 1er janvier prochain en France, interdire les microbilles de
plastique dans les cosmétiques. Les usines de traitement de l’eau cherchent aussi des innovations. Mais pour
l’instant, toutes ces solutions représentent une goutte d’eau dans un océan de plastique.

Merci à vous, Sandy Dauphin. L’étude, on peut la consulter sur notre site, franceinter.fr.

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Il existe un bonus pour l’achat d’une voiture ou d’un scooter électrique. C’est désormais aussi le cas pour le vélo
électrique : une prime de 200 € accordée pendant un an. Pourquoi ce coup de pouce alors que les ventes de vélos à
assistance électrique explosent déjà ?

C’est vrai que les ventes de vélos électriques sont spectaculaires : +30 à 35 % par an depuis cinq ans. En 2016, on
approche des 150 000 unités vendues en France. Mais nous sommes encore bien loin du peloton de tête européen.
En Allemagne, plus d’un demi-million de vélos électriques sont vendus chaque année. L’idée est de remplacer la
voiture par le vélo électrique sur les petits trajets (moins de 10 kilomètres), afin de décongestionner nos villes.

Une étude de l’Ademe, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, montre des résultats
encourageants : plus de la moitié des kilomètres effectués à vélo électrique se faisaient auparavant en voiture.

Reste que le vélo électrique n’est pas donné à tout le monde : 900 € en moyenne. C’est trois fois plus cher qu’un vélo
classique.

Alors qu’en pensent les associations d’usagers du vélo ?

Eh bien c’est un bon début, dit la Fub, la Fédération des usagers de la bicyclette, même si cette prime nationale n’est
pas cumulable avec les bonus déjà proposés par une cinquantaine de villes. Mais il faut aller beaucoup plus loin : des
pistes cyclables qui ne s’arrêtent pas au beau milieu de nulle part, des stationnements et plus de places réservées
aux vélos dans les trains et TER aux heures de pointe.

En attendant, Sandy, le vélo électrique gagne du terrain.

Oui, de plus en plus de stations de montagne misent sur le vélo électrique pour attirer une nouvelle clientèle : des
cyclo-randonneurs qui n’ont pas envie de suer sang et eau dans les montées. À nous le col d’Izoard, l’Alpe d’Huez et
le Tourmalet, à vélo électrique !

Merci à vous, Sandy Dauphin, et à demain…

 Document 1
1. Quel est l’objectif de l’étude de l’Union internationale pour la conservation de la nature ? 1 point
□ Identifier le véritable taux de pollution des mers et des océans.
(x) Prévenir l’augmentation des microplastiques dans l’eau.

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□ Démontrer la fiabilité du système actuel de traitements des eaux.


2. L’impact de ces microparticules sur l’environnement est … 1 point
□ parfaitement identifié.
(x) encore largement à étudier.
□ l’objet de nombreuses recherches.
3. Une des solutions envisagées pour lutter contre ce phénomène est... 1 point
(x) d'interdire les microbilles de plastique dans les cosmétiques.
□ d'interdire les microbilles de plastique dans l'industrie textile.
□ de mettre des filtres spéciaux dans les usines textiles.

 Document 2

1. Désormais en France, l’Etat remboursera une certaine somme : 1 point


□ sur la transformation d’un vélo classique en vélo électrique.
□ sur la vente d’une voiture ou d’un scooter électrique.
(x) sur l’achat d’un vélo à assistance électrique.
2. Actuellement, les ventes de vélos électriques en France… 1 point
(x) sont en plein boom.
□ stagnent. 

□ marquent un net recul.
3. Le but de la mesure évoquée est de : 1 point
□ remplacer complètement la voiture par le vélo électrique.
□ favoriser la mobilité des plus jeunes.
(x) diminuer la circulation automobile dans les villes.
4. Une autre mesure préconisée par la Fédération des Usagers de la Bicyclette est de... 1 point
□ créer plus de stations de montagne.
(x) créer plus de stationnements.
□ créer des places réservées dans les stationnements.

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Partie 2 (Examen 1)
COMPRÉHENSION DES ÉCRITS
- 25 points –

1. Quel est le but poursuivi par l’auteur dans ce texte ? 2 points

(x) Analyser la marche en tant que phénomène social.


□ Affirmer la supériorité de la marche par rapport aux autres pratiques.
□ Mettre en lumière les côtés positifs de la marche.
2. Quelle est l’évolution de la pratique de la marche à travers le temps ? 2 points
Longtemps considérée comme une pratique insignifiante, réservée à des individus en marge de la société, la
marche connaît aujourd’hui un regain d’intérêt considérable, comme en témoignent le nombre de ses adeptes
et les multiples attentions dont elle est le centre.

3. Expliquez avec vos propres mots les trois valeurs de la marche. 3 points
Valeur économique – il ne faut pas dépenser beaucoup d’argent pour pouvoir pratiquer la marche ;
valeur écologique – c’est une pratique qui remet l’homme au cœur de la nature ;
valeur pour la santé – la marche a une influence positive sur le bien-être et la santé.

4. Selon le philosophe Frédéric Gros, « la marche a pour mérite de transformer le rapport du corps à l’espace ».
En quoi consiste cette affirmation ? 3 points
La marche nécessite un certain effort. Plus le chemin vers la destination finale est difficile, plus le paysage
parait beau pour celui qui marche. Ainsi en « souffrant » le corps se réapproprie l’espace, dans un élan de
liberté qu’il ne pourrait pas apprécier autrement.

5. Quelle idée se trouve derrière la notion d’Homo viator ? A quoi s’oppose-t-elle ? Expliquez de façon
synthétique. 3 points
C’est l’idée de l’homme en chemin, marchant à son propre rythme, calme et régulier, depuis toujours et à
travers le temps. L’Homo viator s’oppose à l’homme moderne, toujours pressé, pour qui le temps manque
toujours.

6. Selon l’auteur, la marche rencontre un succès remarquable en grande partie parce qu’elle… 2 points

□ donne la possibilité de méditer sur le sens de la vie.


(x) permet de s’offrir un moment de répit dans un monde exigeant.
□ offre au marcheur des sensations et des impressions inoubliables.

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7. Pour F.Michel, la marche… 2 points

(x) constitue un acte de défi envers l’ordre social.


□ est en rupture avec la tradition philosophique.
□ participe d’une attitude novatrice mais passagère.
8. Pourquoi Jean-Didier Urbain parle-t-il de contre-culture pour évoquer la marche ? Expliquez avec vos
propres mots. 3 points
A partir d’une réflexion sur la marche, Jean-Didier Urbain imagine un nouveau type de tourisme axé sur la
lenteur et la tranquillité, qui viendrait s’opposer à un monde dominé par la vitesse, de la même manière que
l’art du « slow-food » est venu s’opposer au règne du « fast-food ».

9. Répondez par VRAI ou FAUX, puis justifiez votre réponse en citant un passage du texte.
a) Pour l’auteur, voyage responsable et tourisme de masse sont tout à fait antagonistes. 1,5 point

□ Vrai.
(x) Faux.
Justification :
« D’abord, la frontière n’est pas si nette. On peut être tour à tour, et dans la même année, Star Trek et Ulysse :
adepte d’une téléportation rapide à Djerba, le temps d’un long week-end de Pentecôte, et initiateur d’un long
voyage à pied dans le silence de l’été… »

b) Les marcheurs développent à leur tour une philosophie critiquant profondément la société de
consommation. 1,5 point

□ Vrai.
(x) Faux.
Justification :
« Par ailleurs, si tant d’auteurs cherchent à faire de la marche une philosophie, voire une façon politique
d’être au monde, la plupart des marcheurs ont l’ambition plus modeste. »

10. Si « l’être humain commence par les pieds », qu’est-ce que les marcheurs cherchent-ils précisément en
chemin ? 2 points
Ils cherchent tous des réponses personnelles qui trouvent écho dans leur vie.

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Partie 3 (Examen 1)
PRODUCTION ÉCRITE
- 25 points –
Exercice 1 : Synthèse de documents
Aujourd'hui, la ville de Venise se dégrade chaque jour de plus en plus à cause du tourisme de masse. Ses habitants
quittent le centre historique ce qui a pour conséquence un manque d'argent pour l'entretien des monuments.
Mais ce n'est qu'un exemple qui permet de s'interroger sur les actions et les engagements menés par le secteur
touristique pour préserver l'environnement et le développement durable.
À Venise, les énormes bateaux touristiques abiment la ville. Le Maire voudrait réguler cette ruée mais ce n'est pas lui
qui peut prendre toute les décisions. En effet, tout cela relève du Venice Port Authority, qui tire énormément de
revenus du transit maritime !
On voit donc que la situation n'est pas si simple et cela est souvent la même chose pour le secteur touristique en
général. Les décisions par rapport à un tourisme de masse durable sont bien souvent prises par des organismes
consultants au lieu d'être directement prises par les entrepreneurs touristiques.
De plus, les professionnels du tourisme sont dépendants, en grande partie, des prestataires comme les compagnies
de transport, les hôtel et ont peu d'influence sur eux.
Le secteur du tourisme opère aussi dans des pays très différents avec une législation différente en fonction des pays,
ce qui rend la tâche difficile !
Toujours est-il que c'est certainement dans le secteur humain du développement durable et dans la protection des
populations autochtones que le secteur touristiques peut agir plus facilement et directement.
239 mots
Exercice 2 : Essai argumenté
Chers lecteurs du journal Bordeaux Tourisme,

Je m'appelle Brigitte et je suis membre de l'association ECOBordeaux qui défend le patrimoine de notre belle ville.

Aujourd'hui je voudrais écrire cet article car, dans notre association, nous sommes inquiets de la croissance
importante et incontrôlée du tourisme de masse depuis quelques années à Bordeaux.
Nous sommes conscients que le tourisme est une bonne chose pour la ville mais nous pensons que certaines
pratiques en relation directe avec ce tourisme sauvage sont inacceptables.
En effet, la ville est de plus en plus salle, les parties du centre historique sont devenues presque inaccessibles
tellement il y a de touristes.
Tout est au service de ce tourisme et on oublie que des habitants vivent aussi dans la ville ! Des commerces
traditionnels ont disparus, remplacés par des magasins commerciaux pour les touristes. Les restaurants sont
devenus trop chers et mauvais, etc.

Nous avons besoin de votre soutien pour engager une discussion avec la mairie. Nous allons demander une réunion
pour défendre les droits des citadins qui eux aussi ont le droit de vivre de manière agréable dans leur ville.
Nous demanderons donc aux responsables de mieux organiser ce tourisme et de limiter l'accès aux espaces qui ont
reçu le label de l’UNESCO « patrimoine de l’humanité ».
Une autre proposition sera de faire payer un impôt aux touristes pour contribuer aux maintien des monuments.

Si vous voulez nous soutenir, vous pouvez nous écrire à l'adresse électronique suivante : ECOBordeaux@gmail.com.
Merci d'avance !
Brigitte 248 mots

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Partie 4 (Examen 1)
PRODUCTION ORALE
- 25 points –

Transcription du fichier audio : Obtenir le DALF C1 Ex 1 CO 1

- Bonjour monsieur !

- Bonjour !

- Donc, est-ce que vous êtes prêt pour commencer par votre exposé ?

- Oui bien sûr !

- Bien. Alors, nous vous écoutons.

- D'accord. Alors je vais donc commencer par l'exposé qui porte sur les nouvelles façons de travailler. Donc tout
d'abord, les sources sur lesquelles je me suis appuyé pour faire cet exposé. Donc il s'agit de deux articles qui
proviennent de sites internet. Donc le premier qui provient du site internet du magazine "Dynamique
Entrepreneuriale" et qui nous parle du travail à la maison, travailler chez soi.
Et le deuxième, il s'agit du site internet du journal "Le Parisien" et il nous parle des métiers de l'avenir, notamment
pour deux mille vingt-deux. Donc mon plan, eh bien nous allons tout d'abord aborder la question pourquoi le monde
du travail change actuellement. Ensuite nous verrons que ce changement se fait à plusieurs niveaux et dans la
troisième partie nous essayerons de répondre à la question, est-ce que cette transition est vraiment possible ?

Alors donc, pourquoi le monde du travail change actuellement ? Bien je crois qu'en fait, vraiment, la clé de ce
changement c'est internet et l'informatique. Donc, aujourd'hui, internet a vraiment révolutionné notre façon de
vivre à tous les niveaux, que ce soit dans le domaine de l'information, que ce soit la communication, la manière de
travailler en général, internet et l'informatique. Donc voilà, je crois que c'est vraiment la clé et puis il y a un
deuxième acteur, quand même, je crois que c'est la prise de conscience de l'environnement, l'écologie. Bien.
Donc voilà, ensuite, je crois que ce changement, ce sera mon point numéro deux, je crois que c'est un changement
qui se fait à plusieurs niveaux. Alors dans l'organisation du travail, ben justement grâce à internet, grâce à
l'informatique on voit que les gens en général peuvent travailler à la maison, ils n'ont plus besoin forcement d'aller
sur leur lieu de travail. Donc il y a ça, ils peuvent travailler à la maison, ils peuvent s'organiser différemment et
notamment on voit de plus en plus que le travail s'organise par rapport à des objectifs plus que par rapport à un
certain nombre d'heures. Parce qu'avant, on faisait un certain nombre d'heures et voilà, et maintenant c'est
davantage par rapport à des objectifs. Donc ça c'est le premier changement, et ensuite un autre changement c'est
les nouveaux métiers. Donc on voit qu'il y a de nouveaux métiers qui sont principalement donc dans le domaine de
l'informatique, internet et aussi l'écologie.
Alors une question qui se pose, et ce sera mon point numéro trois, c'est est-ce que cette transition et-elle vraiment
possible ? Et bien je pense que c'est quand même très difficile à mettre en place et je me demande si aujourd'hui,
l'école, l’université notamment, réussissent à s'adapter à ces nouveaux changements et je ne suis pas sûr. Et on voit
qu'il y a encore beaucoup de chômage alors qu'il y a de nouvelles opportunités.
Donc je crois, comme conclusion, qu'une question intéressante à se poser c'est justement, est-ce que les institutions
vont suivre et est-ce qu'elles vont s'adapter à ces changements ?
Voila. Donc j'ai terminé mon exposé.

- Très bien. Très bien. Donc nous allons passer à la deuxième partie, c'est-à-dire a l'entretien, et nous allons donc
vous poser un certain nombre de questions, nous allons parler comme ça vingt minutes, vingt-cinq minutes.

- Oui, oui. Pas de problèmes, je vous écoute.


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- D'accord. Donc vous personnellement dans quel domaine travaillez-vous ? Quelle est votre profession ?

- Eh bien moi justement je suis informaticien, donc je travaille pour une entreprise, pour une entreprise américaine
mais j’ai besoin d'apprendre le français pour justement travailler en France. Et donc justement comme je travaille
dans le domaine de l'informatique, je me rends compte effectivement qu'il y a énormément d'évolution, c'est un
secteur qui bouge et c'est un secteur qui voit apparaitre très régulièrement soit de nouveaux métiers, totalement
nouveaux, soit des adaptations. Les métiers changent, notamment dans le marketing, dans la partie commerciale,
dans la partie vente, il y a toute une branche qui s'est développée par rapport à la vente sur internet, des stratégies
de marketing nouvelles.

- Oui donc, vous êtes donc témoin de ces changements, vous pouvez confirmer que vous, vous êtes d'accord donc
avec les articles que vous avez lus, et vous trouvez qu'effectivement il y a beaucoup de changement.

- Alors, moi personnellement je connais mon secteur qui est l'informatique et comme je l'ai dit, dans ce secteur, dans
ce domaine, oui, il y a vraiment, vraiment des changements. Après, dans les autres domaines, je connais moins. Par
exemple je sais qu'il y a des changements au niveau, qui touchent l'environnement, l'écologie, notamment aussi
dans les nouvelles technologies ou dans l'industrie, il faut s'adapter davantage à des impératifs écologiques pour
protéger l'environnement. Mais ça je connais moins. Moi, par rapport à mon domaine je peux vous dire que, oui, par
exemple les big data dont parle l'article, c'est quelque chose qui vient d'arriver et qui est exponentiel, oui. Il n’y a pas
de doutes. Et ça, ça demande vraiment de nouvelles formations, de nouveaux métiers, ça amené de nouveaux
métiers. Comme je l'ai dit il y a aussi le marketing. Et il y a un domaine aussi, un secteur dans le domaine de
l'informatique et internet, c'est la sécurité. Donc là aussi il y a énormément de changements, d'adaptations
nécessaires, et il y a de plus en plus de travail. Donc je ne sais pas si ce sont de nouveaux métiers, de nouvelles
professions, mais parce que bon les personnes qui s'occupent de la sécurité en informatique, il y en a toujours eu,
mais en tout cas il y a besoin de davantage de personnes et les métiers changent. Enfin les personnes doivent être
préparées différemment parce qu'internet, les pirates informatiques, les hackers et tout ce domaine-là, ça évolue
extrêmement vite. Donc il y a besoin de formations.

- Alors, très bien justement, est-ce que, et vous en avez parlé un petit peu dans votre exposé mais on pourrait en
parler un petit peu davantage, est-ce que vous pensez que les institutions, les hommes politiques, les institutions
qu'ils mettent en place, les universités, les centres de formation, ou bien Pôle emploi qui s'occupe de la formation,
du chômage, etc. Est-ce que vous pensez que tout cela s'adapte aujourd'hui ?

- Eh bien, comme j'en ai parlé effectivement dans mon exposé, je pense que, en tout cas c'est extrêmement
important qu'ils s'adaptent, mais pas seulement qu'ils s'adaptent, qu'ils s'adaptent extrêmement vite, parce qu'ils
s'adaptent, c'est indéniable, il y a des changements, ça c'est normal. Mais la question, c'est, est-ce qu'ils s'adaptent
au bon rythme, et est-ce qu'ils arrivent à suivre la cadence ? Est-ce qu'ils arrivent à suivre ce rythme qui est vraiment
très élevé ? Je pense surtout dans le domaine de l'informatique.
Donc moi personnellement je pense qu'ils ont du retard, qu'ils ont trop de retard, et que ces institutions ... Le
problème c'est que le monde du travail évolue, internet évolue, les entreprises à leur niveau elles sont obligées de
s'adapter très rapidement, mais les institutions ne s'adaptent pas assez vite. Et je pense aussi, pas seulement à la
formation, mais je pense aussi au niveau légal, au niveau des lois par exemple, le problème des lois par rapport au
copyright tout simplement. On voit qu'il y a un vide, qu'il y a un problème. Et je crois que non, que là les institutions
ne s'adaptent pas, il n'y a pas d'outil adapté encore aujourd'hui, parce que je pense que ces systèmes sont un petit
peu obsolètes, sont trop lents à mettre en place, c'est trop, il y a trop d'administration, c'est trop administratif et
finalement ça ralentit énormément, et ça c'est vraiment un problème, un problème important, un défi que doit
relever absolument le gouvernement et un pays oui,

- D'accord. Vous personnellement vous travaillez à la maison un petit peu ou vous travaillez seulement dans votre
entreprise ?

- Alors, officiellement, non. Officiellement je travaille dans l'entreprise, mais en fait oui. Oui je travaille aussi à la
maison. En fait je crois qu'énormément de personnes travaillent aussi à la maison, mais ce n'est pas officiel. C'est-à-

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dire qu'aujourd'hui, avec la crise, eh bien les gens doivent s'adapter, souvent avec des conditions difficiles, et donc,
très souvent, on sort de l'entreprise et on continue à travailler à la maison. Mais ce sont surtout des heures
supplémentaires finalement, et ces heure-là ne sont pas payées. Très souvent, ce sont des heures qui ne sont pas
payées et que l'on doit faire parce que sinon, il y a de la concurrence, il y a beaucoup de chômage et donc les
entreprises peuvent mettre une certaine pression sur leurs employés.

- D'accord, d'accord. Donc pour vous, est-ce qu'il y a un métier, une profession particulière de l'avenir, peut-être,
qui a été citée dans les articles, dans les sources-là, que vous avez utilisé pour votre exposé, est-ce qu'il y a un
métier, une profession que vous aimez particulièrement, qui vous fascine, qui attire votre attention et est-ce que
vous pourriez nous en parler ?

- Bien, comme je l'ai dit, au niveau de l'informatique, je pense que ...

- Oui, oui. On vous écoute.

- Je pense que le domaine de la sécurité. Le domaine de la sécurité, oui c'est assez fascinant parce que c'est vraiment
cette course entre, un petit peu comme le voleur et la police, c'est-à-dire que le voleur a toujours un petit peu
d'avance par rapport à la police et la police doit très, très rapidement se mettre à jour et trouver des outils pour
contrer le voleur. Mais le voleur, c'est drôle parce que le voleur, lui, invente des nouvelles stratégies pour tricher et
du coup, c'est la raison pour laquelle il a toujours de l'avance. Et si la police n'a pas les outils nécessaires pour réagir
et s'adapter rapidement, eh bien les voleurs ont plus de temps pour tricher et pour voler.
Donc oui la sécurité, mais je suis en train de penser à un métier particulier qui est assez intéressant aussi et assez
drôle, je l'ai vu dans un article sur internet et puis mon beau-frère m'en a parlé l'autre jour parce qu'il est aussi dans
le domaine de l'informatique et il aime beaucoup ça. C'est un métier qui consiste à, comment dire, quand une
personne meurt, eh bien elle laisse derrière elle beaucoup de traces informatiques, des comptes, que ce soit des
comptes d'un réseau social, les réseaux sociaux, son compte bancaire, des comptes qu'elle a ouvert dans divers,
diverses plateformes, bref donc, elle laisse tout un héritage qui n'est pas fermé, qui n'est pas terminé, et donc un
métier de l'avenir, ce sera justement des gens qui vont s'occuper de fermer tous ces comptes et de laisser tout cela
propre. Donc en fait ils auront certaines données des personnes quand elles sont encore vivantes et le jour où elles
meurent, ils auront ces données, ces codes, qui leur permettront de fermer tous ces comptes. Donc je trouve que
c'est un métier assez original et qui représente bien notre époque, oui.

- D'accord, très bien. Très bien. Et dans l'écologie, vous pensez qu'il y a beaucoup à faire ? Vous nous avez
beaucoup parlé d'informatique et vous nous avez dit aussi que l'écologie, l'environnement était un nouveau
domaine. Vous pourriez nous en parler ?

- Oui, oui, oui. Donc avec l'informatique je crois que c'est là, effectivement, dans le domaine de l'environnement,
pour préserver l'environnement, qu'il y a le plus à faire, qu'il y a beaucoup de métiers. Mais je crois que tout dépend
de la volonté de, des hommes politiques aussi. Car en fait moi je pense que c'est un petit peu politique, je ne sais pas
si je peux dire ça, mais enfin c'et personnel, mais je crois que c'est faux quand on nous dit qu'il n'y a pas de travail.
Ça, ça ne peut pas exister. Du travail je crois qu'il y en a toujours. On a toujours besoin de travail. Moi si je pouvais,
j'aimerais payer des personnes pour m'aider avec les enfants, pour nous aider la maison, pour m'aider dans mon
travail. Le problème, c'est qu'il manque l'argent. Donc il manque de l'argent pour payer des gens. Mais du travail il y
en a toujours, on peut toujours en inventer. Donc, dans le domaine de l'écologie, c'est pareil. Je crois qu'il y a
énormément de travail. Par exemple, pour passer à l'énergie propre comme on dit. Donc l'énergie renouvelable,
l'énergie solaire, etc. Donc il y a toute une transition à faire, et dans ce domaine, il y a énormément de travail. Mais
ça va dépendre de la volonté aussi, et des idées des hommes politiques.

- Donc, vous nous avez dit qu'il y a toujours du travail, donc vous pourriez un petit plus développer ? C'est
intéressant. Donc le problème, c'est l'argent ? Ce n’est pas le travail ?

- Eh bien oui effectivement, je pense que du travail il y en a toujours, le travail, on a toujours besoin de travail, on
peut toujours améliorer la société, on peut renouveler les autoroutes, faire des travaux pour que les routes soient en
meilleur état, on peut faire des travaux pour renouveler les bâtiments, pour améliorer la ville, pour l'environnement,

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on peut toujours améliorer des choses dans la société et pour améliorer des choses, il y a besoin de gens qui
travaillent. Donc du travail il y en a. Le problème, c'est un problème économique au niveau de l'argent. Comment
trouver de l'argent pour payer les gens. Donc je pense que c'est une hypocrisie de la part des politiques et des
journalistes de dire, il n'y a plus de travail. Ça je crois que c'est, enfin c'est même stupide, ça n'a pas de sens.
Donc ce qu'il faudrait dire, c'est qu'il n'y a pas d'argent pour payer des gens qui travaillent. Voilà, je crois que ce
serait mieux de dire ça, et c'est important pour moi.

- Ah. C'est très intéressant, très intéressant. Bon. Et quelle est la solution pour trouver cet argent et réduire le
chômage à votre avis ?

- Bon, moi je ne suis pas, je suis informaticien, je ne suis pas un économiste et je ne suis pas un homme politique.
Mais moi je crois que, pour les entreprises privées, c'est peut-être plus compliqué, mais en attendant de réactiver le
marché, réactiver les entreprises privées et qu'il y ait plus de dynamisme dans les marchés privés, je pense que
l'État, déjà, peut jouer le rôle de celui qui va employer des gens. Donc l'État peut employer davantage s'il y a besoin,
donc pour réduire le chômage. Donc déjà je crois que l'État peut créer tant qu'il veut des postes de travail, puisque
comme je vous ai dit, du travail il y en a toujours. Le problème donc c'est que l'État doit trouver l'argent. Mais bon, là
on rentre dans le domaine de la politique et chacun a des idées différentes, mais je pense que l'État, avec tous les
impôts qu'il prend, il a de l'argent. Ce qu'il se passe, c'est qu'il faudrait peut-être mieux le repartir, mieux le
dépenser, peut-être mieux taxer les gens que ce ne soit pas toujours les mêmes qui payent, et puis, un problème
aussi, c'est l'évasion fiscale. Donc l'évasion fiscale, ça fait une perte en France de plusieurs milliards d'euros, et donc
je crois qu'il faut attaquer réellement ce problème. Parce que de l'argent, finalement, je pense qu'il y en a si on veut
bien se donner les moyens de le chercher.

Il y a aussi le problème de la dette publique. Alors, on doit rembourser des banques, toute cela il faudrait peut-être y
réfléchir. Mais bon, moi je ne suis pas non plus économiste, mais il y a ces problèmes de banque, de dettes, la
banque centrale, que l’État puisse être indépendant et puisse créer sa monnaie. Enfin bref, c'est vraiment un
problème politique et on voit que la politique et l'économie est extrêmement liée au développement du travail
aujourd'hui, à comment évolue le travail. Donc on ne peut pas parler de, ah il y a de nouveaux métiers qui se créent,
sans parler de l'économie et de la politique je crois.

Il y a aussi au niveau du privé des problèmes par rapport à une, comment dire, les lois sont très compliquées, faire
des contrats pour les entreprises c'est très compliqué, il y a beaucoup de papiers à faire, c'est très, il y a beaucoup de
choses administratives, et ça c'est difficile d'employer du personnel pour une entreprise privée aussi. Je crois qu'il y a
beaucoup de contraintes et ça ce n'est pas bon non plus. Enfin, il y a des choses à faire.

- D'accord. Et pour en revenir au thème du travail à la maison, personnellement, vous si vous pouviez travailler à
la maison, déjà est-ce que vous seriez d'accord ? Et comment vous pensez que vous vous organiseriez ?

- Ah oui, moi personnellement j'aimerais, oui, j'aimerais travailler à la maison et comment je m'organiserais ? Je crois
que je resterais un peu en pyjama, peut-être, et je n'aurais pas un lieu spécial, un bureau spécial, je pense que je
travaillerais dans la pièce centrale de la maison, parce que moi j'aime bien, dans une maison ou un appartement,
quand il y a une grande pièce centrale. Par contre, je pense que ce qui est très important, et c'est ce que je ferais, je
me fixerais des objectifs pour chaque journée. Donc au début de ma journée, j'écrirais mes objectifs et voilà, dans la
journée j'essayerais de me tenir à cela et faire ces objectifs, atteindre ces objectifs. Et je m'y tiendrais. Et après, je
ferais ce que je veux, et une fois que ces objectifs seraient atteints, j'arrête de travailler, voilà. Parce que sinon, on
n’arrête jamais je crois et là ça devient dangereux, surtout quand on a sa propre entreprise. Donc voilà, je fixerais
quelques objectifs et après je m'organiserais comme je voudrais, je ferais des pauses, je travaillerais davantage dans
l'après-midi, le matin, mais il faudra que ces objectifs soient réalisés. Ce serait comme ça ma façon de faire.

- Donc, vous aimeriez donc travailler à la maison ?

- Ah oui, oui, oui. Comme je vous l'ai dit, pour moi, c'est parfait, car moi j'ai une femme et j'ai des enfants. Je pense
que travailler à la maison, en fait, ça dépend beaucoup de chacun. Et l'article était très bien, le premier article, parce

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qu'il disait qu'il y a des gens qui peuvent se sentir isolés, et c'est vrai que si on n’a pas d'enfants, on n’a pas une
femme, on n’a pas beaucoup de vie sociale, eh bien ça peut vite être déprimant. Mais pour moi ce n'est pas le cas,
pour moi c'est très bien, ça me permettrait de voir davantage ma femme, mes enfants, mes amis, je pense.

- D'accord, et aujourd'hui pour un jeune qui, voilà, de dix-sept ans, dix-huit ans, quelles seraient les études que
vous lui conseilleriez de faire ?

- Ah ça c'est compliqué. Eh bien je pense que ça dépend du métier qu'il veut faire. S'il veut être ... donc je lui
conseillerais déjà, s'il veut bien, parce qu'il faut que ça corresponde aussi au goût de chacun et il faut se sentir bien
dans son métier, mais je lui conseillerais un domaine dans lequel il y a du travail, comme l'informatique, s'il veut
devenir riche dans les banques. Ça dépend de ce qu'il veut faire, mais en fait, sauf pour certains secteurs, je pense
que le mieux c'est de ne pas faire d'études tout de suite après le lycée. Je pense qu'aujourd'hui, les choses sont très
différentes. Je pense qu’à un jeune qui a dix-huit, dix-neuf ans, je lui conseillerais surtout d'apprendre l'anglais,
d'apprendre des langues, de connaitre l'informatique un minimum, internet, l'informatique, créer un site internet,
savoir utiliser les réseaux sociaux, tout cela, et je lui conseillerais de voyager, beaucoup voyager, connaitre d'autres
choses, s'ouvrir l'esprit. Aujourd'hui on est dans un monde où vraiment internet a tout bouleversé et a ouvert les
frontières, mais aussi au niveau réel, dans la vie réelle, on voyage beaucoup plus, c'est un monde qui est beaucoup
plus globalisé, international, voilà. Donc je pense que c'est extrêmement important pour un jeune de voyager et ça
lui donnera des idées, ça lui donnera des envies et je crois que c'est sa meilleure formation.
Après, s'il veut faire des études, il peut toujours les faire un peu plus tard. On peut se former.

- Oui, comme vous par exemple actuellement avec le français, vous êtes informaticien mais vous avez repris des
études de français.

- Exactement ! Exactement. Et pourtant, j'ai un certain âge, et voilà, le français j'ai pas eu l'occasion de l'apprendre
avant et ce n'est jamais trop tard. Je crois que c'est très important en plus de toujours se former, de toujours
apprendre. C'est important pour rester intellectuellement bien, et puis, voilà, d'avoir toujours des idées, toujours
envie d'entreprendre donc. Aujourd'hui en plus, on voit que les études ne donnent pas forcément un travail, donc
c'est un petit peu les conseils que je donnerais moi, a un jeune aujourd'hui. Mais je sais que tout le monde ne sera
pas d'accord avec moi.

- Oui effectivement, c'est un peu original. Aujourd'hui avec le chômage, je pense que le chômage, la crise, etc. les
gens pensent justement qu'il faut, il faut faire beaucoup d'études, c'est une sécurité.

- Ben oui, mais on voit que des gens qui ont beaucoup de diplômes aujourd'hui, quand ils cherchent un travail, ils
sont des fois obligés de cacher, de ne pas dire, qu'ils ont certains diplômes, parce que s'ils sont trop qualifiés, ils ne
trouvent pas de travail.

- Oui, vous avez raison, c'est vrai, c'est vrai, c'est un thème intéressant. Très bien ! donc nous avons fini notre
entretien, je vous remercie.

- Merci à vous, au revoir !

- Au revoir !

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DALF C1 - Examen nº 2 - CORRECTION

Partie 1 (Examen 2)
COMPRÉHENSION DE L'ORAL
- 25 points -

Exercice 1 18 points
Transcription
Journaliste : Le masculin l’emporte sur le féminin. Qui n’a pas appris cette règle sur les bancs de l’école ? Et pourtant
il faut savoir qu’elle n’a pas toujours existé en français. La langue, comme de nombreux domaines, est un enjeu de
pouvoir, et aujourd'hui elle présente de nombreux caractères sexistes. À l’occasion de la Semaine de la langue
française, on a décidé de s’y intéresser, avec notre invitée Éliane Viennot. Bonjour.

E.V : Bonjour.

Journaliste : Merci d’être avec nous. Vous êtes historienne, professeur de littérature française de la Renaissance à
l’université de Saint-Étienne, membre de l’Institut universitaire de France, et auteur de plusieurs ouvrages. Le
dernier, c’est La Différence des sexes ; vous dirigez cet ouvrage, Questions scientifiques et pièges idéologiques. Mais
vous avez également écrit un livre intitulé Non, le masculin ne l’emporte pas sur le féminin ! Parce que c’est une
règle qui a été finalement imposée, au XVIIe siècle, c’est ça ?

E.V. : Oui, c’est une règle qui a été inventée, qui a été mise au point en France, au XVIIe siècle. Avant, il n’y en avait
pas ; on faisait un petit peu comme on voulait quand il y avait des questions d'accord ; et en général on accordait
avec le dernier mot qui avait été énoncé ou écrit. Et c’est une règle qui a été promue ensuite, après le XVIIe siècle,
mais qui en réalité n’est véritablement entrée dans les mœurs, si je puis dire, qu’à partir de la fin du XIXe siècle,
c'est-à-dire à partir du moment où il y a eu une école primaire obligatoire et où on a mis cette règle dans la tête des
enfants de sept ou huit ans. Nous la reproduisons.

Journaliste : Nous la reproduisons. Ça reflète certainement une vision sexiste de la société. Autrefois, on ne disait
pas : « Les garçons et les filles sont contents », par exemple, mais : « Les garçons et les filles sont contentes ».

E.V. : Absolument.

Journaliste : Les « filles » étaient le dernier mot juste avant le verbe. Ça, c’est un des exemples de sexisme dans la
langue française, mais il y en a plein d’autres. L’idée, c’est de se dire qu’en français le masculin est l’universel. Donc
on dit par exemple « droits de l’homme » et pas « droits humains ». Mais dans d’autres pays on est plus sensible à
ces questions.

E.V. : Oui, en fait il y a eu une masculinisation très complète, assez générale, à partir du XVIIe siècle, qui concerne la
question des accords, mais qui concerne aussi la question des substantifs, pas n’importe quels substantifs : les noms
de métier, de fonction, etc. Évidemment, pas n’importe lesquels, parce qu’il y a des centaines de noms qui désignent
des fonctions. Mais c’était une dizaine de fonctions que les messieurs pensaient être leur monopole, et donc ils n’ont
pas voulu que les femmes aient des noms féminins qui correspondaient et qui existaient à l’époque.

Journaliste : Comme par exemple « ambassadrice ».

E.V. : « Ambassadrice », par exemple.

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Journaliste : Aujourd'hui, à l’Académie, on dit : « C’est la femme de l’ambassadeur. »

E.V. : C’est tout à fait faux. Je dis souvent que les académiciens devraient lire leurs ancêtres, car dans le premier
dictionnaire de l’Académie il y a une entrée « ambassadrice », qui explique, avec une définition, que c’est une
femme, une dame envoyée en ambassade, ce qui est tout à fait normal puisque Louis XIV nommait des
ambassadrices. Donc il n’y a aucune raison de ne pas reprendre ce titre tout à fait normalement aujourd'hui. De la
même façon, on a, dans un des premiers dictionnaires des académiciens, le mot « académicienne », que les
académiciennes d’aujourd'hui récusent vertement : elles veulent se dire académiciens, mais c’est tout à fait
anormal. La langue française veut qu’on utilise des mots féminins pour parler des femmes, et des mots masculins
pour parler des hommes.

Journaliste : Vous parlez de l’Académie qui a beaucoup freiné la féminisation des fonctions, des prénoms. Ce qui est
frappant en français, c’est que certains mots au féminin sont assez péjoratifs. Je donne certains exemples. Par
exemple, on dit un « coureur » (c’est un sportif) ; une « coureuse », c’est plutôt une femme qui va chercher des
hommes pour des rencontres amoureuses. Un « gagneur », une « gagneuse ». Un « homme facile », une « femme
facile ». Un « entraîneur », une « entraîneuse ». D’où ça vient, ça ?

E.V. : Ça n’a rien à voir avec la langue, ça a à voir avec le sexisme de la société. La société ne veut pas que certaines
femmes… En général, ce n’est pas toute la société… Mais certains métiers notamment ont été considérés comme
devant rester ceux des hommes. C’est tout à fait le cas des entraîneurs, qui récusent l’idée qu’une entraîneuse
pourrait avoir le même titre d’eux. Mais vous savez, au XIXe siècle, ce qu’on appelait « étudiantes », c’étaient les
femmes genre prostituées, qui vivaient avec les étudiants. Qui le sait aujourd'hui ? Parce que ça a changé, parce
qu’aujourd'hui il y a des étudiantes aussi bien que des étudiants. Donc, quand il y aura des entraîneuses autant que
des entraîneurs, dix ans après personne ne se souviendra plus qu’il y avait une connotation négative à ce mot-là.

Journaliste : Vous, vous pensez qu’il faut dépoussiérer la langue française de tous ses aspects sexistes ?

E.V. : Je pense que la société française doit faire un effort pour aller vers moins de sexisme. Et si elle le fait, ça va se
traduire par un usage normal du français. Un usage normal du français, c’est qu'on dit un « ambassadeur », une «
ambassadrice », un « entraîneur », une « entraîneuse », un « étudiant », une « étudiante ».

Journaliste : Et donc, ça veut dire que quand on s’adresse par exemple à une assemblée avec des hommes et des
femmes qui ont la même fonction, (il faut) dire à chaque fois aussi, la fonction au masculin et la fonction au féminin :
ambassadeurs, ambassadrices ?

E.V. : Mais bien sûr. Si l’on s’adresse à une foule mixte, il n’y a pas de raison de faire comme si une partie de la foule
à laquelle on s’adresse n’était pas là. C’est même une question de simple politesse.

Journalistes : Certains – et ce sera le dernier point, très rapidement – disent : finalement, c’est nier le fait que cette
fonction est universelle, et donner l’impression qu’il y a une façon féminine ou masculine d’exercer une fonction. Et
s’opposent finalement à cette « différentialisation ».

E.V. : Si c’était vrai pour toutes les fonctions, si on ne pouvait pas parler de boulangères ou de crémières, peut-être
ces gens-là auraient raison. Le problème c’est qu’ils se bagarrent pour une vingtaine de mots, qui sont très haut
situés dans la hiérarchie sociale et qui ont été pendant des siècles le monopole des hommes. Et c’est pour cela qu’ils
se bagarrent. Ce n’est pas pour le reste.

Journaliste : Ce n’est pas pour le reste. Ce sera le mot de la fin. Merci beaucoup, Éliane Viennot, d’avoir été avec
nous.

E.V. : Merci.

Journaliste : Dans les années qui viennent, peut-être qu’il va y avoir des évolutions. En tout cas, il y en a déjà eu.

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E.V. : Il y en a déjà.

Journaliste : Il y en a déjà eu et puis il y en a aussi au Canada notamment.

1. A quelle occasion a été diffusée cette émission ? Pour quelle raison Eliane Viennot en est l’invitée ? 2 points
Cette émission a été diffusée à l’occasion de la semaine de la langue française. Eliane Viennot est invitée en
tant qu’historienne et professeure de littérature française, auteure d’ouvrages traitant du sexisme dans la
langue, sujet de l’émission en question.

2. Comment a évolué la question des accords en français ? Notez les trois grandes étapes résumées par Eliane
Viennot ? 3 points
- avant le XVIIème siècle, on accordait comme on le voulait ; souvent, l’accord se faisait avec le dernier mot
énoncé.
- au XVIIème siècle est élaborée la règle du « masculin qui l’emporte sur le féminin ».
- à la fin du XIXème siècle, cette règle entre dans les mœurs avec la mise en place de l’école primaire
obligatoire.

3. Quel argument est souvent brandi pour justifier le fait qu’en français on parle de « droits de l’homme » plutôt
que de « droits humains » ? 1,5 point
L’idée que le masculin est l’universel.

4. A partir du XVIIème siècle, le processus de masculinisation a touché… 1 point


□ l’ensemble des noms de métiers et de fonctions.
□ les fonctions qui n’étaient occupées que par des hommes.
(x) les fonctions considérées comme l’apanage des hommes.

5. Au XVIIème siècle, le mot « ambassadrice »… 1 point


□ s’utilisait pour nommer l’épouse de l’ambassadeur.
(x) désignait une femme envoyée en ambassade.
□ était un titre rejeté par les dictionnaires.

6. D’après Eliane Viennot, l’Académie… 1 point


□ s’est toujours opposée à la féminisation des noms de fonction.
□ a revu sa position quant à la féminisation des noms de fonction.
(x) a contribué à entraver la féminisation des noms de fonction.

7. Pour Eliane Viennot, comment certains mots féminins perdent-ils leur connotation péjorative ? Expliquez avec
vos propres mots en vous appuyant sur les exemples données. 3 points
Lorsque le nombre de femmes occupant telle fonction ou tel métier augmente, le caractère négatif du mot
féminin disparaît aussitôt. Eliane Viennot prend l’exemple du mot « étudiante », qui désignait au XIXème
siècle une prostituée et qui est aujourd’hui utilisé par tout le monde au sens de « femme qui étudie », sans
aucune connotation. Il en sera de même pour les « entraîneuses » quand elles seront aussi nombreuses que
les « entraîneurs ».

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8. Selon l’invitée, d’où viennent, au fond, les réticences quant à la féminisation des noms de fonction ? 1,5 point
Le principal problème ne vient pas de la langue mais du sexisme de la société.

9. Qu’est-ce qui est pour Eliane Viennot une « question de simple politesse » ? 2 points
Le fait d’utiliser les noms de fonctions féminins et masculins lorsque l’on s’adresse à une assemblée mixte.
Employer le seul masculin équivaut à faire comme si une partie de l’assemblée n’était pas là.

10. Quelle idée est mise en avant par les opposants à une différentialisation des noms de fonction ? 2 points
L’idée que donner des noms masculins et féminins à une même fonction signifierait qu’il y a une façon
masculine et une façon féminine d’exercer cette fonction.

Exercice 2 7 points

Transcription
Journaliste : Selon les conclusions d’une étude danoise qui s’est concentrée sur le réseau Facebook, 88 % des
personnes n’ayant pas utilisé le réseau social pendant une semaine se sont déclarées heureuses, contre 81 % qui ont
continué à le fréquenter. Et la différence se fait plus grande pour les émotions négatives : 33 % des personnes ayant
utilisé Facebook se déclarent déprimées, contre 22 sans réseau social.

– Est-ce que vous pourriez arrêter Facebook ?

– Euh… arrêter, peut-être pas, mais lever le pied de la pédale, ouais, pourquoi pas.

– En fait j’ai arrêté parce que je perdais mon temps, et puis parce que ça m’énerve de voir la vie des autres. On passe
son temps à regarder ses copains, que font ses copains, où est-ce qu'ils sont allés, dans quel resto ils sont allés
bouffer…

Sentiment de frustration face à la vie fantasmée d’amis virtuels. Manque de concentration. Le réseau social pourrait,
dans certains cas, exacerber le sentiment de mauvaise estime de soi.

Ce n’est pas vraiment un espace de socialisation, c’est plutôt un espace où chacun tente, dans une forme d’audimat
intime, de publier, de poster toute sorte de choses, avec finalement un feedback nécessaire, qui est celui du nombre
de likes ou de commentaires. On pourrait se dire que Facebook est comme un très grand miroir où chacun tente de
briller dans le regard de l’autre.

L’étude doit néanmoins être prise avec précaution. Certains candidats ont pu ressentir un effet placebo. Ils ne
seraient donc pas plus heureux sans Facebook qu’avec.

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À Toulouse, Corinne Cutilla a rencontré Marie et Vincent, un couple végan. Ils ont trente ans et ils sont végans depuis
qu’ils ont emménagé ensemble.

Quand Marie rencontre Vincent, elle est végétarienne, lui est omnivore. Petit à petit, ils vont faire ensemble le
chemin vers le véganisme.

Vincent : Moi, ça ne m’a pas posé de problème de me mettre à manger sans viande. C’était même pas un effort,
parce que je suis tout à fait convaincu, en fait, que c’était une bonne décision d’arrêter de manger déjà de la chair
animale.
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Auteur d’eux, les copains s’adaptent aussi. Lors des dîners, c’est ratatouille, taboulé et gaspacho pratiquement à
chaque fois. Par chance pour les végans, il existe aujourd'hui de plus en plus de restaurants végans et même des
épiceries véganes.

Marie : En fait, il y a plein de produits qui gagneraient à être connus du grand public, très chouettes à cuisiner et qui
ne coûtent pas très cher. Je pense aux protéines de soja texturées. C’est comme si vous aviez des granules de steak
que vous réhydratiez quand vous voulez. On peut faire des parmentiers, on peut faire des bolognaises. Enfin on peut
adapter pas mal de plats traditionnels avec ces produits-là. On peut vraiment s’amuser avec.

Les végans ne mangent ni viande, ni œuf, ni lait. Ils ne portent pas de vêtements ou de chaussures en cuir non plus.

Marie : Quand on devient végan, en fait, il y a cette problématique-là, on se dit : « Ah, mais j’avais des chaussures en
cuir, est-ce que je les garde ? Est-ce que je ne les garde pas ? » Chacun fait un petit peu comme il veut ou comme il
peut. Finalement, on se rend compte qu’on a une logique sur notre alimentation et qu’on peut tout à fait la dériver
sur les autres aspects de la vie.

Les végans ne font pas d’équitation non plus. Même si Marie a adoré pratiquer ce sport enfant, aujourd'hui il n’en
est plus question.

Marie : J’aime beaucoup le rapport avec les chevaux, et j’adorais ça. J’irai peut-être refaire une balade avec un
cheval en fait, mais pas en lui montant dessus. Je sais pas, j’ai pas envie de leur imposer un poids sur le dos alors
qu’ils pourraient se balader tranquillement.

Marie et Vincent ont donc choisi le véganisme il y a plusieurs années, à l’époque où les regards autour d’eux étaient
soit suspicieux, soit goguenards.

Marie : Au départ, c’était une bande d’allumés qui allaient bouffer des racines au fond des grottes. C’était ce qu’on
nous renvoyait. Et puis finalement, maintenant, on nous renvoie le « Ouais, c’est une lubie de bobo, c’est à la mode
». C’est pas plus mal, parce que ça démocratise aussi, déjà parce qu’il y a plus de produits qui sont accessibles, vu
qu’il y a un effet de mode, et aussi parce que du coup on a des gens qui en avaient jamais entendu parler et qui
finissent par se dire : « Peut-être que c’est pour moi en fait ; peut-être que je peux essayer. »

 Document 1

1. Selon les conclusions d’une étude danoise, Facebook… 1,5 point


□ rendrait ses utilisateurs plus heureux que les autres.
(x) aurait une mauvaise influence sur l’humeur de ses utilisateurs.
□ permettrait d’empêcher ses utilisateurs d’être déprimés.
□ exacerberait les émotions de ses utilisateurs.
2. Facebook ne peut pas être considéré comme un espace de socialisation car… 1 point
(x) le but de ses utilisateurs est avant tout de se mettre en valeur par rapport à autrui.
□ ses utilisateurs ne publient que ce qui les intéresse.
□ les retours des autres dépendent de la qualité des publications des utilisateurs.

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3. Pourquoi cette étude danoise doit-elle être prise avec précaution ? 1,5 point
(x) Parce que certains ont pu ressentir un effet placebo.
□ Parce que l'effet placebo rend certaines personnes plus heureuses avec Facebook.
□ Parce que certains sont heureux sans Facebook.

 Document 2

4. Les produits végan… 1 point


□ restent inconnus du public et difficiles à cuisiner.
□ sont onéreux et peu accessibles aux novices.
(x) sont intéressants à préparer et plutôt bon marché.
□ s’adaptent mal à la cuisine traditionnelle.

5. A quelle activité Marie a dû renoncer en devenant végan ? 1 point

□ À la natation.
□ À l'équitation.
□ À la natation et à l'équitation.

6. Aujourd’hui, le véganisme est… 1 point


□ une pratique considérée comme assez suspecte.
(x) perçu comme un mode de vie tendance.
□ vu comme une fantaisie libérale et utopique.

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Partie 2 (Examen 2)
COMPRÉHENSION DES ÉCRITS
- 25 points –

QUESTION SUR l’ENSEMBLE DU TEXTE

1. Un des buts poursuivis par Le Clézio dans ce texte est : 2,5 points

(x) Défendre l’idée que la littérature permet de préserver le langage et la culture.


□ Rappeler que la lecture et l’écriture sont les moyens d’expressions privilégiés de
l’humanité.
□ Montrer que le travail des écrivains est au fondement de tout progrès humain.

QUESTIONS SUR LA PREMIERE PARTIE DU TEXTE

2. Pour Le Clézio, l’écrivain… 2,5 points

(x) doit conserver dans ses écrits une stricte indépendance vis-à-vis du pouvoir.
□ a pour mission de réinventer la culture en s’appuyant sur la langue.
□ n’est grand que si ses idées et ses œuvres sont absolument révolutionnaires.

3. « L’artiste ne doit pas se sentir lavé de tout soupçon. »


Expliquez cette phrase avec vos propres mots. 3,5 points
Même si l'écrivain est en révolte contre les puissants, il pourrait être considéré, lui aussi, en partie, de ce
côté de part son niveau intellectuel nécessaire à la maitrise de l'écriture.

4. D’où provient l’amertume de l’écrivain qui voudrait changer le monde ? Résumez de manière synthétique la
réflexion de Le Clézio à ce sujet. 3,5 points
Pour Le Clézio, chaque écrivain rêve au fond de lui de changer le monde. Mais, en même temps, l’écrivain
sait que cela est impossible, que les mots ne suffisent pas à bouleverser la réalité pour rendre la société
meilleure. C’est de ce décalage entre son désir d’agir et son incapacité à le faire que naissent son
amertume et son désespoir.

QUESTIONS SUR LA DEUXIEME PARTIE DU TEXTE

5. Selon Le Clézio, la littérature est nécessaire car les écrivains... 2,5 points

□ sont les seuls à maîtriser correctement le langage.


(x) préservent le langage à travers leurs productions.
□ montrent que le langage est la plus belle chose au monde.

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6. Répondez par VRAI ou FAUX, puis justifiez votre réponse en citant un passage du texte :
Le Clézio reprend à son compte les théories hiérarchisant les langues. 2 points

□ Vrai.
(x) Faux.
Justification :

« Et chacun de ces langages est ce même ensemble logique, complexe, architecturé, analytique, qui
permet d’exprimer le monde – capable de dire la science ou d’inventer les mythes. »

QUESTIONS SUR LA TROISIEME PARTIE DU TEXTE

7. Selon Le Clézio, l’ère d’Internet… 2,5 points

(x) risque de renforcer les inégalités quant à l’accès au savoir.


□ contribue à une diffusion accrue des connaissances.
□ offre de nouvelles possibilités concernant la lecture et l’écriture.
8. Quels sont, pour Le Clézio, les trois bienfaits actuels de la littérature pour chacun des peuples de l’humanité ?
1,5 point
Exprimer son identité, revendiquer son droit à la parole, être entendu dans sa propre diversité.

9. Répondez par VRAI ou FAUX, puis justifiez votre réponse en citant un passage du texte :
Grâce à la traduction, toutes les langues pourront espérer avoir un jour un rayonnement égal. 2 points

□ Vrai.
(x) Faux.
Justification :

« Il est vrai qu’il est illusoire de croire que la langue créole de Maurice ou des Antilles pourra atteindre la
même facilité d’écoute que les cinq ou six langues qui règnent aujourd’hui en maîtresses absolues sur les
médias. »

10. Pour Le Clézio, les éditeurs doivent… 2,5 points

□ rendre le livre moins archaïque et plus attractif pour tout le monde.


(x) faciliter et encourager la diffusion des livres à l’échelle mondiale.
□ faire des efforts financiers pour développer la lecture chez les plus jeunes.

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Partie 3 (Examen 2)
PRODUCTION ÉCRITE
- 25 points –
Exercice 1 : Synthèse de documents
Il y a quelque temps, le gouvernement britanique a autorisé le port de la jupe pour les garçons et des pantalons pour
les filles comme uniforme dans les établissements scolaires. Cette mesure permet d'aider les enfants transgenres et
de combattre la transphobie.
Le port de l'uniforme au collège pourrait avoir de nombreux avantages et c'est pour ça que la question de l'uniforme
dans les établissement scolaires français vaut la peine d'être posée.
En effet, tout comme à l'armée, l'uniforme permet une meilleure adhésion au groupe car les enfants laissent leurs
différences sociales et culturelles au vestiaire. Mais cette rupture ne permet pas seulement une plus grande
cohésion : elle semble avoir un effet positif sur les problèmes de discipline à l'école qui sont aujourd'hui un vrai frein
à l'éducation en France. On remarque d'ailleurs que les pays qui ont établi le port de l'uniforme à l'école sont bien
placés au classement du niveau scolaire.
Bien évidemment le port de l'uniforme n'est pas suffisant à lui seul à combattre tous les problèmes d'échec scolaire,
de discipline ou de transphobie mais c'est déjà un pas qui vaut peut-être la peine d'être franchi en France. En tout
cas, la question se pose de manière légitime et il serait bon d'essayer d'y répondre.
209 mots

Exercice 2 : Essai argumenté


Lyon, le 23 mai 2017

Monsieur le Proviseur du Lycée Saint Exupéry,


Je m'appelle Céline Armand et je suis la présidente de l'association des parents d'élèves du lycée.
Je vous écris cette lettre pour vous faire part du grand mécontentement de la plupart des parents d'élèves suite à la
nouvelle mesure qui obligera tous les élèves à porter un uniforme à partir de la rentrée, en septembre 2017.
Premièrement, nous ne comprenons pas comment vous avez pu prendre cette mesure sans nous consulter. C'est un
changement très important et vous auriez dû nous demander notre avis avant de prendre une décision.
Nous pensons que le port de l'uniforme est une mesure rétrograde et obsolète. Les enfants ont besoin d'exprimer
leur personnalité à travers leurs vêtements. Nous ne sommes plus au temps des écoles des années 50, c'est fini ça !
De plus, l'uniforme représente un coût important pour certaine famille qui ne peuvent pas se permettre de dépenser
encore de l'argent pour acheter deux ou trois tenues complètes pour chaque enfant. Je vous rappelle que certaines
familles ont quatre enfants scolarisés dans votre établissement.
Finalement, nous voyons le port de l'uniforme comme une mesure sexiste qui va à l'encontre des mentalités
d'aujourd'hui. Nous pensons notamment aux enfants transgenres qui seront très traumatisés par cette mesure.

Nous vous demandons donc de revenir sur votre décision et nous aimerions avoir une réunion avec l'ensemble de la
direction du lycée pour parler de ce problème.
Dans l'espoir d'avoir su vous exposer clairement la situation, veuillez recevoir mes sincères salutations.
Céline Armand
256 mots

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Partie 4 (Examen 2)
PRODUCTION ORALE
- 25 points –

Transcription du fichier audio : Obtenir le DALF C1 Ex 2 Prod Orale

- Bonjour ! Vous êtes prêt ? Alors on vous écoute.

- Très bien. Donc je vais commencer mon exposé donc, à partir des sources suivantes, deux articles. Donc le premier
article, il provient du site internet "La Marseillaise", la famille change, la norme reste, donc c'est un article du dix-
sept décembre deux mille quinze, et un autre article, quand la technologie bouleverse la vie de famille donc, du site
internet de Marie-Claire, du dix-sept décembre deux mille onze.

Donc mon exposé va porter sur la famille aujourd'hui. Alors mon plan, on verra dans un premier temps pourquoi la
famille change et est-ce que c'est nouveau. Deuxièmement, on verra qu'il y a des changements à plusieurs niveaux
et troisièmement, on essayera de se poser la question, qu'est-ce qui est bien, qu'est-ce qui n'est pas bien ? Est-ce
qu'il y a un modèle plus ou moins parfait ?

Donc aujourd'hui, pourquoi est-ce que la famille change ? Alors je pense que ce n'est pas complètement nouveau,
que la famille elle évolue tout le temps, parce qu'en fait elle est le reflet du changement de la société. Et la société,
eh bien, elle évolue tout le temps. Alors des fois un peu plus vite, des fois un peu moins vite, mais ça a toujours
évolué. Alors c'est vrai que quand même aujourd'hui, ça évolue un peu plus vite et c'est parce ce que je crois que la
société évolue beaucoup en ce moment, notamment on voit qu'internet par exemple, bouleverse la société ou les
nouvelles technologies en général.

Ensuite, bien, aujourd'hui il y a une grande perte des valeurs traditionnelles et conservatrices, donc la structure
familiale, un papa, une maman et des enfants, change et aujourd'hui, on voit qu'il y a des familles monoparentales,
des familles recomposées, etc. Donc, ça c'est aussi parce qu'on accepte plus, la société accepte plus d'autres
modèles.
Ensuite, il y a aussi des changements à cause de la, des problèmes sociaux. Aujourd'hui il y a beaucoup de chômage,
il y a la crise et par exemple, maintenant, le père et la mère travaillent, les deux, et avant ce n'était pas le cas, donc
aujourd'hui c'est beaucoup plus difficile d'avoir quatre ou cinq enfants. Bien.

Ensuite, deuxièmement, c'est qu'il y a un changement a plusieurs niveaux. Donc ça c'est mon deuxième, le deuxième
point. Donc il y a un changement au niveau de la famille, on voit qu'il y a maintenant des familles monoparentales,
des familles recomposées, on voit qu'en général il y a moins d'enfants dans la famille, oui, mais aussi il y a un
changement au niveau des liens, de la communication à l’intérieur de la famille. Donc on ne communique pas pareil
aujourd'hui entre parents et enfants par exemple, qu'il y a cinquante ans. Donc c'est important de noter qu'il y a
deux niveaux de changement.

Alors, finalement, et c'est le troisième point, est-ce qu'il y a un modèle ? Qu'est-ce qui est bien, qu'est-ce qui n'est
pas bien ? Donc moi je pense que finalement, ce n'est pas l'aspect extérieur qui est important, mais c'est le fond.
Donc c'est-à-dire, l'important ce n'est pas si on communique par email, par Facebook, ou par Skype oui s'il y a un
parent, deux parents, famille recomposée. L'important c'est finalement le message, l'éducation, les valeurs
qu'enseignent les parents aux enfants et je crois que, à ce niveau-là, c'est très important, il y a certaines valeurs
universelles morales qui sont au-delà du fait de communiquer avec la nouvelle technologie ou bien qu'il y ait deux
parents, un parent. Et donc c'est finalement aussi ma conclusion.

- Très bien ! Alors maintenant nous allons commencer l'entretien. Nous allons vous poser des questions, d'accord
? Alors, première question, pouvez-vous nous parler de votre famille ?

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- Oui bien sûr ! Donc, eh bien, écoutez, moi j'ai quarante-cinq ans, donc je suis père de deux enfants, une fille et un
garçon, qui ont seize ans et quatorze ans. Mais donc, nous ne sommes pas une famille recomposée ni
monoparentale, voilà, je suis avec ma femme, et nous sommes une famille finalement, en fait, très normale on va
dire. Il n'y a rien de particulier. Ensuite, au niveau de mes parents, moi je viens d'une famille nombreuse puisque
nous sommes quatre, donc nous sommes en fait trois garçons et une fille. Donc moi je suis le deuxième dans la
famille, j'ai un frère aîné, un frère plus petit et finalement une petite sœur. Voilà, donc je crois que c'est finalement
assez représentatif de ce que l'on a vu dans les articles et puis de mon exposé. Donc mes parents ont eu quatre
enfants et moi j'ai seulement deux enfants, donc on voit qu'effectivement le nombre d'enfants, généralement, je
crois dans les pays occidentaux, diminue.

- Et comment communiquez-vous avec vos enfants ? Avec les réseaux sociaux ? Par Skype ? Par email ? Ou
seulement en personne ?

- Ah alors, donc là je vais un petit peu rejoindre ce que je disais dans mon exposé. Donc je crois que l'important dans
la communication c'est le message et les valeurs que l'on veut enseigner à ses enfants. Donc, moi, enfin avec mes
enfants, je communique un petit peu avec tous les moyens, c'est-à-dire que nous nous parlons bien évidemment,
mais il arrive aussi que, eh bien, on communique par Skype, par exemple, quand ils sont en vacances et qu'ils sont
loin, ça m'arrive de faire des Skype avec eux, c'est très bien, je suis très content qu'il y ait cette technologie. Ça
m'arrive aussi, enfin très souvent, d'utiliser Whatsapp, par exemple le Whatsapp pour leur envoyer des messages, on
communique par téléphone, on communique par message, par Whatsapp, par email bien sûr, et je pense que,
d'avoir tous ces outils de communication, c'est une chance extraordinaire. Maintenant, ça dépend comment on les
utilise. Donc moi je communique avec tout ça, et puis aussi, évidemment, bien évidemment, on communique
physiquement ensemble, dans la même pièce en se parlant directement, oui.
Donc je crois, comme je le disais, que ce qui est important c'est le message, ce n’est pas l'outil qu'on utilise. Moi
j'essaye d'inculquer des valeurs à mes enfants, voilà, qu'ils aient leur jugement propre sur les choses, qu'ils soient
libres, qu'ils ne soient pas influençables, qu'ils aient leur opinion, qu'ils soient capables de discerner le vrai, le faux,
etc. Et ça je pense que c'est vraiment indépendant de l'outil qu'on utilise.

- Et à table, comment cela se passe-t-il ? Vous laissez vos enfants regarder leur smartphone ?

- Alors non, justement, parce que ça, ça fait partie de nos valeurs avec ma femme, et à table, je pense que c'est un
moment très important, et quand on est à table, je considère que c'est un moment où on doit tous pouvoir
communiquer de manière directe hein, et je pense que c'est le moment de laisser son smartphone, le téléphone ou
bien la télévision, je sais qu'il y a des familles par exemple qui regardent la télévision à table. Pour moi, je n'ai aucun
jugement à avoir, mais pour moi ce ne sont pas mes valeurs. À table, c'est un moment où on doit parler et on essaye
d'ailleurs de parler tous ensembles, c'est-à-dire que, par exemple, moi je pourrais parler de travail avec ma femme,
mais j'essaye d'éviter, parce que les enfants ne peuvent pas comprendre, ça ne les intéresse pas, donc on essaye de
parler de sujets un peu où tout le monde peut participer, et voilà, donc non, le smartphone est interdit, les livres
sont interdits, les jeux sont interdits, la télévision est interdite, voilà. Bon, sauf s'il y a un cas exceptionnel et tout le
monde veut voir un film ou une émission qui est à cette heure-ci, et alors on peut, pourquoi pas, à ce moment-là
diner devant la télé, parce que c'est exceptionnel.

- Est-ce que vous pensez qu'en France il y a suffisamment d'aide sociale pour les familles ?

- Bien, écoutez, moi je suis Espagnol et je peux vous dire qu'en tout cas, il y a plus d'aide sociale en France qu'en
Espagne. Maintenant, est-ce qu'il y a assez d'aide ? Ça je ne sais pas, il faut voir aussi l'économie, le budget de l'État,
je pense que s'il y avait moins d'évasion fiscale des grandes entreprises il y aurait certainement la possibilité de
donner davantage d'aide sociale, mais ça c'est mon point de vue personnel. Donc je pense qu'on peut toujours en
donner davantage mais je crois quand même que la France est un de ces pays qui aide quand même le plus au
niveau aide sociale et notamment pour la famille, oui.
D'ailleurs c'est peut-être pour ça qu'en France les gens font beaucoup d'enfants par rapport à d'autres pays
européens, je pense notamment à l'Allemagne ou à l'Espagne. Donc est-ce qu'il y a suffisamment d'aide sociale, non,
je pense qu'on pourrait en donner davantage, mais je pense qu'il y en a déjà pas mal et c'est déjà bien.

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- Vous connaissez le PACS ?

- Alors le PACS, je ne suis pas sûr, alors je ne sais pas ce que ça veut dire P A C S, mais je crois que c'est un petit peu
comme se marier, mais pas exactement, donc ça permet, c'est pas comme un mariage, mais c'est, comment dire,
c'est une union entre deux personnes qui est reconnue par l'État français. Donc ça permet d'avoir des droits si son
conjoint décède par exemple, si, enfin voilà, avoir des droits sociaux, et donc c'est un, c'est des liens qui sont
reconnus dans la société, c'est un peu comme le mariage, mais c'est beaucoup plus rapide à mettre en place, je crois,
je ne sais pas exactement hein, mais il me semble que c'est ça.

- Dans le texte numéro deux, la journaliste utilise le terme fliquer. Vous comprenez ce mot ?

- Alors je ne suis pas sûr non plus, mais je crois que ça vient de flic, et flic c'est de l'argot si je ne me trompe pas, et je
crois que ça signifie un policier un flic. Donc, fliquer ça veut dire surveiller de manière très intensive, comme pourrait
surveiller la police, c'est-à-dire ce serait comme dire, surveiller comme un policier. Mais je ne suis pas sûr, je crois
que c'est ça, hein, si je ne me trompe pas.

- En France, l'adoption récente de la loi pour le mariage homosexuel a fait énormément de polémiques. Cela vous
étonne ?

- Ah oui, alors ça c'est très intéressant, je vous remercie de me poser la question. Eh bien oui, moi en tant
qu'Espagnol, ça m’a beaucoup étonné. Donc, pour nous les Espagnols de ma génération et celle de mes parents, la
France c'est un symbole de liberté, de droits humains, et c'est vrai qu'on a pas compris cette histoire, quand il y a eu
toutes ces grèves, ces manifestations du moins, pour, ou contre plutôt, le mariage homosexuel. Donc c'est vrai que
ça je n’ai pas très bien compris, et puis il y a des Français qui m'ont expliqué que, finalement, finalement la France,
même si c'est un pays de libertés, etc. c'est aussi un pays qui est très conservateur. Et donc, c'est vrai qu'on pourrait
croire que le France serait pionnière dans ce domaine, dans les changements sociaux, mais en fait il faut croire que
non. Mais je pense aussi, et j’en ai parlé avec des Français, je crois que, enfin peut-être hein, c'est une théorie, qu'en
fait cette polémique a été augmentée peut-être pour, peut-être que c'est une stratégie pour que le gouvernement,
derrière cela, fasse passer d'autres lois, des lois sociales, des lois du travail par exemple, et comme les gens sont
occupés à parler de la loi pour le mariage homosexuel, eh bien ils ne regardent pas les autres choses importantes
dans la société, ou les choses que font les hommes politiques, et alors c'est peut-être une stratégie pour cacher
d'autres lois qui sont passées.

- Et qu'en est-il dans votre pays ?

- Par rapport à la loi homosexuelle, du mariage homosexuel ? Eh bien, en Espagne, ça a été adopté cette loi, et
évidemment tous les partis politiques n'étaient pas d'accord, mais je crois que d'une manière générale, la loi a été,
enfin elle est passée en Espagne sans qu'il y ait trop de problèmes. Donc c'est pour ça que ça, je pense qu'il y a eu
moins de polémiques en Espagne qu'en France. Et ça, pour moi Espagnol, c'est très étonnant. Oui, oui, je crois qu'il y
a eu même beaucoup moins de polémiques.

- Pour en revenir aux technologies, pensez-vous qu'elles peuvent être dangereuses ? Quels sont les risques pour
les enfants, et aussi pour les adultes d'ailleurs ?

- Alors ça c'est un sujet très intéressant, je crois, mais c'est assez long, donc, je pense que les nouvelles technologies,
il y a beaucoup de danger, mais c'est comme tout, c'est comme la voiture. La voiture c'est extraordinaire, on peut se
déplacer et puis il y a aussi des dangers. Il y a des dangers parce qu'on peut avoir un accident, parce qu'on peut
polluer, je crois qu'il faut savoir utiliser correctement les outils que l'on a et ne pas devenir esclave. Donc pour les
nouvelles technologies, il y a plusieurs dangers.

Notamment pour internet, avec les ordinateurs, il y a le problème du piratage informatique. Alors, ça c'est vraiment
un domaine très large. Donc le piratage informatique c'est notamment, eh bien on peut tout simplement avoir un
virus qui va affecter notre ordinateur et puis ça va détruire notre ordinateur tout simplement. Ce que l'on voit très

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souvent dans le piratage c'est plutôt des espèces de virus, des programmes informatiques qui sont capables de
surveiller notre ordinateur et de copier les codes de sécurité. Donc je pense notamment aux comptes bancaires,
quand on paye quelque chose sur internet.
Mais là, je crois qu'on dit un peu de tout et n'importe quoi, parce que finalement, je crois et j'ai lu un article, que
payer avec une carte bancaire sur internet c'était finalement plu sécurisé que de payer avec une carte bancaire dans
un commerce. Donc, c'est comme tout, je crois qu'il y a du danger quand on n'est pas bien informé. Je crois qu'il ne
faut pas payer avec une carte bancaire sur des sites internet qui sont douteux, qui ne sont pas très sûrs. Je pense
qu'on peut aussi utiliser des moyens très sécurisés comme PayPal par exemple. Donc voilà, il y a des problèmes au
niveau des virus, des gens qui veulent essayer de voler aussi vos données, etc.

Je crois aussi que sur internet, si on ne veut pas que de documents, que des fichiers soient vus par les autres, si c'est
quelque chose de privé, donc voilà il y a ce problème de la privacité sur internet, donc si on ne veut pas que des
documents privés apparaissent sur internet, eh bien je crois qu'il ne faut pas les mettre sur internet. Il y a des gens
qui disent, ah mais tu es fou, tu mets des photos, je ne sais pas, sur internet, de tes enfants par exemple, en
vacances. Bon, ben moi ça m'est complètement égal qu'on voit mes enfants en vacances. Une photo de mes enfants
je ne vois pas où est le problème, donc voilà. Par contre, jamais je n'enverrai un message, par exemple à ma femme,
sur internet, par un email, avec des codes secrets pour avoir accès à des comptes bancaires ou des choses comme
ça. Ça, jamais !
Donc je crois encore une fois que oui, il y a des dangers mais qu'il faut faire attention. Donc ensuite il y a un autre
problème, c'est par rapport aux enfants. Parce que moi j'ai eu ce problème quand mes enfants étaient plus jeunes.
Donc, sur internet on trouve de tout et n'importe quoi, des choses bien et puis de choses moins bien. Donc je pense
notamment à la pornographie sur internet, donc ça, ça peut être embêtant. Je pense aussi à la violence, tout
simplement, sur internet. Donc par rapport aux enfants, là, il faut faire attention. Donc il y a des filtres, on peut
mettre des filtres, mais je pense que le mieux c'est d'éduquer quand même.

Bon finalement un dernier problème, c'est le problème du "bullying" on dit en anglais, ou harcèlement, je crois, en
français. Donc, ça c'est des problèmes liés avec l'école aussi. Donc maintenant les jeunes, ils ont tous un téléphone
portable et puis ils peuvent faire des vidéos, prendre des photos et donc ils prennent des photos d'une fille et puis ils
la mettent sur les réseaux sociaux, et après tout le monde se moque d'elle et après tout le monde la connait et a
l'école tout le monde se moque d'elle, etc.
Donc ça aussi je crois que c'est un autre problème.

- Quelles sont les mesures à adopter alors ?

- Eh bien, je crois que c'est comme toujours, il y a une règle générale parce qu'on peut mettre des filtres, on peut
mettre des murs, on peut mettre des barrières, on peut mettre des antivirus, mais ce n'est pas la solution définitive.
Si on veut réussir à ce que les choses aillent mieux, il faut éduquer. Il faut éduquer les gens, apprendre aux gens à
être responsables, apprendre aux enfants à être responsables. Il faut parler. Il faut expliquer. Il faut rendre les gens
responsables. Les enfants, les adultes aussi, tout le monde. Alors, il y a des filtres, j'en ai parlé, il y a des filtres pour
internet pour les enfants. Donc je pense que, quand les enfants ont neuf ans, huit ans, ça fonctionne, dix ans, onze
ans, mais après ... Mes enfants ils savent plus que moi comment fonctionne l'ordinateur et internet. Donc,
finalement ils peuvent désactiver ces filtres. Même à douze ans, ils savaient comment le faire. Donc finalement rien
n'est sûr à cent pourcent. Et donc, c'est pour ça qu'il faut éduquer. C'est pareil, les antivirus. Donc il y a des antivirus,
mais n'importe quel site sur internet qui vous explique comment fonctionne un antivirus, il vous dira qu'il n'y a
aucun antivirus qui est sûr à cent pourcent. C'est comme se mettre une armure, ou un Gillet pare-balles et aller dans
un champ de bataille et puis s'amuser, danser et recevoir des balles. Non, ce n'est pas parce qu'on a un antivirus
qu'on doit faire n'importe quoi. Donc je crois que le principal c'est de se comporter d'une manière responsable.

Et puis voilà, comme je l'ai dit, si on ne veut pas qu'une information circule sur internet, il ne faut pas la mettre sur
internet. Alors après, je pense qu'il y a aussi d'autres problèmes. C'est-à-dire, par exemple, il y a des gens qui
pensent, je pense à la surveillance de masse. Donc la surveillance de masse, pour moi, c'est un problème très
important. C'est-à-dire que quand on téléphone avec un smartphone, quand on s'envoie un message, un Whatsapp,
tout cela peut être capté par des services de surveillance qui appartiennent généralement à l'État, et tout cela peut
être récupéré, et donc ils ont accès à tout. Si on parle de ça avec des gens, généralement ils disent, ah mais moi ce

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n’est pas grave, je sais cette surveillance de masse, c'est pour la sécurité, pour éviter les attentats, et moi je n'ai rien
à cacher. Et ça par exemple, je pense que c'est très grave. Je pense que là, les gens ne se rendent pas compte du
danger mais dire ça, c'est comme dire, c'est pas grave si je ne peux pas parler, je n'ai rien à dire. Et ça, c'est très
grave parce qu'un jour peut-être que cette personne voudra parler, mais quand elle voudra parler, elle n'aura pas le
droit, et là elle va se rendre compte du danger. Eh bien, la surveillance de masse, et tous ces problèmes-là, de
surveillance sur internet, je crois que c'est très dangereux, ça oui. Et là on voit que les gens ne, non c'est pas très
grave, ils pensent que ce n'est pas très grave. Donc voilà, je crois qu'il faut vraiment former les gens, les éduquer.

- Vous pouvez nous parler de cette surveillance de masse ?

- Oui, oui. En fait ce qu'il y a c'est qu'il y a des programmes, je ne suis pas un expert, mais j'en ai entendu parler, et il
y a des services d'intelligence, notamment c'est très connu, avec le film qui est sorti, Snowden, notamment aux
États-Unis, la NSA ça s'appelle, eh bien ils captent tous nos messages, ils captent toutes nos communications, toutes
les photos qu'on s'échange, ils ont accès à tout cela. Il y a aussi des services de surveillance en Europe, voilà. Et tout
cela, eh bien, c'est très obscur, et bon, ça fait débat en ce moment, et je crois que c'est un débat très important.

- Pour en revenir à la famille, quelle place occupe-t-elle, selon vous, dans la société ?

- Ah pour moi, la famille, elle occupe une place centrale. Moi je crois que la société, il y a deux choses très
importantes, c'est le travail, mais surtout la famille. Donc il y a beaucoup de structures dans la société, à différents
niveaux, mais je pense que la famille reste, aujourd'hui, le noyau le plus fort et le plus important. Donc comme je l'ai
dit, la famille elle peut être différente, elle peut évoluer, mas je pense que c'est des, les valeurs fondamentales de la
famille, la confiance, finalement, surtout dans un monde comme aujourd'hui, dans lequel on est de plus en plus
individualiste, dans lequel il y a de plus en plus de mensonges, de fausses informations, je pense que d'avoir
confiance, et de trouver un soutien dans la famille, un soutien pour toute la vie, avec ses parents, les relation parent
enfant, c'est extrêmement important. Oui, c'est vraiment la base d'une société je pense. Très, très important.

- Certaines personnes disent que le noyau familial, la structure familiale, les valeurs de la famille se détruisent,
vous êtes d'accord avec ça ?

- Oui mais je pense, et c'est ce que je dis, que ce n'est pas à cause des familles qui ont divorcés, ou c'est pas parce
que maintenant ça peut exister une famille avec des parents homosexuels, ou des familles recomposées. Je crois que
si les valeurs de la famille se détruisent, c'est plutôt à cause de la société de consommation, de cette société où
l'individu prend toute la place et donc c'est plutôt à cause des changements de valeurs dans la société, mais pas à
cause des changements de structure de la famille, qu'il y ait un parent, deux parents, etc.

- Très bien, merci beaucoup ! L'entretien est terminé. Nous vous remercions.

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DALF C1 - Examen nº 3 - CORRECTION

Partie 1 (Examen 3)
COMPRÉHENSION DE L'ORAL
- 25 points -

Exercice 1 16 points
Transcription

Existe-t-il une fatigue de riche et une fatigue de pauvre ? La fatigue est-elle influencée par des représentations
sociales ? Serait-il impossible d’isoler cette fatigue du monde dans lequel elle évolue ? Je vous propose d’écouter
l’éclairage, sur cette question, de Marc Loriol, sociologue et chercheur au CNRS. Il signe plusieurs articles de ce
Dictionnaire de la fatigue.

La fatigue est une dimension subjective de l’expérience humaine. La fatigue est mieux connue quand on a affaire à
des personnes qui ont plus de capacité de s’exprimer, d’en faire des romans par exemple, ou de l’exprimer auprès
d’un médecin, d’un psychiatre, d’un psychanalyste. Alors que la fatigue des personnes qui sont en bas de l’échelle
sociale est moins connue : on en parle moins. Cette distinction relève d’une représentation sociale extrêmement
répandue, qui veut que le travail manuel soit essentiellement un travail physique du corps et que le travail
intellectuel soit essentiellement un travail de la pensée. On méconnaît finalement toute la part de soi, d’inventivité,
de créativité, d’angoisse, de peur (de l’accident par exemple), que les travailleurs manuels mettent dans leur activité.
Donc il y a une représentation sociale qui veut que quand on est en bas de l’échelle, on serait essentiellement
fatigué d’un point de vue physique, et quand on est en haut de l’échelle, on serait essentiellement fatigué d’un point
de vue psychologique.

La façon dont on parle de sa fatigue ou de son stress est révélateur de la façon dont on considère son appartenance
à un groupe. Un cadre qui ne serait pas stressé, c’est un peu louche, parce qu’on se demande s’il s’investit vraiment.
Alors qu’un ouvrier, même s’il peut être très stressé parce qu’il est soumis à des cadences et à un travail complexes,
va plutôt parler de sa fatigue physique, parce qu’il n’associe pas son travail à des responsabilités.

C’est des représentations sociales qui se sont effritées depuis une quinzaine d’années, mais qui restent globalement
relativement fortes. Aujourd'hui encore, les médecins comprennent mieux finalement ce qu’expliquent les gens qui
souffrent et qui appartiennent à des classes moyennes et supérieures, plutôt que ce qu’expliquent les personnes qui
sont issues de milieux plus modestes, parce qu’elles n’ont pas les mêmes références, les mêmes expériences de
travail, les mêmes expériences de condition de vie difficile. Il y a tout un apprentissage que les médecins sont en
train de faire, mais qui n’est pas encore totalement abouti.

Il y a, en Australie, une législation qui permet une reconnaissance du stress comme maladie professionnelle. Et les
études sur le sujet montrent que ce sont les milieux sociaux plutôt favorisés qui voient leur stress reconnu et
indemnisé comme maladie professionnelle plutôt que les milieux défavorisés. J’avais dit une fois, de façon un peu
provocante : le stress, c’est les cadres qui s’en plaignent et c’est les ouvriers qui en meurent. Et globalement,
statistiquement, ce n’est pas tout à fait faux.

Journaliste : Philippe Zawieja, le stress, ce sont les cadres qui s’en plaignent, mais les ouvriers qui en meurent.
Comment vous réagissez à ce que l’on vient d’entendre ?

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P.Z. : Moi, je dois un très lourd tribut, volontiers payé, à Marc Loriol, qui a des travaux extraordinaires sur la
construction sociale de la fatigue. Oui, je partage totalement ce qu’il dit, probablement parce que les ouvriers
s’expriment davantage par leur corps, puisque c’est leur corps qu’ils engagent dans leur travail. Si je suis cette
représentation sociale dominante que Marc Loriol vient de décrire, les ouvriers engagent leur corps dans leur travail
et, du coup, lorsque notamment le travail ne va pas, c’est peut-être aussi ce corps, outil de production, un excellent
moyen de dire que ça ne va pas. Donc, cette fatigue, quelle qu’en soit l’origine, elle peut être facilement
communiquée ; elle devient un instrument de revendication, une plainte diraient les sociologues, mais aussi une
revendication sociale lorsqu’elle passe par leur corps. Du coup, oui, les affections somatiques sont plus prégnantes.
Ce qu’on appelle en médecine du travail les troubles musculo-squelettiques sont, dans ces catégories de travailleurs-
ci, mieux mis en évidence.

Journaliste : Mais ce qu’explique aussi Marc Loriol dans ses articles, c’est que pour les ouvriers, parler de sa fatigue
personnelle, et notamment de son stress, peut être très mal vu dans un monde collectif, perçu comme une façon de
se mettre en avant par rapport aux autres alors que le monde ouvrier est conçu comme collectif à la base.

P.Z. : Oui, avec un paradoxe quand même, c’est que si l’on continue à suivre ce fil rouge, puisque c’est le corps qu’on
engage dans le travail, c’est le corps qui va être fatigué le premier ou qui doit être fatigué le premier. Or, nous
sommes dans une civilisation où la fatigue physique est finalement presque normale. J’ai envie de dire, les bonnes
fatigues sont ces fatigues physiques plutôt que psychiques, avec une cause qui serait un effort plus ou moins
soutenu ; ici, on voit bien que c’est le travail qui peut leur être attaché. Alors, le stress, oui c’est vrai, les milieux
ouvriers ne le mettent pas souvent en avant, ne savent pas le mettre en avant. Peut-être il s’exprime davantage dans
la monotonie, dans la répétition ou dans la vacuité des tâches ou dans ce qu’on estime être la vacuité des tâches, le
manque d’intérêt des tâches, que dans les catégories les plus favorisées.

Journaliste : Et le stress aurait donc longtemps été l’apanage des riches, des classes favorisées. Et vous le dites, dans
votre dictionnaire, cela a aussi été le cas pour cette neurasthénie dont on parlait, cette nervosité américaine, qui a
été longtemps vue comme une maladie des businessmen aux États-Unis.

P.Z. : Oui, la neurasthénie, que je rappelais tout à l’heure, à la fin du XIXe siècle, en 1869 de mémoire, décrite par
Bird, médecin à New York, qui considère que c’est la nervosité américaine, nouvelle maladie qu’il propose à la
communauté scientifique, apparue plutôt dans la bourgeoisie d’affaires, masculine, urbaine, new-yorkaise, qui est
une métropole qui est en pleine croissance exponentielle à cette époque-là, par opposition à la vieille société
américaine, j’ai envie de dire aristocratique, un reliquat de la société anglaise, qui est sa société mère et qui est en
train de passer la main en termes de pouvoir dans la société à cette bourgeoisie d’affaires.

Journaliste : Une maladie donc associée au rythme effréné imposé par le nouveau mode de vie américain. Fatiguer la
fatigue comme on fatiguerait une salade : c’est à cette expérience que vous nous invitez dans votre Dictionnaire de
la fatigue, Philippe Zawieja, autour de la question « Pourquoi tant de fatigue ? ».

1. La journaliste introduit le thème de la fatigue sous un aspect : 1 point


□ médical 

□ scientifique

(x) sociologique

2. La personne interviewée, Marc Loriol, est : 1 point


□ médecin. 

(x) scientifique. 

□ psychologue

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3. Dans quels cas la fatigue est-elle la plus notoire ? 1 point


Lorsque la personne est capable de s’exprimer : en faire des romans par exemple ou de
l’exprimer auprès d’un médecin, d’un psychiatre ou d’un psychanalyste.

4. Expliquez les différentes perceptions de la fatigue selon les milieux sociaux : 2 points
Dans les milieux sociaux élevés, on perçoit plutôt une fatigue intellectuelle ou psychique alors que dans les
milieux plus bas dans l'échelle sociale, la fatigue est plutôt physique, associée à un travail manuel.

5. Cette conception du travail manuel est simpliste : VRAI ou FAUX ? Justifiez votre réponse 1 point
(x) VRAI
□ FAUX
Justification : Il faut également prendre en compte la part de soi, d’inventivité, de créativité, d’angoisse, de
peur de l’accident des travaux manuels.

6. Vrai, faux ou on ne sait pas ? (cochez la case correcte) 2 points

VRAI FAUX On ne sait pas


- La manière d’extérioriser sa fatigue ou son stress reflète le statut social X
auquel on appartient.
- La professionnalité d’un cadre qui n’est pas stressé serait remise en cause. X
- Les ouvriers ressentent une fatigue chronique démontrée médicalement. X
- Le stress de l’ouvrier est lié à la grande responsabilité d’un travail X
complexe.

7. a. De nos jours, la médecine reconnaît le stress comme une maladie qui touche toutes les classes sociales. Vrai
ou Faux ? 1 point
□ VRAI
(x) FAUX
b. Citez l’exemple qui illustre l’affirmation antérieure. 1 point
En Australie, une loi reconnaît le stress comme maladie professionnelle mais il est démontré que ce sont
majoritairement les milieux favorisés qui voient leur stress reconnu plutôt que les milieux défavorisés.

8. Expliquez l’affirmation de Marc Loriol : « Le stress, c’est les cadres qui s’en plaignent mais c’est l’ouvrier qui en
meurt ». 1 point
On reconnaît le stress chez les cadres supérieurs, qui s’en plaignent, mais ceux qui en souffrent réellement et
plutôt en silence (sans reconnaissance directe), ce sont les ouvriers.

9. De quelle représentation sociale dominante parle Philippe Zawieja ? 1 point


De celle dont parle Marc Loriol : En bas de l’échelle : fatigue physique / en haut de l’échelle : fatigue
intellectuelle.

33
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10. Pourquoi, selon Philippe Zawieja, les affections somatiques sont plus prégnantes ?
Cochez la bonne réponse. 1 point
(x) Car les plaintes de la fatigue corporelle sont plus faciles à exprimer.
□ Car les ouvriers ne revendiquent pas leurs maux.
□ Car on ne prend pas en compte les troubles musculo-squelettiques.

11. Pourquoi c'est mal vu entre les ouvriers de parler de leur fatigue ? 1 point
Parce que parler de sa fatigue personnelle est perçu comme une façon de se mettre en avant par rapport aux
autres alors que le monde ouvrier est conçu comme collectif à la base.

12. En quelle année la neurasthénie a-t-elle été décrite par Bird ? 1 point
En 1869.

13. Qui sont les victimes des premiers symptômes du stress aux États-Unis ? 1 point
La bourgeoisie d’affaires, masculine, urbaine, new-yorkaise.

Exercice 2 9 points

 Document 1
Transcription
On le sait, la nocivité des pesticides sur la santé est statistiquement avérée. Alors le bio est plus que le bienvenu,
surtout quand il s’agit d’agrumes, parce que tout se mange dans le citron, l’orange ou le yuzu : le zeste bien sûr dans
la peau, le ziste (cette partie blanche entre le zeste et la chair), et puis la chair. Donc évitons les traitements.
----------------------------------------------------------------
Aujourd'hui, comment lutter contre le sexisme au travail ? De la mauvaise blague à un blocage de carrière, en
passant par des inégalités salariales, environ 80 % des femmes en France estiment qu’elles sont régulièrement
confrontées à des attitudes, à des décisions sexistes dans les entreprises, c'est-à-dire à des préjugés liés à leur sexe.
Et 93 % d’entre elles estiment que leur confiance s’en trouve du coup diminuée. Tous les milieux sont concernés,
sans parler du monde politique, un monde brutal de surdiplômés. Alors que faire ? À partir de quel fait anodin faut-il
parler, dénoncer l’injustice ? Quel doit être le rôle des employeurs, des entreprises ou des services de l’État et des
syndicats – un monde d’hommes qui découvre tout juste le problème ?
----------------------------------------------------------------
C’est mon personnage qui se prend pour le Pavarotti du sifflet, et en fait c’est son décalage et son anachronisme qui
le rend touchant, drôle. Il attaque les spectateurs sur leur code vestimentaire. Et c’est ce décalage aussi entre ce
qu’on croit connaître de la musique classique, avec tous ses codes, et lui il les casse justement. Non, moi j’oserais
jamais monter sur scène, être aussi pédant, aussi irrévérencieux avec les spectateurs.
Initialement, c’était son entourage qui avait encouragé ce chanteur de chansons françaises et comédien de théâtre
de rue à exploiter son don naturel. Après, il fallait de l’entraînement.
Bon, le souffle, ça c’est indéniable, je l’avais déjà avec le chant. La musicalité et l’oreille musicale, ça, ça se travaille.
Mais c’est vraiment la musculation du visage qui me permet de tenir. Au début, je jouais huit minutes et j’avais les
muscles tétanisés. Et puis du travail vraiment très précis sur certaines œuvres, comme La Marche turque de Mozart,
où ça enchaîne un (Sifflotement). Et en mélangeant l’humour, la théâtralité et la relation au public, ben on arrive à
un spectacle qui tient la route et qui tient les gens en haleine pendant une heure et demie.

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1. Le thème du document est : 1 point
□ les agrumes
(x) l’importance du bio dans les agrumes
□ le bio et les pesticides

2. Quelles parties des agrumes évoque-t-il ? : 1 point


(x) le zeste, le ziste et la chair
□ le zeste, le zoste et la chair
□ le ziste, le zaste et la chair

 Document 2

1. Selon la journaliste... 1 point


(x) On met des bâtons dans les roues aux femmes pour éviter qu’elles soient promues.
□ Les femmes ne peuvent pas faire de plaisanteries.
□ On interdit aux femmes d’accéder à des postes de responsabilités.

2. Qui doit réagir face à ces attitudes ? 1 point

□ les employés, les entreprises, les services de l’État, les syndicats


(x) les employeurs, les entreprises, les services de l’État, les syndicats
□ les employeurs, les entreprises, les services privés, les syndicats

 Document 3

1. Son personnage est : 1 point


□ indémodable.
□ actuel.
(x) décalé.
2. En scène il... 1 point
□ respecte les codes de la musique classique.
(x) manque de respect au public.
□ se moque de Pavarotti.
3. La personne interviewée... 1 point
□ est un musicien classique de formation.
(x) est un chanteur et comédien.
□ fait des conférences sur la musique classique.

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4. Pour ce spectacle, il a dû travailler spécifiquement : 1 point


□ le souffle.
□ l’oreille musicale.
(x) la musculation du visage.
5. Comment le spectacle arrive à retenir l’attention du public ? 1 point
□ Parce que, des fois, il fait participer les spectateurs.
(x) Grâce à une subtile combinaison d'humour, de mise en scène et de complicité avec le public.
□ Grâce à la difficulté de la performance du « siffleur ».

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Partie 2 (Examen 3)
COMPRÉHENSION DES ÉCRITS
- 25 points –

Lisez le texte puis répondez aux questions en cochant (X) la bonne réponse ou en écrivant l’information
demandée

A. Questionnaire sur l’ensemble du texte :


1. Le ton général du texte est plutôt : 2 points

(x) Acerbe et dénonciateur


□ Ironique et joyeux
□ Comique et revendicatif
2. Quel est le but de l'auteur dans ce texte ? 2 points

(x) Critiquer le concept d'amitié actuel trop omniprésent et l'abus de son usage.
□ Comparer l'évolution des notions d'amitié le long de l'histoire.
□ Parler de l'amitié en tant que promotrice des luttes de classe.

B. Première partie du texte :

3. Expliquez avec vos mots, qu'est-ce que l'auteur critique sur l'amitié actuelle. 4 points
L'auteur critique que l'amitié aujourd'hui est partout et nulle part, c'est un simulacre de complicité qui
sert comme outil de marketing pour augmenter les ventes, ou atténuer la lutte des classes ouvrières par
rapport à leurs employeurs sous un faux prétexte de la recherche d’un intérêt supposé commun.
Il critique aussi que les échanges sur les réseaux sociaux donnent l'illusion et remplacent les vraies amitiés
et les vrais échanges sociaux.

4. Quel est, selon lui, le but de ce nouveau concept de l’amitié ? 2 points


Le but de cette amitié est de faire disparaitre l'idée d'un ennemi, et de créer de la confiance à travers des
liens faussement intimes et trompeusement bienveillants pour vendre des produits ou casser des
revendications sociales (relations ouvrier, employeur).

5. Le « convivialisme consensuel » manipule les classes ouvrières : 2 points


(x) Vrai.
□Faux.
Justification :
Ce n’est qu’un stratagème pour faire croire à des accords bénéfiques pour tous.

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6. Pourquoi avons-nous la sensation d'être toujours proches les uns des autres ? 2 points
Car nous sommes constamment en contact à travers les réseaux sociaux et les nouvelles technologies avec
des amis, des connaissances, des anciens amis de collège, etc, ce qui nous donne l'illusion d'être
constamment avec des gens.

C. Deuxième partie du texte :


7. Selon l’auteur, cette amitié simulée apparaît : 1 point
(x) à cause de la perte de liens et de la désorganisation sociale.
□ car on a perdu tous rapports familiaux.
□ parce qu’on favorise le partage et la communauté.

8. En quoi l’amitié est libre ? Expliquez avec vos propres mots. Vous pouvez citer le texte pour illustrer votre
explication. 2 points
Dans le sens où ce n’est pas un lien imposé (« elle est le seul lien contingent, un lien libre») et on se sépare
avant d’un lien familial ou amoureux.

9. En quoi consiste « le mythe du duo gagnant » ? 2 points


Le mythe du duo gagnant fait référence à une amitié conquérante et productive, qui permet de réussir et
d'échapper à la vie modeste à laquelle on était prédestiné. Ainsi on retrouve ces duos dans des réussites
mondialement connues d'Apple, Google, Microsoft, etc.

10. Dans le passage « Elle est aussi bien […] directement sympathique » quel est le ton du texte ? 2 points
□ sérieux
(x) ironique
□ philosophique
Justifiez avec des passages du texte :
« se voulant d’emblée user-friendly, comme disent leurs promoteurs américains, amis des usagers et de
leurs usages personnels. C’est ainsi qu’êtres vivants, scènes et machines peuplent un monde omni-amical.
[…] grand bain complice au creux duquel tout est naturellement, directement sympathique.

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D. Troisième partie du texte

11. Répondez par VRAI ou FAUX, puis justifiez votre réponse en citant un passage du texte. 4 points

VRAI FAUX
- Il existe malgré tout une amitié sincère
Justification : « Pourtant, l’amitié s’invente aussi en face […] » ; « […] moins X
artefact qu’arme affective, moins ambiance trompeuse qu’îlot de confiance »

- Cette amitié est héritière d’une tradition d’une gauche revendicative et


X
révolutionnaire.
Justification : « On savait la tradition de la gauche de combat […] »

- Cette conception sentimentale de la gauche ne s’est jamais éteinte.


Justification : « Toute une politique de l’amitié qui […] se trouve réactivée
[…]. » X

- Les amitiés de combat ne remplaceront jamais les grandes organisations.


Justification : « À l’ombre des collectifs dissous, des grandes « orgas »
décrébilisées, c’est une structure de loyautés et de sentiments qui occupe la X
place vide des structures politiques formelles. »

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Partie 3 (Examen 3)
PRODUCTION ÉCRITE
- 25 points –
Exercice 1 : Synthèse de documents

En France, une lente transformation s'opère dans les cantines et autres lieux de restauration collective.
En effet, il s'agit de manger mieux, plus bio, local et sain.
Mais la restauration collective touche de nombreux secteurs : politiques, environnementaux, économiques ou
sociaux, et sa restructuration ne se fait pas sans difficultés.
Pourtant, à en croire l'exemple de la cantine bio de l'école de Barjac dans le Gard, c'est possible. Cela fait
maintenant dix ans que la cantine s'est convertie au bio et au local et enfants comme parents sont ravis ! Certes, cela
est un vrai défi mais c'est accessible et pas forcément à un prix très élevé. Il y a plusieurs façons d'économiser
comme par exemple réduire le gaspillage qui est de l'ordre d'un tiers de la nourriture.
Les personnes convaincues de l'importance de ce changement sont de plus en plus nombreuses -élus locaux,
techniciens, cuisiniers, collectifs de parents- mais les politiques ne sont pas toujours très coopérants et trouvent
souvent diverses excuses allant du manque de place dans les cantines jusqu'au problème d'approvisionnement.
Pourtant, si l'on en croit le film documentaire "Nos enfants nous accuserons" de Jean-Paul Jaud, la sitation est grave.
Les pesticides et la chimie agricole envahissent les assiettes des restaurations collectives.
Il reste à voir si finalement les parlementaires fixent, comme il est probable, un taux de 20 % de produits bio d’ici à
2020 en restauration collective.
231 mots
Exercice 2 : Essai argumenté

Il est vrai qu'aujourd'hui la nourriture bio s'impose un peu partout en France. Mais est-ce que cela va durer ou est-ce
juste un effet de mode ? Quelles sont le véritables raisons pour lesquelles les Français mangent de plus en plus bio ?
Nous devons avant tout expliquer ce qu'est réellement la nourriture bio. C'est une nourriture issue de l'agriculture
biologique, c'est-à-dire une agriculture qui n'utilise pas de produits chimiques comme les pesticides ou les engrais
industriels.
Cela peut sembler peu de choses mais si l'on connait les effet négatifs de ces produits chimiques, on comprend
mieux pourquoi le bio est de plus en plus à la mode ! En effet, de plus en plus d'études scientifiques montrent les
effets indésirables voire catastrophiques de ces produits chimiques. Il est de plus en plus probable qu'ils soient liés à
l'apparition de nombreux cancers, d'allergies, d'asthme et même d'infertilité.
Mais manger bio ce n'est pas seulement éviter ces produits dangereux. En général, les produits bio utilisent moins de
transformations dans leur processus de fabrication que dans l'industrie alimentaire. En plus, la tendance qui
s'accompagne du bio est de manger plus local et plus de saison ce qui est aussi recommandé pour la santé.
Finalement, l'agriculture bio favorise aussi une économie plus juste, plus locale, plus à l'échelle humaine au
détriment de l'agriculture industrielle et de toutes ses dérives.
Nous voyons donc que manger bio va au delà de la seule volonté d'éviter les pesticides et rentre dans une mentalité
générale du mieux consommer. C'est pour cela qu'il semblerait que le bio soit beaucoup plus qu'une mode et qu'il va
certainement continuer à s'imposer.
271 mots

40
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Partie 4 (Examen 3)
PRODUCTION ORALE
- 25 points –

Transcription du fichier audio : Obtenir le DALF C1 Ex 3 Prod Orale

- Bonjour !

- Bonjour !

- Donc, vous êtes prêt pour commencer l'exposé ?

- Oui, oui, bien sûr ! Je suis prêt.

- D'accord. Donc je vous rappelle que vous avez à peu près entre trois et quatre minutes. D'accord ? Donc on vous
écoute et puis après nous ferons, donc, la partie deux, l'entretien.

- Oui, oui, bien sûr ! Pas de problèmes.

- D'accord. Donc on vous écoute. Allez-y.

- Oui, donc je vais faire un exposé sur l'obsolescence programmée et le développement durable par rapport à, donc,
deux documents, deux articles en fait. Donc le premier article c'est la loi consommation Hamon, du site internet
webdeveloppementdurable.com, du vingt-sept mars deux mille quatorze, et puis le deuxieme document, c'etait une
interview dans le site internet du journal "Le Monde", du quatre décembre deux mille seize, de Julien Fediaev. Donc
je vais avant tout vous expliquer mon plan, le plan que je vais suivre. Donc on va premièrement voir un petit peu la
situation aujourd'hui, par rapport à l'écologie, à l'environnement. Deuxièmement on verra comment lutter contre ce
problème. Et puis, troisièmement, on se centrera un petit peu plus sur l'obsolescence programmée.

Donc, la situation aujourd'hui, par rapport à l'écologie, a l'environnement, au développement durable. Bien d'abord,
je voulais dire qu'il ne faut pas oublier que pendant très longtemps, on nous a fait croire, ou on a peut-être voulu
croire que c'était pas tout à fait vrai ce problème écologique. Donc c'était peut-être finalement une invention de
certains scientifiques, et heureusement aujourd’hui, maintenant, quasiment plus personne ne le conteste. Donc, moi
personnellement, je crois que, bien sûr que c'est vrai que c'est un problème et que, malheureusement on a perdu
déjà beaucoup de temps, et je crois que c'est un problème extrêmement important et qu'il y a une urgence extrême.
Bien. Donc, comment lutter ? Alors il y a plusieurs possibilités. Donc, évidemment il faut éduquer les gens, etc., mais
je veux parler finalement au concret.
Eh bien je pense que la première chose, c'est qu'on peut utiliser de meilleures ressources. Donc des choses qui
polluent moins, et puis une deuxième possibilité finalement, c'est utiliser aussi moins de ressources. Donc déjà on
peut essayer de vivre dans une société qui soit moins de consommation, on peut moins acheter, pour utiliser moins
de ressources on peut recycler et on peut lutter, justement, contre l'obsolescence programmée et c'est ce qui va
nous intéresser maintenant donc, dans notre troisième point.
Donc, lutter contre l'obsolescence programmée. Alors moi je pense que c'est bien, et ce qu'on a pu voir dans les
deux articles, c'est vraiment très intéressant, mais je crois qu'il y a quand même des limites. Donc on a vu que les
deux moyens, par rapport aux deux articles, pour en revenir un petit peu aux articles, on a vu qu'il y a une loi, au
niveau politique, il y a une recherche de faire de lois qui permettent d'avoir des garanties plus longues, et puis sinon
le deuxième article, on voyait que c'était, on essayait de faire des appareils qui finalement durent plus longtemps.
Bon. Moi je trouve que c'est bien, hein. Ce n’est pas mauvais mais c'est un petit peu hypocrite. Parce que, d'un côté
on fait ça, mais d'un autre coté ça n'empêche pas le fait que l'on vive dans une société de surconsommation, où
finalement on nous incite toujours à acheter, acheter, acheter. Même quand on n’a pas besoin, donc par effet de

41
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mode. Donc, voilà, lutter contre l'obsolescence programmée, pourquoi pas ? Mais il faudrait être cohérent et
s'attaquer vraiment à la racine du problème. Et je crois que la racine c'est changer un petit peu de mentalité, et
peut-être qu'on pourrait faire ça en éduquant.
Donc voilà, c'est la fin de mon exposé.

- D'accord. C'est très intéressant et donc on va pouvoir commencer maintenant l'entretien. Alors, je vais vous
poser des questions et puis comme ça on va pouvoir discuter librement. Donc justement, vous, ce concept, là, de
développement durable, comment vous pouvez le définir ? Est-ce que vous pourriez nous définir un petit peu
mieux e concept de développement durable, qu'est-ce que c'est exactement ?

- Oui, je crois que c'est intéressant parce que finalement on utilise beaucoup d'expressions comme ça, justement
comme développement durable, mais je ne sais pas si tout le monde sait exactement ce que ça veut dire. Donc on a
bien cette idée de l'écologique, il faut faire des efforts pour éviter de polluer, de contaminer, de détruire notre
environnement, mais développement durable exactement, eh bien je crois que, je crois hein, qu'il s'agit en fait, dans
le mot on a, dans l'expression pardon, on a le mot développement et puis durable. Donc développement, ça veut
dire le développement de l'humanité bien sûr. C'est-à-dire que l'on va continuer à se développer et ça c'est évident,
on ne peut pas faire autrement. Donc ça veut dire qu'on va continuer à se développer mais il faudrait continuer à se
développer d'une manière durable. C'est-à-dire qu'on peut continuer. Or, si aujourd'hui on continue à se développer
de la même manière qu'on le fait, aujourd'hui, eh bien ce n'est pas durable parce qu'il n'y a plus de ressources sur la
planète. Parce qu'on est en train de se rendre compte que la planète terre elle est limitée. On ne peut pas sans arrêt
couper tous les arbres, on ne peut pas, le pétrole un jour va se terminer. Donc, développement durable ça veut dire
continuer à se développer mais d'une manière plus responsable et que ce développement soit durable, donc sans
prendre toutes les ressource parce qu'un jour, il n'y en aura plus. Donc voilà, je crois que c'est ça le développement
durable.

- Oui. Très bien, très bien. Je crois que vous l'avez très bien défini. Alors on va un petit peu se centrer sur vous.
Vous, personnellement, est-ce que vous pouvez nous parler de votre expérience, comme individu, comme citoyen
? Est-ce que vous vous sentez concerné par ce problème ? J'ai l'impression que oui.

- Ah oui, oui bien sûr ! Moi je suis, c'est ce que j'ai dit dans mon exposé, donc moi je me sens très concerné et je crois
que c'est un des problèmes numéro un de l'humanité aujourd'hui oui, avec peut-être le problème aussi, mais c'est
lié, le problème des guerres, est-ce qu'aujourd'hui on est capable de détruire entièrement à cause des armes
nucléaires et des choses comme ça ?
Mais je crois aussi qu'on est capable de se détruire, l'humanité va se détruire si elle continue à faire n'importe quoi
avec l'environnement, et notamment on le voit avec les centrales nucléaires par exemple, je crois que c'est comme
une bombe à retardement que je crois que vraiment on a trop tardé, et maintenant il faut absolument, absolument
attaquer ce problème, oui, et le résoudre !

- D'accord. Donc vous avez dit dans votre exposé que cette lutte contre l'obsolescence programmée a ses limites.
Est-ce que vous pourriez un petit peu revenir sur ce concept, développer un petit peu ?

- Oui, oui, bien sûr ! Donc ce que j'ai dit c'est que, en fait, premièrement ça a des limites, parce que je crois que c'est
bien de lutter contre l'obsolescence programmée mais ce n’est pas la seule chose à faire. Je crois que déjà si on
arrêtait de consommer autant et de créer du besoin qui est finalement très superficiel et qui n'existe pas forcement,
eh bien je pense que c'est déjà prendre le problème plus à la base, et ça éviterait après d'avoir à résoudre d'autres
problèmes qui sont les conséquences finalement. Ensuite, je crois que cette obsolescence programme, comme je l'ai
dit, c'est un petit peu hypocrite, parce que voilà, d'un côté le gouvernement fait des lois pour qu'il y ait des
garanties, etc. mais d'un autre côté, on voit bien que la société, et je pense que le gouvernement et les politiques
ont leur responsabilité, la société est une société de surconsommation. Et on voit que l'économie aujourd'hui est
complètement dirigée vers cela. Donc on ne peut pas, d'un côté, soi-disant lutter contre l'obsolescence programmée
et d'un autre côté faire des politiques économiques qui incitent à la surconsommation, puisqu'aujourd'hui,
l'économie, elle est basée sur la consommation, et ça très peu de gens le remette en question. Et ça aussi ça ne peut
pas durer, cette économie, elle n'est pas durable justement.

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- D'accord, d'accord. Alors je crois que vous l'avez peut-être dit, mais que pensez-vous de la loi Hamon
concrètement ?

- Au niveau de la garantie, déjà je trouve ça bien, parce que ça, quand même, ça oblige les entreprises à prendre leur
responsabilité par rapport à ce qu'elles créent. C'est-à-dire que ça donne un tout petit peu plus de pouvoir aux
consommateurs, et si jamais un ordinateur est défectueux, on peut aller réclamer. À ce niveau-là je trouve ça bien, si
le consommateur a plus de droits, tant mieux. Maintenant, comme je l'ai dit, prétendre que ça va être beaucoup
mieux pour l'écologie, bon, je pense qu'il y a d'autres choses beaucoup plus importantes qu'on devrait privilégier,
franchement. Oui. Donc voilà, je pense que c'est assez hypocrite, mais bon, c'est, on connait bien les politiques, il
faut un petit peu essayer de, quand ils passent une loi, d'essayer de réfléchir à ce qu'il y a derrière.

- D'accord. Alors, vous pensez, comme l'affirme Julien Fediaev, que l'on peut motiver les gens à avoir de l'affection
pour un objet ? Parce qu'il dit dans son article, la, que finalement, peut-être qu'en montant et en comprenant un
objet, on peut créer des sentiments.

- Ben, oui, je ne sais pas, ça me semble un petit peu ridicule. Des sentiments pour une machine à laver, un lave-linge,
franchement là ... Je pense que ça part d'une bonne intention, c'est un garçon qui certainement a des convictions et
il veut lutter contre le désastre écologique aujourd'hui et je trouve ça très, très bien mais cette idée de mettre de
l'affection dans ces objets de consommation, je trouve que ce sont deux concepts tellement à l'opposé entre
l'affection et la consommation que j'ai un petit peu de mal à comprendre, je vous le dis franchement.

- D'accord, d'accord. Alors vous personnellement, justement, puisque vous avez l'air de dire que les mesures, de
lutter contre cette obsolescence ce n'est pas suffisant, vous pensez que c'est quoi justement les mesures les plus
importantes à prendre ?

- Bon là je crois qu'on pourrait faire un exposé de plusieurs heures hein, c'est compliqué, vous me posez une
question, il faut quand même, il y a beaucoup d'arguments, il y a beaucoup de choses, il faut ordonner tout ça, c'est
difficile pour moi, en français comme ça mais je vais essayer de donner quelques idées comme ça.
Par exemple, par exemple, j'en ai parlé, le nucléaire, mais bon c'est mon point de vue et je sais que d'autres
personnes ne sont pas d'accord avec moi mais, pour moi, le nucléaire c'est un danger énorme, énorme. Et c'est
évident qu'il faut tout de suite arrêter ça. Alors on va dire, oui mais tant que la centrale nucléaire n'a pas d'accident,
tout va bien, c'est propre, mais ce n'est pas vrai, d'abord ce n'est pas propre, ça fait des déchets. On ne sait pas quoi
faire des déchets nucléaires donc ça pose un problème énorme. Mais le plus grave, c'est qu'un accident ça existe
toujours. Le risque zéro n'existe jamais. Donc forcément, il va y avoir d'autres centrales nucléaires qui vont avoir des
accidents. Le problème du nucléaire c'est que, si vous avez un accident avec le nucléaire, ça va tuer des personnes
mais, on va dire par exemple une guerre, c'est horrible, ça va tuer des millions de personnes, des milliers, et puis
après la guerre est finie, bon il y en aura peut-être une autre mais la guerre est finie, on passe à autre chose, on
enterre les morts. Mais le nucléaire, non ! Le nucléaire ça reste. Ça reste et ça ne part jamais quasiment. Donc ça
veut dire que des morts à cause de ça, d'une manière directe ou indirecte, il y en aura toujours, toujours, toujours.
Donc c'est vraiment épouvantable, épouvantable. C'est un mal qu'on ne peut plus sortir. Donc vraiment, bon, ça
c'est le nucléaire.
La deuxième chose, qu'est-ce qui pollue aujourd'hui le plus la planète ? C'est le pétrole, c'est l'essence, ce sont les
voitures. Bon. Grosso modo c'est, voilà, les combustibles fossiles, pétrole, gaz, etc. Donc c'est évident qu'il faut
passer a des énergies renouvelables. Évident. Alors on nous fait croire que ce n'est pas possible, que c'est très cher,
je n'y crois pas une seconde. Moi, c'est un sujet qui m'intéresse, en plus j'ai une formation scientifique donc je
connais quand même assez bien techniquement certaines choses là-dessus, et c'est faux ! On peut tout à fait passer
aux énergies renouvelables, il y a plein de façons. On nous fait croire qu'il n'y a que les panneaux solaires. Oui c'est
une option, mais il y a plein d'autres choses. Énergie éolienne, le vent, hydraulique, mais il y a encore d'autres
choses, des piles à combustion, il y a l'énergie calorique du sol, enfin bref, aucun problème. Mais ce qu'il y a c'est
que derrière, il y a une industrie, il y a des intérêts économiques et qui certainement empêchent ça. Donc toujours
pareil, je crois que c'est un problème politique finalement.
Donc voilà, ça ce sont deux exemples et je suis assez d'accord avec l'article qui dit que, finalement, le recyclage des
déchets, eh bien, c'est, je ne me souviens plus de la phrase exacte, que c'est pour se donner bonne conscience et
bon, oui je crois que le recyclage des déchets, bon, c'est pas mauvais, mais c'est ridicule par rapport au fait qu'on

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continue avec le nucléaire, que l'on continue avec le pétrole. Donc je pense qu’il y a une énorme hypocrisie et une
manipulation dans le thème de l'écologie et du développement durable, et tout cela. Donc voilà, après, d'autres
mesures, mais il y en cinquante mille, après à petite échelle par exemple, il faut absolument arrêter le diesel. Donc
voilà, c'est ce qui est en train de se faire en Europe, on arrête le diesel, mais ça fait quinze ans que des gens se
battent pour qu'on arrête le diesel.
Donc voilà, je crois qu'il faut mettre les efforts sur les choses les plus importantes et arrêter de passer du temps à
débattre les déchets, le plastique, le machin ... Oui mais il y a des choses plus importantes avant, qui sont plus à la
base du problème.

- D'accord, d'accord. Donc je vois que vous avez beaucoup d'idées sur la question. Et pour en revenir à l'article,
que pensez-vous de la machine increvable ? Vous comprenez le terme increvable ?

- Oui ! Heureusement je connais ce terme et je sais que ça vient de crever. Crever ça veut dire, c'est de l'argot qui
veut dire mourir donc increvable ça veut dire qui ne meurt jamais. Donc, ça me parait bien symboliquement, mais je
sais pas, je crois que ce garçon a de bonnes intentions mais je crois qu'il est un petit peu, un petit peu à côté de la
plaque quoi, parce que, dans la société dans laquelle on vit, où on consomme alors qu'on n’a pas besoin, comment
est-ce qu'on va développer une machine qui est increvable ? Donc si les gens changent et achètent plus, ce n'est pas
parce qu'une machine ne marche pas, donc, ça oui, aussi, mais c'est pour d'autres raisons. Une raison c'est par effet
de mode. Déjà, par effet d'absolument vouloir des choses nouvelles, donc ça c'est la société qui nous l'impose, on
est complètement lobotomisés donc on a besoin d'une consommation.
La deuxième chose, c'est que, on aime avoir des choses nouvelles parce que c'est plus beau, c'est plus joli, et puis
c'est plus à la mode. Donc, pour une machine à laver un peu moins, mais pour les vêtements par exemple, c'est
évident que l'on va, même s'il y avait des chaussures increvables, on va vouloir acheter de nouvelles chaussures. On
se lasse des choses. Bon.
Le deuxième problème, c'est que la technologie évolue très vite. Donc par exemple un téléphone portable, un
smartphone increvable, ce n’est pas possible, parce que tout évolue extrêmement vite et donc les gens veulent la
dernière technologie. Et la machine à laver, bon, elle n’a pas beaucoup évolué, mais elle évolue quand même hein,
donc ça me parait un petit peu étrange son concept. Mais enfin bon.

- D'accord, d'accord, je vois. Alors dans le deuxième article donc, il parle d'objets, de meubles achetés en kit.
Alors, vous voyez de quel magasin il veut parler la ? Il ne nomme jamais la marque dans l'article, mais est-ce que
vous voyez de quoi il veut parler ?

- Ah oui, oui, oui, je vois très bien. Il veut parler d'Ikea bien sûr. On a tous bien compris. Ils ne veulent pas nommer la
marque mais c'est Ikea.

- Oui, oui. C'est ça. Et vous, vous achetez souvent des meubles chez Ikea par exemple ?

- Oui bien sûr ! J'en achète, je sais que ça ne respecte pas, peut-être, l'environnement, bien que Ikea dise que oui,
mais moi je n'en suis pas sûr, mais j'en achète comme tout le monde parce que c'est bon marché, ce n'est pas cher,
c'est joli, ce sont des meubles qui sont quand même assez beaux et pas chers.
Et c'est très pratique, et c'est pour ça, encore une fois, je pense que l'idée du garçon, Julien, n'est pas très réaliste,
parce qu'on aime bien aussi acheter de nouvelles choses, changer un petit peu, surtout s'il s'agit de la décoration.

- Oui, d'accord. Et vous pensez que l'obsolescence programmée existe vraiment ? Je veux dire que ceux qui
produisent les machines, ceux qui créent la machine, vous croyez qu'ils font exprès de programmer, par exemple,
un lave-vaisselle ou un lave-linge qui va durer que trois ans ? Il y a une pièce défectueuse dedans.

- Alors ça, la par contre, je suis tout à fait d'accord avec ce que dit le garçon. C'est difficile à prouver. Alors pourquoi ?
Parce que, de toute manière, la limite est floue. C'est-à-dire que le fabricant peut dire, ah ben oui il y a, je ne sais
pas, une pièce de la machine qui se casse au bout de trois ans, la pompe ou autre chose, mais ce n'est pas notre
faute, c'est parce qu'on essaye toujours d'avoir des machines moins chères et donc on est obligé d'avoir des pièces
qui ne sont pas très robustes, qui ne sont pas très solides. Mais c'est seulement parce qu'on veut avoir un coût de
fabrication plus bas, parce que le consommateur veut des choses pas chères. Donc comment aller prouver que c’est

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fait exprès ? Moi je crois que c'est un petit peu les deux. Que d'un côté c'est vrai que ça permet de réduire les coûts
de la machine, et puis d'un côté, c'est très bien, parce que ça fait une machine qui va mourir plus tôt, et donc on va
acheter une nouvelle machine. Voilà, donc je crois qu'ils font un peu d'une pierre deux coups comme on dit.

- D'accord. Bon. Et quel est pour votre part, le dernier électrodomestique que vous avez acheté ?

- Ah. Ouf ! Électrodomestique. Un gros, un petit, tout ?

- Oui, oui, tout, pour la cuisine par exemple ?

- Si, oui ! J'ai acheté un extracteur de jus !

- D'accord. Et comment l'avez-vous choisi ? Par rapport à quels critères ? Vous êtes content de votre extracteur de
jus ?

- Ben écoutez, moi je l'ai acheté sur Amazon, voilà, j'achète beaucoup de choses sur Amazon, et puis je regarde
beaucoup les avis des consommateurs. Donc il était pas du tout cher en plus, et puis j'ai un peu regardé la
description, j'ai un peu regarde les avis des consommateurs et ça avait l'air très bien, donc, voilà plutôt qu'acheter
quelque chose de très cher, c'était le premier, je voulais essayer et je suis très content, oui, oui, très, très content. Je
vous le conseille, si vous voulez.

- D'accord, merci. Vous me donnerez l'adresse à la fin de l'entretien. Alors, et en général, vous quand vous achetez
un objet, quels sont vos critères principaux ? Je veux dire quel type de consommateur êtes-vous ?

- Alors, je crois que ça dépend beaucoup de l'objet en fait. Donc évidemment, si par exemple il s'agit de vêtements,
bien évidemment que là je vais avoir un critère d'esthétique, et puis la mode va m'influencer parce que les
vêtements c'est très important, ce que ça reflète, et voilà, l'esthétique. Donc pour les vêtements c'est différent, mais
en général, sinon, moi je ne suis pas très à suivre les modes et je suis plutôt pratique. C'est-à-dire que finalement par
exemple, la voiture. Moi, ma voiture, on a acheté une voiture il n'y a pas très longtemps, on a des enfants, il nous
fallait une voiture assez grande. Bon, j'aurais pu acheter une, pourquoi pas une BMW, ou choisir une Peugeot. Bien,
j'ai choisi une marque qui n'étais pas très chère et ça me paraissait, elle me paraissait bien. Alors, ça ne fait pas très
bien devant les gens, c'est pas une marque comme une BMW, mais ça m'est complètement égal. Donc voilà. Donc
moi je ne suis pas un consommateur, je ne suis pas trop à la mode et je ne suis pas trop les courants. Si j'ai un
frigidaire qui marche bien, je ne vais pas en acheter un nouveau parce qu'il y a une nouvelle technologie qui est
sortie, voilà. Donc je ne suis pas très consommateur en fait. Ça ne m’intéresse pas beaucoup.
Je suis un consommateur pratique. Mon smartphone, pareil, c'est un smartphone chinois, j'en suis très content, il n'a
rien d'extraordinaire, mais je n'irai jamais acheter un iPhone par exemple, qui coûte six fois plus cher.

- D'accord. Vous pensez qu'aujourd'hui les gens sont trop influences justement par la mode ?

- Évidemment oui ! Mais bon, moi c'est mon opinion. Je ne suis pas non plus complétement cotre ça, je ne suis pas
un vieux qui dit, ah la mode, non c'est pas ça, je crois que c'est sympa, consommer un peu c'est sympa, suivre un peu
la mode, mais tout le monde le fait, c'est normal, on fait partie d'une société, on fait partie d'un groupe et puis on se
regarde, on s'influence. Tant que ça reste dans une certaine mesure, dans une certaine limite, je crois que c'est bien.
Maintenant suivre des modes jusqu'a pour aller voter pour un candidat aux élections présidentielles parce que c'est
la mode, parce que les autres le font, sans regarder son programme par exemple, ça me parait grave là. Donc il y a
un moment, quand ça reste des choses futiles, ça me parait normal et on est comme ça, l'homme est comme ça, on
aime bien se laisser aller par un peu de consommation, on aime bien se laisser aller en étant un petit peu simple. Et
c'est bien ! Mais quand il y a des choses plus graves, il faut faire attention. Et puis quand des gens n'ont pas d'argent,
il ne faut pas qu'ils aillent acheter des choses qui les dépassent, parce que c'est la mode. Donc il faut être
responsables.

- D'accord. Et par rapport à la nourriture par exemple, vous consommez comment ?

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- Alors pour la nourriture, par exemple, là je donne de l'importance et je consomme, enfin il y a une bonne partie de
notre argent qui passe dans la nourriture, parce que je considère que c'est important de manger bien parce que ça
touche la santé et la santé c'est quelque chose d'important.

- D'accord. Mais vous allez au supermarché ou vous préférez les petits commerçants ?

- Si je pouvais j'irais plus chez les petits commerçants et je préfèrerais donner mon argent à des gens directement, le
producteur, mais malheureusement je ne peux pas toujours, donc on fait un petit peu les deux. Mais bon, souvent
quand on veut faire bien les choses aujourd'hui malheureusement, pour aider, ben ça coûte plus cher, donc c'est
difficile.

- D'accord, d'accord. Bien c'était très intéressant ! Nous vous remercions. Au revoir !

- D'accord. Merci beaucoup à vous ! Au revoir !

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DALF C1 - Examen nº 4 - CORRECTION

Partie 1 (Examen 4)
COMPRÉHENSION DE L'ORAL
- 25 points -

Exercice 1 16 points
Transcription

Anne Soetemondt : Bienvenue si vous nous rejoignez dans RFI soir. À l'occasion de la journée mondiale de la
trisomie, 21 mars, retour dans notre émission de ce soir, sur une initiative qui a permis à la chaîne de télévision
France 2 de battre un record d'audience et de relancer un débat qui concerne le monde entier. C'était il y a quelques
jours, Mélanie Ségard, jeune trisomique de 21 ans, présentait la météo, l'un des programmes les plus regardés de la
télévision française.
Présentatrice : Je vous propose d'accueillir notre invitée d'honneur ce soir, Mélanie Ségard. Alors quel temps prévu
pour notre week-end ? On va le savoir dans quelques instants. Pour samedi Mélanie ?
Mélanie Ségard : La France coupée en deux, y'a des nuages au nord, de la pluie, ... à Bordeaux.
Présentatrice météo : Alors pour la journée de samedi, le ciel est relativement nuageux, pour dimanche ?
Mélanie Ségard : Y'a des nuages trois quarts du pays, de la pluie, du soleil à Marseille. L'air est très frais.
A. S. : Une initiative de l'Unapei, l'association des personnes handicapées mentales et leurs familles, qui pose plus
largement la question de l'image du handicap, il touche, rappelons quelques chiffres en France autour de 18% de la
population, alors que seuls 0,8% des individus vus à la télévision sont perçus comme handicapés. Des handicapés qui
souffrent par ailleurs de nombreuses discriminations, n'en citons qu'une, leur taux de chômage est deux fois
supérieur à la moyenne. Alors, montrer, médiatiser le handicap, permet-il de mieux lutter contre les discriminations
? C'est notre sujet du jour, bienvenus
(rfi)
A. S. : Et pour en parler, j'ai le plaisir d'accueillir dans ce studio, deux invités Ségolène Neuville, bonsoir !
Ségolène Neuville : Bonsoir
A. S. : Vous êtes secrétaire d'État chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion. Avec vous, en
studio, Pascal Jacob, bonsoir !
Pascal Jacob : Bonsoir.
A. S. : Vous êtes président de l'association Handidactique, alors on est exactement dans notre sujet. Vous êtes aussi
le vice-président de la FIRAH, la Fondation Internationale de la Recherche Appliquée sur le Handicap. Je voudrais
commencer avec vous, si vous le permettez, en vous demandant une question, en vous posant une question assez
simple : est-ce que ce qui s'est passé mardi à la télévision, de voir cette jeune femme qui vit avec une trisomie 21,
présenter le bulletin météo, c'est quelque chose d'important ?
Pascal Jacob : Moi je trouve que c'est très important parce que c'est elle qui a eu le courage et la volonté d'y aller. Et
moi, je dois dire que de voir des personnes handicapées, avoir une telle volonté, s'accrocher, faire tant d'efforts pour
réussir ce qu'elle a fait, c'est à elle que j'ai envie de dire bravo. Ceux qui ont permis de le faire, bien sûr, je les salue,
mais aujourd'hui l'exemple qu'elle va montrer à toute personne rien qu'en s'acharnant et en essayant de se battre
pour être dans la vraie vie, et à la télévision, c'est absolument remarquable. Maintenant, pourvu qu'il y en ait
d'autres !
A. S. : Pour vous ça doit être le début d'une longue liste, hein, c'est ce que vous nous dites. Ségolène Neuville, est-ce
que la télévision publique a un rôle important à jouer en la matière par exemple aujourd'hui ?
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S. N. : Bien sûr, bien sûr parce que je crois qu'il est extrêmement important de ne pas réduire les personnes qui
vivent avec un handicap à leur handicap. Ce sont des personnes comme tout le monde, qui ont des tas d'autres
caractéristiques, des compétences, des projets, des envies, Mélanie, en l'occurrence elle rêvait de présenter la
météo, comme beaucoup de jeunes femmes, et ben c'est très bien qu'elle ait pu le faire. Et je crois que la télévision
comme d'autres médias, est un très bon moyen de faire évoluer la société sur ces sujets. Quand vous avez par
exemple une série, comme Vestiaires, qui montre effectivement des personnes..
A. S. : Alors peut-être faut-il expliquer pour nos auditeurs, hein, qui ne regardent pas tous la télévision française,
France 2 en l'occurrence, Vestiaires, expliquez-nous en quelques mots.
S. N. : Ben Vestiaires c'est des courtes séquences, c'est des petits sketches, qui sont plein d'humour, où finalement
ce sont des personnes handicapées, ça se passe dans des vestiaires de sport, en fait, et c'est souvent des dialogues,
sous la forme un peu comme si c'était une pièce de théâtre, entre des personnes handicapées, qui, entre elles, d'une
certaine façon, tourne en dérision leur handicap. Alors, ça a pu choquer certains, mais ce sont vraiment, au-delà du
handicap, c'est vraiment comme des petites pièces de théâtres, des sketches qui sont extrêmement drôles et ça fait
changer effectivement le regard sur le handicap. Mais vous avez des tas d'autres exemples, vous avez l'exemple du
feuilleton où y'a un policier qu'est en fauteuil roulant, s'appelle Caïn je crois, après vous avez aussi un très...
A. S. : Y'a eu aussi des grands succès de cinéma Intouchable dont on a beaucoup parlé...
S. N : Alors, moi...je .... A ce sujet...
A. S. : il y a quelques années...huit millions, je crois de personnes qui ont vu le film...
S. N. : Y'a eu Intouchable mais je voudrais citer, y'a un très bon film qui vient de sortir et qu'on a projeté récemment
au ministère de la santé, qui est Patients. Le film... de ... qui a été initié au départ par Grand Corps Malade, et qui
raconte justement, l'histoire...
A. S. : Son histoire, en fait, hein.
S. N. : Son histoire, mais en gros, ce sont des jeunes gens qui se retrouvent tétraplégiques, paraplégiques, qui, après
des accidents se retrouvent en soins de suite et réadaptation, et ça raconte cette histoire-là. Alors c'est violent
parfois, c'est vraiment drôle et ça fait complètement changer le regard, c'est à dire que, on se dit mais au fond, on se
retrouve à l'intérieur, à la place de ces personnes qui vivent cette violence, de voir le regard des autres changer sur
eux, sous prétexte que tout d'un coup ils sont en fauteuil et qu'ils peuvent plus bouger. Ça, je vais vous dire, c'est
beaucoup plus efficace que n'importe quelle campagne de communication qu'on peut lancer, on en a lancé, le
ministère en a lancé.
A. S. : Alors on va y venir parce qu'il y a des choses qui ont été mises en place, on va essayer de voir un petit peu les
résultats..
S. N : Oui, mais c'est une efficacité, oui, les médias ont un rôle important à jouer là-dedans.
A. S. : Pascal Jacob, je crois que vous voudriez réagir
P. J. : Moi je voudrais dire que sur ce film qui s'appelle Patients, j'ai un énorme regret, y'avait une occasion fabuleuse
de donner un rôle à une personne en situation de handicap et on lui a pas donné. Quand on a fait le film, de toutes
nos forces, avec Nils Tavernier, qui avait fait ce film merveilleux, et ben Julien était un type IMC et on l'a trouvé pour
qu'il puisse être un acteur à part-entière...
A. S. : Dans Le huitième jour, aussi
JP : Dans Le huitième jour, alors, bien évidemment vous avez Pascal, qui a été extraordinaire ! Alors, moi je voudrais
dire aujourd'hui, si on fait des films sur une personne handicapée, sans la personne handicapée comme acteur, je
trouve que c'est dommage. Parce que c'est encore passer par un autre schéma. Il faut, vous savez, il faut être
comme des enfants. J'avais envie de compléter ce que disait madame la ministre en disant : nos enfants, quand ils
voient une personne handicapée, ils voient la personne et ils voient de temps en temps pas le handicap. Quand on
devient adulte, on voit le handicap et on voit plus la personne.
A. S. : Et alors, vous l'attribuez à quoi ?
P. J : Et ben c'est, malheureusement, ceux qui ont pas eu la chance d'avoir dans leur classe un enfant handicapé, ne
savent pas ce que c'est. Lorsqu'ils font leurs études, s'ils ne croisent pas ça, ils ne savent pas ce que c'est. Lorsqu'ils
deviennent médecin et qu'ils découvrent le handicap au moment où l'urgence l'impose, ils en ont très souvent peur.

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Et je crois qu'aujourd'hui, ce qui s'est passé, et je rends hommage à tout ce qui permettra de faire que le handicap
soit au milieu de la vie. Et dans la vie, c'est celle de l'école, celle de la crèche, celle du sport, celle des loisirs, celle de
la communauté, collectivité territoriale où il faut que la personne handicapée soit une personne active à part entière
comme toute autre personne.
http://www.rfi.fr/emission/20170321-montrer-mediatiser-le-handicap-permet-il-mieux-lutter-contre-
discriminations

1. Pour quel événement Mélanie Ségard a-t-elle présenté la météo ? : 1 point


Pour la journée mondiale de la trisomie, le 21 mars.

2. L’association des handicapés représentée s’appelle ? 1 point


□ l’Ounapi
(x) l’Unapei
□ l’Unopei

3. Cette association s'occupe des personnes handicapées... 1 point


□ physiques.
(x) mentales. 

□ physiques et mentales.

4. Soulignez la proposition exacte : 1 point


□ Des 18 % de handicapés en France, on en voit malgré tout 0,8% à la télé.
□ Dans les médias, notamment à la télé, seulement 0,8% d’handicapés apparaissent alors que 18% de la
population est atteinte d’un handicap en France.
(x) Bien qu’il y ait environ 18 % de handicapés en France, seuls les 0,8% sont représentés à la télé.

5. Quel est le débat de l’émission ? 1 point


Est-ce que montrer, médiatiser le handicap, permet de mieux lutter contre les discriminations ?

6. Ségolène Neuville est secrétaire d’une association pour personnes handicapées. Vrai ou Faux ? 2 points
□ VRAI
(x) FAUX
Justification : Elle est secrétaire d’État chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion.

7. Comment s’appelle le handicap de Mélanie Ségard ? 1 point


Trisomie 21

8. Pascal Jacob félicite avant tout l’initiative de la chaîne publique. Vrai ou Faux ? 2 points
□ VRAI
(x) FAUX
Justification : Il félicite avant tout le courage, la volonté et l’acharnement de Mélanie Ségard pour essayer
d’être dans la vraie vie, à la télévision. C’est un exemple pour les autres personnes handicapées.

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9. Vestiaires est une série... 1 point


(x) avec plein de petits sketchs très drôles sur des handicapés.
□ avec de courtes séquences sur le drame des handicapés.
□ documentaire sur la vie des handicapés.

10. Qu'est-ce qu'il y a dans le film Patients, qui est beaucoup plus efficace qu’une campagne publicitaire, selon
Ségolène Neuville ? 1 point
□ Voir la vie des tétraplégiques.
(x) Se retrouver à la places des personnes handicapées.
□ Voir des situations vraiment drôles de la vie des handicapés.

11. Qu’est-ce que Pascal Jacob regrette dans ce film ? 2 points


Il regrette qu’il n’y ait pas d’acteurs handicapés, comme dans Le huitième jour ou le film de Nils Tavernier.

12. Pascal Jacob pense que le handicap doit se retrouver au milieu de la vie. Citez trois endroits où on devrait
pouvoir le retrouver. 2 points
A l’école / à la crèche, dans le monde du sport, des loisirs, dans la communauté, la collectivité territoriale

Exercice 2 9 points

Transcription
Louise Ekland : Bonne nouvelle ce matin, l'Etat français accorde désormais une aide de 200 euros pour l'achat d'une
bicyclette électrique, Canteloup en parlait tout à l'heure justement. Depuis le décret paru samedi au journal officiel,
vous n'avez plus qu'à présenter la facture et l'Etat vous remboursera 200 euros. Voilà une excellente nouvelle qui
réunit les deux sports préférés des Français, le vélo et la subvention publique, c'est quand même une des spécialités
de ce beau pays ! Le secteur des voitures électriques était, bon déjà, massivement soutenu par l'Etat, c'est
maintenant au tour des deux roues de prendre une bonne piqûre de subvention. C'est bien connu dans le cyclisme,
tout le monde est dopé, même les ventes de vélo. Et, ça ne va pas s'arrêter là puisque même les trottinettes
électriques et les hoverboards devraient pouvoir bénéficier...
Thomas Sotto : c'est les planches, hein qui roulent toutes seules, hein ? un hoverboard, c'est ça ?
Louise Ekland : ouais, c'est ça, sur l'eau, sur l'eau, en effet... devraient pouvoir bénéficier de la subvention. Elle
s'applique à tous les véhicules électriques, à quatre, trois et deux roues, c'est génial, à part les clowns qui font du
monocycle, tout le monde va pouvoir profiter des économies.
Thomas Sotto : Bon, n'allez pas faire de l'Hoverbaord sur l'eau parce que vous allez faire gloup, gloup gloup, hein,
c'est sur le bitume,
Louise Ekland : Ah, c'est sur le bitume ?
Thomas Sotto : Absolument !
Louise Ekland : ah pardon, j'suis à l'ouest alors.
Thomas Sotto : Et à qui, à qui doit-on cette généreuse subvention alors ?
Louise Ekland : Eh ben à la ministre de l'environnement, Ségolène Royale, le gouvernement est peut-être crevé, mais
Ségo est toujours en selle...
http://www.europe1.fr/emissions/les-francais-sont-formidables/une-subvention-royal-pour-les-velos-electriques-
2982926

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Thomas Soto : Ce matin au programme les indignations de Nathalie Arthaut.
Géraldine Bosner : La candidate de force ouvrière qui juge indécentes...
Thomas Soto : "lutte ouvrière"
G.B. : ...de lutte ouvrière, pardon, indécentes les rémunérations des grands actionnaires, elle, présidente, saurait où
puiser pour boucler son budget.
"Nathalie Arthaut : on a 21 milliardaires dans le pays, qui possèdent l'équivalent de 25 millions de femmes et
d'hommes".
T.S. : Alors, évidemment, le chiffre claque : 21 milliardaires qui possèderaient autant de richesse que 25 millions de
Français, c'est vrai ou c'est faux Géraldine ?
G.B. : Et bien, c'est à peine exagéré Thomas. Selon les données de l'INSEE, les vingt et une premières fortunes de
France possèdent plus de richesse que les 30% les plus pauvres, donc 20 millions de personnes. La seule famille
Béthancourt, en tête du classement, Béthancourt, ben vous savez...
T.S. : L'Oréal
G.B. : c'est l'Oréal, détient à elle seule trois fois plus de biens que 12 millions de Français. Alors évidemment, c'est
une façon négative de voir les choses. Ces fortunes, elle sont théoriques, c'est de l'argent côté en Bourse, et puis
elles créent de la richesse, des emplois : l'Oréal vend dans le monde entier. Il n'empêche, ça révèle des fractures
gigantesques, qui déchirent la société. 1% des Français les plus riches, donc 630 mille personnes, se partagent en
France 17% de tout le patrimoine détenu, 2 000 milliards, quand 25 millions de Français doivent se contenter de 3,5
%. C'est un écart de fortune de 1 à 190.
http://www.europe1.fr/emissions/le-vrai-faux-de-l-info2/21-milliardaires-francais-possedent-ils-autant-que-25-
millions-de-francais-2996084

 Document 1

1. Que doit-on faire pour toucher l’aide de 200 euros pour l’achat d’une bicyclette électrique ? 1 point

□ Il faut remplir un questionnaire en ligne.


(x) Il faut juste présenter la facture de l’achat.
□ Il faut remplir un questionnaire et présenter une facture.

2. Quels sont les deux sports préférés des Français ? 0,5 point

□ Le tennis et le cyclisme.
□ Le cyclisme et le football.
(x) Le cyclisme et la subvention publique.

3. Qu’est-ce qui ne peut pas bénéficier de la subvention ? 0,5 point

(x) les monocycles


□ les hoverboards
□ les trottinettes électriques

4. Ségolène Royale est sur la fin de sa carrière politique : 1 point

□ Vrai.
(x) Faux (elle est toujours en selle)

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 Document 2

1. Nathalie Arthaut veut accéder à la présidence : 0,5 point

(x) Vrai.
□ Faux.

2. Comment s’appelle son parti politique ? 1 point

(x) Lutte Ouvrière


□ Parti Ouvrier
□ Lutte pour les ouvriers

3. Elle exagère beaucoup. 1 point

□ Vrai.
(x) Faux. (c’est à peine exagéré)

4. Combien de Français correspondent à 30% des plus pauvres ? 1 point

□ 5 millions.
□ 7 millions.
(x) 20 millions.

5. Le fait qu’une seule famille possède autant de biens que 12 millions de Français provoque : 1 point

(x) une crispation et des déchirements.


□ un léger mécontentement.
□ des jalousies.

6. Combien de personnes représentent 1 % des plus riches ? 1 point

(x) 630 mille personnes.


□ 600 mille personnes.
□ 720 mille personnes.

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Partie 2 (Examen 4)
COMPRÉHENSION DES ÉCRITS
- 25 points –

Lisez le texte puis répondez aux questions en cochant (X) la bonne réponse ou en écrivant l’information
demandée

A. Questionnaire sur l’ensemble du texte :


1. L'auteur essaie de démontrer que... 2 points

(x) Pour développer la lecture chez les jeunes, il faut d'abord les réconcilier émotionnellement avec la lecture.
□ Il faut aborder tout type de lectures pour devenir un bon lecteur.
□ L’échec scolaire en littérature est dû aux « lectures imposées » par le programme.

B. Première partie du texte :

2. Quelle est la principale crainte de l’enseignant tout au long de l’année ? Justifiez avec une phrase du texte :
2 points
Le professeur craint de ne pas terminer le programme.
Justification :
Les semaines filent et le programme n'est pas encore entamé. Terreur de l'année qui coule, spectre du
programme inachevé...

3. Répondez par VRAI ou FAUX, puis justifiez votre réponse en citant un passage du texte. 4,5 points

VRAI FAUX
- En début d’année, les élèves lisent par engouement. X
Justification : on lit sous le coup de l'enthousiasme, de l'émulation.

- Ils lisent pour que l’enseignant les apprécie. X


Justification : Peut-être même, qu'il le veuille ou non, lit-on un peu pour complaire au
prof

- Dès le début de l’année, le prof a gagné la bataille de la lecture. X


Justification : lequel, d'ailleurs, ne doit pas s'endormir sur les braises... rien ne
refroidit plus vite qu'une ardeur, il en a souvent fait l'expérience !

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4. Pourquoi l’auteur affirme-t-il « qu’une classe confiante se comporte comme un individu tout en conservant sa
trentaine d’individualités distinctes » ? 2 points
Car ils développent en même temps, dans le même espace de la classe et avec le même entrain, un goût
certain pour la lecture mais conservent leurs propres goûts.

C. Deuxième partie du texte :

5. Qu’est-ce que l’auteur veut démontrer dans cette partie ? 2,5 points
□ que les œuvres littéraires hors programme sont toujours plus passionnantes.
(x) que ce qui est imposé est rejeté d’emblée par l’élève.
□ que les meilleures œuvres sont hors programme.

6. Répondez par VRAI ou FAUX, puis justifiez votre réponse en citant un passage du texte. 2 points
L’auteur est tout à fait d’accord sur le fait que les œuvres du programme sont profondément ennuyeuses.
□Vrai.
(x) Faux.

Justification :
(Rabelais, Montaigne, La Bruyère, Montesquieu, Verlaine, Flaubert, Camus, « chiants » ? Non mais
sans blague...)

7. Pourquoi les élèves de français pensent que les lectures du programme sont ennuyeuses ?
Expliquez avec vos propres mots. 2 points

En fait c’est principalement la peur de ne pas comprendre le texte, la peur de répondre mal aux questions
posées, la peur de l’examinateur, la peur de la subjectivité de la matière de français. Toutes ces craintes sont
un obstacle au plaisir de lire et de comprendre le texte.
« Il n'y a que la peur pour rendre « chiants » les textes du programme. Peur de ne pas comprendre, peur
de répondre à côté, peur de l'autre dressé au -dessus du texte, peur du français envisagé comme
matière opaque ; rien de tel pour brouiller les lignes, pour noyer le sens dans le lit de la phrase. »

8. Pourquoi, d'après l'auteur, les élèves aiment La Princesse de Clèves ?


Justifiez avec un passage du texte. 2 points
Car le livre devient un roman comme un autre pour eux et il peuvent se reconnaitre dans l'histoire de ce
roman.

Justification :
La Princesse de Clèves est devenu un roman « comme un autre », aussi beau qu'un autre... (Plus belle
que toutes, même, cette histoire d'un amour sauvegardé de l'amour, si curieusement familière à leur
adolescence moderne, qu'on prétend un peu vite asservie aux fatalités consommatoires.)

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D. Troisième partie du texte

9. En quoi le ton de l’auteur est-il ironique dans le premier paragraphe ? 2 points


Il est ironique car l’auteur se moque du principal objectif du programme de français qui est de faire lire les
élèves pour qu’ils fassent l’effort de comprendre le texte avant tout et non dans le simple but de les faire lire
pour le plaisir.

[…] pour bien faire entendre aux instances compétentes, le jour des examens, que nous ne nous sommes
pas contentés de lire pour nous distraire, mais que nous avons compris , aussi, que nous avons fourni le
fameux effort de comprendre.

10. Qu’est-ce que l’auteur veut dire lorsque qu’il parle du statut d’énigme paralysante d’un texte : 2 points
L’énigme paralysante est le fait que l'élève a un a priori, une peur de ne pas être capable de
comprendre le texte qui le paralyse.

11. Quel est, selon l’auteur, la cause principale du rejet d’un enfant pour la lecture ?
Expliquez avec vos mots. 2 points
La cause principale est souvent le fait que l'enfant n'a pas pu acquérir les aptitudes tactiques pour la
lecture. La peur à ne pas fournir ce que l'on attend de lui, lui fait penser que la lecture est réservée à
une élite et du coup, il la rejette pour toujours.

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Partie 3 (Examen 4)
PRODUCTION ÉCRITE
- 25 points –

Exercice 1 : Synthèse de documents

D'après le docteur Etienne-Emile Baulieu, nous résistons de mieux en mieux au vieillissement. En effet, en France, les
centenaires se comptent par milliers aujourd'hui alors qu'ils n'étaient que quelques dizaines il y a dix ans.
Cela pourrait paraître à première vue fantastique mais pourtant l'augmentation du nombre de personnes âgées dans
les pays développés est à la source de tensions intergénérationnelles dans la société. En effet, les personnes âgées,
non actives, représentent un coût important notamment au niveau des services de santé et de retraite. Or le
financement doit forcément être assumé par une génération qui porte déjà le poids du chômage et des diverses
crises économiques.
Mais ce qui pose véritablement un problème ce sont surtout les personnes âgées en mauvaises santé. C'est pour
cette raison que l'on met en place des politiques pour développer la recherche en gérontologie et la prévention.
Mais d'après le docteur Etienne-Emile Baulieu, les personnes âgées ont de fortes chances d'être plus en forme dans
le futur. En effet, aujourd'hui, on prépare beaucoup mieux son propre vieillissement : on se soigne davantage, on
mange mieux, on fait du sport, etc. Mais le plus important est de continuer à être actif intellectuellement afin de
stimuler le cerveau et d'éviter ainsi qu'il dégénère.
Finalement la bonne santé des personnes âgées pourrait être la clé pour éviter les conflits entre générations dans
une société ou les personnes âgées seront de plus en plus nombreuses.
237 mots

Exercice 2 : Essai argumenté

Chers lecteurs du magazine Senior Magazine.com !

Aujourd'hui, je voudrais réagir par rapport à l'article de la semaine dernière sur le prolongement de l’espérance de
vie et le vieillissement de la population. Il me semble que ce phénomène a de nombreux côtés positifs mais aussi ces
difficultés.

Je trouve que c'est extraordinaire qu'on puisse vivre de plus en plus longtemps. Il paraît que dans environ 20 ans,
vivre jusqu'à cent ans sera assez commun ! Moi, j'ai 65 ans et j'espère bien vivre jusqu'à cent ans. Un autre avantage
à cela c'est que si on vit jusqu'à cent ans, en toute logique, à soixante-dix ans, on est encore assez "jeune" ou du
moins pas très vieux. Et à soixante ans, on est vraiment encore jeune !

La question est de savoir comment on sera physiquement et psychologiquement à 100 ans. Parce que si c'est pour
être sur un lit, les dix dernières années de sa vie, je pense que ce n'est pas utile de vivre jusqu'à plus de cent ans.

Une autre question importante à se poser c'est comment la société va-t-elle s'adapter à cette évolution ? Les
responsables politiques vont-ils réussir à gérer cela au niveau économique et social ?

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Les jeunes qui ont déjà des difficultés avec la crise vont en avoir marre de devoir payer pour des centenaires et cela
peut créer des problèmes entre générations !

Finalement, je pense que cela est extraordinaire mais à condition que ce soit bien gérer !

Et vous, qu'est-ce que vous en pensez ?

Cordialement.

Annie, une lectrice fidèle du magazine.

261 mots

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Partie 4 (Examen 4)
PRODUCTION ORALE
- 25 points –

Transcription du fichier audio : Obtenir le DALF C1 Ex 4 Prod Orale

- Bonjour ! Alors, on vous écoute pour votre exposé.

- Oui, bonjour ! Donc je commence, donc, mon exposé, le féminisme aujourd'hui. Donc mon exposé va se faire par
rapport à la lecture de trois documents donc, qui étaient extraits de différents sites internet. Le premier c'était,
féministe aujourd'hui, et ça nous parlait un petit peu d’où est-ce que ça en est encore aujourd'hui le féminisme et
finalement, qu'il reste encore beaucoup de choses à faire.
Donc le deuxième document, extrait du site internet du magazine de l'Express et qui nous parle du "mansplaining".
Et finalement le troisième document, extrait aussi du site internet de l'Express, dans lequel Céline Perruche nous
explique qu'il est possible de faire un autre type de féminisme.
D'accord, donc mon plan. Je vais parler un petit peu de la situation aujourd'hui, hein, par rapport à la lutte des
femmes, et puis après nous essayerons de voir un petit peu comment lutter pour l'égalité des femmes.
Donc tout d'abord la situation aujourd’hui, eh bien, moi personnellement je pense que le combat n'est pas fini et je
pense que les femmes ont beaucoup encore à faire et qu'elles doivent se battre pour retrouver, enfin pour trouver,
finalement, l’égalité des sexes. Et je pense que la situation aujourd'hui et encore lamentable. Alors déjà dans les pays
occidentaux comme la France, l'Europe, les États-Unis, etc. c'est de loin la meilleure situation et pourtant on voit que
ce n'est pas du tout juste. Donc un seul exemple qui est très révélateur, c'est au travail, eh bien, pour le même
métier, pour le même travail, les mêmes nombres d'heures, les mêmes efforts, une femme est encore payée
beaucoup moins bien qu'un homme. Donc c'est un seul exemple, mais qui résume bien la situation.
Et je crois qu'il y a beaucoup d'hypocrisie finalement et que les gens ne veulent pas voir ce problème, mais je pense
que c'est un problème important.
Alors ensuite, comment lutter ? Alors c'est intéressant les trois documents que j'ai pu lire avant de faire cet exposé,
puisqu'il y a plusieurs points de vue.
Donc, on voit qu'il y a le point de vue un petit peu plus agressif et, notamment on parle des chiennes de gardes, donc
ça c'est une association, justement, où des femmes se battent pour leurs droits et sont assez agressives. Et puis il y a
d'autres points de vue, et moi personnellement je préfère ce point de vue, c'est celui du troisième document, de
Céline Perruche donc, qui nous explique que l'on peut être féministe, on peut se battre pour le droit des femmes,
mais sans être obligatoirement tout de suite agressive, etc. Donc moi je pense que c'est plutôt cette voie que les
femmes devraient choisir parce que sinon, eh bien, si elles sont trop agressives, ça risque de se retourner, en fait,
contre elles. Voilà, et donc pareil pour la discrimination positive, il faut faire attention, ne pas forcement, ne pas
forcer, toujours qu'il y ait cinquante pourcents de femmes par exemple dans la politique, mais le faire naturellement.

- Très bien, nous allons commencer l'entretien. Nous allons vous poser quelques questions. Alors première
question, pouvez-vous nous expliquer le "mansplaining" ?

- Oui bien sûr ! Alors le "mansplaining" en fait, eh bien, c'est dans le premier document-là, on en parle dans le
premier document, c'est un mot qui désigne le fait que, comment dire, que les hommes veulent toujours expliquer
les choses aux femmes et se mettent toujours dans une position dominant, comme s'ils savaient plus que les
femmes, et comme s'ils avaient toujours, oui, la position d'expliquer aux femmes comment elles doivent penser,
comme si les femmes étaient moins, finalement, intelligentes. Donc en fait ça vient de l'anglais, "man", "man", un
homme et puis d'expliquer, d'accord, "explain", expliquer. Donc voilà, ça vient de l'anglais et ce n'est pas étonnant
puisque le premier document était un document qui était canadien je crois.

- Comprenez-vous le sigle IVG ?

- Oui ! Alors IVG, je l'ai souvent vu dans des articles de journaux français. IVG ça signifie, si je ne me trompe pas,

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interruption volontaire de grossesse. Donc c'est le fait de pouvoir avorter volontairement quand une femme a un
enfant, attend un enfant, et qu'il y a éventuellement des problèmes de santé, etc.

- Et personnellement, avez-vous observé des cas de discrimination féminine ? Au travail par exemple ?

- Ah, alors, donc personnellement je n'ai pas vu énormément de cas, parce que, moi, je suis professeur et dans mon
métier, finalement, déjà il y a beaucoup de femmes, la majorité des professeurs sont des femmes, donc ce serait un
peu compliqué. Mais, par contre, j'ai entendu des amies, des filles, des copines, qui m'ont raconté des cas, oui, de
discrimination importante au travail. Et en général c'est toujours dans les mêmes secteurs, dans les secteurs où les
hommes sont généralement plus nombreux, et ont tendance à dominer, des secteurs, comme on dit, machistes.
Donc par exemple, j'ai une amie, une très bonne amie, qui travaille dans la banque, et là, elle m'explique qu'elle fait
exactement le même travail qu'un de ses collègues et, je crois qu'il travaille dans les conseils financiers, dans les
conseils, bon, enfin c'est exactement le même poste de travail et elle est dans cette entreprise, dans cette banque,
depuis plus longtemps que son ami qui est un homme, et elle gagne moins d'argent, elle a un salaire plus petit que
son ami.

Donc, ça c'est une première chose, mais en plus elle m'explique que, ben, elle subit, oui, de la discrimination et puis
surtout, ben, c'est un milieu très machiste, donc par exemple les hommes entre eux font des blagues qui se moquent
des femmes, voilà, qui rabaissent la femme, et puis devant elle. Donc elle m'explique qu'elle vit très mal cette
situation elle, et que c'est vraiment, voilà un milieu, elle est quasiment la seule femme, hein, et alors, soit des
blagues machistes contre les femmes, soit des discussions typiques d'hommes, voilà, ça parle de football. Et elle, elle
le vit très mal oui. Tellement, que je pense, je crois qu'elle me disait qu'elle voulait arrêter sont travail, mais le
problème c'est que c'est toujours comme ça dans toutes les banques, donc pour elle c'est très dur. Voilà, donc c'est
un cas. Mais ce n’est pas seulement ça, moi concrètement je le vois, oui, à la télévision, je le vois dans, par exemple,
les dessins animés de Walt Disney. C'est vraiment typique, quoi, les filles c'est les princesses et les garçons ce sont
les chevaliers et voilà.

- Connaissez-vous Simone de Beauvoir ?

- Alors Simone de Beauvoir, oui, je connais parce qu'elle est connue à l'étranger, pas seulement en France mais a
l'étranger on la connait aussi, et c'est une femme qui s'est battue pour les femmes, pour le droit des femmes, dans
les années je crois, dans les années soixante-dix si je ne me trompe pas, donc Simone de Beauvoir, qui était
philosophe et écrivaine, et je crois que c'était la femme de Sartre, je crois, si je ne me trompe pas. Et donc, oui, je la
connais parce qu'elle est connue pour s'être battue pour la liberté des femmes, le droit des femmes, pour le, voilà,
justement pour l'IVG et des choses comme ça. Donc oui je la connais.

- Et connaissez-vous d'autres femmes françaises connues pour avoir été féministes ?

- Ouh, c'est difficile mais, je crois que la France, sans citer une personnalité en particulier, je crois que la France a une
image quand même encore aujourd'hui des droits de l'homme et donc aussi des droits de la femme, de la liberté, de
l’égalité, fraternité, donc plus qu'un nom en particulier, une personne, une femme en particulier, je crois qu'on
connait tous à l'étranger cette image de la France qui s'est battue pour les droits de l'homme et pour les droits de la
femme, qui a pu voter, etc.
Ah oui ! Je crois que je connais, c'est George, George Sand je crois, au dix-neuvième siècle il me semble, qui était une
écrivaine, une romancière et qui était la femme d'un musicien il me semble et je crois qu'elle s'habillait comme un
garçon, donc, à l'époque c'était vraiment tout une histoire, tout un drame quoi, une révolution presque. Donc voilà,
Gorge Sand, hein, je crois.

- Est-ce que vous connaisse le mouvement des Femen ? Et qu'en pensez-vous ?

- Alors j'espère ne pas me tromper, mais je crois que ce mouvement c'est un mouvement féministe, très agressif. A
la base ça vient de l'Ukraine je crois, d'un pays de l'Est. En fait elles sortent souvent dans la presse et dans les médias
parce qu'elles se manifestent en topless, d'accord. Donc elles sortent, quand il y a un évènement important à la télé,
des fois ben elles sortent tout à coup, elles apparaissent, ou bien dans un meeting politique, par exemple, elles

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sortent ou bien elles font des manifestations et je crois que c'est interdit par la police alors souvent, eh bien, il y a
des problèmes, ça finit par, elles se font frapper, voilà, et puis je crois que ça fait beaucoup de réactions et je crois
que, donc, c'est ce que j'en pense, je crois que finalement c'est un peu agressif et je ne suis pas trop pour utiliser des
façons de se battre un peu agressives parce que ça peut se retourner contre elles, mais c'est vrai que, des fois, la
seule façon de passer dans les médias et d'attirer l'attention, eh bien je crois que c'est de faire des choses un petit
peu extrêmes et donc je crois que c'est leur stratégie.

Donc, bon je comprends si aujourd'hui, malheureusement, et c'est ça qui est grave, c'est que ce sont des stratégies
qui fonctionnent, parce que comme ça on parle de nous. Bon. Mais malgré tout je ne suis pas très d'accord, parce
que, eh bien ça donne une image mauvaise des féministes et ça permet en fait aux détracteurs d'avoir des
arguments et de mettre tout le monde dans le même panier. C'est-à-dire que les gens qui sont antiféministes et
compagnie, eh bien, ils vont dire, regardez, voilà ce que c'est les gens qui se battent pour les droits des femmes,
voilà ce que c'est, des hystériques qui font n'importe quoi, qui ne respectent pas les valeurs religieuses des autres,
qui ne respectent pas la loi française, etc.
Donc je crois qu'il y a un côté qui est positif, c'est que ça attire l'attention, mais finalement, ça attire l'attention, mais
mal, et ça leur retombe dessus après. Donc je suis pas très d'accord avec ça et je trouve que ce n'est pas une bonne
stratégie.

- Pouvez-vous revenir sur la question de parité homme femme et de discrimination positive ?

- Ah oui, alors ça aussi c'est un problème, je pense, c'est assez délicat. La discrimination positive, alors déjà,
discrimination positive, je pense que le terme est un peu stupide mais je pense que c'est toujours pareil, c'est parce
que c'est pour choquer, c'est pour attirer l'attention et ça marche. Discrimination positive, ça ne veut rien dire ! Une
discrimination ne peut pas être positive, c'est quelque chose de forcement négatif, bon.
Mais le but ici ce n'est pas de dire des mots justes, c'est d'attirer l'attention. Je pense que c'est un petit peu le même
problème que les Femen, dont je viens de parler. C'est-à-dire que, ce n’est pas par la violence qu'on va résoudre des
problèmes, justement, de violence. Parce que la discrimination des femmes c'est un problème violent, c'est une
certaine violence. Je ne dis pas qu'il ne faut pas agir, je pense qu'il faut agir, qu'il faut beaucoup agir, qu'il faut être
très réactifs, qu'il faut manifester, qu'il faut manifester, il y a énormément de manières de manifester et je pense
qu'il faut manifester d'une manière très active. Pas seulement s'asseoir sur une place et attendre, ou des choses
comme ça. Non je crois qu'il faut être actif, plus actif. Et je crois qu'il ne faut surtout pas tomber dans des choses qui
peuvent être utilisées par les opposants. Donc, pour la discrimination positive, je trouve ça mauvais, parce que ça
veut dire obliger, si je ne me trompe pas, c'est obliger, par exemple dans un secteur comme dans la politique, qu'il y
ait autant de postes de femmes que de postes d'hommes. Donc ça, pour moi, c'est comme une discrimination. C'est-
à-dire c'est une discrimination par rapport au talent. C'est-à-dire que s'il y a plus de femmes qui sont compétentes
dans ce domaine, eh bien, mettons plus de femmes. S'il y a plus d'hommes, mettons plus d'hommes. Si les Chinois
sont plus compétents pour ça, eh bien qu'il y ait plus de Chinois. Donc, vraiment, je ne trouve pas ça bien. Je pense
qu'il faut que ce soit un résultat naturel finalement, la parité homme femme dans des disciplines, que ce soit dans la
banque, dans la politique. Je crois qu'il faut que ce soit le résultat d'un effort. Et l'effort qu'il faut faire, c'est avant.

- Alors, quelles seraient les solutions et la bonne attitude à adopter selon vous ?

- Alors, selon moi, eh bien déjà je suis assez d'accord avec le document trois, je pense que les femmes, les féministes,
elles ne doivent pas confondre le fait d'être une femme et le fait d'être féministe. Donc je pense justement que si
l'on se bat pour les droits des femmes, il faut, il ne faut pas avoir envie de ressembler aux hommes, pas du tout ! Il
faut dire, au contraire, je suis une femme, avec tout ce que ça a de génial, et on a les mêmes droits que les hommes.
Mais les féministes qui sont agressives, qui sont un peu presque machistes, et qui finalement adoptent l'attitude
négative des hommes, et ressemblent aux hommes, je pense que c'est catastrophique, quoi ! C'est tout ça qu'il ne
faut pas faire, au contraire !

Voilà, donc ça c'est une chose. Ensuite je pense qu'il faut se battre, parce que je crois que c'est un problème très
grave et il faut absolument se battre, ça oui, donc être actif, mais être actif en utilisant de bonnes stratégies. Donc je
crois que, notamment, c'est dans l'éducation, quoi, il y a un problème, il y a un conditionnement social, voilà, c'était
dans un des documents, il y a un véritable conditionnement social des petits. Alors ça ne veut pas dire obliger les

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garçons à jouer avec des poupées, c'est pas ça, il ne faut pas toujours être trop agressif. Mais c'est juste, eh ben,
petit à petit, par exemple au cinéma, dans les dessins animés, essayer d'un petit peu plus arrêter avec toujours des
clichés. Qu'il y en ait des fois, ben oui, mais pas seulement ça.
Bon, ensuite l'utilisation de la femme dans la publicité. Ça je trouve ça, souvent, rabaissant. Donc oui, ça fonctionne,
ça fonctionne parce que c'est l'instinct primaire des hommes, on n'y peut rien. Mais il faut justement qu'il y ait des
règles et des lois qui justement empêchent d'aller, de tirer l'homme vers le bas. Et justement c'est pour ça qu'on
crée une société, pour éviter les instincts grégaires, primaires.
Donc voilà, ensuite, faire des lois qui obligent à donner le même salaire pour un même poste et le même travail, que
ce soit une femme, un blanc, un noir, un homme, tout le monde. Ça, par exemple, ça oui je trouve ça très important.

Donc voilà, je pense qu'il ne faut pas que les féministes se trompent de combat et deviennent elles-aussi comme les
hommes machistes, ça surtout pas ! Je pense qu'il ne faut pas tomber dans des pièges comme les Femen qui
finalement font des choses qui, peut-être a la base, étaient pas, c'était une bonne intention mais finalement ça
retombe sur elles, donc, et puis ça choque, c'est agressif, donc je ne pense pas que ce soit bon, et je pense qu'il y a
plein de combats, plein de façons d'agir qui sont très positives et il ne faut pas tomber dans des pièges et faire
n'importe quoi. C'est souvent le problème des féministes, on a une image d'elles, du coup, mauvaise, trop agressive,
qui sont finalement elles-aussi totalitaires et ça leur retombe dessus, et beaucoup de gens, je pense, voudraient
soutenir ce mouvement, moi par exemple je suis tout à fait d'accord qu'il y a de la discrimination et je trouve ça
lamentable, mais souvent je ne me reconnais pas dans les mouvements féministes.
Donc, voilà, je pense qu'il faut lutter de cette manière.

- Et vous connaissez des féministes dans votre entourage ?

- Oui, je connais des amies et je trouve que, je les suis sur les réseaux sociaux notamment, elles mettent des choses
intéressantes des fois, mais d'autres fois je trouve qu'elles mettent des choses qui sont exagérées et surtout quand
je vois les commentaires dessous, tout de suite il y a des disputes, tout de suite ça devient agressif, parce qu'il y a
certaines femmes qui sont trop extrêmes, qui ont des idées, alors il faut habiller tous les garçons avec des robes, il
faut, enfin c'est ... On n'a plus le droit de parler de garçon et de fille et ça je trouve que c'est le pire. Au contraire, les
femmes doivent rester des femmes, les hommes, des hommes, et il y a des différences, il ne faut pas le nier, mais
c'est ça qui est bien, ce sont ces différences. Mais des différences, ça ne veut pas dire des discriminations. Donc,
voilà.

- Vous pensez que la lutte pour le droit des femmes et la lutte contre le racisme ont des points communs ?

- Oui, oui bien sûr ! Ce sont des discriminations donc ça, bien sûr, ça a des points communs. Par contre, l'histoire qu'il
y a derrière n'est pas pareille, ça a une histoire complètement différente et c'est important de le prendre en compte.

- Et dans les pays sous-développés, vous pensez que le problème est le même ?

- Non, malheureusement je pense que dans les pays sous-développés, enfin, sous-développés, je pense que dans
tous les autres pays, autres que occidentaux, le problème est beaucoup plus grave encore, malheureusement, mais
c'est très différent. C'est très difficile d'avoir un jugement là-dessus et je n'en ai pas, enfin, j'ai une opinion en tout
cas, je pense que c'est très grave, très grave comment les femmes sont traitées dans le monde et malheureusement
c'est surtout dans les pays occidentaux qu'elles se battent parce qu'elles peuvent se battre, parce qu'il y a des lois,
parce qu'il y a eu quand même énormément d'évolution, mais quand on voit dans les autres pays, on a l'impression
d'être au Moyen-Âge pour ça oui. Mais bon, ce n’est pas que dans les pays du tiers-monde hein, notamment par
exemple au Japon, moi je connais un petit peu le Japon et la femme a un rôle très différent. Je dis pas que c'est
mieux ou moins bien, mais ce que je veux dire c'est que c'est un problème compliqué parce qu'il est vraiment, c'est
un problème profond de la société et le problème qu'il va y avoir, par exemple, en France, ne va pas être perçu pareil
qu'au Japon, ou en Chine. Donc les problèmes sont différents et les causes sont différentes. Donc c'est compliqué
après, de voir dans d'autres pays, d'analyser dans d'autres pays, c'est difficile, mais je pense que oui, le problème de
la discrimination des femmes dans le monde en général c'est une catastrophe, c'est horrible.

- Et pour en finir, comment voyez-vous l'avenir ?

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- L'avenir je le vois quand même positif, dans le sens où les choses avancent. Ça c'est indéniable, les choses ont
énormément avancé. Donc ça, il faut rester positif, mais maintenant je pense qu'il y a énormément de combats
encore à mener et qu'il faut que les femmes continuent à se battre. Et pas que les femmes d'ailleurs ! Que les
hommes se battent aussi pour ça. Mais bon, quand on voit le nouveau président des États-Unis actuellement, c'est
vrai que ce n’est pas très glorieux. Mais je pense que, du coup, ça fait réagir, et ça c'est positif. Au moins on voit, on
le voit le problème. Quand c'est un président, lui-même, qui est, qui a ce comportement envers les femmes, je pense
que du coup, ce qui est positif c'est que toute la planète le voit et donc, du coup, on voit qu'il y a un problème.

- Très bien ! C'est terminé ! Merci, au revoir !

- Au revoir, merci !

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DALF C1 - Examen nº 5 - CORRECTION

Partie 1 (Examen 5)
COMPRÉHENSION DE L'ORAL
- 25 points -

Exercice 1 18 points
Transcription
Votre invité ce matin, Éric Delvaux, c’est Jacques Cheminade, président du parti Solidarité et Progrès et candidat à
l’élection présidentielle.

Jacques Cheminade : Bonjour.

Éric Delvaux : Bonjour, Jacques Cheminade, doyen des candidats à la présidentielle. C’est votre troisième tentative.
Vous êtes un énarque parfois qualifié de lunaire ; on va en reparler.

J.C. : Dissident.

É.D. : Dissident, si vous le souhaitez. D’abord, vous êtes contre ce que vous appelez la dictature financière. Sur ce
sujet, sur ce thème, qu’est-ce qui vous différencie des autres candidats qui font le même constat.

J.C. : Tout. Eux font un constat, moi j’ai un projet. Et je dis : il faut arrêter la Banque centrale européenne, il faut
arrêter ce relais de ce marché financier dans le monde. Voyez, quand je vois un autre candidat, je vois Marine Le
Pen, qui dit : « Non, le financier… », eh bien Bernard Monot, son principal conseiller, dit : « Je suis un homme des
marchés. » Donc voilà, la démagogie du Front National apparaît clairement sur ce point.

É.D. : Ce matin, il y a dans l’actualité ce rapport sévère de l’ONG Oxfam, qui nomme une vingtaine de banques
européennes, dont cinq françaises, accusées d’aller cacher de l’argent dans les paradis fiscaux pour augmenter leurs
bénéfices. Vous n’êtes pas surpris par ces banques françaises qui ne jouent pas le jeu ?

J.C. : Pas du tout. On le sait depuis longtemps. Elles ont des filiales et des filiales aux Îles Caïman, aux Îles Vierges, un
peu partout dans le monde. Mais il y a autre chose : elles jouent, elles donnent à leurs clients les moyens de jouer
avec ce qui se mange, ce qui se respire et même avec la vie humaine.

É.D. : C'est-à-dire ?

J.C. : Il y a des produits financiers qu’on crée pour spéculer sur le prix des matières premières, sur le prix du carbone
par exemple. C’est réduit à cela. C’est ce qu’on respire, hein ? Alors qu’il faudrait un prix du carbone qui permette
vraiment de passer à une économie du futur. Là non, on joue, sur les marchés financiers, sur ces choses-là.

É.D. : Sur la monnaie toujours, sur l’économie, vous voulez sortir de l’euro, cela dit en envisageant une autre
monnaie, qui serait toujours commune à d’autres pays européens. Quel serait l’intérêt de supprimer l’euro si c’est
pour créer une autre monnaie commune ?

J.C. : C’est une très bonne question. Cela permet au niveau d’un pays, de la France, de dégager du crédit pour
l’économie : le crédit national public. C’est ce qui nous manque. Avec une banque nationale.

É.D. : Mais cela va coûter une fortune de sortir de l’euro ?


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J.C. : Non, cela ne coûte pas du tout une fortune. C’est l’euro qui nous a envoyés dans le mur depuis des années.

É.D. : Ce n’est pas ce que disent les experts.

J.C. : Non, cela ne coûte pas une fortune. Pourquoi ? Qu’est-ce qui coûte une fortune ? Regardez Mario Draghi, tel
des héros comme on dit : 235 milliards pour les banques. Et puis chaque quantitative easing. Cela veut dire que
chaque mois, 80 milliards… il réduira à 60 bientôt, mais c’est 80 milliards pour les marchés financiers. Moi ce que je
dis, c’est qu’au lieu de faire ça, au lieu d’envoyer ces 80 milliards par mois, 960 milliards par an, il faudrait dépenser,
nous, 100 milliards par an pour créer sur cinq ans 5 millions d’emplois. C’est moins que se dépense Draghi pour les
banques.

É.D. : C’est un peu un effet d’annonce, parce qu’on ne voit pas bien où irait cet argent fléché sur la création
d’emplois. Cela reste encore un peu flou, résumé comme cela.

J.C. : Oui, c’est un peu flou parce qu’on n’a que deux minutes. Mais il faut un examen, il faut une grande conférence
sur l’emploi, il faut commencer par ça, où chacun, les entrepreneurs, l’État, les administrations, amènent les emplois
du futur qui pourraient être créés, regardent les formations professionnelles et les formations en général,
l’éducation, et on voit ce qu’il faut faire avec du crédit national, qu’on retrouve. L’Europe l’interdit aujourd'hui, enfin
l’Union européenne – ce n’est pas l’Europe.

Journaliste : Un mot de politique internationale, Jacques Cheminade : quand vous voyez la Turquie qui se tend avant
le référendum du 16 avril prochain, et qui se tend contre l’Europe, comment est-ce que vous, vous pouvez réagir ou
avoir un discours clair par rapport à ce qui se passe ?

J.C. : Un, je n’aime pas le plébiscite. Deux, Erdogan est ce qu’il est. Trois, il faut parler à tout le monde.

Journaliste : Mais ça, ça veut tout dire et rien dire.

J.C. : Si, ça veut tout dire. Ça veut dire qu’il ne faut pas partir dans la politique internationale avec un soi-disant
moralisme, intervenir pour protéger je ne sais quoi, qui en fait cache toujours de mauvaises intentions. Il faut la
politique du général de Gaulle, qui était la détente, l’entente et la coopération. Et pour cela, il faut sortir de la
priorité financière et donner priorité à l’humain et aux technologies du futur.

É.D. : Jacques Cheminade, vous vous présentez, vous venez de le dire encore à l’instant, comme un gaulliste, un
gaulliste de gauche, souverainiste. Sur cette gauche, où vous situez-vous par rapport aux autres candidats ? Êtes-
vous à la gauche de Hamon, plus proche de Nathalie Arthaud ? On a du mal à vous situer sur cet échiquier.

J.C. : Certainement à la gauche de Macron. Hamon, pour moi, est un peu un ovni. D’un côté, il dit des choses très
intéressantes ; et de l’autre, ce revenu universel, qui ne veut rien dire et qui est en fait (est) une idée de droite. C’est
l’aveu que les marchés financiers, dans l’état où ils sont, sont incapables de créer de l’emploi. Il y a un capitalisme
dévoyé, « financiarilisé », mondialisé, qui n’est plus capable de créer l’emploi. Alors on crée un revenu universel pour
y suppléer. Bien sûr, M. Hamon a reculé, et il y a un point sur lequel on se rejoint : c’est un RSA. Moi, je suis pour un
RSA automatique, livré automatique, de 18 à 25 ans. Ça oui, parce qu’il faut donner aux jeunes un moyen d’aller
dans l’économie.

É.D. : On vous voit apparaître à la faveur seulement des élections présidentielles. C’est votre troisième tentative.
Pendant cinq ou sept ans, après on n’entend plus parler de vous.

J.C. : Excusez-moi de vous corriger sur ce point.

É.D. : Pardon. Je vous en prie.

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J.C. : D’abord, je me suis battu, et j’ai même rencontré M. Macron à l’Élysée, c’est pas un secret, pour dire : il faut
faire cette séparation bancaire. Hollande et Macron n’ont pas eu le courage de le faire ; ils n’ont pas tenu la
promesse du Bourget. Et ce qui devait arriver est arrivé : la présidence Hollande s’est avérée un échec, à cause de
cela, dès le départ. Et toutes les autres promesses évidemment du Bourget. Si on ne fait pas sauter les menottes et
les fers qu’on a aux pieds, financiers, on ne peut pas faire une politique sociale, on ne peut pas faire une politique
contre l’austérité.

Journaliste : Je reviens sur la question d’Éric Delvaux : à quoi occupez-vous votre temps, Jacques Cheminade, quand
vous n’êtes pas candidat à l’élection présidentielle ?

J.C. : Une chose : intervenir pour des politiques qui me paraissent des politiques justifiées, traverser la France pour
l’expliquer aux maires, à de petits groupes de gens. Vous savez, on n’a pas beaucoup d’argent, donc on n’a pas les
moyens de faire de grands meetings, de grandes réunions. Intervenir sur Internet, et j’ai écrit, tous les quinze jours,
un éditorial ; d’ailleurs, c’est le premier livre de ma campagne, ce qu’un Président doit dire, où il y a les éditoriaux au
fur et à mesure, sur cinq ans, et on peut juger sur le tas, sur l’immédiat, au fur et à mesure, ce que j’ai fait et ce que
j’ai dit.

É.D. : Et vous avez obtenu, comme à chaque fois, vos 500 parrainages. Quel est votre secret là où d’autres candidats,
peut-être plus ancrés dans l’appareil politique, ont des difficultés ? Vous, haut la main presque…

J.C. : Pas haut la main.

É.D. : Vous avez raison.

J.C. : Comme on disait avant, l’huile de coude, avec des jeunes qui se battent sur le terrain.

É.D. : Quelle stratégie avez-vous ? Vous avez des relais ?

J.C. : Il y a des jeunes qui se battent sur le terrain, oui, il y a des groupes de jeunes. On a une trentaine de personnes,
en majorité des gens qui maintenant atteignent 30 ans, mais qui ont développé leurs capacités lorsqu’ils étaient plus
jeunes ; et 200 à 300 personnes dans toute la France.

É.D. : Quels vous vos réseaux locaux ? C’est qui, ces jeunes qui travaillent pour vous ?

J.C. : Ce sont des jeunes qui viennent de tout milieu, de toute activité, certains bénévoles, d’autres employés, qui
sont là et qui forment un groupe qui croit à l’avenir. Parce que, vous savez, on a parlé de l’espace souvent à mon
sujet : eh bien, l’espace ce n’est pas une chose en soi, c’est l’avenir.

É.D. : C’est l’une de vos marottes.

J.C. : Ce n’est pas du tout une marotte.

É.D. : Pas une marotte, mais l’un de vos thèmes de campagne.

J.C. : Une conviction.

É.D. : Jacques Cheminade, candidat à l’élection présidentielle, président du parti Solidarité et Progrès. Merci d’être
passé ce matin dans les locaux de France Inter, et bonne journée.

J.C. : Merci à vous.

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1. Qu’est-ce qui fait la singularité de Jacques Cheminade face aux autres candidats de l’élection présidentielle ?
2 points

Ce qui fait sa singularité par rapport aux autres candidats, c’est que les autres font un constat mais lui, il a un
projet, notamment, arrêter la banque centrale européenne.

2. Que dénonce le rapport de l’ONG Oxfam au sujet de certaines démarches de banques européennes ? Combien
de banques françaises sont impliquées ? 2 points
Le rapport de l’ONG Oxfam accuse certaines banques européennes d’aller cacher de l’argent dans les paradis
fiscaux pour augmenter leurs bénéfices. Cinq d’entre elles sont françaises.

3. Combien de banques françaises sont impliquées ? 1,5 point


□ une vingtaine de banques.
□ vingt-cinq banques.
(x) cinq banques.

4. Avec quoi jouent ou spéculent les banques ? Citez deux éléments. 2 points
Ce qui se mange.
Ce qui se respire.
La vie humaine.
Les prix des matières premières (le prix du carbone par exemple)

5. Dites si les phrases sont vraies ou fausses. Cochez la bonne case : V (vrai) ou F (Faux) : 2 points

Phrases V F
a. Il considère la création d’une autre monnaie commune à x
d’autres pays européens différente de l’euro.
b. La France dégage du crédit grâce à sa banque nationale. x
c. 5 milliards par an suffiraient pour créer 5 millions d’emplois sur x
5 ans.
d. L’Union Européenne accorde des crédits nationaux. x

6. Dans le domaine de la politique internationale, Cheminade pense que : 1 point


□ il faut intervenir pour protéger des valeurs morales.
(x) les interventions cachent souvent des mauvaises intentions.
□ il faut intervenir en Turquie pour développer la coopération.

7. Qu'est-ce que le capitalisme dévoyé n'est plus capable de créer ? 2 points


De l'emploi.

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8. Quel moyen propose Cheminade aux jeunes pour pouvoir faire un premier pas dans l’économie ? Choisissez
une option : 1,5 point

□ le RXA automatique
□ le RVA automatique
(x) le RSA automatique

9. Citez deux activités de Cheminade lorsqu’il n’est pas en période de campagne présidentielle : 2 points
Intervenir pour les politiques justifiées et traverser la France pour l’expliquer aux maires.
Intervenir sur internet : écrire tous les quinze jours l’éditorial sur cinq ans.

10. Comment s’appelle le parti politique que préside Jacques Cheminade ? 2 points
Il s‘appelle « Solidarité et progrès »

Exercice 2

Transcription
Thomas : L’édito éco de Nicolas Barré, directeur de la rédaction des Échos. Bonjour, Nicolas.
Nicolas Barré : Bonjour, Thomas.
Thomas : C’est une première mondiale, plusieurs grandes villes dont Paris vont mesurer elles-mêmes la pollution
automobile, et ça, les constructeurs le surveillent de très très près.
N.B. : Oui, la maire de Paris, Anne Hidalgo, va annoncer ce matin, avec les maires de Londres et de Séoul, la mise en
place de leur propre système de mesure, indépendant des mesures officielles des constructeurs, car ces villes vont
faire leurs propres tests pour voir ce que les voitures émettent vraiment, pour de bon, dans les conditions réelles, et
ils vont rendre ces tests publics sur Internet.
Thomas : Mais ils vont tester toutes les voitures ?
N.B : Alors seulement au début les nouveaux modèles. Mais ça crée forcément une énorme pression sur les
constructeurs, puisque plusieurs autres très grandes villes ont déjà décidé de suivre l’initiative d’Anne Hidalgo :
Tokyo, Moscou, Milan, Oslo, Madrid, Mexico, etc. Des villes qui abritent des dizaines de millions d’habitants. Et ce
qu’on voit se développer, et ça c’est une tendance mondiale, c’est la régulation par l’échelon local. Bien sûr, les
compétences des maires se limitent à leur ville, mais lorsque Paris ou Londres prennent des décisions aussi
structurantes, ça a un impact qui va bien au-delà de la ville : ça devient de facto la norme. Et les grandes villes jouent
maintenant un rôle crucial dans la régulation par exemple du secteur automobile. Et si d’ailleurs l’échelon supérieur,
c'est-à-dire l’État ou l’Union européenne, n’agit pas assez vite, les villes accélèrent le mouvement.
Thomas : Elles accélèrent jusqu’où ? Jusqu’à peut-être interdire les voitures un jour ?
N.B. : C’est le cas dans le centre de certaines villes, comme Rome, mais l’avenir de l’automobile c’est plutôt qu’elle
soit autonome, partagée et électrique. Le partage permet de réduire considérablement les embouteillages et
l’espace réservé aux voitures dans les villes, donc la pollution. Et l’électrique s’impose aussi par les villes : on le voit
en ce moment en Chine, en Inde. Le local fait la loi, et l’industrie s’adapte.
Thomas : L’hydrogène aussi, Ils nous en parlaientt il y a quelque temps –, qui est aussi une source intéressante.
Merci beaucoup, Nicolas Barré. À demain.
-----------------------------------------------------
… Oui, c'est-à-dire 20 000 fermes, soit une sur dix en France. Généralement, des producteurs de lait ou de viande,
qui préféraient pouvoir se passer de ces aides, comme François Guillot qui vient de Loire-Atlantique :

67
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Pour nous, c’est pas gratifiant d’avoir des aides, mais malheureusement, l’année passée, les seules petites
ressources que j’ai eues ne viennent que de subventions. Moi qui ai 38 ans, eh ben je rallonge mes prêts, je passe de
15 à 30 ans. Quand on nous parle d’aides, c’est ça les aides qu’on a : c’est rallongement de prêts. C'est-à-dire qu’à 68
ans je finirai de payer.
Et puis la complexité des aides les rende parfois inaccessibles, selon François Guéhennec, éleveur dans le Morbihan :
D’après ce que j’ai compris, Cazeneuve a annoncé une prolongation de la prise en charge des intérêts. Mais moi, je
vais vous dire, sur le département, il y en a peut-être une dizaine ou une quinzaine de dossiers qui ont été faits, si
vous voulez, sur 6 000 exploitations professionnelles.
Ces plans d’aide se succèdent sans jamais résoudre les problèmes, explique Henri Brichart, vice-président de la
FNSEA :
On va être sur quelques centaines de millions d’euros d’aides, par rapport à 5 ou 6 milliards de baisse de revenus.
Donc ce sont des pansements, mais à la condition que ces accidents, qu’ils soient économiques ou climatiques, ne se
reproduisent pas l’année d’après.
On en revient toujours à la même demande des agriculteurs : pouvoir vivre de leur travail, grâce à des prix plus
élevés.

 Document 1

1. Face aux mesures proposées par les constructeurs automobiles, la maire de Paris va élaborer un système de
mesure... 1 point
□ autonome
(x) indépendant
□ officiel

2. Cette régulation de la mairie s’exerce au niveau : 1 point

(x) local
□ européen
□ mondial

3. La régulation par l'échelon local... 1 point

□ n'a aucune influence sur d'autres villes ou pays.


□ a une influence seulement dans l'Union européenne.
(x) a une forte influence sur la régulation de divers secteurs dans d'autres pays.

4. Le futur de l’automobile qui s’impose, c’est : 1 point

□ le partage et l’espace réservé restreint


(x) l’électrique, le partage et l’autonomie
□ l’électrique et l’interdiction au centre de certaines villes

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 Document 2

1. Le plan de soutien aux agriculteurs signifie : 1 point

□ un raccourcissement des prêts


(x) un prolongement des prêts
□ la complexité des subventions

2. Ces plans d’aide ne résolvent pas les problèmes car : 1 point

(x) les aides sont insuffisantes par rapport à la baisse de revenus


□ les conditions des agriculteurs pourraient changer cette même année
□ elles représentent une baisse de revenus

3. Ce qui résoudrait le problème des agriculteurs ce serait : 1 point

□ d’augmenter les prix de leurs salaires


(x) de hausser les prix pour pouvoir vivre de leur travail
□ de majorer les prix de leur travail
-

69
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Partie 2 (Examen 5)
COMPRÉHENSION DES ÉCRITS
- 25 points –

1. Dans l’ensemble du texte, relevez les trois types d’influence exercés par les médias : 3 points
Définir un ordre du jour social, persuader, formater.

2. Expliquez avec vos propres mots : « le pouvoir de définir un ordre du jour social ». 3 points
Ça veut dire choisir les sujets sociaux importants à traiter en priorité. Cela fait que les médias décident en
quelque sorte ce qui va être connu ou non du public.

3. Répondez par VRAI ou FAUX, puis justifiez votre réponse en citant un passage du texte. 3 points
Selon l'auteur, un problème publique peut être utilisé comme instrument d'évaluation.
(x) Vrai.
□ Faux.
Justification :

En rendant saillant un problème public (l’insécurité, le chômage), en l’associant dans un « cadrage » à une
interprétation (lier insécurité et immigration), un agenda aboutit, spécialement en période d’élection, à en
faire un instrument d’évaluation.

4. Selon Régis Debray, les médias qui dominent sont capables : 1 point
(x) de modeler et d'influencer l'opinion d'une époque.
□ d’influer sur la capacité à monopoliser certains médias.
□ de mettre en avant la capacité de raisonnement.

5. Quelle capacité développent les sociétés qui n’ont pas cultivé l’écriture ? 2 points
Elles développent la mémorisation.

6. Quelle est la formation des nouveaux journalistes ? En quoi joue-t-elle un rôle important dans la nouvelle
façon de concevoir les thèmes journalistiques ? 2 points
Les nouveaux journalistes sont des diplômés de Sciences Po, plus éloignés des mouvements syndicaux que
la génération précédente. Ceci modifie la définition et le concept du journalisme « social ».

7. Quand est-ce que les médias arrivent à persuader plus facilement ? 2 points
Quand les sujets sont étrangers à l’expérience pratique de leur public, en s'appuyant sur la culture ou des legs
historiques.

8. Pourquoi, selon l'auteur, le public n'est pas un exécutant docile de la technologie ? 4 points
Parce que, malgré le mode d'emploi initialement conçu, le public s'approprie d'autres usages. Les personnes
inventent, détournent, bricolent et donnent un nouvel usage, non prévu, aux technologies.

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9. L’auteur de l’article : 2 points


□ partage tout à fait l’avis de la théorie proposée par Joshua Meyrowitz
□ a un avis mitigé au sujet de la théorie de Joshua Meyrowitz
(x) considère intéressante mais contestable la théorie de Joshua Meyrowitz

10. Répondez par VRAI ou FAUX puis justifiez avec vos propres mots : 3 points
Ce dernier pouvoir dont parle Joshua Meyrowitz consisterait à modifier l'accessibilité à l'information en
modifiant les rapports générationnels, les rapports de genre et le rapport du privé et du publique.
(x) Vrai.
□ Faux.
Justification :
La télévision rend accessible aux enfants un monde adulte, elle rend visible aux femmes un monde
masculin jusque là clos et déforme les notions de privé et publique en faisant que l'accès à la vie d'autrui
ou montrer sa vie devient un plaisir.

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Partie 3 (Examen 5)
PRODUCTION ÉCRITE
- 25 points –

Exercice 1 : Synthèse de documents

Dans un monde où les images s'accumulent toujours plus vite, à travers notamment les réseaux sociaux, il est
légitime de se demander si cette saturation ne remettrait pas en cause la notion d'art. À l'image de l'artiste Ai
Weiwei, de nombreux artistes essaies d'avantage de faire du buzz plutôt que de produire une réelle œuvre artistique.
Mais, il reste encore des créateurs d'art qui, tout à l'inverse de WeiWei, cherchent à garder l'anonymat. C'est le cas
de l'artiste se cachant derrière le pseudonyme de Banksy. Cet artiste développe un travail antisystème toujours
illégal puisque la plus grande partie de son art est faite sur les murs de Londres et dénoncent les abus actuels du
système en place. Son anonymat est donc vital. Pourtant des scientifiques, grâce un système de profilage, utilisé
pour retrouver des terroristes disent avoir retrouvé l'identité de Banksy. Cette méthode a été dénoncée car elle
porte atteinte à la vie privée.
Les images qui nous entourent et nous saturent tous les jours sur les réseaux sociaux sont en plus généralement
accompagnées d'un algorithme qui permet de nous proposer à nouveau d'autres images en fonction de nos goûts.
Mais le plaisir de l'art ne serait pas justement aussi le plaisir de tomber sur quelque chose de surprenant et donc
quelque chose que l'on ne cherche pas forcément comme les dessins de Banksy au coin d'une rue ?
225 mots

Exercice 2 : Essai argumenté

Bonjour à tous les suiveurs du blog du site blogarts.net !

Aujourd'hui, je voudrais partager mon opinion par rapport au petit article de l'autre jour intitulé Sur internet, tous
artistes !

C'est vrai qu'aujourd'hui tout le monde peut devenir un artiste grâce à Internet et tous les programmes que nous
avons à notre portée !

D'un côté je trouve ça extraordinaire que tout le monde puisse s'exprimer artistiquement même sans avoir un
immense niveau technique. En effet, l'art n'est pas seulement de la technique ! Combien de personnes ont une
grande sensibilité artistique mais n'ont jamais pu s'exprimer par manque de technique ? Grâce aux nouvelles
technologies, on peut créer de l'art, faire passer une émotion forte et la transmettre à des millions de personnes
avec quelques clics et sans avoir fait les beaux arts !

Mais bien évidemment il existe aussi un côté négatif. Si tout le monde se met à faire de l'art, on est submergé par
trop de créations, et on devient inévitablement saturé ! De plus, dans une monde si productif comment retrouvons-
nous l'œuvre qui nous séduirait, perdue au milieu de tant d'autres œuvres ?

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Mis à part le problème de saturation, il me semble que cette surproduction pseudo-artistique a inévitablement un
effet de dévalorisation de l'art. Combien de pseudo-artistes sont devenus des stars alors qu'ils savent à peine
dessiner ? Le rôle du marketing devient plus important que le rôle technique de l'artiste !

Je crois que cela nous renvoie finalement toujours à la question fondamentale : qu'est-ce que l'art ?

Merci !

258 mots

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Partie 4 (Examen 5)
PRODUCTION ORALE
- 25 points –
Transcription du fichier audio : Obtenir le DALF C1 Ex 5 Prod Orale

- Bonjour !

- Bonjour !

- Donc, vous êtes prêt pour faire la première partie, c'est-à-dire l'exposé ?

- Oui, oui tout à fait !

- Bien ! Donc nous vous écoutons et puis après nous ferons l'entretien ensemble. Donc, allez-y !

- Oui tout à fait. Donc pour cet exposé sur la gestion de la crise de l'eau, j'ai lu avant les deux documents sur lesquels
je dois un petit peu me baser. Donc les deux documents étaient sur internet, étaient extraits d'internet. C'était la
gestion de l'eau en crise et qui nous parlait du problème de l'eau en France et l'augmentation du prix de l'eau et la
baisse de la consommation.
Et puis le deuxième document était un document qui nous parlait plutôt de l'eau par rapport à un problème
géopolitique, notamment dans le bassin du Jourdain. Voilà.
Donc, la gestion de la crise de l'eau. Nous allons parler tout d'abord de la situation aujourd'hui de l'eau dans le
monde et puis dans une deuxième partie nous verrons comment lutter contre ce problème de la crise de l'eau.

Donc la situation aujourd'hui de l'eau dans le monde. Donc tout d'abord je pense que l'eau, reste, a toujours été,
reste et sera toujours un bien indispensable à l'humanité bien évidemment. Donc si c'est indispensable à l'humanité,
comme l'air qui nous entoure, eh bien évidemment ça peut créer certains problèmes et certaines tensions. Donc, ce
qui est important de voir c'est que les choses, ces dernières années, en tout cas dans les pays développés, les chose
ont évoluées. Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui on a la technologie. Donc en fait pendant très longtemps l'eau était
un bien indispensable pour l'homme, mais en plus ce n’était pas toujours facile de trouver de l'eau potable. Le
problème était non seulement avoir de l'eau, mais de l'eau potable. Et aujourd'hui, avoir de l'eau potable n'est pas
vraiment le problème numéro un, on sait le faire. Donc quel est le problème ? Ben c'est plus un problème, je crois, à
l'échelle politique, économique, de gestion, etc.
Donc on voit, avec le document numéro un, qu'en France, alors qu'il y a de l'eau, comme la consommation d'eau a
diminué, eh bien il y a un problème de gestion, c'est-à-dire un problème de coûts, d'argent finalement, parce qu'il
faut maintenir les installations et si les gens consomment moins d'eau, ça rapporte moins, etc.
Dans le document numéro deux, on voit que là c'est plutôt un problème géopolitique, pour des accords entre les
pays et des choses comme ça.

Alors comment lutter ? Donc, ce que je voulais dire, c'est que souvent on voit des publicités, dans la rue ou fait par
les politiques ou la commune, qui nous dit, bon il faut consommer moins d'eau, l'eau est un bien précieux, etc. Alors,
c'est vrai, moralement ce n'est pas nécessaire de consommer plus d'eau que ce dont on a besoin, mais finalement
c'est pas vraiment le problème puisque techniquement on est capable de faire de l'eau potable et on est capable
aussi de nettoyer l'eau une fois que l'eau est sale, d'accord ? Donc l'eau, il y en a toujours sur la terre, c'est un cycle
fermé et il y en a toujours. Donc le problème c'est pas vraiment un problème de consommation même si
moralement c'est compréhensible, mais je crois que le problème c'est plus un problème de gestion, de volonté
politique d'avoir envie, eh bien, d'apporter de l'eau potable et surtout après de nettoyer l'eau, les eaux usées, on va
dire. Voilà.

- D'accord, donc ça fait quatre minutes hein. Donc c'est très bien, on va passer maintenant à la partie de

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l'entretien. Est-ce que vous êtes prêt ?

- Oui, oui, pas de problèmes, je vous écoute si vous avez des questions à me poser.

- Oui et bien, donc, première question, dans votre pays, déjà, quel est votre pays ? Vous êtes, vous vivez où ? Et
puis quelle est votre nationalité ? Est-ce que vous pouvez nous parler des problèmes d'eau, est-ce qu'il y a des
problèmes d'eau, de sècheresse dans votre pays ?

- Alors moi je suis Anglais en fait, mon pays c'est le Royaume-Uni, donc des problèmes d'eau, le besoin en eau, enfin
l'apport en eau, non ! Il n'y a pas de problèmes puisque comme vous le savez je pense, au Royaume-Uni, il pleut
beaucoup ! Donc il n'y a pas de problème de sécheresse, il n'y a pas de problèmes de manque d'eau. Non, mais par
contre, il peut y avoir des problèmes de gestion de l'eau, des installations et comme un petit peu en France, ce que
l'on a vu dans le document numéro un, c'était intéressant de voir que finalement en France il n'y a pas de gros
problèmes de sécheresse, de manque d'eau, mais ça peut être un problèmes de gestion, de coûts et puis il y a un
certain problème par rapport à la pollution, puisque l'eau, on en a tous, mais après il faut la nettoyer si on utilise
beaucoup d'eau, après il faut nettoyer l'eau pour ne pas polluer. Donc c'est plutôt ça les problèmes mais pas des
problèmes de sécheresse, non.

- D'accord, très bien. Et vous personnellement, comment consommez-vous l'eau ? Est-ce que vous pense que vous
en utilisez trop ? Est-ce que vous pensez que vous êtes dans la moyenne ?

- Ben moi, personnellement, je crois que, bon, tout est relatif hein, pour une personne qui vit dans un pays
développé, je pense que je n'utilise pas beaucoup d'eau, pas spécialement. Je me lave comme tout le monde, mais je
n'aime pas prendre des bains, je prends des douches courtes, je n'aime pas rester une heure sous la douche. Et
j'utilise, j'ai un lave-vaisselle, donc je ne fais pas la vaisselle à la main, ce qui utilise beaucoup plus d'eau je crois. Mais
par contre, j'ai des enfants, j'ai une femme, et c'est vrai que là, je dois dire qu'eux utilisent beaucoup plus d'eau que
moi, donc finalement, moi personnellement je crois que non, par rapport à la moyenne des Anglais je n'utilise pas
beaucoup d'eau, mais par rapport à la moyenne du foyer, peut-être qu'on utilise beaucoup d'eau parce que ma
femme aime bien prendre des bains et elle aime beaucoup baigner les enfants presque tous les jours. Et puis les
enfants utilisent de l'eau, ils laissent les robinets ouverts des fois, ils ne se rendent pas très bien compte que, bon, ça
demande une gestion derrière, etc. et que moi j'essaye de leur dire de ne pas en consommer plus que le nécessaire.

- D'accord, très bien. Alors troisième question. Comment pouvons-nous faire pour dépenser chacun moins d'eau
justement, vous étiez en train de nous dire de ne pas laisser les robinets ouverts, quels sont les conseils en général
? Qu'est-ce qu'il faut faire pour essayer que chaque citoyen consomme un petit peu moins d'eau ?

- Eh bien je crois que maintenant, souvent, on a des conseils qui sont donnés par la mairie, par le gouvernement
donc, qui nous disent, eh bien justement c'est ce que j'ai dit, il faut éviter les bains et il faut préférer les douches,
une douche courte, ça c'est la première chose. Ensuite le lave-vaisselle est préférable aussi. Donc faire la vaisselle à
la main ça dépense énormément d'eau. Ensuite il y a la chasse d'eau dans les toilettes. Donc ça par exemple, je crois
que maintenant, c'est très commun, il y a une chasse d'eau qui met peu d'eau et puis une autre pour mettre
beaucoup d'eau. Il y a aussi des robinets, des robinets qui ont plusieurs positions et qui évitent d'ouvrir tout de suite
au maximum et qui fait qu'on utilise plus d'eau que nécessaire.
Qu'est-ce qu'il faut faire d'autre ? Je ne sais pas, je sais que des fois aussi on entend dire que, quand on se brosse les
dents, quand on se lave les dents, il faut éteindre, pardon, il faut fermer le robinet. Bon, plein de choses comme ça.

- Oui très bien donc c'est parfait, c'est ça. Alors, donc pour en revenir au problème politique, au problème de
l'eau, de la gestion, pensez-vous que l'eau est un facteur de tensions dans le monde aujourd’hui ? Vous nous en
avez un peu parlé dans votre exposé mais est-ce que vous pouvez nous reparler de ça au niveau géopolitique ou
dans les pays ? Est-ce que ça crée des problèmes politiques ? Est-ce que ça crée des problèmes entres les
différentes villes, par exemple, d'un pays ? Ou entre deux pays ? Est-ce que vous pouvez nous parler de ça ?

- Alors je pense que d'abord, comme on l'a vu dans le deuxième document, je crois qu'il y a des accords
internationaux sur l'eau, je ne sais plus le nom des accords mais ils en parlaient à la fin du document et je crois qu'ils

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sont quand même assez respectés, donc ça, ça évite les tensions géopolitiques par rapport à l'eau.
Je pense aussi que l'eau, actuellement en tout cas, n'est pas un bien très cher et qu'en plus, comme je l'ai dit, le cycle
de l'eau est un cycle ferme, c'est-à-dire que l'eau ne disparait pas sur terre. Donc l'eau est dans les océans, ça
s'évapore, ça fait de l'eau douce et puis après finalement ça revient dans les océans. Il n'y a pas de perte d'eau. Il y a
une pollution de l'eau mais il n'y a pas de perte. Donc du coup, l'eau est un bien qui n'est pas très cher et je crois que
ça, ça fait qu'il n'y a pas énormément de tensions politiques, géopolitiques ou même des guerres qui sont dues au
problème de l'eau.
Donc, par exemple, si on compare par rapport au pétrole. Donc le pétrole ou le gaz naturel, ça crée énormément de
tensions géopolitiques et ça crée des guerres. Donc bon, c'est mon point de vue, je sais que ce n'est pas toujours ce
qui est dit dans les journaux, mais finalement les guerres aujourd'hui il y en a beaucoup au moins en partie, il y a
dedans un problème de pétrole ou un problème de gaz, enfin bon, ces ressources-là. Pourquoi ? Parce que ce sont
des biens qui sont très chers et qui rapportent énormément d'argent à des énormes entreprises qui sont souvent
liées avec les gouvernements. Donc on voit que le pétrole, par rapport à l'eau, crée énormément plus de problèmes
sur la planète. Donc l'eau pour ça, je pense que grâce à ça, ça ne crée pas énormément de tensions.

Maintenant, avec les problèmes de la sécheresse et du changement climatique, eh bien c'est possible que l'eau
devienne de plus en plus chère et, du coup, ça risque de créer des tensions, davantage de tensions géopolitiques et
puis, oui, il y a des régions, on dit qu'elles vont s'assécher de plus en plus. Donc certainement que cela va devenir de
plus en plus un problème.
Bon, ça c'était au niveau international. Après, au niveau national dans certains pays, oui, il y a quand même des
tensions. Ce n’est pas qu'un pays manque forcément d'eau, mais c'est que l'eau n'est pas forcément distribuée de
manière égale dans le pays. Donc je pense par exemple à l'Espagne, et l'Espagne du Nord a beaucoup d'eau alors que
dans le Sud il n'y a pas d'eau. Et ça évidemment ça crée certains problèmes, surtout que l'Espagne est divisée en
communautés autonomes et donc, par exemple, en Andalousie ils n'ont pas l'eau et ils voulaient qu'il y ait le
détournement d'un fleuve qui passait dans une autre communauté pour pouvoir apporter de l'eau en Andalousie. Et
du coup, ça crée des tensions parce que l'autre communauté ne veut pas détourner son fleuve et puis ils disent que
c'est pas pour boire, mais ça va être, cette eau, pour faire des golfs, pour, voilà, des golfs à Marbella, pour les riches,
etc.
Donc, finalement je crois que l'eau ne crée pas des problèmes internationaux très graves, pas comme le pétrole,
mais que oui, ça peut créer certains problèmes, notamment à l'intérieur de certains pays, dans certaines régions, ça
peut créer certains problèmes, oui.

- D'accord ! Très bien, très bien ! Et le cas de la Californie, par exemple, puisque ce cas a été évoqué dans un des
documents ?

- Oui alors la Californie je sais qu'ils ont des problèmes d'eau parce que, le cas de la Californie, c'est un cas un petit
peu extrême, parce que la Californie, c'est un désert, hein, il suffit de rentrer dix kilomètres à l'intérieur des terres et
on trouve tout de suite le désert en Californie, d'ailleurs c'est très beau, mais c'est un désert. Et pourtant il y a une
industrie énorme, la technologie, Silicon Valley, etc. et donc il y a énormément besoin d'eau, en plus les piscines,
bon. C'est une zone très riche de la terre, donc il y a énormément besoin d'eau et on vit dans un désert. Mais je crois
que si on parvient, et on sait le faire déjà, à dessaler l'eau de mer, eh bien, on trouvera de l'eau pour tout le monde.
Le problème c'est la technologie pour ne pas … Il faut dessaler les océans, avec quand même un coût qui ne soit pas
trop élevé, et puis après il faut gérer l'eau contaminée, c'est-à-dire les problèmes de pollution qui vont après.
Mais bon, finalement, c'est une question, toujours pareil, c'est une question d'argent. Voilà, c'est tout. L'eau il y en a
et il y en aura toujours ! Maintenant, avec de l'argent on est capable de faire de l'eau potable, on est capable de la
transporter et on est capable aussi, parce que c'est important, de nettoyer les eaux contaminées. Mais ça a un coût
bien évidemment !

- Oui, très bien. Donc avec le changement climatique, vous pensez que cela va s'aggraver, va devenir plus grave ?

- Les problèmes de l'eau ? Oui certainement ! J'en ai déjà parlé, donc l'eau deviendra de plus en plus chère. Donc je
pense que même s'il fait de plus en plus chaud sur la planète, l'eau ne disparait pas, l'eau ne va pas s'évaporer et
partir dans l'espace. Donc même s'il fait chaud, la machine à évaporer l'eau des océans sera peut-être plus rapide,
mais il y aura toujours de l'eau sur terre. Le problème, c'est un problème d'argent. Donc peut-être qu'avec le

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changement climatique il y a des zones qui vont s'assécher, donc par exemple, le sud de l'Espagne, ça va devenir de
plus en plus grave le problème. Donc ça va créer plus de tensions, parce qu'il y aura besoin de plus d'argent pour ça
et donc ça va créer des problèmes, et il va falloir résoudre ces problèmes, du coup il y aura des tensions, forcément.

- Alors, est-ce que vous pensez que l'eau devrait être gratuite ? Ou plu précisément que l'eau devrait être payée à
travers les impôts ? Mais qu'on ne devrait pas payer sa consommation d'eau, on parlait de ça dans un des
documents.

- Ah oui, alors ça c'est une idée intéressante. Alors, je suis d'accord, oui et non. C'est-à-dire que l'eau soit un bien
commun et donc qu'il soit payé avec les impôts de tout le monde, comme la médecine par exemple, ou ce genre de
choses, l'éducation, je trouve ça bien moi personnellement. Mais pour l'eau je pense que ce qui doit être payé en
commun ça doit être la partie indispensable. Donc je crois que ce qui serait bien à mon avis c'est de faire une partie,
donc payée par les impôts de tous, donc l'eau serait gratuite jusqu'à tant de litres par personne par moi, par
exemple, et puis après, eh bien je pense que la surconsommation, le reste, devrait être payant.
Donc voilà, parce que sinon, si c'est gratuit, il y a des gens qui vont abuser comme toujours, ils vont laisser les
robinets ouverts, ah ben ce n’est pas grave, et donc je trouve que ça enlève, comment dire, c'est un bien quand
même qui est précieux l'eau, c'est un bien qui a une valeur même morale, et de laisser gratuit comme ça, c'est pas
bon. Je pense qu'il faut que les gens se rendent compte quand même que ça a un coût. Donc je laisserais payer par
les impôts de tout le monde l'eau indispensable et le reste je le ferais payer par chacun. En plus, pour les paysans par
exemple, qui consomment énormément d'eau, les gens qui ont des cultures ou bien qui ont des élevages, des
entreprises par exemple, ce serait gratuit aussi ? Ça ce n’est pas possible, c'est injuste, c'est pas normal.

- D'accord, très bien ! Et par rapport à l'eau et l'alimentation. Les besoins d'eau qu'on boit. Vous pensez qu'il faut
boire combien de litres d'eau par jour ?

- Ah ben alors ça c'est un sujet qui m'a beaucoup intéressé il n'y a pas très longtemps, parce que je me suis beaucoup
intéressé à l'alimentation, et aussi à l'eau, la consommation d'eau. Moi, avant, je pensais qu'il fallait boire deux à
trois litres d'eau par jour parce que je l'ai entendu dans les journaux, à la télévision et surtout dans la publicité, et je
me suis rendu compte que c'était pas du tout vrai et qu'en plus de boire trop d'eau par rapport à nos vrais besoins,
eh bien c'est mauvais parce que le corps se fatigue. C'est-à-dire que si on met de l'eau dans le corps et que le corps
n'a pas besoin de cette eau, cette eau va partir dans les urines mais ça va demander beaucoup d'énergie au corps.
C'est-à-dire que le corps va devoir, cette eau va passer dans le sang, elle va été filtrée dans les reins, etc., etc. Donc,
c'est de l'énergie totalement inutile qu'on va dépenser et donc finalement ça ne sert à rien de boire en trop. Donc je
crois qu'en fait il faut boire selon ses besoins. Et ses besoins, c'est la soif. Il faut boire quand on a soif, et voilà. Après,
ça dépend s'il fait chaud, si on a vingt ans ou si on a soixante-dix ans et puis ça dépend de son alimentation. Par
exemple quelqu'un qui mange très peu il a besoin de boire moins. Sion mange beaucoup de fruits et de légumes, on
a besoin de boire moins, etc., etc.
En tout cas, je trouve que là aussi il y avait un mensonge énorme pour qu'on consomme de l'eau minérale, des
publicités, etc. Et c'est totalement faux, voilà.

- Alors justement vous pensez qu'il faut boire de l'eau du robinet ou de l'eau minérale ?

- Ben ça je crois que ça dépend des régions en fait. C'est-à-dire que, en général en France l'eau est potable, l'eau du
robinet est tout à fait potable et puis elle est assez bonne. Donc il n'y a pas énormément de raisons de boire de l'eau
minérale en bouteille. En plus ça coûte plus cher, il faut transporter les bouteilles, mais il y a d'autres régions, enfin,
en dehors de la France, où l'eau n'est pas très bonne à boire, donc alors là, bon.
Et puis après, pour les bébés des fois on conseille de l'eau minérale, bon.
Par contre, j'ai vu dernièrement sur internet que l'eau du robinet, le problème c'est qu'elle avait beaucoup de chlore.
C'est normal parce qu'il ne faut pas qu'il y ait des microbes, donc il y a besoin. Voila. Donc le problème c'est que l'eau
du robinet, elle a du chlore, elle a d'autre éléments qui ne sont pas très bons pour la santé, mais bon, ça c'est un peu
pour les puristes. On peut acheter aussi un filtre qu'on met sur le robinet pour avoir de l'eau presque distillée. Voilà.

- D'accord. Et vous savez qu'il y a des gens qui, enfin je crois que c'est aux États-Unis surtout, qui font de l'eau en
bouteille, qui vendent de l'eau en bouteille, mais c'est de l'eau du robinet.

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- Ah oui j'ai vu ça oui, oui !

- Et qu'est-ce que vous en pensez ?

- Ben pourquoi pas ? Si des gens veulent acheter de l'eau en bouteille qui est de l'eau du robinet, moi je crois que,
très souvent on achète de l'eau en bouteille, pas pour l'eau, mais parce que c'est pratique. On achète la bouteille en
fait, surtout quand on est à l'extérieur, on a soif, on est avec les enfants, on a oublié de prendre de l'eau et donc on
achète de l'eau en bouteille. Donc moi je ne suis pas contre. J'ai entendu dire qu'il valait mieux de l'eau dans une
bouteille en verre parce que le plastique des bouteilles d'eau minérale, le plastique c'est pas très bon et ça
contamine l'eau.

- D'accord. Alors, à propos de l'eau, vous avez entendu parler de la pollution des océans, des mers, tous ces
problèmes-là, c'est à propos de l'eau mais sous un autre angle. Qu'est-ce que vous pensez de cette pollution des
océans ?

- Eh bien je pense que c'est un problème extrêmement grave, extrêmement grave ! Donc oui, effectivement, on
pollue les océans, on pollue notamment, parce que tous les déchets, enfin pas tous les déchets mais beaucoup de
déchets partent dans les océans et il y a notamment un problème qu'il y a des îles, je ne sais pas si vous avez
entendu parler de ça mais il y a des îles de déchets dans les océans, qui sont immenses, immenses, donc on peut
marcher dessus, c'est un problème épouvantable, et puis comme les océans, eh bien, ils ne font partie d'aucun pays,
eh bien du coup aucune pays ne veut prendre la responsabilité de nettoyer ces déchets. Donc ce sont des îles
flottantes, grandes comme des pays quasiment, il y en a plusieurs et elles sont prises dans des courants et on ne sait
pas quoi faire de ça, Donc on en parle de plus en plus, c'est épouvantable.
Et puis il y a les problèmes de la pisciculture je crois qu'on dit, c'est-à-dire l'élevage des poissons qui pollue
énormément les mers, il y a le problème de la pêche avec des bateaux de pêche qui raclent tous les fonds des
océans et il n'y a plus rien dans les océans, il y a beaucoup de mercure donc les poissons maintenant sont
contamines. Enfin, c'est épouvantable ! Ces problèmes de pollution, oui, je suis très sensible à ça.

- D'accord. Bon une dernière question, vous pensez que les problèmes alimentaires, la pauvreté, que les gens
n'ont pas à manger et n'ont pas d'eau, sont liés ?

- Ben oui forcement, c'est souvent lié. De toute manière, il y a besoin d'eau pour faire des cultures, de céréales par
exemple, donc s'il y a un problème d'eau dans un pays, un problème de sécheresse, il va forcément y avoir aussi un
problème de nourriture. Pour faire des aliments on a besoin d'eau, donc c'est lié, bien sûr que c'est lié. Ceci dit, ce
sont deux problèmes qui techniquement sont différents. On a vu que l'eau en général il y en avait et c'est surtout un
problème de faire de l'eau potable, donc techniquement on peut y arriver. Le problème de la nourriture, des
cultures, c'est qu'il faut de l'espace. Donc ce sont d'autres problèmes, voilà. Donc l'eau il n'y a pas besoin de champs
et de terres pour faire de l'eau.
Donc ce sont des problèmes qui, quand même, son différents mais effectivement qui bien évidemment sont liés, oui.

- D'accord ! Donc, c'est la fin de l'entretien, très bien nous vous remercions.

- Merci à vous ! Au revoir !

- Au revoir !

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DALF C1 - Examen nº 6 - CORRECTION

Partie 1 (Examen 6)
COMPRÉHENSION DE L'ORAL
- 25 points -

Exercice 1 18 points
Transcription
Journaliste : Un arrêté sera publié en avril pour permettre la mise en place d’un logo nutritionnel comprenant cinq
couleurs, du vert à l’orange foncé, que les industriels auront le choix d’apposer ou non sur leurs produits. Bonjour,
Laurent Chevalier.

Laurent Chevalier : Bonjour.

Journaliste : Vous êtes médecin nutritionniste. Alors, s’agit-il selon vous d’une bonne nouvelle ?

L.C. : Alors, si vous voulez, notre position de nutritionniste est nuancée. D’un côté, c’est toujours bien de participer
ou de développer une information nutritionnelle. Mais là, on peut considérer que c’est juste une toute petite étape.
C’est une petite étape puisque finalement ce logo n’est pas obligatoire, et il y a fort à parier que les industriels qui
devraient avoir le logo rouge ne le mettront jamais en avant, bien entendu. Ensuite, si vous voulez, sur ce logo ne
sont pas pris en considération les additifs. Or, on sait que les cocktails d’additifs peuvent poser des problèmes. N’est
pas prise en considération la présence ou non de perturbateurs endocriniens. Or, on sait que les emballages peuvent
poser des problèmes ; il peut y avoir des migrations des molécules des emballages vers les aliments, des résidus de
pesticides, etc. Donc, si vous voulez, c’est une étape, une petite étape, mais ça reste tout à fait insuffisant, et il faut
prendre des mesures beaucoup plus énergiques. Il faut savoir aujourd'hui que ce qu’on appelle la malbouffe tue. Elle
tue. C'est-à-dire que rien que si on considère l’excès de consommation de sel, eh bien on estime qu’entre 30 000 et
50 000 personnes meurent chaque année, à cause de cette consommation excessive de sel. C’est quand même dix
fois plus que les accidents de la route en France. Donc il y a des mesures fortes à prendre, et ces mesures fortes à
prendre doivent être prises au niveau européen.

Journaliste : Justement, Laurent Chevalier, quand on a un logo rouge, on comprend bien que rouge, ça veut dire que
c’est interdit ou qu’en tout cas il vaudrait mieux s’en passer, de ce produit alimentaire. Mais qu’est-ce qu’il désigne :
uniquement ce qui est trop gras ou trop sucré ?

L.C. : Voilà, donc, c’est ce qu’on appelle les gras saturés, donc le mauvais gras, l’excès de sucre, l’excès de sel, et puis
il y a des nuances aussi en fonction du type d’aliment. Encore une fois, c’est une première étape. Enfin, c’est une
étape, mais elle est totalement, totalement insuffisante, et c’est pour cela que l’Agence sanitaire (l’Anses) avait émis
quelques réserves sur son efficacité. Après cela, la question est de savoir si cela participe quand même à mieux
acheter. Marisol Touraine avait demandé une enquête là-dessus, et il semblerait que quand les gens voient
effectivement un logo vert, ils soient plus enclins à l’acheter. Le logo rouge, vous savez, on ne le verra pratiquement
jamais.

Journaliste : Par exemple, Nutella, ils se mettront quel logo sur leur bocal ?
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L.C. : Pardon ?

Journaliste : Le Nutella, par exemple ?

L.C. : Ils ne mettront pas de logo, tout simplement, comme il n’est pas obligatoire. Et c’est là une des limites, si vous
voulez, du dispositif. Je crois qu’il faut vraiment agir au niveau européen. Par exemple, pour le sel, il faut dire
qu’aucune portion ne doit contenir plus d’un demi-gramme de sel, pour les portions industrielles ; faire en sorte
qu’au niveau européen il y ait 30 % de sel en moins par exemple dans le pain ; qu’on limite aussi, de façon
réglementaire, le sucre ajouté dans certains produits. Donc, il y a des mesures fortes à prendre. Mais ces mesures,
elles doivent être au niveau européen, sans cela on n’y arrivera jamais. Si vous voulez, là on s’agite beaucoup et on
oublie beaucoup de choses. Encore une fois, c’est bien de penser à l’alimentation, mais il faut aller beaucoup plus
loin. Et il y a une urgence aujourd'hui par rapport à toute cette nourriture industrielle, en tout cas une partie de
cette nourriture industrielle, qui pose quand même d’énormes problèmes en termes de santé publique ; et cela a un
coût. Il faut faire une véritable politique de prévention, et cela, malheureusement, on n’y arrive pas encore. Il faut le
faire au niveau européen.

Journaliste : Cela signifie-t-il qu’une bonne nourriture industrielle soit envisageable, Laurent Chevalier ? Est-ce que
l’on peut imaginer, en quelque sorte, que les produits relevant du complexe agroalimentaire, qui sont souvent
pointés du doigt par les professionnels de la nutrition, peuvent être malgré tout consommables sans remords ni
regret ?

L.C. : Alors je dirai qu’il y a un grand nombre d’industriels qui font des efforts aujourd'hui, et on trouve des produits
de qualité, même en grande surface. On vient juste de parler de Carrefour : même à Carrefour, on trouve des
produits très corrects, ce qui n’était pas forcément toujours très vrai il y a huit ou dix ans.

Journaliste : Qu’est-ce que c’est qu’un produit très correct ?

L.C. : Eh bien un produit correct, c’est un produit qui va être peu salé, qui va contenir peu d’additifs, qui va être de
préférence bio, et qui va être cuisiné de façon adaptée, c'est-à-dire éviter qu’il y ait des substances toxiques qui
puissent apparaître.

Journaliste : Des endives à l’eau, quoi ?

L.C. : Ces choses-là, on commence à les trouver. Le problème, pour le consommateur, c’est d’arriver à les détecter,
ce qui n’est pas toujours très simple. Ce sont des produits qui parfois sont un petit peu plus chers. Mais aujourd'hui,
même en supermarché, heureusement il y a des efforts qui ont été faits, et on trouve de bons produits.

Journaliste : J’ai parlé des endives à l’eau et vous ne m’avez pas répondu, Laurent Chevalier. Donnez-nous des noms,
des exemples de produits qui relèvent de l’industrie agroalimentaire et qui soient un consommable sans arrière-
pensée.

L.C. : Écoutez, on a des produits cuisinés, par exemple… je sais pas, des couscous aux légumes, par exemple. On peut
avoir aussi certaines crêpes qui peuvent être correctes. On trouve malgré tout des choses assez simples : des efforts,
j’ai vu, qui ont été faits par exemple pour des choses qui sont consommées de façon assez courante, comme le
taboulé. Tout cela, ce sont des produits qui sont pas mal. Il y a des jambons aussi qui se sont améliorés, qui ont
moins de sel. Des produits bio… On trouve, malgré tout, un certain nombre de produits qui sont corrects. Pour les

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endives, pourquoi pas ? Mais les endives, on peut les préparer aussi soi-même. Vous savez, on le dit toujours, c’est
un peu banal, mais préparer chez soi c’est quand même maintenant assez simple. On a tout un tas de petits robots,
donc on peut préparer son alimentation assez rapidement, contrôler ses apports, et on sait exactement ce qu’on
met. Parce qu’une des difficultés que l’on a aussi avec un certain nombre de produits industriels, c’est qu’on ne
connaît pas toujours l’origine des produits.

Journaliste : Oui, mais maintenant, comme on l’a compris grâce à vous, Laurent Chevalier, on aura la possibilité
d’avoir ces pastilles nutritionnelles, même si vous mettez un feu orange au logo Nutri-Score. Merci d’avoir été avec
nous ce matin.
https://www.franceculture.fr/emissions/la-question-du-jour/faut-il-un-etiquetage-nutritionnel-des-aliments

1. Le sujet de l'entretien porte sur : 1 point


□ la lutte entre l'industrie alimentaire et les réglementations alimentaires.
(x) un nouveau étiquetage pour les produits alimentaires.
□ l'importance des aliments bio et leur étiquetage.

2. Quel est le métier de Laurent Chevalier ? 1 point


□ médecin généraliste.
□ responsable de la nutrition dans le secteur alimentaire.
(x) médecin nutritionniste.

3. Citez trois raisons pour lesquelles l'expert considère qu'il s'agit d'une toute petite étape. 3 points
- Ce n'est pas obligatoire.
- Les additifs ne sont pas pris en considération.
- La présence ou non de perturbateurs endocriniens n'est pas prise en considération.

4. Répondez par VRAI ou FAUX, puis justifiez votre réponse. 2 points


Les emballages peuvent être dangereux
(x) Vrai.
□ Faux.
Justification :
Il peut y avoir des migrations des molécules toxiques des emballages vers les aliments, des résidus de
pesticides, etc.

5. Le sel provoque... 1 point


(x) dix fois plus de morts que les accidents de la route.
□ dix fois moins de morts que les accidents de la route.
□ un excès d'accidents sur la route.

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6. Le logo rouge indiquera : 1 point


□ uniquement ce qui est trop sucré ou trop gras.
(x) l'excès de sucre, de sel et de gras saturés.
□ un excès de gras saturés et de mauvais gras.

7. D'après l'expert, quelle devrait être la quantité maximale de sel autorisée par portion ? 1 point
(x) un demi-gramme.
□ un gramme.
□ un gramme et demi.

8. Pourquoi est-ce que il y a une urgence à faire des mesures fortes pour l'industrie alimentaire ? 2 points
Car la nourriture industrielle pose beaucoup de problèmes à la santé publique et engendre aussi d'énormes
coûts.

9. Répondez par VRAI ou FAUX, puis justifiez votre réponse. 2 points


Laurent Chevalier pense qu'on ne peut pas faire une bonne nourriture industrielle.
□ Vrai.
(x) Faux.
Justification :
Il pense qu'il y a un grand nombre d’industriels qui font des efforts aujourd'hui, et qu'on peut trouver des produits
de qualité, même en grande surface.

10. Quelles caractéristiques doit avoir un produit correct pour Laurent Chevalier ? 1 point
Il doit être peu salé, avec peu d'additifs, de préférence bio et cuisiné de façon adaptée.

11. Citez deux produits industriels de qualité dont parle le médecin que l’on peut trouver en supermarché. 2 points
- couscous aux légumes
- certaines crêpes
- jambon avec moins de sel
- taboulé

12. Selon Laurent Chevalier, préparer certains aliments chez-soi est avantageux parce que... 1 point
□ c'est simple et rapide mais on ne connait pas l'origine des ingrédients.
□ c'est assez simple mais il faut avoir un robot de cuisine.
(x) c'est assez simple, rapide et on sait ce qu'on mange.

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Exercice 2
Transcription
On prive les enfants de jouets pour stimuler leur créativité et même prévenir les addictions.
Cette méthode s’est répandue dans les jardins d’enfants d’outre Rhin et elle fait des émules.
Et si on rangeait au placard tous les jouets de la crèche ? Finis les petites voitures, les jeux de construction. Pendant
trois mois dans l’année, les enfants n’ont plus rien d’autre pour s’amuser que le mobilier de la crèche, des meubles,
des chaises, des couvertures ou des oreillers. Cette méthode – qui peut paraître pour le moins radicale à première
vue - est assez répandue en Allemagne dans les kitas, ces jardins d’enfants qui remplacent la maternelle (puisque
dans le système allemand, rappelons-le, l’école ne commence qu’à six ans). À le Penzberg, une kita a lancé
l’expérimentation en se basant sur des travaux de chercheurs spécialisés dans la toxicomanie. Puisque les origines
des addictions se trouvent souvent dans l’enfance. Et puisque les jouets sont comme une drogue pour les plus
jeunes. Pourquoi ne pas tenter de les en “priver" temporairement pour développer d’autres formes de jeu. La
méthode a depuis fait école dans toute l’Allemagne, dans plusieurs centaines de jardins d’enfants, mais aussi en
Suisse, en Autriche en Italie ou encore en France.
Mais ils font quoi, ces enfants, quand ils n’ont pas leurs jouets à disposition, Cyrille ?
He bien, ils apprennent à gérer leur ennui et leur frustration
Une fois passé un premier temps où l’absence de jouets se fait sentir, les enfants s’inventent d’autre jeux avec ce
qu’ils ont à disposition, que ce soit le mobiliser ou bien les arbres et les cailloux, par exemple, quand ils peuvent
jouer en extérieur.
https://www.franceculture.fr/emissions/la-question-du-jour/faut-il-un-etiquetage-nutritionnel-des-aliments
------------------------------------------------------------
Oui et ça commence au réveil, à la sortie du sac de couchage. "Quand je me lève le matin, je saute dans mon
pantalon voilà. C'est un truc bête que tous les enfants rêvent de faire sur terre, mais moi je peux le faire dans l'ISS.
J'enfile les deux jambes à la fois et tac ça prend une seconde. C'est un moment un peu fun de se dire: allez hop, je
saute dans mon froc, tout bêtement".
Une fois habillé, les astronautes passent à table et là aussi, l'apesanteur change beaucoup de choses. Thomas
Pesquet a pu s'en rendre compte dès ses premiers repas dans la station spatiale internationale. "On va dîner tous
ensemble et puis voilà je me suis fait un sandwich deux faces en fait. Je commençais à monter sur une tranche de
pain les couches d’un espèce de sandwich hamburger et au bout d’un moment je me suis rendu compte que vu que
ça flottait, je pouvais faire double et mettre aussi en gros une couche de confiture de l'autre côté de ma tartine.
Donc on peut faire des tartines doubles dans l'ISS ! On est vraiment sûr que du coup elles tombent toujours du côté
de la confiture sauf qu’elles ne retombent jamais.
Et puisque tout flotte dans l'espace, les astronautes doivent ranger le moindre objet, l'attacher sur les parois avec
des bandes velcro, des mousquetons, des filins, des systèmes aimantés également et puis surtout, ils doivent faire
attention à ne pas lâcher les petits objets.
On peut perdre des choses dans la station. Ça a l’air bête mais c'est très facile de perdre ses affaires dans l'ISS,
surtout ce qui est petit. Les gens emmènent des cadeaux, des objets symboliques, des bijoux, des alliances, etc. et
parfois ils veulent les prendre en photo. Et paf, avec la ventilation, il y a de la ventilation forcée partout dans l’ISS,
ben pour simplement respirer, avoir une atmosphère respirable, faire circuler l’air, eh ben, les petits objets vont se
cacher...
http://www.francetvinfo.fr/replay-radio/envoye-spatial/envoye-spatial-quand-je-me-leve-le-matin-je-saute-dans-
mon-pantalon-situations-cocasses-de-la-vie-en-apesanteur_2103917.html

 Document 1

1. Pourquoi est-ce que l’on prive les enfants de jouets ? 1 point


□ pour prévenir les addictions et leur apprendre à gérer leur émotions.
(x) pour développer leur créativité et prévenir les addictions.
□ pour éviter les jalousies, stimuler la créativité et prévenir les addictions.

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2. Que sont les Kitas en Allemagne ? 1 point
□ des garderies jusqu’à cinq ans.
□ des garderies jusqu’à trois ans.
(x) des garderies jusqu’à six ans.

3. Pourquoi pense-t-on que leur retirer les jouets peut prévenir les addictions ? 1 point
□ car les origines des addictions se trouvent toujours dans l’enfance.
(x) car les origines des addictions se trouvent souvent dans l’enfance.
□ car les origines des addictions se trouvent quelque fois dans l’enfance.

4. Que font les enfants lorsqu’ils n'ont plus leurs jouets ? 1 point
□ Ils s'ennuient et pleurent sans arrêt.
□ Ils mangent davantage.
(x) Ils se servent de ce qui les entourent pour créer de nouveaux jeux.

 Document 2

1. Quelle est la première chose que l’astronaute fait en se levant ? 1 point


(x) Il saute dans son froc.
□ Il se fait une tartine.
□ Il saute sur son lit.

2. L’astronaute parle de quels aliments ? 1 point


□ Pain, sandwich, hamburger, fruit.
(x) Pain, sandwich, hamburger, confiture.
□ Pain, sandwich, hamburger, tomate.

3. Pourquoi est-ce qu’il est facile de perdre de petits objets dans l’ISS ? 1 point
□ Parce qu'on ne peut pas les attacher.
(x) Parce que les petits objets sont emportés par la ventilation.
□ Car ils ne tombent pas facilement.

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Partie 2 (Examen 6)
COMPRÉHENSION DES ÉCRITS
- 25 points –

1. Pourquoi la baleine trouvée a-t-elle avalé des sacs plastique ? 2 points


Elle les a avalés en pensant qu’il s’agissait de calamars.

2. Quel est l’objectif de l’Odyssée Race for Water ? Combien de temps va durer l’expédition ? 2 points
L’objectif de l’Odyssée Race for Water est d’effectuer des recherches sur la pollution des mers et des
océans par les matières plastiques. L’expédition aura une durée de cinq ans.

3. Quand est-ce qu’il y aura autant de plastique que de poissons dans les océans ? Pourquoi ? Donnez deux
raisons de cette augmentation. 3 points
D’après la fondation d’Ellen McArthur, le poids du plastique équivaudra à celui des poissons en 2050
car la production de plastique ne cesse d’augmenter et aussi parce que ce matériau met très longtemps à
se décomposer dans la nature.

4. Pourquoi est-ce que Marco Simeoni parle de "soupe de plastique" plutôt que de "septième continent" ?
2 points
Marco Simeoni parle d’une "soupe de plastique" car il a pu constater que le plastique est partout dans les
océans, que les matières plastiques ne forment pas un septième continent, ou une île, mais sont
omniprésentes dans toutes les parties des océans, mers, etc.

5. D’où provient la pollution plastique ? Et les micro-plastiques. Comment et pourquoi peuvent-ils finir dans
l’organisme des hommes ? 3 points
Toutes sortes d’objets en plastique utilisés par l’homme finissent dans les mers et les océans (sacs,
bouteilles, etc.). Les micro-plastiques sont le résultat de la fragmentation des objets en plastique. Ils sont
ingérés par les poissons et passent ainsi dans la chaîne alimentaire. Ils peuvent finir ainsi dans notre
organisme lorsque nous les consommons.

6. Quelles sont les solutions proposées dans le texte pour réduire les montagnes de plastique ? Choisissez deux
options parmi ces quatre. 2 points

□ obliger les chiffonniers à ramasser le plastique.


(x) produire du gaz.
□ interdire tous les objets en plastique.
(x) recycler.
7. Citez deux autres solutions proposées dans le texte. 3 points
Mis à part la production de gaz et le recyclage, le texte aborde deux solutions intéressantes :
. réduire la production de plastique ;
. la prise de conscience des consommateurs.
Il faut moins consommer de plastique et avoir un comportement plus éthique envers la planète.

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8. Pourquoi est-ce que l'utilisation de sacs en plastique « bio-sourcé et compostable » n'est pas une solution
idéale. 3 points
Car ils contiennent encore une large part de plastique issu de la pétrochimie.

9. Répondez par VRAI ou FAUX, puis justifiez votre réponse en citant un passage du texte.
a) Les sacs plastiques à usage unique sont interdits en caisse en France en 2017. 1,5 point
(x) Vrai.
□ Faux.
Justification :
L’utilisation des sacs plastiques à usage unique est interdite en France.

b) Les coton-tiges et les pailles sont interdits en France en 2017. 1,5 point
□ Vrai.
(x) Faux.
Justification :
L’interdiction des coton-tiges en France est prévue pour l’année 2020. Le texte n’aborde pas le sujet des
pailles.

10. Pourquoi est-il important d’impliquer davantage les populations dans des actions éco-citoyennes ?
Expliquez avec vos propres mots. 2 points
Si les citoyens nettoient les plages, les fleuves, etc., ils se rendront compte par eux-mêmes du niveau
considérable de déchets et cela est très impactant, surtout s'ils tombent sur un animal mort à cause des
déchets plastique, comme une baleine.

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Partie 3 (Examen 6)
PRODUCTION ÉCRITE
- 25 points –

Exercice 1 : Synthèse de documents


La mortalité des abeille est aujourd'hui un problème très préoccupant. En effet si les abeilles disparaissent, c'est la
pollinisation des fleurs qui est en danger, ce qui a un impact direct sur toute la chaine alimentaire.
Il y a plusieurs facteurs qui seraient actuellement responsables de cette mortalité des abeilles : le changement
climatique, des virus ou un parasite. Mais le facteur qui semble le plus impactant ce sont les pesticides chimiques
fabriqués principalement par des groupes allemands comme Bayer, Syngenta ou BASF.
Depuis l'utilisation des insecticides néonicotinoïdes en 1995 en France (troisième plus gros consommateur de
pesticides), environ 300 000 ruches périssent chaque année et les mortalités sont passées de 5 à 30% de nos jours.
Mais il n'y a pas que les abeilles qui sont touchées, cela concerne aussi les verres de terre, les oiseaux ou la vie
aquatique.
Une pétition mondiale a été signée par 1,4 million de personnes dans le monde pour que Bayer stoppe la fabrication
de ces pesticides et depuis 2013, l'Union Européenne a ordonnée un moratoire.
Bayer se défend en expliquant que ce n'est pas la faute uniquement de leurs pesticides mais de lamauvaise
utilisation des pesticides ou d'autres facteurs comme évoqués plus haut.
En attendant la réponse de l'Union Européenne, des initiatives populaires se lèvent contre ce problème et des
supermarchés commencent même à s'engager à ne plus vendre d'aliments contenant des néonicotinoïdes.
232 mots
Exercice 2 : Essai argumenté

Monsieur Bertrand Dumont


Responsable de l'Association d'Apiculteurs de Bergerac

À l'attention du Maire de Bergerac

Objet : Demande d'arrêt d'utilisation des pesticides chimiques

Bergerac, le 2 août 2017

Monsieur,

En tant que responsable de l'Association d'Apiculteurs de Bergerac, je voudrais vous faire part de l'inquiétude des
apiculteur de la région.

En effet, depuis maintenant près de 3 ans, le nombre d'abeilles diminue drastiquement dans la région et de
nombreuses ruches périssent chaque année.

De nombreuses études ont montré que la cause principale de cette catastrophe est l'utilisation intensive de
pesticides chimiques. Des substances contenues dans ces pesticides comme la clothianidine et l'imidaclopride sont

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dangereux pour l’abeille à tous les stades du développement des plantes et mettent en péril les productions de miel.
Nos abeilles sont incapables de retrouver leur ruches, sont plus sensibles aux maladies et finissent par mourir.
En plus, ces produits chimiques ont aussi des conséquences graves sur les la vie aquatique et sur les oiseaux.

Nous vous demandons donc de mettre en place une interdiction définitive de tous ces insecticides chimiques dans la
commune de Bergerac et cela avant la fin de l'année 2017.

Je joins à cette lettre la pétition pour l'arrêt des pesticides signée par plus de 4000 habitants de la région de Bergerac.

Dans l'espoir d'avoir su vous expliquer clairement la situation et dans l'attente d'une réponse positive de votre part,
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Maire, de recevoir l'expression de mes salutations distinguées.
Monsieur Bertrand Dumont
244 mots

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Partie 4 (Examen 6)
PRODUCTION ORALE
- 25 points –

Transcription du fichier audio : Obtenir le DALF C1 Ex 6 Prod Orale

- Bonjour, donc, est-ce que vous êtes prêt pour faire votre petit exposé ?

- Oui, oui tout à fait ! Je peux commencer ?

- Bien sûr ! Nous vous écoutons.

- D'accord. Donc ou en sont les voitures autonomes et peut-on leur faire confiance ? Donc je viens de lire deux
documents sur lesquels je dois me baser un petit peu pour cet exposé donc c'était un document du site internet
"Challenge" qui nous parlait des voitures autonomes et des tests qui sont faits en ce moment, notamment par Tesla,
et ensuite un autre document qui était dans le site internet du "Monde", le journal "Le Monde", qui s'intitulait, Uber
reprend ses tests de voiture autonome après les avoir suspendu à cause d'un accident. D'accord, donc mon plan,
premièrement ça va être la situation aujourd'hui, par rapport aux voitures autonomes, et puis deuxièmement on
verra un petit peu quel avenir pour la voiture de demain et les problèmes que cela pourrait poser.
Donc tout d'abord, la situation aujourd'hui par rapport aux voitures autonomes. Bon, la première chose que je
remarque par rapport aux deux documents que j'ai lu, c'est qu'on voit que de nombreuses entreprises, bon ici il y a
Tesla, Toyota, Uber, investissent beaucoup d'argent pour développer cette voiture cent pourcent autonome. Donc,
elle n’est pas encore prête mais on voit que ça intéresse les entreprises et ils mettent beaucoup d'argent. Donc, s'ils
mettent beaucoup d'argent, il est probable que cela devienne la voiture de demain parce qu'ils ne vont pas investir
autant d'argent si finalement ça ne se fait pas et si finalement eh bien, je ne sais pas, par exemple dans trente ans il
n'y a plus de voitures. Donc bon, c'est intéressant. Alors sinon au niveau des tests, on voit que toutes ces entreprises
sont en train de faire des tests réels, donc c'est-à-dire qu'il y a des voitures qui circulent de manière autonome mais
on voit qu'il y a eu quand même des accidents et donc que ce n'est pas tout à fait encore prêt. De toute manière, ce
n’est pas encore prêt, puisque cela est confire par le patron de Toyota et il va falloir encore beaucoup de temps.
D'accord, donc, pour l'instant c'est pas encore prêt, mais il semblerait que ce soit la voiture du futur.
Alors justement quel avenir pour la voiture de demain et les problèmes que cela pose ? Ça va être notre deuxième
point. Donc moi je voulais dire que, personnellement, je suis un petit peu étonné. Parce que je pensais que le futur
ce serait plutôt le train, les transports en commun ou des petits bus, des petites navettes et qu'il y aurait peut-être
des voitures encore, mais uniquement pour, dans la ville ou dans les environs de la ville. Donc je suis étonné de voir
que finalement, non, la voiture autonome sera peut-être le futur, bon. Mais je pense que si c'est la voiture du futur,
eh bien, il faut que ce soit totalement autonome. C'est-à-dire que, si une personne doit quand même regarder la
route, même si elle ne fait rien, au cas où, eh bien je pense que c'est très dangereux, parce que finalement si c'est
autonome, on a tendance à ne pas regarder la route, à regarder un DVD, ou quelque chose comme ça et si jamais il y
a un problème, eh bien c'est presque certain que la personne ne va pas intervenir. Et d'ailleurs cela est confirmé
dans le document que j'ai lu, puisqu'il y a eu un accident et il y avait quelqu'un dans la voiture mais cette personne
n'a pas réagi parce qu'elle regardait un DVD. Donc voilà, je pense que ça va quand même poser encore des
problèmes.

- D'accord très bien ! Donc ça fait quatre minutes, donc c'est bon. Nous allons passer maintenant à l'entretien.
Donc nous allons vous poser un certain nombre de questions et puis nous parlerons comme ça, librement.
D'accord ? Donc, vous êtes prêt ?

- Oui bien sûr !

- Alors première question. Eh bien d'abord, vous, personnellement, est-ce que vous avez une voiture ? Et si oui, a-

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t-elle des outils technologiques pour aider le conducteur ? Parlez-nous un petit peu de cela.

- Alors oui, j'ai une voiture. D'ailleurs j'ai acheté une voiture il n'y a pas très longtemps, il y a un an, deux ans
maintenant presque. Bon, ce n’est pas une voiture extrêmement technologique, mais malgré tout, comme c'est une
voiture moderne, elle a certains outils oui. Ben notamment, elle a un capteur à l’arrière de la voiture qui me permet,
quand je me gare par exemple, de me ire a quelle distance je suis de la voiture qui est derrière. C'est-à-dire que
quand je me rapproche de quelque chose qui et derrière, ça fait un bip, ça fait bip, bip bip, bip de plus en plus court
quand je me rapproche. Voilà, moi ce que j'aime surtout, surtout, et d'ailleurs je n'aurais jamais acheté une voiture si
elle n'avait pas cet outil, c'est, comment dire, je ne sais plus comment on appelle ça, mais c'est le régulateur de
vitesse je crois qu'on appelle. C'est-à-dire qu'une fois que je suis sur l'autoroute, je peux décider de mettre la voiture
à cent-vingt kilomètres heure ou cent-trente kilomètres heure et je n'ai plus besoin de toucher la pédale
d'accélération, enfin l'accélérateur.
Alors ça c'est très bien, parce que c'est beaucoup moins fatiguant de conduire et moi je fais souvent des longs trajets
et c'est très reposant. Et en plus, ça évite d'avoir des amendes pour excès de vitesse, d'être pris par un radar. Donc
ça c'est vraiment pour moi l'outil le plus utile. Voilà.

- D'accord, d'accord. Et vous connaissez d'autres systèmes d'aide à la conduite un peu plus sophistiqués, modernes
actuellement qui se font dans les voitures communes hein ?

- Oui ! J'ai vu des publicités dans lesquelles, je crois hein, avoir vu une publicité d'une voiture, je ne sais plus quelle
marque, peut-être Toyota, donc apparemment, le conducteur laissait faire entièrement la voiture et la voiture se
garait toute seule. Mais je ne suis pas sûr, je ne me souviens plus mais je crois que ça existe déjà, ça, dans les
voitures toutes courantes. Donc ça j'avoue que moi, personnellement, j'ai été assez étonné et ça m'amuserait de voir
ça oui, parce que c'est assez étonnant quand même.

- Oui, d'accord ! Est-ce que vous pensez que justement ces systèmes d'aide à la conduite, au conducteur, cette
technologie va vraiment aider à ce qu'il y ait moins d'accidents ? Est-ce que vous croyez que c'est bon au niveau de
la sécurité ?

- Je crois que oui. Je crois que si ça se développe autant, je pense que c'est parce que c'est plus confortable pour le
conducteur mais aussi, c'est la deuxième chose la plus importante, c'est parce que ça augmente la sécurité. De toute
manière si ça n'augmentait pas la sécurité, je ne sais pas si ce serait autorisé. Mais je crois que finalement la
technologie, quand elle aide l'humain, en général il y a beaucoup moins d'erreurs. Alors ça peut arriver hein, dans les
ordinateurs par exemple, des fois il peut y avoir des attaques, il peut y avoir des bugs on dit, mais très généralement,
quand il y a une erreur, elle est humaine. C'et très rare que ce soit, par exemple le programme informatique qui ne
marche pas. Bon quand quelqu'un dit, ah mon ordinateur, ce programme il ne marche pas, il est nul ... Ben en
général c'est la personne qui l'utilise qui ne sait pas et qui a fait une erreur. Le programme, lui, il plante très
rarement comme on dit.
Et puis aussi dans les avions, par exemple on voit que dans les avions, ça fait très longtemps que les pilotes d'avion
ne, sauf pendant le décollage et l'atterrissage, mai sinon ils ne touchent presque plus le volant de l’avion, et tout est
automatisé et depuis c'est beaucoup plus sûr, il y a moins d'accidents. Mais l'accident est toujours possible, mais
moins. Plus il y a de technologie, plus les accidents sont moins nombreux. Oui, oui, oui, oui.

- D'accord. Alors, selon vous, comment serons les voitures du futur ? Vous en avez un petit peu parlé dans votre
exposé, est-ce que vous pouvez développer ?

- Ah ben, il y a quelque chose, je n’ai pas eu le temps de le dire dans l'exposé, parce que quatre minutes c'et très
court, mais je pensais à quelque chose, que si vraiment ces voitures autonomes sont les voitures du futur, eh bien je
pense que l'intérieur de la voiture va totalement changer. Parce que, si on n'a plus besoin d'utiliser ni le volant, ni le
frein ni les pédales, ni rien, ben il n'y a aucun intérêt d'avoir des sièges comme ils sont actuellement. Il n'y a presque
même plus d'intérêt de regarder à l'extérieur. Donc je pense que l'intérieur va changer et ce sera un petit peu
comme un salon à l'intérieur. Donc il y aura, un petit peu comme les camionnettes, les vans, à l'arrière c'et aménagé
un petit peu comme un salon. Donc ce sera beaucoup plus confortable. Alors après, il y a aussi un problème de
sécurité, donc est-ce qu'on aura le droit d'être allongé ? Est-ce qu'on pourra travailler sur une table ? Bon ben ça,

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après, il y a des normes de sécurité, mais je pense que la voiture, à l'intérieur, va aussi énormément changer puisque
si on n'a plus besoin de conduire, ce n'est plus du tout la même chose.
Donc, oui, ça va changer.

- D'accord ! Et est-ce que vous connaissez d'autres domaines dans lesquels les robots, la technologie nous aident
et nous aidera pour que l'on soit de plus en plus libre et que l'on puisse faire d'autres tâches ou que les choses
soient plus sûres, qu'il y ait plus de sécurité ? Est-ce que vous avez d'autres domaines que la voiture ?

- Ben oui. Déjà dans les autres transports, dans les autres moyens de transport. Là, on a parlé de la voiture, mais par
exemple dans le train ou dans les avions, le conducteur, le pilote, a un rôle complètement différent par rapport à il y
a trente ans ou cinquante ans. Donc dans les avions j'en ai déjà parle et puis dans les trains c'est pareil. Dans le TGV
en France par exemple, je sais que le conducteur, il n’a presque rien à faire donc ... Par contre, et je le sais parce que
j'ai un ami qui travaille dans ce domaine, il est obligé quand même de toucher le volant toutes les cinq minutes je
crois, ou trois minutes, pour montrer qu'il est encore, qu'il est réveillé, qu’il n'est pas endormi et qu'il regarde. Donc
dans les autres transports.
Ensuite, on parle beaucoup, je ne me souviens plus du nom exact, mais c’est des maisons qui sont un peu comme
automatisées, c'est-à-dire il y a comme une connexion de tout, de lumières, de l'ouverture de la porte, les portes, les
fenêtres, l'ouverture du garage, la musique à l'intérieur, la connexion à internet et des différentes machines. Donc il
y a ça aussi que je connais. Et puis à l'intérieur des maisons on parle aussi de plus en plus de robots. Les robots pour
aider les gens ou les handicapés, les personnes âgées. Donc il parait que bientôt on sera de plus en plus aidé par des
robots. Aussi pour les personnes âgées ou les personnes malades, il y a des machines pour les connecter à leurs
médicaments ou à leur centre, leur hôpital, des choses comme ça oui.

- D'accord, d'accord ! Bien ! Et vous, personnellement, est-ce que vous aimez les nouvelles technologies ? Parce
qu'il y a des gens qui adorent ça. Est-ce que vous aimez les derniers gadgets qui sortent ? Est-ce que vous regardez
quand le dernier téléphone va sortir ?

- Alors non, moi je ne suis pas très comme ça. Non, je sais qu'il y a beaucoup de personnes qui adorent les nouvelles
technologies et c'est très bien, je pense que chacun a ses passions, mais moi, non ! Moi, déjà d'avoir le dernier
téléphone pour montrer aux autres qu'on est très branché, à la mode, alors moi ça ne m'intéresse pas beaucoup.
Parce que je crois que les gens aiment aussi les nouvelles technologies pour l'image que ça reflète, que ça montre
aux autres. Donc moi je m'en fiche, ça ne m'intéresse pas, et puis ben moi j'ai plutôt un rôle, enfin un rôle, un but
pragmatique. Donc pour moi les nouvelles technologies, c'est intéressant, je trouve ça génial mais quand vraiment ça
va m'aider, quand vraiment ça va m'éviter de travailler d'avantage, quand ça va me faciliter mon travail ou des
choses. Mais sinon, non. Alors je sais qu'il y a des gens qui sont passionnés, hein. J'ai mon beau-frère notamment qui
travaille dans ce domaine et qui a toujours été passionné. Donc il est abonné à des revues, il suit des blogs, donc
vraiment il adore ça et je sais aussi que par exemple les Japonais, au Japon, il y a énormément d'adeptes de cela, des
nouvelles technologies et c'est pour cela d'ailleurs que quand un nouvel objet technologique sort, au début il est très
cher et très vite il baisse de prix parce qu'il y a beaucoup moins de demande, les gens sont tout de suite moins
intéressés. Donc il y a un effet de mode, voilà. C'et bien d'avoir le dernier outil, et puis la curiosité, comment ça
marche, les gadgets, mais moi je ne suis pas très comme ça, non.

- D'accord ! Et pour vous, quels ont été les derniers progrès technologiques les plus importants ? Les nouveaux
outils de votre génération. Qu'est-ce qui a vraiment, pour vous, changé ? Des objets qui ont changé le monde ?

- Ah ben pour moi, c'est sans aucun doute, sans aucun doute, c'est internet. Internet c'est vraiment plus que la télé
encore, que l'apparition de la télé, ça a révolutionné le monde complètement, et je pense que c’est que le début !
Vraiment que le début. Ça va changer le monde pour toujours. Ça nous change le monde de manière pragmatique
pour, par exemple, au lieu d'envoyer une carte postale, enfin au lieu d'envoyer une lettre on envoie un email
évidemment, mais au lieu de remplir un dossier ça se fait sur internet, au lieu de lire un journal, ça se fait sur
internet, etc., donc ça c'est dans le domaine du pratique mais ça va beaucoup plus loin que ça, c'est, ça a
complétement révolutionné la communication, l'information, ça a permis à des gens qui aujourd'hui seraient
totalement inconnus d'être connus, parce qu'ils le méritent mais avant il y avait des filtres, il y a avait des maisons
d’édition, il y avait des journaux, il y avait des maisons de musique, donc cela jugeait de, ah lui il est bien, lui il est pas

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bien, etc. Et aujourd'hui, ben je pense par exemple à un artiste, il peut se montrer sur internet et être repéré. Mais
aussi je pense à l'information. Donc aujourd'hui l'information est beaucoup plus libre, alors ça ne veut pas dire que
tout le monde va aller chercher l'information. Il y a des gens qui ne sont pas intéressés, ils préfèrent l'information
comme toujours, le journal, la radio mais il y a d'autres personnes qui peuvent être intéressés et aller chercher
d'autres médias, d'autres sources d'information alternatives, voilà donc que ce soit pour les nouvelles, ce qui se
passe dans le monde, ou bien de l'information par rapport à un domaine, je ne sais pas, tiens, je ne sais pas
comment fonctionne ce programme informatique, voyons si je peux trouver de l'aide sur internet. Voilà, donc pour
moi internet, ça a été de loin la plus grande révolution technologique, ouais.
Après, le téléphone portable. Le téléphone portable a révolutionné notre vie aussi. Et d'ailleurs quand c'est arrivé le
téléphone portable, au début les gens étaient, ah qu'est-ce que c'est que ces gens avec leur téléphone, ils font les
malins mais moi j'ai tout de suite trouve que ça, c'était quelque chose qui allait changer notre façon de vivre. Sans
problèmes.
Je crois aussi dans le domaine de la chirurgie par exemple, de la médecine, chirurgie, il y a eu beaucoup de progrès
aussi.

- D'accord ! Et vous personnellement, quel serait un progrès technique qui vous plairait, qui n'existe pas encore ?
Qu‘est-ce que vous aimeriez ?

- Ah ! Il y en a tellement ! Quelque chose de pratique, qui n'est pas révolutionnaire mais qui serait quand même très
pratique, c'est s’il pouvait y avoir quelque chose qui remplace les câbles électriques. Quand on n'aura plus besoin de
câbles électriques, ça va être vraiment très agréable. Ensuite internet, que la connexion internet soi beaucoup plus
rapide, le débit, et ça, ça va arriver forcement.
J'aimerais que les transports soient plus rapides aussi, des avions plus rapides, comme ça, ça nous permettrait de
voyager au bout du monde et, moi quand je voyage, en plus j'ai des enfants, quand on a quinze heures d'avion c'est
horrible. Voilà, et la voiture aussi, ça me permettrait d'aller voir mes parents beaucoup plus rapidement, parce
qu'aujourd'hui on vit tous beaucoup plus loin et donc ça ce serait super. Mais je pense que, je pense que ce serait
dans notre système politique. Un système politique incorruptible, ça ce serait un progrès technologique, parce qu'il
faut, il faudrait que la technologie soit au service du système politique. Donc si grâce à ça on pouvait trouver un
système politique incorruptible, ce serait extraordinaire. Et un système de justice aussi.

- D'accord, d'accord ! Et quel progrès technologique, ou une invention vous semble inutile par contre ?

- Je crois qu'il y a beaucoup de choses qui sont plutôt pour la mode, un effet de mode et pour vendre, et qui, en fait,
ces choses-là ne sont pas très utiles. Je pense par exemple, il y a Google tiens par exemple, Google qui a voulu sortir
des lunettes, ça fait un moment qu'on en parle, des lunettes qui permettent d'être directement, je ne sais plus
comment ils appellent ça, d'être connecte directement et de voir l'écran directement. Bon pour quoi pas, dans
certaines situations, pour moi, ce serait bien, mais bon je trouve ça presque triste quoi, si on est tous avec nous
lunettes. Déjà qu'on est tous devant nos écrans de portable, de téléphone portable, devant l'ordinateur, alors si en
plus on était avec des lunettes tout le temps, c'est n'importe quoi.
Et puis un autre exemple, c'est la tablette. Alors ça, la tablette, je me souviens quand c'est sorti il y a quelques
années, c'était la révolution. Et moi je me souviens très bien à cette époque, vraiment je ne voyais pas l'utilité. Moi
j’avais déjà un téléphone, ce n’était pas le dernier iPhone, mais c'était un téléphone qui était avec un grand écran, ça
oui, parce que ça je trouvais que c'était pratique et finalement je me servais déjà de mon téléphone comme un
tablette quasiment donc, enfin je veux dire c'était pratique, je pouvais regarder des vidéos dessus sans avoir à me
transporter mon ordinateur. Alors c'est vrai que les tablettes, ça a plus d'application, c'est différent le concept, mais
avec une tablette on ne peut pas téléphoner, on ne peut pas du tout utiliser une tablette comme on utilise un
ordinateur. Donc vraiment, et souvent les gens l'utilise pour regarder des films ou des vidéos. Donc si c'est pour ça,
moi mon téléphone ça me va. D'ailleurs dans la voiture, on met le téléphone et du coup on est connecté à internet
et on met le téléphone, je le mets à une place et on regarde tous, on écoute de la musique. On n''a pas besoin de
tablette. On a une tablette a la maison mais on 'en sert très peu finalement. Donc voilà, je ne dis pas que ce soit
inutile, mais je pense qu'il y a eu beaucoup un effet de mode, la tablette, et finalement, pour moi, c'est pas du tout
une révolution technologique. Non, pas du tout.

- D'accord, d'accord ! Très bien. Et selon vous quelle sont les limites, un petit peu, de ces technologies, de ces

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outils technologiques, de cette aide que l'homme a avec tous ces objets intelligents ? Est-ce qu'il y a des limites ?

- Des limites, oui. Enfin, pas technologiques, des limites morales plutôt. Je pense que, le problème c'est qu'à force
d'être assisté, on ne fait plus rien. Le problème c'est qu’on ne bouge plus, on ne s'active plus, on et complètement
dépendant d'objets technologiques, de robots, donc a force on s'enferme dans ce monde, on ne communique plus
avec les autres, il y a un problème de relations humaines, on est toujours derrière des écrans et donc ça pour moi
c'est une limite oui, parce que je pense que la technologie doit nous servir à nous rendre, doit nous rendre plus
heureux. Donc si finalement le progrès technologique ne nous rend pas plus heureux, pour moi il n'a pas d'intérêt.
Donc voilà.
Ensuite il y a une certaine dépendance. Par exemple la dépendance aux portables, aux téléphones portables. Donc
maintenant, quand on fait un achat sur internet, si on n'a pas n téléphone portable on ne peut pas compléter l'achat.
Si on a pas de téléphone portable, on ne peut pas je sais pas quoi, etc.
Et ça, ça pose des questions, il y a des préoccupations parce que derrière, il y a des entreprises derrière ces portables
qui ont cette technologie, ou qui font des programmes informatiques, et si on est complètement dépendant de ces
technologies, alors on est dépendant de ces entreprises, et ça, ça peut être dangereux aussi. Donc à ce niveau-là il y
a aussi une limite.
Et puis, oui, je pense qu'il y a un décalage entre aujourd'hui la technologie et aussi d'autres domaines dans lesquels
l'homme est très en retard. Donc par exemple, dans l'éducation, je pense que la manière d'enseigner aux plus petits
surtout, il y a des progrès énormes à faire, et ça ce n’est pas la technologie qui nous sert à ça. Par exemple, moi je
vois pour mes enfants, ils sont à l'école et souvent les parents ils voient que dans l'école il y a des écrans tactiles,
tout est connecté à internet, ah ça c’est une bonne école. Mais non ! Ce n’est pas ça qui fait que c'est une bonne
école, c'est le professeur, c'est la manière d'enseigner. Il y a des manières qui existent depuis longtemps, comme les
méthodes Montessori par exemple, alors bon ça c'est un peu ancien, mais ça a été retravaillé plus moderne
aujourd'hui, qui sont extraordinaires, qui permettent des progrès qui laissent l'enfant beaucoup plus libre et qui est
plus personnalisé selon les capacités de chaque enfant et ça c'est extraordinaire. Et ça, on n'a pas besoin de
technologie pour ça, il faut réfléchir plutôt à faire a des systèmes beaucoup plus adaptés. On a aussi énormément de
retard dans les relations humaines ! Les problèmes qu'il y a dans les entreprises, les problèmes qu''il y a dans la
politique qui n'est plus au service des gens mais, enfin il y a plein de systèmes comme ça qui marchent mal
aujourd'hui dans notre société, qui sont complètement obsolètes et à côté de ça, on a une technologie incroyable,
mais on ne sait pas résoudre des problèmes fondamentaux et, enfin c'est même pas qu'on ne sache pas les
résoudre, c'est qu'on essaye pas de mettre des systèmes en place. Donc on fait beaucoup d'efforts pour la
technologie et puis finalement pour d'autres domaines qui ont du retard on ne fait pas grand-chose, donc pour moi,
oui, ça c'est très important.

- D'accord ! C'est très intéressant. Nous avons fini l'entretien, donc nous vous remercions, au revoir !

- Merci beaucoup à vous ! Au revoir !

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