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Ils sont nés en réaction de la rigueur du régime des actes de commerce qui est rude pour le
débiteur (anatocisme«) et favorable au créancier. Différent du droit civil.
Cette rigueur s¶explique par la nécessité de favoriser non seulement la rapidité des
transactions, mais aussi de favoriser le crédit sans lequel la rapidité des transactions n¶a
aucune utilité.
Il n¶est pas question d¶imposer ce régime rigoureux à une partie qui n¶a pas la qualité de
commerçant, donc naissance des actes mixtes. Quel droit choisir ? le droit civil aux deux ? le
droit commercial aux deux ? réponse dans la notion d¶acte mixte et régime.

Le régime juridique de l¶acte mixte est en principe le suivant : c¶est un régime distributif ou
régime dualiste parce que régime qui fait que l¶on appliquera le droit commercial aux
commerçants et le droit civil aux non commerçants. Il n¶est pas toujours possible d¶appliquer
deux règles différentes à un seul et même problème. C¶est pourquoi, dans certaines matières,
l¶acte mixte obéira à un régime unitaire : la même règle de droit s¶appliquera aux deux
parties. Il s¶agit parfois du droit civil, parfois du droit commercial.

  
 
  

= on applique le droit commercial aux commerçants. Le droit civil aux non commerçants.
Il ne s¶applique pas à l¶ensemble des actes mixtes mais seulement à la compétence matérielle
du tribunal, la preuve de l¶acte, ainsi qu¶à la formation et exécution du contrat.

 
    


 

Distinction des règles de compétences matérielles et territoriales. Ici seulement matérielle


concernant les actes mixtes.


 : la compétence matérielle est déterminée en fonction de la 
  .
Donc deux hypothèses :
-? si le défendeur est celui pour qui l¶acte est commercial, le demandeur non
commerçant dispose d¶une option de juridiction. Il peut assigner le
commerçant soit devant la juridiction consulaire soit devant la juridiction
civile. Dans ce cas, les deux parties peuvent être non commerciales.

-? Si le défendeur est celui pour qui l¶acte est civil, le demandeur commerçant
ne peut assigner le défendeur non commerçant que devant la juridiction
civile.
_? Si le commerçant assigne le non commerçant devant le tribunal de
commerce ? le défendeur non commerçant doit soulever
l¶incompétence in limine litis c'est à dire au seuil du litige avant toute
défense au fond.

_? Qu¶en est il en cas de clause de compétence matérielle insérée dans


l¶acte mixte qui désigne le TC ?
è? Kipert et Koblot dans le T de droit commercial n°338 (tome 1 vol1)
ont estimé que ces clauses de compétence matérielle étaient nulles.

è? La JP ne consacre pas cette nullité. r !c"c


c 
#  ( gazette du palais 1982 2e semestre p 282 note
de Dupichot) dans un litige qui est civil pour une partie et
commerciale pour l¶autre, la partie non commerçante peut toujours
renoncer à se prévaloir de l¶incompétence du tribunal de
commerce ». formulation pas très nette qui signifie que dans
l¶hypothèse où il n¶y a pas de clause, on peut toujours refuser de
renoncer à l¶incompétence du TC en ne soulevant pas incompétence
in limine litis. Donc on peut valablement une clause de compétence
matérielle donc une telle clause n¶est pas nulle. $% 
   
     
  
 & : elle n¶est pas nulle mais le commerçant ne peut pas
en imposer l¶application au non commerçant. Cela concerne une
situation : imaginons que le non commerçant (demandeur) assigne
le commerçant (défendeur) devant le TC et que le défendeur
soulève l¶incompétence du TC en disant qu¶il est incompétent
puisque le code énonce des hypothèses dans lequel il est compétent
mais pas les actes mixtes. Mais dans la mesure où il a conclue une
clause de compétence matérielle inopposable aux non
commerçants, ce dernier peut s¶en prévaloir et régler le litige
devant TCr'% # (RJDA 1997 n° 1435).

 
"
(   

au 19e question se pose : faut-il que le régime de la preuve change en fonction de la


juridiction saisie ? preuve toujours libre devant TC ? non libre si litige devant TGI ? un arrêt
fait cette erreur. Plus d¶un siècle et demi, la réponse est non. Les règles de preuve ne
dépendent pas de la juridiction saisie.

Aujourd'hui, application  " des règles de preuve.

Hypothèse 1 : si la preuve est faite contre le commerçant : le mode de preuve est


.
On applique l¶article L 110-3 du code de commerce. Le non commerçant pourra prouver en
utilisant les livres de compte du commerçant, la correspondance, les factures mais aussi les
témoignages«
la preuve de la date certaine par le non commerçant est également libre.

Hypothèse 2 : si preuve est faite contre le non commerçant : les modes de preuve que
le commerçant pourra utiliser sont ceux du droit civil. Il lui faudra fournir une preuve parfaite
dès que l¶acte à une valeur supérieure à 1500¼.

) 
    

le droit s¶applique aussi de manière  ".

-ex relatif à la formation du contrat :


dans un acte mixte, la capacité de faire des actes de commerce (18 ans révolus) sera
requise par le commerçant alors que la capacité civile (en fonction des actes : vie courante,
disposition, administration) suffira pour le non commerçant.

-ex relatif pour l¶exécution du contrat :


la solidarité est présumée entre codébiteurs commerçants de l¶acte mixte et non pour
les codébiteurs non commerçants qui seront déclarés conjointement responsables.

  
  

Il s¶impose lorsque l¶application distributive du droit n¶est pas possible.


Donc, il n¶y aura plus lieu de distinguer selon que le débiteur est ou non commerçant.

Dans ces domaines, on ne souffre pas le partage.

Il y a trois domaines concernés :


-? la clause attributive de compétence territoriale
-? la clause compromissoire
-? la prescription.

 

 "   


art 48 du NCPC qui fixe son régime qui dispose : toute clause qui déroge aux règles de
compétence territoriale est nulle (NA) ».
l¶article 48 poursuit en disant : sauf si elle est conclue entre commerçants, si elle écrite de
manière très apparente dans l¶instrumentum ».

une clause qui attribuerait compétence à une juridiction autre que celle du non
commerçant lorsque celui-ci est défendeur, cette clause serait nulle. Ce n¶est pas une nullité
que le juge peut soulever d¶office. Il faut que le défendeur la soulève avant toute défense au
fond. L¶acte mixte est assimilé ici à un acte purement civil.

 

      

la clause compromissoire est la clause par laquelle les parties décident de soumettre
leur litige non encore né à un arbitre privé. Elle est valable en droit commercial mais l¶art
2061 du Code Civil ne la permet que dans les contrats conclu à raison d¶une activité
professionnelle. Sinon, elle est nulle.

Dans un acte mixte : on a un commerçant et un non commerçant.


L¶art 2061 impose de rechercher si le non commerçant agit en qualité de professionnel
ou non.
Deux hypothèses :

-? il agit dans le cadre d¶une activité professionnelle : la clause est valable


puisque les non commerçants peuvent compromettre.
-? il n¶agit pas dans le cadre d¶une activité professionnelle : le non commerçant
contracte en sa qualité de simple particulier : la clause est illégale.

) 
  

art L 110-4 prévoit une prescription de 10 ans. La loi étend la prescription décennale
aux obligations nées entre commerçants et non commerçants.
Donc, sauf disposition législative contraire, la prescription décennale s¶applique aux
actes mixtes.

Application du droit commercial