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ETUDE COMPARATIVE DE PROTECTION

DU CONSOMMATEUR* :
Etats Unis-Europe-Maroc-Malaisie

Réalisée par : BENDAOU Mustapha

*Mémoire de fin d’études universitaires actualisée en 2018

1
Préambule:

Le phénomène consumériste est une des grandes caractéristiques de la


seconde moitié du XX° siècle et du début du XXI° siècle. Il a été initié par le
capitalisme, d’abord pour trouver des débouchés à sa production croissante qui a
besoin de consommateurs pour être écoulée. Puis pour faire face à la montée de
l’idéologie communiste qui pouvait séduire les classes laborieuses, en leurs
permettant l’accès aux produits de grande consommation et les aliéner ainsi
définitivement au capitalisme.

Mais devant la montée du capitalisme sauvage, surtout aux Etats Unis


d’Amérique, et la création des Trusts et des Conglomérats, qui s’accaparaient toute
les chaines de productions, des matières premières à leur mise sur les marchés en
tant que produits finis, voir même le financement de l’achat. Avec leurs immenses
capacités financières acquises suite à la commercialisation des produits
manufacturés. Ils ont réussi à s’immiscer dans les processus du pouvoir de décision
et de promulgation des lois par des Lobbys qu’ils ont constitué, et qui ont réussis à
intervenir même dans l’élection des présidents.

Cette immixtion a été la goutte qui a fait déborder le verre, est a eu pour
résultat, la prise en main par le pouvoir exécutif Américain représenté par ses
présidents dès 1890, ainsi que le pouvoir législatif (le Congress). Tous les deux ont
réagis par des actes anti-trust qui ont limité l’hégémonie de ces groupes
monopolistiques sur l’économie. Cette action a été également renforcée par la
constitution d’associations de défense des consommateurs, créées par d’éminents
avocats tel que Ralph Nader avec ‘’Public Citizen’’.

L’Organisation des Nations Unies et ses différentes commissions conduites


par le UNGCP pour ‘’United Nations Guidelines on Consumer Protection’’ qui sont un
ensemble de Principes Directeurs de Protection des Consommateurs des Nations
Unies adoptés par la résolution 39/248 de l’Assemblée Générale du16 Avril 1985.
L’Europe et les autres pays du globe, sous la pression de leurs consommateurs
d’une part, et pour faire bonne figure devant le concert des nations d’autre part, ont
pris le train en marche, et commencé à légiférer en la matière.

Mais tout cela n’a eu qu’une incidence très limitée dans les faits. Les citoyens
Européens, tout d’abord, ont leurs directives communautaires, mais ils ne peuvent
s’en prévaloir. Seule la médiation est possible, sans aucun moyen d’ester en justice,
sauf à passer par le droit civil spécifique à chaque Etat. Les Américains ont
également le ‘’Common Law’’ qu’on peut comparer au Droit Civil avec cependant
l’omniprésence du juge et des jurys populaires, dont les jugements ont un poids
jurisprudentiel très fort, mais c’est la création de la FTC (Federal Trade
Commission) sous forme d’agence fédérale qui apporta une réelle protection. Alors
que le Maroc, lui, il a légiféré au moyen de la Loi 31-08. Cette Loi aurait pu apporter
une certaine protection au consommateur si elle était accompagnée de juridictions
adéquates, ainsi que la mise en application de la Loi N° 06-99 relative à la

2
concurrence. Ces deux lois complémentaires auraient pu apporter une certaine
effectivité, si elles étaient appliquées d’une manière adéquate.

La Loi Malaisienne de 1999 ‘’Malaysia's Consumer Protection Act 1999’’


relative à la protection des consommateurs reste un exemple sui generis digne d’être
étudié. Sachant qu’à la différence des autres, cette loi a instaurée des juridictions
spécifiques ayant pouvoir de traiter exclusivement des litiges survenus en matière
consumériste. Les tribunaux sont classés en fonction de l’importance pécuniaire du
litige. A commencer par les petits, moyens et d’envergure. L’action en justice est
gratuite et ne nécessite pas la présence obligatoire de l’avocat, sauf dans des cas
très limités.

3
Remerciements

Je tiens à remercier mon ancien professeur de Droit privé, ‘’Le Doyen’’


Monsieur EL BACHA Farid, qui a eu le grand mérite de m’initier aux rudiments du
Droit Privé dont le D.O.C, et surtout la matière de responsabilité civile (contractuelle,
extracontractuelle et délictuelle. Et sur la problématique des Lois de protection du
consommateur dans notre pays.

4
Tables des matières
Préambule………………………………………………………….…………………. 2

Remerciements…………………………………………………………….…........... 3

Abstract……………………………………………………………………….………. 5

Introduction…………………………………………………………………….……... 6

Première Partie :
La protection du consommateur: Un Droit récent…………..………… 9

Chapitre 1: Historique……………………………………………………………….10

Chapitre 2: Rôle de l’O.N.U………………………………………………………...12

DEUXIEME PARTIE

Lois des pays objet de l’étude………………………………….………. 18

Chapitre 1 : Systèmes Anglo-Saxons (Common Law)……………..….….…… 19

Les Etats Unis d’Amérique……………………………………………………….. 19

La Malaisie…………………………………………………………………………. 28

Chapitre 2 : Systèmes Romano-germaniques…………………………………. 34

La Communauté Européenne…………………………………………….……… 34

Le Maroc…………………………………………………………………….……… 38

Conclusion…………………………………………………………………….……. 43

ANNEXES
Statistiques, sondages et jurisprudences……………………….….. 45

I: Tableaux comparatifs des principes de protection…………………………... 45

II : Statistiques et sondages……………………………………………..…..….. 51

III : Les Jurisprudences…………………………………………………..…..…. 70

IV. Liste des associations et des fédérations de protection


du consommateur au Maroc…………………………………………….…… 80

Bibliographie……………………………………………………………….……...86

5
ABSTRACT:

The protecting consumer laws are considered worldwide as one of the


strongest legal pillars for modern societies who are seeking social justice among their
populations. However, despite of the U.N multiple resolutions and statements, every
nation enacts following its own interests, and historical and cultural background.

The purpose of this writing of these compiled laws, is to match different


consumers’ protection laws issued from different law systems, who are trying to seek
the same goals using various ways and manners. It concerns the ‘’Common Law’’
system represented by the USA consumer’s protection law with the FTC, as a federal
agency leading its applications on the field. And the Malaysian law which appeared to
us to be the most interesting, because of the existence of legal courts and
jurisdictions dedicated to consuming disputes. The second system is the ‘’ Romano-
German’’ represented by the European legislations under the C.E Directives, which
faces difficulties in becoming effective, because of the rainbow of laws coming from
different legislations of different countries composing the European Union. Morocco
with its laws originating from the French Civil Law, promulgates the consumer’s law
n° 31-08 of 18th of February 2011, in order to calm the spirits and to put an end to
the ‘’Arab Spring’’ protests that occurred at that time, while it had been in the purse of
the legislator for a long time . The proof if its needed, is that no implementing law
has emerged so far.

Chapter one of the first part of this writing shows off the historical march of
the right of consumer protection since childhood, and its construction through its
struggles against the Trusts and Conglomerates in the early decades of the 20th
century, arriving to the creation of the international concept of consumer protection
principles stated by several U.N resolutions in chapter two.

The first chapter of the second part is dealing with the consumer protection
law according to the ‘’Common Law’’ taking the USA as a representative example, as
it was undertaken by different presidents, and the second country, Malaysia who has
a certain correlation with the British system. The second chapter is dedicated to the
‘Romano-Germanic’’, with the examples of European Union, and Morocco whose law
has a certain affinity with the French law.

Given the complexity of the subject, an additional part was added to this study
in order to clarify the laws and regulations as compared with the four studied in this
paper. For this purpose, we presented these assessments in the form of surveys,
statistics and case law.

N.B: This copy is updated in 2018.

6
INTRODUCTION:
Ce qui nous a incité à opter pour le choix du présent sujet est la survenance
de l’évènement du boycotte de certaines marques de produits de consommation par
la population de notre pays aux débuts de l’année 2018. Nous nous pouvions rester
neutres devant cet aspect de protestation civique envers les pratiques mercantiles
sans vergogne qui ne cherchent que l’appât du gain. Certains opérateurs n’ont cessé
d’augmenter leurs prix d’une manière contenue, sans se soucier de l’intérêt de la
population qui est leur client, et qu’ils sont sensés ménager.
Même si cette ébauche ne fera qu’effleurer le sujet. L’espoir est qu’elle suscite
éventuellement l’intérêt d’une étude plus exhaustive et plus complète du sujet de la
protection du consommateur, même sur d’autres plans.
Néanmoins, cet essai aura permis d’ouvrir une fenêtre sur nos lois dédiées à
la protection des consommateurs, et les comparer à celles des autres pays qui
possèdent des lois différentes émanant d’écoles et systèmes de Droits différents du
nôtre.
Les réseaux sociaux, le parlement, le gouvernement et les médias ne
parlaient que de ce boycott durant tous les derniers mois de l’année 2017 et le
premier semestre 2018. Un ministre a été limogé, d’autres ont été malmenés dans
les réseaux sociaux. L’un d’eux et le patron de l’une des sociétés d’hydrocarbures
ciblée par ce mouvement. Certains distributeurs des produits mis à l’index ont été
molestés à l’occasion de leurs prises de parole dans les médias.
Devant ce mécontentement qui couvait, les vrais responsables ne bronchaient
même pas. Tandis que ceux qui l’ont fait, notamment certains ministres et
parlementaires. Ils s’en sont pris à la population, au lieu de mettre en garde les
entreprises visées par le boycott, et essayer de trouver des solutions légales pouvant
calmer ce mouvement social, qui même s’il n’a abouti à aucun résultat tangible. La
population y a vu une prise de position au profit du capital au détriment des classes
déshéritées.
La première chose aurait été d’appliquer la Loi. En l’occurrence la Loi n° 31-
08(1) du 18 février 2011, qui édicte les mesures de protection du consommateur.
C’est une loi qui a pour finalités partant de l’existence d’une inégalité de situation
entre le professionnel et le consommateur de :
1. Corriger et assurer l’équilibre dans la relation contractuelle liant le professionnel
au consommateur ;
2. Garantir la protection du consommateur quant aux clauses contenues dans le
contrat lors de sa formation et de son exécution, notamment les clauses abusives ;
3. Et de reconnaître le mouvement associatif en matière de défense des intérêts
des consommateurs.

(1)-http://www.avocats-adyel.com/administration/fichiers/stockage/Loi-2011-sur-la-protection-du-
consommateur-Traduction-.pdf

7
Pour mettre les choses au clair, nous avons voulu par cet essai voir, si cette
finalité déclarée par le Législateur, permettait d’affirmer que le consommateur
marocain est réellement protégé au vu des dispositions de la Loi 31-08 ? Dans cette
optique, et en rapport avec cette loi, Quels sont les critères et les indices probants
qui laissent entrevoir une réelle volonté qu’a notre Législateur de protéger ses
citoyens-consommateurs? Sinon quelles sont les leçons qu’on est en droit d’en tirer
pour y remédier au vu des législations et des expériences des autres pays ?
Pour répondre à cette problématique, et étant dans le cadre du droit comparé.
La première partie donnera un aperçu historique sur les origines du droit de
protection du consommateur au premier chapitre. Le deuxième traitera des
Résolutions de l’Organisation des Nations Unies, qui tracent la voie à suivre pour les
autres nations.
Tandis que la deuxième partie, elle passera en revue, le système juridique
anglo-saxon (Common Law) relatif à la protection des consommateurs avec son
porte drapeau les Etats Unis d’Amérique (U.S.A), puis celui de la Malaisie, qui est
influencé également par le droit anglais, au premier chapitre. Le deuxième chapitre
est consacré au Droit Romano-Germanique avec pour exemple la Communauté
Européenne, qui présente un amalgame entre le Droit romano-latin et le droit de
source germanique d’une part, et celui du Maroc à connotation française d’autre part.
Devant la complexité et la difficulté que représente une comparaison claire et
pratique de toutes ces lois. Une annexe est jointe à cet essai s’est avérée une
nécessité. Elle comprend des tableaux indicatifs regroupant chacun les composantes
législatives fondamentales permettrons de déceler les avantages et les
inconvénients de chaque loi, et sa force ou sa faiblesse au vu de la protection du
consommateur. Supportés en cela par quelques statistiques officielles émises par les
organismes Etatiques chargés d’appliquer les Lois et les principes promulgués dans
leurs législations respectives. Ainsi que quelques arrêts et jugements des juridictions
des pays étudiés. Des commentaires et des explications ont été nécessaires pour
clarifier cette documentation, même si elle n’est pas exhaustive.

8
Première partie

LA PROTECTION DU CONSOMMATEUR : UN DROIT RECENT

9
Chapitre1  :

Les origines historiques des lois de protection des consommateurs

C’est des Etats Unis d’Amérique qu’est partie la première étincelle qui a abouti à
la création du mouvement de protection des consommateurs. Les raisons de cette
naissance dans ce pays et non en Europe ou un autre pays du globe, est due au
rôle du système capitaliste qui a fondé sa croissance sur le profit réalisé au détriment
des classes laborieuses qui sont devenues sa clientèle auprès de laquelle, il écoulait
sa production de biens et des services. C’était le temps du ‘’capitalisme sauvage’’
qui a donné naissance au système consumériste que le reste du monde ne
connaitra qu’après la deuxième guerre mondiale, et qui a été pris en exemple par la
’’globalisation’’ actuelle, malgré une relative contestation dans les années 68 du
siècle dernier.
En qui agissant par la constitution de grands Trusts et Conglomérats qui ont mis
main basse sur de grands pans de l’économie américaine en monopolisant le
marché, en le fermant à toute concurrence. Différents présidents américains ont
réagis en légiférant dans le but d’atténuer ces privilèges et réduire le déséquilibre
créé au détriment des consommateurs. En réaction aux agissements mercantiles
subis par les citoyens américains, ceux-ci ont également réagis en se constituant en
associations pour lutter contre les méfaits de ces opérateurs économiques sans
vergogne.
La Commission Fédérale du Commerce ‘’The Federal Trade Commission’’, a vu
le jour le 26 Septembre 1914, lorsque le Président Woodrow Wilson signa ‘’the
Federal Trade Commission Act into law’’- Loi sur la Commission Fédérale du
Commerce- qui a commencé ses travaux le 16 Mars 1915.Elle avait pour mission la
protection des consommateurs et la promotion de la compétition.
Mais la prise de conscience des pouvoirs publics américains, peut être reliée à la
lutte du président Théodore Roosevelt (1901-1909) contre les trusts, au début du
XXe siècle. Ainsi qu’à la déclaration relative aux droits du consommateur faite la
première fois dans l’histoire par le président John F.Kennedy (1960-1963), lorsqu’il a
demandé au Congrès américain le 15 Mars 1962 d’accorder quatre droits aux
consommateurs américains:
Le droit à la sécurité, à l'information, au choix entre une variété de produits et
services à des prix compétitifs et celui d'être entendu par le gouvernement dans la
formulation de la politique de consommation.
Mais, les vrais débuts du mouvement des consommateurs sont nés aux États-
Unis sous l’impulsion des campagnes de Ralph Nader (2) pour la sécurité des
automobiles à partir de 1959. En 1971, Ralph Nader créée l'association pionnière
‘’Public Citizen’’(3).
(2)-https://en.wikipedia.org/wiki/Ralph_Nader
-https://www.village-justice.com/articles/histoire-protection-consommateur,4506.html
(3)-https://en.wikipedia.org/wiki/Public_Citizen

10
Aujourd'hui, plusieurs autres droits ont été ajoutés à ces quatre, notamment, le
droit à la satisfaction des besoins essentiels, à l'éducation du consommateur, à la
réparation des torts et à un environnement sain. Ces huit droits sont célébrés
maintenant chaque année le 15 mars depuis 1983 (4) à l'occasion de la Journée
mondiale du consommateur. Les organisations choisissent le droit qui leur semble le
plus pertinent aux réalités du moment.
En réaction à la création de l’OMC au milieu des années 1990,’’Public Citizen’
a élargi son champ d’action à l’international pour pouvoir réagir contre les
conséquences désastreuses de la globalisation économique. L’Observatoire du
Commerce mondial dirigé par Lori Wallach (*) a largement participé à la prise de
conscience internationale des menaces posée par l’OMC et la libéralisation
commerciale.
On l’a vu se mobiliser lors des sommets de l’OMC en 2000 à Seattle, en septembre
2003 à Cancun, pour dénoncer l’Accord Général sur le Commerce des Services
(AGCS), l’Accord sur l’Agriculture ...
À travers ces initiatives, Public Citizen a développé une politique d’alliance
internationale, tant avec les associations de défense de l’environnement, les
organisations luttant pour la justice sociale, qu’avec les organisations paysannes et
bien sûr d’autres organisations de consommateurs.
Juridiquement, la protection du consommateur a d’abord été assurée par les
règles jurisprudentielles développées en matière de contrats d’adhésion (contrat dont
les clauses sont fixée à l’avance et dans lequel aucune discussion n’est possible en
dehors de la liberté ou non d’adhérer), pour aboutir à la prise à partie de tout contrat
contenant des clauses déséquilibrées au détriment du consommateur, ou
l’incorporation de stipulations dissimulées dans les clauses du contrat, et qui sont
très difficile à appréhender. Rendant le consommateur démunis sur le plan légal
devant un préjudice subis, habilement tissé.
On est donc en droit de considérer la ‘’Public Citizen’’ fondée par l’activiste et
professeur universitaire Ralph Nader, comme la pierre angulaire du mouvement
revendicatif de la protection du consommateur dans le monde, qui a vu le jour aux
USA. Cela est dû à l’histoire du capitalisme considéré comme la matrice dominante
de l’économie de ce pays qui créa une société consumériste, la première dans
l’histoire de l’humanité. C’est la réaction des citoyens-consommateurs à la prétention
des capitalistes d’agir en toute liberté sans restriction ou égards aux intérêts des
citoyens, qui sont également ses clients, qui les a amenés à suivre cette voie
légaliste ouverte par les précurseurs américains. Avant que l’Organisation des
Nations Unies et ses divers organes ne prennent en charge cette question.

(4)-https://www.journee-mondiale.com/51/journee-internationale-des-droits-des-consommateurs.htm
-https://redac.leconomiste.com/article/tribune-libre-le-role-de-letat-dans-la-protection-des-
consommateurs?page=4
( )
* Avec Ralph Nader, Lori Wallach est la Directrice et Fondatrice de ‘’Global Trade Watch’’, qui est
une division de ‘’Public Citizen’’. C’est une experte et activiste dans les problèmes du Commerce
globalisé.

11
Les organisations de consommateurs U.S ont poussé leur gouvernement à
agir, par la lutte contre les trusts (4) constitués par de très grands conglomérats dans
l’industrie automobile (Ford), dans le pétrole (Standard Oil) et dans l’agroalimentaire
(Heinz). Par Le Sherman Anti-Trust Act(5) du 2 juillet 1890 qui est la première
tentative du gouvernement américain de limiter les comportements anticoncurrentiels
des entreprises : Cet acte signe également la naissance du droit de la concurrence
moderne. Tandis que le reste des consommateurs des autres pays, ils ne
commenceront leur lutte qu’après la seconde guerre mondiale, lorsqu’une société
consumériste s’est constituée à l’occasion de l’élévation du niveau de vie des
masses des pays industrialisés au début des années 60. Cette action se fera
également par le truchement des organisations internationales (O.N.U) en
association avec des ONG et des gouvernements concernés, ce qui rendra la
protection des consommateurs, un droit global, comme le sont devenues les
multinationales.

Chapitre 2  :
Rôle de l’Organisation des Nations Unies
Il est intéressant de noter que les principes directeurs de la UNGCP (6) ont été
adopté par consensus en 1985. Après une longue campagne menée par les
associations des consommateurs de plusieurs pays. Avec en premier lieu
‘’Consumers International’’ (qui devait porter par la suite la dénomination connue
sous ‘’The International Organisation of Consumer Unions’’ à sa fondation en 1960 et
son agrément sous le statut d’entité générale consultative par le Conseil
Economique et Social en 1977) comme acteur reconnu auprès des Nations Unies
chargé de préparer ‘‘Le Code Modèle relatif à la protection du consommateur’’ lors
du Congrès International de Sydney en 1975. Cela a permis en 1977, au ECOSOC
dirigé par le Secrétaire Général de préparer une enquête auprès des pouvoirs
législatifs et des institutions nationales des pays membres dans le domaine de la
protection du consommateur en 1981. Le Conseil Economique et Social a demandé
au S.G la poursuite des consultations au sujet de la protection du consommateur
avec pour but l’élaboration d’un panel général des principes devant régir la
protection du consommateur, en prenant particulièrement en compte les besoins des
pays sous-développés. Une étude préliminaire des principes directeurs a été remise
aux gouvernements pour les commenter en 1982, et les soumettre ensuite au
Conseil Economique et Social en 1983. Ces principes se sont fondé principalement
sur des documents de l’OCDE (Organisation de la coopération et de Développement
Economiques), du ‘’US Consumer Bill of Rights‘’ (la charte américaine des droits des
consommateurs)’’, ainsi que divers documents relatifs aux différentes agences US
travaillant dans le domaine de la protection du consommateur.

(4)-https://fr.wikipedia.org/wiki/Trust_(droit_anglais)
(5)-https://fr.wikipedia.org/wiki/Sherman_Antitrust_Act
(6)https://unctad.org/meetings/en/SessionalDocuments/DITC_CCPB2015_ADHOC_DRES_Janrevision
_fr.pdf

12
Les lignes directrices relatives à la protection des consommateurs (UNGCP,
United Nations Guidelines for Consumer Protection : Principes des Nations Unies
pour la Protection du Consommateur) ont commencé à faire partie des travaux des
différentes Assemblées Générales des Nations Unies à la suite de la résolution
1981/62 du Conseil Economique et Social du 23/07/1981, par laquelle il a été
demandé au Secrétaire Général de procéder à des consultations dans l’optique
d’élaborer des principes généraux relatifs à la protection des consommateurs. C’est
suite à cet acte fondateur que les principes de la UNGCP ont été adopté par
consensus en 1985 et que tout un chapelet de résolutions en la matière ont été
prises par les instances de la CNUCED et d’autres organismes similaires :
A- La résolution 38/147 du 19/12/1983(7).
Sur proposition de la Septième Conférence des Nations Unies, et tenant compte
des intérêts et des besoins des consommateurs de tous les pays, en particulier ceux
des pays en développement; en reconnaissant que les consommateurs sont souvent
confrontés à des déséquilibres économiques, de niveau d'instruction et de pouvoir de
négociation; et compte tenu du fait que les consommateurs doivent avoir le droit
d'accéder à des produits non dangereux, ainsi que le droit de promouvoir un
développement économique et social juste, équitable et durable, ainsi que la
protection de l'environnement, les présentes lignes directives ont été adoptées pour
la protection des consommateurs comme suit:
(a)Aider les pays à obtenir ou à maintenir une protection adéquate de leur population
en tant que consommateurs;

(b)Faciliter des modes de production et de distribution adaptés aux besoins et aux


désirs des consommateurs;

(c)Encourager des niveaux élevés de conduite éthique pour ceux qui participent à la
production et à la distribution de biens et services aux consommateurs;

(d) Aider les pays à lutter contre les pratiques commerciales abusives de certaines
entreprises qui peuvent avoir un impact négatif sur les consommateurs aux niveaux
national et international;

(e) Faciliter le développement de groupes de consommateurs indépendants;

(f) Renforcer la coopération internationale dans le domaine de la protection des


consommateurs;

(g) Encourager le développement des conditions de marché offrant aux


consommateurs un plus vaste choix à des prix plus abordables;
(h) Promouvoir la consommation durable.

(7)- https://unctad.org/meetings/fr/SessionalDocuments/ares70d186_fr.pdf

13
B- Les résolutions 1984/6 et 1999/7 du conseil économique et social des
26/7/1984 et 26/7/99 (révisées).

Sur la proposition de la septième Conférence des Nations Unies chargée de


revoir l'Ensemble des directives de la résolution 38/147, celles-ci ont été remodelées
comme suit :
1. Décide d'adopter la révision des lignes directrices concernant la protection
du consommateur annexée à la présente résolution, dont elle fait partie
intégrante ;

2. Demander au Secrétaire Général de diffuser ces lignes directrices aux Etats


membres et autres parties intéressées ;

3. Demande à l'ensemble des organisations des Nations Unies qui ont rédigé
des principes directeurs et des documents connexes sur des domaines
spécifiques relatifs à la protection des consommateurs de diffuser leurs lignes
directrices aux organes compétents de chaque Etat membre de l’ONU ;

4. Recommande aux Etats membres de mettre en œuvre la présente


résolution ainsi que les lignes directrices énoncées dans l'Annexe ;

5. Donne instruction au Secrétariat de la Conférence des Nations Unies sur le


Commerce et le développement de recueillir et faire circuler les informations
relatives aux progrès réalisés et aux expériences menées en matière de mise
en œuvre de la présente résolution, d’actualiser les informations recueillies et
de faire un rapport sur le sujet à l'Assemblée Générale à l'occasion de la
Huitième Conférence chargée de revoir l'Ensemble;

6. Demander en outre à la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et


le Développement d'assurer la promotion des principes révisés des Nations
Unies pour la protection des consommateurs et d’encourager les Etats
membres intéressés à faire connaître les diverses façons dont les Etats
membres, les entreprises et la société civile peuvent promouvoir la protection
des consommateurs concernant la fourniture de biens publics et privés;

7. Décide de mettre en place un Groupe intergouvernemental d'Experts en


charge de la consommation dans le cadre d'une Commission du commerce et
du développement de la CNUCED;

8. Décide que les moyens nécessaires doivent être mis à la disposition de la


Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement afin
de réaliser les tâches énoncées dans les principes directeurs révisés ;

9. Invite le Secrétaire Général à continuer à promouvoir la mise en œuvre


effective des principes de protection des consommateurs par les États
membres et les entreprises.

14
C- La résolution 70/186 adoptée le 22 Décembre 2016 relative à la
protection des consommateurs prise par les Nations Unies.

Cette résolution fait référence à toutes les résolutions intérieures, depuis celle
de 1981/62 du Conseil économique et social, en date du 23 juillet 1981. En passant
par l’une des plus importantes, celle tenue à Doha du 21 au 26 avril 2012, chargée
par la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement pour
réaliser des travaux de recherche et d’analyse et d’aider tous les États Membres, en
particulier les pays en développement et les pays en transition, à élaborer et
appliquer des politiques en matière de concurrence et de protection des
consommateurs, à promouvoir l’échange de pratiques optimales et à effectuer des
évaluations horizontales de la mise en œuvre de ces politiques.
Ces résolutions ainsi que plusieurs conférences en commissions ou en
assemblées plénières ont aboutis en fin de compte à assoir d’une manière définitive
et durable les principes directeurs qui doivent régir toutes les lois relatives à la
protection des consommateurs dans toutes les nations du globe, à travers les
décisions prises lors de la séance plénière N°81 du 22/12/2015.
On peut résumer ces principes généraux devant régir les pratiques commerciales
comme suit:
a) Loyauté et honnêteté à l’égard des consommateurs à tous les stades de
leur relation et intégrer cette règle de conduite dans leur culture d’entreprise. Elles
devraient s’abstenir de toute pratique préjudiciable aux consommateurs, en
particulier aux consommateurs vulnérables et défavorisés ;
b) Pratiques commerciales; les entreprises devraient s’abstenir de recourir à
des pratiques commerciales illégales, contraires à l’éthique, discriminatoires, ou
trompeuses, telles que des techniques de vente abusives, des procédures de
recouvrement de créances abusives ou tout autre comportement inapproprié
susceptible de faire encourir un risque ou un préjudice indu aux consommateurs. Les
entreprises et leurs agents agréés devraient tenir dûment compte des intérêts des
consommateurs et avoir pour responsabilité d’ériger en objectif le respect des
mesures de protection des consommateurs ;
c) Communication d’informations et transparence. Les entreprises devraient
communiquer des informations complètes, précises et non trompeuses sur les biens
et les services, les modalités, les conditions, les charges applicables et le coût final
afin de permettre aux consommateurs de prendre des décisions en toute
connaissance de cause. Elles devraient veiller à ce que ces informations, en
particulier celles relatives aux principales modalités et conditions, soient aisément
accessibles, quelle que soit la technologie employée ;
d) Éducation et sensibilisation. Les entreprises devraient, selon le besoin,
mettre au point des programmes et dispositifs qui aident les consommateurs à
acquérir les connaissances et compétences requises pour comprendre les risques
encourus, notamment financiers, prendre des décisions éclairées, et obtenir des
conseils et une aide de professionnels compétents, de préférence d’une tierce partie
indépendante, si nécessaire ;

15
e) Protection de la vie privée. Les entreprises devraient protéger la vie privée
des consommateurs au moyen d’un ensemble de mécanismes de contrôle, de
sécurité, de transparence et de consentement pour la collecte et l’usage de leurs
données personnelles ;
f) Plaintes et litiges. Les entreprises devraient mettre à la disposition des
consommateurs des mécanismes d’examen des plaintes qui garantissent un
règlement équitable, transparent, peu coûteux, accessible, rapide et efficace de leurs
litiges sans qu’ils aient à supporter de coûts ou charges indus. Elles devraient
envisager de souscrire aux normes nationales et internationales concernant
l’examen des plaintes en interne, les modes alternatifs de règlement des litiges et les
codes sur la satisfaction de la clientèle.

Il devient donc impératif selon ses résolutions émanant d’un organisme aussi
important que les Nations Unies à ce que les Etats membres respectent ces
directives qui sont résumés comme suit :
a) Adoption de bonnes pratiques commerciales ;
b) Fourniture d’informations claires et à jour permettant aux consommateurs
de contacter facilement les entreprises et aux autorités de réglementation et de
répression d’identifier et de localiser les entreprises. Ces informations concernent
notamment l’identité de l’entreprise, sa dénomination sociale et son nom commercial,
son adresse géographique principale, l’adresse de son site Web et de sa messagerie
électronique ou d’autres moyens de contact, son numéro de téléphone et son
numéro officiel d’immatriculation ou de licence ;
c) Fourniture d’informations claires et à jour sur les biens ou services
proposés par les entreprises et sur les termes et conditions de chaque transaction ;
d) Élaboration de contrats équitables dont les clauses sont claires, concises et
faciles à comprendre ;
e) Mise en place d’une procédure transparente de confirmation, d’annulation,
de retour et de remboursement encadrant toute transaction ;
f) Établissement de mécanismes de paiement sécurisés ;
g) Création de dispositifs équitables, abordables et rapides de règlement des
litiges et de réparation ;
h) Dispositions visant à assurer la sécurité de la vie privée et des données des
consommateurs;
i) Éducation des consommateurs et des entreprises.
Toutes ces résolutions ont abouti à la réunion d’un groupe d’experts inter
gouvernementaux, qui a procédé en 2015 à une révision des principes sus cités et
surtout à la section 5, paragraphes 95 à 99, qui institue les mécanismes de
supervision et de contrôle qui doit se réunir périodiquement sous les auspices de la
CNUCED. Sa première réunion a eu lieu du 17 et 18 Octobre 2016 à Genève.

16
Mais, ces dispositions comme nous pouvons le constater à la lecture de toutes
ces résolutions sont d’ordre déclaratif. Elles ne sont pourvues d’aucun moyen
coercitif pour obliger les signataires à leur respect. Pour y parvenir, il faudra
que ces dispositions deviennent des règles permettant au consommateur
d’ester en justice en ayant la possibilité de porter ses doléances devant des
instances judiciaires possédant le pouvoir d’émettre des jugements, et la
capacité de les exécuter.
Aucune protection effective n’est donc viable sans ce leitmotiv. Si cette
aptitude n’est pas permise au consommateur, les autres recommandations
telles que; l’information, l’adoption d’une étique commerciale, l’éducation des
fournisseurs et des consommateurs, ainsi que toutes les autres dispositions
resterons des déclarations d’intentions que les Etats intéressés peuvent
promulguer dans leurs lois sans que cela ait un impact sur la vie quotidienne
des consommateurs.
L’organisation des Nations Unies est certes consciente de ce paradoxe,
mais ce sont les Etats qui en font partie qui décident de ce qu’ils veulent
avaliser comme dispositions, tout en leur donnant leur caractère facultatif ou
impératif selon l’intérêt qu’ils leurs portent.

17
DEUXIEME PARTIE

Système Anglo-Saxons (Common Law)

&

Système Romano-Germanique

18
Chapitre 1 : Le système Anglo-Saxon
A- Les Etats Unis d’Amérique
Les Etats Unis d’Amérique avec le Royaume Uni sont les grands représentants
du système juridique connu sous ‘’Common Law’’. C’est un système basé sur des
règles proclamées par les tribunaux au cours de jugements individuels qui
deviennent des jurisprudences faisant référence en tant que Lois.

1- L’histoire
Hormis ce qui a été dit au premier chapitre sur l’historique du mouvement de
protection du consommateur dont les US sont le berceau, il serait néanmoins édifiant
de compléter cette marche historique par la loi américaine qui porte le nom du
sénateur John Sherman de l'Ohio qui s'éleva contre le pouvoir émergent de certaines
entreprises constituées en quasi-monopoles, en déclarant : «Si nous refusons qu'un
roi gouverne notre pays, nous ne pouvons accepter qu'un roi gouverne notre
production, nos transports ou la vente de nos produits». L'expression d'« anti-trust »
vient du fait que la proposition de loi visait à contrer les agissements d'un groupe
pétrolier, la Standard Oil, qui était constitué en trust et non sous la forme d'une
société dont les droits étaient, à l'époque, limités. Ironiquement, lorsque la Standard
Oil fut démantelée, elle avait pris déjà la forme d'une société et le Sherman Antitrust
Act(8) ne s'appliqua plus guère aux trusts. Cette loi est complété par le Clayton
Antitrust Act de 1914(9).
En tout état de cause, tout le monde reconnait la primauté des citoyens-
consommateurs US dans leur engagement précoce de lutte pour la protection du
consommateur, la mise sur pied d’organisations indépendantes constituées par des
avocats ou des politiciens de renom a contribuée énormément à cette lutte en se
portant partie en soutient du consommateur lésé devant les tribunaux du pays, ainsi
que l’honnêteté et l’impartialité de certains juges à formuler des ‘’Actes et arrêts
jurisprudentiels’’ contre les opérateurs économiques malhonnêtes qui ont recours à
des pratiques prohibées par le bon sens et l’intérêt des parties les plus faibles dans
l’équation fournisseur-consommateurs, et ceci dans tous les domaines de la vie
économique.
C’est donc le rôle des tribunaux US qui était déterminent, avant que les
différents présidents et le congrès ne promulguent des actes législatifs qui prennent
en compte les règles fondamentales à respecter par les parties et surtout en faisant
la part de ce qui est prohibé dans les pratiques commerciales et ce qui est permis.

(8)- https://www.ourdocuments.gov/doc.php?flash=false&doc=51
(9)- https://en.wikipedia.org/wiki/Clayton_Antitrust_Act_of_1914

19
2- Les Lois

Dans le domaine juridique, deux jurisprudences, (élément prédominant dans


le droit anglo-saxon) de justice importantes font référence et sont à l’origine de la
prise de conscience de la nécessité de protéger le consommateur : L’arrêt Campbell
Soup contre Wentz(10) en 19486, et l’arrêt ; Hennigser contre Bloomfield Motors en
1960(11).
Un corpus de règles juridiques complexes protège le consommateur
américain. Les principes de common law et de “tort law”(12) (droit qui couvre la
responsabilité civile contractuelle, quasi délictuelle ou délictuelle) mettent certaines
obligations à la charge des fournisseurs de biens et de services.
La Consumer Products Safety Commission,la Federal Trade Commision(13) (qui
applique également le droit de la consommation), Federal Food & Drug
Admistration(14),le Federal Department of Justice (Ministère de la Justice), et un
certain nombre d’autres agences et juridictions (15), ont pour rôle de s’assurer de
l’application de règles de protection du consommateur.

Désormais, Les fabricants et les fournisseurs de biens aux consommateurs


américains peuvent engager leur responsabilité civile lorsqu’ils mettent dans le
commerce des produits intrinsèquement dangereux, ou ayant un défaut caché, ou
qui ont été conçu ou fabriqué de manière défectueuse, ou qui ont été vendu sous un
faux label ou présenté à tort comme non dangereux.

 Le droit d’ester en justice : “Class Actions” (16) (action collective)

Aux Etats- Unis, l’action de groupe aurait été mise en place dans les années
1960 sous l’impulsion des consommateurs encouragés par Ralph NADER et les
victimes de préjudices corporels dus à des produits défectueux. A partir de là, tout
dommage éventuel est devenu un prétexte à ce type d’action qui s’est étendue à
d’autres préjudices de santé, notamment ceux engendrés par l’amiante, et à des
dommages divers.
Lorsque plusieurs consommateurs subissent un préjudice similaire provenant du
même produit, il est possible de poursuivre le fabricant ou le vendeur de ce produit
en introduisant une class action (action en justice collective) afin que le même
groupe de victimes de consommateurs puisse ester en justice collectivement et
obtenir des dommages-intérêts ensemble. Cette action peut diminuer les frais de
justice d’une part, et faire pression sur les instances judiciaires qui sont plus enclins
à prendre en considération les atteintes à l’intérêt d’un grand nombre de victimes.

(10)- https://law.justia.com/cases/federal/appellate-courts/F2/172/80/1546344/
(11)- https://law.justia.com/cases/new-jersey/supreme-court/1960/32-n-j-358-0.html
(12)- https://www.lawteacher.net/modules/tort-law/
(13)- https://www.ftc.gov/about-ftc/our-history
(14)- https://fr.wikipedia.org/wiki/Food_and_Drug_Administration
(15)- https://www.justice.gov/about/history
(16)-http://www.institut-idef.org/CLASS-ACTIONS-qu-en-penser.html

20
Cette procédure a aussi l’intérêt indéniable d’encourager les éventuelles
victimes à se manifester, d’autant plus que celle-ci est financée par les avocats des
demandeurs qui se rémunèrent sur le montant des indemnités obtenues et peuvent
rechercher des clients par tout moyen y compris la publicité. Ce qui implique une
gratuité de la justice, qui incite les plus démunis à mieux jouer leur rôle de ‘’citoyen
engagé ‘’ en vue de réparer les tords que leur font subir les puissants groupes de
vente.

La class action permet également à un particulier ou à une association représentant


des milliers de personnes de faire valoir leurs droits collectivement.

Tout individu peut donc exercer une action en responsabilité au nom d’un
groupement sans accord exprès de ses membres (par ex, des actionnaires, des
salariés).
Le juge examine la recevabilité de la demande en recherchant l’action la plus
adaptée par rapport aux procédures de droit commun.

Si l’action est recevable, un avis de notification est adressé à tous les


membres du groupe, et diffusé dans les médias. Chaque membre du groupe dont
l’intérêt est défendu en justice doit se manifester dans un certain délai afin de profiter
de la réparation fixée par le juge. Les victimes peuvent aussi renoncer à bénéficier
de cette indemnité en refusant expressément de participer à la class action avant
une certaine date.
Mais devant l’excès de procès d’une manière inconsidérée, surtout que les
actions en justice sont gratuites, et que les avocats l’encouragent puisqu’ils récoltent
environ 40% sur les dommages gagnés. Désormais et dès 2005 devant les dérives
constatées, les Etats- Unis ont adopté un garde-fou pour limiter les procès par la "
class action Fairness Act " 2005 qui impose l’exercice de l’action devant un tribunal
fédéral et non plus local.

 La Tort Law (Responsabilité Civile)

C’est l’équivalent marocain du ‘’Régime de Responsabilité Civile’’. La Tort Law


applique trois concepts clés: le défaut de conception, le défaut de fabrication et
l’absence d’avertissement en cas de défaut non visible. Chacun de ces concepts est
défini selon la règle du précédent judiciaire de la Common Law(17) de l’Etat dans
lequel la victime d’un préjudice a intenté son action.

 Principe de ‘’Long arm’’ (long bras)(18)

Cette loi dite ‘’Long Arm’’, littéralement le bras long. Concerne les fabricants
étrangers qui ont causé un préjudice sur le sol américain, qui peuvent être poursuivis
devant une cour américaine, dès lors qu’ils savaient ou auraient dû savoir que les
produits étaient destinés au marché américain, ou allaient y être délivré ou utilisé.
alors que deuxième a été sévèrement sanctionné pour déclaration mensongère au
sujet du taux d’émission de CO2 de ses voiture, il a même frôler la faillite et son PDG
était contraint de démissionner.

(17)-https://fr.wikipedia.org/wiki/Common_law

21
Les opérateurs économiques savent donc à quoi ils s’engagent et les sanctions qu’ils
encourent en cas d’infraction ou d’agissement frauduleux et préjudiciables envers le
consommateur US. Les exemples récents des déboires subis par les fabricants de
voitures Toyota et Volkswagen sont là pour le rappeler. Le premier a dû rappeler une
grande quantité de ses véhicules pour réparer un défaut du système de freinage,
2- Les juridictions et institutions spécialisées(19)
Dans cet esprit de protection du consommateur, surtout quant à sa vie privée
et son identité qui priment sur toute autre considération, et sachant que ce droit fût
dégagé par la doctrine en 1890, mais est n’a été reconnu par la Cour suprême qu’en
1965. Entre temps c’est le rôle des tribunaux US qui était déterminent dans son
application doctrinale est jurisprudentielle. Avant que les différents présidents et le
congrès ne promulguent des actes législatifs qui prennent en compte les règles
fondamentales à respecter par les parties et surtout en faisant la part de ce qui est
prohibé dans les pratiques commerciales et ce qui est permis.
Désormais, toutes les juridictions et les actes législatifs auront pour base les
principes suivants:

a- Le droit à l’information qui a pour base : Le devoir de renseignement, devoir


de mise en garde et le devoir de conseil.
b- Le droit de protection du consommateur : Protection légale, protection par les
institutions de contrôle fédéral
c- Le droit à la réparation et aux dédommagements
d- Le droit des cabinets d’avocats spécialisés d’ester en justice en lieu et place
des victimes.

Le droit d’ester en justice et en général est aussi du ressort reconnu aux


associations de défense des consommateurs. L’exemple le plus emblématique reste
‘’Public Citizen’’(20) qui plaide devant les trois branches du gouvernement fédéral des
États-Unis.
. Les cinq divisions de Public Citizen comprennent: Congress Watch; Énergie; Global
Trade Watch; le Groupe de recherche en santé et Public Citizen Litigation Group,
qui est un cabinet d'avocats d'intérêt public de renommée nationale, fondé par Alan
Morrison et connu pour sa pratique en Cour suprême et en appel.
 Federal Trade Commission (la commission fédérale de commerce)
La loi sur la protection du consommateur est un domaine de droit géré par le
Bureau of Consumer Protection et supervisé par la Federal Trade Commission
(FTC). Il protège les consommateurs, des actions contraires à l'éthique et des
négligences dont se rendent responsables les entreprises dans leur relations
commerciales avec les consommateurs, en établissant et en appliquant des règles
pour chaque transaction commerciale. Et en imposant des restrictions sur la manière
dont les entreprises peuvent gérer le transfert et la gestion de la sécurité des
informations personnelles des consommateurs.
(18)- https://www.law.cornell.edu/wex/long-arm_statute
(19)- https://www.zpllp.com/the-14-areas-of-consumer-protection-laws-you-should-know/ -
(20)-https://www.uml.edu/health-sciences/WE/Job_Posting/PC_Regulatory_Policy_Advocate.pdf

22
La Federal Trade Commission est l’agence phare de protection des
consommateurs US et de la promotion de la concurrence. C’est une agence
indépendante du gouvernement des États-Unis, créée en 1914 par le Federal Trade
Commission Act lorsque le président Woodrow Wilson a promulgué la loi sur la
Federal Trade Commission. Elle a commencé sa mission le 16 mars 1915.
La FTC protège les consommateurs en luttant contre les pratiques déloyales,
trompeuses ou frauduleuses sur le marché. Elle mène des enquêtes, poursuit en
justice les entreprises et les personnes qui enfreignent la loi, élabore des règles pour
assurer un marché dynamique et informe les consommateurs et les entreprises de
leurs droits et de leurs responsabilités.
Elle recueil des plaintes, allant de la sécurité des données, de la publicité trompeuse,
au vol d'identité, en passant par les violations de numéros de téléphone exclus, et les
mets à la disposition des organismes chargés de l'application de la loi sur le plan
national et des juridictions du monde entier à des fins de suivi.
La Federal Trade Commission (FTC) (Commission fédérale du commerce) est une
agence indépendante du gouvernement des États-Unis, créée en 1914 par le
Federal Trade Commission Act (en). Sa mission principale est l'application du droit
de la consommation et le contrôle des pratiques commerciales anticoncurrentielles
telles que les monopoles déloyaux.
La création de la FTC fut l'une des principales actions du président Woodrow Wilson
contre les trusts. Son équivalent français pourrait être la Direction générale de la
Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes ou DGCCRF.
Cette administration comprend plusieurs Divisions, chacune selon sa spécialité.

 Division of Privacy and Identity Protection (Division de la Protection de


la vie Privée et de l’identité) (21)

La Division veille au respect des lois et des règles, participe à la sensibilisation et


à l'élaboration des politiques et informe les consommateurs et les entreprises des
problèmes émergents en matière de protection de la vie privée. Etabli des rapports
de solvabilité et de sécurité des informations, ainsi que de prévention et d'assistance
en matière de vol d'identité.

Créée en 2006, la Division de la protection de la vie privée et des identités


gère le traitement des informations des consommateurs par les entreprises, dans le
but de protéger la vie privée et l’identité du consommateur contre toute action
déloyale ou trompeuse. Les domaines de son intervention comprennent quatre
grands axes relatifs à la protection des consommateurs, qui sont :

 Application de l’Article ‘’5’’ de la loi sur le commerce fédéral.

Cet Article stipule que les consommateurs doivent être traités équitablement et ne
pas être trompés ni mis en danger du fait d'actes déloyaux ou trompeurs commis par
des entreprises.

(21)-https://www.ftc.gov/about-ftc/bureaus-offices/bureau-consumer-protection/our-
divisions/division-privacy-and-identity

23
 La Fair Credit Reporting Act (FCRA)

Cette loi concerne le crédit équitable (FCRA), elle se concentre plus spécifiquement
sur les entreprises d’évaluation du crédit. Tels que les agences de renseignements
sur les consommateurs, en les rendant responsables de l’exactitude et de la sécurité
des informations personnelles collectées et communiquées à des tiers. Cette loi
garantit que les agences de reporting comme Equifax, Experian et TransUnion
gèrent les informations de crédit des consommateurs de manière juste et sûre.

 La Loi Gramm-Leach-Bliley (GBLA)

Connue sous le nom de loi de modernisation financière de 1999. La GBLA exige de


toutes les institutions financières américaines qu’elles expliquent par écrit comment
elles gèrent et protègent les informations des consommateurs. Surtout lorsqu’il s’agit
d'informations personnelles sensibles comprenant leur numéro de sécurité sociale,
des informations de crédit, leur nom complet et leur adresse personnelle.

La loi Gramm Leach, Bliley Act (nommée en l'honneur des trois coauteurs de la loi)
indique que chaque institution financière doit créer et tenir à jour un plan écrit
accessible au public, décrivant comment elles protègent les informations
personnelles de leurs consommateurs.

 La Loi COPPA

Elle est dédiée à la protection de la vie privée des enfants, leur et à leurs parents une
protection en réglementant les informations qu'une entreprise peut collecter à propos
d'un enfant et la manière dont ces informations sont utilisées.
La loi sur la protection de la vie privée en ligne des enfants interdit les actes
trompeurs ou déloyaux liés à la collecte en ligne de renseignements personnels sur
les enfants et régit la manière dont les informations personnelles sont recueillies et
utilisées par les services en ligne. Elle concerne les informations personnelles sur les
enfants de moins de 13 ans.

La loi COPP contribue principalement à faire d’Internet un endroit plus sûr pour les
enfants.

 Division des pratiques du marketing et de la publicité

La division du marketing et de la publicité du Bureau de la protection du


consommateur s’occupent de la prévention des types courants de réclamations
frauduleuses et des actions trompeuses prises par les commerçants lors de la
commercialisation de leurs produits. Les différents domaines du marketing et de la
publicité contrôlés et réglementés par le Bureau de la protection du consommateur
dont la publicité trompeuse.

Pour cette administration, une publicité trompeuse se produit lorsque des images et
des mots utilisés dans des publicités imprimées, numériques ou vidéo impliquent,

24
directement ou indirectement, des allégations concernant des produits qui ne sont
pas vrais ou qui omettent des informations nécessaires à la compréhension de la
vérité. Elle concerne :

Les noms de produits, les prix, les allégations et tout ce qui pourrait affecter le
comportement des consommateurs à propos du produit ou du service doit être
véridique, et ne doit pas induire en erreur ou avoir une démontrer une appétence
malhonnête pour des produits inadéquats.

Ceci comprend:

 L'emballage du produit,
 Etiquetage,
 Les brochures,
 Annonces,
 Médias numériques

 Droit de la protection des consommateurs et des revendications


environementales

La Federal Trade Commission stipule que les revendications environnementales,


telles que : «biodégradable», «recyclable» ou «non toxique» doivent être:

 Spécifique
 Véridique, et;
 Supporté par des preuves.

Cependant, pour rester en conformité avec les lois sur la protection du


consommateur, de telles allégations doivent être prouvées par des certifications ou
des explications claires sur la manière dont elles réalisent cette allégation
environnementale.

 Revendications «MADE IN USA»

Le pays d’origine d’un produit implique pour le consommateur étant celui dont le
standard espéré pourrait satisfaire ses habitudes d’achat. C’est pour cette raison que
les allégations d’origine trompeuses qui violent le droit du consommateur à
connaître l'origine du produit pour influencer sa décision d'achat son prohibé est
sanctionnées par la loi ‘’Made in USA’’.

 Loi CAN-SPAM

La loi CAN-SPAM protège les consommateurs de ce qui peut être considéré comme
du spam ou des communications électroniques indésirables en imposant des règles
de communication telles que:

 Fournir des lignes d'objet précises qui n'induisent pas le lecteur en erreur ;
 Donner aux lecteurs un moyen facile de ne plus recevoir de messages ;

25
 Les expéditeurs affichant l’emplacement physique de leur entreprise ;
 Les expéditeurs doivent indiquer qui ils sont et leurs intentions.

 Règles de vente télémarketing

La législation appelée ‘’Loi sur la protection des consommateurs téléphoniques, ou


TCPA’’. Comprend des dispositions légales strictes en vue de protéger les
consommateurs contre les actions déloyales et trompeuses des télévendeurs. Elles
garantissent que les consommateurs ne soient pas harcelés, trompés ou maltraités
par des télévendeurs. Ils couvrent des sujets tels que:

 Robocalls ou systèmes de numérotation automatisés;


 SMS automatisés;
 Registre national des numéros de téléphone exclus (confidentiels).

En cas d’harcèlement par un appel téléphonique automatisé ou un message texte, le


télévendeur risque des dommages-intérêts pouvant aller jusqu’à 1 000 USD par
contact.

 Règles de franchise et d’opportunité commerciale

Le Bureau de la protection du consommateur réprime ces activités frauduleuses et


leurs opportunités de franchise. Pour ce faire, il a notamment obligé les vendeurs à
fournir à tous les acheteurs potentiels un document d’information. Il décrit 23 points
d'informations spécifiques qu'une entreprise doit divulguer aux acheteurs potentiels
pour rester en conformité. Les détails incluent les réclamations commerciales et de
revenus et doivent fournir des preuves à l'appui de ces réclamations. Cela empêche
les vendeurs de faire des déclarations de revenus ou d’affaires commerciales qui
pourraient léser le consommateur, tout en protégeant les individus par ailleurs peu
méfiants à la recherche d’une vie meilleure.

 Lois sur la protection des consommateurs et changements


technologiques

Les lois sur la protection du consommateur ne sont pas stagnantes. Elles évoluent
constamment pour faire face aux changements technologiques et sociaux. Le
changement le plus important de ces dernières années a été l'adoption mondiale
d'Internet.

Ce changement a créé de nombreuses nouvelles menaces pour la protection de la


vie privée et la protection des consommateurs, entraînant la création de nouvelles
lois sur la protection des consommateurs spécialement conçues pour protéger la vie
privée et les droits des consommateurs en ligne. En ce moment c’est sur le Rapport
Deloitt rédigé par trois consultants du groupe du même nom, que se base
l’administration américaine en vue de promulguer de nouvelles lois. Mais qui seront

26
dépassées au vu de la rapidité avec laquelle les nouvelles technologies rendent les
plus récentes déjà anciennes dans des temps record.

 Division des pratiques financières

Toute personne est amenée à un moment donné de sa vie à recourir aux services
financiers et bancaires, soit pour un prêt, auto, consommation, études…
Cette activité est assujettie au contrôle du Bureau de la protection du consommateur
qui réglemente les services financiers dans leurs activités lorsqu'ils traitent avec les
consommateurs.
Ses principaux domaines d’intervention sont :

a) Le recouvrement de la dette équitable (FDCA)

Dans la situation ou un consommateur ne peut rembourser un emprunt et que les


agents de recouvrement des dettes ne font aucun effort pour résoudre
convenablement le problème. La FTC a créé le Fair Debt Collection Act (FDCA).
Cette loi protège les consommateurs en limitant les actions contraires à l'éthique ou
injustes intentées par des entreprises de recouvrement de dettes tierces cherchant à
recouvrer des créances en cours pour le compte d'une autre entité.
Certaines pratiques pouvant porter préjudice au consommateur endetté sont
prohibées par cette Loi lors du recouvrement des créances telles que:

 Être verbalement abusif


 Harcèlement
 Parler aux membres de la famille du débiteur ou de ses collègues de traille de
sa dette
 Contacter le débiteur en dehors des heures raisonnables

b) Services hypothécaires, de crédit et d’allégement de la dette.

Lorsque les fournisseurs de services de crédit prédateur et d'allégement de la


dette sont soupçonnés d’escroquerie ou de traitements contraires à l’éthique.

Les victimes peuvent prendre attache avec la Division des pratiques financières au
sein de la FTC qui surveille et empêche les entreprises de services financiers de
faire des réclamations trompeuses et injustes aux consommateurs qui cherchent à
se soulager de situations financières désastreuses, telles que l’incapacité de
rembourser leur dette hypothécaire ou de carte de crédit.
Celle-ci assurer la protection des citoyens à la recherche de prêts à court terme ou
d'urgence et applique des mesures de protection afin que leurs informations
personnelles soient en sécurité pendant ce processus.

c) Vente des véhicules automobiles et leur financement

Le Bureau de la protection du consommateur surveille et applique la protection de la


vie privée et limite les pratiques frauduleuses dans l'ensemble du secteur des

27
services financiers automobiles. En veillant à ce que les fournisseurs de services de
l’industrie se conforment aux lois, telles que la loi Gramm-Leach-Bliley Act (GBLA) et
les règlements de la section 5 de la FTC.

d) Pratiques financières de l’éducation (prêts étudiants)

Le prêt étudiant présente environ 10% du PIB des USA, soit 1,5 billion de dollars par
an. Avec des sommes aussi importantes et l’avenir des citoyens en jeu, la Division
des pratiques financières et les professionnels du droit de la protection du
consommateur gardent un œil vigilant sur les prestataires de services financiers et
leurs actions.

B- La Malaisie

1- L’histoire
Depuis la déclaration d’indépendance de la Malaisie le 31 Août 1957 faite par
le parlement Britannique (ancien colonisateur), et son admission en qualité de
membre du Commonwealth. La Malaisie a pris plusieurs décisions législatives à
partir de 1961, jusqu'à la loi de 1999 en vue de protéger le consommateur malaisien
contre les actes préjudiciables à sa santé, son bien-être et ses intérêts. Et lui
permettant de recourir à un choix des biens et services qui lui conviennent à travers
toute une panoplie de lois et obligations faites aux fournisseurs. Nous
commencerons d’abord par les lois d’ordre général, pour aboutir enfin à la loi la plus
emblématique de 1999 ‘‘Malaysia's Consumer Protection Act 1999’’,version 2016 (30)

2- Les Lois :
 La Loi de protection du consommateur: Malaysia's Consumer Protection
Act 1999.

C’est la loi matrice de la législation de protection des consommateurs en


Malaisie. Elle a été promulguée le 15 Novembre 1999, dans la perspective de fournir
une plus grande protection aux consommateurs et ses dispositions couvrent des
domaines qui ne sont pas couverts par d'autres lois en vigueur. Cette loi prévoit une
réparation simple et peu coûteuse des griefs des consommateurs et des mesures de
redressement spécifiques. Elle définit le «consommateur» comme une personne qui
« acquiert ou utilise des biens ou des services d'un type habituellement acquis à des
fins personnelles, ou domestiques, d'utilisation ou de consommation.

(30)http://www.agc.gov.my/agcportal/uploads/files/Publications/LOM/EN/Act%20599%20-
%2029.08.2016.pdf
(31)https://www.researchgate.net/publication/282896437_Statutory_protection_of_Malaysian_con
sumers_against_unfair_contract_terms_Has_enough_been_done

28
Mais la disposition relative au tribunal des plaints du consommateur ‘’The Tribunal of
Consumer Claims” reste la disposition clé de cette loi. Le consommateur peut sous
cette loi faire prévaloir même des griefs mineurs qui ne dépassent pas RM 25,000 au
tribunal du consommateur.

 Control of Supplies Act 1961 (Contrôle des approvisionnements)

C’est une loi Malaisienne ‘’Act 122’’ qui permet le control et le rationnement
approvisionnement des biens. Cette loi interdit le stockage illégal et le refus de
vendre. Parmi les biens cités sous cette loi on trouve le sucre, le lait, le sel, le ciment
et le mâchefer, la farine de blé, les engrais, les pesticides, l’huile à cuisiner,
l’essence, le gasoil, et le poulet.

 Location avec promesse d’achat ‘’Hire Purchase Act 1967’’

Cette loi qui est entrée en vigueur le 11 Avril 1968, elle constitue la base
législative qui régi toutes les formes de conventions relatives à aux ; locations avec
promesses d’achat, à travers leur régulation et le contrôle de leur objet et contenu.
Elle délimite les droits, les devoirs, la responsabilité et la solidité financière des
loueurs, des propriétaires et de toutes les parties du contrat. Elle a été renforcée
depuis, pour permettre une meilleure protection pour des biens plus spécifiques. En
vertu de la Loi, sont définis comme meubles; toutes sortes de biens tels que les
«navires, aéronefs, véhicules, animaux, plantes et cultures en croissance et toutes
sortes de biens meubles». Cette loi dispose de sanctions pécuniaires et pénales
(emprisonnement), ‘’Laws of Malaysia Act 212’’.

 Code de commerce’’ Trade Descriptions Act 1972 ‘’

Cette loi interdit la fausse description des marchandises par les vendeurs et toute
déclaration fausse ou inexacte concernant les biens et les services, et les locaux des
entités qui réalisent les services ou des installations de fabrication. Elle assure des
descriptions honnêtes des produits mis en vente à des prix raisonnables. Et donne
une classification des biens selon une nomenclature déterminée à porter sur le
contrat de vente.

 Loi des poids et mesures : ‘’Weights and Measures Act 1972’’

C’est une loi qui régule les poids et mesures, en procédant à des contrôles par
l’étalonnage des instruments et leur conformité dans le commerce aux standards
internationaux selon les systèmes des unités en vigueur.

29
 Les ventes directes et les arrangements de ventes pyramidales : ‘’Direct
Sales and Anti-Pyramid Scheme Act 1993’’

Cette loi prévoit l'octroi de licences aux personnes exerçant des activités de vente
directe. La loi encourage le développement des industries d’une manière éthique et
interdit formellement les ventes pyramidales (qui sont une sorte d’escroquerie basée
sur le recrutement de nouveaux membres-vendeurs à qui on promet des profits
faramineux s’ils réussissent à vendre une marchandise que les premiers ont eux-
mêmes acheté. Mais ce ne sont que les vendeurs en haut de la pyramide qui en
profitent, puisqu’ils sont les seuls qui recrutent le cercle de membres vendeurs
initiaux).

 La loi de contrôle des prix anti profits excessifs : ‘’Price Control and Anti
Profiteering Act 2011 (Act 723)’’

La vieille loi de contrôle des prix ’’Price Control Act 1946 (Act 121)’’est parmi les
premières législations protectrices du consommateur Price Control Act 1946 (Act
121), promulguée par le gouvernement colonial, elle avait pour objet le contrôle des
prix et l’inflation. Cette loi a subi pas moins de 40 amendements. Sa dernière révision
date de1973 par la loi 121malgrès cela les prix restent au-dessus des prix légaux
contrôlés.

Cette loi donne le pouvoir au ministre du commerce intérieur et de la consommation


de déterminer les mécanismes d’institution des prix, ainsi que les taux de profits à ne
pas dépasser. En cas de non- respect des dispositions légales. Le mis en cause
peut être sanctionné par de sévères amendes et de peines privatives de liberté
pouvant aller jusqu’à trois ans ou les deux sanctions.

D'autres législations de protection du consommateur malaisien sont également en


vigueur. Parmi celles-ci le (La vente des biens) Sale of Goods Act 1957; Loi de 1950
sur les contrats; Loi de 1972 sur les descriptions commerciales; Food Act 1993 ( loi
sur l’alimentaire); Loi sur la communication et le multimédia de 1998; Règlement des
normes de sécurité des jouets de 2010; certification de l'homologation et de la
marque de conformité de Normes de sûreté, Code de la pratique publicitaire 1990;
et la Loi sur la protection des données à caractère personnel .

3- Les Juridictions
Les consommateurs victimes de préjudices ou de griefs relatifs à la loi de
protection du consommateur ont l’embarras du choix entre la panoplie de juridictions
auxquelles il leur est permis d’avoir recours pour demander réparation : Le Tribunal
des réclamations des consommateurs ou la Cour des petites créances; tandis que
ceux qui ont des problèmes avec les opérateurs immobiliers, il peuvent s'adresser au
Tribunal pour les demandes d'accession à la propriété tandis que ceux qui ont des
problèmes bancaires ou d'assurance peuvent s'adresser au Financial Mediation
Bureau (FMB)

30
 Tribunal des réclamations des consommateurs: Tribunal for Consumer
Claims Malaysia

Le Tribunal des réclamations des consommateurs de Malaisie (TCCM) est un


organe judiciaire indépendant créé en vertu de la loi de 1999 sur la protection du
consommateur et entré en vigueur le 15 novembre 1999 (Loi sur les lois de Malaisie
212). Il a été institué comme un canal alternatif simple, bon marché et rapide pour les
consommateurs en vue de réclamer des préjudices ne dépassant pas RM25, 000
(environ: 600 000MAD) liés à des biens achetés ou des prestations de services
obtenus auprès des commerçants ou des fournisseurs de services.

Avant cela, tous les différends entre les consommateurs et les commerçants, les
fournisseurs ou les fabricants de biens ou de fournisseurs de services devaient être
portés devant les tribunaux civils. Cela signifiait des procédures compliquées et
longues, et des coûts élevés, conduisant à la réticence des consommateurs à
poursuivre leurs revendications contre les commerçants, fournisseurs ou fabricants
de biens ou de services irresponsables et immoraux devant les tribunaux civils, en
particulier lorsque le montant réclamé était faible. Il y a dans chaque état des ‘’cours
de petites créances’’ pour entendre des réclamations de moins de RM 5 000
(environ :12 000MAD).

 Cour des petites créances: Small Claims Court

Les consommateurs lésés dont les demandes ne dépassent pas 5 000 RM


environ: 12000MAD) peuvent recourir à la procédure de règlement des petits litiges
du tribunal de première instance créée en 1987. La partie qui poursuit la demande
doit être un particulier et non une société. Les caractéristiques de cette cour sont que
les affaires sont entendues d'une manière bon marché, facile et rapide, et aucune
des parties n’a à être représentée par un avocat, sauf dans les cas où le défendeur
est une société enregistrée. Le demandeur lui-même fait toute la procédure, guidé en
cela par le personnel de la cour. Le jugement est définitif et aucun appel à une
juridiction supérieure ne peut être interjeté par l'une ou l'autre des parties, sauf sur un
point de droit. Parmi les revendications entendues par la Cour des petites créances
figurent:

 Remboursement d'argent payé pour des biens qui s'avèrent être défectueux
 Remboursement de salaires ou de traitements payés pour des travaux non
effectué
 Des réclamations pour des commissions impayées, le paiement de services
fournis, des installations fournies ou des réparations effectuées.
 Réclamations pour recouvrement de dettes
 Bureau de médiation financière: Financial Mediation Bureau

Les consommateurs confrontés à des problèmes bancaires ou d'assurance peuvent


s'adresser au Financial Mediation Bureau (FMB), un dispositif de médiation mis en
place par l'industrie pour résoudre les problèmes entre les consommateurs et les

31
prestataires de services financiers. Comme ses services sont gratuits, ils constituent
une alternative peu coûteuse au recours aux tribunaux. La décision de la FMB ne lie
pas le plaignant, mais uniquement le fournisseur des services financiers. La
FMB a compétence sur les litiges ou les réclamations relatives aux polices
d'assurance jusqu'à RM 100 000 (environ 250 000MAD). L'affaire ne doit pas être
prescrite (plus de six ans), et ne doit pas avoir été renvoyée devant une autre
juridiction ou un tribunal d’arbitrage. Dans le cas des services bancaires, FMB traite
les réclamations et litiges concernant:

 Les services bancaires conventionnels et islamiques


 Les prêts (personnels, logement ou location-achat)
 Les comptes bancaires (épargne, dépôts à terme, dépôts à terme, etc.)
 Carte de crédit Carte de paiement
 Remises / opérations bancaires électroniques
 Opérations bancaires électroniques (guichet automatique et guichet
automatique) La somme ne doit pas dépasser RM 100 000 (250 000MAD),
sauf en cas de fraude, si elle concerne des cartes de crédit, cartes de
paiement, cartes bancaires et vérifie, la limite est RM25, 000.

 Tribunal pour les réclamations des acheteurs de maison: Tribunal for


Homebuyers Claims

Le Tribunal cherche à résoudre le différend des acheteurs de maisons avec leurs


promoteurs immobiliers. Le Tribunal recourt au règlement extrajudiciaire des litiges
(ADR) et dispose de tous les pouvoirs d'un tribunal civil. Il offre toutefois une voie de
recours et de justice moins coûteuse et plus rapide que celle d'un processus
judiciaire coûteux et long. Le Tribunal traite uniquement les litiges découlant des
contrats de vente et d'achat signés entre un promoteur et un acheteur, peu importe
que l'acheteur ait conclu le marché directement avec le promoteur ou que l'acheteur
l'ait fait avec le premier acheteur qui l'avait acheté.

Les procédures du Règlement du Tribunal sont simples et, pour préserver l'uniformité
des lois, sont semblables à celles du Tribunal des réclamations des consommateurs
établi en vertu de la Loi de 1999 sur la protection des consommateurs. Ni le
demandeur ni le défendeur ne peuvent être représentés par un avocat lors d'une
audience, sauf si le Tribunal est d'avis que l'affaire concerne des questions juridiques
complexes. Si une partie est autorisée à être représentée par un avocat, l'autre partie
a le même droit.
Mais le Tribunal ne peut donner qu'une indemnité pécuniaire ne dépassant pas 50
000 RM (environ : 120 000MAD) pour chaque réclamation, indifféremment que le
total de toutes les réclamations individuelles soit supérieur à 50 000 RM.

Le Tribunal du logement rend sa sentence sans délai et si possible dans les 60 jours
à partir du premier jour de l'audience. Des sanctions sont également imposées par le
Tribunal. Toute personne qui ne se conforme pas à une sentence rendue par le

32
Tribunal est réputée avoir commis une infraction et est passible d'une amende ne
dépassant pas 10 000 RM (25 000MAD) ou d'un emprisonnement maximal de deux
ans, ou de l'une de ces peines. Dans le cas d'une infraction continue. En plus des
sanctions, le contrevenant est passible d'une astreinte judiciaire n'excédant pas 1
000 RM (2500MAD) pour chaque jour où l'infraction se poursuit après la
condamnation.

 Autorégulation des commerçants: Self-Regulation of Traders

Le Code de déontologie des entreprises de Malaisie (Rukun Niaga), suite à une


initiative du Conseil consultatif national pour la protection du consommateur, et celle
du Ministère du commerce intérieur et des consommateurs, visent à développer des
comportements éthiques parmi les commerçants en Malaisie pour le bénéfice des
consommateurs ainsi que des opérateurs économiques. Ce code éthique est basé
sur les principes suivants: L'honnêteté dans les transactions commerciales;
responsabilité envers les clients, la société et l'environnement; la générosité envers
les autres humains; modération dans les transactions commerciales; traitement
équitable des clients; et le zèle dans la réussite de l'entreprise.

Le Conseil national du mouvement des consommateurs discute des questions liées


au consumérisme, coordonne la mise en œuvre des programmes et des activités de
consommation au niveau de l'État et du District et sert d'organe de liaison entre le
gouvernement fédéral et les gouvernements des États en matière de consommation.
Il est présidé par le Ministre du commerce intérieur, des coopératives et de la
consommation et comprend les directeurs du commerce intérieur, des coopératives
et de la consommation de chaque État et un co-président nommé par une
association de consommateurs.

 Mouvements de consommateurs d'État: State Consumer Movements

Chaque État a mis en place un représentant local dans le ‘’Mouvement des


consommateurs de l’Etat de Malaisie) pour organiser des forums officiels permettant
à toutes les parties de discuter et de chercher des solutions aux problèmes des
consommateurs au niveau de la Nation. Cela en collaboration avec le Ministère du
Commerce intérieur, des Coopératives et de la Consommation pour permettre aux
consommateurs au niveau des États qui manquent de canaux de pouvoir exprimer
leurs préoccupations.

33
Chapitre 2 : Système Romano-germaniques
C’est un système dont l’origine est le Droit Romain, aux règles codifiées. Et qui sont
appliquées et interprétées par des juges civils .

A- La Communauté Européenne

1- L’histoire
Au niveau Européen(22), plusieurs décisions importantes ont été prises et des
traités ont été signés :
a) Le Traité de ROME : 25 mars 1957, la protection du consommateur y est citée
pour la première fois avec deux mentions concernant l’agriculture et la
concurrence.
b) Le 14 avril 1975, la Communauté Européenne formule par résolution son
premier programme de protection des consommateurs. Cette résolution
reprenait et complétait les droits fondamentaux de la déclaration de Kennedy :
c) En 1993, le Traité de Maastricht consacre un article à la défense du
consommateur (article 129-a).
d) En 1999, le traité d’AMSTERDAM développe la définition des droits du
Consommateur(23)
Le consommateur n’était pas pris en compte en tant qu’acteur aux origines de la
construction communautaire. Seule l’économie, l’industrie, l’agriculture et la politique
commune avait de l’importance pour les pères fondateurs de la Communauté
Economique Européenne.

La protection des consommateurs relevait d’une approche plus globale, Les


consommateurs étant considérés comme des bénéficiaires indirects de l’action de la
Communauté – par exemple, la baisse du prix des billets d’avion occasionnée par la
libéralisation de ce secteur-. En effet, l’intérêt des consommateurs est parfois pris en
compte directement par le droit de l’Union, dans la mesure où il peut justifier des
dérogations à certaines règles du traité (autorisation de certaines ententes entre
entreprises ayant un impact positif pour le consommateur ou justification des
restrictions aux échanges par des raisons impérieuses d’intérêt général liées à la
protection des consommateurs).
Au sommet de Paris de 1972, les chefs d’Etat et de gouvernement ont exprimé
pour la première fois la volonté de mettre en place une politique en faveur des
consommateurs. La Commission a alors présenté un programme d’action énonçant
les droits qui constituent, encore aujourd’hui, les fondements de la législation de
l’Union : le droit à la protection de la santé et de la sécurité ; le droit à la protection
des intérêts économiques ; le droit à la réparation des dommages ; le droit à
l’information et à l’éducation ; le droit à la représentation.

(22)-https://fr.wikipedia.org/wiki/Centre_europ%C3%A9en_des_consommateurs
(23)- https://fr.wikisource.org/wiki/Trait%C3%A9_d%E2%80%99Amsterdam
L’actuel Réseau des Centres Européens des Consommateurs a été créé en
janvier 2005 par la Commission Européenne, après la fusion de deux réseaux de
protection du consommateur préexistants :

34
Le réseau extrajudiciaire européen (EEJ-Net) et le réseau des Euroguichets. Le
lancement des Euroguichets a commencé en 1992 à mener des campagnes
d’information, de conseil et de promotion concernant les questions consuméristes. Le
réseau extrajudiciaire européen (EEJ-Net) a été fondé en 2001 afin d’aider les
consommateurs et de les conseiller au sujet de l’application de leurs droits dans le
cadre de litiges transfrontaliers par le biais de dispositifs alternatifs de règlement des
litiges (ADR). En 2006, tous les États membres disposaient d’un point de contact
national appartenant au réseau des CEC. Actuellement le réseau comprend 30
centres, un par État membre, ainsi qu’en Islande et en Norvège. Selon le pays,
certains centres sont rattachés à un ministère ou une autorité publique ; d’autres sont
hébergés par des associations indépendantes ou encore d’autres structures. Mais
les règlements se font uniquement par les moyens extra-judiciaires et d’entente
amiable(24).
2- Les Lois : (Directives) (25)

- La directive 2001/95/CE sur la sécurité générale des produits vise à prévenir la


mise sur le marché de produits défectueux. Ce texte, qui s’applique à tous les
produits qui ne sont pas couverts par une législation sectorielle spécifique (comme
c’est le cas des jouets, des véhicules automobiles, des ascenseurs, des produits
chimiques, des produits cosmétiques, etc.), impose aux producteurs de ne mettre sur
le marché que des produits « sûrs » et d’informer les consommateurs sur les
dangers liés au produit fourni. Le champ d’application de la directive initiale a été
étendu à tous les produits susceptibles d’être utilisés par des consommateurs (y
compris les prestations de service) qu’ils soient neufs ou d’occasion et même si ces
derniers sont transmis à titre gratuit.

- La Commission présentera en 2013 une proposition de révision de la directive


2001/95/CE, ainsi que du règlement n° 765/2008 sur la surveillance du marché.
- L’Union a également mis en place un système d’alerte rapide (RAPEX) pour
les produits présentant un risque grave pour les consommateurs, qui permet, par des
échanges d’information entre les Etats membres et la Commission, de limiter ou
d’empêcher la diffusion de produits dangereux (accéder au rapport annuel 2011 sur
le fonctionnement du système RAPEX).

- La directive 85/34/CEE sur la responsabilité du fait des produits défectueux


applique le principe de la responsabilité sans faute au producteur, dans les cas où le
dommage a été causé par un produit défectueux.
- La directive 90/314/CEE sur les voyages à forfait

(24)-https://europa.eu/youreurope/business/dealing-with-customers/solving-disputes/online-
dispute-resolution/index_fr.htm
(25)-https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000705987

- La directive 93/13/CEE sur les clauses contractuelles abusives ou des


règlementations spécifiques à certains contrats la directive 90/314/CEE sur les
voyages à forfait

35
- La directive 1999/44/CE sur certains aspects de la vente et des garanties des
biens de consommation qui harmonise les règles qui ont trait à la garantie légale de
conformité des biens de consommation ;

- La directive 2000/31/CE sur le commerce électronique ;

- La directive 2005/29/CE sur les pratiques commerciales déloyales.

- Marquage CE : Lorsque le marquage CE est appliqué, cela implique que le


fabricant a réalisé l'ensemble des essais, examens et évaluations lui permettant de
prouver qu'il satisfait à l'ensemble des exigences essentielles de sécurité et de santé
de l'ensemble des directives ou réglementations mentionnées dans les Directives
Européennes.

3- Les juridictions

La Directive 98/27/CE(26) relative aux actions en cessation en matière de


protection des consommateurs qui harmonise les dispositions nationales permettant
de faire cesser ou interdire une pratique constitutive d’une infraction aux directives
communautaires de protection des consommateurs et nuisant aux intérêts collectifs
de ceux-ci. A la lecture de cette Directive de référence, le constat qu’il faut souligner  ;
et qu’elle cherche seulement à faire cesser ou interdire(27) la pratique du préjudice,
sans prévoir d’indemnité à la victime, et sans aucune sanction. Celle-ci pour faire
respecter ses droit, elle doit intenter une action de soi-même, avec les frais de justice
et les turpitudes administratives qui vont avec, vis-à-vis d’opérateurs économiques
solidement structurés sur le plan financier et juridique. En sachant que l’action se
portera devant des juridictions civiles. Il est donc notoire que ces procédures ne sont
faites pour encourager les plaignants.

Parallèlement, l’Union cherche à encourager le recours aux mécanismes de


règlements alternatif des litiges relatifs au règlement extrajudiciaire des litiges de
consommation (ADR) et sur le règlement relatif à la résolution en ligne de ces litiges
(ODR) via la création d’une plateforme européenne unique. Il n’existe pas de
possibilité au niveau l’Union des mécanismes de recours collectifs ‘’class actions’’
semblables aux Etats Unis.

Le renforcement de la coopération administrative en matière d’application de la


législation représente également un enjeu important. C’est l’objectif poursuivi par le
règlement n° 2006/2004 relatif à la coopération entre les autorités nationales
chargées de veiller à l’application de la législation en matière de protection des
consommateurs. Ce texte vise en effet à mettre en place un réseau d’autorités
nationales et à leur permettre de coordonner leurs activités de contrôle.
(26)- https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:31998L0027&from=EN
(27)- Notamment l’Article 2 relatif aux actions en cessations, et 3 relatif aux entités qualifiées pour
entrer en action

Enfin, l’application correcte de la législation sur la protection des


consommateurs dépend de la possibilité pour les victimes de connaître leurs droits.
C’est pour cette raison qu’a été créé, à partir de 2005, un réseau des Centres
Européens des Consommateurs (28), disposant d’au moins un point de contact par

36
Etat membre, dont le rôle est d’informer les consommateurs et de les aider en cas de
difficultés ou litiges avec des commerçants.

Lorsque les difficultés rencontrées par un consommateur résultent de la


mauvaise application du droit de l’Union par les autorités publiques d’un autre Etat
membre, celui-ci a la possibilité de se tourner vers le réseau des CEC.

On constate que devant la diversité des législations et des intérêts nationaux


de chaque pays de l’Union. Les instances Européennes, notamment les Centres
Européens des Consommateurs ne sont habilités pour le règlement des litiges
relatifs à la protection du consommateur que par les voies alternatives
extrajudiciaires (divers organes de médiation compétent ou en contactant
directement le professionnel) par l’intermédiaire de la plateforme Européenne de
Règlement des Litiges(29). En aucun cas Les CEC ne peuvent contraindre le
professionnel à agir ou à dédommager comme aux Etats Unis.

(28)https://ec.europa.eu/internal_market/scoreboard/_archives/2013/07/performance_by_governa
nce_tool/european_consumer_centre_network/index_fr.htm
(29)- https://ec.europa.eu/consumers/odr/main/index.cfm?event=main.home2.show&lng=FR

B- Le Maroc

1- L’histoire

37
Le Maroc a connu une longue tradition de la protection du consommateur,
basée principalement sur les textes Coraniques et certains Hadiths du Prophète. A
travers leur translation pratique était désigné un responsable du commerce et des
métiers appelé ‘’Mohtassib’’.

Ce système a persisté jusqu’à l’avènement du Protectorat. Le ‘’Mohtassib’’ avait à sa


disposition la force publique pour exercer ces prérogatives de contrôle des prix, de la
qualité des denrées ainsi que de la surveillance des corporations ; ce qui constituait,
à l’époque déjà, une mission de régulation de la liberté des prix et de la concurrence.

Mais c’est pendant le Protectorat que le Maroc se dota du tout premier Dahir
du 14 octobre 1914(32) relatif à la répression de la fraude. Et dès son indépendance,
le Maroc a connu une catastrophe alimentaire majeure, qui a fait plusieurs milliers de
victimes :’’l’affaire des huiles nocives de Meknès en 1959’’ (33). Qui est survenue suite
aux agissements criminels de commerçants peu scrupuleux, qui avaient, mis sur le
marché une huile de table trafiquée (frelatée), ceci a causée des milliers de cas de
décès ou d’infirmité à vie.

Les effets dramatiques de cette fraude alimentaire à grande échelle, ont posé avec
acuité le problème de la protection du consommateur, et ce d’autant plus que ce cas
des huiles nocives n’était pas un cas isolé. Les tromperies de tout genre existaient,
même si leur ampleur était réduite.

Devant l’ampleur de la catastrophe, et pour pouvoir juger les industriels mis en


cause, le gouvernement d’alors, était obligé de recourir à des lois rétroactives.
Sachant qu’une loi ne peut être rétroactive selon la constitution marocaine de
1962(34), et du Code Pénale qui est entré en vigueur le 17 Juin 1963. Alors que les
faits dataient de 1959, et relevaient du Code Pénal de 1913.

Cet exemple nous renvoi au domaine sanitaire qui englobe la sécurité


physique du consommateur, même si celui-ci se concentre prioritairement sur les prix
des biens et services. La question des prix est celle qui revient avec le plus de
perspicacité, eu égard à ses implications quant au pouvoir d’achat des citoyens.
Toute augmentation des prix est perçue négativement par les consommateurs et
peut dans des cas extrêmes, déboucher sur des troubles à l’ordre public. D’autant
plus, qu’autour du thème du prix, gravitent plusieurs pratiques déloyales courantes
comme le stockage clandestin ou la spéculation illicite qui faussent la fluidité des
circuits de distribution et amène le consommateur à payer les produits plus chère.

(32)- http://www.onssa.gov.ma/fr/images/reglementation/transversale/DAH.10-1914.FR.c1.pdf
(33)- http://www.lopinion.ma/def.asp?codelangue=23&id_info=52464
(34)- Article 4. La loi est l'expression suprême de la volonté de la nation. Tous sont tenus de s'y
soumettre. La loi ne peut avoir d'effet rétroactif.

La sphère des thèmes qui posent problème aux consommateurs, s’étend


également à d’autres secteurs comme les services bancaires, le transport,
l’enseignement privé, les soins médicaux, l’eau et l’électricité, le téléphone mobile et
fixe, l’abonnement internet…etc. Bref, la protection du consommateur couvre tous

38
les aspects en relation avec la consommation des produits et services, aussi bien
auprès des fournisseurs publics que privés.

2- Les Lois

Dès les années 90, la société civile était et reste aux premiers rangs de la lutte
pour la protection des droits du consommateur. Son action se traduit par un
partenariat fructueux avec les institutions gouvernementales, notamment par la
réalisation d’études et de recherches, et par l’organisation de rencontres portant sur
la protection du consommateur.

Suite à leurs revendications et aux pressions basés sur des rapports émanant
d’organismes tels que (le CMF MENA, Center for Media Freedom, For Middle East
and North Africa)(35) financés par des entités gouvernementales étrangères comme
le programme MEPI (Middle East Presidential Initiative) du gouvernement des
EtatsUnis, en partenariat avec the « Entrepreneur Development Program at the Rady
School of Management at the University of California, San Diego. On a commencé à
assister à un renforcement du cadre juridique relatif à la protection du consommateur
qui s’est traduit par une concertation avec toutes les parties concernées.

Aidé en cela surtout par les conventions internationales avalisées par le


Maroc. Le législateur s’est vu contraint de promulguer des lois allant dans le sens
des dispositions des conventions en question. Ceci était également nécessaire pour
que le pouvoir puisse montrer un minimum d’intérêt envers les préoccupations de sa
population pour s’en prévaloir devant le concert des nations.

La première initiative sera la modification de la loi 13-83 du 5 octobre 1984,


régulant la répression des fraudes sur les marchandises. Mais, elle avait un champ
d’action limité, elle ne cernait pas l’ensemble des prérogatives relatives à la
concurrence et à la consommation. Une vision juridique globale était devenue
urgente, ce qui a nécessité la « confection » de la loi N°31-08 relative à la protection
du consommateur promulguée par le Dahir n° 1-11-03 du 18 février 2011, ainsi que
la Loi n° 06-99 sur la liberté des prix et de la concurrence promulguée par Dahir n° 1-
00-225 du 5 juin 2000, et enfin la loi N°104-12 du 30 Juin 2014 relative à la liberté
des prix et de la concurrence qui a élargi les prérogatives du Conseil de la
Concurrence.

(35)-http://listserv.mtds.com/pipermail/sanad/attachments/20100308/06457753/Rapport-
final_droit_des_consommateurs21.pdf
 Dispositions Législatives : Loi 31-08
La loi 31-08, est considérée comme la loi phare de protection du consommateur.
Alors que pour la loi 104-02, elle peut être considérée comme une loi
complémentaire de protection du consommateur. Elle a aussi son importance quant

39
à la protection du consommateur par le biais de la réglementation et la régulation de
la concurrence, c’est justement la finalité de ces lois sociales.
La Loi n° 31-08, est entrée en vigueur depuis avril 2011, et a créé un nouveau
cadre juridique de protection du consommateur. Elle met en exergue les droits
fondamentaux du consommateur et tente de rééquilibrer les relations entre ce
dernier et les fournisseurs de biens et de services. Ainsi, de nombreuses obligations
sont mises à la charge des entreprises avec des sanctions pénales
d’emprisonnement ou d’amendes assez élevées en cas de contravention
aux dispositions légales. Mais les garanties les plus significatives qu’elle porte aux
consommateurs sont :
 Le Droit au Choix qui garantit au consommateur sa liberté d’acheter en
fonction de ses besoins et de ses moyens ;
 Le Droit à l’Information qui oblige le fournisseur de biens ou le prestataire de
services à fournir au consommateur toutes les informations nécessaires avant
la conclusion d’un contrat de vente ;
 Le Droit à la Rétractation qui, dans certains cas de figure, offre au
consommateur la liberté de changer d’avis ;
 Le Droit à l’écoute et à la Représentation qui permet au consommateur, lors
d’un litige avec un fournisseur, d’être conseillé, orienté et de se faire
représenter par une association de protection des droits du consommateur ;
 Le Droit à la Protection des Intérêts économiques du consommateur
notamment en ce qui concerne les clauses abusives et certaines pratiques
commerciales(36).
Cette loi déroge à la théorie générale des obligations classique, qui se fonde sur
le principe de l’autonomie de la volonté, selon l’adage bien connu ‘’Qui dit contractuel
dit juste’’, et que l’Etat est sensé respecter cette liberté et cette égalité naturelles.
Mais face à la faiblesse du consommateur démuni l’Etat est aujourd’hui légalement
obligé de sanctionner les abus venant des opérateurs économiques. Un des
exemples les criants est le recours systématique quotidien aux contrats d’adhésion
préétablis. Celui-ci rend la tâche difficile, sinon impossible aux consommateurs tant à
leurs choix conventionnels et surtout dans leur consentement qui devient forcé et
présumé devant ce genre de contrats, étant donné qu’ils sont obligés d’y adhéré.
Pour leurs prêts immobilier, de consommation, achats auto …, ainsi que pour des
transactions aussi simples que le transport en commun, les loisirs et toutes les
nécessités de la vie moderne.

(36)-http://www.khidmat-almostahlik.ma/portal/sites/default/files/Droits%20du
%20Consommateur/guide_fr.pdf
La loi 31-08, à bien pris en compte dans ses dispositions la protection du
consommateur marocain à commencer par la phase en amont de l’achat ; qui permet
la comparaison des biens et services et de leurs prix, et la capacité d’établir cette
comparaison de manière simple à travers une publicité transparente, honnête et
explicite. Lors du passage à l’acte d’achat, par le respect de certaines procédures de
vente tels que: délais de rétractation, clauses abusives, mais ceci reste un vœu sans
plus.
40
Les dispositions de cette loi comprennent la réalité et la véracité des
promotions annoncées (fausses soldes ou promotions) d’incitation à la vente, la
connaissance des "vraies" bonnes affaires, la justesse de l'étiquetage et l'obligation
d'information. Ainsi que les opérations d’après achat ; qui ont trait à la qualité du
produit ou service, de la possibilité de l’existence d'un vice caché (défaut, effet
secondaire, etc.), du service après-vente (ses qualités, son coût) et les garanties et
leur durée, La possibilité de résiliation des contrats et des abonnements dans des
conditions acceptables et enfin des clauses abusives contenues dans certains
contrats.
Le financement de l'achat surtout lorsqu’il s’agit de crédit d’achat lié (immobilier),
ou de location avec promesse d’achat (leasing), des groupements de crédit, voir
même de simples crédits à la consommation font également partie de la panoplie
des finalités. Plus particulièrement pour les opérations de crédit, et leurs taux et
charges exorbitants que la loi 31-08 a essayé de réguler. Mais cette tâche va être
d’une manière plus efficace par la circulaire N°3/G/2010 du 12 Mai 2010 du
Gouverneur de Bank Al Maghrib(37) relative aux taux d’intérêt applicables aux
opérations de crédit, qui a mis fin à l’anarchie usurière dont profitaient les
organismes de crédit de notre pays.

3- Les Juridictions
Au Maroc, les actions en justice pour préjudice, ou pour toute demande de
compensation ou de sanctions relatives aux infractions à la législation de protection
du consommateur est rarissime, d’autant plus qu’elle est du ressort des tribunaux de
droit commun (Tribunal de première instance, cour d’appel, ou des tribunaux de
commerce dans certains cas). Sachant que les frais de justice (avocat et frais du
dossier), ainsi que la durée de traitements des instances à l’annonce de la sentence,
ceci prendre des années. Il n’y a qu’à voir le sort réservé aux dossiers ‘’dits
normaux’’, et la décision du consommateur-victime est vite prise.

D’autant plus, qu’ester en justice ne peut se faire que par la victime elle-
même et accessoirement avec le concours des associations légalement reconnues,
qui doivent fournir leur assistance gratuitement(38).

(37)- http://www.apsf.pro/DOCS/TEXTES%20LEG%20ET%20REG/2010_circ_3g10_12mai10_interet.pdf
(38)-https://www.medias24.com/MAROC/ECONOMIE/ECONOMIE/183722-Protection-du-
consommateur-Des-associations-fortes-ce-n-est-pas-pour-demain.html
Devant l’inexistence de moyens pécuniaires et humains, elles se contentent à lui
apporter des conseils d’ordre pratique et juridique assez limités.

Tandis que les bilans des jurisprudences, les statistiques des cas résolus, les
décisions issues de ces juridictions et leur application sur le terrain, ils n’existent
nulle part. Même le ministère de la Justice, l’administration de tutelle n’en possède
pas sur son site web.

41
Le législateur ayant banni le fait d’ester en justice pour les associations
dédiées à cet effet en leur interdisant de ne percevoir aucune indemnité pour cette
action. Et sachant que les autorités ne leur octroie qu’une aide financière très limitée
900 000 Dirhams en 2017(38). Le but non avoué est très clairement de décourager les
victimes de fraudes et d’abus émanant des opérateurs économiques de porte plainte.
Ces derniers constituent des groupes de pression au sein de la CGM pour empêcher
toute législation permettant ces actions. L’exemple le plus criant dans ce domaine, et
la méconnaissance de la population marocaine de l’existence d’une loi relative à la
protection du consommateur. Si les autorités avaient réellement voulu l’application
de cette loi. L’occasion s’est présentée lors du boycott de 2018. Pire, même la loi de
la concurrence ‘’104-12’’, et l’installation de la juridiction qui doit mettre son action en
mouvement ‘’le Conseil de la Concurrence’’ et l’élargissement de ses prérogatives
depuis 2014 n’a pas donné de résultats probants à nos jours, sauf peut-être son avis
sur l’entente des pétroliers sur les prix des carburants de 2019 (39).

Devant le manque de juridiction spécialisée dans la défense du


consommateur, et le refus aux associations d’ester en justice par l’Arrêté fixant les
modalités d'octroi d'une autorisation spéciale pour les associations de protection des
consommateurs non reconnues d'utilité publique publié le 3 mai 2018, à moins de
deux semaines après le démarrage du mouvement de boycott ciblant les produits de
Centrale Danone, les Eaux minérales d’Oulmès et Afriquia SMDC (40), ajouté à la
modicité des moyens alloués aux associations, le message n’en ai que plus claire…

(39)-https://telquel.ma/2019/09/17/entente-sur-les-prix-des-carburants-les-leaders-du-marche-
plaident-coupables_1651099/?utm_source=tq&utm_medium=normal_post
(40)-https://www.medias24.com/MAROC/DROIT/182802-Les-associations-de-protection-des-
consommateurs-peuvent-desormais-agir-en-justice.html
CONCLUSION
En raison de l’acuité du phénomène consumériste qui se manifeste de par le
monde, et devant les demandes persistantes des consommateurs. Les Etats se
devaient de se mettre au diapason des demandes de leurs citoyens, en légiférant par
des lois destinées à une sauvegarde réelle et effective des intérêts et du pouvoir
d’achat de leurs consommateurs. Ceci ne peut être réalisé qu’au moyen de lois bien
‘’tressées’’ entre elles, pour aboutir à un maillage efficace permettant le contrôle des

42
agissements des opérateurs économiques par de vraies lois dédiées à une
concurrence honnête et viable. Et d’autres qui permettent la protection du
consommateur par la voie de résolution des litiges qui surviennent entre lui et le
fournisseur des biens ou des services. Il faut surtout que le litige soit tranché dans le
vif et ne doit pas s’éterniser, comme cela et souvent le cas dans les tribunaux à
caractère civile.

Pour ces raisons, nous préconisons de prendre exemple sur le système


Malaisien, qui a institué des juridictions spécialisées possédant des juges
professionnels formés en la matière. La victime ne débourse rien pour ester en
justice, il n’a pas besoin d’un avocat est les fonctionnaires du tribunal se doivent de
l’assister pour préparer sa requête devant le tribunal.

Pour mieux cerner le sujet et s’assurer de l’existence d’un interlocuteur officiel,


on a accédé au site en ligne ‘’www.mcinet.gov.ma’’, qui nous a dirigé sur ‘’La
plateforme de dépôt des réclamations’’. Il est à noter qu’aucune statistique de
quelque sorte que ce soit ne figure sur ce site malgré nos demandes réitérées. Il en
est de même pour les associations de protection du consommateur, citées en
annexes, qui restent sourdes muettes à toute demande d’information.

Enfin, nous considérons que la loi 31-08 n’apporte aucun support effectif à la
protection du consommateur marocain. Hormis son existence en tant que ‘’loi
décorative’’, pouvant être citée en référence dans les instances internationales.

Mais au cas où la volonté politique serait au rendez-vous, la possibilité de


rectification et d’ajout de certaines dispositions législatives au moyen
d’amendements ou d’autres artifices et toujours possibles. A cette fin, nous
préconisons la prise en comptes des observations suivantes :

La prise d’une vraie initiative de refonte des lois en profondeur et leur réelle
application surtout celles relatives au Conseil de la Concurrence, qu’il faudrait mettre
en mouvement et lui donner les moyens de ses ambitions. Et de créer des
juridictions spécialisées dans le traitement des affaires relevant de la protection du
consommateur Marocain, ou le cas échéant de sections spécialisées au sein de ces
même tribunaux, comme cela a été fait pour les sections des tribunaux de proximité
et ceux des sections des affaires de famille qui relèvent des tribunaux de première
instance selon leurs compétences territoriales.

ANNEXES

Quelques, principes, sondages, statistiques et


jurisprudences relatives à la protection du consommateur.

43
I : Tableaux comparatifs des principes fondamentaux
Ayant passé en revue toutes les dispositions légales relatives aux pays pris
comme modèles dans cette étude, et pour mieux synthétiser les bases légales de
leurs systèmes juridiques et comprendre les différences existantes en raison de la
variété de leurs cheminements historiques spécifiques. Il est légitime de limiter la
comparaison aux principes fondamentaux reconnus et promus par les résolutions
des organisations internationales, dont l’ONU est le digne représentant.

Ces caractéristiques sont résumées dans cette partie par des tableaux
comparatifs succincts faisant apparaitre les différences essentielles ou les similitudes
des dispositions légales entre les différents Etats dans leur démarche pour protéger
leurs consommateurs. Ainsi que les juridictions dédiées au traitement des litiges
relavant de leur champ d’action, instituées par certains d’entre eux.

Tableau 1 : Le droit à l’information dans les dispositions légales

Europe* Etats Unis** Malaisie*** Maroc****


Poids et mesures et OUI OUI OUI OUI
Publicité

Prix
Caractéristiques OUI OUI OUI OUI
Délais de livraison OUI OUI NON OUI
Délai de réflexion NON NON OUI OUI
Infos Précontractuelles

Maintien de l’offre OUI NON OUI OUI


Remise préalable OUI NON***** OUI OUI
des documents
précontractuels

Nous constatons à travers ce tableau comparatif l’inexistence du maintien de l’offre


et de la remise des documents précontractuels en ce qui concerne les USA. Ceci est
dû à la jurisprudence qui considère que « les contrats légalement formés tiennent
lieu de loi à ceux qui les ont faits » plus connu sous le mot latin ’’pacta sunt
servanda’’.

Mais, ce droit est reconnu d’une manière tacite à la lecture des recommandations de
la FTC par le principe de la défense de ‘’la partie faible’’ qui est acté dans leurs
législations à cause de l’origine des lois et juridictions US qui sont nées
progressivement sur une longue période, émaillée de luttes revendicatives résolues
en grande partie devant les tribunaux , ce qui produit des jurisprudences, ce qui fait
l’essence de la ‘’Common Law’’. Alors que les pays dont les lois sont codifiés et
promulguées par des assemblées représentatives. Et à l’issue de pourparlers au sein
d’organisations internationales (N.U) et qui ont aboutis à des conventions qu’ils ont
avalisé, et qu’ils doivent honorer. D’autres comme la C.E l’ont fait sur le plan

44
communautaire dans un ensemble régional, tout en gardant les prérogatives légales
propres à chacun des pays membres.

*Le droit d’information, livraison, docs précontractuels  : LOI n°2010-853 du 23 juillet 2010 - art. 35
et directive européenne 2011/83/UE et  Directive 2008/48/CE
Rétraction : https://www.europe-consommateurs.eu/fr/quels-sont-vos-droits/achats-sur-
internet/apres-la-commande/
**Prix, poids et mesures : NIST SP 1181 +NIST Handbook 130
https://www.thebalance.com/consumer-protection-laws-1289747

***Prix et caractéristiques : LAWS OF MALAYSIA ACT 599 CONSUMER PROTECTION ACT 1999 :
Section 12 +Section 13 + Section 18 + Section 34 +
http://www.malaysianbar.org.my/banking_finance/the_materiality_of_term_sheets_on_banking_fa
cility_agreements_a_note_.html
****Prix et caractéristique : Loi 31-08, articles 3, 5, 12
***** http://digitalcommons.law.uga.edu/cgi/viewcontent.cgi?article=1010&context=stu_llm

Tableau 2 : Le droit à la protection des droits


économiques

Europe Etats Unis Malaisie Maroc

45
APublicité OUI* OUI** OUI*** OUI****
De faiblesse

OUI OUI OUI OUI


Clauses abusives 
abus

Défaut de OUI OUI OUI OUI


produits

conformité
Insécurité desLes

Sécurité des OUI OUI OUI OUI


produits
Garanties de la OUI OUI OUI OUI
vente des biens de
consommation

Ce n’est pas une surprise si toutes les législations s’accordent sur les mêmes
principes, étant donné que les droits économiques et leur protection sont
universellement reconnues et sans équivoque. Ils sont même à l’origine des lois
relatives à la protection du consommateur. Sans la judiciarisation de ces principes, la
finalité de la protection du consommateur n’aura aucune valeur.

*Directive 93/13/CEE du Conseil, du 5 avril 1993, concernant les clauses abusives dans les contrats
conclus avec les consommateurs
**Consumer contracts Q&A: United States, Practical Law Country Q&A 1-102-2067 (2017)
***Section 24D of the Consumer Protection Act
**** Art 15/ loi 31-08 + Loi 12-06 + Loi 24-09
Tableau 3 : Le droit de représentation et d’ester en justice

Europe Etats Unis Malaisie Maroc


Individuel N0N* NON** OUI*** OUI****
Ester en justice

Collectif OUI OUI NON OUI


ustice

Tribunal consommateurs NON NON OUI NON


Représentation

46
Médiation OUI OUI OUI NON
Associations OUI OUI OUI OUI
Par groupe représentés OUI OUI OUI OUI

Suite à l’analyse des données de ce tableau, on constate l’absence d’un vrai


droit d’ester en justice pour les consommateurs auprès de tribunaux spécifiques en
matière de consommation, ceci apparait à travers la préférence qu’a l’Europe à
privilégier les actions extrajudiciaires et surtout la médiation. Alors qu’au Maroc ce
droit est quasi inexistant dans les faits, puisqu’on le permet seulement aux
associations dûment reconnues, et auxquelles on ne donne pas les moyens, on leur
interdit même de prendre ne serai-ce qu’une infime partie, des dommages versés à
la partie demanderesse pour compenser les frais engagés dans les procédures.
Aux USA, on permet aux associations et aux cabinets d’avocats d’aller chercher
leurs clients, et se faire rémunérer sur une part du gain réalisé au procès. Malgré les
abus constatés qui relèvent du zèle des cabinets d’avocats qui cherchent à ester en
justice l’accord écrit, des victimes et pour le moindre motif, dans l’espoir de
maximaliser leurs gains.

Seule la Malaisie et la mieux lotie dans le domaine de représentation judiciaire


et dans la facilité qu’ont les victimes pour ester en justice, devant des cours dédiées
à cet effet. La Malaisie applique dans les faits est dans la pratique les principes de
protection de ses consommateurs. En se dotant de tribunaux réservés pour les litiges
résultant de la consommation par degré d’importance des litiges, et en instituant des
cours dédiées aux litiges à caractère immobilier ou du domaine financier ou
d’assurances de tout ordre. Ses consommateurs peuvent s’adresser à des instances
judiciaires compétentes spécialisées, chacune dans une catégorie de litige et suivant
son importance pécuniaire.

Ce système, si il est bien appliqué, il peut être très performant dans sa diligence de
rendre une justice rapide et efficace, étant donné que les litiges sont répartis sur
différentes juridictions selon leur genre et leur importance.

* Droit au juge, accès à la justice européenne par Jacqueline Dutheil de La Rochère :


https://www.cairn.info/revue-pouvoirs-2001-1-page-123.htm
**  Consumer Protection Act (RCW 19.86) : http://www.atg.wa.gov/consumer-protection
***Consumer Protection Act section 39
**** Art 157/31-08 et Fiche 6 page 74, Dr. Aida Lferkli . FSJES Agdal.Rabat

Tableau 4 : Le droit à la rétraction

EUROPE ETATS UNIS MALAISIE MAROC

47
OUI* NON** NON*** OUI****

Le droit de rétraction quant à lui, n’est pas très en vogue dans les
systèmes de ‘’Common Law’’ ou de connotation Anglo Saxone comme
les USA ou la Malaisie, qui a hérité du système de ‘’Common Law’’.
Tandis que les régimes ayant subi l’influence du droit Latin ou
Germanique. Le droit de rétraction est considéré comme une condition
‘’sin qua non’’ de la protection du consommateur.

* http://ec.europa.eu/justice/consumer-marketing/rights-
contracts/directive/index_en.htm
** https://www.avvo.com/legal-guides/ugc/can-a-contract-be-cancelled-within-3-days
*** https://en.wikipedia.org/wiki/Posting_rule
**** Art 36/ loi 31-08

48
TABLEAU N°5: EXISTENCE D’INDEMNISATIONS, SANCTIONS ET LEUR
EFFCTIVITE.

Europe Etats Unis Malaisie Maroc


Médiation OUI* OUI** OUI*** NON****
Indémnisations

Tribunal civil NON OUI NON OUI


Tribunal NON NON OUI NON
consommateurs
Tribunal NON NON OUI NON
Consommateurs
Tribunal civil OUI OUI OUI OUI
Sanctions

Pénales NON OUI OUI NON


Effectivité NON OUI OUI NON

Les pays qui ne possèdent pas de tribunaux spécifiques aux affaires relavant
de la protection des consommateurs comme la Malaisie, leurs citoyens ont recours
aux tribunaux de droit commun pour espérer faire valoir leurs prétentions, et être
éventuellement être indemnisé suivant une procédure souvent longue et fastidieuse.
Alors que pour les litiges et infractions ayant un caractère touchant à l’intégrité
physique de la personne, ceux-là relèvent des tribunaux correctionnels, voir
criminels.
La raison en est que les peines privatives de liberté ne peuvent être décidées que
par un juge pénale sur la base de procédures et lois garantissant les droits
fondamentaux et la dignité des mis en cause. A la différence des autres juridictions
civiles qui ne voient dans le litige que la partie matérielle en rapport avec le préjudice
subi.

*Directive européenne 2011/83/UE


**https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9fense_du_consommateur#Aux_%C3%89tats-Unis
*** Consumer Protection Act : Section 46
****Les sanctions pénales ne sont prévues que dans le cadre du Code Pénal.

49
II : Statistiques et sondages

A- LES ETATS UNIS D’AMERIQUE

1. Victimes craignant de subir encore des actes de fraudes dans les trois
prochaines années

Cette figure analyse le pourcentage des victimes qui prévoient la répétition des actes
de fraude à leur détriment, selon leur revenu. On constate paradoxalement, que ce
sentiment touche les classes à haut et très haut revenu, ainsi que celles qui ont un
revenu très bas. Cette peur concerne donc les marges de population des plus riches
et des plus pauvres de la société US.

50
2. LES VICTIMES DE FRAUDES PAR TRANCHES D’AGES

Pour les victimes des fraudes par tranches d’âge, ce sont surtout celles allant de 25
à 44 ans qui sont les plus concernées selon cette étude.

51
3. Pourcentage des citoyens ayant accepté de contracter par démarchage
électronique

La présente figure démontre que le démarchage par voie téléphonique est la plus
répandue, ceci concerne pratiquement toutes les tranches d’âges. Mais parmi ces
tranches, ce sont surtout les tranches entre 25 et 44 ans qui y répondent le plus.

52
4. Le nombre des citoyens US victimes de fraudes diverses et leur
pourcentage par rapport à la population.

53
Ce tableau passe en revue un sondage fait auprès des abonnés de téléphone fixe
ayant subi des changements de leur abonnement ou leurs lignes téléphoniques
(fixes) sans leur consentement. Ils représentent environ 33% de la population des
USA. Les victimes de fraudes aux crédits (Carte de crédit, commerce pyramidale,
prépaiement sans contrepartie…) sont estimées à environ 17%. Ceci démontre
clairement que la majorité des fraudes au détriment du consommateur sont

54
l’apanage des grandes compagnies téléphoniques et des banques et non pas des
petits escrocs du dimanche.

5. Le genre de fraudes les plus communes selon le nombre des incidents

Ce graphique démontre que l’immense majorité des incidents de fraudes sur les
cartes de crédit et surtout des avances effectuées pour l’obtention d’un crédit. Elles
concernent environ 18,5 Millions de citoyens, sur un pays qui avait 240 millions
d’habitants lors du présent sondage.

6. Le pourcentage de médias US qui commettent le plus d’actes frauduleux

55
Selon cette figure, les médias écrits (magazines et journaux) viennent en toute
première place de ceux qui recourent à la désinformation des consommateurs (33%),
suivis loin derrière par ‘’d’autres dédias’’ avec 18,4%, tandis que le télémarketing
arrive en troisième place 16,8%, talonné par internet 14% et la radio et télévision
10,6%. La conclusion dans ce cas, et que les médias de tout bord sont les grands
responsables de la désinformation du consommateur quant aux publicités
trompeuses et mensongères.

7. Par quel moyen les victimes sont elles informées des actes de fraudes

56
Le présent tableau nous renseigne en nombre et en pourcentage de la population,
sur le premier organe médiatique ayant informé les victimes sur le produit
frauduleux. Nous trouvons en tête les médias écrits, suivis du ‘’telemarketing’’
commerce en ligne, de l’internet et de la radio-télévision. Sachant que ce sondage a
été réalisé avant le grand développement de l’internet actuel.

8. La nature des préjudices dont les victimes se plaignent le plus.

Le présent tableau reprend et résume les précédents en faisant ressortir le


pourcentage des victimes ayant porté plainte par genre de fraudes.

57
9. A organisme les victimes de fraude se plaignent le plus souvent

On remarque sur ce tableau qu’environ 30% des victimes ne se plaignent pas, mais
arrêtent seulement d’acheter le produit et le font savoir éventuellement à leur
entourage. Alors que près de 54% se plaignent auprès du fournisseur directement,
tandis que 18,6% des victimes de fraudes bancaires s’adressent directement à leurs
banques. Mais le plus significatif reste la consultation d’un avocat qui n’est que de
2,4%. Ceci sachant que les cabinets d’avocats spécialisés offrent gratuitement leurs
services aux victimes de fraudes à la consommation.

58
10. La situation sociale plaignants : Moyen technique utilisé, niveau
scolaire, âge, genre homme/femme, statut matrimonial.

A- Ce tableau classe le pourcentage des victimes et le nombre de fois qu’elles


ont porté plainte sur Internet.

59
B- Ce tableau indique que le grand pourcentage des plaignants ont un niveau
d’études universitaire supérieur (78,1%) ou un niveau universitaire moyen
(69,8%) ou ayant été au lycée (environ 61 à 66%).
C- La tranche d’âge qui est amenée le plus à se plaindre des fraudes est située
entre 18 et 54 ans, mais il n’y a pas beaucoup d’écart entre elle et la tranche
supérieure à 55 ans (environ 55 à 62%)
D- C’est un tableau qui fait ressortir le pourcentage des plaignants selon leur
genre. Les hommes 64,2% sont moins enclins à porter plainte que les femmes
74,5%.
E- Pour le statut matrimonial des plaignants, les personnes mariées ont plus
tendance à porter plainte contre les fraudes 71,5% par rapport aux
célibataires 66,7%

12-Pourcentage des moyens de paiement utilisés pour le règlement du


dommage

Etant donné que les statistiques reportées ci-dessus sont accessibles sur le net, pour
cette raison on peut considérer l’existence d’un suivi par l’administration des US. Ce
qui attester de la volonté des autorités de promouvoir la protection de ses citoyens
contre les abus des opérateurs économiques. Ces statistiques ont été également
complétées par d’autres plus récentes, mais plus générales, celles-ci datent de 2016.
(Voir plus bas)

Source :Consumer Fraud in the United States : An FTC Staff Repport, August 2004.
https://www.ftc.gov/sites/default/files/documents/reports/consumer-fraud-united-states-ftc-
survey/040805confraudrpt.pdf

60
13-Les statistiques les plus récentes :

Total des plaintes: Le Consumer Sentinel (organe de veuille du FTC) a reçu plus de
3.1 million de plaintes durant l’année 2016 – Fraudes 42%, usurpation d’identité
13%, autre types de plaintes 45%. Ce pourcentage ne comprend pas les plaintes de
non-appel comprises dans le registre connu sous: ‘’Do Not Call complaints, réservé
au blocage des appels non désirés sur demande de l’intéressé, qui est classé
séparément par la FTC

Le pourcentage des sujets des plaintes les plus significatives en 2016:  

1. Recouvrement des créances (28% du total des plaintes)


2. Escroquerie (13%, en augmentation depuis l’année dernière)
3. Vols d’identité (13%, en augmentation)
4. Les services de téléphone et téléphonie mobile (10%)
5. Banques et organismes de crédit (5%)
6. Prix et lotteries (5%)
7. Vente à domicile et sur catalogue (4%)
8. Autos et services s’y rattachant (3%)
9. Bureaux de crédit, fournisseurs d’information et utilisateurs de rapports de crédit
(2%).

61
B- EUROPE

1. Les victimes ayant formulées des réclamations selon le pays, l’âge, et


l’aboutissement de leurs démarches.

Source:https://www.consumer-voice.org/consumer-right-laws/consumer-rights/

62
2- Le nombre de plaines enregistrées auprès du guichet
Européen en 2018 par rapport à 2017

Source : Centre Européen de la Consommation.

3-Voir également enquête sur les pratiques de ‘’Infurn holdings’’ déligentée par le


CEC.

Les conclusions de ce rapport d’enquête (incluses ci-dessous) sont très instructives,


voir accablantes quant à l’effectivité de la protection du consommateur européen :

CONCLUSION*

Bien que le marché européen du commerce électronique présente des


avantages considérables pour les consommateurs de l’Union européenne, il est
souvent difficile, voire impossible pour un consommateur de faire valoir ses droits en
cas de litige suite à un achat transfrontalier sur Internet.

Les pratiques peu commerciales de certains cybermarchands portent


incontestablement préjudice à la confiance des consommateurs dans le marché
intérieur.

Les actions menées par les Centres Européens des Consommateurs sont
nécessaires et se révèlent dans la majorité des cas, positives pour les
consommateurs européens mais elles ne peuvent avoir une portée pour l’intérêt
collectif des consommateurs qu’avec le soutien et la coopération de l’ensemble des
acteurs nationaux et européens : Commission européenne, autorités de contrôle et

63
de répression dans les Etats membres, députés européens, association de
consommateurs...

Il convient donc de regrouper les efforts, de renforcer les coopérations pour


une action concertée et efficace au service des consommateurs européens et de
l’Europe des consommateurs.

Centre Européen de la Consommation


Centre Européen des Consommateurs France
Bahnhofsplatz 3
77694 Kehl
Allemagne
info@cec-zev.eu

*https://www.europe-consommateurs.eu/fileadmin/user_upload/eu-
consommateurs/PDFs/publications/etudes_et_rapports/Infurn-Bericht_-grandpublic_janv2014.pdf

64
C- LA MALAISIE
1. NOMBRE DE PLAINTES ENREGISTREES CONTRE LE CORPS MEDICAL

On constate dans ce tableau N°2, que le nombre de plaintes


reçues par le MMC (Malaysian Medical Council, Ministry Of
Health Malaysia) concernant les actes médicaux est en
constante augmentation entre 2004 et 2008, avec un creux en
2007.

2- Plaintes concernant la sécurité alimentaire 2013

Les plaintes au sujet des produits alimentaires et de la


restauration figurant sur le présent tableau nous révèlent

65
qu’elles étaient stables pour les produits alimentaires en nombre
de 2006 à 2008, avec une baisse notable sur 2009 et 2010,
pour remonter en flèche de 2011 à 2013. Alors que celles
concernant les restaurants, elles sont restées stables de 2006 à
2011, ou elles sont montées drastiquement pour diminuer
sensiblement à partir de 2012 et 2013.
Ceci démontre si besoin en est de la continuité du suivi des
plaintes réalisé par les autorités responsables de la protection
du consommateur en Malaisie.

3-Nombre des plaintes par produit bancaire recensées en 2018

Les produits bancaires les plus incriminés, et dont les consommateurs se


plaignent le plus sont par ordre d’importance : Les reports de crédit, suivis
par les procédures de recouvrement des dettes, puis des problèmes
d’hypothèques, alors que les crédits étudiants viennent en quatrième
place. Les autres produits connaissent des plaintes, mais leur nombre et
de moindre importance.

66
4- Les tribunaux des juridictions spéciales Malaisiennes

Le présent tableau indique les tribunaux du système des juridictions


spéciales Malaisiennes. On tout d’abord ‘’ le tribunal spécial pour les
dirigeants’’ semblable à notre ancienne cour spéciale de justice, qui jugeait
les hauts fonctionnaires de l’Etat. Le tribunal des mineurs. Le tribunal de
l’industrie, qui concerne les contentieux et litiges relevant de l’industrie en
général. Enfin le tribunal de protection du consommateur. Il est à constater
que ces tribunaux sont indépendants des juridictions de droit communes,
leurs magistrats sont des spécialistes dans les litiges qui leurs sont
présentés, et ne font pas partie d’une chambre quelconque relevant
d’autres juridictions. Ceci leur permet une compétence accrue dans leur
domaine, hormis une certaine indépendance.

https://towardsdatascience.com/multi-class-text-classification-with-lstm-1590bee1bd17

D- LE MAROC

67
1. Nombre de plaintes enregistrées et leurs pourcentages suivant les
secteurs de consommation au Maroc.

Bilan 2018

68
A la lecture du dernier bilan 2018 à l’occasion de La 9e édition des Journées
nationales du consommateur du 13 mars à Marrakech. Nous constatons que les
résultats sont très maigres. Le Boycott survenu n’a même pas été mentionné ou pris
en considération, voir essayer de trouver les origines du mal. Cette édition
s’apparentait à une réunion de relations publiques sans plus.
La preuve si besoin en ai est la déclaration de 23 guichets dédiés aux plaintes
des victimes. Alors qu’ils sont quasiment tous injoignables (voir la demande
d’information, ci-dessous). Tout cela est fort compréhensible, comment peuvent-ils
payer leurs charges et financer leurs activités sans subsides. En plus, trois semaines
avant le boycott, un arrêté et venu rendre l’autorisation d’ester en justice et même
d’exister de ces associations problématique.
Les responsables se targuent du bilan des opérations de contrôle qui ont permis
de dresser 1.315 procès-verbaux contre les contrevenants en 2018. Il est de
notoriété publique que des contrôles de qualité et de prix sont effectués par différents
organismes sanitaires et de fraude, surtout pendant la période du Ramadan*.
Tandis que les contrôles qui ont conduit au refoulement de 3.045 tonnes de
marchandises non-conformes, ils sont de l’apanage des services de l’ONSSA, et
surtout des services de douanes à l’import auxquels le consommateur marocain doit
sa sécurité sanitaire plus que n’importe quelle autre administration. Sachant que son
action n’est aucunement basée sur la loi 38-01. Alors que le Ministère de l’industrie,
de l’investissement, du commerce et de l’économie numérique et son portail
‘’http://www.khidmat-almostahlik.ma/portal/’’ qui est censé être plus impliqué auprès
des victimes, ainsi qu’auprès des associations par une aide matérielle substantielle
et légale plus efficace, se suffit d’une présence ponctuelle de commémoration ou à la
mise à la disposition des citoyens d’un portail informatisé inaccessible à la majorité
des marocains qui ne maitrisent pas ce genre d’outils.

*https://www.medias24.com/protection-du-consommateur-au-maroc-le-bilan-805.html

III: Les Jurisprudences

69
a) Résumé du jugement d’une affaire de consommation au tribunal
de l’Etat de Californie

POUR PUBLICATION :

Arrêt de la Cour d’Appel des Etats-Unis par le neuvième Circuit PULASKI &
MIDDLEMAN, LLC; JIT PACKAGING, INC .; RK WEST, INC .; RICHARD
OESTERLING, Demandeurs-Appelants, c. GOOGLE, INC., Société du Delaware,
défendeur-intimé. No. 12-16752 D.C. No. 5: 08-cv-03369- OPINION EJD Appel de la
Cour de district des États-Unis pour le district nord de la Californie.

1.Edward J. Davila, juge du district présidant la plaidoirie et mémoire soumis le 9


décembre 2014 - San Francisco, Californie Déposé le 21 septembre 2015 devant: A.
Wallace Tashima et Richard A. Paez, juges de circuit et Gordon J. Quist *, juge de
district principal. Opinion du juge Paez * L’honorable Gordon J. Quist, juge de district
principal du tribunal de district américain du district occidental du Michigan, siégeant
par désignation.

2.PULASKI & MIDDLEMAN V. SOMMAIRE DE GOOGLE ** Recours collectif /


Restitution. Le tribunal a infirmé le refus du tribunal de statuer sur le recours collectif
dans une action intentée par un groupe présumé d'annonceurs sur Internet au titre
du droit californien de la concurrence déloyale et du droit de la publicité équitable,
alléguant que Google, Inc. les induit en erreur; et renvoyé pour une procédure
ultérieure. Le plaignant a allégué que Google avait induit les annonceurs en erreur
en omettant de divulguer l'emplacement des annonces AdWorks sur des domaines
et des pages d'erreur en attente. Et a demandé, au nom des mandants, la restitution
de sommes que Google avait obtenues à tort de leur part.

Le tribunal a jugé que le tribunal de district avait commis une erreur en refusant la
certification du groupe, après avoir conclu que le groupe supposé ne respectait pas
l'exigence de prédominance imposée par la Fed. R. Civ. P. 23 (b) (3). Le tribunal a
jugé que le tribunal de district avait commis une erreur en associant le calcul de la
restitution à l'enquête en matière de responsabilité pour les actions en droit de la
concurrence déloyale et en publicité équitable, et en ne respectant pas la règle
énoncée dans Yokoyama c. Midland, compagnie d'assurance-vie nationale, 594 F.3d
1087, 1094 (9th Cir. 2010) (affirmant que le calcul du préjudice seul ne peut pas faire
échec à la certification de classe).

Le tribunal a également conclu que la méthode proposée par la demanderesse pour


calculer la restitution n’était pas «arbitraire» dans Comcast Corp. v. Behrend, 133 S.
Ct. 1426 (2013). ** Ce résumé ne fait pas partie de l'opinion de la cour. Il a été
préparé par le personnel de la cour pour la commodité du lecteur. PULASKI &
MIDDLEMAN V. CONSEIL GOOGLE 3 Miranda P. Kolbe (plaidée), Robert C.
Schubert et Willem F. Jonckheer, Schubert Jonckheer & Kolbe LLP, San Francisco,

70
Californie, pour les demandeurs-appelants. Michael G. Rhodes (argumenté), Whitty
Somvichian et Kyle C. Wong, Cooley LLP, San Francisco, Californie; Heather
Meservy, CooleyLLP, San Diego, Californie, pour l’appelé-défendeur.

L’opinion du Juge PAEZ, juge de circuit: Entre 2004 et 2008, de nombreux


annonceurs sur Internet ont utilisé le programme AdWords de Google, un
programme de vente aux enchères permettant aux annonceurs d’offrir à Google de
placer leurs annonces sur des sites Web. Pulaski & Middleman, LLC et plusieurs
autres plaignants nommés («Pulaski») ont intenté ce recours collectif présumé en
vertu des lois californiennes sur la concurrence déloyale et la publicité loyale,
alléguant que Google les avait induits en erreur quant aux types de sites Web sur
lesquels leurs publicités pourraient apparaître. Les mandants ont d'abord cherché un
redressement par voie d'injonction et de restitution. Après le changement de
certaines fonctionnalités du programme AdWords par Google. Pulaski, après avoir
déposé une troisième plainte globale en recours collectif modifiée, a abandonné la
demande. Par la suite, «Pulaski» désigne collectivement Pulaski & Middleman, LLC
et les autres plaignants nommés, JIT Packaging Inc. ., RK West, Inc., et Richard
Oesterling. 4 PULASKI & MIDDLEMAN V. Relief de Google. Le seul recours que le
collectif des mandants cherche maintenant un recours en équité fondé sur la
restitution.

Pulaski fait appel du refus de la certification de classe par le tribunal de district. Le


tribunal de district a statué que, dans la demande de restitution, les questions
communes ne prévalaient pas sur les questions concernant des membres individuels
du groupe. En refusant l'accréditation, le tribunal a estimé qu'il n'était pas lié par
notre décision dans Yokoyama c. Midland, compagnie d'assurance-vie nationale, 594
F.3d 1087, 1094 (9th Cir. 2010). Il a ensuite expliqué que déterminer quels membres
du groupe avaient droit à la restitution et quel montant chacun devrait recevoir
exigerait des enquêtes individuelles qui «imprègnent les revendications du groupe».
Pulaski affirme que le tribunal de district a commis une erreur en ne suivant pas
Yokoyama. Comme expliqué ci-dessous, nous sommes d’accord. Nous inversons
donc le refus de la certification de classe et le renvoi pour une procédure ultérieure.

(Traduction libre)

TEXTE ORIGINAL EN ANGLAIS:

FOR PUBLICATION UNITED STATES COURT OF APPEALS FOR THE NINTH


CIRCUIT PULASKI & MIDDLEMAN, LLC; JIT PACKAGING, INC.; RK WEST, INC.;
RICHARD OESTERLING, Plaintiffs-Appellants, v. GOOGLE, INC., a Delaware
corporation, Defendant-Appellee. No. 12-16752 D.C. No. 5:08-cv-03369- EJD
OPINION Appeal from the United States District Court for the Northern District
of California

71
Edward J. Davila, District Judge, Presiding Argued and Submitted December 9, 2014
—San Francisco, California Filed September 21, 2015 Before: A. Wallace Tashima
and Richard A. Paez Circuit Judges and Gordon J. Quist,* Senior District Judge.
Opinion by Judge Paez * The Honorable Gordon J. Quist, Senior District Judge for
the U.S. District Court for the Western District of Michigan, sitting by designation. 2
PULASKI & MIDDLEMAN V. GOOGLE SUMMARY** Class Action / Restitution The
panel reversed the district court’s denial of class certification in an action brought by
a putative class of internet advertisers under California’s Unfair Competition Law and
Fair Advertising Law, alleging that Google, Inc. misled them; and remanded for
further proceedings. The plaintiff alleged that Google misled advertisers by failing to
disclose the placement of AdWorks ads on parked domains and error pages; and
sought, on behalf of the putative class, restitution of moneys Google wrongfully
obtained from the putative class. The panel held that the district court erred in
denying class certification based on its finding that the putative class did not meet the
predominance requirement under Fed. R. Civ. P. 23(b)(3). The panel held that the
district court erred by conflating restitution calculation with the liability inquiry for
Unfair Competition Law and Fair Advertising Law claims, and by failing to follow the
rule in Yokoyama v. Midland National Life Insurance Co., 594 F.3d 1087, 1094 (9th
Cir. 2010) (holding that damages calculations alone cannot defeat class certification).
The panel further held that the plaintiff’s proposed method for calculating restitution
was not “arbitrary” under Comcast Corp. v. Behrend, 133 S. Ct. 1426 (2013). ** This
summary constitutes no part of the opinion of the court. It has been prepared by court
staff for the convenience of the reader. PULASKI & MIDDLEMAN V. GOOGLE 3
COUNSEL Miranda P. Kolbe (argued), Robert C. Schubert, and Willem F. Jonckheer,
Schubert Jonckheer & Kolbe LLP, San Francisco, California, for Plaintiffs-Appellants.
Michael G. Rhodes (argued), Whitty Somvichian, and Kyle C. Wong, Cooley LLP,
San Francisco, California; Heather Meservy, CooleyLLP, San Diego, California, for
DefendantAppellee. OPINION PAEZ, Circuit Judge: Between 2004 and 2008, many
online internet advertisers used Google, Inc.’s (“Google”) AdWords program, an
auction-based program through which advertisers would bid for Google to place their
advertisements on websites. Pulaski & Middleman, LLC and several other named
plaintiffs (“Pulaski”)1 brought this putative class action under California’s Unfair
Competition and Fair Advertising Laws, alleging that Google misled them as to the
types of websites on which their advertisements could appear. The putative class
initially sought injunctive and restitutionary relief. After Google changed certain
features of the AdWords program, Pulaski, upon filing a Third Amended Consolidated
Class Action Complaint, abandoned the claim for injunctive 1 Hereafter, “Pulaski”
refers collectively to Pulaski & Middleman, LLC and the other named plaintiffs, JIT
Packaging Inc., RK West, Inc., and Richard Oesterling. 4 PULASKI & MIDDLEMAN
V. GOOGLE relief. The only relief the putative class now seeks is the equitable
remedy of restitution. Pulaski appeals the district court’s denial of class certification.
The district court held that on the claim for restitution, common questions did not
predominate over questions affecting individual class members. In denying
certification, the court reasoned that it was not bound by our decision in Yokoyama v.

72
Midland National Life Insurance Co., 594 F.3d 1087, 1094 (9th Cir. 2010). It then
explained that determining which class members are entitled to restitution and what
amount each class member should receive would require individual inquiries that
“permeate the class claims.” Pulaski argues that the district court erred in failing to
follow Yokoyama. As explained below, we agree. We therefore reverse the denial of
class certification and remand for further proceedings.

Source:https://www.consumer-voice.org/consumer-right-laws/consumer-rights/

b) Jurisprudences Européennes

73
Conclusion de l’ARRÊT DU 17. 4. 2008 — AFFAIRE C-404/06 *

Par ces motifs, la Cour (première chambre) dit pour droit: L'article 3 de la
directive 1999/44/CE du Parlement européen et du Conseil, du 25 mai 1999,
sur certains aspects de la vente et des garanties des biens de consommation,
doit être interprété en ce sens qu'il s'oppose à une réglementation nationale qui
permet au vendeur, dans l'hypothèse où il a vendu un bien de consommation
affecté d'un défaut de conformité, d'exiger du consommateur une indemnité
pour l'usage du bien non conforme jusqu'à son remplacement par un nouveau
bien

Françaises
 
Nota : certaines jurisprudences, bien que faisant application de textes antérieurs,
sont citées car les exemples sont toujours pertinents.
 
Disponibilité : proposer à la location des appartements qui en réalité sont déjà
occupés (CA Paris, 29 octobre 1998) ; faire la publicité de produits ou services à un
prix très bas alors qu’ils ne sont pas en stock ou sont en nombre insuffisant (Cass.
crim., 4 décembre 2012, n° 12-81223).
 
Qualités substantielles : prétendre qu’un produit a des vertus amaigrissantes alors
qu’il s’agit d’un simple complément alimentaire (CA Paris, 5 décembre 1997), que
des chatons proposés à la vente ont atteint l’âge du sevrage alors que ce n’est pas le
cas (Cass. crim., 2 février 2016, n° 14-88541), qu’un désherbant est biodégradable
et sans effet nocif sur l’environnement alors qu’il s’agit d’un pesticide (CA Lyon, 29
octobre 2008), annoncer une vente d’appartement de 18 m² dans le XIème
arrondissement de Paris alors qu’il ne mesurait que 14,1 m² et était situé dans le
XXème (Cass. crim. 27 mars 1996, n° 94-86039).
 
Composition : prétendre qu’un jus de fruits est « pur » alors qu’il est additionné
d’eau (Cass. crim., 4 mars 1976, n° 75-91924) ; représenter des crèmes dessert
accompagnées de gousses de vanille et carrés de chocolat alors que ces produits
sont élaborés à partir d’un parfum purement synthétique (CA Riom 25 juin 1998) ;
inscrire sur un pot de glace « garanti sans colorant et sans produit chimique » alors
qu’il s’agit de deux composants (CA Paris, 7 janvier 1998).
 

Totalité de l’Arrêt sur :
*http://curia.europa.eu/juris/showPdf.jsf;jsessionid=F1F4DCB0E1FFC18283EA7F472DB74757?
text=&docid=71604&pageIndex=0&doclang=FR&mode=lst&dir=&occ=first&part=1&cid=546407

Origine : qualifier de «Limoges France» de la porcelaine décorée dans le Cher


(Cass. crim., 28 novembre 1983, n° 82-94185)  ; prétendre qu’un vin provient d’une
seule et même propriété alors qu’il a des origines diverses (Cass. crim., 4 décembre

74
1978, n° 77-92400) ; nommer un produit cosmétique « savon tradition Alep » alors
qu’il a été fabriqué en Tunisie (Cass. com., 1er mars 2017, n° 15-15448) ;
commercialiser un fromage sous le nom d’emmental alors qu’il ne présente pas les
caractéristiques de cette dénomination réglementée (Cass. crim, 12 octobre 1999, n°
98-83307) ; présenter des asperges comme d’origine française alors qu’elles
proviennent d’Espagne (CA Paris 24 novembre 1998).
 
Mode de fabrication : prétendre qu’une compote est un produit frais alors qu’elle est
pasteurisée (Cass. crim., 12 janvier 1999, n° 97-13801) ; que le pain est cuit dans un
four chauffé au bois alors qu’il s’agit d’un four traditionnel (Cass. crim, 2 juin 1982).
 
Prix : afficher un prix qui ne correspond pas à celui du produit présenté (Cass. crim.,
28 novembre 1991, n° 90-86624) ; gonfler artificiellement le prix pour faire croire au
consommateur qu’il a bénéficié d’une réduction importante (Cass. crim., 18
septembre 1996), vendre un produit à un prix supérieur à celui figurant dans un
catalogue publicitaire (Cass. crim., 28 juill. 1981, n° 80-94778), laisser croire que les
remises pratiquées sont limitées dans le temps et revêtent un caractère exceptionnel
alors qu’elles sont systématiquement renouvelées jusqu’à les rendre permanentes
(Cass. crim., 24 avril 1997, n° 95-82400), annoncer une réduction de prix sans
pouvoir justifier ni du mode de fixation du prix de base servant de calcul de la
réduction offerte, ni de la pratique habituelle de ce prix de référence (Cass. crim., 20
mars 2001, n° 00-82179), ou encore, laisser croire au consommateur qu’il bénéficie
d’une prestation de service gratuite alors qu’en réalité le prix global des produits
proposés englobe celui des prestations prétendument offertes (CA Paris, 2 mai
2000), annoncer sur internet des prix promotionnels alors que les prix de référence
n’ont jamais été appliqués et ce même si le client potentiel est connaisseur des prix
pratiqués et peut instantanément les comparer en ligne (Cass. crim., 11 juillet 2017,
n° 16-84902).
 
Conditions de vente : prétendre que la vente est directe alors des intermédiaires
sont intervenus (Cass. crim., 8 octobre 1985, n° 83-91420) ; présenter comme solde
une vente bien qu’il n‘y ait aucun rabais sur les prix (CA Paris 21 octobre 1992).
 
Propriétés et résultats attendus de l’utilisation du produit ou du service :
prétendre qu’une bague proposée à la vente porte bonheur (Cass. crim., 8 mars
1990, n° 87-81049), qu’un médicament soigne le SIDA (CA Paris, 1er mars 1993).
 
Identité du professionnel : se présenter faussement comme un « expert » (Cass.
crim, 15 février 1982, n° 81-92520).

N.B : Seules ces jurisprudences ont pu être trouvées sur internet. Elles sont
toutes des décisions judiciaires émanant des juridictions de droit commun,
étant donné que les juridictions spécialisées dans la protection du
consommateur sont inexistantes en France comme pour le reste de la
Communauté Européenne.

c) Analyses sur les Jurisprudences Malaisiennes* :

75
…Basically, there are four types of remedies provided under section 42(1) of the
CPA 1999, namely, repairing the goods, curing any defect in title, replacing the
goods and refunding of any money or other consideration to the consumer. However,
in spite of this, there are exceptions to this right of redress provided under section 40
of the Act which provides that:

…there shall be no right of redress against the supplier of goods under this Act in respect of the failure
of the goods to comply with the implied guarantee as to acceptable quality where –
(a) the manufacturer makes a representation in respect of the goods otherwise then by a statement on
any packaging or label; and
(b) the goods would have complied with the implied guarantee as to acceptable quality if that
representation had not been made. These exceptions were unfair to the consumers because there is
much room for the suppliers to escape their liabilities.

The issue was that if the manufacturer makes a representation but not the supplier,
the consumer would have no right of redress against the supplier. Besides that the
issue of the implied guarantees as to acceptable quality under sections 32, as
discuss above, CPA 1999 is of ‘supplementary’ in nature, the implied guarantees
would fall under the section 16 of SOGA 1957 under the implied condition as to
quality or fitness. In consumer sale of goods contract, where CPA 1999 and SOGA
1957 are both applicable, the intelligence supplier would definitely use the SOGA
1957 to their advantage so as to escape liabilities. Thus, no matter in what
circumstances if the CPA 1999 remains ‘supplementary’ in nature, consumers would
not be adequately redress even by providing a right to redress for the consumers.
Further, Part VII of the CPA 1999 provides rights against manufacturers in respect of
guarantees in the supply of goods, and consumer’s right of redress against
manufacturers was provided under section 50 of the Act. Similarly, the exceptions to
such right of redress are provided under section 51 which states that :

…there shall be no right of redress against the manufacturer under this Act in respect of goods which
fail to comply with the implied guarantee under sections 32 or 34 where the failure is due to –
(a) an act, default or omission of, or any representation made by, a person other than the
manufacturer; or (b) a cause independent of human control, occurring after the goods have left the
control of the manufacturer.

These exceptions were not in compliance with the primary objective of consumer
protection which is to adequately redress the consumers. The exceptions in section
51 are to protect the manufacturer rather than provide the right to redress for
consumers, hence open the floodgate for the manufacturer to escape liabilities.
Likewise in the section 52 of the CPA 1999, the remedies available for the consumer
are damages, reduction of price of the goods, repairing the goods and replacing the
goods. In law of contract, damages are intended to put the plaintiffs in the same
position, so far as money is able, that they would have been in had their contracts
been performed (L. Fuller & W. Purdue, 1936). This approach is aim to compensate
plaintiffs’ expectation interest and also aim to compensate the promisee’s promissory
or performance interest (Daniel Friedmann, 1995). On the other hand, remedies to
repair and replacing goods are based on the theories of corrective justice. Corrective

76
justice is concerned with the justice of duties to repair or to rectify harms and in
particular, with duties to repair harms caused by one’s wrongful actions (S. Perry,
2000). Hence, corrective justice might thus be described as individual or personal
justice. The general idea underlying corrective justice is that individuals have a duty
to repair or correct wrongful losses they caused (Stephen A. Smith, 2004).

Traduction libre

En vertu de l’article 42 de la CPA, 1999, quatre types de recours sont proposés:


réparation des biens, réparation de tout vice de propriété, remplacement des biens et
remboursement de toute somme ou autre contrepartie au consommateur. Toutefois,
malgré ce fait, il existe des exceptions à ce droit de recours prévu à l'article 40 de la
loi qui prévoit que:

’’… le fournisseur de biens ne peut faire l'objet d'aucun recours en vertu de cette loi en cas de
défaillance des produits. Se conformer à la garantie implicite de qualité acceptable dans les cas
suivants:

(a) les caractéristiques du produit déclarées par le fabricant sur l’emballage ou toute étiquetage; et

b) En cas de conformité implicite des marchandises serait acceptable sans annonce écrite au moyen
d’étiquetage ou autre’’.

Ces exceptions étaient injustes pour les consommateurs car les fournisseurs avaient
beaucoup de marge pour échapper à leurs responsabilités. Le problème était que si
le fabricant faisait une déclaration mais pas le fournisseur, le consommateur n'aurait
aucun droit de recours contre le fournisseur. Outre la question des garanties
implicites concernant la qualité acceptable en vertu de l’article 32, comme indiqué ci-
dessus, la CPA 1999 (Consumer Protection Act)’ est de nature à supplier, les
garanties impliquées de l’article 16 de la SOGA 1957 (Sales Of Goods Act 1957) qui
précise les conditions implicites de qualité des biens. Dans le contrat de vente de
biens à la consommation, où CPA 1999 et SOGA 1957 sont tous deux applicables, le
fournisseur de services de renseignement utiliserait sans aucun doute la SOGA 1957
à son avantage, de manière à échapper à ses responsabilités. Ainsi, quelles que
soient les circonstances dans lesquelles le CPA 1999 reste de nature
"complémentaire", les consommateurs ne bénéficieraient pas d’une réparation
adéquate, même s’ils y ont un droit.

En outre, la partie VII de la CPA 1999 prévoit des droits contre les fabricants en ce
qui concerne les garanties relatives à la fourniture de biens, et le droit de recours du
consommateur contre les fabricants est prévu à l’article 50 de la Loi. De même, les
exceptions à ce droit de recours sont énoncées à l’article 51 qui stipule que:

77
… Aucun recours ne peut être intenté contre le fabricant en vertu de la présente loi à
l’égard des produits qui ne respectent pas la garantie implicite prévue aux articles 32
ou 34 l'échec est dû:

(a) à un acte, à un manquement ou à une omission de, ou à une déclaration faite par
une personne autre que le fabricant; ou

b) une cause indépendante du contrôle humain, survenant après que les


marchandises ont quitté le contrôle du fabricant.

Ces exceptions n’étaient pas conformes à l’objectif premier de la protection


des consommateurs, qui est de redresser correctement les consommateurs. Les
exceptions de l’article 51 visent à protéger le fabricant plutôt que de donner le droit à
réparation aux consommateurs, lui permettant d’échapper ainsi à sa responsabilité.
De même, aux termes de l'article 52 de la CPA 1999, les recours à la disposition du
consommateur sont les dommages-intérêts, la réduction du prix des marchandises,
la réparation des marchandises et le remplacement des marchandises. En droit des
contrats, les dommages-intérêts visent à placer les demandeurs dans la même
situation, dans la mesure des moyens financiers, dans lesquels ils se seraient
trouvés si leurs contrats avaient été exécutés (L. Fuller & W. Purdue, 1936). Cette
approche vise à compenser l’intérêt d’attente des demandeurs, mais aussi
l’indemnité de l’estoppel selon le principe du non concedit venire contra factum
proprium (Daniel Friedmann, 1995). Par ailleurs, les recours pour réparer et
remplacer les biens sont fondés sur les théories de la justice corrective. La justice
corrective concerne la justice des devoirs de réparer ou de réparer les torts, et en
particulier les devoirs de réparer les torts causés par des actes fautifs (S. Perry,
2000). La justice corrective peut donc être qualifiée de justice individuelle ou
personnelle. L’idée générale qui sous-tend la justice corrective est que les individus
ont le devoir de réparer ou de réparer les préjudices injustifiés qu’ils ont causées
(Stephen A. Smith, 2004).

*Remedy as of Right for Consumer Protection. ’’Mediterranean Journal of Social Sciences


MCSER Publishing, Rome-Italy. Mars 2016’’ by:
Ong Tze Chin1 & Sakina Shaik Ahmad Yusoff2 1PhD
1.Student, Faculty of Law, Universiti Kebangsaan Malaysia;tzechin81@yahoo.com
2.Associate Professor, Faculty of Law, Universiti Kebangsaan Malaysia; kinasay@ukm.m
https://www.researchgate.net/publication/297676888_Remedy_as_of_Right_for_Consumer_Protec
tion

78
d. Jurisprudences Marocaines

Cour de cassation (Rabat)

Arrêt du 12 avril 2012

Dossier commercial n° 756/3/1/2011

L’arrêt rendu le 12-04-2012 par la cour de cassation attendu que d’après l’article 106
du doc modifié le 17 novembre 1960, l’action en responsabilité pour faute se prescrit
en cinq ans si la partie lésée a eu connaissance du dommage elle peut être prescrit
aussi par vingt ans si le dommage a eu lieu.

79
80
81
82
83
84
85
86
87
Conclusion des annexes:

Nous constatons que les pays concernés par cette analyse rechignent à
publier leurs statistiques, et leurs jurisprudences. Sachant que pour la plupart
d’entre eux, il est très difficiles de les trouver sur internet, surtout en raison du
caractère confidentiel des décisions de justice émanant du droit commun ‘’droit
civil’’. Mais ce n’est certainement pas la seule raison !

Les Etats Unis d’Amérique par leur administration gouvernementale spécialisée


dans la protection du consommateur la FTC, sont plus sérieux et ouverts en la
matière. On remarque qu’ils recourent périodiquement à des sondages très
significatifs, et les publient. Est-ce en raison de la pression exercée par les
associations de protection du consommateur ? probablement, mais ce n’est pas
tout.

Il serait judicieux de voir à travers ces publications également l’intérêt que portent
les Etats à leurs citoyens en matière d’institutionnalisation du devoir d’information.

BIBLIOGRAPHIE
1- LES NATIONS UNIS

Publications :

-Directives des Nations Unies de protection des consommateurs (UNGCP-1985)

-Principes directeurs des N.U pour la protection des consommateurs (tels qu’étendus
en 1999), New York, 2003

-Rapport sur la mise en œuvre des principes directeurs des Nations Unies pour la
protection des consommateurs (1985-2013),

-Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement du 22 au 23


Janvier 2015 à Genève

-Principes directeurs pour la protection du consommateur, New York, Genève 2016,


notamment le chapitre 1 « Objectifs »

2- Etats Unis d’Amérique

Publications :

-La Législation antitrust des Etats-Unis et ses effets internationaux

88
Article paru dans la Revue internationale de droit comparé. Vol. 2 N°3, Juillet-
septembre 1950.pp.440-447
Docteur Ernest Wolf, avocat à Bâle.Suisse
- Rapport: Consumer Fraud in the United States : An FTC Staff Repport, August
2004
-American’s dept help organization : Federal Trade Commission Act 2015, Viewed
by: Al Krulick Staff Writer.
-Federal Trade Commission Act: Federal Register,Vol 80-N°182, Part:II,21 Sept 2015

-Legal Investigative Institute (LII):31 U.S. Code § 3733 - Civil investigative demand.

-The Civil Investigative Demand: An Increasingly Aggressive Investigative Tool and


Common-Sense Scope-Reduction Strategies,By Lindsey Fetzer on October 12, 2016

-Civil Investigative Demand and the false claims Act: Law explanation by The
attorneys at Oberheiden & McMurrey, Jan 1, 2018

- Comprehensive Smokeless Tobacco Health Education Act of 1986

- FTC Releases Annual Summary of Consumer Complaints, March 3, 2017


‘’Imposter scams are now the second most common source of consumer complaints’’

-Consumer Fraud in the United States: An FTC Survey. Staff Report of the
Bureaus of Economics and Consumer Protection. Federal Trade Commission.
Keith B. Anderson August 2004.

Internet:

-https://www.law.cornell.edu/uscode/text/31/3733
-https://www.ftc.gov/sites/default/files/documents/reports/consumer-fraud-united-states-ftc-
survey/040805confraudrpt.pdf
- https://federal-lawyer.com/civil-investigative-demands-false-claims-act/
- https://www.ftc.gov/enforcement/criminal-liaison-unit

3- COMMUNAUTE ECONOMIQUE EUROPEENE

Ouvrages et publications :

-Directive Européenne sur les droits des consommateurs, bilan et présentation des
nouvelles régles, 2011

- Mémoire sur ‘’Pre-contractual Obligations in France and the United States’’,


Florence Caterini. D.E.S.S., Université Jean Moulin, France, 2003 University of
Georgia School of Law

-Le droit Français et Européen de la consommation, Vincent Lamanda, premier


président de la cour de cassation Française, Article publié sur la revue de
l’université de Sao Paulo, Brésil en 2009

89
-Eurostat, communiqué de presse, STAT/09/95 du 26 juin 2009. -EUR-Lex L'accès
au droit de l'Union européenne 

Internet:

-file:///C:/Users/user/Downloads/STAT-09-95_FR.pdf
-http://eur-lex.europa.eu/homepage.htm

4- Malaisie

Ouvrages et publications :

-The development of consumer protection in Malaysia, Dr.Mohamad Fazli Sabri


(Article) chef du département des ressources et management Université de Putra
Malaysia, 2009 ;

-Consumer Protection Act 1999, revu en Février 2013, PUBLISHED BY THE


COMMISSIONER OF LAW REVISION, MALAYSIA AT 2013, UNDER THE
AUTHORITY OF THE REVISION OF LAWS ACT 1968.

-Statutory protection of Malaysian consumers against unfair contract terms: Has


enough been done?

Adnan Trakic,Monash University (Malaysia) September 2015 Common Law World


Review 44(3),

- Tribunal For Consumer Claims.

Internet:

- https://www.kpdnkk.gov.my/kpdnkk/tribunal-for-consumer-claims/?lang=en

- Remedy as of Right for Consumer Protection. ’’Mediterranean Journal of Social


Sciences MCSER Publishing, Rome-Italy. Mars 2016’’ by:

Ong Tze Chin1 & Sakina Shaik Ahmad Yusoff2 PhD

1.Student, Faculty of Law, Universiti Kebangsaan Malaysia;tzechin81@yahoo.com


2.Associate Professor, Faculty of Law, Universiti Kebangsaan Malaysia;
kinasay@ukm.m

5- MAROC

Ouvrages et publications :

-Madame Aida LFERKLI, Docteur en Droit : Le droit de la consommation en 10 fiches


Polycopies pour étudiants S5,FSJES Rabat,Agdal 2017-18

-Protection des consommateurs Le nouveau dispositif juridique Par Farid EL BACHA,


publié dans L'Economiste du : 20.04.2011
90
-Compte Rendu des journées nationales du consommateur du 19 au 14 Mars 2014.

- Dahir n° 1-11-03 du 14 rabii I 1432 (18 février 2011) portant promulgation de la loi
n° 31-08 édictant des mesures de protection du consommateur

-Décret n 2.12.462 fixant le modèle de statuts-type des Associations de Protection du


Consommateur pouvant être reconnues d'utilité publique.pdf

-Décret n°2-12-503 du 4 kaada 1434 (11 Septembre2013) pris pour l'application de


certaines dispositions de la loi n°31-08 édictant des mesures de protection du
consommateur

-Arrêté conjoint du ministre de l'industrie, du commerce, de l'investissement et de


l'économie numérique et du ministre de l'économie et des finances n°4030-14 fixant
les caractéristiques et les mentions de bordereau-réponse aux modifications
proposées par le prêteur lors du renouvellement du contrat de crédit

-Arrêté conjoint du ministre de l'industrie, du commerce de l'investissement et de


l'économie numérique et du ministre de l'économie et des finances n°4031-14 fixant
les modèles-types des offres préalables de crédit et leurs formulaires détachables
de rétractation

-Arrêté conjoint du ministre de l'industrie du commerce de l'investissement et de


l'économie numérique et du ministre de l'économie et des finances n°4032-14 fixant
le taux maximum des intérêts de retard applicable aux sommes restant dues en cas
de défaillance de l'emprunteur

-Arrêté conjoint du ministre de l'industrie du commerce de l'investissement et de


l'économie numérique et du ministre de l'économie et des finances n°4033-14 fixant
la méthode de calcul de la valeur actualisée des loyers non encore échus

-Arrêté conjoint du ministre de l'industrie du commerce de l'investissement et de


l'économie numérique et du ministre de l'économie et des finances n°4034-14 fixant
le montant maximum de la valeur des frais d'étude du dossier retenus ou demandés
par le prêteur en cas du crédit immobilier

-Arrêté conjoint du ministre de l'industrie du commerce de l'investissement et de


l'économie numérique et du ministre de l'économie et des finances n°4035-14 fixant
le montant de l'indemnité exigée au titre des intérêts non encore échus en cas de
remboursement par anticipation du crédit immobilier

-Magasine électronique ‘’HUFFERPOST’’ du 14/03/2017 à 10 :45 , Protection des


consommateurs : Le droit d’ester en justice entre en jeu. 

- Article, L’endettement et le surendettement du consommateur marocain : Halimi


Dalal. Doctorante université Ben Zohr, Agadir. Publié sur la Revista juridica, Portimao
‘’Edicoes Universitarias Lusofonas’’, 2017 N°10, pp 201-220.

91
Internet :

- http://www.khidmat-lmostahlik.ma/portal/sites/default/files/Droits%20du
%20Consommateur/CR%20JNC%202014%20Fr%20VF1.pdf

92

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