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2021

Unité d'Enseignement
Bases morphologiques d'anatomie
et d'histologie
1ère Année – S5

AUTEUR: DZVET 360


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UE : S5 - BASES MORPHOLOGIQUES D'ANATOMIE ET
D'HISTOLOGIE

OBJECTIFS D'ENSEIGNEMENT

 Savoir identifier les différentes catégories des tissus étudiés.

 Etre capable d'identifier les différents composants matriciels et


cellulaires dans chaque tissu étudié.

 Connaître la ou les fonctions spécifiques de ces tissus.

SOMMAIRE

1. BM - Anatomie - CM 01-02 - Introduction à l'ostéologie des mammifères


domestiques : Le squelette et les os
2. BM - Anatomie - CM 03-04 - Introduction à l’arthrologie des mammifères
domestiques
3. BM - Anatomie - CM 05-06 - Introduction à la myologie des mammifères
domestiques
4. BM - Anatomie - CM 07-08 - Introduction à la neurologie
5. BM - Histologie - CM 01-02-03-04 - Techniques courantes d’histologie et
histologie pathologique en microscopie optique
6. BM - Histologie - CM 05 - Colorations spéciales et examens cytologiques
7. BM - Histologie - CM 06-07-08-09-12-13 - Les tissus conjonctifs
8. BM - Histologie - CM 10-11 - Le sang
9. BM - Histologie - CM 14-15 - Les épithéliums
10. BM - Histologie - CM 16 - Le tissu musculaire
11. BM - Histologie - TD 01 - Les artefacts en histologie
12. BM - Histologie - TD 02 - Les colorations
13. BM - Histologie - TD 02 - Images colorations histologiques spéciales
14. BM - Histologie - TD 03 - Le sang
15. BM - Histologie - TD 04 - Classification des tissus
16. BM - Histologie - TD 04 - Diapo - Diagnose cellulaire et tissulaire

© DZVET
CE DOCUMENT 360
A ETE OFFERT AUX VETERINAIRES ALGERIENS PAR
REDA MOHAMED GUESSOUM, DVM
Bases Morphologiques d'Anatomie et d'Histologie Anatomie CM 01-02
Module : Bases Morphologiques d’Anatomie et d’Histologie
Matière : Anatomie

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Introduction à l'ostéologie des


mammifères domestiques : Le
squelette et les os

Objectifs pédagogiques :
- Connaître les règles d’orientation en anatomie et les termes de la nomenclature
internationale (latéral/médial, crânial/caudal etc...)
- Savoir définir l’os, dire de quoi il est constitué
- Connaître les 3 types de tissus osseux et leur disposition (périoste, os compact, os spongieux)
- Connaître les différents types morphologiques d’os, leurs caractéristiques, et être capable de
donner des exemples de chacun d’eux.
- Comprendre les différents reliefs des os (articulaires et non articulaires – éminences et cavités)
– Pouvoir en donner des exemples tirés du programme d’anatomie de 1ère année (ostéologie
du tronc, ostéologie de la tête)
- Connaître l’organisation générale du squelette des mammifères
- Concernant le squelette axial : En connaître les bases (divisions du squelette axial, segments
vertébraux, courbures vertébrales, morphologie de base d’une vertèbre, les constituants du
squelette de la tête, du thorax et du bassin) qui seront à compléter et approfondir avec le
module « Etude du tronc et bases de l’imagerie »
- Concernant le squelette appendiculaire : Connaître l’organisation et la composition du
squelette (nom des différents segments et des os de chaque segment et des articulations qu’ils
déterminent) des membres thoracique et pelvien (ceinture comprise), et l’orientation des
différents segments dans le plan sagittal. Savoir en faire un schéma simple (axes directeurs)

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I. Table des matières


Présentation générale du squelette ..................................................................................................................... 3
I. Organisation spatiale du squelette, et du corps en général, avec les éléments d'orientation en anatomie et
de nomenclature ...................................................................................................................................................... 3
II. Les constituants du squelette : les os ............................................................................................................... 5
De quoi est constitué un os ? ....................................................................................................................... 5
Comment est construit l'os ? ........................................................................................................................ 6
Les différents types morphologiques d'os.................................................................................................... 7
1. Symétrie : .................................................................................................................................................. 7
2. Les variétés morphologiques : .................................................................................................................. 8
Les reliefs osseux ........................................................................................................................................ 10
1. Les reliefs articulaires ............................................................................................................................. 10
2. Les reliefs non articulaires ...................................................................................................................... 10
III. Présentation générale du squelette axial ................................................................................................... 13
La colonne vertébrale ou rachis ................................................................................................................. 13
1. Définition ................................................................................................................................................ 13
2. Les vertèbres .......................................................................................................................................... 14
Le thorax ..................................................................................................................................................... 15
Le bassin ..................................................................................................................................................... 16
Le squelette céphalique.............................................................................................................................. 16
IV. Présentation générale du squelette appendiculaire (ou membres) .......................................................... 17
Historique ................................................................................................................................................... 17
Les différents segments .............................................................................................................................. 18
L’orientation des rayon osseux – Notion d’aplomb ................................................................................... 20
Adaptation du squelette appendiculaire au type de locomotion .............................................................. 21

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Présentation générale du squelette


Le squelette, ou ossature, est caractéristique des Vertébrés. Il constitue un assemblage de pièces rigides
formant une charpente, les os. Ces derniers sont des organes passifs du mouvement, qui s'unissent par les
articulations et qui donnent attache aux muscles qui en se contractant leur permettent de se mouvoir. Le
squelette abrite et protège les viscères vitaux comme le cerveau, le cœur ou les poumons. Il est spécifique à
chaque espèce et race et donne ses formes, ses dimensions et son apparence à chaque individu et détermine
l’apparence d’une race, son type et sa silhouette. Exemple : différence entre les squelettes de berger allemand
et de basset hund.

Le squelette est divisé en 2 grandes parties :


 le squelette axial : comprend la tête (squelette céphalique), l'encolure et le tronc (colonne vertébrale,
côtes et sternum)
 le squelette appendiculaire ou squelette des membres

Les différentes parties du squelette contribuent en outre à délimiter les différentes régions du corps : il existe
ainsi une quarantaine de régions naturelles principales. Elles sont bien délimitées par des repères anatomiques
externes correspondant à des reliefs osseux que l'on peut voir ou palper sous la peau, ou à des groupes
musculaires déterminés. Ex : chez le cheval, la région de l'épaule (zone musculaire palpable et visible).

II. Organisation spatiale du squelette, et du corps en général, avec les


éléments d'orientation en anatomie et de nomenclature
Si l'animal a des tumeurs : il faut pouvoir les situer l'une par rapport à l'autre (médiane, latérale, proximale,
distale ?)

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 le plan horizontal : traverse l'animal, parallèle au sol : délimite ce qui est « dorsal » de ce qui est « ventral
»
 le plan transversal (ou frontal) : coupe le corps de façon perpendiculaire à sa plus grande longueur . Il
différencie dans le cou ou le tronc ce qui est « caudal » (ce qui est plus près de la queue) de ce qui est
« crânial » (ce qui est plus près de la tête).
 le plan médian (sagittal) : divise le corps en deux parties égales symétriques : l'une droite, l'autre gauche.
Il va permettre de différencier un élément « médial » (toute partie d'organe qui se rapproche du plan
médian = interne), d'un élément latéral (ce qui se rapproche de la périphérie du corps = externe).

Un plan passant par le tronc parallèlement au plan sagittal est appelé « para- sagittal »

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Au niveau de la tête on garde le terme « caudal » (vers la queue), mais on utilise le terme « rostral » vers
l’avant (le bout du nez étant appelé le rostre)
Dans le cas des membres, un élément se rapprochant de la racine du membre est qualifié de « proximal », s'il est
plus près de son extrémité libre, « distal ». De plus on appelle « racine » du membre la partie du membre
rattachée au tronc et « libre » l’extrémité non attachée.
Au niveau de la main et du pied, les termes crânial et caudal seront respectivement remplacés par « dorsal » et
« palmaire » pour le membre thoracique, ou « plantaire » pour le membre pelvien.

III. Les constituants du squelette : les os


Les os sont des organes rigides durs de couleurs blanchâtres, qui s'unissent entre eux par des
articulations. Ils s'articulent entre eux et donnent attache aux muscles.
Ce sont des organes passifs du mouvement : un os ne bouge pas. Ce sont les articulations qui se mobilisent grâce
aux muscles. On trouve entre 180 et 210 os chez le mammifère adulte.

De quoi est constitué un os ?

L'os est constitué de cellules osseuses étoilées, les ostéocytes (situées dans des lacunes), noyées dans une trame
osseuse composée d'une substance protéique (osseïne, collagène, élastine...) qui donne de l'élasticité à l'os (l'os
peut se déformer), et d'une substance minérale (l’hydroxyapatite = assemblage de calcium, de phosphore et d’un
peu de magnésium) qui lui donne sa rigidité (l'os peut se casser). La composante minérale de l’os correspond à
75% de la masse de l’os. L'association des deux donne sa résistance à l'os, c’est un matériau très solide adapté
aux efforts présents dans toute la vie de l’animal.

Pour illustrer ces propos, nous prendrons deux exemples en pathologie :

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- Une carence ou un déséquilibre alimentaire en Calcium et en Vitamine D, implique un défaut de
minéralisation de l'os. Celui-ci perd sa rigidité, et se déforme facilement. Ce qui donne l'aspect
caractéristique des membres des chiens rachitiques (Le rachitisme, fréquent il y a quelques années,
surtout chez les jeunes chiens de grandes races en croissance, est devenu assez rare aujourd'hui, grâce
aux aliments pour chiens mieux équilibrés et bien complémentés qu'on trouve actuellement dans le
commerce).
- Lors d'une carence ou un déficit en protéines alimentaires, ou lors de certains problèmes hormonaux
graves, de longues maladies graves, ou d’immobilisation prolongée (suite à une mauvaise fracture) on a
une diminution de la fabrication de la trame protéique de l'os. Celui-ci perd de son élasticité, devient
poreux, cassant, et on peut assister à des fractures spontanées. C'est l'ostéoporose.

L'os est un tissu vivant en constant remaniement :


on trouve chez l'adulte des ostéoblastes qui
élaborent l'os et, simultanément, des ostéoclastes
qui détruisent l'os : il y a un véritable équilibre
entre les deux.
Ce phénomène permet de réguler la
concentration de calcium et de phosphore dans
l'os et dans le sang. Il dépend d'une régulation
hormonale.
C'est cette propriété qui permet à l'os de croître,
de cicatriser après une fracture, et de s'adapter
aux différents types de sollicitations
mécaniques auxquelles il peut être soumis

Comment est construit l'os ?

Dans un os, il existe 3 types de tissus osseux :


 le périoste : très fine membrane fibreuse qui entoure l'os sauf
au niveau des surfaces articulaires cartilagineuses et des
insertions musculaires. Il est richement vascularisé et innervé.
 l'os compact : plus ou moins épais, il confère une résistance
mécanique. Il est constitué de
lamelles osseuses concentriques autour de
canaux qui communiquent entre eux.
 l'os spongieux : il joue le rôle d'amortisseur. Dans les os longs
des membres, il se concentre plus particulièrement au niveau
des extrémités articulaires. Comme son nom l'indique, les
lamelles osseuses forment des travées aréolaires, les espaces
entre les travées étant occupés par la moelle osseuse qui
participe à la synthèse des globules rouges. Ces travées ne sont
pas orientées au hasard, mais de façon à transmettre les efforts
qui s'exercent sur les surfaces articulaires vers la périphérie,
c'est-à-dire vers l'os compact.

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Enfin, la cavité médullaire contient des vaisseaux et la moelle osseuse rouge (cellules hématopoïétiques à
l’origine des 3 lignées de cellules du sang).
L’ostéone ou système de Havers est l’unité de base de l’os. Il est formé de lamelles concentriques délimitant les
canaux de Havers qui contiennent les vaisseaux sanguins et filets nerveux.

Le squelette a 3 fonctions :
 Fonction mécanique : soutien du corps, protection des organes.
 Fonction métabolique : participation au contrôle du métabolisme phosphocalcique.
 Fonction hématopoïétique : les espaces médullaires des os renferment la moelle hématopoïétique
(moelle rouge) dont les cellules hématopoïétiques souches à l’origine des 3 lignées de cellules du sang.

Les différents types morphologiques d'os

L'os est un organe constamment sollicité : par le poids du corps (même au repos), par les tractions
exercées par les muscles et les ligaments...
Sa forme définitive constitue une adaptation aux efforts auxquels il est soumis au sein du squelette, au cours de
son élaboration et de la croissance, mais aussi tout le long de la vie de l’animal. Ainsi nous trouvons une grande
diversité de formes.
Un os se caractérise :
 par son caractère symétrique ou pas (impair ou pair)
 par son type morphologique
 par les reliefs qu’il présente
1. Symétrie :

 Les os pairs - asymétrique : ils vont se répéter de chaque côté du plan médian du corps. Ce sont les os
des membres, les côtes et la majorité des os de la tête.
 Les os impairs - symétriques : ne se répètent pas car situés dans le plan médian, mais s'ils sont pris
isolément : ils sont symétriques. Ce sont les vertèbres, le sternum, et certains os de la tête (occipital,
sphénoïde, ethmoïde, vomer)

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2. Les variétés morphologiques :

 Les os longs ont une seule de leurs dimensions


qui l'emporte sur toutes les autres. L'os long
présente une partie moyenne (corps de l'os,
diaphyse) et deux extrémités : proximale et
distale (épiphyse), et est creusé par la cavité
médullaire.
Ils sont représentés par les os des rayons des membres :
- Humérus, radius et ulna, métacarpiens,
phalanges proximales pour les membres
thoraciques
- Fémur, tibia, métatarsiens et phalanges
proximales pour les membres pelviens.

La croissance des os en longueur se fait par une


zone qu’on peut identifier chez le jeune animal, le
cartilage de conjugaison (ou de croissance). A l'âge
adulte, ce cartilage s'ossifie : il devient visible à la
radiographie.
Les dates de soudure diaphyso-épiphysaire sont
relativement fixes pour chaque os et ont une
chronologie constante. Cette propriété est mise à
profit lors de la détermination de l'âge par examen
radiologique.
En général les soudures au niveau du coude, de la
main et du pied sont précoces, alors qu'elles sont
tardives pour les régions de l'épaule, du genou ou
de la hanche.

 Les os plats
ont 2
dimensions
dominantes
par rapport à
la troisième.
Ils ne possèdent pas
de cavité médullaire.
Exemples : os de la
tête, os des ceintures
des membres
(scapula, os coxal) Ils
présentent deux
faces, réunies par des
bords formant des
angles.

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 Les os courts ne présentent pas de dimension dominante ni de cavité médullaire. Ils peuvent avoir
plusieurs faces, plusieurs bords et plusieurs angles. Les vertèbres, les os du carpe et du tarse, la rotule,
les phalanges moyennes et distales sont des os courts.

 Cas particuliers :
 Les os allongés (pas long) : ils sont longs en taille, donc avec une dimension dominante, mais ne
possèdent pas de cavité médullaire.
Exemples : les côtes, la fibula, la clavicule (qui n'existe pas chez nos animaux, vestigiale chez le chat)

 Les os n’ayant pas de rapport avec l’appareil locomoteur :


On observe chez certaines espèces un phénomène d'ossification au sein d'un organe qui n'a aucun rapport direct
avec le squelette. Exemple : os pénien chez le chien et certains rongeurs, os cardiaques chez le bœuf.

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Les reliefs osseux

Chaque os présente deux catégories de reliefs : articulaire et non articulaire


1. Les reliefs articulaires

Ils portent les surfaces au niveau desquelles deux os adjacents entrent en contact. Dans les articulations de type
«synovial » (comme c’est le cas de la grande majorité des articulations des membres), les surfaces articulaires
sont lisses et recouvertes d’une couche de cartilage articulaire leur donnant une couleur blanchâtre et un aspect
brillant et lisse.
Des reliefs saillants (surfaces convexes) répondent à des cavités (surfaces concaves). Leur forme, et leur degré de
convexité ou de concavité déterminent le type et l’amplitude des mouvements permis par l’articulation.

2. Les reliefs non articulaires

Ils sont soit des reliefs d'insertions musculaires ou ligamentaires (en général rugueux), soit des empreintes
d'organes : coulisse d'un tendon, passage d'une artère...
Ces reliefs peuvent être saillants (« éminences ») ou, au contraire, des dépressions ou en creux (« cavités »).
Les reliefs d'insertions sont classés suivant leur forme, ou leur importance. Exemples : Tubercules, épine,
tubérosités, processus etc… pour les éminences ; sillon, fosse, pour les cavités.
a) Les éminences (= saillies)
Elles servent d'insertion à des muscles, tendons ou ligaments.
 Les processus ("apophyses") : Éminences très saillantes et bien détachées de l'os. Généralement leur
qualificatif évoque leur forme : « styloïde », « coracoïde » (en forme de bec de corbeau), « ptérygoïde »
(en forme d’aile), « coronoïde » (en forme de colonne) etc…

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 Les tubercules : Éminences épaisses
volumineuses et massives. Servent
d’insertion à des muscles puissants et
volumineux. Ex : Tubercules majeur et
mineur de l'humérus, grand et petit
trochanters du fémur
 Les protubérances : Éminences larges,
moins saillantes que les tubercules. Ex :
Protubérance occipitale externe
 Les crêtes : Reliefs étroits, étirés de
façon linéaire (souvent entre deux
plans osseux) ex : crête occipitale
externe ; crête intertrochantérique du
fémur.
 Les épines : éminences en général bien
saillantes, mais étroites et étirées. Ex :
Epine de la scapula, épine sciatique de
l’os coxal.
 Les tubérosités : éminences rugueuses,
peu détachées mais bien délimitées.
Ex : Tubérosité d’insertion du muscle
biceps branchial sur le radius.
 Les lignes : petites crêtes. Ex : ligne
poplitée sur le tibia
 Les rugosités : reliefs multiples et
faibles, mal délimités

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b) Les cavités non articulaires
Elles marquent l'empreinte d'un muscle, ou d'un autre organe, ou le passage d'un tendon, d'un vaisseau, ou d'un
nerf.
 Les fosses : cavité étendue, plus ou moins
ovale, plus ou moins profonde recevant en
général le corps d’un muscle.
 Les fossettes : correspond en général à la
zone d’insertion d’un tendon ou d’un
ligament.
 Les sillons : correspond à une coulisse pour
un tendon (cavité en forme d’un demi-
cylindre creux).
 L’empreinte : relief irrégulier donné par un
viscère.
 Le foramen (= trou ): C'est un orifice plus ou
moins circulaire permettant le passage d’un
nerf ou d’un vaisseau. Attention : on
n'emploie jamais le terme de « trou » en
anatomie ! ex. : foramens du crâne et de la
face –les foramens nourriciers des os.
 La fissure : Fente étroite.
 Le canal : Trajet osseux d'un viscère. Ex. :
Canal infra-orbitaire creusé dans l’os
maxillaire.
 Un méat : Conduit intra-osseux pus ou moins
clos. Ex. : Méat acoustique externe de l'os
temporal.
 Le hiatus : foramen irrégulier et infractueux.

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IV. Présentation générale du squelette axial


Il est nommé ainsi car situé dans l'axe de l'animal. Il comprend les os de la tête ou squelette céphalique, la
colonne vertébrale, les côtes et le sternum.

La colonne vertébrale ou rachis

1. Définition

C'est une tige osseuse rigide mais flexible, située dans le plan médian de l'animal. Elle forme une chaine articulaire
qui va porter l'ensemble du tronc constitué de l'assemblage d'une cinquantaine d'os courts, les vertèbres (chez
les animaux on parle plutôt de pont vertébral que de colonne vertébrale).
Autour d'elle s'organisent les autres constituants du squelette : elle s'articule, en avant, avec la tête ; dans la
région du thorax, avec les côtes ; elle donne attache directement ou indirectement aux racines des membres,
et donne appui aux viscères thoraciques et abdominaux par l’intermédiaire de leurs séreuses.

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2. Les vertèbres

Ce sont des os courts perforés longitudinalement par un foramen, le foramen vertébral. Les variations
morphologiques des vertèbres le long de l’axe vertébral permettent de décrire 5 segments vertébraux chez les
mammifères : cervical, thoracique, lombaire, sacral et caudal (coccygien).
 Quelle que soit l’espèce, le segment cervical est toujours constitué de 7 vertèbres. Les deux premières,
appelées respectivement l’atlas et l’axis, sont spécialisées dans les mouvements de la nuque.
 Les vertèbres thoraciques (« dorsales ») s’articulent avec les côtes et vont former le plafond de la cavité
thoracique. Chaque côte s’articule avec deux vertèbres adjacentes. Il y a autant de paires de côtes que
de vertèbres thoraciques. La première côte répond à la dernière cervicale et à la première thoracique.
Le cheval a un segment thoracique très long et donc un thorax très profond avec 18 vertèbres et 18
paires de côtes. Les carnivores (chien et chat) et les ruminants domestiques en ont 13.
 Le segment lombaire donne appui aux parois de l’abdomen et forme le plafond de la cavité abdominale.
Il est long et très souple chez les carnivores (7 vertèbres), plus court et rigide chez les ongulés (6 vertèbres
chez le cheval, 7 chez le chien).
 Les vertèbres sacrales se soudent pour former une pièce rigide appelée sacrum (véritable clef de voûte,
c'est à ce niveau que l'impulsion va se transmettre aux membres pelviens). Il est très court chez les
carnivores où il n’est formé que de 3 vertèbres sacrales. A l’opposé, chez les grands ongulés, il forme une
pièce puissante constituée de 5 vertèbres.
 Formé de vertèbres de plus en plus petites et simples, le segment caudal est le plus mobile (c’est le
segment avec le plus de variation du nombre de vertèbres).

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Cette régionalisation en 5 segments de la colonne
vertébrale serait le résultat de l’adaptation
accompagnant l’apparition et l’évolution
accompagnant l’apparition et l’évolution des
membranes (avec la formation des ceintures unissant
les membres au tronc) d’une part et la séparation de
la cavité générale du tronc en cavité thoracique et
cavité abdomino-pelvienne d’autre part.

Une vertèbre se compose d'une partie cylindrique ventrale, le corps vertébral, et d'une 2ème partie dorsale, l'arc
vertébral.
Cet arc vertébral va avoir des saillies osseuses : une dans le plan médian appelée le processus épineux, l'autre
appelé processus transverse (qui sont latérales). L'articulation entre 2 vertèbres va se faire au niveau de l'arc
vertébral (par les processus articulaires crâniaux et caudaux) et au niveau du corps vertébral. De chaque côté,
les arcs de deux vertèbres ménagent entre elles un foramen : le foramen intervertébral (sortie des nerfs spinaux).

On note également différentes courbures de la colonne vertébrale :


 la courbure cervicale : concavité dorsale
 la courbure nucale : concavité ventrale
 la courbure thoraco-lombaire : concavité ventrale
 la jonction lombo sacrale avec concavité dorsale
 la courbure sacrale : courbure dirigée vers le bas

Le thorax

La cage thoracique est la charpente osseuse du thorax. Elle délimite la cavité thoracique qui protège les
poumons, le cœur et les gros vaisseaux qui en partent (aorte, tronc pulmonaire) ou qui y reviennent (veines
caves). Ses deux faces (une gauche et une droite) sont constituées par les côtes. Son plancher est représenté par
le sternum, son extrémité crâniale par l’ouverture de l’entrée de la poitrine, et son extrémité caudale par le
cercle de l’hypocondre. La cage thoracique comporte finalement 2 cavités séparées par le principal muscle
inspirateur, le diaphragme : la cavité thoracique en avant et la cavité abdominale en arrière.
Les côtes sont situées de chaque côté de la colonne vertébrale, ce sont des os pairs qui se répètent de
chaque côté du corps. Il s'agit d'os allongés, plus ou moins longs selon les espèces. Le nombre de cote correspond
au nombre de vertèbres. Elles présentent une extrémité dorsale qui s'articule entre 2 vertèbres et une extrémité
ventrale qui se prolonge par du cartilage costal.

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Ventralement, les côtes
vont s'articuler avec le
sternum pour certaines, ce
sont les côtes sternales (1 à
9), tandis qu'en arrière, ce
sont les cartilages qui
s'adossent l'un a l'autre,
formant l'arc costal (côtes
asternales).

Rq : Il existe aussi des côtes


flottantes, c’est-à-dire non
reliées entre elles chez
l’homme et le lapin.

Le sternum est une pièce unique impaire, symétrique et qui constitue le plancher de la cavité thoracique
et du début de la cavité abdominale. Il correspond à la soudure de plusieurs pièces ostéo-cartilagineuses appelées
sternèbres (6 chez le cheval). Il s'agit de la base anatomique du poitrail, et c'est sur le sternum que s'insèrent les
muscles pectoraux qui forment la puissante sangle suspendant le tronc entre les membres thoraciques.

Le bassin

Le sacrum s’articule de chaque côté avec l’os coxal par les articulations sacro-iliaques pour former le
bassin osseux qui délimite la cavité pelvienne. Cette dernière contient les parties terminales des appareils digestif
et génito-urinaire. En particulier, elle constitue la filière pelvienne, canal de la naissance emprunté par le fœtus
lors de la mise en bas. Il revêt une importance clinique primordiale en gynécologie et obstétrique.
L’os coxal est l’os de la ceinture pelvienne
permettant la jonction du membre pelvien au tronc.
Chaque os coxal résulte de la soudure de 3 os (ilium,
pubis et ischium), autour de la cavité acétabulaire
dans laquelle vient se placer la tête du fémur
(l’articulation coxo-fémorale est l’articulation de la
hanche). Les deux os coxaux s’unissent ventralement
par la symphyse ischio-pubienne pour constituer le
plancher de la cavité pelvienne. Les efforts de
propulsions sont ainsi transmis à la colonne vertébrale
par l’intermédiaire des articulations sacro-iliaques.

Le squelette céphalique

Le squelette de la tête porte les voies aérifères et les voies digestives supérieures, ainsi que les organes
des sens et le système nerveux central (cerveau et cervelet). Il est constitué de deux massifs, l’un dorsal (25 os
plats) portant les cavités cérébrales, les cavités nasales, et les mâchoires supérieures d’une part, et d’un massif
ventral, mobile, constitué des deux mandibules formant les mâchoires inférieures d’autre part. Les mâchoires
supérieures et inférieures délimitent la cavité buccale.
A la base du crâne, est suspendu l’appareil hyoïde formé de plusieurs pièces osseuses et cartilagineuses
et qui donne support à la langue, au larynx et au pharynx. Le squelette de la tête des mammifères domestiques

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montre de nombreuses variations spécifiques, en particulier celles en relation avec le régime alimentaire
(morphologie des mâchoires, dentition, aspect des surfaces articulaires temporomandibulaires et mouvements
permis) ; mais aussi intraspécifiques donnant leur aspect caractéristique à chaque race.
Le squelette du crâne comporte 9 os articulés entre eux par des sutures tandis que le squelette de la face en
comporte 15 (la plupart sont plats) : ce sont tous des os pairs.

V. Présentation générale du squelette appendiculaire (ou membres)


Historique

Les membres des mammifères


quadrupèdes sont du type « membre
dressé para-sagittal ». Ils soulèvent,
portent le corps et permettent un
déplacement vers l’avant par des
mouvements para-sagittaux dominants
sagittaux.

Il y a eu une évolution des membres. Au


début, les membres étaient horizontaux
(reptation), puis ils sont devenus
transversaux, et enfin ont évolué en
membres dressés para-sagittaux, très
adapté pour la course rectiligne.

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Les différents segments

L’appellation est différente selon la position du membre :

Le squelette est fondamentalement formé d'une ceinture suivie de 3 rayons osseux : le stylopode, le zeugopode
et l'autopode.
 La ceinture du membre thoracique est fondamentalement représentée par un large os plat, la scapula,
qui est relié au sternum par la clavicule. Mais chez nos mammifères domestiques la clavicule est soit très
vestigiale, presque inexistante, soit très petite et non fonctionnelle. Elle n’est bien développée que chez
les espèces ayant une certaine libération du membre thoracique associée à des mouvements amples de
l’épaule (primates, kangourou…).
La ceinture pelvienne est représentée par l’os coxal. Les deux os coxaux s’unissent ventralement dans le
plan médian (symphyse ischio-pubienne) d’une part, et avec le sacrum d’autre part pour constituer le
bassin osseux. Les articulations sacro-iliaques, rigides et peu mobiles, assurent la transmission de l’effort
de propulsion des postérieurs vers le tronc.

 Le stylopode est le premier rayon du squelette du membre proprement-dit. Il est représenté par un os
long. L’humérus est l’os du bras. Sa jonction avec la scapula correspond à l’articulation scapulo-humérale
(= articulation de l’épaule). Dans le membre pelvien, le stylopode est représenté par le fémur. C’est l’os
de la cuisse. Il s’unit proximalement à l’os coxal au niveau de l’articulation de la hanche (coxo-fémorale).

 Le zeugopode, second rayon du squelette appendiculaire, est constitué de deux os. Dans le membre
thoracique, le radius crânialement et l’ulna caudalement constituent le squelette de l’avant-bras. Ils
s’unissent à l’extrémité distale de l’humérus par l’articulation du coude. Le radius peut également réaliser
une rotation interne/externe autour de l’ulna. C’est ce qui permet les mouvements de pronation et de
supination de la main. Ces mouvements sont surtout très importants chez l’homme et les primates. Ils
existent également chez le chien et le chat. Ils sont absents chez les ongulés avec la soudure du radius à
l’ulna. Dans le membre pelvien, le zeugopode est représenté par les deux os de la jambe : le tibia,
volumineux et crânial, et la fibula (« péroné »), os allongé situé caudalement et latéralement au tibia. Le
tibia s’unit au fémur, formant l’articulation du genou ou grasset. A ce niveau, se développe un petit os
court venant s’articuler crânialement avec le fémur (avec la trochlée fémorale) : la patella ou rotule.
Elle permet de transmettre l’effort développé par la contraction du muscle quadriceps au tibia par
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l’intermédiaire du ligament patellaire, ce qui permet l’extension de la jambe. Chez les grands ongulés,
la fibula est peu développée (cheval) voire presque inexistante (bœuf).

 L’autopode correspond à la main du membre thoracique, au pied du membre pelvien. Il est constitué de
trois étages : basipode, métapode et acropode. On considère que l’archétype du membre porte 5 doigts
numérotés du plus médial au plus latéral, de I à V. Le doigt I (le pouce) est vestigial ou inexistant chez nos
mammifères domestiques.
• Le basipode est constitué d’un assemblage de petits os courts formant le carpe dans le membre
thoracique (squelette du poignet), le tarse dans le membre pelvien (squelette du jarret - correspondant
à la « cheville »).
Le basipode est théoriquement constitué de deux rangées d’os (l’une proximale répondant aux radius
et ulna, l’autre distale répondant au métapode) séparés par un ou plusieurs os centraux. Leur
composition varie chez les mammifères domestiques avec la mobilité de la main et le nombre de doigts.
• Le métapode est formé d’os longs : métacarpiens (membre thoracique) ou métatarsiens
(membre pelvien). Théoriquement chaque métacarpien s’appuie sur un os de la rangée distale du
carpe. Mais ce schéma fondamental se trouve modifié surtout chez les ongulés avec la réduction du
nombre des doigts. Chez le cheval par exemple, le métacarpien III est le plus développé et constitue l’os
canon (les métacarpiens II et IV sont rudimentaires et ne se prolongent pas par un doigt). Chez les
ruminants, l’os canon est constitué de la soudure des métacarpiens III et IV.
• L’acropode est l’étage des doigts (« acro »). Le squelette du doigt est formé de 3 phalanges :
proximale (os long), intermédiaire et distale, sauf le doigt I (pouce) qui n’est constitué que de 2
phalanges. Les carnivores ont 5 doigts (4 en général pour le membre pelvien chez le chien), les porcins
4 (deux principaux et 2 rudimentaires), les ruminants 2 et le cheval 1.

Cas des os « sésamoïdes » : le


squelette des membres présente
plusieurs os qui se développent hors-
rang et souvent dans l’épaisseur d’un
tendon. Ils sont appelés de façon
générale « sésamoïdes » (car ceux
décrits dans les doigts chez l’homme
ressemblent à des grains de sésame).
La rotule (patella) en est un exemple.
Dans le squelette du basipode se
développent plusieurs sésamoïdes
dont le rôle est important : ils
participent aux articulations des
doigts, servent d’insertion à des
ligaments et/ou de coulisse pour les
tendons des muscles fléchisseurs des
doigts.

Les sésamoïdes situés à la face palmaire des articulations métacarpo-phalangiennes (du « boulet » des ongulés)
sont appelés « sésamoïdes proximaux» ou « grands sésamoïdes » il y en a deux par doigt. Le sésamoïde situé à la
face palmaire de l’articulationinter-phalangienne distale est appelé « sésamoïde distal » ou « petit-sésamoïde »
ou encore, chez le cheval : «os naviculaire » il est impliqué dans une affection très courante du pied du cheval («
maladie naviculaire » ou syndrome podo-trochléaire).

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L’orientation des rayon osseux – Notion d’aplomb

L'orientation des rayons osseux permet d'assurer la posture la plus stable possible au repos, ainsi qu'un
bon équilibre lors de la locomotion. Elle va permettre de déterminer les aplombs. Des aplombs corrects
permettent une meilleure répartition du poids sur les os, les tendons et les formations articulaires, et assurent la
meilleure stabilité des membres. De mauvais aplombs sont des facteurs augmentant les risques d'accidents
fonctionnels avec lésions ligamentaires (entorses) ou tendineuses, et favorisant l'usure rapide des articulations,
donc l'installation de l’arthrose.
/!\ Connaitre les ordres de grandeurs des angles et connaitre les sens de flexion

Chez un quadrupède les angles entre les différents rayons osseux sont assez marqués. Ainsi au niveau du membre
pelvien, par exemple, contrairement à l’homme chez lequel coxal, fémur et tibia sont quasiment aligné, nous

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trouvons chez le chien des valeurs moyennes de 110° et 140° respectivement pour les angles coxo-fémoral et
tibio- fémoral.
L'orientation des rayons osseux va aussi permettre de savoir dans quel sens bougent les articulations : la flexion
de l’épaule se fait vers l'arrière, celle du coude vers l'avant, et celle des métacarpes vers l'arrière.

Adaptation du squelette appendiculaire au type de locomotion

La locomotion plantigrade, digitigrade ou onguligrade s’accompagne de modification du squelette, masi


aussi des articulations et de la musculature, des membres par rapport au schéma fondamental décrit.
 La locomotion plantigrade, digitigrade ou onguligrade s’accompagne de modifications du squelette (mais
aussi des articulations et de la musculature) des membres par rapport au schéma fondamental décrit. Le
membre thoracique des mammifères domestiques (MD) est dévolu à la locomotion, tandis que chez
l’homme, toute la mécanique de ce membre est asservie à la fonction de préhension de la main. La grande
mobilité de l’épaule dans tous les plans de l’espace, l’importance des mouvements de pronation et de
supination, la souplesse et la grande mobilité des diverses articulations de la main et des doigts
(notamment du pouce) sont liés à cette fonction de préhension.

 Chez les animaux digitigrades, comme les carnivores, l’appui se fait sur la 3ème phalange des doigts, via
un coussinet digital. Leur squelette appendiculaire montre une grande souplesse et une grande mobilité
: os des segments supérieurs relativement fins et longs, grande amplitude articulaire de l’épaule, radius
et ulna complets et mobiles entre eux, carpe formé de plusieurs petits os mobiles, plusieurs doigts (4 ou
5 selon espèce et membre) et grande mobilité des phalanges

 Chez les ongulés, en particulier les grands ongulés comme le bœuf et le cheval, l’appui se fait sur « l’ongle
», c’est-à-dire sur la boîte cornée. Leur squelette appendiculaire se caractérise par des os massifs et forts,
en particulier les os proximaux qui donnent appuis à des musculatures volumineuses et puissantes ; une
tendance à l’allongement de la main (surtout le métapode), à la réduction du nombre des doigts, et la
limitation des mouvements associés (rotations, mouvements latéraux) et l’absence de la prono-
supination par soudure des os de l’avant-bras (et/ou l’absence de développement du corps de l’ulna)

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Le cheval est considéré comme étant le mammifère domestique dont l’adaptation à l’onguligradie et à la course
seraient les plus abouties.

Le cheval ne possède qu’un seul doigt


correspondant au doigt III.

Le métapode est constitué d’un méta-


carpien/tarsien principal correspondant
au II et formant l’os canon. Il s’articule
palmairement et de chaque côté avec les
méta-carpiens/tarsiens rudimentaires II
et IV.

L’articulation interphalangienne distale


(entre P2 et P3) est nommée articulation
du pied. Ici « pied » est compris au sens
de la maréchalerie = le sabot et son
contenu.

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CE DOCUMENT A ETE OFFERT AUX VETERINAIRES ALGERIENS PAR

REDA MOHAMED GUESSOUM, DVM

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Bases Morphologiques d'Anatomie et d'Histologie Anatomie CM 03-04

Module : Bases Morphologiques d’Anatomie et d’Histologie


Matière : Anatomie
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Introduction à l’arthrologie des


mammifères domestiques

Objectifs pédagogiques :
- Connaître les différentes classes d’articulations (fibreuses, cartilagineuses, synoviales) et savoir
en donner un exemple de chaque
- Etre capable de faire un schéma simple et légendé de chaque type d’articulation
- Connaitre parfaitement les articulations synoviales : définition, organisation. Savoir ce que
sont le cartilage articulaire, la capsule et les ligaments articulaires, la membrane synoviale et la
synovie. Connaitre en particulier les différents types de surfaces articulaires des articulations
synoviales, et être capable d’en donner un exemple ; comprendre quel type de mouvement est
permis par ces surfaces articulaires.

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Table des matières


I. Définition – Classification ..................................................................................................................................3
II. Articulations non synoviales ..............................................................................................................................4
A. Les articulations fibreuses = syndesmoses ....................................................................................................4
1. Les sutures (Syndesmoses évoluant vers l’ossification) ............................................................................4
2. Syndesmoses (ne s’ossifiant pas) ..............................................................................................................5
3. Gomphose (cas particulier) .......................................................................................................................5
B. Les articulations cartilagineuses ....................................................................................................................5
1. Les synchondroses .....................................................................................................................................5
2. La symphyse...............................................................................................................................................6
III. Les articulations synoviales ...............................................................................................................................6
A. Les surfaces articulaires.................................................................................................................................7
1. L’articulation sphéroïde ou cotyloïde ........................................................................................................7
2. Les articulations condylaires .....................................................................................................................8
3. Les articulations trochléaires ou trochléennes .........................................................................................9
4. L’articulation en selle...............................................................................................................................11
5. Articulation trochoïde (ou pivotante)......................................................................................................11
6. L’articulation planiforme .........................................................................................................................12
B. Les formations complémentaires ................................................................................................................12
1. Le bourrelet marginal ..............................................................................................................................12
2. Le ménisque articulaire ...........................................................................................................................13
C. Le cartilage articulaire .................................................................................................................................13
D. Les moyens d’union .....................................................................................................................................14
1. L’union directe .........................................................................................................................................14
2. Les unions indirectes ...............................................................................................................................15
E. Les moyens de glissement : membrane synoviale et synovie .....................................................................15
1. La membrane synoviale ...........................................................................................................................15
2. Le liquide synovial....................................................................................................................................16
F. Les mouvements articulaires .......................................................................................................................16
IV. Corrélations cliniques ..................................................................................................................................17
A. Importance clinique .....................................................................................................................................17
B. L’exploitation clinique .................................................................................................................................17

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I. Définition – Classification
➢ Articulations = jointures = ensemble des éléments anatomiques permettant l’union entre les os au
sein du squelette. Les articulations permettent l’union des os du squelette entre eux ainsi que la
mobilité des os adjacents entre eux
• Articulations simples s’effectue entre deux os voisins
• Articulations composées s’effectue entre plusieurs pièces osseuses s’assemblent et se
complètent (Ex : carpe ; tarse).
➢ Syndesmologie – Arthrologie = Etude des "jointures" entre les os, étude des articulations
➢ Classifications :
Classification ancienne : Classification actuelle
• Basée sur la mobilité
• Structurales (critères histologiques : Selon nature des tissus de connexion) :
des jointures :
- Articulations
- Articulations fibreuses : Pas de cavité ni de cartilage articulaires
immobiles =
- Articulations cartilagineuses : Pas de cavité articulaire
synarthroses
- Articulations synoviales : Présence de cavité articulaire
- Articulations
mobiles = • Fonctionnelles (critères mécaniques) :
diarthroses
- Articulations mobiles
- Articulations
- Semi-mobiles
semi-mobiles =
- Articulations immobiles
amphiarthroses

Deux grands types d’articulations se dégagent : les articulations synoviales et les articulations non synoviales

Résumé des différentes classes d’articulations :


Caractéristiques
Classe Type Mobilité
histologiques
- Sutures (fibres courtes,
- Synarthrose « immobiles »
qui s’ossifient)
(Plutôt micromobilité)
Extrémités osseuses - Syndesmose
Fibreuse = - Amphiarthrose « semi-
réunies par une membrane (membrane plus longue,
Non synoviale

syndesmose fibreuse (collagène) mobile »


ne s’ossifiant pas)
- Synarthrose « immobile»
- Gomphose (ligament
(Plutôt « très peu mobile »)
péridontal)
-Selon le cas (soudure ou
- Synchondrose :
Extrémités osseuses pas)
cartilage hyalin
réunies par du tissu - Synarthrose ou « très peu
Cartilagineuse
cartilagineux mobile » )
- Symphyse :
-Amphiarthrose « semi-
fibrocartilage
mobile »
Extrémités osseuses
recouvertes de cartilage Sphéroïde
articulaire, réunies par une Condyloïde
- Diarthrose mobile. Le degré
capsule articulaire fibreuse Trochoïde
Synoviale et des ligaments. Cavité Trochléaire
et l’amplitude dépendent du
type de surfaces articulaires
articulaire remplie de En selle
synovie produite par une Plane
membrane synoviale

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II. Articulations non synoviales


Les articulations non synoviales regroupent les jointures fibreuses et les jointures cartilagineuses, ceci
correspond aux articulations dites « semi-mobiles » et « immobiles » (en fait plutôt « très peu mobiles »). Leurs
surfaces articulaires sont en général rugueuses et irrégulières.

A. Les articulations fibreuses = syndesmoses

➢ Certaines ont tendance à s’ossifier


avec soudure des os et deviennent des
synostoses : C’est le cas des sutures
des os de la tête
➢ D’autres ne s’ossifient pas et restent
des syndesmoses : c’est le cas
particulier des gomphoses
Les extrémités osseuses sont réunies par une
membrane fibreuse, plus ou moins élastique
qui, à la périphérie, est en continuité avec les
périostes.
De petits nodules cartilagineux peuvent se
développer dans l’épaisseur du tissu fibreux de connexion.
1. Les sutures (Syndesmoses évoluant vers l’ossification)

Elles unissent la majorité des os de la tête (ceux d’origine ectodermique = os du toit du crâne et de la
face).
A la naissance, les bords des os sont rectilignes et réunis par une membrane fibreuse (donc à l’origine,
sont des syndesmoses). Ce n’est qu’une fois le développement du cerveau terminé que la jointure évolue vers
l’ossification et devient une synostose. Les surfaces articulaires se différencient alors en différents variétés de
formes : dentée, écailleuse, foliée, planiforme, mortaises. Certaines sutures se font précocement, d’autres plus
tardivement.
Elles sont classiquement qualifiées d’« immobiles ». Mais en fait, ces articulations de la tête présentent une micro-
mobilité en rapport avec les diverses contraintes exercées sur la boîte crânienne (Le crâne n’est pas une boîte
complètement rigide et indéformable – Les sutures seront détaillées dans le cours sur les articulations de la tête).

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2. Syndesmoses (ne s’ossifiant pas)


Ligament orbitaire
➢ Une membrane fibreuse unit les os à distance et forme un
véritable « ligament » qui normalement ne s’ossifie pas comme
dans les sutures.
Exemples : Le ligament orbitaire qui délimite latéralement l’orbite chez le
chien et le chat. Le ligament interosseux qui unit sur toute leur longueur le
tibia et la fibula.
Rq : Certaines peuvent néanmoins s’ossifier à la longue, surtout chez
l’animal âgé, comme les ligaments inter-métatarsiens chez les équidés.

Ligament radio-ulnaire chez l’homme, le chien et le chat :

3. Gomphose (cas particulier)


Type de syndesmose qu’on rencontre dans l’articulation alvéolo-dentaire
uniquement.
Il existe un véritable ligament alvéolo-dentaire qui permet de maintenir la dent
enchâssée dans son alvéole.
Elle est très peu mobile.

B. Les articulations cartilagineuses

Le tissu de connexion est de type cartilagineux. On reconnait deux types d’articulations cartilagineuses :
➢ Les synchondroses
➢ Les symphyses
1. Les synchondroses Partie fibreuse
Périoste périphérique
Ce sont des articulations semi-mobiles, le cartilage hyalin peut subir une
ossification avec l’âge. Certaines se soudent très tôt, d’autres jamais. Dans
une synchondrose la substance intermédiaire cartilagineuse est de type
hyalin plus ou moins mêlé de tissu fibreux. La périphérie est de type
fibreux (ligament). Exemples : la ligne épiphysaire des os longs (cartilage
de croissance), l’union entre les côtes et le sternum, certaines articulations
Cartilage hyalin
des os de la tête (articulation intermendibulaire qui ne s’ossifie pas chez les
carnivores mais qui s’ossifie tôt chez le cheval).

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Partie périphérique Partie centrale à prédominance


2. La symphyse fibreuse cartilagineuse
La symphyse possède une organisation plus poussée que la synchondrose. Il y a une différenciation d’un disque
appelé disque fibro-cartilagineux plus ou moins épais, continu avec les surfaces articulaires qu’il unit.

Exemple typique d’une symphyse : l’articulation des corps


vertébraux par l’intermédiaire du disque intervertébral. Le
disque ne s’ossifie jamais (sinon c’est pathologique).
NB : La « symphyse pelvienne », union entre les deux os coxaux,
chez l’homme est une véritable symphyse avec la présence d’un
disque. Chez les animaux domestiques, c’est une synchondrose
qui évolue rapidement en synostose.

Remarque : Entre les deux types d’articulations cartilagineuses


décrites, on peut placer les articulations du plancher du crâne
(intersphénoïdales, sphénobasilaire). Les os du plancher du crâne étant des
vertèbres modifiées annexées au crâne au cours de son développement, ces
jointures peuvent être assimilées à des articulations intervertébrales modifiées
et moins différenciées. Si l’organisation du tissu cartilagineux d’union est plus
différenciée que celle d’une synchondrose simple, elle n’aboutit pas pour autant
à la formation d’un véritable disque fibro-cartilagineux. De ce fait, on ne peut
parler d’une véritable symphyse. Elles ne s’ossifient jamais complètement, ou
alors chez l’animal très âgé. Elles sont parfois qualifiées de « synchondroses
remarquables ».

III. Les articulations synoviales


Ce sont des diarthroses c’est-à-dire des jointures mobiles entre deux ou trois rayons osseux. Les mouvements
et leurs amplitudes dépendent de la forme et de l’étendue des surfaces articulaires. Dans certaines articulations,
des pièces fibro-cartilagineuses complémentaires permettent d’assurer une meilleure congruence entre les
surfaces articulaires. Les surfaces articulaires sont recouvertes de cartilage hyalin. Elles sont réunies par une
capsule articulaire fibreuse et des ligaments.

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Les jointures synoviales possèdent une cavité articulaire remplie de liquide synovial (appelé synovie) produit
par une membrane synoviale tapissant la face interne de la capsule articulaire. Il n’y a pas de continuité de
substance entre les surfaces osseuses revêtues de cartilage et séparées par la cavité articulaire remplie de
synovie.
Plan d’étude systématique d’une articulation synoviale (que ce soit pour
une étude anatomique, ou lors d’une exploitation clinique)
1. Etude des surfaces et des cartilages articulaires : Aspect et forme – Structures ou pièces
complémentaires éventuelles
2. Etude des moyens d’union = moyens de stabilisation passive physique de la capsule articulaire et des
ligaments
3. Etude des moyens de glissement = synoviale et récessus synoviaux
4. Etude des mouvements permis
5. Etudes des muscles permettant la « stabilité active » de l’articulation et ses mouvements.

Schéma fondamental d’une articulation synoviale :

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A. Les surfaces articulaires

Il s’agit du « carrossage » de l’articulation. La forme des surfaces articulaires conditionne les types de
mouvements possibles et leurs amplitudes. Des reliefs saillants plus ou moins convexes répondent à des cavités.
1. L’articulation sphéroïde ou cotyloïde

Une « tête » articulaire sphéroïde répond à une cavité sphéroïde creuse appelée « cavité glénoïdale » ou «
cotyloïde ». Les mouvements permis par ce type de jointures sont de grande amplitude dans tous les plans de
l’espace. Elles permettent également des mouvements de circumduction.

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Les deux exemples typiques de ce type de jointure sont les articulations de l’épaule (scapulo-humérale) et de la
hanche (coxo-fémorale).

2. Les articulations condylaires

Le condyle est une surface articulaire convexe plus ou moins cylindroïde. Elle
répond à une cavité plus ou moins profonde appelée « glénoïde ». Ce sont les
plus nombreuses des articulations des membres. Elles permettent des
mouvements majeurs en flexion et extension, associés à des mouvements de
moindre amplitude d’abduction/adduction, rotation inter/externe ou de
glissements. Certaines sont bicondylaires, ce qui limite en général la composante
rotatoire ou latérale du mouvement.
Exemples d’articulations condylaires : articulation fémoro-tibiale ; articulations
interphalangiennes, articulation atlanto-occipitale.

Exemple 1 : Surfaces articulaires fémoro-tibiales et aspect radiologique :


Deux condyles fémoraux convexes (latéral et médial) répondent aux condyles tibiaux eux aussi convexes, du moins
en vue de profil. La congruence entre ces deux surfaces articulaires convexes va être assurée par les ménisques.

Condyles
fémoral et
Condyle tibial latéraux
latéral du
fémur

Condyle
latéral
du tibia

Condyles fémoraux
latéral et médial
Fémur et tibia gauches de chien (vue latérale) Vue caudale de l’extrémité distale
d’un fémur gauche de chien

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Exemple 2: Articulation condylaire : les articulations interphalangiennes .Ce sont des articulations bicondylaires.
Les surfaces interphalangiennes proximales (entre P1 et P2) et distales (entre P2 et P3) sont comparables :
l’extrémité distale de chaque phalange porte deux condyles convexes séparés par un sillon (flèches et pointes
noires). Ils répondent à deux cavités glénoïdes séparées par un léger relief portés par l’extrémité proximale de la
phalange correspondante (flèches et pointes grises). Cet aspect est retrouvé chez tous les mammifères (ici doigt
de cheval)

Vue latérale
– Radio :
profil

Vue dorsale – Radio :


Incidence dorso-
palmaire

Exemple 3 d’articulation condylaire : L’articulation atlanto-occipitale est bicondylaire. Aux condyles occipitaux très
convexes (droit et gauche) encadrant le foramen magnum, répondent les surfaces articulaires très concaves et
engainantes de l’extrémité crâniale de l’atlas, encadrant l’entrée du canal vertébral.

3. Les articulations trochléaires ou trochléennes

C’est le modèle de la poulie. La trochlée est formée de deux lèvres saillantes, séparées par une gorge.
Exemples : articulation fémoro-patellaire, l’articulation tibio-talienne.

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Exemple d’une articulation associant surfaces condylaires et trochléenne : le coude ou


articulation huméroantébrachiale
L’épiphyse distale de l’humérus forme grossièrement un cylindre à l’axe perpendiculaire à l’axe de la diaphyse
comportant une trochlée médialement et un condyle appelé capitulum latéralement. Elles répondent aux reliefs
correspondants des surfaces articulaires proximales des radius et ulna. Le modèle de l’articulation du coude est la
charnière. Elle permet des mouvements amples dans le plan sagittal (flexion et extension), mais très minimes dans
les autres plans.

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4. L’articulation en selle

Cette articulation résulte de l’emboîtement d’une surface convexe dans un sens et concave dans l’autre avec une
surface inversement conformée. L’exemple typique d’une telle articulation est celle qui unit le métacarpien du
pouce à l’os trapèze du carpe chez l’homme. Elle permet le mouvement d’opposition du pouce avec les autres
doigts.

Modèle mécanique d’une articulation en selle et articulation trapézo-métacarpienne de la main de l’homme.


5. Articulation trochoïde (ou pivotante)

Une surface creuse est complétée par un ligament pour former un anneau dans lequel vient se placer une pièce
cylindroïde ou conique pleine. Cette dernière forme l’axe ou le pivot de rotation. Ce type de jointure est spécialisé
dans les mouvements de rotation quasi exclusifs. Exemples : Articulation atlanto-axiale; articulation radio-ulnaire
proximale.
➢ Articulation atlanto-occipitale chez le chien. La dent de l ’axis,
conique, répond à la « fovéa dentis » (fosse de la dent) sur le
plancher du canal vertébral de l’atlas. La dent est maintenue
contre la fovéa dentis par le ligament transverse de la dent qui
complète l’anneau. La dent forme l’axe autour duquel tournent
l’atlas et la tête. C’est cette articulation qui permet les
mouvements de rotation de la nuque.
➢ Modèle mécanique trochoïde et articulation radioulnaire
proximale (chez l’homme). La tête du radius est maintenue
contre une surface articulaire semicirculaire de l’ulna par un
ligament annulaire. Dans cet anneau tourne la tête du radius
lors des mouvements de pronation et de supination

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6. L’articulation planiforme

Ce sont des facettes articulaires planes permettant de petits mouvements de glissements. Ces articulations
synoviales à facettes planes sont appelées arthrodies. Exemples : Ce sont les articulations des processus
articulaires des vertèbres cervicales ; les articulations entre les os du carpe, ou entre les os du tarse.

Surfaces articulaires planiformes des processus articulaires crâniaux d’une


vertèbre cervicale (à gauche) et d’une vertèbre thoracique (à droite) de
cheval

B. Les formations complémentaires

Ces formations permettent un meilleur enveloppement des structures articulaires.


1. Le bourrelet marginal

C’est en général un anneau fibro-cartilagineux qui s’insère sur le pourtour d’une cavité articulaire pour
augmenter l’étendue de la surface articulaire. Les bourrelets glénoïdal (épaule) et acétabulaire (hanche) sont très
développés chez l’homme. Ils peuvent être impliqués dans des syndromes douloureux de ces articulations. Ils
sont moins développés chez les quadrupèdes domestiques.

Exemple : Bourrelet acétabulaire de l’articulation de la hanche du chien

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2. Le ménisque articulaire

C’est une pièce fibro-cartilagineuse interposée entre deux surfaces articulaires assurant une meilleure
congruence entre elles. Elle n’adhère pas à ces surfaces. Les ménisques augmentent la surface de contact
articulaire, et assurent l’amortissement et la distribution des contraintes s’exerçant sur les surfaces articulaires.
L’articulation fémoro-tibiale (=genou) comprend deux ménisques, l’un latéral et l’autre médial, de forme
semilunaire s’interposant entre les condyles fémoraux et tibiaux correspondants. L’articulation temporo-
mandibulaire est également dotée d’un ménisque.

Exemple : l’articulation du genou de cheval

C. Le cartilage articulaire

Il tapisse les surfaces articulaires et joue un rôle


essentiel dans la mécanique articulaire en permettant le
glissement harmonieux des épiphyses les unes sur les
autres, ainsi qu’une absorption des chocs.
Macroscopiquement, le cartilage articulaire adulte
normal apparaît blanc, lisse, luisant et translucide. Il est
dépourvu de vaisseaux sanguins et lymphatiques et de
terminaisons nerveuses.
Le cartilage articulaire est constitué de 80 %
d’eau, retenue sous la forme d’un gel macromoléculaire
très stable grâce à la présence des protéoglycanes, de
macromolécules polymérisées formant des chaînes très
longues.
La nutrition du cartilage est assurée à 90 % environ par
la synovie et à 10% à partir des vaisseaux sanguins de
l’os sous-chondral. Par conséquent, toute modification
de composition du liquide synovial peut déterminer une souffrance du cartilage, qui peut aller jusqu’à la mort
cellulaire et la dégradation cartilagineuse.
L’épaisseur du cartilage articulaire est variable en fonction de la région articulaire (de 0.1 à 4-5mm). Son
épaisseur est plus élevée dans les zones subissant les plus fortes pressions.

Selon l’orientation des fibres et la forme des chondrocytes, on distingue dans le cartilage articulaire quatre
couches :

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D. Les moyens d’union

1. L’union directe

L’union directe entre deux extrémités articulaires est assurée par une capsule articulaire, souvent complétée par
des ligaments. Capsule et ligaments sont des structures fibro-élastiques (collagène).
Ce sont les éléments de la stabilité passive d’une articulation : La capsule et surtout les ligaments articulaires sont
riches en terminaisons nerveuses informant le cortex cérébral sur leur tension et le degré d’allongement et leur
position dans l’espace (mécanorécepteurs et propriorécepteurs). Les ligaments contrôlent et limitent les
mouvements extrêmes (en flexion, extension, rotation, ou abduction/adduction) des surfaces articulaires, pour
lutter contre leur désemboîtement. Lors d’entorse, il y a une lésion d’élongation, voire une déchirure partielle
ligamentaire et/ou capsulaire. Lors d’une luxation, il y a désemboitement des surfaces articulaires, avec rupture
capsulaire et ligamentaire.
a) La capsule articulaire
La capsule articulaire est une membrane plus ou moins vaste formant un manchon englobant les deux extrémités
articulaires. Elle s’insère sur le pourtour des surfaces articulaires. Elle assure la jonction entre les deux segments
osseux, et contrôle, par sa mise en tension lors des mouvements, la mobilité de l’articulation.
b) Les ligaments
Les ligaments peuvent être des épaississements locaux de la capsule articulaire qui souvent se différencient,
s’épaississent et s’individualisent. La majorité des articulations synoviales sont dotées de ligaments collatéraux
(un à chaque face : latéral et médial). Certaines possèdent également des ligaments internes, comme les
ligaments croisés du genou, ou le ligament de la tête fémorale de la hanche.

Exemple : capsule articulaire et ligaments du genou gauche d’un chien :

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2. Les unions indirectes

Les autres moyens d’union indirectes d’une articulation sont les fascias, tendons et aponévroses
s’insérant au voisinage des articulations ou les recouvrant. Par exemple, les tendons des muscles fléchisseurs du
doigt et le fascia digital jouent un rôle majeur dans la stabilité des articulations interphalangiennes chez le cheval.
Les muscles assurent par leur contraction la mobilité articulaire. De par leur tonicité, ils assurent le
maintien de l’angle articulaire et la stabilité articulaire au repos ou au cours du mouvement. Ce sont les agents
de la stabilité active de l’articulation.

E. Les moyens de glissement : membrane synoviale et synovie

1. La membrane synoviale

La membrane synoviale est une membrane conjonctive mince qui tapisse la face interne de la capsule
articulaire. Elle ne recouvre pas le cartilage articulaire ni les ménisques quand ils existent. Elle s’insère à la jonction
cartilage-os où elle forme des culs-de-sac ou récessus synoviaux (c’est le site des ponctions ou des injections intra-
articulaires).
La membrane synoviale est constituée de fibres de collagène et de fibres élastiques au sein desquelles on trouve
des synoviocytes. Elle est richement vascularisée et innervée. Son rôle est de synthétiser le liquide synovial,
d’assurer son renouvellement et résorber les déchets de son métabolisme.
Quand il y a une production excessive de liquide synovial, les récessus synoviaux gonflent et font saillie
(« épanchement de synovie », mais le terme n’est pas très exact. C’est le cas des « tares molles » chez le cheval
(vessigons et mollettes articulaires). Elles signent toujours un dysfonctionnement ou une souffrance articulaire.

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2. Le liquide synovial

Le liquide synovial est un liquide visqueux incolore ou à peine


ambré. Il correspond pratiquement à un dialysat de sang et d’une
mucoprotéine secrétée par les synoviocytes, riche en acide hyaluronique.
C’est ce dernier qui confère au liquide synovial la viscosité nécessaire pour
la lubrification et le glissement des surfaces articulaires.
Dans les états inflammatoires, la synthèse de cette mucoprotéine
est perturbée ou elle est dégradée par une hyaluronidase d’origine
macrophagique ou bactérienne. Il en résulte une fluidification de la
synovie).
Coupe longitudinale d’une articulation métacarpo-phalangienne de cheval
(boulet) La synoviale articulaire a été injectée en latex coloré en rouge
mettant en évidence les différents récessus synoviaux de cette articulation.

F. Les mouvements articulaires

➢ Les mouvements de plus grande amplitude sont en général les mouvements sagittaux :
• La flexion = rapprochement des deux segments osseux, fermeture de l’angle articulaire.
• L’extension = éloignement des rayons osseux, ouverture de l’angle articulaire.

➢ Ces mouvements sont presque toujours associés à des mouvements de plus faible amplitude, latéraux
(abduction/adduction) et/ou rotatoires, en particulier au niveau des membres où les surfaces articulaires
sont asymétriques :
• Abduction : Ecartement du rayon du plan médian (vers l’extérieur)
• Adduction : Rapprochement du rayon du plan médian (vers l’intérieur)
Leur amplitude dépend de la morphologie des surfaces articulaires. Certains exercices sollicitent
particulièrement ces mouvements d’abduction/adduction et rotatoires, comme les déplacements latéraux chez
le cheval (hanche ou épaule en dedans, appuyer).

➢ Les articulations sphéroïdes (épaule, hanche) permettent également des mouvements combinés dans les
trois plans de l’espace = circumduction.

Les mouvements articulaires sont dus à l’action des muscles. Toutefois, certains mouvements sont purement
passifs.
Exemples :
- Du fait de l’asymétrie des surfaces articulaires fémoro-tibiales, la flexion du tibia s’accompagne d’une
rotation interne passive (« automatique ») du tibia par rapport au fémur, et inversement à l’extension.
- L’extension métacarpo-phalangienne (= « descente du boulet ») du cheval à la réception d’un saut est due
à l’action de la pesanteur.
- Par ailleurs, chez le cheval, du fait de la spécialisation poussée du doigt, il n’existe pas de muscles
abducteurs ou adducteurs ou rotateurs interne ou externe des phalanges chez cette espèce. Ces
mouvements d’abduction/adduction ou rotatoires du doigt apparaissent lors d’appuis asymétriques et
sont purement passifs.

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IV. Corrélations cliniques


A. Importance clinique

Les affections peuvent être rhumatologiques (« médicales ») ou orthopédiques (« chirurgicales »)


➢ Affections traumatiques :
• Entorse (élongation, rupture de ligament)
• Luxation : perte de contact des surfaces articulaires et lésions capsuloligamentaires sévères.
• Fractures des extrémités ou des surfaces articulaires.
➢ Anomalies de développement :
• Dysplasie = incongruence des surfaces articulaires (toutes les articulations peuvent être atteintes,
les plus fréquentes chez le chien concernent les hanches et le coude
• Non-union au niveau de certains centres d’ossification (processus anconé de l’ulna ; processus
coronoïde médial de l’ulna)
• Dysgénésie ou agénésie des ligaments (mauvais ou absence de développement de ligaments).
➢ Inflammatoires : Arthrite, polyarthrite : peuvent être d’origine infectieuse (suite plaie ou chirurgie ou
injections intra-articulaires; certaines maladies ont un tropisme articulaire comme la maladie de Lyme)
ou immunitaire (Lupus; polyarthrite rhumatoïde). L’arthrose n’est pas seulement liée à l’usure de l’âge,
mais c’est la conséquence de toute contrainte anormale s’exerçant sur le cartilage articulaire et l’os sous-
chondral : surcharge pondérale ; défaut d’aplombs, instabilité (suite à une dysplasie, ou un traumatisme),
efforts excessifs sur les articulations (activité sportive).
➢ Métaboliques : défaut localisé d’élaboration du cartilage : Ostéochondrite disséquant : affection
douloureuse surtout rencontrée chez le jeune en croissance (chevaux, chiens) et concerne le plus souvent
l’épaule (tête humérale), le jarret, l’articulation métacarpo-phalangienne (cheval), ou plus rarement les
condyles ou les lèvres de la trochlée fémorale, ou la jonction lombo-sacrale. Mais elle peut être également
d’origine traumatique suite à un impact localisé sur le cartilage.
➢ Tumeurs : synoviosarcomes (rares)

B. L’exploitation clinique

L’exploration clinique d’une articulation passe EN PREMIER LIEU par un examen orthopédique complet
et minutieux : examen de l’animal en mouvement, examen palpatoire et tests articulaires. Certaines manœuvres
sont pathognomoniques (c’est-à-dire caractéristiques d’une seule pathologie) d’une affection (signe du tiroir
crânial lors de rupture du ligament croisé crânial du genou par exemple). Des examens complémentaires peuvent
aider à confirmer un diagnostic. L’anesthésie sémiologique est surtout utilisée chez le cheval pour déterminer le
segment boiteux. On réalise des anesthésies locales étagées des nerfs digitaux. On peut également réaliser des
anesthésies articulaires.
En Imagerie, la radiographie et le scanner permettent essentiellement d’examiner les surfaces
articulaires. Ils peuvent être associés à l’injection de produit de contraste dans l’articulation (arthrographie).
L’échographie peut être utile dans la mise en évidence de lésions ligamentaires et méniscales. D’application
récente en médecine vétérinaire, l’IRM permet une exploration de toutes les structures d’une articulation.
L’arthroscopie (microchirurgie non invasive) permet de visualiser directement les lésions ligamentaires,
cartilagineuses. De plus en plus d’intervention se font actuellement par arthroscopie ce qui limite les
inconvénients et complications liés à l’arthrotomie.
Les examens biochimiques, histologiques, bactériologiques : à partir de ponctions du liquide synovial
peuvent permettre de mettre en évidence des pathologies articulaires infectieuses ou d’origine immunitaire.

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CE DOCUMENT A ETE OFFERT AUX VETERINAIRES ALGERIENS PAR

REDA MOHAMED GUESSOUM, DVM

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Bases morphologiques d’Anatomie et d’Histologie Anatomie CM 05-06

MODULE : BASES MORPHOLOGIQUES D’ANATOMIE ET D’HISTOLOGIE


MATIERE : ANATOMIE
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Introduction à la myologie des


mammifères domestiques

Objectifs pédagogiques :
-Connaître ce que sont les muscles lisses et les muscles striés et les différences entre eux.
-Connaître ce que sont les muscles longs, le muscle plat, le muscle court, et être capable de donner un ou deux
exemple de chaque.
-Connaître ce qu’est un tendon, une aponévrose.
-Connaître ce que sont les fascias, les gaines tendineuses et bourses tendineuses, à quoi elles servent, et où on
peut les rencontrer.
-Connaître ce que sont des muscles mono, bi ou pluri-articulaires ; ce que sont les muscles synergiques ou
antagonistes. Etre capable de donner un exemple de chaque.
-Comprendre les principes des leviers musculaires.

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Table des matières


I. Morphologie générale des muscles striés squelettiques ...................................................................................4
A. La forme du muscle .......................................................................................................................................5
1. Les muscles longs.......................................................................................................................................5
2. Les muscles plats .......................................................................................................................................8
3. Les muscles courts .....................................................................................................................................8
B. Les insertions des muscles : tendons et aponévroses .................................................................................10
1. Support de l’insertion ..............................................................................................................................10
2. Mode d’insertion .....................................................................................................................................10
C. Structures complémentaires des muscles et tendons ................................................................................11
1. Fascia (fascias ou fasciae) ........................................................................................................................11
2. Gaines tendineuses..................................................................................................................................14
3. Les bourses synoviales sub-tendineuses .................................................................................................15
II. Fonctions et rôles d’un muscle.........................................................................................................................16
A. Rôle des muscles..........................................................................................................................................16
B. Muscles mono-, bi- ou pluri-articulaires......................................................................................................19
C. Muscles synergiques et muscles antagonistes ............................................................................................20
D. Différentes modalités de contractions et travail musculaire ......................................................................21
1. Contraction isométrique..........................................................................................................................21
2. Contraction anisométrique......................................................................................................................22
III. Principaux groupes musculaires ..................................................................................................................22

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Définitions
Myologie = Etude des muscles et de leurs annexes.
Les muscles sont des organes charnus doués de la capacité de se contracter (se raccourcir) temporairement
sous l’action d’un stimulus (en général nerveux), ce qui permet la mobilisation des éléments anatomiques sur
lesquels ils sont attachés.
Un muscle est formé de la juxtaposition de cellules musculaires (= fibres musculaires = myocytes) plus ou
moins organisées en faisceaux. On reconnaît deux grands types de muscles : les muscles lisses et les muscles
striés
➢ Les muscles lisses (muscles viscéraux, muscles involontaires) : sont formés de fibres musculaires pâles
et lisses, sans stries visibles à l’examen microscopique. Ils se situent dans la peau, les parois des
viscères et des principaux vaisseaux sanguins dont ils assurent la motilité (capacité à effectuer des
mouvements). Leur contraction est involontaire et sous dépendance du système nerveux autonome
ou végétatif (SNA).
➢ Les muscles striés se caractérisent par la présence de stries transversales visibles au microscope
optique et dues à l’agencement particulier des microfilaments d’actine et de myosine (les
microfilaments eux-mêmes ne sont visibles qu’au microscope électronique). On en reconnaît deux
types :
• Le muscle strié cardiaque, principal composant des parois musculeuses du cœur (myocarde),
à contraction involontaire, sous dépendance du système nerveux autonome
• Le muscle strié squelettique, est le muscle permettant la mobilité des différents constituants
du squelette. Sa contraction est essentiellement volontaire et dépend du système nerveux
de relation (SNR).
Muscle strié
Type de muscle Muscle strié cardiaque Muscle lisse
squelettique

Insérés sur les os (peau, Parois du cœur


parois des viscères (Myocarde)
Parois des vaisseaux
creux (sauf cœur),
certains cartilages
Localisation

Fibres musculaires très


Fibres musculaires Cellules courtes, fusiformes à 1
longues, cylindroïdes,
courtes, ramifiées, seul noyau; pas de stries
multinucléees, avec des
Forme et aspect des mononucléées, striées transversales
stries transversales très
cellules nettes

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Volontaire : système Involontaire : système


nerveux Autonome, Involontaire : système nerveux
nerveux de relation
hormones, Autonome, hormones,
Contrôle et
régulation de la
contraction

Intérêts en médecine vétérinaire :


➢ Médical : En rhumatologie – orthopédie : Examen clinique de l’animal en statique et en mouvement,
examen palpatoire, mise en place et interprétation des tests réflexes - Affections musculo-tendineuses
(En traumatologie : Contractures, claquages, déchirures musculaires, tendinopathies - Affections
métaboliques : myosites - affections congénitales, affections neuromusculaires : myopathies, etc…)
➢ Chirurgie : Voies d’abords chirurgicales : Connaissance des différents plans musculaires lors de l’accès
chirurgical à un os, une articulation ou un viscère – Techniques chirurgicales : myoplasties (réparation
des muscles), tendinoplasties (réparation des tendons) …
➢ Sport : Connaissance de la physiologie et de la biomécanique musculaire : mise en place d’exercices
d’assouplissement et/ou de renforcement musculaires spécifiques, amélioration des performances
➢ Rééducation/physiothérapie : Mise en place d’exercices pour lutter contre l’amyotrophie (réduction des
muscles), lutter contre la fibrose musculaire, améliorer la tonicité et la force musculaire chez
➢ Animaux de boucherie : répartition des masses musculaires sur la carcasse
➢ Hygiène et Industrie des Denrées animales ou d’Origine animale (HIDAOA) : Inspection des viandes, coupe
et découpe …

Morphologie générale des muscles striés squelettiques


L’appareil musculaire est l’un des plus volumineux du
corps : on peut en moyenne dénombrer plus de 450 muscles
constituants environ 50% du poids vif de l’individu. Chez les
animaux de boucherie, ce pourcentage peut atteindre 65 à 70%
du poids vif.
La très grande majorité des muscles squelettiques relie les
segments osseux entre eux. Par opposition aux os et aux
structures articulaires qui sont les organes « passifs » du
mouvement, les muscles sont les organes actifs du
mouvement :
➢ Ils sont contractiles : permettent de mobiliser les
segments du squelette les uns par rapport aux autres ;
➢ et doués de tonicité : au repos, ils présentent une activité
contractile de base permettant de maintenir les angles
articulaires et d’éviter l’affaissement du corps sous l’action
de la force de gravitation terrestre.

Les reliefs formés par la musculature contribuent à délimiter les


différentes régions du corps. Les muscles donnent sa
conformation, et ses attitudes caractéristiques à chaque espèce et à chaque individu.

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Caractérisation d’un muscle


Un muscle se caractérise par sa situation, sa forme, ses insertions, sa fonction, ses rapports, sa vascularisation et
son innervation.
➢ Selon leur situation, on reconnaît :
• Les muscles peauciers : Certains prennent origine sur un os et se terminent dans la peau tels que les
muscles cutanés de la face qui mobilisent les paupières, lèvres, narines… (« muscles de l’expression
») ; d’autres tapissent la face interne de la peau tels que les muscles cutanés du cou et du tronc
(n’existent pas chez l’homme).
• Les muscles squelettiques (« proprement dits ») qui unissent les segments osseux et agissent sur eux
à la manière de leviers.
➢ Par rapport au plan médian : La très grande majorités des muscles sont pairs (et donc sans plan de
symétrie). Toutefois, il existe quelques muscles impairs, situés dans le plan médian (symétriques par
rapport à ce plan) on peut citer le diaphragme, le muscle transverse du thorax ou le muscle long du cou.
➢ Selon leur forme : Comme pour les os, on décrit 3 types de muscles : les muscles longs, les muscles plats
et les muscles courts.

Exemple d’un muscle impair : le diaphragme (ici


vue caudale). Il forme une cloison contractile
séparant les cavités thoracique et abdominale.
Muscles peauciers : Cette cloison ménage plusieurs espaces
les muscles cutanés du tronc et du cou du cheval permettant le passage de l’œsophage ainsi que
d’éléments vasculaires et nerveux importants.
C’est le principal muscle inspirateur.

La forme du muscle

Les muscles longs

Ils sont surtout situés dans les membres où ils se superposent autour des rayons osseux.
Le type le plus simple des muscles longs est représenté par le muscle fusiforme. Il est constitué par un corps
charnu dont la partie moyenne, plus ou moins renflée, est appelée ventre, et deux extrémités permettant
l’insertion du muscle aux os.
Ces extrémités sont en général complétées par un cordage fibreux plus ou moins long ou tendon.
Il est d’usage de qualifier l’extrémité la plus renflée (en générale l’extrémité proximale) de tête ou d’origine du
muscle car, théoriquement, la moins mobile, et l’extrémité la plus effilée (distale sur les membres) de queue ou
terminaison car théoriquement la plus mobile.

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Mais la réalité fonctionnelle est plus complexe, et


chacune des extrémités peut tour à tour jouer le rôle
de point fixe ou de point mobile selon la phase de la
locomotion.
Du modèle simple du muscle fusiforme dérivent
d’autres variétés de muscles longs par division du
ventre ou des extrémités ou par l’agencement des
fibres

o Exemples de variétés de muscles longs

Muscle à tête divisée : biceps ; triceps, quadriceps


Plusieurs muscles longs sont clivés à partir de leur
tête sur une plus ou moins grande étendue.

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Muscle à queue divisée : bicaudé


Exemple : le muscle supra-épineux est un muscle de l’épaule
situé crânialement à l’épine de la scapula. Chez le cheval,
son extrémité distale est bicaudée, s’insérant de part et
d’autre de l’extrémité proximale de l’humérus. Ceci délimite
un tunnel laissant le passage au tendon du muscle biceps
branchial

Muscle au ventre divisé : digastrique


Exemple : le muscle digastrique est un muscle masticateur
abaisseur de la mandibule situé à la face médiale de la
mandibule. Entre ses deux ventres charnus s’intercale un
tendon intergastrique

Organisation des fibres musculaires des muscles longs


L’agencement des fibres charnues par rapport au tendon est
variable. Dans les muscles fusiformes les fibres charnues sont
parallèles aux fibres tendineuses ; dans les muscles pennés les
fibres charnues s’insèrent de part et d’autre du tendon qui prend
naissance au sein même du muscle ; dans les muscles semi-
pennés elles s’insèrent le long d’un côté du tendon. Lors de la
contraction, l’amplitude de raccourcissement des fibres charnues
d’un muscle penné est plus réduite que celles d’un muscle
fusiforme, mais la force musculaire produite est plus élevée.

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Les muscles plats

Ils sont également appelés « muscles larges ». Ils forment


essentiellement les parois des cavités du tronc. Il en existe
également dans la tête (muscles masticateurs) et autour des
ceintures des membres.
Leur forme est très variable. Certains présentent des
fibres charnues parallèles (ex : muscles intercostaux), d’autres
des fibres rayonnant en éventail à partir d’une insertion. Ces
derniers sont qualifiés de « flabelliformes » comme le muscle
oblique interne de l’abdomen. Dans d’autres cas, les faisceaux
charnus forment comme des dentelures s’insérant sur les côtes
ou les processus transverses des vertèbres cervicales ces sont des
muscles dentelés, comme, le muscle dentelé ventral du thorax
ou encore le muscle dentelé du cou. Enfin, le corps charnu peut
être divisé par plusieurs intersections fibreuses : c’est le cas des
muscles polygastriques comme le muscle droit de l’abdomen.
Le plus souvent la partie charnue du muscle plat se prolonge
par une lame fibro-élastique, équivalent au tendon du muscle
long : c’est l’aponévrose d’insertion.
o Exemples de muscle plats

Les muscles courts

Ils sont de faible volume, en général situés en profondeur, sous les grandes masses musculaires. Les
muscles juxta-vertébraux, les muscles juxta-articulaires (contre les grandes articulations des membres), les
muscles du larynx sont des muscles courts. Ils présentent une très grande variété de forme et souvent il y a une
(ou parfois deux) dimension qui a tendance à dominer sur les autres.

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Aux muscles courts est également rattaché un type particulier à disposition annulaire, le muscle orbiculaire qui
s’insère autour d’un orifice naturel (ex : col de la vessie ou anus).

o Exemple de muscle court

Muscle orbiculaire de l’oeil

m. Orbiculaire de la bouche

o Exemple de muscle court et simple

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Les insertions des muscles : tendons et aponévroses

1. Support de l’insertion

Les muscles s’insèrent par leurs extrémités (muscles longs) ou par leur périphérie (muscles plats) sur des
surfaces d’insertions.
Dans l’immense majorité des cas, le support de l’insertion musculaire est un os (reliefs d’insertions
musculaires : tubérosités, processus, crêtes etc…).
Certains muscles n’ont qu’une seule attache osseuse, l’autre extrémité s’insérant sur la peau (Ex :
muscles cutanés de la tête, mobilisateurs des paupières, des narines, des lèvres) ou sur un cartilage (Ex : muscles
mobilisateurs du pavillon de l’oreille, ou des cartilages du nez)
D’autres enfin n’ont aucune attache squelettique et vont d’un cartilage à l’autre (Ex : Muscles du larynx)
ou adhérent à la peau par toute leur surface (Ex: muscle cutané du tronc).
NB : Les tendons et les ligaments ont une nature similaire mais une fonction différente. Les tendons font la
liaison entre le muscle et l’os pour le mouvement. Les ligaments font la liaison entre les os d’une articulation.

2. Mode d’insertion

Dans de très rares cas, les muscles s’attachent directement sur l’os par les extrémités des fibres charnues.
Dans la majorité des cas, les insertions musculaires sont réalisées par des structures fibro-élastiques non
contractiles : les tendons. Dans le cas des muscles plats, elles correspondent aux aponévroses d’insertion.

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o Exemple : Les muscles de l’avant-bras du cheval et leurs tendons. Les muscles de l’avant-bras mobilisent
le carpe et les doigts. Leurs tendons sont très longs, surtout ceux des muscles extenseurs et fléchisseurs
du doigt chez le cheval.

Structures complémentaires des muscles et tendons

Diverses structures sont associées aux muscles et à leurs tendons pour en assurer le fonctionnement optimal :
les fascias, les gaines tendineuses fibreuses, les gaines synoviales tendineuses et les bourses synoviales sub-
tendineuses.

1. Fascia (fascias ou fasciae)

Le fascia est une membrane fibro-élastique enveloppant un muscle ou un groupe de muscles et formant
une véritable gaine contentive.
En fait, tous les fascias des membres et du tronc sont en continuité entre eux enveloppant les muscles
depuis « le bout du nez jusqu’au bout de la queue ».
Les fascias des membres se connectent (« articulations fasciales ») et se continuent par ceux des ceintures puis
ceux du tronc. On parle de « chaînes myo-fasciales ».
Certains fascias sont bien développés et épais (fascia thoraco-lombaire, fascia–iliaca, fascia cervical). Dans les
membres ils forment de véritables manchons qui se continuent d’un segment à l’autre en devenant de plus en
plus épais dans les régions distales où ils vont constituer des structures intervenant de façon importante dans le
maintien des tendons et dans la stabilité des articulations distales, en particulier chez les grands ongulés.

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o Exemple 1 : le fascia thoraco-lombaire


Le fascia thoraco-lombaire
forme une épaisse lame
fibro-élastique recouvrant
le muscle erector spinae et
ses dérivés. Il prend origine
caudalement sur la crête
iliaque et le sacrum, s’insère
sur toute sa longueur sur les
processus épineux
dorsalement et sur les
processus transverses
latéralement des vertèbres
thoraciques et lombaires,
passe sous le muscle
rhomboïde pour se
terminer crânialement sur
le bord caudal du muscle
splénius.
Caudalement il se continue
par le fascia glutéal (de la
croupe) qui lui-même se
prolonge par le fascia
périnéal vers l’arrière, et par
le fascia de la cuisse (fascia
lata) distalement.

La coupe transversale
schématique montre les
septums envoyés par le fascia
thoraco- lombaire et séparant
le muscle erector spinae en
ses 3 divisions (épineux,
longissimus et ilio- costal du
thorax) ainsi que ses
connexions (« articulations »)
avec les autres fascias du
tronc.

A leur extrémité proximale ou crâniale, certains fascias sont prolongés par des muscles « tenseurs » :
Exemples : muscle tenseur du fascia lata (dans la cuisse), muscle tenseur du fascia anté-brachial (dans le bras).
Les fascias superficiels sont juste sous la peau de laquelle ils sont séparés par du tissu conjonctif dense dans lequel
cheminent les vaisseaux et nerfs superficiels.

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o Exemple 2 : le fascia lata


Le fascia lata est le fascia de la face
latérale de la cuisse. Il prolonge
distalement le fascia glutéal qui recouvre
la croupe.

Il a deux particularités :
➢ Il est doté d’un muscle tenseur :
le muscle tenseur du fascia lata
qui prend origine sur l’angle de la
hanche.
➢ Ses deux feuillets sont épais et
bien individualisés. Le feuillet
profond se détache et rejoint le
bord latéral du fémur, séparant
les muscles fémoraux crâniaux
des muscles fémoraux caudaux.
Le feuillet superficiel recouvre
l’ensemble des muscles de la
face latérale de la cuisse, et se
prolonge distalement par le
fascia jambier.

Ces aspects ont une grande


importance en chirurgie : voies d’abord
lors de fracture du fémur; utilisation
d’une bande de fascia lata dans la
stabilisation chirurgicale du genou lors
de rupture du ligament croisé crânial.

Le fascia est en fait constitué de deux feuillets, l’un superficiel (« fascia superficialis ») l’autre profond,
qui sont plus ou moins adhérents ou lâches selon la zone du corps. Le feuillet profond est au contact des muscles
sous-jacents, leur donne parfois insertion, et il arrive en certains endroits qu’il soit au contact direct des os sur
lesquels il s’attache de façon solide. Il envoie des prolongements formant des cloisons ou septums
intermusculaires. Ces septums atteignent dans certains cas les os délimitant des loges complètes pour les groupes
musculaires, voire parfois des loges individuelles pour certains muscles. Les vaisseaux et les nerfs les plus
importants sont en général enveloppés dans un manchon formé par un dédoublement du fascia (Important en
chirurgie !).
Ainsi les fascias constituent comme une sorte de seconde charpente, conjonctivo-élastique, enveloppant
et assurant la contention des muscles, tendons, articulations, os, nerfs et vaisseaux.
Les faisceaux de collagène et de fibre élastiques constituant les fascias s’orientent en fonction des
tensions subies par les fascias, mais les zones où des nerfs ou des vaisseaux traversent un fascia sont circonscrites
par un anneau fibreux.
Les fascias reçoivent également des terminaisons sensitives, et sont impliqués dans les processus
douloureux comme des points hyperalgiques, des points de tensions.

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o Exemple 3 : Fascia jambier et loges musculaires de la jambre

Le fascia jambier est encore plus épais que le


fascia lata et enveloppe les muscles de la jambe.
Il adhère fortement à la face médiale du tibia qui
n’est recouverte par aucun muscle.
Latéralement, il envoie une cloison qui s’insère
tout le long de la fibula. Ceci délimite deux
grandes loges principales : l’une pour les muscles
jambiers crâniaux, l’autre pour les muscles
jambiers caudaux. Cette division n’est pas
seulement anatomique, mais aussi fonctionnelle
: les muscles jambiers crâniaux sont tous
innervés par le nerf fibulaire (division terminale
du nerf sciatique) et sont soit fléchisseurs du
tarse, soit extenseurs des orteils, tandis que tous
les muscles jambiers caudaux sont innervés par
le nerf tibial (l’autre division terminale du
sciatique) et ont un rôle opposé, soit extenseurs
du tarse soit fléchisseurs des orteils. D’autres
cloisons inter- musculaires vont contribuer à
subdiviser la loge crâniale en loges tibiale
crâniale et en loge fibulaire d’une part; et la loge
CT schématique et la jambe du chien-(Au 1/3 supérieur) caudale en, loge tibiale caudale et en loge surale
d’autre part.

2. Gaines tendineuses

Dans les membres, le fascia devient de plus en plus


épais distalement, en particulier au niveau des articulations (du
carpe, du tarse, métacarpo- ou métatarso- phalangiennes,
interphalangiennes). Il forme des tunnels fibreux dans lesquels
vont glisser les tendons : Ce sont les gaines fibreuses
tendineuses. Dans ces tunnels, le glissement des tendons est
favorisé par de petits sacs allongés aux membranes très minces
et contenant du liquide synovial : ce sont les gaines synoviales
tendineuses.
Ces dernières sont à l’origine des tares molles chez le
cheval (vessigons et mollettes tendineuses). Leur inflammation
(« ténosynovites ») est souvent associée aux tendinites, et la
formation d’adhérences fibreuses entre la gaine et le tendon
entraîne une gêne au glissement correct du tendon augmentant
les risques de récidives des tendinites.
Exemple : Au niveau du carpe, le fascia recouvre
la capsule articulaire et forme des gaines
fibreuses à la face dorsale du carpe pour les
muscles extenseurs du carpe et pour les muscles
extenseurs du doigt. Chaque tendon glisse dans
son tunnel fibreux grâce à une gaine synoviale.
L’ensemble forme le « rétinacle des extenseurs ».

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3. Les bourses synoviales sub-tendineuses

Ce sont de petits sacs ovoïdes


aux parois très minces et contenant
du liquide de type synovial.
Ils permettent à un tendon de glisser
sur un relief osseux saillant (souvent
au niveau de leur terminaison).
L’inflammation de ces bourses («
bursite sub- tendineuse ») peut être
à l’origine de boiteries.
Remarque : ces bourses synoviales
font partie des bourses « séreuses »
avec les bourses sous-cutanées
disposées

Exemple : principales bourses


synoviales sub-tendineuses du
membre pelvien du cheval

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Fonctions et rôles d’un muscle


Rôle des muscles

Les mouvements de plus grande amplitude ont lieu dans le plan sagittal chez les mammifères
domestiques : un muscle fléchisseur diminue (ferme) l’angle entre les segments osseux mobilisés. Le muscle
extenseur permet au contraire l’ouverture de cet angle. Certains muscles permettent des mouvements dans le
plan frontal : un muscle abducteur éloigne le rayon mobilisé de l’axe médian, tandis qu’un muscle adducteur l’en
rapproche. Il en est de même dans le plan horizontal avec des muscles rotateurs externe ou rotateurs interne.
Un cas particulier est représenté par les os de l’avant-bras : Chez certaines espèces, la rotation du radius autour
de l’ulna entraîne la main en supination (muscles supinateurs) ou en pronation (muscles pronateurs).

Flexion = rapprochement des deux segments - fermeture de l'angle articulaire


Extension = éloignement des segments osseux - ouverture de l'angle articulaire

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Très souvent, du fait de l’asymétrie des surfaces articulaires l’action d’un muscle comporte plusieurs
composantes : une fonction majeure (en flexion ou en extension) associée à une composante rotatoire ou en
abduction ou adduction. Ceci est particulièrement vrai dans le cas des muscles mobilisateurs des articulations
sphéroïdes comme la scapulo-humérale (épaule) ou la coxo-fémorale (hanche).

Il est possible d’en déduire logiquement le rôle que peut avoir un muscle en connaissant :

➢ La situation du muscle par rapport au segment osseux et ses insertions


➢ L’orientation des rayons osseux et le sens des mouvements permis

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Pour le rachis :
➢ Flexion vertébrale = rapprochement des corps vertébraux et éloignement des processus épineux. On
observe une concavité ventrale
➢ Extension vertébrale = Eloignement des corps vertébraux et rapprochement des processus épineux. On
observe une concavité dorsale

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Muscles mono-, bi- ou pluri-articulaires

Les muscles peuvent agir sur deux rayons osseux adjacents. Ils vont donc mobiliser l’articulation qui est
réalisée par ces deux rayons. Les muscles :
➢ Mono-articulaires n’agissent que sur cette articulation. Exemple : le muscle grand rond qui unit la scapula
à l’humérus et agit en tant que fléchisseur de l’épaule.
➢ Bi-articulaires agissent sur deux articulations. Exemple : le muscle biceps brachial, prend origine sur la
scapula, croise l’articulation de l’épaule, puis celle du coude avant de se terminer sur le radius et l’ulna. :
C’est un muscle bi-articulaire. Selon la phase de la locomotion, il peut agir sur l’épaule ou sur le coude
➢ Pluri-articulaires ont un trajet très long croisant plusieurs articulations. Exemple : le muscle extenseur
dorsal du doigt, prend origine sur l’humérus et ne se termine que sur la 3ème phalange. Il croise le
coude, le carpe, l’articulation métacarpo-phalangienne et les deux articulations interphalangiennes. Il a
comme principal rôle, l’extension de la 3ème phalange, mais peut agir indirectement sur les autres
articulations qu’il croise.

m. Biceps brachial :
(bi-articulaire) m. Grand rond : fléchisseur
-Extenseur de l’épaule à de l’épaule (Mono-
l’appui (le membre touche articulaire)
le sol)
- Fléchisseur du coude au
soutien (le membre ne
touche plus le sol)

m. Extenseur dorsal du doigt :


(pluri-articulaire)

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Muscles synergiques et muscles antagonistes

➢ Deux (ou plusieurs) muscles contribuant à la réalisation d’un même mouvement sont dit synergiques.
Ainsi, les muscles biceps brachial et brachial sont synergiques dans la flexion du coude.

➢ Un muscle qui s’oppose à l’action d’un autre est dit antagoniste. Ainsi le muscle triceps brachial qui
est extenseur du coude est antagoniste des muscles biceps et brachial.

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➢ Il existe différents leviers permis par ces interactions musculaires :

Différentes modalités de contractions et travail musculaire

1. Contraction isométrique

➢ La force musculaire est égale à la force extérieure.


➢ Pas de raccourcissement ou d’allongement musculaire.
➢ Les bras de leviers osseux ne se déplacent pas (ou alors très brève
course au début de la contraction).

Ce type de contraction est rare dans la biomécanique des mammifères


domestiques : On peut citer dans l’exercice du cheval de sport : la
contraction isométrique des muscles du dos fixant l’incurvation du rachis au
cours d’un déplacement latéral; ou la contraction isométrique de tous les
muscles du tronc et des membres pelviens dans la phase de soulever du
tronc devant l’obstacle juste avant le saut

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2. Contraction anisométrique

➢ Si Fm > Fe, le muscle se raccourcit la contraction est


concentrique
Exemple : raccourcissement du muscle biceps brachial lors de la flexion
du coude au soutien (membre qui n’est pas au contact au sol) ou
raccourcissement des muscles fémoraux caudaux lors de la flexion du
genou au soutien

➢ Si Fm < Fe, le muscle s’allonge la contraction est excentrique


Le muscle se contracte, mais il s’allonge car la résistance est supérieure
à la force de contraction. C’est l’action des muscles antagonistes dans
la réalisation d’un mouvement : lors de la flexion du coude, le muscle
biceps fléchisseur se raccourcit pour rapprocher l’avant-bras du bras,
mais l’amplitude et l’intensité du mouvement sera contrôlée par une
contraction de l’antagoniste, le triceps brachial, qui se contracte en
s’allongeant (sinon il s’oppose au mouvement).

Principaux groupes musculaires

Muscles d’attache
(extrinsèques) du
membre thoracique
Appartiennent à
différentes régions du
tronc : encolure,
thorax, garrot,
poitrail.

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Adaptation de la musculature à la locomotion


S’il existe bien évidemment des particularités spécifiques concernant un certain nombre de muscles du tronc et
de la tête, les plus grandes différences inter-spécifiques concernent surtout la musculature des membres :

➢ Le membre thoracique des quadrupèdes est


dévolu à la locomotion tandis que chez
l’homme, il sert à la préhension : la
musculature spécialisée dans les mouvements
de la main et des doigts est beaucoup moins
développée et différenciée chez les animaux.
➢ Les possibilités de pronation/supination :
l’absence de mouvements de pronation et de
supination chez les ongulés, s’accompagne du
manque de développement des muscles
supinateurs et des muscles pronateurs, ou qui
restent vestigiaux.
➢ Le type de locomotion et le nombre de doigts
: le développement des muscles de la main et
des doigts est conditionné par le nombre des
doigts et de la souplesse des articulations du
carpe (tarse) et des doigts : des variations
spécifiques sont rencontrés selon que ce soit
des espèces digitigrades à 4 ou 5 doigts, ou
onguligrades à 2 ou 1 doigt

o Exemple d’adaptation : les muscles de la main


Chez l’homme, quelques 38 muscles interviennent dans la mobilisation des doigts. Certains sont situés dans
la main proprement dite, d’autres sont des muscles situés dans la région de l’avant-bras. Pas moins de 13 de ces
muscles interviennent dans la mobilité du seul pouce. Chez nos mammifères domestiques, ces muscles de la
main sont beaucoup moins développés. Le pouce est soit inexistant, soit vestigial et/ou non fonctionnel. La
majorité de ces muscles propres de la main et du pouce ne sont pas développés ou sont vestigiaux.

Le développement comparé des muscles interosseux (muscles placés entre les métacarpiens chez l’homme)
illustre bien cette adaptation aux différentes fonctions de la main :

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➢ Chez l’homme, il existe des muscles interosseux


dorsaux (extenseurs et adducteurs métacarpo-
phalangiens) et palmaires (fléchisseurs et adducteurs).

➢ Chez les mammifères domestiques seuls sont


présents les muscles interosseux palmaires :

• Chez les carnivores digitigrades comme le chien et


le chat, ces muscles sont charnus et leur contraction
permet la flexion active métacarpo-phalangienne


• Chez les ongulés, les muscles
interosseux ont perdu presque toutes
leurs fibres charnues et se transforment
en un « tendon » fibro-élastique. Chez la
vache, persistent les muscles interosseux 2
et 3, et chez le cheval ne persiste que le
muscle interosseux. Il forme le « ligament
suspenseur du boulet » qui ne se contracte
plus (plus de fibres charnues) mais joue un
rôle de contention passive luttant contre
l’affaissement de l’articulation du boulet
(métacarpo- phalangienne des ongulés)
sous l’effet du poids et des efforts lors du
poser du pied.

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CE DOCUMENT A ETE OFFERT AUX VETERINAIRES ALGERIENS PAR

REDA MOHAMED GUESSOUM, DVM

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Bases morphologiques d’Anatomie et d’Histologie Anatomie CM 07 - 08

MODULE : BASES MORPHOLOGIQUES D’ANATOMIE ET D’HISTOLOGIE


MATIERE : ANATOMIE

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Introduction à l’étude du
système nerveux

Objectifs pédagogiques :
- Avoir une vision globale du fonctionnement du système nerveux pour aider à la compréhension de
l’anatomie

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Table des matières


I. Organisation générale du système nerveux ........................................................................................................3
II. Les récepteurs et les voies sensitives .................................................................................................................4
A. Des récepteurs différents par l’information qu’ils transmettent ...............................................................4
B. Des récepteurs différents par leur structure..............................................................................................5
III. Le système nerveux ...........................................................................................................................................6
A. Le système nerveux central ........................................................................................................................7
B. Le système nerveux périphérique ........................................................................................................... 10
1. Le système nerveux cérébro-spinal ou somatique ou relationnel ...................................................... 13
2. Le système nerveux végétatif (SNV) ................................................................................................... 17
a. le système parasympathique…………………………………………………………………………………………………………..18

b. le système sympathique…………………………………………………………………………………………………………………23

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Bases morphologiques d’Anatomie et d’Histologie Anatomie CM 07 - 08

Définitions :
Le système nerveux assure les relations de l’organisme avec son environnement et la coordination fonctionnelle
de tous les autres appareils. A cet effet il perçoit toutes les variations du milieu extérieur et intérieur et y répond
par des réactions appropriées.
Le système nerveux remplit ainsi deux fonctions :
➢ Perception des stimuli de l’environnement grâce aux sens (vue, toucher, ouïe, odorat, goût) et
transmission de ces informations vers les centres intégrateurs (moelle épinière (ME) et encéphale) ;
➢ Envoie rapide (une fraction de seconde) d’information commandant la contraction des muscles et la
sécrétion glandulaire.

Organisation générale du système nerveux

I. Organisation générale du système nerveux


Anatomiquement le système nerveux se compose de deux parties distinctes mais reliées entre elles :

➢ Le système nerveux central (=SNC) ou axe cérébrospinal ou névraxe, constitué de l’encéphale (cerveau,
cervelet et tronc cérébral) logé dans la boîte crânienne, et de la moelle épinière protégée par les
vertèbres. Tout le système nerveux central est protégé de façon très efficace par les méninges, ensemble
de trois membranes.
➢ Le système nerveux périphérique (=SNP) est composé des nerfs qui partent du SNC et qui le relie aux
organes sensoriels, aux muscles et aux glandes. On distingue les nerfs crâniens reliés à l’encéphale et les
nerfs rachidiens reliés à la moelle épinière. On retrouve une organisation régulière, métamérisée le long
de l’axe. Fonctionnellement le SNP comporte deux parties :
• Le système nerveux somatique
• Le système nerveux autonome

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II. Les récepteurs et les voies sensitives

A. Des récepteurs différents par l’information qu’ils transmettent


Les différents types de récepteurs sont :
➢ Les extérocepteurs vont permettre l’acquisition de l’information extérieure par des récepteurs
principalement cutanés qui peuvent être des mécanorécepteurs ou des thermorécepteurs. Ils informent
d’une sollicitation mécanique (toucher) ou d’informations thermiques. Ils sont composés d’un axone qui
va permettre la transmission de l’information. Au niveau de ces axones, on va pouvoir distinguer
différents axones qui vont correspondre aux différentes missions.
Il faut savoir que ces récepteurs vont être au cours de l’évolution de plus en plus complexes de manière
à pouvoir donner un signal de plus en plus fin. Les premiers récepteurs mis en place sont historiquement
situés dans le philum et vont donner une information tactile, qu’elle soit mécanique ou thermique, qui
va être relativement grossière. En effet, l’aire géographique sollicitée et le temps de la sollicitation vont
être assez mal définis. C’est l’exemple de la brûlure, pour laquelle on a du mal à définir l’endroit exact où
elle se produit ainsi que le moment exact où elle cesse. On appelle cela la sensibilité protopathique. Dans
ce cadre de cette information protopathique est rattachée l’information nociceptive, celle qui est
associée à la souffrance et à la douleur. On va retrouver des récepteurs, des voies et des centres vis-à-vis
de cette information extéroceptive, protopathique et nociceptive.
D’autres récepteurs plus élaborés dans leur organisation vont permettre d’avoir une information
qualitativement plus fine, c’est-à-dire qu’on pourra beaucoup mieux définir l’aire sollicitée et borner
temporellement la sollicitation. C’est par exemple l’application d’une aiguille sans que ça devienne
douloureux. On a conscience de la zone sur laquelle s’appuie l’aiguille et le moment où cesse la pression
sur la peau. Ceci va correspondre à une sensibilité épicritique.
Cette extéroception générale correspond au tact, au toucher. L’information de la perception de
l’environnement et de la relation vis-à-vis d’éléments est renvoyée à d’autres organes des sens, la vison,
l’audition et l’olfaction qui vont venir compléter les informations. Ce sont des organes de l’extéroception
spéciale.
Dans le cas de la relation vis-à-vis de l’environnement, il y a également une information posturale
qui correspond à la proprioception. C’est la sensibilité nerveuse dépendante de mécanorécepteurs situés
dans les muscles (plus particulièrement dans les tendons) et les articulations et qui permet de connaître
la position du corps dans l’espace et celles des segments corporels les uns par rapport aux autres. Ces
éléments permettent de gérer au mieux notre relation à l’environnement.

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➢ Il existe aussi des informations pour assurer notre bon fonctionnement interne. Cela correspond à une
intéroception générale. C’est la sensibilité nerveuse dépendante de récepteurs viscéraux stimulés par
des modifications ou des signaux provenant des viscères (chaleur, pression, contact chimique) de manière
à évaluer son activité physiologique. Cette intéroception se fait grâce à différents types de récepteurs :
• Mécanorécepteurs viscéraux : par exemple la déformation des viscères lors du transit
alimentaire qui modifie le calibre de l’intestin.
• Thermorécepteurs viscéraux
• Chémorécepteurs viscéraux : taux de sucre, teneur en gaz du sang
Il existe une intéroception spéciale qui correspond à la gustation.

B. Des récepteurs différents par leur structure


Il y a plusieurs catégories de récepteurs qui correspondent à une organisation différente :

➢ Les récepteurs simples : à extrémité dendritique libre. Il y a derrière une arborisation classique qui va
être sensible à la température par exemple. Ces récepteurs sont associés à la sensibilité viscérale et à
l’extéroception protopathique, et nociceptive.
➢ Des récepteurs plus complexes : leur extrémité est une structure encapsulée. Ces récepteurs ont été
acquis au fur et à mesure de l’évolution pour mettre en place l’extéroception épicritique ainsi que la
sensibilité proprioceptive.

Ces différences s’observent également au niveau des axones sensitifs. En effet, dans le cas de
l’extéroception épicritique les axones sont myélinisés. L’information s’acheminera donc très rapidement vers le
centre.
Les axones reliés à l’extéroception protopathique ou à l’intéroception possèdent soit une gaine de
myéline très fine ou n’en possède pas. Cette information arrivera donc plus tardivement au niveau des centres.
Il existe des système relais et d’autocontrôle entre les deux composantes, épicritiques et protopathiques
(voir le cours de deuxième année). Ainsi, au niveau de la gestion de la douleur il y a possibilité de faire des
infiltrations de nerfs et d’avoir la substance injectée qui va agir plus facilement sur des fibres protopathiques
puisqu’elles sont dépourvues de la gaine de myéline qui les isole. Il est également possible d’agir sur la douleur
grâce au froid (bombe de froid lors d’une blessure) car cela permet de garder une information proprioceptive
tout en ayant moins mal. En effet, entre des gaines épicritiques qui sont isolés par la myéline et des gaines
nociceptives qui en sont dépourvues, cette dernière va être beaucoup plus sensible.

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La densité des récepteurs varie d’un tissu à l’autre. Le tissu qui possède le plus de récepteurs et donc la
densité la plus forte est celui qui assure la frontière avec l’environnement, c’est-à-dire le territoire cutané et les
muqueuses. En effet, un certain nombre d’agressions viennent de l’extérieur, l’individu a besoin d’information
vis-à-vis de sa position. Plus on s’enfonce dans l’organisme, moins la densité en récepteurs va être élevée. La
densité est moyenne au niveau du muscle et faible au niveau des viscères. L’information intéroceptive est une
information grossière car les extrémités sont libres (pas en capsule) et que la zone est pauvre. C’est pourquoi
dans le cas du développement d’une tumeur au sein d’un organe, sa perception nociceptive va être relativement
tardive.

III. Le système nerveux


Le système nerveux assure les relations de l’organisme avec son environnement et la coordination fonctionnelle
de tous les autres appareils. A cet effet il perçoit toutes les variations du milieu extérieur et intérieur et y répond
par des réactions appropriées. Il y a quatre catégories de système selon le type de stimulation et le type de
réponse

➢ Le système somatique (ou relationnel ou cortico-spinal) : Une stimulation extéroceptive (tactile et


proprioceptive) donne une réponse locomotrice (mobilisation du muscle, action)
➢ Le système neuro-végétatif (ou viscéral) : une stimulation intéroceptive donne une réponse
neurovégétative.
➢ Il existe une connexion entre le système neuro-végétatif et le système somatique :
• Une stimulation intéroceptive induit une réponse locomotrice : c’est le cas dans le
comportement alimentaire, le taux de sucre sanguin baisse, génère une sensation de faim et
donc une mise en mouvement et une activité locomotrice pour pouvoir se nourrir. C’est
également le cas pour le comportement sexuel.
• Une stimulation extéroceptive induit une réponse neurovégétative : c’est cas de la situation de
peur, qui en plus de produite un comportement de fuite, se manifeste de manière
neurovégétative avec par exemple une bascule du sang vers les muscles, pâleur cutanée
entrainée par une vasoconstriction cutanée, une érection pilaire, une dilatation des pupilles. Il
n’y a jamais vraiment de cloisonnement entre le système somatique et le système neuro-
végétatif, c’est un ensemble avec une composante principale.

Les centres sont capables d’intégrer, d’analyser l’information et à partir de là de mettre en place une réponse
appropriée.

Concrètement en tant que vétérinaires, on sera amené à évaluer comment ça fonctionne et corriger un certain
nombre de dysfonctionnements. Dans la chaine d’acquisition de l’information on va pouvoir agir sur les voies de
l’information donc c’est sur le dispositif d’acquisition qu’on aura les leviers d’action principaux. Par exemple dans

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le cas de la douleur pathologique (et non physiologique) il y a une délivrance continue de la substance qui code
pour la sensation douloureuse. On peut alors traiter les voies de la douleur en empêchant la transmission de
l’information au centre. A l’inverse, on peut visualiser l’effet au niveau des réponses apportées par le système. La
réponse nous permet d’évaluer la situation et de mettre en place des diagnostiques et à partir de là la
thérapeutique pour les leviers d’action.

A. Le système nerveux central


Le Système Nerveux Central est composé d’un axe appelé moelle épinière avec à une de ses extrémité
l’encéphale.

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Le tronc cérébral est l’élément de continuité entre la moelle épinière et l’encéphale. Le cervelet à une
position caudale par rapport à l’encéphale. Il est rattaché au traitement de l’information proprioceptive et aux
réponses locomotrices. Il permet de gérer des mouvements beaucoup plus complexes que la moelle épinière.

Les hémisphères cérébraux sont capables de gérer l’information extéroceptive spéciale (visuelle,
olfactive, gustative, auditive). Au niveau des hémisphères cérébraux, il existe deux structures identifiables d’un
point de vue structural et fonctionnel : le système limbique et le néencéphale. Au niveau du SNC l’organisation
est pyramidale. L’organisation la plus simple et la plus archaïque est la moelle épinière et le tronc cérébral. Au-
dessus, on retrouve la partie profonde des hémisphères cérébraux (= le système limbique). Au sommet, c’est la
place du néocortex. Le néocortex va commander aux autres : il va inhiber les structures plus profondes (système
limbique et éventuellement la moelle épinière). Quand le néocortex est absent (exemple lors d’une anesthésie),
il y a un syndrome médullaire : la moelle épinière devient très sensible et très réactive. Il y a donc des systèmes
de contrôle entre les composantes des centres. Par conséquent il n’y a pas un centre mais un ensemble de centres
du système nerveux central.

L’organisation correspond à un mode d’évolution du comportement : on part du plus simple

➢ Le cerveau reptilien comprend, essentiellement la moelle épinière, le tronc cérébral et le cervelet, ce qui
forme le cerveau d’un reptile. Il est fiable mais a tendance à être plutôt rigide et compulsif… Ce sont des
comportements innés, programmés issus du reflexe. On peut répondre à une sollicitation donnée pour
automatiquement mettre en place une réponse vis-à-vis de la situation. Il a l’avantage d’être rapide et
réactif mais ne peut pas s’adapter ou alors en un temps très long. Par exemple quand on appuie sur une
punaise c’est le cerveau reptilien qui va nous permettre tout de suite d’activer nos muscles fléchisseurs
pour enlever le pied de la punaise.
➢ Le cerveau limbique comprend principalement l’hippocampe, et l’amygdale. C’est le siège de nos
jugements de valeur, souvent inconscients, qui exercent une grande influence sur notre comportement.
Il peut s’adapter au fur et à mesure des expériences acquises grâce à la mémoire interne et aux émotions.
Le cerveau peut associer une information extéroceptive et une information intéroceptive : Quel
conséquence a eu sur moi l’information perçue ? Est-ce que c’était plutôt quelque chose de positif ou de
négatif ? Il y a ensuite mémorisation de la situation et quand une situation similaire réapparait, il y a
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consultation du registre de souvenir pour savoir quelle émotion avait prédominée. Si c’était positif on
cherche à reproduire la situation et à ce que cette situation aboutisse : cela passe par le système du plaisir
et de la récompense. Si au contraire l’émotion était négative, l’individu essaye de se soustraire à la
situation et cela va correspondre à des émotions de peur. Au fur et à mesure l’individu peut évoluer dans
sa réponse.
➢ Le néocortex permet de développer le langage, la pensée abstraite, l’imagination et la conscience. Il est
souple et a des capacités d’apprentissage quasi infinies. Il est capable d’imaginer les conséquences d’une
situation qui n’a pas été vécu par l’individu. A partir des souvenirs construits, il va être capable de croiser
ses différents souvenirs, les situations qui ont été vécus, leurs conséquences et d’extrapoler à la situation
actuelle.

Au fur et à mesure de l’évolution les capacités de survie sont de plus en plus efficace par complexification du
système nerveux.

Le cerveau reptilien Le cerveau limbique Le néocortex

La conséquence directe est observable au niveau des centres, les rapports entre les composantes de ces
centres vont évoluer au niveau des cerveaux des vertébrés. Dans le cas des vertébrés inférieurs comme chez les
poissons, la moelle épinière va correspondre à 50% du volume du système nerveux central. Au niveau de
l’encéphale, le système limbique est très peu développé et il y a absence de néocortex. Au fur et à mesure de
l’évolution, il y a une régression de la moelle épinière qui va se faire à l’avantage du développement du système
limbique et du néocortex. L’espèce qui va présenter l’évolution la plus avancée va être l’espèce humaine dont la
moelle épinière représente moins de 10% du système nerveux central.

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Les concepts de mémorisation, d’acquisition seront vu l’an prochain

B. Le système nerveux périphérique


➢ Ce sont des nerfs qui rayonnent à partir de l’axe central, la moelle épinière. Il existe une organisation
métamérique segmentaire régulière des nerfs. C’est à la fois des nerfs sensitifs et des nerfs moteurs.
L’organisation régulière est perturbée à deux endroits :
• Au niveau de l’encéphale, les nerfs crâniens ont perdu leur organisation métamérique
longitudinale classique car au niveau de la tête on retrouve les organes des sens, le pharynx
(l’orifice des voies respiratoires et digestives).
• Au niveau de la moelle épinière, à l’aplomb des membres au niveau des plexus qui servent à
l’accroche des membres (plexus brachiale et plexus lombaire)

➢ L’organisation du système nerveux périphérique se fait en deux parties :


• Le système nerveux somatique
• Le système nerveux neuro-végétatif

Comparaison des deux systèmes


Le système nerveux cérébro-spinal ou
Le système nerveux végétatif (SNV)
somatique ou relationnel
Le système nerveux autonome est composé
A partir du centre (tronc cérébral ou de deux composantes qui vont assurer
Organisation
moelle épinière), il y a un unique axone qui l’équilibre viscéral, aussi appelé
nerveuse du
va jusqu’à l’organe effecteur qui va être le homéostasie, grâce au système sympathique
système
muscle (appelé orthosympathique avant) et au
système parasympathique
Pour les deux systèmes (para et
Il n’y a pas de relai. La transmission de sympathique) avant de partir du centre
Existence de relai l’information nerveuse est directe du médullaire (tronc cérébral) et d’aller aux
centre à l’effecteur. viscères, il y a un relai au niveau d’un
ganglion*.

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. Une fois que la réponse est organisée, la


Le système nerveux autonome est composé
réponse va partir du tronc cérébral pour
d’une fibre préganglionnaire qui correspond
Origine et lieu de les muscles de la face et de la moelle
au départ de l’ordre et une fibre terminale
terminaison de épinière pour les muscles du tronc et des
qui va aller jusqu’aux viscères qui est
l’influx nerveux membres et va agir directement sur le
l’effecteur.
muscle.

Pour le système parasympathique :


acétylcholine
Neuromédiateurs Le neuromédiateur est l’acétylcholine.
Pour le système sympathique :
noradrénaline

* Le ganglion est un mot communément employé pour décrire un nœud lymphatique. Ce sont des structures
anatomiques caractérisées par une instabilité en cas de réaction nerveuse et qu’on arrive bien à délimiter. Dans
notre cas, le ganglion est UNE synapse entre la fibre préganglionnaire et la fibre post-ganglionnaire. On ne peut
pas distinguer derrière le terme de ganglion une entité anatomique macroscopique. Quand beaucoup de fibres
font relai au même endroit on peut en effet visualiser un ganglion mais ça reste difficile à voir à l’œil nu.

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Organisation de fibres nerveuses de la moelle épinière


L’organisation est segmentaire métamérique : on peut découper la moelle épinière en myélomères. Pour
chacun des myélomères, il y a émergence d’une paire de nerfs spinaux (ou rachidiens). Ces nerfs ont la
caractéristique de sortir au niveau de l’espace intervertébral. Entre chaque vertèbre, il y a un foramen
intervertébral au niveau duquel émerge la paire de nerf.

Le système nerveux central va être protégé par de l’os :


➢ Par l’ensemble des vertèbres au niveau de la moelle épinière
➢ Par le crâne au niveau de l’encéphale.

Le nerf est constitué de deux racines :


➢ Une racine dorsale qui correspond à la voie de transmission de l’information, intéroceptive ou
extéroceptive. Elle chemine au niveau de la racine dorsale avec de nouveau un ganglion vertébral où va
se trouver le corps cellulaire du nerf de la fibre sensitive. La terminaison se retrouve dans un des centres,
c’est à dire la moelle épinière ou le tronc cérébral mais pas le corps cellulaire. L’origine de l’information
est cutanée ou viscérale. Les éléments dorsaux correspondent à la racine dorsale sensitive, par
opposition la racine ventrale va être motrice.
➢ Au niveau de la racine ventrale il y le départ des voies efférentes depuis le centre.
➢ Une fois le foramen intervertébral passé, le nerf va se cliver en deux : une branche dorsale et une branche
ventrale. Il n’y a plus de distinction sensitif ou motrice, la branche ventrale/dorsale contient à la fois des
éléments moteurs et sensitifs. Le clivage est dû au fait que la branche dorsale procède des informations
dorsales, qui vont cibler les muscles dorsaux et à l’inverse pour la branche ventrale.

NB : Au niveau des articulations intervertébrales il y a des disques intervertébraux qui, si jamais ils glissent,
peuvent venir comprimer la moelle épinière et causer un risque vétérinaire et des douleurs (sciatique).

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1. Le système nerveux cérébro-spinal ou somatique ou relationnel

Centres de ce système : axe tronc cérébral/moelle épinière et les hémisphères cérébraux.


Fonctionnement de ce système : à la base il y a réception d’une information de nature extéroceptive :
➢ Réception de l’information par les récepteurs cutanés (extéroception tactile)
➢ Réception par les composants de l’appareil locomoteur, les tendons ou les articulations grâce à leurs
mécanorécepteurs.

Les fibres nerveuses qui ont un corps


cellulaire au niveau du ganglion spinal
viennent se terminer dans la ME au niveau
de la corne dorsale.

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Après réception de l’information


(soit directement soit par un relais nerveux),
elle est traitée et des efférences motrices
adaptées sont envoyées pour contrôler
l’activité cellulaire. Les efférences motrices
sont envoyées par les fibres constituants la
corne ventrale.
On retrouve à travers cet exemple le
système décrit ci-dessus : message sous
forme d’information somatique
proprioceptive et tactile relais dans les
ganglions nerveuxterminaison du signal
dans la moelle épinière.

Dans les fibres efférentes, une fois passé le foramen intervertébral le message efférent peut emprunter
soit la branche dorsale soit la branche ventrale. Cette caractéristique assure l’existence d’un système de
coordination motrice dans le fonctionnement du système nerveux. Cette coordination se traduit au niveau
musculaire par le doublon muscle antagoniste/agoniste. Ce fonctionnement musculaire discriminant est permis
par un contrôle nerveux spécifique de chacun de ces effecteurs. Le muscle agoniste sera innervé par un nerf et
son antagoniste par un autre nerf.

Exemple des nerfs


spinaux : La branche
dorsale vient innerver la
musculature de l’épisome
la colonne vertébrale,
ensemble de muscle
provoquant l’extension
de l’axe vertébrale. La
branche ventrale va aller
innerver l’hyposome où
on va retrouver les
muscles qui vont fléchir
l’axe vertébral.

Les nerfs sont formés par un ensemble de neurones. Dans la plupart des cas les nerfs sont dit mixtes i.e.
qu’ils sont composés de fibres qui sont à la fois afférentes et efférentes.
Exemple : Les nerfs spinaux segmentaires sont composés d’un ensemble de neurones sensitifs et moteurs.
D’autres nerfs, les nerfs crâniens et les nerfs spinaux plexiques (i.e. les nerfs des plexus brachiaux et lombo-
sacré) présentent une nature structurale plus hétérogène. Ils sont soit :
➢ Exclusivement des nerfs sensitifs, ne comportant alors que des neurones sensitifs formés qui ne
possèdent que des fibres afférentes.
➢ Exclusivement des nerfs moteurs, ne comportant alors que des neurones moteurs formés qui ne
possèdent que des fibres efférentes.
➢ Des nerfs dits mixtes avec neurones sensitifs et moteurs.

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Parmi les fibres sensitives qui le composent un nerf est également composé de fibres épicritiques (=se
dit des terminaisons sensorielles donnant lieu à des perceptions précises) et de fibres protopathiques (=se dit de
la sensibilité cutanée ou viscérale déclenchée par une stimulation forte (température et douleur en particulier) et
qui entraîne une réaction de défense de l'organisme, sans analyse fine du stimulus ou de sa localisation).
Le nerf est donc une juxtaposition d’axones qui auront chacun leur rôle (la diversité s’aperçoit dans la
section de nerf ci-dessus).

Désignation et nombre des nerfs spinaux.


Nous allons désigner ces nerfs à partir du
foramen de sortie. La règle pour identifier
ces nerfs est de leur donner le nom de la
vertèbre qui précède. Exemple : nerf
spinal qui sort entre la 3ème et la 4ème
vertèbre lombaire on le qualifiera de nerf
L3.

Nb : Ainsi, il y a autant de paires de nerfs que de vertèbres. Il existe une exception au niveau des nerfs cervicaux.
On retrouve en avant de la succession des 7 vertèbres cervicales un foramen entre l’occipital et C1. Le premier
nerf C1 ne sera pas placé caudalement mais
crânialement par rapport à la vertèbre C1.
On aura 8 paires de nerfs cervicaux.

NB : Au niveau de la tête, à partir du tronc


cérébral on va retrouver 12 paires de nerfs avec une organisation complexe de ces nerfs.

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Sur une dissection quand on s’intéresse à la répartition des branches dorsales et ventrales des nerfs spinaux, on
observe une répartition métamérique des branches dorsales (voir ci-dessous)

Sur cette vue dorsale on


peut observer les nerfs
spinaux mais pas les nerfs
crâniens. Ils sont
dissimulés par les
hémisphères cérébraux et
le cervelet

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Il faut passer en vue ventrale pour observer les nerfs crâniens. On peut voir que les éléments des plexus
seront constitués à partir des branches ventrales. Les éléments qui vont donner la musculature des membres
thoraciques et pelvens appartiennent à l’hyposome donc tous les nerfs qui innervent ces muscles sont issus
des branches ventrales qui vont être réorganisées au niveau lombaire pour le membre pelvien. Même si au
niveau des nerfs crâniens tous semblent partir ventralement on a en réalité une mixité des deux branches
dorsales et ventrales.

2. Le système nerveux végétatif (SNV)

Dans ce système, il existe un contrôle nerveux double qui permet


d’assurer un équilibre par inaction de la contraction :
➢ Le système sympathique
➢ Le système parasympathique

Cible : viscères retrouvés au niveau du tronc. Exemple : l’appareil digestif,


l’appareil respiratoire, l’appareil urogénital. Mais également des viscères
au niveau de la tête comme : les glandes salivaires, les glandes
lacrymales. Ce système va également contrôler le diamètre de la pupille
au niveau de l’œil.
Organisation : elle est longitudinale organisée en 2 rangs parallèles à
l’axe vertébral.

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Organisation anatomique du système nerveux végétatif

a. Le système parasympathique

Le système parasympathique va
être qualifié de cranio-pelvien car les
centres qui vont recevoir l’information
viscérale et être à l’origine de la réponse
effective sont au niveau de l’encéphale
majoritairement. Le système
parasympathique est constitué de fibres
issues de ces centres.

Les nerfs crâniens du système


parasympathique sont les nerfs III, VII,
VII bis, IX et X.

2A : on va voir la nature de chaque nerf


crânien parasympathique et leur
réponse lors de la réception de message
depuis les viscères de la face

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On ne retrouve pas au niveau jugulaire de centre parasympathique qui recevrait ou donnerait des
informations nerveuses aux viscères. Le nerf vague, sans être un centre va cependant remplir ce rôle intégrateur.

Le nerf vague est un nerf crânien qui va recevoir des informations à partir des viscères de la tête puis commander
la motricité du pharynx. Il va aussi gagner l’encolure et le tronc où il va assurer l’essentiel du contrôle
parasympathique des viscères et en recevoir des informations. Même s’il n’est pas le seul nerf composant le
système on appelle souvent le système parasympathique le système vagal puisque par rapport à l’ensemble des
nerfs para le nerf vague va avoir le territoire de distribution le plus étendu.

Nous allons retrouver le nerf vague au


niveau de l’encolure en région cervicale ventrale. Il
est accolé à l’artère carotide qui va constituer une
source d’irrigation pour la tête.

Il y a deux nerfs vagues :


• Le nerf vague gauche est accolé à la carotide
gauche située à gauche de la trachée
• Le nerf vague droit est accolé à la carotide droite

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Le nerf vague arrive de l’encolure à l’entrée de la poitrine et venir cheminer vers ce qui va cloisonner la
cavité thoracique : le médiastin (=région de la cage thoracique située entre les deux poumons et contenant le
cœur, l'œsophage, la trachée et les deux bronches souches).

Le nerf vague arrive ensuite à l’aplomb du cœur :

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Le nerf vague se divise alors en deux branches, une dorsale et une ventrale. Chacune de ces branches va
venir s’associer à la branche du nerf vague opposée. Exemple : la branche ventrale gauche viendra s’unir à la
branche ventrale droite.
Les branches en s’unissant donnent un tronc vagal ventral et un tronc vagal dorsal. Au cours du trajet qu’il
parcourt, le nerf vague va émettre des rameaux qui vont venir irriguer notamment le cœur (contrôle activité
cardiaque) et aussi l’appareil respiratoire.
NB : Une ramification du nerf vagal donne le nerf laryngien récurrent qui contrôle la motricité du larynx. Chez le
cheval, ce nerf peut se paralyser, ce qui entraine un relâchement du larynx et un flottement des cordes vocales.

Le cœur change de place au cours du développement embryonnaire. A l’origine céphalique il va migrer


pour atteindre sa position thoracique. Pendant ce mouvement des vaisseaux issus de l’ébauche cardiaque vont
accrocher le nerf laryngé qui va être entrainé vers l’arrière. Le nerf laryngé est issu du nerf vague et il a été étiré
pour garder sa fixation au niveau du larynx. C’est ce qui se passe au niveau cervical et thoracique.

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Une fois les troncs vagaux dorsaux et ventraux formés, ces deux troncs traversent le diaphragme avec
l’œsophage. Les deux troncs ont des terminaisons différentes :

• Le tronc vagal ventral vient se terminer au niveau des viscères post diaphragmatiques. Il assure
l’innervation parasympathique du foie, de la rate, de l’estomac et du pancréas.
• Le tronc vagal dorsal vient rejoindre la composante sympathique.

Macroscopiquement on observe la terminaison du nerf vague mais fonctionnellement on retrouve le long de


cette chaine ventrale de l’aorte abdominale des fibres sympathiques et parasympathiques. On a le double
contrôle para et sympathique au niveau de l’aorte. Le nerf vague assure ainsi un contrôle du rein et des intestins.
Seuls les organes du bassin au niveau du périnée comme l’ampoule rectale, les organes génitaux externes
échappent à l’influence du nerf vague. Leur contrôle sera assuré par des éléments spinaux issu de la moelle
épinière comme le nerf honteux (on qualifie de honteux tous ce qui se distribue au niveau des organes sexuels
extérieurs) et le nerf rectal caudal.

Tout ce qui concerne le tronc sauf les organes du bassin est contrôlé par le nerf vague

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b. Système sympathique

Centres de ce système : moelles thoracique et


lombaire.
Ce système est organisé autour d’un axe
vertébral. On retrouve les éléments du centre
sympathique niveau de la substance intermédiaire
de la moelle épinière.
Les fibres efférentes partent de ces centres,
cheminent dans la branche ventrale du nerf spinal
et s’en échappent par les rameaux communicants.
Ils arrivent au niveau du tronc sympathique qui est
étiré à l’aplomb de chaque myélomère. On
retrouve des fibres qui vont vers l’avant et vers
l’arrière et pourront ainsi coordonner l’activité
sympathique des organes éloignés. Issu de ce tronc
sympathique on retrouve des nerfs splanchniques qui se terminent au niveau des viscères.

L’information afférente motrice suit un parcours déterminé :


• A la base il y a les récepteurs viscérales de l’intéroception qui donnent une information
(mécanorécepteurs, thermorécepteurs chémorécepteurs…)
• Puis elle passe dans les nerfs splanchniques
• Elle arrive au niveau d’un ganglion d’un nerf sympathique
• Puis remonte au niveau d’un rameau communicant
• Enfin, elle emprunte au niveau d’un foramen intervertébral la branche dorsale sensitive.

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En ce qui concerne les éléments moteurs :


• La réponse sous forme d’information motrice est générée au niveau de la substance intermédiaire
• Le stimulus emprunte la branche ventrale motrice spinale et passe le foramen intervertébral
• Puis elle prend le rameau pour rejoindre le au niveau du tronc sympathique 2 alternatives :
➢ Activité coordonnée avec d’autre segment donc chemine vers l’avant ou vers l’arrière
➢ Reste à l’aplomb transversal du myélomère descend le long d’un nerf splanchnique pour aller aux
viscères cibles

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Ci-dessous on voit le tronc sympathique et les rameaux communicants venant alimenter le tronc sympathique

Au niveau thoracique va partir les nerfs sympathiques, principalement ceux qui se distribuent au niveau
du cœur i.e. les nerfs cardiaques. On retrouve anatomiquement la raison de la dualité de contrôle
parasympathique (bradycardie) / sympathique (tachycardie).

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Au niveau de la moelle lombaire on retrouve les rameaux communicants, le tronc sympathique et les
nerfs splanchniques. Les nerfs splanchniques viennent s’articuler à la face ventrale de l’aorte car le système
neuro-végétatif (hormis nerf vague) va présenter un nombre de fibres limitées et n’a mécaniquement pas de
tenue. Pour atteindre l’organe cible, les fibres se servent des artères comme tuteur. On retrouve à l’origine des
collatérale viscérale de l’aorte les plexus juxta vertébrés (= un plexus est un réseau de filets nerveux ou de
vaisseaux anastomosés (réunis entre eux) de façon complexe).

Exemple : Le plexus cœliaque (ou solaire) à partir duquel les filets descendent le long de l’artère cœliaque qui va
alimenter l’estomac

➢ Cas de l’encolure et de la tête :


Il y a une absence de centres
sympathiques au niveau de la moelle
cervicale du tronc cérébral. A partir de la
terminaison crâniale du tronc sympathique
on a le rameau inter ganglionnaire qui
rejoint le nerf vague pour constituer le
tronc vagosympathique. On a des
efférences sympathiques remontant du
tronc sympathique thoracique le long de
l’encolure vers la tête (NB pour le
parasympathique ces efférences
descendaient depuis la tête).
On retrouve des éléments de continuité
du tronc sympathique avec des fibres qui se
distribuent à la tête mais dont les centres
sont thoraciques. Le tronc sympathique
arrive au nerf vague et au niveau de la tête
les fibres se distribuent en s’accolant au
système parasympathique crânien.

Le système nerveux végétatif est ainsi caractérisé par la dualité parasympathique/sympathique. Même si les
centres ne s’étalent pas le long de l’axe du système nerveux central on a un contrôle global du corps.

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➢ Il y a aussi des fibres du


système autonome qui viennent
de la peau et vont se distribuer à la
peau. On a une contingence
somatique de ces systèmes neuro-
végétatifs. Les récepteurs cutanés
sont capables de venir stimuler la
substance intermédiaire. Celle-ci
envoie un message efférent vers :
• les muscles des vaisseaux
cutanés, ce qui va provoquer une
réponse vasomotrice
• Les muscles pilo-érecteurs
• Les glandes sébacées et
sudoripares.

Ces éléments vont présenter


des centres sympathiques et des centres parasympathiques au niveau de la zone intermédiaire de la moelle
épinière (attention : à différencier de l’information et du contrôle viscéral).
Dans ce dispositif on a réception d’afférences cutanées et contrôle des glandes à partir d’un trajet efférent.

Ces centres sympathiques « somatiques » étant aussi uniquement thoraco-


lombaires, du tronc sympathique part un nerf vertébral. A chaque fois que ce nerf croise
un nerf spinal il émet un rameau nerveux et a ainsi une connexion avec l’ensemble des
organes du corps. Conséquence : on retrouve au niveau de la peau une sensibilité
cutanée à destination du système autonome et cérébro-spinal. La réponse à un stress
interne va ainsi être visible sur un animal. Les réactions vont aller de la fuite à
l’agressivité qui sont des réponses sympathique motrice. Exemple : chez le chat, un
stress va provoquer une pilo-érection via l’action de nerf sympathique sur les muscles
pilo-érecteurs pour paraître plus impressionnant. Le stresse va provoquer une mydriase
mais également des sueurs froides dû à l’excitation du système sympathique.

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Si on a tendance à simplifier et à diviser le système nerveux en


plusieurs parties pour qu’il soit plus facile de le décrire, il ne faut pas oublier
qu’il existe une perméabilité entre les différents systèmes. La perméabilité
entre les différentes composantes du système nerveux est visible au niveau
pathologique : elle permet d’expliquer le phénomène de douleurs rapportées,
les viscères envoient un message de douleur et celle-ci est ressentie à un autre
endroit du corps. Exemple : la douleur au bras gauche après un infarctus du
myocarde. Ce phénomène peut être exploité dans une démarche curative : une
méthode comme l’acupuncture permet de soigner des maladies viscérales
profondes grâce à la stimulation d’un territoire cutané.

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CE DOCUMENT A ETE OFFERT AUX VETERINAIRES ALGERIENS PAR

REDA MOHAMED GUESSOUM, DVM

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Bases Morphologiques d'Anatomie et d'Histologie Histologie CM 01-02-03-04
Module : Bases Morphologiques d’Anatomie et d’Histologie
Matière : Histologie

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Techniques courantes d’histologie


et histologie pathologique en
microscopie optique

Objectifs pédagogiques :
- Connaitre les principes des techniques histologiques de routine et les principales applications des
techniques spéciales
- Connaitre les conditions de réalisation, d’envoi et de prise en charge d’un prélèvement
histologique

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Table des matières


I. Obtention d’échantillons tissulaires ................................................................................................................. 4
A. Pourquoi prélever et examiner des échantillons de tissus ? ........................................................................ 4
1. Les buts ..................................................................................................................................................... 4
2. Les méthodes............................................................................................................................................ 5
B. Prélèvement par biopsie............................................................................................................................... 5
1. Biopsie cutanée, consiste à prélever la peau ........................................................................................... 5
2. Les biopsies par endoscopie ..................................................................................................................... 8
3. Les biopsies échoguidées ....................................................................................................................... 10
4. Deux biopsies particulières (à cause du tissu) ........................................................................................ 11
C. Prélèvement par exérèse............................................................................................................................ 13
1. Les circonstances de prélèvement ......................................................................................................... 13
2. Particularités de l’exérèse ...................................................................................................................... 13
II. Conservation des tissus prélevés.................................................................................................................... 15
A. Pourquoi la fixation des tissus est-elle nécessaire ? .................................................................................. 15
B. Facteurs influençant la qualité de la fixation ............................................................................................. 15
C. Les agents fixateurs .................................................................................................................................... 16
1. Fixateur chimique ................................................................................................................................... 16
2. Fixateur physique ................................................................................................................................... 16
III. Envoi des échantillons tissulaires ............................................................................................................... 16
A. Mode de transport : la poste ...................................................................................................................... 16
B. Le conditionnement.................................................................................................................................... 16
C. Le document d’accompagnement .............................................................................................................. 17
IV. Traitement des échantillons en laboratoire ............................................................................................... 18
A. J+0 : réception des prélèvements............................................................................................................... 18
B. J+1 : Mise en bloc ....................................................................................................................................... 19
C. J+2 à J+3 ...................................................................................................................................................... 20

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Définitions et ordres de grandeur


Niveau Limite de
Moyen d’étude Discipline Pour l'élément altéré
d’organisation résolution
Organe

Anatomie
Œil 0,2 mm Anatomie
pathologique

Tissu

Microscopie
0,2 μm
Cellule optique

Histologie
Histologie
pathologique

Organite

Microscopie
0,2 nm
électronique

Molécule

Machines
Biochimie - Biologie Biochimie - Biologie
(spectromètre de
moléculaire moléculaire
masse…)

➢ Anatomie : science qui étudie les organes à l’échelle macroscopique.


➢ Anatomie pathologique : science qui étudie les organes lésés à l’échelle macroscopique.
➢ Histologie :
• Histologie générale : science qui étudie les différents tissus (conjonctifs, osseux, épithéliaux,
cartilagineux, nerveux, sanguin, musculaires...) à l’échelle microscopique.
• Histologie spéciale : science qui étudie l'organisation tissulaire des différents organes et appareils
(digestif, respiratoire, uro-génital, endocrinien, organes lymphoïdes...).
➢ Histologie pathologique : science qui étudie les tissus lésés à l’échelle microscopique.
Un anatomopathologiste étudie l’anatomie et l’histologie normale ET pathologique.

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I. Obtention d’échantillons tissulaires


A. Pourquoi prélever et examiner des échantillons de tissus ?
1. Les buts

En cas d'observation de modifications pathologiques quantitatives (ex : morphologie tissulaire et/ou


cellulaire) et/ou qualitatives (ex : nombre de cellules, quantité de substance) d'un tissu, il peut être nécessaire de
réaliser des prélèvements dans plusieurs buts.
Le but de ces obtentions peut être :
➢ But thérapeutique : lorsque la pathologie est induite par l’homme pour étudier les effets d’une nouvelle
molécule et aider à la mise en place de nouvelles thérapies. Cette discipline s’appelle la pathologie
toxicologique.
➢ But de recherche des mécanismes en prélevant des tissus sur des animaux transgéniques afin de
comprendre le rôle des gènes dans l’organogenèse, ou le rôle d’une protéine.

Exemple : Deux ovaires de souris et arrêt de maturation des follicules dans celui de gauche l’individu de gauche
est atteint d’une maladie génétique avec arrêt de production d’une protéine nécessaire à la maturation des
follicules.
➢ But diagnostique : pour confirmer ou infirmer une hypothèse diagnostique lorsqu’elle est induite par un
agent pathogène qui peuvent être :

Un virus Bactérie Parasite


Parvovirus dans l’intestin Salmonelle dans le colon de porc Larves de petits strongles dans le
grêle de chien colon de cheval

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Champignon Corps étranger


Hyphes d’aspergillus dans le poumon de bovin Soies de chenilles processionnaires dans la langue
de chien
Ces observations ne doivent être qu’une une aide au diagnostic et un examen complémentaire, c'est un outil
parmi d'autres et il faut au préalable avoir fait des hypothèses diagnostiques.
2. Les méthodes

Il existe deux techniques d'obtention d'échantillons :


➢ Par BIOPSIE (bios = vie ; opsis = vue) :
Sur l’animal vivant → But diagnostique uniquement. On ne prélève qu’une partie de la lésion et on l’envoie à
l’anapath.

➢ Par EXERESE chirurgicale (ex = hors de ; aïren = enlever):


• Chirurgicale : sur l’animal vivant → But diagnostique et thérapeutique.
• Sur l’animal mort (post mortem, examen nécropsique) → But diagnostique.
On prélève la totalité de la lésion.

B. Prélèvement par biopsie


La biopsie est un examen complémentaire qui va permettre la mise en place d’un traitement. On peut pratiquer
plusieurs types de biopsies suivant la localisation et le type de lésion.
1. Biopsie cutanée, consiste à prélever la peau

a) Préparation de l’animal
On peut avoir recours à une anesthésie pour éviter la douleur qui peut être locale ou générale (méthode plus
lourde qui implique un bilan préopératoire pour savoir si l’animal est insuffisant rénal). On privilégie l’anesthésie
générale en fonction de 2 paramètres :
- L’agressivité de l’animal (danger et afin d'obtenir une biopsie de bonne qualité)
- La topographie de la lésion (accès difficile, douloureux, stressant ou particulièrement saignant) .
Exemples :.

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Lésion des lèvres, très vascularisées Lésion de la truffe avec Lésion des espaces interdigitaux.
ulcère. Zone très innervée Zone dont l’accès est difficile.

Cavité orale. Très vascularisée. Pavillon auriculaire dont le cartilage est fragile et
cicatrise très mal.
b) Préparation de la peau
Il est nécessaire de bien nettoyer la peau avant d’opérer :
- Nettoyage modéré si les lésions sont fragiles pour ne pas les casser (lésions souvent superficielles type
pustules).
- Nettoyage normal si les lésions sont peu fragiles et profondes.
c) Matériel et méthodes de prélèvement
Deux méthodes sont couramment utilisées :
➢ incision en côte de melon (nom dû à la forme de l’incision) puis suture (ciseaux, pince, bistouri)
Deux incisions courbes, soulever délicatement, détacher le prélèvement en profondeur avec les ciseaux, sécher
le prélèvement.
Avantages :
• grands prélèvements possibles
• prélèvements de lésions fragiles
• orientation de l'échantillon aisée car la pièce est asymétrique

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Différentes étapes de l’incision en côte de melon et orientation du prélèvement


➢ incision au trépan (« biopsy punch ») puis suture:
Appuyer le trépan (cylindre creux métallique aiguisé) en tournant et récupérer la « carotte » de peau en coupant
à l’aide d’un scalpel le tissu conjonctif.
Inconvénients :
• Le mouvement de torsion peut léser les tissus (attention aux lésions fragiles !)
• Les prélèvements sont de petite taille (3 à 9 mm) et forcément de forme cylindrique.

Incision au trépan et photo de trépans

d) Principe de la biopsie : représentativité du site biopsique


On enlève une petite partie de la lésion c’est pourquoi il faut choisir le site le plus représentatif de la lésion.
IL FAUT :
• Proscrire les lésions anciennes (remaniements de lésions primaires en lésions secondaires, dus au
léchage par exemple. La lésion primaire se surinfecte à cause du développement de bactéries
opportunistes) et les lésions ulcérées (disparition de l'épiderme par nécrose).
• Faire autant de biopsies que de lésions macroscopiquement différentes
• Biopsier les lésions les plus typiques (primaires, i.e les plus récentes)
• Prélever en limite de lésion afin de pouvoir comparer les tissus endommagés aux tissus sains et de
prélever les cellules lésées les plus récentes.
• Ne pas écraser les prélèvements avec les pinces pour ne pas laisser d’artefacts.

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Lésions anciennes (remaniements) Lésions ulcérées

2. Les biopsies par endoscopie

L’endoscopie consiste à introduire une caméra (ou endoscope) dans un conduit ou une cavité de l’organisme. On
peut ainsi rechercher visuellement la cause d’un trouble et effectuer une biopsie sur l’anomalie repérée.
a) Par fibroscopie
Fibroscopie : Exploration visuelle directe de l’intérieur d’un conduit au moyen d'un endoscope flexible muni
d’une fibre optique introduit par un orifice naturel.
Exemple d’exploration : exploration du tube digestif (oesophago-gastro-duodénoscopie, coloscopie) exploration
des voies aérophores (trachéo-bronchoscopie, rhinoscopie)

➢ Préparation de l’animal
On réalise toujours une anesthésie générale et on veille à ce que l’animal ait subi une diète avant l’intervention
pour nettoyer les conduits.
➢ Matériel
Utilisation d’une pince à biopsier flexible introduite dans l'endoscope.
Elle présente 3 canaux opérateurs : la lumière, le liquide pour nettoyer et une pince. A l’aide de la pince de type
crocodile on arrache un petit morceau de tissu. On obtient une biopsie endoscopique.

Pince à biopser

Endoscope flexible

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➢ Principes de la fibroscopie et problèmes associés
-Les prélèvements sont de très petite taille (de 0,5 à 2 mm maximum) à cause du matériel
utilisé.
-fragilité du prélèvement (petite taille): risques d’écrasement et création d’artefacts sur
les coupes histologiques. La manipulation des échantillons est compliquée par le manque
d’espace dans les conduits.
-il faut faire un nombre représentatif de biopsies (8 à 10 en moyenne par site) dans la limite du raisonnable
- on ne peut prélever que les muqueuses des organes creux sur des lésions superficielles (partie la plus interne
de l'organe). Il faut éviter les zones ulcérées ou œdémateuses et prendre une zone saine et une zone lésée pour
les comparer.

Artefact dû à
l’écrasement
des tissus

L= 1200 μm

La partie prélevée dans cette endoscopie


d’intestin grêle correspond à la muqueuse de
l’intestin

b) Par laparoscopie
Laparoscopie : Exploration visuelle directe des surfaces d’organes présents dans les cavités abdominale et
thoracique au moyen d’un endoscope rigide introduit par voie percutanée dans la cavité à travers un trocard-
canule.
 limite: de profondeur du prélévement.
Exemples

Poumons Reins
➢ Préparation de l’animal
La même qu'en cas de fibroscopie. Il faut en complément insuffler de l’air dans la cavité à observer.

➢ Matériel
Pince à biopsier rigide ou pistolet à biopser introduit par une autre ouverture faite au scalpel. Une fibre optique
est introduite à l’intérieur du canule pour suivre la manœuvre sur un moniteur. Il n'y a pas de canal opérateur
(qui permet le passage des outils opératoires) sur l'endoscope rigide introduit par le trocard-canule. Le
prélèvement se fait sous contrôle de l'endoscope.

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Trocard-canule Insertion per-cutanée du trocard-canule

Biopsie de foie normal

➢ Principes de la laparoscopie
• On ne peut prélever que les parties superficielles externes des organes. On introduit l’endoscope dans
un guide et on se sert d’une pince à biopsier rigide pour prélever la surface des organes. On ne peut
ainsi pas faire de prélèvement si le problème est profond.
• Les prélèvements sont de petite taille (5mm) et donc fragiles → il faut multiplier les prélèvements pour
une meilleure représentativité de la lésion.
NB : Cette méthode est un peu dépassée car elle présente des risques de perforation des organes vitaux. Elle est
plus utilisée dans l’abdomen. On l’évite dans le thorax car la lésion des plèvres entraine un risque de
pneumothorax. On peut également utiliser la laparoscopie pour visualiser l’intérieur des articulations c’est
l’arthroscopie.
3. Les biopsies échoguidées

➢ Matériel
Sonde échographique avec guide et pistolet à biopsier (sorte d'aiguille qui perce les tissus jusqu'à l'organe voulu)
pour permettre le prélèvement tissulaire précis dans des zones profondes. Exemples : foie, rein, prostate
percuteur

Zone délimitée par le guide

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➢ Principe
L’animal est soit tranquillisé soit sous anesthésie générale.
L’échographe reconstitue sur un écran les organes notamment ceux de la cavité abdominale (rein, foie, rate…).
L’image de l’organe à biopsier est projetée sur l’écran de contrôle et permet de réaliser une petite carotte du
tissu lésé. Sur l’écran, les deux traits blancs représentent le territoire à ponctionner. Enfin, la biopsie laisse une
trace (cylindre blanc) qui permet de contrôler ce qui a été réalisé

Prise de biopsies hépatiques sous AG Image échographique montrant l'aiguille de biopsie dans le foie

➢ Avantage : Atteindre en profondeur les organes pleins (rein, foie, prostate ganglion lymphatique, masse
suspecte) sans ouverture (laparotomie : ouverture de l'abdomen et prélèvements) et parfois sans
anesthésie générale.

➢ Inconvénients :
- Prélèvements de très petite taille (1,2mm de diamètre, 5mm de longueur), il peut être dur de
replacer l’échantillon dans la topographie général de l’organe biopsé.
- Épaisseur suffisante de l’organe (>2 cm sinon risque de déchirement).
- Problème de représentativité de la lésion (2-3 prélèvements (pour le foie) par organes pour ne
pas les altérer).
- Manipulation difficile (risque d’hémorragie et d’écrasement des pinces car tissus frais).

NB : En cas de lésions sur des organes pairs, l’idéal est de prélever sur les deux.
4. Deux biopsies particulières (à cause du tissu)

a) Biopsie musculaire
➢ Méthode :
- Animal anesthésié
- Incision cutanée
- Dissection fine, dans le sens des fibres du muscle strié squelettique
- Section prélèvement : 1 x 1 x 0,5 cm  Prélèvements de grande taille
- Prélèvement maintenu sous tension afin d’éviter l’hypercontraction altérant le prélèvement et
causant l’apparition d’artefacts. Après extraction les cellules musculaires vont mourir et vont se
contracter.

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Biopsie musculaire sous tension

➢ Principe :
• Prélever sur le muscle lésé le plus récemment (sinon risque de remaniement de la lésion)
• Identifier précisément le muscle prélevé. Il existe plusieurs types de fibres musculaires qui sont
réparties de manière hétérogène selon les muscles. Savoir dans quel muscle la biopsie a été
réalisée permet à l’anapath d’interpréter la proportion de fibres différentes, leur taille…
• Prélever aussi une partie d'un muscle sain de même nature on a alors un référence saine
marquant l’état normal du muscle pour l’individu opéré
NB : attendre le relâchement du muscle avant de placer l’échantillon dans le fixateur pour éviter les artefacts dus
à l’hyper contraction.
Pour le muscle, la congélation s’avère parfois nécessaire. Si on suspecte une lésion musculaire d’origine
enzymatique, la fixation doit être brutale et rapide pour fixer l’état métabolique du muscle. On plonge
l’échantillon dans de l’isopentane refroidit dans de l’azote liquide. Chaque type musculaire possède une
composition en enzymes différente, créant la spécificité du muscle. La congélation préserve de l’attaque des
enzymes, et la coloration permettra de déterminer si les cellules sont de type I ou II. On peut également utiliser
du formol pour la fixation.
b) Biopsie osseuse trans-cutanée
C’est une biopsie difficile à réaliser et les laboratoires ont des difficultés à étudier ce tissu du fait de sa haute
teneur en calcium qui lui confère sa dureté.

➢ Méthode et matériel
• Matériel à biopser particulier : Trocard de Mazabraud qu’il faut enfoncer dans l’os (manipulation
physique)
• Grande technicité de l'acte : oser percer l'os, risque de fracture
spontanée
• Tissu prélevé difficile à manipuler en labo : les cellules doivent être
décalcifiées à l’acide pour pouvoir être travaillées (l’échantillon
devient mou) mais une décalcification trop
poussée altère leur morphologie.

Tumeur dans la zone solide

Trocard de Mazabraud

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NB : il y a des mécanismes de réparation du tissus osseux qui peuvent biaiser l’analyse. Il est possible de soigner
des lésions osseuses par greffe d’os stérilisés ou de coraux qui forme un support facilitant la régénération des
tissus.
➢ Contexte
- Suspicion de tumeur osseuse
- Réaction importante entre tissus conjonctifs et tissus osseux

C. Prélèvement par exérèse


On enlève la totalité de la lésion (et ceux avant d’avoir la certitude de l’origine de cette lésion). C’est un acte
diagnostique et thérapeutique.
1. Les circonstances de prélèvement

On l’utilise principalement dans un contexte tumoral


(néoformation de tumeurs) situé en surface ou en profondeur.
NB : on n’utilise pas l’exérèse dans les cas de processus
inflammatoires mais on soigne en administrant des anti-
inflammatoires.
Il existe différents types de tumeurs superficielles telles que
les tumeurs mammaires, cutanées, testiculaires, ou de la
cavité orale : régions faciles d’accès.
Les tumeurs profondes restent quant à elles assez discrètes et
peu visibles. Elles concernent essentiellement les organes tels
que la rate (tumeurs spléniques), les ovaires, l’intestin, les Tumeurs spléniques sur une rate
poumons ou le foie (tumeur hépatique ; mais l’intervention est (tumeur profonde)
difficile car il existe un risque d’hémorragie).
2. Particularités de l’exérèse

Retrait de tissus néoformés conduisant à des prélèvements de grande taille. Il est alors nécessaire de recouper
la pièce d’exérèse pour réduire sa taille avant l’envoi au labo pour des raisons :
➢ Pratiques : les tissus doivent être conservés dans un fixateur, dont le volume doit être 20 fois plus
important que celui de l’échantillon, pour éviter toute dégradation des cellules par autolyse.si on a une
pièce d’un kilo, il faut 20 L de fixateur !
➢ Techniques : la qualité de fixation dépend de la vitesse de fixation (1mm/h). Il faut donc découper un
parallélépipède de petite taille (de faible épaisseur), à savoir 1 x 1 x 0,5 cm. Une faible épaisseur permet
une bonne infiltration du fixateur.
➢ Scientifique : il faut choisir une zone intéressante. Certains territoires présentent de nombreux
remaniements tels que nécroses, foyers hémorragiques ou fibroses qui éparpillent les cellules
tumorales.
La quantité prélevée doit être représentative : trois à quatre morceaux par zone sont nécessaires, toujours pour
une question de représentativité et pas plus car il faut être raisonnable.
Exemple :

L’aspect de ce ganglion est homogène tout est tumoral je peux


prélever un seul morceau représentatif n’importe où sur l’organe.

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Ne pas prélever le tissu adipeux présent sous la couche cutanée.

Cet échantillon présente un aspect hétérogène. Il faut écarter les surfaces


noires qui sont des zones d’hémorragies remaniée. Les territoires
internes et clairs sont intéressants.

Coupe sagittale d’une rate atteinte d’une tumeur vasculaire. Les terrains
noirs d’aspect laqués sont constitués de sang coagulé (inintéressants), les
terrains jaunes sont de la fibrine (inintéressants).

En complément de l’étude du tissu lésé, il faut réaliser l’examen des marges d’exérèse. Cet examen permet de
vérifier qu’il ne reste plus de cellules tumorales dans ces marges, pour évaluer le risque de récidive. Dans l'idéal,
il s'agit de prélever toutes les marges ainsi que les marges profondes qui ont pu poser problème lors de la
chirurgie.

Ainsi, grâce aux marges, les labos peuvent apporter trois réponses :

Photo Observations Conclusion

Récidive peu probable car la


tumeur est peu infiltrante. Les
Marges saines et distance de
tissus alentours ne sont pas
sécurité satisfaisante (3mm)
colonisés par les cellules
tumorales.

Marges saines et distance de


Récidive possible.
sécurité insuffisante (1mm
seulement)

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Récidive probable car il reste


des cellules tumorales sur
l’animal. De plus la réalisation
de l’exérèses conduit à la lésion
des vaisseaux et donc à un
Infiltration de cellules
afflux sur le site enlevé de
tumorales dans les marges
facteur trophique, la situation
empire. Traitement
envisageable : irradiation de la
zone

Il est nécessaire de localiser et d’orienter l’échantillon lors de l'envoi afin d’obtenir un diagnostic précis sur la
zone d’intervention éventuelle si des cellules cancéreuses sont encore présentes sur une marge. Dans ce cas on
réalise un bilan d’extension pour savoir si la tumeur s’est déplacée par la lymphe et le sang. Exemple : Pour les
tumeurs mammaires, l’extension de la tumeur s’effectue vers des ganglions différents selon qu’elle est située sur
des mamelles antérieures ou postérieures.
Il est indispensable d’identifier chaque prélèvement. Si on observe plusieurs tumeurs proches, elles peuvent être
différentes, on doit donc prélever des échantillons de chaque. En particulier pour les tumeurs mammaires, les
nodules cancéreux peuvent relever de différents types de cellules cancéreuses (tumeurs bénignes ou malignes).

II. Conservation des tissus prélevés


A. Pourquoi la fixation des tissus est-elle nécessaire ?
Il est utile de réaliser la fixation des tissus pour les préserver. On place les échantillons dans un milieu
particulier afin d’éviter tout phénomène d’autolyse (destruction des cellules d’un organisme par les enzymes de
cet organisme) et de putréfaction (altération due à la prolifération bactérienne sur le tissu. Elle est normalement
limitée par une barrière défensive qui s’effondre lors du prélèvement). Cette altération peut prendre quelques
minutes pour le système nerveux central à quelques heures pour la peau.
La fixation des structures peut permettre par exemple à détecter des antigènes par immunohistochimie ou
immunomarquage (anticorps reconnaissant des antigènes spécifiques d’un tissu). Sans fixation, les antigènes
diffusent et l’information est perdue.

B. Facteurs influençant la qualité de la fixation


Le prélèvement doit être déposé le plus rapidement possible dans le fixateur. Les paramètres qui influencent la
fixation sont :
- La précocité de la fixation (afin de limiter l’altération de l’échantillon)
- Le volume de fixateur (15 à 20 fois le volume de l’échantillon)
- L’épaisseur et forme de l’échantillon (< 5mm d’épaisseur)
- Le temps de fixation (24 à 48 h) : délai incompressible
- La température (ambiante : une température élevée permet une meilleure diffusion du fixateur
dans le tissu
NB : utilisation du froid se fait seulement pour un envoi bactérien
- Le pH (6-8)
- L’osmoralité (souvent, ne pose pas de problème)
Le pH et l’osmoralité du fixateur sont fixés par le préparateur, on n’a donc pas à en tenir compte.

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C. Les agents fixateurs


1. Fixateur chimique

Le formol tamponné (formol du commerce à 40 % ; dilué à 10 % = formol utilisé à 4%,) est un bon fixateur
polyvalent. La fixation se fait par immersion du tissu dans le formol pour éviter que le tissu ne colle au fond du
récipient.
NB : le formol concentré peut être cancérigène ! Cependant, même s’il existe d’autre fixateurs chimiques (ex : à
base de mercure…), ils ne sont pas aussi polyvalents.
2. Fixateur physique

La congélation des tissus vivants permet de limiter l’autolyse, la putréfaction mais permet également une
découpe dans un tissu rigide. Elle doit être instantanée/brutale pour éviter les artefacts. Pour cela, on plonge
l’échantillon dans de l’isopentane, le tout est refroidi dans de l’azote liquide. En congelant rapidement on évite
la formation de morceaux de glace et donc l’éclatement des cellules causée par l’augmentation de volume. C’est
une technique coûteuse (conservation de l'azote liquide et transport avec carboglace) et potentiellement
dangereuse, peu utilisée en clientèle. De plus, les lames obtenues pour analyse sont moins belles qu'avec une
fixation au formol.
NB : On n'utilise pas directement l’azote liquide, car il se forme une bulle de gaz autour de l’échantillon qui ralentit
la congélation, ceci laisse le temps à la glace de se former et donc d’altérer l’échantillon.
La congélation permet une redécoupe assez fine (tissu congelé), mais il faut se placer à une température de -20°C
en utilisant un cryostat. On peut placer l’échantillon dans un milieu de transport (liquide de michel) pour que la
congélation soit faite au laboratoire.
Cette technique s’avère utile pour certains examens complémentaires faisant intervenir l’immunohistochimie ou
des méthodes enzymatiques. En effet, les antigènes et les enzymes se conservent parfaitement dans le froid,
mais sont détruits par le formol.

III. Envoi des échantillons tissulaires


A. Mode de transport : la poste
On utilise généralement la poste au tarif normal et sans réserve de froid. Depuis fin 2007, une réglementation a
été mise en place concernant le transport de matière biologique. Comme il s’agit d’une tolérance de la part de la
poste, donc il faut bien respecter le protocole d’envoi.
NB : Il est inutile de payer plus cher pour que l’envoi soit plus rapide : le délai d’acheminement d’un envoi simple
est compatible avec le délai de fixation de l’échantillon. Une réserve de froid est aussi inutile puisque le fixateur
pénètre mieux dans les tissus à température ambiante.

B. Le conditionnement
➢ Instruction d’emballage P650 : l’emballage doit être constitué de plusieurs composantes :
• Une enceinte étanche (flacon en plastique) contenant l’échantillon pouvant résister sans fuite
(à une pression interne 95kPa)
• Une enceinte absorbante (papier absorbant capable d’absorber la totalité du fixateur en cas de
fissures dans le flacon, avec une face hydrophile placée contre le récipient et une face
hydrophobe, fourni par le laboratoire)
• Un emballage secondaire étanche et rigide (polystyrène) et matériau de rembourrage (papier
bulle) fixé avec du ruban adhésif
• Un emballage extérieur (boite en carton)
Il doit y avoir la mention « matière biologique catégorie B » (lettres de taille minimale 6mm) et un logo UN3373
(5*5 cm) sur l’emballage. Les laboratoires fournissent tout normalement.

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Il faut impérativement un flacon adapté, la forme et la taille du flacon sont très importantes. Il doit y avoir une
ouverture large et le volume du flacon doit être suffisant pour contenir assez de fixateur.

Matériau absorbant capable d’absorber la totalité Emballage secondaire


Flacon primaire étanche
du contenu étanche rigide

Matériau de rembourrage dans


Emballage extérieur avec étiquette Facon inadapté : forme et taille
un emballage extérieur

NB : Il ne faut pas utiliser de flacon en verre car il peut casser, ni de flacon réutilisé. Il ne faut pas non plus utiliser
de flacon avec un col plus étroit, on pourrait détruire le prélèvement lors de sa sortie du flacon. On pourrait être
amené à casser le flacon pour sortir les tissus sans les abîmer ce qui entraîne des risques de blessures.

C. Le document d’accompagnement
Il doit être placé sur le colis et non à l’intérieur (au cas où le flacon
se casserait). Il contient :
➢ Les coordonnées du propriétaire, qui recevra le rapport
des résultats car il finance l'analyse qui coûte entre 50
et 60€.
➢ Le descriptif de l’animal : espèce, race, sexe, âge. En
effet certaines lésions se retrouvent uniquement chez
certains types d’individus (ex : le nodule exocutome
cutanée uniquement chez le chien ; la dermatose
touche surtout le Husky, c’est une carence en zinc ;
développement des mamelles chez un male : tumeur
testiculaire ; nodule chez le chien très âgé =
plasmocytose.). Si on ne précise pas la race de l’animal,
on aura un doute sur l’origine de la lésion.
➢ La nature du prélèvement : biopsie ou recoupe
d’exérèse (problème des marges saines).
➢ Le nombre de prélèvements dans le flacon pour la
traçabilité
➢ La localisation des sites de prélèvement : certaines
maladies se développent plus sur certaines zones.

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➢ L’aspect macroscopique de la lésion : les prélèvements sont très modifiés par le fixateur lorsqu’ils
arrivent au laboratoire (couleur, consistance…)
➢ La durée d’évolution pour savoir si l’on a un phénomène aigu ou chronique ; un remaniement ; …
➢ Les hypothèses diagnostiques : l’examen histo-pathologique est un examen complémentaire, ce qui
signifie que le vétérinaire doit poser une/des hypothèses qui seront ensuite confirmées ou infirmées au
laboratoire !
➢ Les autres pathologies et traitements en cours (ex : les corticoïdes peuvent avoir des effets sur la peau)

IV. Traitement des échantillons en laboratoire


A. J+0 : réception des prélèvements
On enregistre l’échantillon à l’aide son numéro propre, puis on l’observe à l’œil nu pour voir sa couleur,
son aspect afin de vérifier s’il est bien fixé. Enfin on effectue une recoupe, lorsque le prélèvement est bien fixé,
pour la mise en cassette.

Si la fixation est correcte et la taille suffisamment petite, on ne retouche pas les prélèvements. On peut
avoir à compléter la fixation ou bien à décalcifier les tissus dans le cas d’un prélèvement osseux par exemple.
L’épaisseur du tissu doit être de 4 à 6μm pour être observable pour que la lumière du microscope passe à travers.
De plus, pour pouvoir couper le tissu, celui-ci doit être rigide pour éviter qu’il s’écrase lors de la découpe. Pour
cela on place les prélèvements dans des cassettes avec des fentes et on remplace les liquides contenus dans le
tissu par de la paraffine fondue (environ 50°C) que l’on refroidi ensuite à température ambiante. Or le tissu est
majoritairement rempli d’eau, et la paraffine est non miscible à l’eau. Pour pouvoir la remplacer il faut éliminer
l’eau ce qui est fait dans des automates à inclusion.
NB : dans le cas d’une observation en microscopie électronique, on utilise une résine adaptée pour pouvoir
couper un morceau d’une épaisseur de 1μm.

Cassette Automate à inclusion

Méthode pour l’inclusion de la paraffine (déshydratation-imprégnation) : on chasse l’eau des tissus avec des
alcools puis on chasse les alcools par des dérivés du toluène (solvants organiques) qui sont ensuite chassés par la
paraffine. Ces différentes étapes sont réalisées dans un automate à inclusion contenant plusieurs bacs dans
lesquels on va trouver les différentes substances utilisées.

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B. J+1 : Mise en bloc


L’échantillon est placé dans un bloc de paraffine à l’aide d’une station d’enrobage composée de deux
zones, une zone froide et une zone chaude contenant de la paraffine fondue. On coule la paraffine dans les
cassettes, puis on utilise un microtome afin de réaliser des coupes très fines. Les coupes obtenues sont ensuite
projetées sur une lame de rasoir jetable. Le ruban formé est récupéré dans une « piscine » afin de le détendre
pour avoir un échantillon exploitable. Il est ensuite placé sur une lame de verre numérotée, on obtient une lame
blanche.

Station d’enrobage Echantillon mis en bloc

Microtome Lame blanche coupée

On effectue ensuite une coloration pour pouvoir observer les tissus :


La plupart du temps les colorants sont en solution aqueuse, on va donc rencontrer des problèmes pour colorer
les tissus sur les lames étant donné qu’il n’y a plus d’eau. Il faut donc enlever la paraffine : c’est le déparaffinage.
On utilise le mécanisme inverse du paraffinage, puis on sèche la lame.
Lorsque les tissus sont bien sec et qu’ils adhèrent au verre, on réalise une coloration avec de l’Hémalun Eosine
qui correspond à une coloration standard de référence en histologie. L’Hémalun permet une coloration des
noyaux (ADN, ARN…) en bleu et tout le reste est coloré en rose par l’Eosine. On peut ajouter du Safran à
l’Hémalun Eosine pour colorer le conjonctif (notamment le collagène) normalement rose en jaune-orangé. Le
problème c’est que ce n’est pas très stable et très cher.
Après déshydratation avec un solvant (alcools suivit de dérivés du benzène), on fixe une lamelle sur l’échantillon
coloré à l’aide d’une résine synthétique (hydrophobe). L’échantillon peut ainsi être conservé très longtemps
(attention : la lumière peut dégrader les colorants).

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Glande sébacée en coloration Hémalun Eosine Hémalun Eosine Safran

C. J+2 à J+3
On observe la lame au microscope dès qu’elle est prête (résine sèche), puis on rédige le compte-rendu, et
éventuellement on effectue des colorations spéciales pour mettre en évidence certaines structures particulières,
les exemples à retenir :
Colorants Composants Coloration Commentaire
Mise en évidence de
Perls ou bleu de Prusse Pigments de fer Bleue carence en fer grâce à
l’étude des hématies
Mise en évidence de la
Rouge congo Protéines amyloïdes Orange saumon
substance amyloïde
Mise en évidence de la
Rhodamine Pigments de cuivre Rouge
maladie de Wilson
Bactérie acido-alcoolo- Suspicion de
Ziehl-Neelsen Violette
résistantes mycobactéries
P.A.S. : Acide Périodique Mise en évidence de la
Glucides Rose
de Schiff paroi des champignons
Bleu de Toluidine Mastocytes Violette si non tumoraux

A partir du bloc de paraffine : on peut colorer certaines structures spécifiquement grâce aux propriétés d’oxydo-
réduction et acido-basiques de certains colorants.
Enfin, on peut effectuer des hybridations in situ, tests d’immuno-histochimie, tests d’histologie enzymatique
(travail sur du matériel congelé uniquement pour éviter la dénaturation des enzymes) …

 Tout le détail sur les colorants sur : BM- Histologie -CM 05 - Colorations spéciales et cytologie (PLS)

La réponse ne peut être donnée que 5-7 jours après l’envoi, au plus tôt. Ce délai est incompressible, en raison
de la partie technique.

NB : Il existe la méthode de congélation dans de l’isopentane refroidi par de l’azote liquide pour éviter les
artefacts. L’échantillon est ensuite placé dans un cryostat (où la température est négative). On place ensuite le
tissu congelé dans le microtome, la coupe se colle tout de suite à la lame (avec le froid). Les colorations peuvent
être directement réalisées, en effet il n’y a pas besoin de chasser la paraffine pour hydrater les tissus. On peut
obtenir la réponse 30min après. On parle d’examen extemporané.

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CE DOCUMENT A ETE OFFERT AUX VETERINAIRES ALGERIENS PAR

REDA MOHAMED GUESSOUM, DVM

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Bases Morphologiques d'Anatomie et d'Histologie Histologie CM 05
Module : Bases Morphologiques d’Anatomie et d’Histologie
Matière : Histologie

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Colorations spéciales et examens


cytologiques

Objectifs pédagogiques :
- Sensibiliser aux colorations spéciales possibles sur les tissus
- Savoir à quel composé correspond un résultat positif dans les colorations spéciales classiques

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Table des matières


Les colorations spéciales ...................................................................................................................................3
Les colorations spéciales histochimiques ......................................................................................................3
1. Préciser l’architecture de certains organes ...............................................................................................3
2. Aider à identifier la nature d’un dépôt matriciel (= extracellulaire) .........................................................4
3. Nature d’un pigment intracellulaire ..........................................................................................................5
4. Visualiser des agents figurés .....................................................................................................................5
Les colorations spéciales histoenzymatiques ................................................................................................9
Les colorations spéciales immunohistochimiques ......................................................................................11
La difficulté du support : effets des fixateurs chimiques sur les protéines .............................................11
La difficulté de la quantité d’antigène présents dans le tissu : le seuil de détection..............................12
La nature des antigènes recherchés ........................................................................................................13
Exemples d’utilisation : cancérologie ......................................................................................................15
Les colorations spéciales hybridation in situ ...............................................................................................17
Les techniques courantes d’histologie et d’histologie pathologique en microscope électronique (en
transmission) ...........................................................................................................................................................18
Obtention d’échantillons tissulaires ............................................................................................................18
Conservation des tissus prélevés.................................................................................................................18
Traitement des échantillons ........................................................................................................................18
Immunohistochimie appliquée à la microscopie électronique ...................................................................20
Les examens cytologiques ...............................................................................................................................21
Prélèvement ................................................................................................................................................21
1. Par cytoponction .....................................................................................................................................21
2. Par apposition ..........................................................................................................................................21
3. Le cas d’un épanchement cavitaire .........................................................................................................22
4. Prélèvement de moelle osseuse. .............................................................................................................22
Traitement des lames ..................................................................................................................................23
1. Coloration standard .................................................................................................................................23
2. Colorations spéciales de cytologie ..........................................................................................................23

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Les colorations spéciales
Les colorations spéciales histochimiques

Les colorations spéciales histochimiques permettent de mettre en évidence sur des coupes histologiques des
composés chimiques particuliers par une réaction colorée.
➢ Exemple : Principe de la coloration de Perls (ou bleu de Prusse) qui permet de mettre en évidence le fer.
• Principe :
Coupe de tissu + HCl  libération in situ du fer sous forme de FeCl3
On ajoute du ferrocyanide de potassium : 4 FeCl3 + 3 K4[Fe(CN)6] 
Fe4[Fe(CN)6]3 + 12 KCl
On obtient du ferrocyanide ferrique qui forme un précipité bleu insoluble.
Chaque amas bleu représente une concentration de fer à l’intérieur de la
cellule macrophage.

1. Préciser l’architecture de certains organes

En effet toutes les structures histologiques ne sont pas forcément colorables par la coloration standard.
➢ Mise en évidence des fibres de réticuline dans l’architecture hépatique
On ne voit pas les fibres. Sur une nouvelle lame blanche, on fait une coloration spéciale des fibres de réticuline qui
servent de support.
Sans coloration spéciale on ne peut pas les apprécier.

x40
Les cellules roses sont les hépatocytes. Chez les
mammifères, elles sont organisées en une trame La coloration des fibres de réticuline (méthode de
d’une seule couche disposée sur un support en fibres Gordon Sweet à l’imprégnation argentique) permet
de réticuline. Ce support permet l’agencement en une d’apprécier l’architecture du support, sous forme
couche des cellules, fondamental pour le bon d’éléments fins et torsadés noirs.
fonctionnement de l’organe.
➢ Photo a une autre échelle sur un foie normal :

Lobule hépatique coloration H.E. Architecture des travées de réticuline.

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➢ Application en pathologie

Foie normal (x 100) : réseau régulier de fibres de Foie pathogène : irrégularités du réseau de fibres de réticuline
réticuline avec une seule couche d’hépatocytes. qui sont plus fines, amas de plusieurs couches d’hépatocytes.

2. Aider à identifier la nature d’un dépôt matriciel (= extracellulaire)

➢ La pathologie glomérulaire rénale

Dépôt glomérulaire dans un rein pathologique en


Glomérule normal dans un rein en coloration H.E.
coloration H.E.
Dans l’image de droite on observe un gros amas rose extracellulaire. C’est un dépôt coloré par l’éosine donc c’est
probablement un dépôt de nature protéique, mais on ne sait pas lequel. Il nous faut une certitude.
Les colorations spéciales aident à déterminer la maladie :

Si on applique sur le rein suspect du trichrome de


Si on applique un Rouge Congo, le dépôt de
Masson, le collagène se colore en bleu. L’individu
substance amyloïde se colore en rose. L’individu
souffre d’une fibrose dont les causes peuvent être
souffre d’une amyloïdose.
variées.

L’identification des dépôts permet d’orienter sur le mécanisme en cause et la maladie sous-jacente.

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3. Nature d’un pigment intracellulaire

➢ Les pigments intrahépatocytaires

On effectue différentes colorations pour identifier la nature du pigment.

Coloration de Perls : pigment marron présente une


Foie, H.E. : pigment marron dans le cytoplasme des
coloration bleue. C’est le marqueur de fer et donc
hépatocytes, quelle est la nature du pigment ?
d’une hémochromatose.

Coloration à la Rhodanine : le pigment marron Coloration de Hall : le pigment marron présente une
présente une coloration rouge. C’est le marqueur de coloration verte. C’est le marqueur de bilirubin et
cuivre et donc la maladie de Wilsons. donc une stase biliaire.

4. Visualiser des agents figurés

➢ Bactéries acido-alcoolo-résistantes (ou mycobactéries)


Ce sont ces micro bactéries qui sont responsables de la tuberculose entre autres.

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• Exemple du poumon de serpent Rare bacille Ziehl

Poumon serpent qui présente une lésion, Poumon de serpent, coloration de Ziehl-Neelsen. Dans le
coloration HE. Pour savoir si elle est cytoplasme des macrophages on voit apparaitre des
inflammatoire avec présence de macrophage, on bacilles acido-alcoolo-résistants. C’est donc une
effectue une coloration spéciale. mycobactériose.
• Exemple de l’intestin de bovin

Intestin bovin, coloration HE. On observe une Intestin bovin, coloration Ziehl-Neelsen. Accumulation
accumulation de macrophages dans le tissu intracytoplasmique de bacilles Ziehl positifs. C’est donc
conjonctif. Suspicion de mycobactériose. une paratuberculose.
NB : Il existe une autre coloration possible pour les bactéries, la coloration de Gram qui est une coloration
standard en bactériologie, mais qui ne marche pas en histologie car elle est très difficile à réaliser.

➢ Champignons

Poumon de bovin, coloration GlycosAminoGlicanes


Poumon de bovin avec une lésion, coloration H.E. On
(PAS). La coloration permet de visualiser la paroi des
observe des éléments allongés, ronds et ramifiés qui
filaments, très riche en GAG qui apparaissent sous la
ressemblent à des filaments mycéliens.
forme d’éléments roses.

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➢ Les mastocytes

Mastocytome bien différencié, coloration H.E.


Mastocyte normal derme, coloration H.E.
On retrouve les mêmes structures. Mais des fois les
Le noyau est régulier ovalaire central, un cytoplasme
tumeurs d’origine mastocytaire sont très mal
très développé qui contient des grains. Ces cellules
différenciées et ne ressemblent plus à la cellule
peuvent se tumoriser, en particulier chez le chien.
d’origine.

Mastocytome peu différencié ? Coloration H.E. Les


cellules présentent des noyaux irréguliers, très
Mastocytome peu différencié, coloration au bleu de
encochés, les cytoplasmes sont plats avec peu de
Toluidine. On observe des grains violets dans le
choses à l’intérieur. Est-ce d’origine mastocytaire ?
cytoplasme des cellules, c’est bien des mastocytes
C’est possible mais pas certain (lymphoïde ?), donc on
effectue une autre coloration

Les colorations spéciales permettent d’identifier une population cellulaire qui serait très modifiées par des
processus qui dénaturent la structure.

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➢ Les cellules du système endocrinien

Epithélium intestinal, coloration HE. Les cellules ont des formes et des aspects assez différents, la majorité sont
hautes avec au sommet un aspect plissé : ce sont des entérocytes. Il y a également des cellules joufflues, avec à
l’intérieur un contenu et un noyau basal de forme presque triangulaire, ce sont les mucocytes.

Mais entre les entérocytes il est difficile de distinguer les cellules endocrines qui sont de petites cellules au noyau
allongé, dont le cytoplasme autour est peu visible. Ces cellules appartenant au système endocrinien peuvent être
observées après une coloration de Grimelius qui les fait apparaître en marron.

Ces sont des cellules sécrétrices et leur produit de sécrétion ne va pas partir dans la lumière de l’intestin mais
passe dans le tissu conjonctif et part dans le sang. Ces cellules ne sont pas visibles et quantifiables sans coloration.

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Tableau récapitulatif des colorants


utilisés en histologie:
Colorants Composants Coloration Commentaire
Mise en évidence de
Perls ou bleu de Prusse Pigments de fer Bleue carence en fer grâce à
l’étude des hématies
Méthode de Gordon Utilisation pour repérer
Sweet à l’imprégnation Fibres de réticuline Noire une désorganisation des
argentique cellules
Trichrome de Masson Fibres de collagène Bleue
Mise en évidence de la
Rouge congo Protéines amyloïdes Orange saumon
substance amyloïde
Mise en évidence de la
Rhodamine Pigments de cuivre Rouge
maladie de Wilson
Evaluer la quantité de
Hall Pigment de Bilirubin Verte olive
bile sécrétée
Suspicion de
Ziehl-Neelsen Violette
Bactérie acido-alcoolo- mycobactéries
résistantes Gram + : bleue Coloration délicate,
Gram
Gram - : rouge manque de précision
P.A.S. : Acide Périodique Mise en évidence de la
Glucides Rose
de Schiff paroi des champignons
Bleu de Toluidine Mastocytes Violet si non tumoraux
Coloration argentique
Grimélius Granule neuroendocrines Brun foncé qui met en évidence des
cellules sécrétrices

Les colorations spéciales histoenzymatiques

Ces colorations permettent de mettre en évidence sur une coupe de tissus une activité enzymatique
particulière par la formation d’un précipité de couleur particulière en présence d’un substrat et d’un révélateur.
Pour pouvoir appliquer ces méthodes, il ne faut pas que les protéines, et en particulier les enzymes, soient
dénaturées ni que les tissus aient été fixés chimiquement. Il faut donc que les tissus soient congelés de la bonne
manière, c’est-à-dire rapidement et brutalement. On cherche à faire passer directement l’eau présente dans les
tissus à l’état liquide à l’état gazeuse sans passer par le stade glace solide qui induit des artéfacts. C’est possible
si on plonge le tissu dans un récipient de pyrex à -160°C rempli d’isopentane. L’isopentane est refroidi au préalable
par contact avec de l’azote liquide. Le point de température idéal est atteint quand des petites pastilles blanches
commencent à apparaitre au fond du bécher. La congélation est très rapide et se fait en quelques secondes et
après il est possible de conserver le tissu ainsi que de le couper à des températures négatives.

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➢ Détection de l’activité ATPasique dans le tissu musculaire


Biopsie musculaire en coloration standard. On observe dans ce
tissu des anomalies sous la forme de différences de tailles des
cellules musculaires. Il y en a des grandes, régulières et de taille
normale et il y en a des beaucoup plus petites. C’est le marqueur
d’une atrophie. Il y a deux types de cellules musculaires :
• Le type I qui sont des cellules lentes à activité oxydative,
qui fonctionnent avec des enzymes ATPasiques à pH acide.
• Le type II a une activité rapide, utilise tout de suite le
glycogène présent dans la cellule pour travailler, utilise une
autre catégorie d’enzymes ATPasiques, actives pH basique.

Sur le même muscle, sur une coupe en congélation on va rechercher de l’activité à deux pH différents :
• Si on travaille à pH acide (4,3) : les cellules
musculaires de type I vont apparaitre noires car ce pH acide
sont celles dont l’ATPase est active à pH acide. Celle
de type II dont l’ATPase n’est pas active en milieu
acide ne vont pas être actives donc pas être
colorées. On observe sur la coupe que ce sont les
grandes cellules qui sont pâles alors que ce sont les
petites cellules qui sont colorées. Il y a une
différence dans le type I de cellules musculaires.
Cela renvoie donc à une maladie particulière.
• Si on travaille à pH basique (9,4) : ce sont les pH basique
grandes cellules (de type II) qui apparaissent
actives (coloration) alors que les petites (de type I)
sont inactives car peu colorées.

En faisant une deuxième méthode on retrouve le même résultat :


la pathologie concerne bien les cellules musculaires de type I.

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Les colorations spéciales immunohistochimiques

Dans cette méthode on cherche à mettre en évidence dans des coupes, des antigènes particuliers et spécifiques,
par la visualisation d’un signal particulier en présence d’un anticorps spécifique de l’antigène.

On applique, sur une lame blanche, un anticorps spécifique sur lequel a été accroché un générateur de signal.
Si l’antigène est présent, l’anticorps va se fixer, on visualise un signal qui peut être une couleur. Si l’antigène n’est
pas présent, l’anticorps ne va pas se fixer et il y aura absence de signal donc aucune coloration.

➢ Coupe de lèvre de chien

On utilise un anticorps qui reconnait spécifiquement le collagène.


Le générateur du signal utilisé ici donne un précipité de couleur
marron. Tout ce qui est coloré en marron sur l’image signale du
collagène : c’est donc une partie de la membrane basale, qui est
située entre l’épithélium et le tissu conjonctif.

Il y a toutefois des limites dans l’utilisation des méthodes immunohistochimiques.

La difficulté du support : effets des fixateurs chimiques sur les protéines

Comme en histoenzymologie, les fixateurs dénaturent les protéines. Une partie de l’antigène peut être altérée
par le fixateur chimique. A partir du moment où l’antigène est modifié, l’anticorps peut ne plus le reconnaitre. Il
y aura un signal négatif qui sera un faux négatif.
Pour comprendre le processus :

Le formol va former des ponts méthylène au niveau des acides aminés basiques, ce qui est gênant.
Conséquence sur les épitopes :
A droite on voit la représentation d’un antigène, qui est la plupart du temps une protéine. Sur cette
protéine il y a des symboles de couleurs différentes, chacun représentant un épitope. Un épitope est la partie de
l’antigène, un petit bout spécifique, que reconnait l’anticorps. Un épitope peut être répété sur la même protéine

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et sur une même protéine, il existe de très nombreux épitopes différents. Les anticorps spécifiques de la protéine
reconnaissent la même protéine mais ils vont reconnaitre des parties différentes. Si les ponts méthylènes se
forment au niveau de la structure primaire de la protéine, ça détruit définitivement l’épitope.
Si les ponts se font au niveau de la structure tertiaire, cela modifie la structure dans l’espace et la forme de la
protéine. On dit que ça masque l’épitope. C’est quelque chose de remédiable car il suffit, par des traitements
chimiques ou thermiques, de casser les ponts méthylènes pour que la protéine retrouve sa conformation tertiaire
d’origine et que l’épitope réapparaisse.
Les effets des fixateurs sont soit de détruire l’épitope (on ne peut rien y faire), soit de le masquer (on peut alors
le démasquer). Le démasquage allonge la manipulation mais cela reste possible.

➢ Lymphome digestif de chat, anti-Ki 67, ABC


Sur un même tissu, pour deux durées différentes, on observe une très forte augmentation de protéines dénaturées
car le nombre de cellules colorées diminue très fortement. Plus on laisse le tissu dans le fixateur, plus il va
apparaitre de structures méthylènes et plus le risque de destruction des antigènes/masquage des épitopes est
important. D’où l’utilité de ne pas faire une sur-fixation inutile.

Fixation courte (24h) Fixation longue (4 jours)

La difficulté de la quantité d’antigène présents dans le tissu : le seuil de détection

La méthode directe associe un seul signal pour un antigène. Si on cherche un antigène très peu exprimé dans une
cellule, le signal sera tellement faible qu’il ne sera pas visible en microscopie optique. C’est pour cela qu’on utilise
des techniques amplificatrices pour observer les antigènes présents en petite quantité.
➢ Méthode Avidine Biotine Complexe (ABC)
On estime que pour un antigène on fixe 1000 générateurs de signaux. C’est donc une amplification du signal et
même les antigènes présents en petite quantité ont la possibilité d’être observés en microscopie optique.
On recherche un antigène grâce à un anticorps (de souris par exemple) spécifique qui va être appliqué sur le
tissu. On applique dans une deuxième étape, un deuxième anticorps qui permet de reconnaitre les anticorps de
souris. Ces anticorps ont été recueillis en immunisant une chèvre avec des immunoglobulines de souris donc la
chèvre produit des anticorps contre les anticorps de souris. On couple cet anticorps secondaire à une protéine
appelé biotine. La troisième étape consiste à produire un gros complexe dans lequel on a de la biotine et une
autre protéine, l’avidine. Ces deux protéines ont une affinité chimique naturelle très forte. Auparavant on couple
chimiquement à la biotine un générateur de signal. Dans le gros complexe, il y a plein de générateurs de signaux.
Si l’antigène est présent, l’anticorps primaire est fixé. L’anticorps secondaire va reconnaitre l’anticorps primaire.
On en met suffisamment pour ne pas qu’il soit saturé et qu’il puisse reconnaitre d’autres sites avec sa partie
variable. La biotine qui est fixée sur sa partie constante va être capable de reconnaitre et de fixer le gros complexe.
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La nature des antigènes recherchés

Les antigènes spécifiques

Il existe une très grande diversité d’antigènes.


La photo montre une tumeur à cellules rondes, qui se
caractérise par le fait que les cellules sont
grossièrement circulaires.
Dans ce cas-là, les cellules n’ont ni architecture, ni
aspect morphologique suffisamment
caractéristique pour pouvoir affirmer par exemple
que ce sont des cellules épithéliales. On ne peut que
le suspecter.
On utilise un ou plusieurs anticorps spécifiques des
cellules épithéliales. Si on obtient un signal positif,
on pourra conclure que ces cellules sont d’origine
épithéliale. Dans ce cas de figure on utilise
l’anticorps anti-kératine car la kératine fait partie d’une grande famille d’antigène qu’on appelle les filaments
intermédiaires et qui sont des éléments constitutifs de toutes les cellules. Ces filaments ont une composition
différente en fonction de l’origine embryonnaire de la cellule :
• Les cellules épithéliales ont des filaments intermédiaires constitués de kératine.
• Pour les cellules mésenchymateuses, les filaments sont constitués de vimentine.
• Pour les cellules musculaires c’est de la desmine
• Pour les cellules nerveuses c’est une autre protéine qui compose les filaments intermédiaires.
Tous ces filaments intermédiaires sont spécifiques dans leur composition des grandes catégories de cellule, ce
qui nous permet d’utiliser cette particularité dans la détermination du type cellulaire.
Le cytoplasme des cellules est marron donc il contient de la kératine et c’est donc des cellules d’origine épithéliale.

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Les antigènes spécifiques d’un agent infectieux

➢ Virus : ➢ Bactéries :

Placenta de chèvre : marquage des cellules


Iléon de porc, anti-virus de la diarrhée épidémique épithéliales chorioniques, anti-Brucella abortus,
porcine (coronavirus) dans les cellules épithéliales de
revêtement (les entérocytes)
➢ Parasites
La recherche de parasites se pratique essentiellement
pour les protozoaires.
On voit sur la photo deux kystes parasitaires qui
apparaissent en rose, suite à une coloration par
immunomarquage.
La variété est assez large, à partir du moment où on a des
antigènes spécifiques des différents agents pathogènes
on peut les repérer, il faut juste être sûr de la spécificité
des anticorps. En effets les séquences peuvent être très
proche d’un virus à l’autre ou d’une bactérie à l’autre
Ces méthodes sont sous-utilisées en France, comparé aux
pays anglo-saxons.
Cerveau de bovin, anti-Neospora caninum (protozoaire)

Les antigènes spécifiques d’un état physiologique d’une cellule

➢ La mise en évidence dans le noyau de certaines cellules de l’expression d’un antigène Ki 67 (à retenir, très
important en cancérologie)

S G2

G1 M

G0
Ganglion lymphatique de chat : cellules en division Ki 67 n’est détectable que quand la cellule est engagée
dans la zone sombre d’un centre germinatif, anti Ki 67 dans un cycle de division (de G1 à M)

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Cela permet dans une population de mettre en évidence le pourcentage de cellule en division et d’obtenir un
index de prolifération.
On voit sur la photo un centre germinatif dans un ganglion lymphatique. C’est une portion dans les follicules
lymphoïdes dans laquelle les cellules se divisent. Toutes les cellules avec un noyau marron, sont engagés dans un
cycle de division. Dans les cellules bleues, l’antigène n’a pas été détecté et elles ne sont donc pas engagées dans
un cycle de division. Il suffit ensuite de faire un rapport pour obtenir l’index de prolifération qui va de 0 à 90-
95%.

➢ Détecter l’état de mort cellulaire. On peut essayer d’apprécier si la cellule est rentrée dans le phénomène
d’apoptose qui est la mort cellulaire programmée. Au début de ce phénomène, en Hémalun-Eosine, une
cellule qui vient d’entrer en apoptose ressemble à une cellule saine, on ne peut pas faire la différence
microscopiquement.

Exemples d’utilisation : cancérologie

Visualisation un petit nombre de cellules tumorales

➢ Recherche de micro-métastases ganglionnaires

Anticorps anti kératine spécifique


des cellules épithéliales

Ganglion lymphatique Détection d’un petit amas de


Coloration immunohistochimique
d’architecture normale cellules tumorales

Sur un examen histologique standard avec une coloration standard Hémalun-Eosine, cela passerait inaperçu.
C’est pour cela qu’on effectue une recherche de micro-métastases. Dans le processus néoplasique, il existe des
tumeurs bénignes et malignes. Le facteur incontournable pour placer une tumeur en maligne est sa capacité à
quitter son territoire d’origine et à se semer. C’est le phénomène de métastase, qui commence dans les
ganglions lymphatiques.
La photo présente un ganglion lymphatique qui est une tumeur mammaire dans lequel il n’y a pas de grosses
modifications architecturales. De plus, on ne voit pas de phénomène métastatique en cours. Si sur le même
ganglion, on utilise un anticorps anti-kératine, capable de reconnaitre les cellules épithéliales, on observe de petits
amas marrons et quand on les regarde de plus près ça correspond à des petits groupes (ici 3) de cellules qui
contiennent de la kératine. Or, dans un ganglion sain, il n’y a pas de cellules épithéliales. Dans le cas d’une
suspicion d’une tumeur épithéliale, ces cellules-là qui constituent les micro-métastases sont des cellules
tumorales et vont commencer à coloniser le ganglion. Avec un examen histologique standard, on passe à côté
alors qu’avec cette méthode de coloration contrastée, elles apparaissent très bien. 15% des ganglions déclarés
sain par le pathologiste sont en fait tumorisés quand on effectue une coloration spéciale.

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Typage des cellules tumorales

La photo montre une tumeur colorée par H.E. qui est d’origine
lymphoïde, constituée de grandes cellules aux noyaux
volumineux, au cytoplasme abondant. Ce sont des
immunoblastes. Il existe des immunoblastes de la lignée B et
des immunoblastes de la lignée T qui sont
morphologiquement identiques et qu’on ne peut pas
distinguer en H.E..
On fait un immunomarquage : si ces cellules-là réagissent
avec un antigène spécifique de la lignée B, le CD 79 a, ça sera
un lymphome immunoblastique B. Au contraire, si elles
réagissent avec l’antigène CD 3 qui est spécifique de la lignée T, c’est un lymphome immunoblastique T. C’est le
seul moyen pour distinguer les catégories B et T. C’est intéressant pour la détermination d’un pronostique.

Lymphome immunoblastique B marqué au CD 79 a Lymphome immunoblastique T marqué au CD 3

NB : CD signifie Closer Dedifferenciation. CD 4 repère le sous-groupe lymphocytaire T4 ; CD 8 correspond à une


sous population de lymphocytes T, dit cytotoxiques, les T8. Ces méthodes sont très utilisées pour ce qui est de
type lymphoïde.

Appréciation de l’agressivité d’une tumeur

➢ L’index de prolifération de Ki 67
On estime le Ki 67 sur la préparation pour apprécier l’agressivité de la tumeur et donc le pronostique et la mise
en place du traitement.
C’est l’exemple des mastocytomes, qui est une tumeur qui ont pour point de départ les mastocytes. C’est la tumeur
cutanée la plus fréquente chez le chien.
• Etape 1 : En 1984, le pathologiste A. Patnaik étudie des coupes en coloration standard H.E. Elle a
choisi 5 critères (architecturaux, morphologiques, nombres de mitoses) et a placé les 83 cas en 3
groupes.
Elle a suivi ces animaux pendant 4 ans et a regardé ceux qui étaient encore en vie et ceux qui
étaient morts à cause de leur tumeur.
Groupe I Groupe II Groupe III
Répartition des chiens (en %) 36 43 20
Pourcentage de survie à 4 ans (1500 jours) (en %) 83 44 6
Elle a constaté que dans le premier groupe, la grosse majorité des animaux étaient toujours en vie alors que dans
le dernier groupe, ils étaient presque tous morts. Les animaux du groupe III ont un mastocytome très agressif, qui

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a tué l’animal. Dans le groupe II, la moitié des animaux est encore en vie et l’autre moitié est morte : certains
mastocytomes étaient très agressifs et d’autres moins mais avec ses cinq critères elle n’a pas les identifier.
Cette première base de grading des mastocytomes permet d’éliminer les deux extrêmes. Le groupe II est très
embêtant car c’est un pile ou face et le pronostic est difficile à donner.
• La deuxième étape est beaucoup plus récente (1999), J. Abadie a pris une série de 60
mastocytomes cutanées de chiens de grade II. Il applique sur les 60 mastocytomes de chien, un
immunomarquage avec des anticorps qui reconnaissent Ki 67. Il répartie ces mastocytomes de
grade II en deux groupes, ceux pour lequel l’index Ki est inférieur à 10% et ceux pour lequel il est
supérieur à 10%. Il suit ces animaux pendant 2 ans.
Ceux pour lequel l’index de prolifération est faible c’est-à-dire inférieur à 10%, une grosse majorité
des animaux sont en vie, alors que pour le groupe supérieur à 10 %, plus qu’un tiers des animaux
sont en vie.

Grade II, groupe 1 : Index Ki 67 < 10 % Grade II, groupe 2 : Index Ki 67 > 10 %
88 % de survie à 2 ans 34 % de survie à 2 ans

En utilisant les méthodes d’immunohistochimie avec la recherche d’un antigène particulier, on arrive à affiner le
diagnostic. Dans le groupe où l’index de prolifération est faible la chance de survie est grande et inversement.

Les colorations spéciales hybridation in situ

C’est une technique qui


permet de localiser sur des
coupes tissulaires des
séquences d’acides
nucléiques (ADN ou ARN)
spécifiques d’un agent
pathogène suspecté, à
l'aide de sondes
marquées. On suspecte
qu’un agent pathogène est
passé dans le tissu et qu’il
est présent dans les cellules et intégré au génome.
On fait une coupe blanche, on enlève la paraffine, pour cela on réhydrate la préparation, et ensuite on chauffe
pour dénaturer l’ADN et casser le double brin. Ensuite on applique une sonde qui est capable de reconnaitre les
acides nucléiques du virus en question et qui possède un générateur de signal fixé, comme un fluorochrome. Si
le virus est effectivement présent, la sonde s’accroche et le signal sera positif. Si le virus n’est pas présent, la
sonde ne s’accroche pas et il n’y aura pas de signal. Cette technique permet de détecter du matériel exogène de
type viral. Elle est peu utilisée en médecine vétérinaire mais quasi de manière systématique chez l’homme.

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➢ Exemple humain :
C’est la photo d’une tumeur maligne d’un cancer du sein. La cellule
qui apparait différemment et plus foncée contient un virus
particulier, le virus d’Epstein-Barr qui est un herpès virus. On
soupçonne ce virus de transformer les cellules saines en cellules
néoblastes.
Cette technique est possible à partir du moment où on possède
les amorces spécifiques des agents pathogènes recherchés.

Les techniques courantes d’histologie et d’histologie pathologique en


microscope électronique (en transmission)
Ce sont des choses qu’on sera très peu amené à pratiquer, c’est plus pour la culture générale mais si jamais un
jour il y a une indication, il ne faut pas être perdu.
Le problème c’est qu’on descend d’une échelle en termes de taille, puisqu’on passe à 1000 fois plus petit qu’en
microscopie optique. L’objectif de la microscopie électronique c’est l’observation des organites et non plus des
cellules.
Il faut que la fixation soit meilleure qu’en optique car tout défaut de fixation va générer des artefacts qui vont
se voir. De plus, la manipulation des tissus est plus délicate car les tissus doivent être plus petits pour que la
résolution soit meilleure. La taille des coupes est environ de l’ordre de 0,05 µm d’épaisseur alors qu’en optique,
l’épaisseur varie entre 1µm et 4 µm. La paraffine ne suffit donc plus pour rigidifier l’échantillon.

Obtention d’échantillons tissulaires

L’intérêt de la microscopie électronique est de visualiser des anomalies visibles uniquement à l’échelle des
organites intracellulaires ou à l’échelle de l’architecture. C’est par exemple dans le cas des glomérules rénaux où
on essaye d’observer des épaississements ou des dédoublements de la membrane basale.
C’est fait sur animal vivant de préférence ou alors peu de temps après la mort, car les artéfacts apparaissent
rapidement lors de la mort.
Il faut également que l’échantillon soit tout petit, environ 1mm d’épaisseur. C’est très difficile de le couper frais,
car ce n’est pas très rigide.

Conservation des tissus prélevés

On ne peut pas utiliser du formol car il ne va pas rentrer assez vite dans le tissu. Pour que la fixation soit immédiate
on utilise la glutaraldéhyde, qui se prépare au dernier moment, puis on post-fixe à de l’acide osmique, qui permet
la préservation des lipides. Les prélèvements sont alors tout noirs.

Traitement des échantillons

L’objectif in fine est d’obtenir une coupe de 0,05 µm d’épaisseur. On utilise des résines synthétiques, dont le
principe est semblable à la paraffine. Il faut progressivement remplacer l’eau du tissu par des alcools, puis les
alcools par des solvants et que ces solvants soient miscibles à la résine synthétique époxy de type Epon. On met
la résine à une certaine température et on la coule dans des moules en forme de gélule dans lequel est présent
le tissu à analyser.

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L’extrémité des gélules est biseautée, et on commence par faire une section de cette face. C’est une coupe semi
fine, d’environ 1 micron d’épaisseur. L’objectif est de sélectionner sur le morceau de tissu la zone la plus
intéressante. En effet, compte tenue de la surface de l’échantillon, il est impossible de tout analyser au risque d’y
passer beaucoup de temps. La coupe nécessite d’être faite avec un rasoir de verre puis une coloration au bleu
de Toluidine, qui met en évidence les mastocytes. Exemple : coupe semi fine de pancréas de souris

On sélectionne la zone d’intérêt et on


retaille le bloc par une coupe ultrafine de 0,05
µm d’épaisseur. Cela nécessite un appareillage
particulier, où l’ultramicrotome est un rasoir en
diamant. La machine monte et descend et vient
faire taper le bloc au niveau du diamant pour
venir le couper. Pour avoir une épaisseur aussi
fine, il faut un système où on chauffe le socle
métallique qui va se dilater et monter jusqu’au
rasoir de diamant qui va couper l’échantillon.
Cette méthode est beaucoup plus fine et précise que lors d’une mise en mouvement mécanique.

La coloration de cette coupe ultra


fine se fait avec de l’acétate d’uranyl qui
colore les acides nucléiques et le citrate
de plomb qui colore les membranes. Le
support des coupes est de petites grilles
métalliques de 2 mm de diamètre. On ne
verra que ce qui résulte du passage des
électrons, donc on ne verra rien au
niveau des barres de la grille.

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Ensuite on procède à l’observation
au microscope électronique à
transmission. Les images obtenues sont en
noir et blanc. C’est une machinerie lourde,
avec des contraintes donc ça coute cher et
ça prend de la place.

Cela permet de voir, dans un glomérule


rénal par exemple :

Glomérule rénal, coloration H.E. : limite de Glomérulé rénal en microscopie électronique à


grossissement en microscopie optique transmission : permet de voir en détail le podocyte

Immunohistochimie appliquée à la microscopie électronique

En microscopie électronique on peut faire des immunomarquages dont


les principes sont les mêmes qu’en immunohistochimie. On recherche à mettre
en évidence des antigènes particuliers, par exemple à la surface des cellules.
Pour cela, on utilise des petites billes d’or d’environ 10 nm accrochées à un
anticorps pour visualiser l’interaction antigène/anticorps. L’or étant un métal
lourd, les billes d'or vont pouvoir se visualiser sous la forme de petits points en
ME, chacun indiquant la présence de l’antigène. L’immunohistochimie permet
d’observer des structures (collagène IV), des cellules (épithéliales grâce à l’anti-
kératine, lymphocytes T), ou des états (cellules en division).
Ex : cellule de Langerhans. C’est une cellule présentatrice d’antigène,
spécifique de la peau. On cherche à mettre en évidence un antigène qui lui est
propre, le CD3. Au niveau de sa membrane cytoplasmique on observe des petits
points noirs qui sont les petites billes en or couplées à l'anticorps. On peut ainsi
quantifier le nombre d'antigènes dans cette cellule.
On peut également faire des doubles marquages, c’est-à-dire rechercher deux
antigènes différents, simplement en mettant des billes en or de tailles bien distinctes.
C’est comme ça qu’on s’est rendu compte que dans le cas du VIH, que les effets étaient une diminution du nombre
d'antigènes CD4 présents à la surface des cellules lymphatiques ganglionnaires.

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Les examens cytologiques
La cytologie est un examen morphologique qui se fait via un microscope et qui a pour objet d’examiner des
cellules qui ont été étalées sur une lame en verre et qui ont été colorées. Ces cellules ont été extraites d’une
lésion sur un animal. On peut ainsi ponctionner un peu près tout, en particulier toutes les masses solides. Au
départ ça s’est d’abord fait sur les masses d’accès facile, c’est-à-dire les masses cutanées, mais maintenant avec
le développement de l’imagerie et en particulier de l’échographie, c’est possible de faire des ponctions
profondes en s’aidant des images. On peut également pratiquer cette technique sur des épanchements
cavitaires, qui sont la présence de liquides dans la cavité abdominale, thoracique, sac péricardique ; sur la moelle
osseuse ; le sang (historiquement le plus ancien) = hémogramme
C’est une méthode très pratique pour évaluer la morphologie des cellules, l’aspect de leur chromatine, la
coloration du cytoplasme car il y a moins d’artefacts liés à la fixation. Par contre il sera très difficile d’apprécier
l’architecture, la manière dont les cellules sont agencées les unes avec les autres. En effet, on les extrait de
l’animal et on les étale donc on perd l’agencement initial.
De plus, comme il n’y a pas besoin de machines lourdes, c’est un examen qui peut s’effectuer dans le cas d’une
clientèle classique.

Prélèvement

1. Par cytoponction

On enfonce une seringue de 5 ou 10 mL pour qu’elle crée une dépression pour aspirer les cellules
provenant du tissu, dont l’aiguille a un cône bleu ou vert (plus large, code couleur pour diamètre).
On tire sur le piston et on aspire sauf si l’intérieur de la lésion est un liquide, auquel cas le liquide monte
naturellement dans la seringue. Il ne faut pas s’attendre à voir quelque chose dans la seringue, les cellules vont
rester dans l’aiguille et dans la garde. Au contraire, si du sang arrive dans la seringue, ce n’est pas bon signe car il
y a effraction vasculaire. On pique dans plusieurs parties de la masse pour être représentatif, sans enlever
l’aiguille et on attend que le piston retourne en position basse. Ce n’est pas plus douloureux qu’une prise de sang.
Ensuite il suffit d’enlever l’aiguille, de remplir la seringue d’air et d’expulser sur une lame en verre le
contenu. On pose une lame par-dessus, puis on appuie légèrement pour étaler les cellules. Il ne faut pas appuyer
trop fort pour ne pas écraser les cellules (artefacts) mais suffisamment pour les étaler.
On fait sécher 2-3 minutes la lame à l’air libre. Il n’y a pas besoin d’autres fixateurs, au contraire le formol
risquerait d’abimer et d’empêcher la coloration.

Tumeur cutanée Etalement après cytoponction

2. Par apposition

Cette technique nécessite d’enlever le tissu. On peut prélever une partie de la tumeur et en trancher
deux morceaux. Une partie est mise dans un flacon de formol pour un futur examen histologique et l’autre est
morceau est séché sur une petite gaze. On applique ensuite ce morceau sur une lame en verre. Il faut faire

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attention à ne pas trop l’écraser. Les cellules de la surface de la tranche de tumeur adhèrent sur la lame. Cette
technique apporte de nombreux artefacts et est peu employée car elle nécessite d’enlever le tissu.

Adénomégalie Prélèvement par apposition

3. Le cas d’un épanchement cavitaire

Pour les prélèvements liquides, les cellules sont dispersées donc ne va rien voir si on l’étale directement
sur la lame, il faut donc utiliser une centrifugeuse ou une cytocentrifugeuse pour concentrer les cellules. La
cytocentrifugeuse fait directement le rond de cellule (pastille de cytocentrifugation) sur la lame en verre.

Epanchement cavitaire chez un


Cytocentrifugeuse
chat

4. Prélèvement de moelle osseuse.

La moelle osseuse est un tissu très particulier, qui n’est pas vraiment solide, mais qui n’est pas vraiment liquide.
Quand on prélève de la moelle osseuse, on récolte des grains de moelle épinière. Ces grains sont déposés sur
des lames en verre et étalés.

Prélèvement de moelle Technique du myélogramme

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Traitement des lames
Parasite protozoaire
1. Coloration standard

Après étalement et séchage de la lame, on réalise LA


coloration standard MGG (May Grünwald et Giemsa) qui fait
ressortir les noyaux en rouge et les cytoplasmes en bleuté.
Attention : c’est l’inverse en histologie !
La coloration est rapide (30 minutes) et simple. Après séchage,
la lame peut directement être observée au microscope. Ça
peut être un examen extemporané, c’est-à-dire être fait dans
le cas d’une consultation.
Etalement de moelle osseuse

2. Colorations spéciales de cytologie

➢ Cytochimique : exemple d’une coloration P.A.S. qui met


en évidence les glucides en rouge. Ce sont donc des
cellules qui produisent du glucide.
De manière général on utilise les mêmes colorations
qu’en histologie, c’est juste les temps de colorations qui
changent.

➢ Cytoenzymatique : Comme il n’y a pas de fixation


chimique qui dénature les protéines, la cytologie est un
très bon support pour les méthodes enzymatiques. On
recherche l’activité de certaines enzymes dans les
cellules en ajoutant le substrat de l’enzyme à laquelle
on s’intéresse. Si l’enzyme est présente, il va y avoir
précipitation.
Recherche de la myélopéroxydase : les cellules qui ont
dans leur cytoplasme des petits grains noirs possèdent
l’enzyme et sont donc des cellules myéloïdes.

➢ Immunocytochimique : Cette technique, pour la même


raison de non-dénaturation des protéines et grâce à la
couche fine de cellules, est facile à mettre en œuvre.
C’est la recherche d’antigènes particuliers à la surface et
dans les cellules. Les antigènes présents à la surface de la
cellule sont préservés car il n’y a pas de fixateur.

Cellule lymphocyte qui possède à sa surface des


antigènes CD8.

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En cytologie on travaille sur des cellules entières et non sur des tranches de cellules, donc ça change la manière
d’analyser. Il faut faire attention à ne pas interpréter quelque chose qui est dans le noyau et quelque chose qui
semble être dans le noyau par perspective avec la perte de la 3D.
En histologie, les antigènes à la surface des cellules, qui émergent, sont souvent dénaturés donc on ne peut pas
les chercher. On cherche alors la partie intracytoplasmique de la protéine transmembranaire.

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CE DOCUMENT A ETE OFFERT AUX VETERINAIRES ALGERIENS PAR

REDA MOHAMED GUESSOUM, DVM

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Module : Bases Morphologiques d’Anatomie et d’Histologie


Matière : Histologie
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Les tissus conjonctifs

Objectifs pédagogiques :
- Connaitre les caractéristiques des principaux tissus conjonctifs

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Table des matières


Rôles des tissus conjonctifs ............................................................................................................................... 4
A. Rôle d’intendance .......................................................................................................................................... 4
Apport d’éléments nutritifs ....................................................................................................................... 4
Stockage..................................................................................................................................................... 4
Exportation ................................................................................................................................................ 4
B. Soutien ........................................................................................................................................................... 4
1. Participation à l’architecture de certains organes .................................................................................... 4
2. Constitution du squelette : tissu osseux.................................................................................................... 5
3. Liaison des différents tissus ....................................................................................................................... 5
C. Protection ...................................................................................................................................................... 6
Structure des tissus conjonctifs ......................................................................................................................... 6
Liquide tissulaire ............................................................................................................................................ 6
Composition : solution colloïdale .............................................................................................................. 6
Importance ................................................................................................................................................ 7
Origine ....................................................................................................................................................... 7
Dysfonctionnements du système .............................................................................................................. 8
Matrice extracellulaire................................................................................................................................. 10
Substance fondamentale ......................................................................................................................... 11
Fibres ....................................................................................................................................................... 12
Cellules..................................................................................................................................................... 18
Os, cartilage, dents ...................................................................................................................................... 34
Le tissu osseux : un tissu conjonctif particulier ........................................................................................... 34
La matrice extracellulaire (MEC) ............................................................................................................. 35
Les cellules ............................................................................................................................................... 35
Biologie de l’os......................................................................................................................................... 38
Les rôles du tissu osseux.......................................................................................................................... 44
Le tissu cartilagineux ................................................................................................................................... 44
Composition............................................................................................................................................. 44
Caractéristiques ....................................................................................................................................... 45
Les différents types de cartilage .............................................................................................................. 45
Les dents ...................................................................................................................................................... 46
Production de l’ivoire .............................................................................................................................. 46
Pathologie ................................................................................................................................................ 46
Classification des tissus conjonctifs ............................................................................................................. 47

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Origine des tissus conjonctifs


Le mésoderme (troisième feuillet embryonnaire) est à l’origine de tous les tissus conjonctifs via un tissu
conjonctif embryonnaire appelé le mésenchyme. Ce tissu conjonctif embryonnaire est composé :
D’un liquide coagulable il y a des protéines à l’intérieur s’il est coagulable
De fibrilles
De cellules de forme allongées ou étoilée, indifférenciées et pluripotentes qui, selon leur
environnement, se différencieront en tissu musculaire, conjonctif ou sanguin.

Tous les tissus conjonctifs possèdent ces trois composantes, mais ils ne vont pas être présents dans
les mêmes proportions (prop. Liquides, protéines, nombre de cellules nature des cellules, quantité de fibre)
suivant les tissus.
Le tissu conjonctif est formé de cellules non jointives (les fibroblastes) dispersées dans une matrice
extracellulaire et du liquide. Il existe différents types de tissus conjonctifs : le tissu conjonctif lâche, le tissu
conjonctif dense, le tissu adipeux, le cartilage, le tissu osseux, les dents, le sang. La différence entre tous
ces tissus est la proportion en éléments constitutifs : liquide, cellules et fibrilles.
A partir de ce mésenchyme vont se différencier tous les types de tissus conjonctifs : os, cartilage, tissus
adipeux … (voir page 1). On ne retrouve quasiment plus de mésenchyme chez l’adulte.

Exemple de tissus conjonctifs :


• Le tissu adipeux est un tissu conjonctif qui a pour caractéristique d’être très riches en cellules, les
adipocytes qui provienne du mésenchyme.
• Le stroma ovarien très riches en cellules.
• Les tissus conjonctifs fibreux qui sont riches en fibre qui est l’un des constituant de la matrice
extracellulaire. Ce sont notamment des fibres de collagènes.
• Le sang est un tissu conjonctif particulier riche en eau.
• Les os et cartilages sont très riches en substance fondamentale. Il reste peu de cellule.

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Rôles des tissus conjonctifs


A. Rôle d’intendance

Apport d’éléments nutritifs

Les tissus conjonctifs permettent aux autres tissus de vivre, par la transmission d’éléments (nutritifs,
déchets, informationnel) des capillaires jusqu’aux tissus auxquels ils sont associés (notamment les tissus
épithéliaux).

Exemple : Le derme est très richement vascularisé. Il transmet l’O2, les


nutriments et informations aux cellules épithéliales, qui ne sont pas
vascularisées. D’où le besoin du tissu conjonctif pour l’approvisionnement.

O₂ NB : Le cartilage et le tissu osseux présentent une faible vascularisation par


rapport aux autres tissus conjonctifs.

Stockage

Les tissus conjonctifs assurent également un rôle de stockage.


Exemple : dans le tissu adipeux, les adipocytes stockent les graisses sous
forme de triglycérides. Ce sont des réserves d’énergie.

Exportation Tissu adipeux

Le tissu conjonctif permet l’exportation des produits du catabolismes des autres tissus comme le
CO2, des produits de l’anabolisme ainsi que la transmission des informations des tissus auxquels il est
associé. Cela est réalisé :
Par des canaux (voie exocrine)
Par des vaisseaux (voie endocrine)

Les tissus conjonctifs sont très vascularisés et la survie de certains organes en dépend entièrement
(l’épiderme n’a aucun vaisseau par exemple). La structure physique de ces tissus doit être adaptée à ces
échanges : le tissu doit être perméable et pas compact ni dense.

NB : Le cartilage est un des seuls tissus conjonctifs pouvant être dépourvus de vaisseaux sanguins du fait de
sa compaction. Les cartilages des surfaces articulaires sont dépendants à la diffusion du liquide synovial et
des nutriments qu’il contient. En fonction des mouvements articulaires et des pressions internes résultantes,
le liquide va entrer dans le cartilage (il fonctionne comme une éponge).

B. Soutien

1. Participation à l’architecture de certains organes

Le tissu conjonctif participe à l’élaboration de l’architecture de certains organes. Exemple : le foie


possède une structure en monocouche cellulaire situé à proximité des vaisseaux sanguins. Celle-ci est

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supportée par une trame de tissu conjonctif. Il y a formation d’un maillage de fibres de réticuline (par des
éléments conjonctifs) sur lequel se fixent les travées d’hépatocytes.

2. Constitution du squelette : tissu osseux

Le tissu conjonctif constitue également le squelette. Les os sont du tissu conjonctif extrêmement
compact, très minéralisé, avec la moelle osseuse contenue dans l’os spongieux. On distingue l’os spongieux
et l’os compact.

Os compact Os spongieux

3. Liaison des différents tissus

Le tissu conjonctif peut relier certains tissus entre eux :

Les ligaments (liaison os/os) sont des tissus conjonctifs particuliers dans leur organisation. Ils sont
très riches en fibres de collagène ce qui les rendent compact. C’est un tissu conjonctif dense et
orienté : toutes les fibres de collagènes sont parallèles. Cette organisation confère une résistance
pour les forces de tractions orientées dans un sens.
Les tendons (liaison os/muscle) sont plus denses et possèdent moins de cellules que les
ligaments.

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C. Protection

Les tissus conjonctifs assurent trois types de protections qui passent par les vaisseaux sanguins qui sont
des pivots de la protection :
La protection immunitaire, spécifique
et non-spécifique se met en place dans
le tissu conjonctif. Le tissu conjonctif Corps étranger
permet l’afflux des cellules de défense végétal
car c’est là où il y a les vaisseaux
sanguins.
Le tissu conjonctif assure une très
bonne protection mécanique grâce à
ses propriétés amortisseuses. Les tissus
conjonctifs entrent dans la composition
des coussinets. Il y a notamment de
nombreux adipocytes qui jouent le rôle
d’amortisseurs. Agglomération de polynucléaires endo
La graisse brune, qui est un tissu critique venu par voie sanguine qui ont
conjonctif, assure une protection pour objectif de détruire le corps
thermique. Les adipocytes sont étranger protection non spécifique
d’excellents isolants pour lutter contre
le froid. Les adipocytes bruns produisent de la chaleur grâce à leurs nombreuses petites vacuoles, une
grande richesse en mitochondries et des enzymes nécessaires à la production de chaleur (ces tissus sont
en grande quantité chez le nouveau-né et chez les animaux hibernants).

Protection
Protection mécanique au thermique
niveau desStructure
coussinets des tissus
conjonctifs
Tous les tissus conjonctifs sont formés par une association de trois éléments : liquides, cellules et
matrice extracellulaire contenant des fibres ; ces constituants sont en proportion variable selon la nature
des tissus. La nature des cellules change d’un tissu à l’autre tout comme la composition de la matrice
extracellulaire. Ces changements confèrent à chaque tissu conjonctif des propriétés différentes adaptées
aux fonctions des tissus.

Liquide tissulaire

Composition : solution colloïdale

La solution colloïdale contient de l’eau, des nutriments (acides aminés, glucose, polypeptides), des
protéines plasmatiques (albumine, hormones, AC….), de l’urée, du gaz (O2, CO2) et des sels minéraux.

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NB : colloïde = particule de quelques micromètres de diamètre restant en suspension dans l’eau,


essentiellement par le fait que chargées négativement elles se repoussent, ce qui empêche toute
sédimentation.
Importance

La quantité d’eau dans les tissus varie selon l’âge de l’individu. L’eau représente généralement 60%
du poids corporel (75% chez le jeune, et 45% chez le vieux). La grande majorité de cette eau se trouve dans
le compartiment intracellulaire (35%). L’eau est également bien représentée dans l’espace intercellulaire
(25% de l’eau se retrouve dans le plasma et le liquide tissulaire).
NB : 1/5 de notre poids est dû à de l’eau extracellulaire.
Origine

L’eau de tissu conjonctif est renouvelée en permanence grâce à un apport de liquide tissulaire
constant provenant du sang. Les échanges s’effectuent au niveau des organes entre le plasma contenu dans
les capillaires sanguins et la lymphe interstitielle qui baigne toutes les cellules.
La structure des capillaires leur permet d’être un lieu d’échange intermembranaire privilégié :
La vitesse du sang dans les capillaires est faible (0,3mm/s contre 50cm/s pour l’aorte- phénomène
dû à la multiplicité des capillaires dans les organes) ce qui permet des échanges plus efficaces
Les capillaires constituent une très grande surface d’échange (300 m²)
Ils possèdent une paroi très fine et dont la perméabilité peut être augmentée suivant les organes
(capillaires fenestrés avec des pores dans le revêtement endothélial ou capillaires sinusoïdes)
Les deux fluides échangés sont en circulation perpétuelle ce qui permet d’entretenir le gradient de
concentration

Mécanisme d’échange

Le sang atteint un organe en activité en diffusant dans un réseau capillaire. Le sang arrive au niveau
du pôle artériel, diffuse dans les capillaires et est évacué au niveau du pôle veineux.
Les échanges se réalisent selon deux modes :
La diffusion constitue le principal mécanisme. Elle se base sur la différence de concentration en
ions, globule rouge, glucose entre le plasma et la lymphe. Le gradient de concentration est entretenu
par l’activité métabolique des cellules de la lymphe et le renouvèlement du sang au niveau de la
zone d’échange.
Echange du liquide par filtration-réabsorption. Les transferts d’eau sont le fait de deux pressions :
o La pression hydrostatique permet le passage du liquide des capillaires sanguins au liquide
interstitiel. Cette différence de pression décroit le long du capillaire et est maximale au pôle
artériel. La pression hydrostatique dépend de la pression sanguine dans le capillaire

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(différence de pression artériel/veineuse) alors qu’elle reste constante dans le liquide


interstitiel.
o La pression oncotique. La paroi des capillaires sanguins sont perméables à la plupart des
solutés sauf aux protéines. Les protéines confinées dans le plasma développent des forces
osmotiques contribuant à retenir l’eau, c’est la pression oncotique. Comme il n’y a presque
pas de protéines sanguines dans la lymphe interstitiel, la pression oncotique de ce
compartiment est nul et le gradient de pression oncotique reste constant le long du
capillaire.

Ainsi au pôle artériel, la pression hydrostatique est telle qu’elle favorise les échanges en permettant
une poussée du liquide (eau et petits solutés) à travers les fentes intercellulaires des capillaires. Le liquide
diffuse à l’extérieur des vaisseaux par diffusion. Puis la pression hydrostatique diminue le long du trajet
capillaire si bien qu’au pôle veineux, la pression oncotique devient plus élevée que la pression
hydrostatique. Il y a réabsorption et entrée d’eau dans les vaisseaux par phénomène d’osmose. Environ 80%
du liquide pénètre ainsi à nouveau dans le capillaire. Les 20% restant vont être drainés par les vaisseaux du
système lymphatique et va revenir dans le sang au niveau de la veine cave. Ce système de drainage assure
une circulation de l’eau et évite l’accumulation de celle-ci au niveau de la surface d’échange.

Dysfonctionnements du système

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a) Accumulation de liquide dans la matrice extracellulaire : œdème

On peut repérer
l’œdème car on voit
moins les vaisseaux,
ils sont plus écartés
et la coloration est
atténuée.

Derme normal Derme avec œdème

Conséquences de l’œdème : désorganisation des structures composant la matrice extracellulaire et


l’écartement des cellules par rapport aux vaisseaux sanguins. La diffusion en devient plus difficile, les cellules
manquent alors d’O2 et meurent.

Causes de l’œdème :

Défaut de drainage lymphatique dû à l’obstruction des vaisseaux lymphatiques par des cellules
tumorales.
Exemple : on retrouve les phénomènes néoplasiques (néoplasie = développement anormal
de cellules qui prolifèrent sans bénéficier d'une fonction ni d'une structure utile à l'organisme)
comme les emboles néoplasiques des vaisseaux lymphatique. En amont de la zone bouchée on va
avoir une accumulation de liquide qui pourra s’observer cliniquement car on aura une déformation
(exemple : hypertrophie des membres).

Augmentation de la sortie de liquide au pôle artériel dû à une


augmentation de la perméabilité vasculaire avec une vasodilatation et
une forte pression sanguine (première phase de l’inflammation).
Exemple : allergies, lésions inflammatoires. Lors d’un réaction allergique
les mastocytes s’activent et relâchent des cytokines qui provoquent une

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vasodilatation ce qui permet au liquide de partir en grande quantité dans le tissu conjonctif. Ainsi on
a une accumulation d’eau dans les tissus.
Diminution de la pression oncotique due à un manque de protéines dans les vaisseaux sanguins.
L’appel d’eau au pôle veineux est donc beaucoup plus faible.
Exemple : insuffisance hépatique due à une lésion. Le foie produit moins d’albumine et la pression
oncotique générale diminue. L’eau s’accumule car elle n’est plus réabsorbée.

Foie lésé tout ce


qui apparaît en
blanc est une lésion

Obstruction veineuse : si quelque chose diminue de manière pathologique la lumière des veines, le
liquide ne s’écoule plus, il se stocke dans les capillaires. La pression hydrostatique augmente et
devient plus importante que la pression oncotique, le liquide ressort. On parle aussi de compression
veineuse. (Concerne uniquement les veines et non les artères car elles ont une paroi plus rigide et
elles sont moins écrasées).
Exemple : Ce phénomène peut subvenir à cause d’un pansement trop serré. Dans ce cas la paroi du
côté artériel épaisse va résister à la pression mais pas la paroi veineuse qui s’aplatie. Au bout d’un
moment c’est grave car la distance entre les cellules des tissu conjonctifs et vaisseaux augmente. Les
cellules reçoivent de moins en moins d’oxygène la cellule meurt.

b) Déshydratation interstitielle

Elle se caractérise par une insuffisance de liquide dans la matrice


extracellulaire (beaucoup moins fréquente que l’œdème). Elle a pour
origine un manque d’apport en eau ou des pertes trop importante.
Exemple : animaux ayant fait une hémorragie (principalement
externe), ayant un disfonctionnement rénal (grande quantité de
liquide perdu par voie urinaire), ou ayant des phénomènes de diarrhée
ou des vomissements.
Le test du pli de peau permet d’apprécier la déshydratation. La peau
doit retrouver sa position initiale quasi instantanément (<2 secondes).
Si ce n’est pas le cas, l’animal est en été de déshydratation avancé et
il y a lieu de s’inquiéter. Lorsque les lobes oculaires sont enfoncés la
déshydratation est grave.

Matrice extracellulaire

Elle est composée de :


La substance fondamentale (invisible sans coloration spéciale) : glycosaminoglycanes (GAG) et
glycoprotéines d’adhésion.
Fibres : fibres de collagène, fibres de réticuline et fibres élastiques.

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Substance fondamentale

Elle est produite quasi exclusivement par les fibroblastes.

a) Les glycosaminoglycanes

Ils sont produits par les fibroblastes. Ce sont des polymères de disaccharose.
On a deux catégories de GAG aux propriétés très différentes :
GAGs non sulfatés : le seul représentant est l’acide hyaluronique (AH), il est libre dans les tissus et s’y
déplace passivement sous l’effet des courants d’eau. Il a un très grand pouvoir hygroscopique qui lui
permet de retenir de grande quantité d’eau. Ainsi les
tissus riches en AH (appelés tissus conjonctifs lâches
comme le derme) forme un gel visqueux dans lequel le
phénomène de diffusion des molécules est favorisé. Dans
les tissus conjonctifs riches en AH le phénomène de
diffusion est facilité.
GAGs sulfatés : Ils ne sont pas libres, ils sont fixés à des
protéines de soutien. Ensemble, ils forment des
protéoglycanes. Exemple : Agrécane dans le cartilage :
chondroïtine sulfate + kératane. Ils sont particulièrement
abondants dans la matrice extracellulaire des tissus
conjonctifs dits denses. Ils permettent l’hydratation du
tissu mais confèrent surtout une grande résistance. Cela
diminue les capacités de diffusion du conjonctif.
NB : Il y a quatre classe chondroïtine sulfate, dermatane sulfate héparane sulfate et kératane sulfate (pas
à retenir).
Certains tissus associent les deux types de GAG.

L’acide hyaluronique a une particularité : étant un polymère de disaccharide il sera plus ou moins grand
et ses fonctions vont dépendre de sa taille.
L’acide hyaluronique de haut poids moléculaire (> 2.500 polysaccharides) exerce pleinement son
rôle dans la structure et l’hydratation de la MEC grâce à ses propriétés hygroscopiques. Mais il a
également un rôle dans la prolifération et la migration cellulaire dans le tissu conjonctif, un rôle
dans la cicatrisation en se fixant à une protéine d’origine sanguine, le fibrinogène. Cette fixation va
favoriser la formation de fibrine à l’origine de la coagulation. Sa présence permet l’inhibition de la
synthèse d’autres AH par fixation sur le CD 44.
Les AH de taille moyenne (fragments d’acide hyaluronique entre 50 et 500 polysaccharides) ont des
fonctions différentes. Ils ont un rôle d’activation des cellules du système immunitaire et également
dans la prolifération des fibroblastes et donc dans la synthèse de collagène.
Les oligosaccharides d’acide hyaluronique (< 50 polysaccharides) vont activer par leur présence la
synthèse d’AH de haut poids moléculaire. Ils induisent la stimulation de l’angiogenèse et active la
production de cytokines des cellules dendritiques (rôle immunitaire).

NB : il ne faut pas nécessairement retenir toutes les fonctions mais il faut comprendre que l’acide hyaluronique
s’il a pour fonction première la rétention d’eau ne sert pas qu’à ça. Il va être capable d’interagir avec des
molécules, des protéines et de manière différente selon sa taille moléculaire.

b) Les glycoprotéines d’adhésion

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Il en existe beaucoup (comme la fibronectine, la laminine, la chondronectine, l’entactine…) et elles ne


sont pas encore toutes identifiées. Leur rôle principal est d’être un transmetteur en permettant le passage
d’information d’une cellule à une autre, d’une structure comme le collagène à une autre cellule. Elles assurent
une cohésion d’ensemble, font le lien entre les différents constituants de la MEC et aussi entre la MEC et les
cellules environnantes.

Exemple : la laminine possède différents


sites de fixation. Elle peut se fixer à
l’héparane sulfate, aux intégrines
présentes à la surface de nombreuses
cellules et qui leur permet de s’arrimer au
collagène IV par exemple.

Il existe peu de pathologies liées aux troubles de la substance fondamentale. On a identifié la mucinose
cutanée qui est provoquée par une accumulation de GAGs dans le derme pouvant être focale (l’accumulation est
localisée sur un site), multifocale (accumulation sur plusieurs sites) ou diffuse (accumulation sur l’ensemble du
site cutané). Il en résulte une fixation beaucoup trop importante d’eau dans la matrice extracellulaire. Cette
maladie va entrainer des complications : les cellules vont se trouver très éloignées les unes des autres, et
l’éloignement des fibres de collagène va conduire à l’inflammation et à la déformation des tissus (gonflements,
plis …). C’est une maladie rare décrite chez le chien (Shar-peï) et le chat (très rare). Elle se traduit par une
exagération des plis ou une forme papulaire, elle se traite mal car d’origine génétique. La sensation tactile est très
particulière, le tissu est un peu mou car riche en eau.

Sur une coupe histologique du tissu on peut voir les GAGs (en
bleu) et l’éloignement des fibres de collagènes (en rose) qui résulte de
Fibres de collagènes
leur accumulation. C’est un peu le même principe que l’œdème sauf
très distantes
qu’ici le liquide n’est pas libre dans le tissu conjonctif mais lié au GAGs.

Fibres

a) Les fibres de collagènes

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Collagène (colla : colle, generare : produire) : macromolécule de la matrice extracellulaire


comprenant dans sa structure un ou plusieurs domaines ayant une conformation en triple hélice. La triple
hélice est formée de trois chaînes tressées. Chaque chaîne a une structure primaire dans laquelle on
retrouve généralement de la glycine, de la proline, de l’hydroxyproline ou encore de l’alanine.

Il existe 29 types de collagènes différents regroupés en grands groupes selon l’organisation de la triple hélice
et la fonction du collagène :
Type de
Structure Fonction Illustration
collagène

Ils ont un aspect strié et


sont composés de
faisceaux de collagènes.
Les fibroblastes sécrètent
du tropocollagène qui
passe dans l’espace
intercellulaire. Les
molécules de
tropocollagène La structure en faisceau va
s’associent les unes à la conférer aux tissus une
Le collagène
suite des autres et les très grande résistance.
fibrillaire : I,
unes sur les autres sous NB : à poids égal le
(II), III, V, (XI).
l’action d’enzymes. Un collagène est plus
fois assemblées elles résistant que l’acier.
forment des
microfibrilles qui
s’associent elle-même en
fibrilles. Ces dernières
s’associent par paquet en
fibre qui s’associent eux-
mêmes en faisceau de
collagène.

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Type de Illustration
Structure Fonction
collagène

Attachement des
Le collagène Association en dimères structures histologiques
formant des qui permet la mise en entre elles.
filaments relation de deux Exemple : jonction
d’ancrage : le structures. Formation de épiderme tissu
collagène de dimères qui s’associent conjonctif dans la
type VII les uns avec les autres. peau

Fonction de support
Association de molécule
physique où d’autres
de collagène par
collagènes pourront
tétramère jusqu’à
Le collagène s’accrocher et s’arrimer.
l’obtention d’un maillage
formant des Exemple : jonction
piégeant des protéines.
feuillets : IV, épiderme/derme le
Cela forme une plaque
VIII, X. collagène IV forme
dense sur laquelle
une plaque
s’ancrent le collagène
d’ancrage où le
fibrillaire VII et des
collagène VII peut
protéines d’adhésion.
s’arrimer.
Plaques d’ancrage
collagène IV

Exemple : Le collagène IX s’associe au II et


une partie reste disponible pour connecter
Zone de support, de le collagène de type II avec une cellule.
connexion entre les
Le collagène collagènes fibrillaires et le
non fibrillaire reste de la matrice
associé au extracellulaire, cellules
collagène Pas de forme typique comprises. Il est
fibrillaire : IX, accessible aux récepteurs
XII, XIV, XVI, des cellules et permet les
XIX interactions avec ces
cellules ou d’autres
éléments de la matrice.

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Bilan : les différents collagènes s’associent pour permettre l’arrimage de différents tissus, comme par
exemple le tissu épithélial et le tissu conjonctif.

b) Les fibres de réticuline

C’est un collagène de type III mais dont le degré d’association s’arrête à de fines fibrilles ou à des petits
faisceaux. Les fibres de réticulines sont produites par deux types de cellules :
Les cellules réticulées (observées uniquement dans les organes hémo-lymphopoïétiques i.e. ceux qui
sont en relation avec les tissu lymphoïde ou sanguin comme la rate), cellules qui forment un véritable
maillage.
Les fibroblastes (foie, rein, rate, glandes endocrines, tous les TC).

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Ces fibres forment un maillage ou squelette interne permettant l’arrimage de cellules (entre autres des
macrophages), elles ont un rôle de soutien. On ne les voit pas avec une coloration standard (HE), il faut une
coloration spéciale aux sels d’argent (= imprégnation argentique).

Aspect en réseaux des cellules


réticulées dans la rate. Elles
produisent les fibres de réticuline.

Exemple : Les fibres de réticulines permettent l’organisation des hépatocytes dans le foie.

c) Les fibres élastiques

Elles sont extensibles et retrouvent après extension leur taille de départ. Ce sont de longues fibres,
de faible diamètre, anastomosées (=greffées) les unes aux autres. Elles sont peu visibles en HE. Il faut une
coloration spéciale aux sels d’argent.
Composition : élastine (protéine fibreuse, hydrophobe, riche en glycine et proline) et fibrilline
(glycoprotéine de structure, riche en acide aspartique et en acide glutamique).
Origine : synthèse par les fibroblastes.
Topographie : on les retrouve dans des organes soumis à des déformations importantes. Elles sont
présentes en grande quantité dans les artères, les poumons, la rate (permet le stockage/ déstockage du
sang), le derme, les sabots, le ligament nuchal.
Rôle : elles assurent la souplesse des tissus conjonctifs (déformabilité, contraction). En effet, s’il y a
beaucoup de collagène, le tissu va présenter une grande résistance ; au contraire s’il y a beaucoup d’élastine,
le tissu va présenter une grande souplesse.
.

Peau, H.E. Média artérielle, imprégnation argentique


La flèche montre une fibre d’élastine
reconnaissable à sa couleur rose fluorescente

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d) Troubles de l’organisation des fibres

On ne se rend compte de l’importance de ces fibres que quand celles-ci présentent un


disfonctionnement pouvant être lié à un problème qualitatif (les fibres ne sont pas bien formées) ou
quantitatif (il n’y en a pas assez).

Syndrome de fragilité cutanée du chat (exemple quantitatif) : c’est une maladie très rare (anomalie
congénitale), acquise par les chats, le plus souvent associée à des troubles hormonaux comme
l’hypercorticisme (hyperproduction de corticoïdes naturelle ou iatrogène, c’est-à-dire administré par le
praticien), le diabète sucré, ou l’utilisation de progestatifs. Cela se traduit par une fragilité extrême de la
peau qui apparaît fine et se déchire à la moindre sollicitation mécanique. Ceci est dû à l’atrophie du derme
(qui passe de 1.7 à 0.5 mm) et de l’épiderme à cause du manque de collagène. Les fibres de collagène
apparaissent peu nombreuses, de couleur pâle, de forme et de taille irrégulière. Dans un derme avec
moins de collagène, le tissu présente une moindre résistance. Ce syndrome se traduit par la peau du chat
qui reste dans les mains du praticien.

Derme épais riche en


fibre de collagène

Le syndrome de fragilité cutanée du chat

Epaisseur du derme beaucoup plus faible, quasiment


pas de fibres de collagènes

Ce syndrome peut être réversible s’il est dû à une trop grosse injection de corticoïde. C’est une maladie plus
compliquée à soigner sinon, mais on peut faire des greffes de peau malgré la difficulté.

Syndrome d’Ether Danos (exemple qualitatif) (asthénie cutanée, dermatosparaxis) : c’est une trouble
génétique (autosome dominant) ou biochimique provoquant des anomalies de structure et d’assemblage
du tropocollagène se traduisant principalement, chez nos animaux (chien, chat, bovin, cheval, lapin), par
une diminution de la résistance des tissus et donc par une hyper extensibilité de la peau et une fragilité
cutanée. En conséquence une hyperlaxité de la peau se développe.

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Cette maladie est lié à deux enzymes. Le collagène produit sous forme de tropocollagène passe dans la matrice
extracellulaire où ses deux parties terminales sont exisées par une peptidase. Ce tropocollagène est assemblé
sous contrôle d’un groupe d’enzyme appelées lysyl oxidase. Si ces deux groupes d’enzymes présentent des
anomalies, l’assemblage sera défectueux et le derme perdra sa résistance à la tension

Peptidase

Lysyl oxidase

Aspect en microscopie optique de ce syndrome :

L’aspect du collagène est anormal. S’il y a des fibres (le problème n’est pas quantitatif) elles sont atrophiées.

Cellules

a) Les cellules résidentes


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Types de
Origine Lieux et morphologie Rôle Pathologie Illustration
cellules
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Ce sont des cellules peu actives (=


produisent peu de matière). Elles
remplissent le rôle de cellules souches
Ce sont des cellules en étoile ou fusiformes pluripotentes qui vont donner selon
(=allongée) avec peu de cytoplasme et des contours leur environnement : fibroblastes,
indistincts elles sont durs à reconnaître cellules musculaires, globules rouges,
morphologiquement cellules à l’origine du cartilage et
des os, cellules réticulées, Elles peuvent proliférer de
Ce sont les macrophages, cellules endothéliales, manière autonome et
premières adipocytes …. incontrôlée. Elles donnent
cellules qui alors des tumeurs où l’on
Les cellules
apparaissent Elles ont donc un grand intérêt pour la retrouve trois types cellulaires
mésenchy-
dans le recherche car elles sont pluripotentes, différents (os, cartilage,
mateuses
mésenchyme au et donc capables de reproduire tous les endothélium) provenant de la
stade tissus en fonction de l’environnement même cellule =
embryonnaire. où elles sont insérées (reconstruction mésenchymomes.
d’organe)
On en retrouve dans des tissus conjonctifs adultes en
périphérie des vaisseaux sanguins. Surtout dans le NB : Comme elles sont difficiles à
tissu adipeux. reconnaître morphologiquement des
méthodes de reconnaissance
immunitaire sont mises en place
actuellement

Ce sont des cellules en étoile ou fusiformes. Elles Production de réticuline qui forme
Trame de
forment des maillages en 3D. Elles possèdent un la trame des hépatocytes
cellules
cytoplasme acidophile étiré et abondant, des noyaux Capacités contractiles grâce à des
réticulées dans
ronds ou ovales et des filaments contractiles de type filaments intermédiaires de type
la rate
α-actine lisse. actine lisse. Ceci permet par
Ces cellules exemple un stockage et un
réticulées déstockage du sang dans la rate.
Cellules
forment la Avec des cellules musculaires, elles
Les cellules mésenchymateu
trame des sont ainsi à l’origine des grandes
réticulées -ses
organes hémo- variations de volume de la rate.
embryonnaires
lymphopoïétiques Capacités phagocytaires : elles
des organes sont capables d’internaliser des
primaires et particules arrivant à leur contact,
La coloration de Perls
secondaires (moelle osseuse, rate, ganglion de les stocker et les détruire. Cela
met en évidence le fer et
lymphatique). On trouve beaucoup de cellules est surtout vrai dans les ganglions
l’activité phagocytaire
réticulées dans la pulpe rouge (sang) mais aucune dans lymphatiques. Ces capacités sont
des cellules
la pulpe blanche (lymphocytes) faibles car limitées par la taille.

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Ces cellules peuvent donner


Les fibroblastes sont fusiformes. Ils ont une naissance à des tumeurs. Chez
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morphologie différente selon leur degré d’activation : le chat, les tumeurs sous-
Au repos : cytoplasme et noyau étirés, petit cutanées les plus courantes ont
nucléole. Production de la quasi-totalité de comme point de départ les
En activité de synthèse (augmentation de volume la composition de la matrice fibroblastes néoplasiques
du noyau) : cytoplasme plus net, plus rose, plus extracellulaire (fibres, GAG, (morphologie proche des
riche en protéines, gros nucléole. glycoprotéines), fibroblastes actifs, en forme de
Ils sont présents dans tous les conjonctifs sauf les Rôle important dans la tubes). Ce sont les fibromes
cartilages et les os. cicatrisation tissulaire (afflux de quand elles sont bénignes et Aspect morphologique
Cellules
fibroblastes sur le lieu de la les fibrosarcomes quand elles modifié : gros nucléole
Les mésenchymateu
pathologie). sont malignes. Ces tumeurs ont
fibroblastes -ses
souvent pour origine un
NB : Il n’y a pas que le fibroblaste qui traumatisme.
peut produire du collagène. Certaines NB : les cellules tumorales sont
cellules épithéliales en sont capables adaptées à la vie dans les tissus
même si cette activité reste secondaire conjonctifs et vont être très
Au repos En activité face à celle des fibroblastes. virulentes. Elles se diffusent sur
de longues distances. Ainsi le
NB : certains utilisent le terme fibrocyte pour décrire les retrait d’un fibrosarcome
fibroblastes en activité terme à proscrire nécessite l’ablation d’une
grande portion de tissu autour
de la grosseur.
Fibrosarcome chez le chat (traumatisme dû à l’injection
d’un vaccin)

La cellule mature est ronde, de grande taille avec un


Thermogenèse sans frissons. Les acides Origine des adipocytes
cytoplasme abondant micro vacuolisé et un noyau rond
gras produits sont oxydés par les bruns
et central.
nombreuses mitochondries, ce qui
augmente l’activité de la chaîne
Cellule Différences avec les adipocytes blancs : ces cellules sont
respiratoire. Il se crée alors le gradient
mésenchymate plus petites, contiennent moins de lipides qui se
électrochimique de H+ de part et
use via trouvent dans de petites vacuoles et il y a un plus grand
d’autre de la membrane interne. Dans
Adipocytes l’adipoblaste et nombre de mitochondries, ce qui donne une couleur Il existe des tumeurs appelées
les adipocytes blancs, cette force
de la graisse le pré adipocyte brune aux cellules. Elles contiennent de multiples hibernomes mais beaucoup
proton motrice est utilisée par les
brune brun qui vont vacuoles. plus rare.
ATPases pour fabriquer de l’ATP. Les
former les
adipocytes bruns, eux, possèdent une
adipocytes On trouve le tissu adipeux bruns chez le fœtus et le
protéine découplante : la protéine UCP
bruns nouveau-né, qui sont très exposés à l’hypothermie. Ce
ou thermogénine qui utilise cette force
tissu se trouve autour des gros vaisseaux, du cœur et Aspect des adypocytes bruns
pour produire de la chaleur.
des reins qui sont les organes vitaux. On en trouve aussi au MO
chez les hibernants (de manière abondante et partout)

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Les adipocytes matures sont des cellules rondes, de
très grande taille (300 à 500 μm). Leur cytoplasme est
très abondant, elles apparaissent optiquement vides Des tumeurs appelées lipomes
peuvent se former. Elles sont
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au MO (vacuole lipidique énorme chargée en


triglycéride) avec un noyau excentré et aplati. très fréquentes chez le chien,
On les retrouve dans la peau (hypoderme, coussinets), bénignes en majorité et
les TC sous-cutanés, le mésentère et l’épiploon. donnent une sensation tactile
particulière au niveau du
Cellule
nodule ou de la masse. Si les
mésenchymate
cellules sont simplement plus
use via
grandes, plus nombreuses et
l’adipoblaste et
plus irrégulières, la tumeur est
le pré adipocyte Les adipocytes blancs assurent le
Adipocytes bénigne. Mais si c’est un
blanc qui va se stockage des lipides sous forme de
de la graisse liposarcome, elle est maligne.
charger triglycéride. Ils constituent une
blanche Il existe une forme
progressivemen importante réserve énergétique.
intermédiaire. Le lipome est
t en lipide pour
constitué de tumeurs bénignes
donner un
Adipocyte blanc mais celles-ci s’infiltrent dans
adipocyte.
les tissus et en viennent à le
NB : L'épiploon est le nom de deux replis du péritoine : détruire.
le grand épiploon va de l'estomac au colon transverse Exemple : infiltration dans les
et forme un tablier protecteur à la surface des intestins tissus musculaires des
; le petit épiploon est tendu de l'estomac au foie. Ils membres pouvant conduire à
permettent le stockage des acides gras libres sous l’amputation. Pour un lipome normal il suffit de l’enlever, pour les
forme de triglycérides, la synthèse et libération des lipomes infiltrants c’est plus compliqué.
lipides.

Ce sont des cellules rondes, au cytoplasme acidophile,


abondant, à bords nets et présentant des granules
basophiles mises en évidence au bleu de toluidine. Le
Cellules
noyau es rond avec un nucléole petit voire invisible.
mésenchymate
Cellules en position à proximité immédiate des
uses. Même Les mastocytes peuvent se
vaisseaux sanguins. Elles sont présentes au niveau de
origine que les Le mastocyte possède à sa surface des transformer en mastocytome
tous les conjonctifs sauf les os et les cartilages, en
polynucléaires récepteurs où sont accrochées des (tumeur). Le mastocyte cutané
attente d’un signal sanguin.
basophiles et les immunoglobulines IgE. Son action représente la tumeur cutanée
monocytes. principale consiste en une la plus répandue chez le chien.
Les Remarque : dégranulation de leur contenu dans la Elle se manifeste par
mastocytes origine matrice extracellulaire. Les actions l’apparition d’œdèmes, de
mésenchymateu résultantes de ces effets sont petits boutons, de plusieurs
se encore un spectaculaires (voir dessous le tableau nodules, de zone indurée
peu pour les détails des rôles des riches en cellules et colorées.
controversée. mastocytes ).
On pense à une
filiation
commune
Grade I : bénin
Grade II : intermédiaire
Grade III : malin
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Détails rôle des Mastocytes

Lorsque l'antigène entre dans un tissu conjonctif au 1er passage, il y a production d'IgE : elles se fixent sur les
récepteurs. Quand l’antigène passe une deuxième fois, l'association des antigènes se fixe sur l’IgE. Le mastocyte
va alors réagir de plusieurs manières :

Une action immédiate (durée : secondes /minutes) : dégranulation des médiateurs préformés
Dans les mastocytes, il y a déjà un certain nombre de molécules déjà synthétisées. Après activation le mastocyte
va les relâcher dans la MEC :
Les granules d’histamine vont avoir une triple action sur les vaisseaux :
o La libération d’histamine provoque localement une
vasodilatation. Il y a un influx de sang dans cette zone qui se
traduit par une rougeur cutanée (= érythème).
o En augmentant la perméabilité vasculaire l’histamine provoque
une entrée locale d’eau depuis les vaisseaux. L’eau s’accumule
dans la MEC, un œdème est alors visible.
o Contraction des muscles lisses des vaisseaux qui explique les
crises d’asthme en cas d’allergie.
Les granules de chimiokines vont activer des cellules qui sont
normalement dans le sang. Ces granules vont provoquer l’influx de cellules dans la MEC.
Les granules de protéases qui clivent un certain nombre de protéines.

Les actions différées (durée : quelques heures) : synthèse de médiateurs


Activation des phospholipases A (3 à 6h) qui vont agir sur les lipides de la membrane du mastocyte. Leur
activation conduit à la production de :
o PAF (Plaquet Aggregation Factor) qui entraîne l’agrégation des plaquettes. Elles vont venir
boucher les petits vaisseaux (phénomène de micro thrombose). La micro thrombose provoquée
va empêcher le corps étranger qui a induit une réaction chez l’animal de se propager par voie )
sanguine.

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o De substance pro-inflammatoire (favorisant le phénomène inflammatoire) telle que le
leucotriène et la prostaglandine qui vont agir sur les vaisseaux en augmentant la perméabilité
vasculaire et sur l’attraction sur le site d’un certain nombre de cellule. Cette action n’est pas
visible sur le malade mais elle est plus durable.
Les mastocytes produisent ensuite des cytokines (après 6h). Il y en existe de nombreux (interlokine,
éotaxine, facteur de croissance…) mais qu’on peut regrouper selon leur action. Un premier groupe va
activer la voie des Th2 qui va stimuler la production d’immunoglobuline. D’autre molécules vont agir sur
les polynucléaires éosinophiles (= un type de globule blancs) en les attirant sur place, en augmentant
leur production par la moelle osseuse ou en induisant la production d’IgE, spécifique par le mécanisme
de commutation des immunoglobulines E. Le SCF est un facteur de croissance pour les mastocytes, il
favorise la production médullaire de mastocytes.

Les phénomènes produits par les mastocytes sont extrêmement variables mais servent avant tout à la défense
de l’organisme en agissant sur la phase vasculaire de l’inflammation.

Détails de l’activation des Mastocytes

Les mastocytes sont activés par beaucoup d’agents. Il existe deux systèmes d’activation :
La voie immunologique (= immunité spécifique) est centrée sur les IgE. Quand un antigène entre dans
un organisme celui-ci peut ne pas réagir ou produire des immunoglobulines particulières appelés IgE.
Cette production d’IgE au premier contact se nomme l’hypersensibilité de type 1 mais c’est seulement
au deuxième contact que le phénomène se déclenche. Entre les deux contacts les IgE produits sont venus
se fixer sur des récepteurs qu’on appelle les récepteurs FC (fraction cristallisable). Si le même antigène
entre de nouveau en contact avec les IgE (5heures ,6 ans après...) il induit la formation d’un pontage
entre deux IgE. Il s’en suit l’activation du mastocyte notamment en permettant l’influx de calcium au
sein de la cellule.
NB : Les immunoglobulines sont produites par les plasmocytes. Dans la voie d’activation immunologique il existe
à la surface des mastocytes des récepteurs pour d’autre type d’Ig et des récepteurs de classe 1 ou 2 qui peuvent
se lier aux lymphocytes T. Ces voies sont moins fréquentes.

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La voie non immunologique est activée par tout une série de facteurs qui sont identifiés par des
récepteurs non spécifiques à la molécule introduite dans l’organisme. Ce sont par exemple :
o Des activations directes : pour certains individus un froid un peu intense, un chaud un peu
intense, une friction répétée sur une zone peuvent provoquer la dégranulation des mastocytes.
o Des agents pathogènes tels les bactéries Gram –. Elles possèdent dans leur paroi le LPS qui peut
être reconnu grâce à une famille de récepteur TL présents à la surface des mastocytes.
o Des portions de protéines appelées complément. Dans le cadre du phénomène inflammatoire,
de grosses protéines sont clivées en plusieurs étapes. Chaque protéine résultante d’une étape
est numérotée (complément 1, C2, C3…). Les mastocytes sont capables de reconnaître grâce à
des récepteurs spécifiques certains de ces compléments qui provoquent ensuite leur
dégranulation (C3a, C5a).
o La substance P produite par certains neurones en cas de stress.
o Des médicaments tels que les hormones ou les opioïdes sont également reconnus.
o Des aliments histamino-libérateurs qui vont être capables de provoquer la dégranulation quand
ils sont présents en grande quantité chez certains individus : œuf, poisson, crustacés. Dans ce
cas l ’allergie alimentaire n’est pas dû à un phénomène d’hypersensibilité et ne passe pas par la
voie immunologique.

b) Les cellules interstitielles dendritiques d’origine myéloïdes

Origine : il existe une grande famille de cellule


appelées cellules dendritiques. Les cellules qui
nous intéressent sont d’origine myéloïde. A partir
d’une même cellule souche, le précurseur commun
myéloïde (portant CD34) présent dans la moelle
osseuse et portant un Ag (le CLA = cutaneous
lymphocytes Ag), et en fonction des différents
facteurs de croissance présents dans le milieu, les
cellules peuvent exprimer différents marqueurs à
leur surface ce qui les orientera vers l’une ou
l’autre des lignées. On obtient ainsi :
Les cellules de Langerhans qui sont
présentes naturellement dans les
épithéliums pluristratifiés (différent d’un
tissu conjonctif !!).
Les cellules dendritiques interstitielles qui appartiennent au conjonctif et initient la réponse immune en
présentant les antigènes aux lymphocytes.

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Attention ! Ne pas confondre les cellules dendritiques interstitielles d’origine myéloïde et les cellules dendritiques
lymphoïdes d’origine lymphoïde. Les rôles de ces dernières ne sont pas tous connus.

Morphologie : En HE, ce sont des cellules sans caractéristiques morphologiques précises. On ne voit pas leur
aspect dendritique. Après immunomarquages, on voit nettement leur aspect de cellules fusiformes, ramifiées et
dendritiques, présentant de longs prolongements cytoplasmiques.

Forme des cellules dendritiques interstitielles « au repos » colorées au


HE puis avec intestin BLA36

Ramifications visibles en
immunomarquage

Topographie : Les cellules dendritiques forment un maillage relativement


lâche autour des éléments vasculaires (souvent) dans de nombreux tissus
conjonctifs surtout dans les tissus conjonctifs des muqueuses (=portion
d’organe au contact avec milieu extérieur constitué de deux tissus
l’épithélium et le tissu conjonctif appelé chorion) en contact avec le
milieu extérieur comme le derme, le chorion de la muqueuse intestinale,
le chorion de la muqueuse bronchique. Ils sont majoritairement au
niveau des voies de passage du milieu extérieur au milieu intérieur.
On en trouve également dans certains organes qui ne sont pas
directement en contact avec l’extérieur comme le foie, le cœur, le rein,
le pancréas (endocrine et exocrine) ou encore autour des vaisseaux
sanguins. Dans les organes lymphoïdes comme la rate, zone de transit
pour le sang, et les ganglions lymphatiques, les cellules dendritiques Maillage des cellules
forment des populations qui vivent sur place. dendritiques autour d’un
capillaire dans le derme

Pulpe blanche de la rate Cellules dendritiques de la


pulpe blanche de la rate

Rôle : Les cellules dendritiques permettent l’immunosurveillance et la capture antigénique. Elles sont disposées
dans les endroits stratégiques du corps : les muqueuses qui sont les zones d’entrée des antigènes, le sang ou la
lymphe qui sont les lieux où ils circulent. Ces cellules forment un réseau et possèdent à leur surface des dispositifs
qui permettre la capture des antigènes. Elles possèdent trois voies d’internalisation des antigènes :

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L’endocytose basée sur l’internalisation des antigènes solubles. Cette internalisation est déterminée par
une reconnaissance spécifique entre récepteur et antigène. Exemple : les récepteurs des fractions
cristallisable des immunoglobulines, les récepteurs du complément, les lectines.
La pinocytose basée sur la capture des petits antigènes solubles par une déformation de la membrane
La phagocytose basée sur l’internalisation d’antigènes particulaires, médiée par les récepteurs PRR
(Pattern Recognition Receptor). Ce sont des récepteurs invariants, c’est-à-dire qui n’ont pas une grande
spécificité mais qui capable de reconnaître un motif moléculaire présent sur les agents pathogènes appelé
PAMPS (Pathogen-Associated Molecular Patterns). Exemple de PRR : il existe des récepteur TLR (Toll-Like
Receptors) TLR 4 reconnaît une partie de la paroi de l’ensemble des bactéries Gram -, le LPS. TLR 5
reconnaît la flagelline protéine présente dans le flagelle des bactéries c’est-à-dire il reconnaît toutes les
bactéries à flagelles mais n’est pas spécifique d’un genre de bactérie. TLR 7 reconnaît les ARN viraux à
simple brin peu importe la nature du virus.
Quand la vocation des cellules dendritiques est d’internaliser les antigènes et qu’elles sont positionnées dans leur
TC d’origine, on les qualifie d’immatures.

Phagocytose
Endocytose Pinocytose

Suivant l’organe on retrouve deux types de comportement pour les cellules dendritiques après l’internalisation
d’un antigène :
Les CD résidentes des tissus lymphoïdes comme la rate qui jouent le rôle de sentinelle par rapport aux
antigènes arrivant par voie sanguine. Ces cellules n’ont pas besoin de migrer hors de la rate car il y a déjà
une zone T. Elles vont simplement se déplacer au contact de la zone T mais en restant dans leur organe.
Les CD migrant des tissus dans tous les autres organes. Celles-ci quittent le tissu conjonctif par la lymphe
et migrent dans les ganglions qui drainent l’organe en question. Dans ces ganglions, elles se positionnent
dans les zones T (riche en lymphocytes T).
En migrant plus ou moins loin, les CD subissent un phénomène d’apprêtement antigénique. Lorsqu’un antigène
se fixe sur les récepteurs TLR de la cellule, il est internalisé mais non détruit : il y a réexpression de l’antigène
sous forme de fragments à la surface de la cellule.

Mécanisme : les antigènes internalisés vont


être clivés en sous partie appelées peptides
antigéniques. La vésicule d’internalisation va
fusionner avec une vésicule de classe 2 et les
peptides vont se fixer sur des protéines de
classe 2 puis être exprimés à la surface de la
cellule dendritique.

Les cellules dendritiques devenues matures sont alors capables de dialoguer avec des lymphocyte T en formant
une synapse immunologique.
Les cellules dendritiques remplissent deux rôles :
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Prolifération des lymphocytes T par présentation de l’antigène si la cellule interstitielle dendritique est
mature. NB : Détails du fonctionnement de la synapse immunologique (pour comprendre la complexité du
système mais pas à retenir) : Le premier contact prend la forme d’un rapprochement de la cellule
dendritique mature avec le lymphocyte naïf par des molécules d’adhésion (système ligand/récepteur). Le
rapprochement permet la reconnaissance par le récepteur T du lymphocyte T du petit peptide
caractérisant l’agent pathogène exprimé en compagnie de CMHII assure la spécificité de la réaction
immunologique. S’ensuit de nouveaux contacts beaucoup plus étroits par d’autres systèmes
ligands/récepteurs de deuxième signal qui font entrer le lymphocyte T en phase de division cellulaire (il
passe de G0 à G1). La cellule dendritique sécrète ensuite des interleukines 1 qui permettent la production
de récepteur chaine alpha à la surface du lymphocyte. Celui-ci peut alors recevoir les messages de
maintien de la division cellulaire par le biais des interleukines 2. Les lymphocytes T, capables de
reconnaître l’antigène d’intérêt prolifèrent, c’est l’amplification de la réaction immunitaire (3 et 5 jours
après le premier contact).

Synapse immunologique

Polarisation de la réponse immunitaire. En fonction de son micro-environnement et de la nature des


signaux de stress que la cellule dendritique reçoit au moment où elle rencontre l’antigène, il y aura une
orientation différentielle du devenir des lymphocytes T qu’elle rencontre.
Exemple : nous allons développer 5 situations conduisant à des polarisations différentielles de la réponse
immunitaire :
o Réponse Th1 : l’environnement autour de la cellule dendritique est riche en interleukine 2 et IFNγ.
La cellule dendritique mature va stimuler la différenciation des lymphocytes naïfs en Th1. Ici le
mécanisme de défense des organismes à base de cellules qui ont une activité cytotoxique la
réponseTh1 est qualifiée de cellulaire.
o Réponse Th2 : l’environnement est riche en interleukine 5 et 4. Les cellules dendritiques matures
vont stimuler la différenciation des lymphocytes naïfs en LB qui produisent des immunoglobulines.
Cette réponse provoque la stimulation de la production d’anticorps Elle est qualifiée
d’humorale. En cas de leishmanie, la réponse Th2 ne protège pas l’animal alors que la Th1 le
protège en partie.
o Réponse Th17 : production de LTh17 qui sécrètent de l’interleukine 17. Cette sécrétion favorise les
réponses du système immunitaire non spécifique qui sont la base de la réaction inflammatoire.

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o Réponse Treg : maturation des lymphocytes T naïfs en T régulateurs qui vont avoir le rôle de
diminuer tous les mécanismes de défense.
o En cas d’absence de stress : pendant sa migration, la cellule dendritique ne reçoit pas de signaux
de danger. Elle connaît une mauvaise maturation et n’exprime pas les protéines du deuxième
signal. Le lymphocyte T ne reçoit pas ces signaux et il va entrer en apoptose La cellule
dendritique permet une certaine tolérance et évite la réponse immunitaire. Il y a une absence
complète de défense.
Il s’agit d’une protection adaptée à la situation.

c) Les cellules immigrées

Cellules qui « n’habitent » pas dans les tissus conjonctifs, elles n’y vont que si elles sont appelées. Il y a de rares
cas de ces cellules sous forme résidentes dans les tissus conjonctifs.

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Les macrophages
Origine : proviennent de la cellule totipotente
hématopoïétique qui donne le myéloblaste qui donne
ensuite toute la partie polynucléaire et le monocyte.
NB : Dans le sang on parle de monocyte. Une fois sorti des
vaisseaux, dans les tissus conjonctifs et hématopoïétiques,
on parle de macrophages !

Morphologie : Très variable suivant leur fonction. Ils


peuvent apparaitre comme des cellules mononuclées, de
grande taille, à contenu variable et au cytoplasme mal
délimité et étendu ou comme des cellules géantes
plurinucléées résultant de caryodiérèses sans
cytodiérèses.
Macrophage

Avec vacuole Sans vacuole Géant et plurinucléés

Topographie : On en trouve en tant que cellules résidentes ou de cellules qui ont été appelées dans les tissus :
En tant que cellules résidentes on les retrouve en petite quantité dans les muqueuses (chorion) :
intestin, bronches, peau. On les retrouve en grande quantité dans les organes lymphoïdes : moelle
osseuse, thymus, sinus des ganglions lymphatiques, pulpe rouge de la rate.

Exemple : toutes les cellules avec les amas bleus sont des
macrophages présents dans les cordons médullaires ou les sinus
lymphatiques
Perls, ganglions lymphatiques

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NB : Dans certains organes il y aura une population résidente de macrophage normale et constitutive. Les
macrophages ont dans ce cas un nom spécifique :
Dans le foie on appelle les macrophages les cellules de Küpffer.
Dans le système nerveux central les microglies ont la même activité que les macrophages.
Dans l’os il y a des macrophages géants plurinucléés appelés ostéoclastes.
Dans les poumons on observe les macrophages alvéolaires.

En tant que cellules immigrées, les macrophages peuvent être présents dans n’importe quel tissu
conjonctif. S’il y a besoin, on observe à partir des monocytes sanguins un influx de macrophage dans
l’organe.

Intestin de mouton, Zielh


Mycobactéries internalisées dans un macrophage

Rôles : les macrophages comportent trois rôles :


Phagocytose : l’objectif est de détruire les agents pathogènes. Le macrophage est guidé par
chimiotactisme (interleukine 8) jusqu’à la zone à nettoyer et se déplace dans le TC par mouvements
amiboïdes en balançant des extrémités cytoplasmiques (pseudopodes). Il reconnait, grâce à la batterie
de récepteurs qu’il possède à la surface, une grande diversité de fragments protéiques spécifiques accolés
à l’agent pathogène (exemple : C1 et C3 du complément, FC des IgG, mannose, « scavangers » récepteurs
« poubelle » qui reconnaissent les débris nucléaires, TLR). Cette reconnaissance lui permet d’internaliser
l’agent pathogène par déformation de son cytosquelette. La vacuole d’endocytose formée fusionne
ensuite avec des lysosomes provenant de l’appareil de Golgi. Leur fusion donne une nouvelle vacuole
appelée phagolysosome dans laquelle l’agent pathogène est détruit.

Récepteur spécifique du macrophage


Phases de la phagocytose

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Déformation du
cytosquelette

Le macrophage a la capacité de réaliser la phagocytose


d’éléments de grande taille tels que des champignons,
des protozoaires, des bactéries, des globules rouges
(érythrophagocytose), des débris cellulaires, des débris
tissulaires, des poussières, des particules, des cristaux
de cholestérol …
Exemple : cas de l’érythrophagocytose. Un globule
rouge a une demi-vie de 120 jours et s’use petit à petit
à force de se déformer pour passer dans les capillaires
sanguins. Lorsqu’il commence à « traîner », il est
phagocyté par les macrophages de la moelle osseuse
(situation physiologique) ou de la rate, des ganglions et du foie (situation pathologique, présence d’antigène à la
surface des globules rouge par exemple). La destruction du fer l’hémoglobine par le macrophage donne de la
ferritine qui est visible en coloration de Perls.

Activité de sécrétion : Lorsque le macrophage s’engage dans cette voie, il change de conformation, on
parle de macrophage épithélioïde. Il peut sécréter (les parties en italiques dans le tableau ne sont pas à
retenir) :
Cytokines
IL 1 (interleukine 1) => stimulation de l’inflammation
TNF alpha => diapédèse et activation des neutrophiles, activation des cellules
endothéliales, stimule la production d’autres cytokines, active les macrophages
IL 8 => inhibe l’adhésion leucocyte-cellule endothéliale, active les neutrophiles,
chimiotactisme positif pour les neutrophiles
IL 6

Des facteurs pro- Radicaux libres (très toxiques pour membrane cellulaire mais durée d’action brève)
inflammatoires o O2- radical superoxydé
o O22 - ions peroxydes très réactifs (action toxique sur les membranes cellulaires)
o H2O2 eau oxygénée à durée de vie brève
o OH- radical hydroxyde

Médiateurs vasoactifs (circulation bloquée pour limiter la prolifération de l’agent


infectieux)
o PGE2 (prostaglandine)
o PAF-acether

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IL-10
Des facteurs anti- Il est intéressant de limiter le processus inflammatoire car l’inflammation est un
inflammatoires mécanisme peu spécifique qui détruit les tissus. Une fois le pathogène éliminé il faut la
stopper.
Interféron gamma
o Augmente les CMH I et II ce qui facilite la reconnaissance des Ag viraux
Des facteurs o Active les Natural Killer (NK), cellules spécialisées dans la lutte antivirale et les
antiviraux macrophages
o Inhibe la réplication virale via des protéines kinases, (empêche l’assemblage des
ribosomes) ou via une adényl-synthétase, (clivage de l’ARNm)

Des facteurs pro- Facteurs VII et V


coagulants
Stimulent la production de différentes lignées de cellule par la moelle osseuse
Macrophage Colony Stimulating Factor (MCSF)
Des facteurs
Granulocyte Macrophage Colony Stimulating Factor (GMCSF)
hématopoïétiques
Granulocyte Colony Stimulating Factor (GCSF)
IL 3 (multi CSF)

Une fois que l’agression


est jugulée, il faut
reconstruire les tissus.
NB : l’angiogenèse est le
Des facteurs de développement de
réparation vaisseaux capillaires à
tissulaire partir de capillaires
préexistants.

NB : le monocyte quitte les vaisseaux et entre dans les tissus conjonctifs. En fonction de l’environnement rencontré
dans les TC, il ne deviendra pas le même macrophage :
S’il rencontre environnement riche en composant de paroi de bactérie… Il se transformera en
macrophage de type 1 qui produit des
molécules à action pro-
inflammatoire. Les macrophages de
type 1 activent les phénomènes de
destruction.
S’il rencontre un environnement
riche en IL et facteur de croissance il
deviendra un macrophage de type 2. Il
secrétera de l’IL 10, du TGF beta... Ces
substances induisent un phénomène
de tolérance immune avec une action
anti-inflammatoire.

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Présentation antigénique (rôle le moins fréquent) :
Le macrophage suit le même mécanisme que les cellules dendritiques
présentatrices d’antigènes. On a une internalisation du corps étranger mais on
n’assiste pas à sa destruction. Ce dernier est clivé en petits morceaux pour être
ensuite exprimé en surface du macrophage.

Les lymphocytes

Origine : ils proviennent de la cellule totipotente hématopoïétique via le progéniteur lymphoïde. A partir de ce
dernier on a deux lignées : la T et la B.
Morphologie : Il en existe 2 types de morphologie différentes. Les
lymphocytes T sont de petites cellules rondes avec un cytoplasme peu
important et peu coloré mais avec un noyau fortement coloré plus ou
moins régulier. Les plasmocytes (élément terminal de la lignée
lymphocyte B) sont des petites cellules rondes au cytoplasme étendu,
fortement coloré. Leur noyau contient des amas très colorés de
chromatine et est excentré.
Topographie : on en trouve en grande densité dans les organes spécialisés : organes lymphoïdes comme le thymus
et la rate, tissu lymphoïde associé aux muqueuses ou au tube digestif. On en trouve dans les chorions des
muqueuses (exemple : villosité de l’intestin grêle de chien avec plasmocytes en position basal, et lymphocyte T
au sommet). En cas de besoin, les lymphocytes gagnent le sang et s’accumulent dans n’importe quel organe lésé.
Rôle : Réponse immunitaire spécifique.

Les polynucléaires neutrophiles

Origine : Cellules mésenchymateuses via la cellule souche hématopoïétique et le myéloblaste.


Morphologie : Petite cellule ronde, au noyau pluri segmenté. Son cytoplasme est étendu d’apparence peu coloré,
avec des granules généralement non visibles.
Topographie :
Cellule résidente de la moelle osseuse et du sang (6 à 10 heures).
Cellule immigrée :
o Dans les tissus conjonctifs en cas de réponse immunitaire innée (durée
de vie courte 24 à 48 heures) sinon destruction par apoptose dans la rate
et la moelle osseuse au bout de 3 jours
o Dans les tissus conjonctifs en cas d’inflammation ou de réponse
immunitaire (durée de vie courte 24 à 48 heures).
Rôles :
Micro phagocytose des bactéries. Spécialisé dans la phagocytose de bactérie Reconnaissance par les PRR
(qui reconnaissent les PAMPS), les récepteurs CR1,3 et CR 4 du complément, les récepteurs du FC des Ig.

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Après reconnaissance ils internalisent l’agent pathogène qui fusionnera avec un lysosome dans lequel il
sera détruit.
Sécrétion et excrétion du contenu des granules et de substances néoformées. Ces substances
permettront :
o Le nettoyage et la détersion des foyers inflammatoires (élastases, collagènases, hyaluronidases,
nucléases…)
o Le maintien des réactions vasculaires de l’inflammation (activation de C5, du plasminogène,
protéines cationiques…).
o La libération de facteurs chimiotactiques pour les monocytes et les polynucléaires.

Les polynucléaires éosinophiles

Origine : ils proviennent de la cellule hématopoïétique


totipotente via le précurseur myéloïde.
Morphologie : ce sont de petites
cellules rondes au noyau pluri
segmenté (maximum 2-3 lobes).
Leur cytoplasme est étendu et
clair contenant de petits grains
acidophiles.
Topographie : on les retrouve de
façon constante dans le sang. Ils
peuvent également immigrer dans
les tissus conjonctifs en cas d’inflammation ou de réponse
immunitaire innée (hypersensibilité I).

Rôle : Sécrétion du contenu des granules :


Protéines cationiques cytotoxiques : Major Basic
Protein, Eosinophil Peroxidase, Eosinophil-
associated RNAses (EDN, ECP) Luttent contre
les parasites pluricellulaires
Cytokines et chimiokines Régulation
(entretien) de la phase vasculaire de
l’inflammation, production d’immunoglobuline.
Facteurs de croissance et de remodelage
tissulaire
Interviennent comme cellules effectrices les plus
efficace contre les helminthes.
Lutte contre les champignons
Activité antivirale

Os, cartilage, dents


Le tissu osseux : un tissu conjonctif particulier

L'os est à la fois un tissu et un organe, c’est une structure qui évolue avec le temps.
Le tissu osseux est composé :
• D’eau à 22,5%, ce qui est peu
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• De matrice extracellulaire (MEC)
• De cellules
La matrice extracellulaire (MEC)

C’est une matrice extracellulaire spécifique appelé l'ostéoïde, qui est très abondante et dite « minéralisée ».
Composition :
• Fibres (principalement du collagène I) : non orientées dans l’os primitif (os fibreux) mais orientées
en fonction des forces de pression dans l’os définitif (os lamellaire).
• Substance fondamentale (eau, GAG sulfatés et protéines) à très forte affinité pour les sels de
calcium d’où la calcification importante de ce tissu. Le calcium se dépose sous forme
d'hydroxyapatite (Ca10(PO4)6(OH)2) entre ou dans les fibres de collagènes. Formation de plaquettes
de 50A d'épaisseur, 250A de largeur et de 400 à 2000A de longueur.

L’hydroxyapatite représente en effet un faible volume pour une grande surface ; ainsi, 1g d’hydroxyapatite offre
une surface de 137m².
L'os est ainsi une énorme réserve de calcium.
Les cellules

a) Les ostéoblastes
Ce sont des cellules mésenchymateuses qui produisent la
MEC grâce à la sécrétion de la substance fondamentale et des fibres
de collagène. Elles déclenchent et gèrent la minéralisation ainsi que
la résorption du tissu osseux car c’est un tissu en constant
remaniement donc il y a besoin de produire et de détruire de l’os.

Photo d’une matrice osseuse déminéralisée pour les besoins


histologiques

Morphologie :
Ce sont des cellules cubiques à grandes extensions cytoplasmiques,
très colorées car elles sont riches en appareil de golgi (en lien avec son importante activité de synthèse) et en
granules acidophiles (visibles dans le cytoplasme en coloration PAS).

Rôle :
• Sécrétion de molécules de tropocollagène qui
s'imbibent de substance fondamentale (SF) et
s’agencent en laissant des espaces vides entre 2 fibres.
• La minéralisation de la MEC débute environ 10 jours
après la formation de la fibre. Avant cela, on parle
d'ostéoïde non minéralisé. Dans le tissu osseux, le plus
ancien est celui qui est le plus éloigné de l’ostéoblaste et minéralisé, et inversement.
o Stockage dans la mitochondrie de calcium et phosphore, qui se combinent en Phosphate tri
calcique qui précipite [1]
o Ensuite, ces précipités vont être excrétés hors de la cellule sous forme de vésicules (ronds
roses). [2]
o Elles vont diffuser vers les sites de fixation et se disposer entre les têtes et les queues pour
combler les trous de tropocollagènes : cela forme la nucléation. Elles vont servir de noyaux
pour un futur dépôt de calcium beaucoup plus abondant. [3]
o Du Ca2+ sanguin se dépose autour de ces vésicules et comble ainsi les espaces qui avaient été
initialement laissés libres entre les fibres. [4]

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[1] [2]

[3] [4]
Le phénomène de minéralisation de l’os

• Initiation de la résorption osseuse :


Les ostéoblastes présentent des récepteurs à la
PTH (parathyroïde hormone) qui activent des
pompes à calcium provoquant la rétraction du
cytoplasme qui laisse l’ostéoïde non minéralisé nu
et la sécrétion de cytokines (chimiokines + facteurs
activateurs pour les précurseurs des ostéoclastes :
M-CSF).

Conséquences :
• « arrondissement » des
ostéoblastes qui se détachent
de l’ostéoïde non minéralisé.
Les cytokines permettent
l’afflux des précurseurs des
ostéoclastes.
• Les ostéoblastes sécrètent des
collagénases qui désagrègent
l'ostéoïde non minéralisé. La
disparition de ce dernier
révèle la présence de
récepteurs aux ostéoclastes sur l’ostéoïde minéralisé.
• Les ostéoclastes détruisent alors l’ostéoïde minéralisé sur lequel ils se sont fixés : c’est la résorption
osseuse.

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b) Les ostéocytes
Origine et morphologie :
Ce sont des cellules dérivées des ostéoblastes, emprisonnées dans
la MEC (matrice osseuse) qu'ils ont produit. Ils vivent chacun dans
une petite cavité, appelé l'ostéoplaste, contenant des microfibrilles
de collagène et une matrice ostéoïde non minéralisée. Leur
environnement de vie varie de 0,2 à 2 microns. Les ostéocytes
communiquent entre eux via de très longs et très fins
prolongements cytoplasmiques passant par des canalicules,
formant ainsi un réseau de communication tridimensionnel.

La microscopie électronique nous permet très bien Réseau


de visualiser les canalicules d’ostéocytes
Rôles :
• Contrôlent la calcémie sanguine par régulation (sécrétion/absorption) de la teneur en calcium du
fluide du compartiment osseux :
En situation physiologique, les ostéocytes peuvent pomper les ions calciques de l’os périlacunaire sans destruction
de la matrice osseuse, et les relâcher dans les vaisseaux sanguins.
• En cas d’hypocalcémie : besoin important en calcium ! L'ostéocyte peut être ostéodestructeur : lyse
la matrice ostéoïde et libère ainsi du calcium.
• En cas d’hypercalcémie, l’ostéocyte peut être ostéoformateur (absorption de calcium).

c) Les ostéoclastes
Ce sont des cellules de la lignée monocytaire de grande taille,
plurinucléées jouant un rôle essentiel dans la résorption du tissu osseux :
ce sont les macrophages de l’os.
Morphologie :
Ce sont des cellules de grande taille, possédant plusieurs noyaux distincts
et polarisés avec une bordure en brosse au contact de la surface osseuse.

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Rôles :
Ils sont responsables de la résorption de la matrice
osseuse :
• Ils se fixent à des ligands de l'ostéoïde
mature (Ex : la thrombospondine) via leurs
récepteurs de type intégrine.
• Libération d’enzymes (protéinases clivant le
collagène en peptides et détruisant ainsi la
matrice osseuse) et d’ions hydrogène qui
dissolvent les minéraux.
• Les débris sont phagocytés et le calcium
récupéré est rejeté dans le sang. Les ions
issus des minéraux sont ainsi libérés dans la
circulation sanguine.
L’arrêt de la résorption :
La calcitonine, produite par la thyroïde, permet ensuite de détacher l’ostéoclaste de la matrice osseuse.

Biologie de l’os

a) Embryogenèse
Lors de l’embryogenèse il y a formation du blastème mésenchymateux squelettogène, c’est
l’accumulation dans le mésenchyme de cellules mésenchymateuses.

b) Ossification primaire

A la naissance, il se forme l’os fibreux (ou


primaire). La caractéristique de cet os est qu’il possède
beaucoup d’ostéocytes et que dans la matrice ostéoïde,
les fibres de collagènes imprégnées de substance
fondamentale
Tissu osseux fibreux
n’ont pas
d’orientation
particulière car le
fœtus vit dans un
milieu liquide et il
n’y a pas de force
prédominante.

Mésenchyme Multiplication cellulaire Blastème squelettogène

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Ensuite, localement dans le tissu conjonctif primitif, il va y avoir une zone où les cellules mésenchymateuses se
divisent et se multiplient et vont être enrichies. A partir de ce blastème squelettogène, il y a deux voies qui
mènent toutes les deux à un tissu osseux fibreux :

• L’ossification primaire de type conjonctif (ou de membrane) :


o Multiplication des cellules mésenchymateuses qui vont former un réseau tri-dimentionnel
grâce à leurs nombreux prolongements cytoplasmiques
o Puis sécrétion de fibres de collagène épaisses et irrégulières [1]
o Puis sécrétion de substance fondamentale enrobant les fibres de collagène : formation d’un
ostéoïde. Ces cellules mésenchymateuses qui produisent la substance fondamentale et le
collagène vont venir se plaquer contre, et deviennent des ostéoblastes [2]
o Emprisonnement des premiers ostéoblastes au sein de la matrice (transformation en
ostéocytes) et minéralisation rapide de cette matrice avec formation de spicules osseuses.
[3]
o À partir de ce centre primaire d ’ossification, apposition de nouveaux ostéoblastes qui vont
donner des couches successives de matrice osseuse

[1] [2] [3]

[4] tissu osseux fibreux membraneux

• L’ossification primaire de type cartilagineux (ou endochondrale) : transformation du blastème


squelettogène en une pièce de cartilage hyalin
o Multiplication des cellules mésenchymateuses
o Perte de leurs expansions cytoplasmiques
o Production d ’une substance fondamentale qui emprisonne les cellules qui deviennent des
chondrocytes

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o Formation d ’un périchondre (tissu conjonctif dense) en périphérie de la pièce de cartilage
hyalin par différenciation du mésenchyme voisin

o Au centre de la pièce de cartilage hyalin, apparition d’une


cavité
Minéralisation de la substance fondamentale par
dépôt de phosphates tricalciques
Dégénérescence des chondrocytes par diminution
de la diffusion de nutriments
Désagrégation des parois interchondrocytaires
Formation de la cavité médullaire primitive
Colonisation de la cavité par un bourgeon
conjonctivo-vasculaire venu de la périphérie
À partir du bourgeon, différenciation des cellules
mésenchymateuses en ostéoblastes et
ostéoclastes
Agencement des ostéoblastes contre les travées chondroïdes minéralisées restantes
et début de production d’ostéoïde
Puis emprisonnement des ostéoblastes dans la matrice (transformation en
ostéocytes) et minéralisation de l’ostéoïde

En bleu on observe la matrice cartilagineuse. C’est contre cette matrice que les cellules mésenchymateuses vont
se plaquer et se différencier en ostéoblaste qui vont produire de l’ostéoïde (c’est ce qui apparait en rose). Cet
ostéoïde va se minéraliser et progressivement tout la matrice de type cartilagineuse va être remplacée par une
matrice de type osseuse. A partir de ce point central, on a un centre primaire d’ossification endochondrale, c’est-
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à-dire, à l’intérieur du cartilage. A partir de ce point central, le processus va se répéter sur les deux extrémités de
la pièce cartilagineuse et va s’étendre.
o Formation d’un centre primaire d’ossification endochondrale [1]
o Extension du centre d’ossification vers les extrémités de la pièce de cartilage, par le processus
de minéralisation de la matrice chondroïde, disparition des chondrocytes et remplacement
des travées chondroïdes (=matrice) minéralisées par du tissu osseux (=ostéoïde) [2]
o Apparition de la virole osseuse péridiaphysaire par ossification de membrane : formation de
tissu osseux de type membraneux sur les bords du cartilage [3]

[1] [2] [3]

Résultat de l’ossification primaire :


• Os long :
On passe du blastème
mésenchymateux à une pièce de
cartilage qui va se creuser. Il y a
un tissu fibreux de type
cartilagineux qui se crée au centre
et le même processus se déroule
aux deux extrémités de l’os,
appelées épiphyses. Les dépôts
calciques apparaissent, les
cellules mésenchymateuses
apparaissent, on remplace le
cartilage par de l’os. Les parties
jaunes et rouges sont de l’os
fibreux cartilagineux. Dans les
parties latérales (en violet), c’est
de l’os membranaire : les
systèmes de production ne sont
pas les mêmes
• Os courts
On part du
blastème, on passe
par la pièce de
cartilage. La partie
centrale sera de l’os
fibreux cartilagineux
alors que la partie
périphérique est de
l’os fibreux de type
membraneux

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• Os plats

On part du blastème, on arrive à une pièce de tissu conjonctif dense sans passer par l’étape du cartilage. A
l’intérieur c’est de l’os fibreux de type membraneux.
c) Ossification secondaire
De la naissance à la puberté, l’ensemble de l’os primaire va être
remplacé par un os secondaire définitif, composée de tissus osseux
lamellaires.
L’os fibreux est détruit par les ostéoclastes puis réédification, en
fonction des forces de pressions exercées sur le tissu osseux, d ’une
matrice ostéoïde avec un empilement régulier de lamelles osseuses de
3 à 7 mm d’épaisseur, chacune constituée de fibres de collagène
disposées parallèlement les unes aux autres
Entre deux lamelles, la direction des fibres n’est pas la même. L’intérêt
est de donner à ce tissu une très grande résistance.
Les ostéocytes sont beaucoup moins nombreux que dans l’os fibreux.

Il existe trois catégories d’empilement de ces lamelles dans l’os définitif :


• Empilements concentriques autour d ’une cavité vasculaire régulière de petite taille (=canal de
Havers) = tissu osseux haversien compact (os compact)

Dans une lamelle, les fibres de collagène ont la même orientation mais d ’une lamelle à l ’autre, l ’orientation est
différente. Cela confère une très grande résistance mécanique au tissu.
• Empilements concentriques autour de cavités vasculaires irrégulières de grande taille contenant la
moelle osseuse = tissu osseux haversien aréolaire (os spongieux)

Rôle de
protection

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• Empilements des lamelles les unes sur les autres = tissu osseux périostique

Résultat de l’ossification secondaire


• Des os longs
L’os fibreux cartilagineux
a été remplacé par l’os
aréolaire avec de la
moelle osseuse. L’os
fibreux membraneux va
être remplacé par un os
haversien compact qui va
être doublé sur ses faces
internes et externes par
un os lamellaire de type
périostique. Dans un os
long, on retrouve les trois
types d’os.

• Des os courts
C’est le même principe
pour l’os court, l’os
fibreux cartilagineux a
été remplacé par l’os
aréolaire avec de la
moelle osseuse. L’os
fibreux membraneux va
être remplacé par un os
lamellaire périostique.
• Des os plats
La partie centrale de
l’os fibreux
membraneux est
remplacé par de l’os
haversien aréolaire
et la partie

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périphérique à partir du périoste est remplacée par du tissu osseux périphérique.

NB : Si un os se casse, on revient au point de départ. Il va d’abord se former un os fibreux et sous les forces de
pression, l’os fibreux sera remplacé par un os lamellaire. Normalement chez l’adulte et à partir de la puberté, il
n’y a plus d’os fibreux sauf en cas de pathologie.
d) Remaniements
De la puberté à de la mort, les os vont subir des remaniements. Des petites portions vont être détruites
et d’autres vont être reconstruites. En effet, l’os est un tissu dynamique qui est une importante réserve de
calcium (98%) et de Phosphore (90 %). Différents facteurs gèrent l’équilibre. Ils peuvent être physique : une
personne immobilisée a certains os qui subissent moins de pression donc cela favorise l’ostéodestruction. Une
immobilisation trop longue aboutit à une fragilisation du tissus osseux. Il existe aussi des facteurs hormonaux :
la calcitonine qui favorise l’ostéoconstruction et la parathyroïde hormone qui favorise la destruction. Il existe
pleins d’autres facteurs qui vont agir sur ce remodelage osseux. Les œstrogènes posent problème lors de la
ménopause chez les individus de sexe féminin car ils s’opposent à l’effet ostéoclastique. Quand il n’y a plus
d’œstrogène, il y a déminéralisation du tissu osseux.

Les rôles du tissu osseux

Protection : le système nerveux central est protégé par la boîte crânienne et les vertèbres protègent la
moelle épinière.
Métabolique : maintien de l’équilibre phosphocalcique. Le squelette renferme 98% du calcium et 90%
du phosphore de l'organisme.
Hématopoïétique : au sein de l'os spongieux, la moelle osseuse produit les cellules sanguines.
Biomécanique : ses propriétés mécaniques de résistance lui permettent de supporter les effets de la
pesanteur, de résister aux contraintes mécaniques externes, ainsi qu’aux forces des contractions
musculaires.

Le tissu cartilagineux

Composition

Eau : 70% -80% du poids du cartilage, donc très riche en eau.


Matrice extracellulaire très abondante
• Fibres
• GAG Sulfatés (chondroïtine sulfate et keratan sulfate)
• Protéoglycanes : agrécan qui a une qualité de compressibilité et d’élasticité
Cellules : 1 seul type de cellules : chondroblastes (chondrocytes)

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Caractéristiques

Le tissu cartilagineux est dépourvu de vaisseaux sanguins, de vaisseaux lymphatiques et de nerfs.


Ils sont nourris par diffusion à partir des capillaires d’un tissu conjonctif dense entourant le cartilage
appelé le périchondre. Ce n’est pas le cas pour les cartilages articulaires pour lesquels la nutrition se fait
via le liquide synovial.
Ce sont des tissus qui sont très fragiles, la réparation est difficile car le renouvellement de la matrice est
très lent et chondrocytes quiescentes ne se divisent que très peu. Souvent les lésions cartilagineuses sont
remplacées par un autre type de tissu conjonctif, beaucoup plus classique et qui n’a pas les mêmes
capacités mécaniques que le cartilage. Le tissu cartilagineux se répare très mal et ne se guérit pas très
bien de fait d’une altération dans la composition des glycosaminoglycanes, moins nombreux et différents.
Vieillissement : Les cartilages anciens vont avoir tendance à se minéraliser : diminution du nombre de
chondrocytes et modifications qualitatives et quantitatives des protéoglycanes qui s’opposent à la
capacité d’élasticité donc le vieillissement entraine une moins bonne résistance aux stress mécaniques
Les différents types de cartilage

a) Le cartilage hyalin
Composition équilibrée :
• Eau (70 % du poids)
• Substance fondamentale
• Fibres : 90 % de collagène II
en petites fibrilles
• Chondrocytes

Répartition : c’est le cartilage le


plus courant. Il est présent dans
les voies aérophores : le larynx, la trachée, les bronches, les surfaces articulaires et la cloison nasale.
b) Le cartilage élastique
Composition :
• Eau
• Substance fondamentale
• Fibres élastiques (riches en élastine et
pauvres en fibrilline), rares fibres de
collagène souplesse
• Chondrocytes nombreuses

Répartition : pavillon auriculaire, conduit


auditif, épiglotte

c) Le cartilage fibreux
Composition
• Eau
• Substance fondamentale
• Fibres de collagène (épais faisceaux de collagène de type
I) résistance à la pression
• Chondrocytes en rangées

Répartition : disques intervertébraux, symphyse pubienne

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Les dents

Production de l’ivoire

Il y a un dialogue entre les cellules épithéliales de la cavité buccale qui apparaissent en violet qui
proviennent de l’épithélium et les cellules conjonctives mésenchymateuses. Les cellules épithéliales, d’abord
classiques, vont se transformer en améloblastes qui vont se mettre à produire une matrice extra-cellulaire
appelé émail. Les cellules mésenchymateuses vont se différencier en odontoblastes qui vont produire une
matrice extracellulaire qui est la dentine ou l’ivoire.

Pathologie

Sur les dents de ce chien, l’ivoire est partout


présent alors que l’émail ne les recouvre pas
toujours. Cela est dû à un virus lors de la genèse
des dents. Il a détruit les précurseurs épithéliaux
des cellules améloblastes qui produisent de
l’émail. Le virus n’avait pas la capacité de rentrer
dans le tissu conjonctif donc toutes les cellules qui
produisent l’ivoire sont en pleine forme.

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Pour info, complément RHL :

Classification des tissus conjonctifs


Il existe plusieurs types de tissus conjonctifs, classés en fonctions des proportions en différents constituants :

Les différents types de tissus conjonctifs sont les suivants :

Le tissu conjonctif lâche sans prépondérance, c'est-à-dire qu’il y a une répartition équitable entre la
quantité de liquide, la quantité de matrice et la quantité de cellules.
Exemples : muqueuses des appareils respiratoires, muqueuse des appareils digestifs, muqueuse pleurale,
muqueuse péritonéale, stroma de nombreux organes, TC sous cutané.

Le tissu conjonctif muqueux qui présente une prépondérance de la substance fondamentale.


Exemple : pulpe dentaire ou tissu ombilical.

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Le tissu conjonctif dense qui présente une prépondérance de fibres de collagène. Elles peuvent être :
• Non orientées car les forces s’exerçant sur le TC sont dans toutes les directions.
Exemple : Capsules fibreuse des organes, aponévrose, périoste, dure mère, cloison de certaines glandes.

• Orientées lorsque le TC résiste à des forces s’exerçant dans certaines directions. Exemple : Les
ligaments.

Il présente aussi une prépondérance en :


• fibres de réticulines
Exemple : organes hématopoïétiques.
• fibres élastiques
Exemple : ligament nuchal, le ligament des cordes vocales.

Le tissu conjonctif cellulaire avec une prépondérance de cellules. On distingue le tissu adipeux, constitué
quasi-exclusivement d’adipocytes et les tissus contenant une majorité de fibroblastes (comme dans le
stroma ovarien).
Les tissus conjonctifs particuliers :
• Les os (matrice extracellulaire imprégnée de sels minéraux et de grande dureté)
• Les cartilages
• Le sang : tissu conjonctif liquide
• Les dents

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CE DOCUMENT A ETE OFFERT AUX VETERINAIRES ALGERIENS PAR

REDA MOHAMED GUESSOUM, DVM

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Bases Morphologiques d'Anatomie et d'Histologie Histologie CM 10-11
Module : Bases Morphologiques d’Anatomie et d’Histologie
Matière : Histologie

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Le sang

Objectifs pédagogiques :
- Connaitre les principales caractéristiques des différentes cellules sanguines
- Savoir reconnaitre l’espèce à partir d’un échantillon de sang

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Table des matières


Le plasma ...........................................................................................................................................................3
Les éléments figurés du sang.............................................................................................................................4
Les hématies ou globules rouges ou érythrocytes ........................................................................................4
Morphologie des hématies ........................................................................................................................4
Structure des hématies..............................................................................................................................4
Propriétés du globule rouge ......................................................................................................................5
Vie et mort du globule rouge ....................................................................................................................5
Rôle du globule rouge................................................................................................................................8
Méthodes d’exploration ............................................................................................................................8
Les globules blancs ou leucocytes .................................................................................................................9
Les polynucléaires ou granulocytes ...........................................................................................................9
Les lymphocytes ......................................................................................................................................15
Les monocytes .........................................................................................................................................17
Méthodes d’exploration des globules blancs ..........................................................................................18
Les plaquettes ou thrombocytes .................................................................................................................18

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Introduction
Le sang est un tissu mésenchymateux liquide spécialisé. Il est constitué par les éléments figurés (globules
rouges, globules blancs, plaquettes), qui sont des cellules isolées les unes des autres et par le plasma.

On étudie ce tissu particulier par une analyse cytologique appelé le frottis sanguin qui est coloré au MGG
(May-Grunwäld Giemsa).

Le sang possède trois fonctions essentielles :

Transport : de l’O2, du CO2, des substances nutritives, des vitamines, des hormones, des produits de
dégradation du métabolisme (déchets).
Homéostasie : maintien du milieu intérieur, maintien de la température corporelle grâce à la
thermorégulation.
Défense de l’organisme : contre les infections grâce aux globules blancs et aux anticorps
(immunoglobuline dans le plasma), contre la perte de sang, c’est-à-dire l’hémostase grâce aux plaquettes
(= thrombocytes) et aux facteurs de coagulation qui sont des protéines contenues dans le plasma.

Quand on veut étudier les cellules du sang par


cytologie, il faut prélever du sang avec un anticoagulant
sinon on va se retrouver avec des amas qui empêchent
l’étalement. Lors d’une centrifugation du sang non
coagulé, il y a séparation par sédimentation des
constituants du sang : en haut du tube il y a le plasma, en
bas il y a les globules rouges et à l’interface il y a une
petite zone avec les globules blancs et les plaquettes
appelé la « buffy coat » .

L’hématocrite correspond au volume des hématies


par rapport au volume total.

L'EDTA est un anticoagulant. On isole facilement le sérum après coagulation car c'est la phase surnageante.

Le plasma
Plasma = sérum + éléments coagulants + Bien identifier la
fibrinogènes différence entre le plasma
Composition et le sérum
• 90% d’eau
• Protéines :
- Protéines de transport :
albumine, lipoprotéines,
haptoglobine (association
protéine-glucide)
- Protéines de défense :
immunoglobulines, Protéine C
- Facteurs de coagulation
• Ions : Na+, K+, Ca2+, Cl-, HCO3-
• Nutriments : glucose, acides
aminés, lipides, corps
cétoniques, vitamines
• Déchets du métabolisme : urée,
acide urique, bilirubine
• Hormones hydrosolubles
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Les éléments figurés du sang
Les hématies ou globules rouges ou érythrocytes

Morphologie des hématies

Les hématies ressemblent à des disques biconcaves dus à l’hémoglobine présent dans le cytosol. Elles
sont anucléées chez les mammifères, exceptés chez les camélidés où il n’y a pas de déplétion centrale et où elles
ont une forme ovoïde allongée. Elles sont nucléées et de forme allongée chez les oiseaux, les reptiles et les
poissons. Elles peuvent avoir une forme différente dans le cas de certaines pathologies (forme sphérique,
coloration uniforme).

On les observe plus facilement avec la coloration de May-Grunwald Giemsa. Leur taille varie selon les espèces.
Exemple : chien 6-7 μm, chat 5,5-6 μm, chèvre 3,2µm – 4,2µm.

Hématies de Mammifère au MEB (gauche) et en MO avec coloration MGG (droite)

Hématies de Camélidé (chameaux, lamas, alpagas,…) Hématies d’oiseau

Structure des hématies

Ne présentent ni mitochondries, ni REG, ni ribosomes.


Une membrane plasmique emplis d’hémoglobine

La membrane plasmique est une bicouche lipidique renfermant des


glycoprotéines transmembranaires reliées au cytosquelette (spectrine en
particulier) permettant la déformation de l’hématie. Ces glycoprotéines vont
comporter des parties glucidiques déterminent le groupe sanguin de
l’individu (déterminants antigéniques).

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Membrane d’une hématie

Propriétés du globule rouge

Les protéines de la membrane, liées au cytosquelette, permettent la déformation de l'hématie. Elles


peuvent ainsi passer dans les capillaires pulmonaires dont le diamètre est de 3µm alors qu’un globule rouge
normal a un diamètre de 7µm.

Cette déformabilité dépend de :


- La conservation de la forme biconcave (rapport surface/volume élevé), importance de l’équilibre
osmotique
- La fluidité de l'hémoglobine (absence de cristaux)
- La déformabilité de la membrane et donc du cytosquelette (une hématie vieillissante est moins
déformable et finit par se lyser)

Il existe des anomalies congénitales touchant les hématies.

Exemple : anomalie touchant les protéines de bande 3 chez les bovins


conduit à une sphérocytose héréditaire (anomalie structurale des
hématies, il n’y a pas de zone claire au centre de l’hématie) et la
conséquence est une anémie.

Vie et mort du globule rouge

Erythropoïèse (genèse du globule rouge)

Localisation :

La localisation de l’érythropoïèse dépend de l’âge de l’animal.

Chez le chien, elle se déroule dans le foie à partir du 25ème jour de gestation et jusqu’à 45 jours après la
naissance, dans la rate dès le 45ème jour de gestation et jusqu’à 175 jours après la naissance. Enfin, dans la
moelle osseuse dès le 32ème jour de gestation et pour toute la vie de l’individu.

Ainsi la moelle osseuse reste le seul organe érythropoïétique, c’est-à-dire capable de faire l’érythropoïèse qui
s’effectue surtout dans les épiphyses des os longs et des os plats chez l’adulte.

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Déroulement : (Pour le déroulement de chaque cellule, se reporter au schéma bilan en page 20)

Dans la moelle osseuse il existe des cellules souches pluripotentes. Il y en a de deux types : les myéloïdes (lignée
rouge) et les lymphoïdes (lignée blanche). Les globules rouges sont issus des cellules souches myéloïdes.

Chronologie de différenciation :

1) Cellules myéloïdes proérythroblastes (20-25 µm)


• Un a deux nucléoles
• Couronne de cytoplasme basophile (bleu)

2) Érythroblaste basophile I
• Chromatine condensée
• Cytoplasme clair
• Disparition des nucléoles

3) Érythroblaste basophile II
• Plus petit
• Un peu moins basophile
• Chromatine dite mottée (plus condensée)

4) Érythroblaste polychromatophile
• Synthèse progressive d’hémoglobine
• Noyau plus petit
• Couleur bleu/rose en MGG

5) Érythroblaste acidophile
• Cytoplasme gris-orangé
• Noyau très condensé situé en périphérie de la cellule

6) Réticulocyte
• Hématie de grande taille (donc sans noyau)
• Couleur bleue au MGG (bleu plus foncé que pour l’hématie)
• Peut être libéré dans le sang tel quel, mais représente moins de 1% de la population normale des
globules rouges
• Peuvent être mis en évidence par le bleu de crésyl brillant qui colore les quelques organites restants
(réticulum, mitochondrie) et une substance granulo- filamenteuse du réticulocyte.
• Bons indicateurs de l'activité de moelle : en cas d’anémie non régénérative on ne trouvera aucun
réticulocyte (pronostic moins favorable), tandis que pour une anémie régénérative on trouve des
érythroblastes.

Réticulocytes au Bleu de Crésyl brillant avec substance


Réticulocytes au MGG
granulo-filamenteuse

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Erythroblaste polychromatophile dans le sang (anémie


régénérative)

On a finalement 3 modifications principales au cours de l'érythropoïèse :

• Une diminution de la taille des cellules


• Une condensation (puis une perte) du noyau
• Une acidification du cytoplasme : passe de basophile à acidophile du fait de la synthèse de
l’hémoglobine (d'où les variations de couleur observables)
• Expulsion du noyau

Régulation de la production d’hématies

L'érythropoïèse est sous contrôle d'une hormone :


l’érythropoïétine (EPO). Elle assure, en fonction des
besoins de l'organisme, la prolifération et la
différenciation des cellules souches de la lignée rouge
en proérythroblastes. Elle est produite essentiellement
dans le rein.

Si le taux de base de globules rouges n’est pas atteint,


le rein sécrète l’EPO. Les cellules souches possèdent à
leur surface un récepteur à EPO dont la liaison entraîne
la prolifération et la différenciation.

Elle contrôle également la synthèse de l’hémoglobine


dans les érythroblastes jeunes. L'érythropoïèse
nécessite des protéines, du Fer, des vitamines B12 (+
B2, B6), de l'acide folique, du cuivre, du cobalt.

Ex : en cas d’hypoxie, il va y avoir une stimulation au


niveau des reins qui va entraîner la sécrétion d’EPO qui
va ensuite être capté par les cellules souches. Il y a alors augmentation de la prolifération des cellules souches et
augmentation de la différenciation de ces cellules en globules rouges.

Erythrolyse

Le vieillissement du globule rouge :


• Diminution des activités enzymatiques,
• Diminution de la charge électrique,
• Changement de forme (devient plus rond dû au cytosquelette).

La durée de vie de l'hématie varie selon les espèces : Vache : 160 j ; Homme : 120 j ; Chat : 70j ; Cheval :
150 j ; Chien : 110 j ; Lapin, rat : 60j.

L’érythrolyse physiologique, c’est-à-dire normale, se produit essentiellement dans la moelle osseuse et


est réalisée par les macrophages.

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Seule l'hémoglobine est récupérée et recyclée. Physiologiquement, l'érythropoïèse et l'érythrolyse
s'équilibrent.
Par exemple pour un chien, chaque jour 1/110 de la masse globulaire est détruite dans la moelle osseuse.
L’érythrolyse pathologique peut être :
• Extravasculaire : elle a lieu dans les organes par phagocytose des hématies anormales
préférentiellement dans la rate, la moelle osseuse et le foie.
• Intravasculaire : on a une lyse de l’hématie dans les vaisseaux qui amène la libération de son
hémoglobine conduisant à une hémoglobinémie (plasma rose) puis hémoglobinurie (hémoglobine
dans les urines qui sont alors légèrement rouges).

Le devenir de l’hémoglobine

Rôle du globule rouge

Le rôle essentiel de l'hématie est d’assurer l’hématose. Cela passe par le transport de l’hémoglobine et
donc des gaz respiratoires. L’hématose est la réoxygénation du sang au passage des poumons.

Ce transport de l’hémoglobine à l'intérieur d'une cellule permet d’éviter une augmentation importante
de la pression osmotique. De plus, cela permet de diminuer le turn-over de l’hémoglobine et d’augmenter la
proximité entre les enzymes et l’hémoglobine. En effet les hématies rassemblent les différents systèmes
enzymatiques nécessaires aux transports de gaz.

Méthodes d’exploration

On peut :

• Effectuer une numération globulaire (Nb GR) : compter le nombre d'hématies par litre de sang.
• Mesurer le taux d’hémoglobine (Hb) en g/dL. Permet de mettre en évidence une anémie.
• Mesurer l'hématocrite (Ht) c’est-à-dire le rapport entre volume des hématies et le volume total de
sang. Il est compris entre 40 et 55%.
• Calculer le volume globulaire moyen (VGM) : c’est le rapport entre l’hématocrite et le nombre de
globules rouges (= Ht/Nbr GR) en fintoLitre.
• Calculer la teneur corpusculaire hémoglobinique moyenne (TCHM) : c’est le rapport entre le taux
d’hémoglobine et le nombre de globules rouges Hb/Nbr GR (en picogrammes).
• Calculer la concentration corpusculaire hémoglobinique moyenne (CCHM) : C’est le rapport entre le
taux d’hémoglobine et l’hématocrite Hb/Ht (en %). Elle est normale à 30-31% et maximale à 36%. Elle
permet de qualifier une anémie.
• Examiner l'aspect des hématies sur frottis à la recherche de parasites éventuels.
• En cas d’anémie : on mesure aussi le taux de réticulocytes pour différencier les anémies régénératives
ou non régénératives.

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Exemple d’un frottis qui contient des globules rouges parasités Exemples de valeurs

Les globules blancs ou leucocytes

On distingue parmi les leucocytes :

Les polynucléaires ou granulocytes :


• Les polynucléaires neutrophiles (les plus abondants)
• Les polynucléaires éosinophiles
• Les polynucléaires basophiles
Les lymphocytes (agranulocytes)
Les monocytes (agranulocytes)

Exemples de numération : Chien : 6-17.109/L ; Chat : 5.5-19,5.109/L

Les polynucléaires ou granulocytes

Les polynucléaires neutrophiles

Chez la majorité des mammifères, ils représentent 40 à 80 % des leucocytes circulants.

Morphologie

Leur taille moyenne est compris entre 12-15 μm. Leur noyau très segmenté à maturité, avec plusieurs
lobules séparés par de fins filaments de chromatine : on parle de chromatine mottée (ou dense) donc elle est
foncée. Chez la femelle, il peut exister un appendice nucléaire qui est le corpuscule de Barr et qui correspond au
chromosome X. Chez l'animal sain, il peut y avoir un faible pourcentage de polynucléaires neutrophiles immatures
avec des noyaux peu segmentés : « band neutrophil ». Le cytoplasme renferme des granulations peu ou pas
visible au MGG (chez le chien et le chat).

Cheval Chien

Noyau très segmenté, avec des ponts de chromatine entre Noyau plurilobé, cytoplasme homogène dans lequel les
les différents lobes du noyau, une chromatine foncée granulations sont peu visibles (a gauche)

Polynucléaires neutrophiles

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Remarque : Selon les espèces, le polynucléaire neutrophile est remplacé par un polynucléaire hétérophile aux
caractéristiques suivantes :
• Granules très visibles
• Noyau bilobé, granules allongés chez les rongeurs.
• Idem chez les oiseaux

Le polynucléaire neutrophile a un noyau rond non


segmenté, des granules allongés chez les reptiles et un
noyau segmenté chez l'iguane (bien que ce soit un reptile
!)

Structure

On y trouve des granules : ce sont des lysosomes qui contiennent des


enzymes.
Deux types de granules :
• Primaires ou azurophiles : enzymes comme la myéloperoxydase
(rôle important dans la phagocytose), la phosphatase acide,
l’hydrolase acide, ou l’élastase...
• Secondaires ou spécifiques (plus petits que les primaires) :
lysozymes (dégradant la paroi des bactéries), des lactoferrines,
de la collagénase de type IV, des activateurs du plasminogène...

Ces granules donnent l’impression que les polynucléaires neutrophiles


ont plusieurs noyaux, mais c’est juste une question de coupe.

Le cytoplasme contient aussi d'autres organites peu abondants et du glycogène. Les granules primaires sont les
plus gros. On observe une déformation de la membrane plasmique car ce sont des cellules capables de se
déplacer.

Vie et mort du neutrophile

L’origine des neutrophiles durant la vie fœtale se situe dans le foie à partir du 25ème jour, et à partir du 45ème
jour dans la rate et la moelle osseuse. Après la naissance ils ne sont créés que dans la moelle osseuse. Cependant,
dans certaines circonstances pathologiques, on peut observer une granulopoïèse extramédullaire dans la rate
et le foie.

Les stades de la granulopoïèse à partir d’une souche myéloïde puis d’un progéniteur éosinophile :

1) Myéloblaste
• Noyau excentré et très important
• 20 μm
• Chromatine fine, nucléole
• Cytoplasme plus clair que proérythroblaste

2) Promyélocyte
• Apparition des granules I = azurophiles
• Disparition du nucléole
• 15-20 μm
3) Myélocyte
• Apparition des granules secondaires
• 12-15 μm
• Début de condensation de la chromatine

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4) Maturation (et non une division !) qui conduit à
un métamyélocyte
• Granulations peu visibles
• Chromatine assez condensée

5) Stade « band cell »


• Noyau en fer à cheval

6) Stade de neutrophile
• Noyau plurilobé

Au cours de la granulopoïèse on observe :

• Une condensation croissante de la chromatine. Formation des polynucléaires neutrophiles


• Une segmentation du noyau (rond à l’origine)
• Une acidification progressive du cytoplasme c'est-à-dire une diminution de la basophilie du cytoplasme.
• La formation de granulations secondaires à partir du stade myélocyte

Les neutrophiles sont répartis dans différents


compartiments :

• Le compartiment médullaire (moelle


osseuse) : pendant les 6 premiers
jours de leur vie. La moelle contient
7,5 fois plus de neutrophiles que le
compartiment sanguin chez l’homme,
5 fois plus chez le chien.
On distingue différents secteurs dans la moelle :
- le secteur de multiplication :
contient myéloblastes et les
promyélocytes
- le secteur de maturation :
contient myélocytes,
métamyélocytes et band cells.
- le secteur de réserve contenant les polynucléaires segmentés.
• Le compartiment sanguin : Il contient des polynucléaires neutrophiles (PN) circulants (explorés par
hémogramme) et des polynucléaire neutrophile marginés (qui sont fixés sur les bords des vaisseaux
et ne circulent pas). Le rapport polynucléaire neutrophile marginés/ polynucléaire neutrophile
circulants= 1 pour chien, le cheval et le veau et 2 pour le chat. Leur temps de demi-vie est de 20h chez
l’homme et de 7h chez le chien.
• Le compartiment tissulaire : C'est la « destination finale » des polynucléaires neutrophiles. Ils y
passent définitivement car il n’y a pas de retour possible dans le compartiment sanguin et dégénèrent
24 à 48 heures plus tard. Quand il y a un agent pathogène, on observe un afflux de PN. Leur
accumulation donne du pus.

Rôle des polynucléaires neutrophiles

Ils sont la première ligne de défense contre les bactéries. Ils sont plus rapides et plus spécialisés que les
macrophages car ils font partis du système immunitaire inné mais contrairement à ceux-ci ils ne se multiplient
pas in situ. Cette première ligne de défense se fait par deux phénomènes :

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• Une activité de phagocytose. Tous les leucocytes vont être uniquement dans le sang. Or leur rôle est
en dehors des vaisseaux sanguins. Les polynucléaires neutrophiles vont donc sortir des vaisseaux
sanguins, c’est ce qui est appelé la diapédèse. Ils sont guidés par chimiotactisme positif des bactéries
ou des fragments cellulaires (intervention également des sélectines). La reconnaissance est directe
ou indirecte par opsonisation. L'internalisation donne un phagosome qui fusionne avec un lysosome
(phagolysosome). L'élément phagocyté est ensuite dégradé.

La phagocytose (cours des RHL)

Il y en a deux types :

o La phagocytose oxygéno-dépendante faisant intervenir la myéloperoxydase, l'H2O2 et le Cl-

Selon la réaction : Myéloperoxydase + H2O2 + Cl- → OCl•

Activité bactéricide
importante

o La phagocytose oxygéno-indépendante (moins importante) faisant intervenir des enzymes


et des protéines cationiques (BPI = bactericidal permeability increasing). Elles permettent
l'activation des phospholipases (et ainsi d’augmenter la perméabilité des bactéries), les
lysozymes interviennent aussi (hydrolysent le glycocalix des bactéries), la lactoferrine, la
défensine…
• Une activité de sécrétion
o Permet le maintien des réactions vasculaires de l’inflammation par sécrétion :
D’activateurs du facteur C5 du complément (libération histamine à vasodilatation).
D’activateurs du plasminogène à plasmine à dégradation de la fibrine.
De protéines cationiques à dégranulation des mastocytes.
De facteurs chimiotactiques qui attirent les monocytes et les polynucléaires
o Participe au nettoyage du collagène et à la détersion du foyer inflammatoire. Ils libèrent les
enzymes contenues dans leurs granules :
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Protéases neutres (élastase, collagénase…)
Autres enzymes lytiques (hyaluronidase, nucléase...)

P= pseudopode PN phagocytant des bactéries

Polynucléaires éosinophiles

Les polynucléaires éosinophiles représentent 1 à 6 % des leucocytes donc sont peu fréquents.
Morphologie
• 12 à 20µm
• Noyau souvent bilobé
• Granulations spécifiques différentes : rouge/orangé au MGG

La taille et la forme des granules sont variables selon l’espèce. Cela permet de déterminer l’espèce à partir de
l’observation du sang :

Granules petites et allongés Granules de grande taille Granules arrondies taille/forme variables chez le chien
(bâton) chez le chat pouvant masquer le noyau qui ne remplissent pas toujours tout le cytoplasme
chez le cheval

• Granules ronds et gros chez les reptiles


• Granules rouge et petits, noyau bilobé chez oiseaux (confusion possible avec neutrophiles)

Le lapin a des polynucléaires neutrophiles spéciaux,


appelés hétérophiles. Ils ont des granulations qui
ressemblent un peu aux éosinophiles, par contre chez ces
animaux il y a quand même un polynucléaire éosinophile,
qui est un peu plus grand en terme de taille et dont les
granules ressemblent au cheval : plus claires et plus
grosses.

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Structure

Au microscope électronique, chez certaines espèces, on observe que les


granules spécifiques renferment un cristal électron dense. Ils contiennent des
protéines cationiques : « eosinophilic cationic protein » et « major basic protein »
qui sont toxiques pour les parasites et les cellules épithéliales (provoquant
l'asthme). Leur taux augmente lors de la présence de parasites ou d’allergies.

Vie et mort du polynucléaire éosinophile

Leur origine est la moelle osseuse.

On trouve les mêmes stades que pour le polynucléaire neutrophile mais des granulations différentes. Leur durée
de vie est relativement courte, de 3 à 5 jours.

Myéloblaste Promyélocyte Myélocyte Métamyélocyte « band cell » Polynucléaire


éosinophile éosinophile éosinophile éosinophile

Dans la moelle osseuse, jusqu’au stade promyélocyte, on ne peut pas savoir si cette cellule va donner un
éosinophile, un neutrophile ou un basophile car les deux premiers stades sont identiques. Les granules
secondaires apparaissent qu’à partir du stade myélocyte. Il y a une diminution de taille au cours de la maturation
avec apparition d’un noyau trilobé.

Rôle
• Ils luttent contre les parasites (helminthes) en s'y attachant puis en libérant leurs granules qui lysent
le parasite.
• Ils régulent les hypersensibilités de type I (intervention des IgE) : les mastocytes libèrent des facteurs
chimiotactiques, c’est-à-dire qu’ils vont attirer les polynucléaires éosinophiles qui vont libérer le
contenu de leurs granules qui entrainent la lésion des épithéliums. De temps en temps, il y a des
substances dans les polynucléaires éosinophiles qui vont diminuer l’intensité des phénomènes
d’hypersensibilité grâce à des l’histaminases qui neutralisent l’histamine sécrétée par les
mastocytes. Les polynucléaires éosinophiles sont aussi capables de phagocyter des complexes
immuns et les granules des mastocytes.
• Ils phagocytent des bactéries et des levures (cependant moins que les PN).
• Ils assurent le remodelage du tissu conjonctif en fin d’inflammation via des collagénases.

Les polynucléaires basophiles

Ils sont en quantité variable selon les espèces : Lapin (8-10%) > ruminants > cheval > chien-chat (<< 1%), mais en
général très rare.

Morphologie

Leur taille est entre 12 et 20 μm. Le noyau est souvent bi ou trilobé. Il faut faire attention, on peut parfois avoir
l’impression qu’il y a plusieurs noyaux. Le cytoplasme contient des granules qui apparaissent en violet foncé,
métachromatiques (au bleu de toluidine). Elles varient selon les espèces :
• Chien : gros et peu nombreux, de même couleur que le noyau
• Cheval, bovin : petits et nombreux
• Chat : gris orangé
• Lapin : nombreuses et plus foncées que le noyau

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Chien Lapin

Structure

Les granulations spécifiques sont denses aux électrons, elles apparaissent très
noires, de grandes tailles et renferment :

• Des amines vaso-actives : héparine, histamine


• Des hydrolases
• De l’acide hyaluronique

Vie et mort

Leur origine est la moelle osseuse. Les stades de différenciation sont identiques pour tous les polynucléaires.

Ils restent dans le sang 6 heures et survivent dans les tissus 10 à 12 jours.

Myéloblaste Promyélocyte Myélocyte Métamyélocyte « band cell » Polynucléaire


basophile basophile basophile basophile

Différents stades de différenciation des polynucléaires basophiles

Rôles

• Rôle dans l’hypersensibilité de type I. Leur membrane porte des récepteurs pour les IgE
(immunoglobulines de type E)). Si l’animal est au contact avec un allergène, il va être plus ou moins
sensible génétiquement. S’il est hypersensible, il va fabriquer des immunoglobulines de type E qui
vont se mettre sur les membranes, soit des basophiles, soit des mastocytes : c’est la phase de
sensibilisation et là il n’y a pas de signes cliniques. Quand l’animal est en contact une deuxième fois
avec le même allergène, cet allergène va se fixer sur le IgE ce qui entraine une dégranulation des
mastocytes et donc la libération d’histamines.
• Rôle dans la coagulation via la libération d'héparine (anti-coagulant) lors de la dégranulation des
mastocytes qui entraine la libération des autres constituants du mastocyte.

Les lymphocytes

Ils sont très courants et en quantité variable selon les espèces : Carnivores, cheval : 20 à 40 % ; Porc : 50 % ;
Ruminants : 60-70 %

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Morphologie

Petit lymphocyte Grand lymphocyte Lymphocyte au ME

On distingue deux morphologies :

• Petits lymphocytes (80%) : leur taille est comprise entre 6 et 9 μm, le rapport noyau/cytoplasme est élevé
donc ils ont un gros noyau rond et régulier et juste une couronne cytoplasmique, peu abondante. Ils ne
possèdent pas de granules.
• Grands lymphocytes (20%) : leur taille et comprise entre 9 et 15 μm, le rapport noyau/cytoplasme est
moins élevé. Ils possèdent quelques granulations azurées.

On n’observe pas de noyau plurilobé. Sur une lame, ils sont à peine plus gros qu’une hématie et possèdent un
noyau ovalaire régulier qui prend presque tout le cytoplasme. Ils contiennent peu d’organites comme tous les
leucocytes. On peut trouver des pseudopodes en périphérie qui permettent la mobilité au microscope
électronique.

Origine des lymphocytes

Ils se forment également dans la


moelle osseuse mais à partir de
cellules souches particulières : les
cellules lymphoïdes. On distingue
deux lignées selon que la maturation
se fasse dans le thymus ou dans la
moelle osseuse.

L’origine commune est la moelle


osseuse. Les lymphocytes immatures
vont passer dans les organes
lymphoïdes primaires où ils vont
subir une maturation : pour les
lymphocytes T c’est l’acquisition
d’un récepteur situé sur la
membrane, pour les lymphocytes B,
des immunoglobulines de
membrane. Les lymphocytes B
restent dans la moelle osseuse ou dans la Bourse de Fabricius pour les oiseaux. Les lymphocytes T migrent dans
le thymus. Ils deviennent matures et prêts à rencontrer des antigènes éventuels. Les lymphocytes passent dans
le sang et sont distribués dans les organes lymphoïdes secondaires : la rate, le ganglion lymphatique et le MALT
(tissu lymphoïde associé aux muqueuses) et une partie reste dans la moelle osseuse.

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Phénotype

Dans le sang, on compte :

• 20% de lymphocytes B présentant des immunoglobulines de surface.


• 70% de lymphocytes T portant des récepteurs T :
o CD4 , on parle alors de lymphocytes auxiliaires
o ou CD8, on parle de lymphocytes cytotoxiques
• 10 % de lymphocytes NK (Natural Killer = lymphocytes de l’immunité innée, pas besoin de la réaction
immunitaire pour détruire les cellules intrues ou tumorales)

Rôles

Ils jouent un rôle primordial dans tous les mécanismes de défense immunitaire (immunité humorale et
cellulaire) : cf. organes lymphoïdes et immunologie.

Les monocytes

Ils représentent 2 à 10% des leucocytes du sang périphérique. Ils ne sont pas très courants mais ce sont les
cellules sanguines les plus grosses que l’on puisse observer. Ils portent des pseudopodes très importants et sont
donc très mobiles.

Morphologie

Taille : 15 à 20 μm.

Le cytoplasme est gris-bleu et assez abondant. Leur noyau est de forme


plus irrégulière (ovale à réniforme = en drapeau). On peut observer de
petites vacuoles claires dans le cytoplasme, des lysosomes noirs très
nombreux, des mitochondries, et du REG (MET). Ils ne contiennent pas
de granulations. Les pseudopodes sont plus importants que pour les
autres cellules.

Monocyte au ME

Origine

Leur création est dans la moelle osseuse.

!! ATTENTION !! : Tant que ces cellules sont dans le sang, on parle de


monocytes, une fois dans les tissus on parle de macrophages.

Rôles

Ils ont peu d'importance dans le sang circulant.

Ce sont cependant des cellules très mobiles qui passent dans les tissus
et deviennent des macrophages et réalisent la phagocytose (cf. tissu
conjonctif).

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Méthodes d’exploration des globules blancs

On peut :

• Réaliser des numérations. Exemples de numération leucocytaire : Chien : 617.109/L Chat : 5.5-
19,5.109/L
• Réaliser des formules sur frottis : c’est à dire compter le pourcentage de chaque lignée sur un frottis.

Rmq : Ces chiffres sont à interpréter en fonction du nombre absolu. En effet, si une lignée est en nombre important
physiologiquement alors une variation mineure est sans importance, alors que si elle est peu représentée une
faible variation est alarmante.

• Vérifier la présence de cellules anormales (cellules trop jeunes, cellules tumorales...)

Les plaquettes ou thrombocytes

Ce sont de petits fragments cellulaires ovales anucléés chez les mammifères, mais nucléées chez les oiseaux,
les reptiles et les poissons. Elles ont un rôle prédominant dans la coagulation. Leur durée de vie est courte, de 9
à 12 jours, ainsi on a besoin de beaucoup de donneurs chez l'humain.

Morphologie

Sur frottis, les plaquettes apparaissent petites et hétérogènes, souvent en amas.

Leur diamètre est d’environ 2 à 4μm. Leur cytoplasme clair est mal délimité et renferme des microtubules, des
microfilaments et des granulations azurophiles (violet foncé au MGG).

Plaquettes mammifères Plaquettes oiseaux

Origine

L’origine des plaquettes est la cellule souche


myéloïde. La caractéristique des
mégacaryocytes c’est qu’ils vont se multiplier
sans cytodiérèse donc sans séparations et
peuvent atteindre 32n chromosomes. Les
cellules deviennent très grosses et se repèrent
très facilement sur un frottis de moelle osseuse.

Au stade de mégacaryocyte granuleux, elles


possèdent un système canaliculaire qui va
diviser le cytoplasme en morceaux menant à la
fragmentation des cellules pour former les
plaquettes qui vont passer dans le sang
circulant.

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Structure

En microscopie électronique, les mégacaryocytes sont de très grosses cellules. On repère le noyau et un réseau
de réticulum endoplasmique qui va séparer des petits morceaux de plaquettes.

Mégacaryocyte Détail sur la formation de plaquettes

Les plaquettes ont généralement une forme


ronde, une membrane plasmique classique
composée d’une bicouche lipidique, un
glycocalyx en surface relativement abondant.
Il existe des structures spécifiques à la
plaquette qui sont des granulations :

• Les granules α qui sont les plus


nombreuses et les moins denses aux électrons
Leur membrane contient de nombreuses
molécules (glycoprotéines IIb IIIa, Sélectine P
…) qui interviennent dans la coagulation. Ce
sont les principaux réservoirs intracellulaires
de protéines libérées au cours de
l’activation : fibrinogène, facteur plaquettaire
4, facteur de Willebrand(<3), facteurs de croissance (PDGF, TGFβ).
• Les granules denses aux électrons en ME : ils contiennent de l'ATP, de l'ADP, du Ca2+, de la sérotonine.
Ils interviennent dans la coagulation sanguine.
• Des lysosomes
• Quelques mitochondries et des amas de glycogène.

Il y a également un système canaliculaire


ouvert, qui n’existe pas chez les bovins, et
qui permet de libérer le contenu des
granules dans le milieu extérieur. En
outre, il y a un système tubulaire dense
qui vas concentrer le calcium, important
dans les phénomènes d’hydrostase.

Plaquette en microscopie électronique

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Rôle des plaquettes
• Rôle majeur dans l’hémostase primaire qui se déclenche s'il y a rupture de l'endothélium vasculaire.
Les plaquettes changent de forme et adhèrent entre elles par l’intermédiaire du facteur de
Willebrand : formation du clou plaquettaire. Puis il y a libération de leurs granules qui attirent de
nouvelles plaquettes : c’est la coagulation ! La coagulation est une activation de fibrinogènes solubles
dans le sang qui, sous l'action des plaquettes, se transforment en fibrines insolubles qui bouchent la
faille de l'endothélium.
• Rôle dans l’inflammation en libérant des amines vasoactives.
• Rôle dans la diffusion des cellules tumorales : les cellules tumorales recouvertes de plaquettes sont
moins attaquées, elles sont donc cachées...

1. Adhésion

2. Changement de forme

3. Libération des granules

4. Recrutement

5. Agrégation

Méthode d’exploration
• Numération plaquettaire faite par une machine. Ex : pas assez de plaquettes entraine un risque
d’hémorragie
• Aspect sur frotti : vérification sur frottis au cas où la valeur de la numérotation semble étrange.

Tableau bilan :

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CE DOCUMENT A ETE OFFERT AUX VETERINAIRES ALGERIENS PAR

REDA MOHAMED GUESSOUM, DVM

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Bases Morphologiques d'Anatomie et d'Histologie Histologie CM 14-15
Module : Bases Morphologiques d’Anatomie et d’Histologie
Matière : Histologie

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Les épithéliums

Objectifs pédagogiques :
-

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Table des matières


Epithélium de revêtement ....................................................................................................................................3
Caractéristiques ................................................................................................................................................3
Les systèmes jonctionnels intercellulaires .......................................................................................................4
Les jonctions étanches......................................................................................................................................4
Les jonctions d’ancrage ....................................................................................................................................5
Les jonctions d’ancrage assurant la jonction cellule/cellule ........................................................................6
Les jonctions d’ancrage assurant la jonction cellule/ matrice extracellulaire .............................................8
Les jonctions GAP .......................................................................................................................................10
Fonctions ............................................................................................................................................................11
Protection .......................................................................................................................................................11
Contre les agressions physiques et chimiques ...........................................................................................11
Contre la colonisation par des agents pathogènes ....................................................................................11
Contre la dessiccation (rôle très important). .............................................................................................13
Contre les rayonnements non ionisants (=rayonnement assez peu pénétrant qui ne vont concerner dans
leur effets délétères que les tissus superficiels).................................................................................................14
Contre les agents immunogènes ................................................................................................................15
Absorption ......................................................................................................................................................15
Transport ........................................................................................................................................................16
Sécrétion .........................................................................................................................................................17
Echanges gazeux .............................................................................................................................................17
Glissement ......................................................................................................................................................18
Classification des épithéliums ............................................................................................................................18
Les épithéliums de revêtement ......................................................................................................................18
Nombre de couches cellulaires...................................................................................................................18
Forme des cellules en surface ....................................................................................................................19
Spécialisation de l’épithélium .....................................................................................................................20
Les épithéliums glandulaires ..........................................................................................................................21
Les glandes unicellulaires ...........................................................................................................................21
Les glandes pluricellulaires .........................................................................................................................22
Classification des unités élémentaires selon leur forme ............................................................................22
Autres types de classification des glandes exocrines .................................................................................23
Classification des glandes endocrines ........................................................................................................24

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Introduction
Les tissus épithéliaux sont des tissus constitués de cellules étroitement serrées et arrangées :
En feuillet recouvrant des surfaces ou tapissant des cavités = épithélium de revêtement. Il en existe de
plusieurs types suivant leur topographie. Les épithéliums :
o Tapissant des cavités ouvertes sur l’extérieur (tube digestif, appareil respiratoire, appareil urinaire)
sont les épithéliums stricto sensu
o Tapissant des cavités fermées (cœur et vaisseaux) sont appelés endothéliums
o Tapissant les cavités cœlomiques (pleurale, péritonéale et péricardique sont les mésotheliums
o Recouvrant l’ensemble de l’organisme est l’épiderme
En amas d’architecture variable à l’origine d’une sécrétion = épithélium glandulaire Ex : l’épithélium du
tube digestif

Epithélium de revêtement
Caractéristiques

Le mot épithélium provient du grec « epi » = sur et « thelea » =


nourrice. Un épithélium est donc un tissu qui repose sur sa
nourrice : il est associé à un tissu conjonctif, qui est vascularisé et
qui va lui apporter les nutriments nécessaires à la survie des tissus
(ex. épiderme TE et derme TC). Histologiquement on reconnaît un
épithélium par :
L’absence de vascularisation propre (contrairement au
tissu conjonctif).
La matrice extracellulaire peu développée (dite
épithéliale) car les cellules sont jointives. Elle joue
cependant un rôle important. Coupe de peau : épiderme (épithélium) et
La faible quantité de liquide. derme (tissu conjonctif)
La très forte densité cellulaire (contrairement au tissu
conjonctif).
La présence de systèmes de jonctions intercellulaires qui
assurent la cohérence des tissus épithéliaux.

La cellule épithéliale est à la fois une barrière et un lieu d’échange.


Ce sont des cellules généralement polarisées : elles possèdent un
pôle apical, tourné vers la lumière de la cavité et un pôle basal,
dirigé vers le tissu conjonctif sous-jacent et reposant sur une lame
basale.
Epithélium intestinal à cellule polarisées

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Les systèmes jonctionnels intercellulaires

Les épithéliums sont des tissus constitués de cellules serrées. Cela nécessite la mise en place de système de
jonction assurant la cohésion de l’ensemble des cellules. Ces jonctions sont des protéines transmembranaires.

1- Jonction étanche

2- Ceinture d’adhérence

3-Desmosomes

4- Jonction GAP

Les jonctions étanches

Ce sont des zones de liaison étroite entre deux cellules adjacentes à leur pôle apical. La cohésion de la
membrane est maintenue par des protéines membranaires. Dans ces jonctions, on a une protéine
transmembranaire (occludine ou claudine) qui s’accroche à des plaques d’ancrage (ZO1…). Les plaques d’ancrage
sont en relation avec le cytoplasme de la cellule. Dans le cas des jonctions étanches, elles font l’intermédiaire entre
les filaments d’actine et les occludines. Ces jonctions sont fragilisées en absence de calcium donc la liaison entre
deux protéines se fait par l’intermédiaire des ions Ca²⁺. Ces jonctions ont plusieurs fonctions :
Elles bloquent la diffusion des substances et jouent le rôle de barrière entre la lumière de l’acinus et
l’intérieur de l’organisme. Cette imperméabilité dépend de l’épithélium.
Elles maintiennent dans la partie apicale de la cellule les protéines de transport et de reconnaissance qui
pourraient migrer vers la partie basale en leur absence.
La transmission de la déformation des cellules au reste de l'épithélium.

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Exemple de pathologie : dans les hépatocytes du


foie disposés en travées, ces jonctions assurent
l’étanchéité des canalicules biliaires. Les
hépatocytes produisent la bilirubine, rentrant
dans la constitution de la bile. Si le système de
jonction n’est pas étanche, la bile s’échappe et on
observe un dépôt de couleur marron dans les
vésicules biliaires. La bile ainsi libérée dans le sang
provoque un ictère.

Etude sur les jonctions d’ancrage :

Cellule épithéliale avec jonctions étanches normales Cellule épithéliale en présence de toxines de clostridium
difficile. On voit un élargissement de la jonction due à la
dissociation des protéines de la plaque d’ancrage et de
l’occludine par la toxine. Les liquides peuvent alors passer
entre les cellules et les nutriments absorbés au niveau des
microvillosités vont repartir dans la lumière de l’intestin : le
travail cellulaire de l’absorption est alors inutile.

Les jonctions d’ancrage

Ce sont des points de contact entre cellules sur lesquels se fixent les éléments du cytosquelette. Elles sont
abondantes dans des tissus soumis à de fortes contraintes comme l’épiderme. Ces jonctions associent les éléments
du cytosquelette d’une cellule à celui d’une autre cellule ou à la matrice extracellulaire.

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Les jonctions d’ancrage assurant la jonction des cytosquelettes cellule/cellule

Les jonctions adhérentes

Dans les épithéliums les jonctions adhérentes constituent une


ceinture d’adhérence continue au niveau de la partie apicale de la cellule.
Elles participent au maintien de la forme des cellules. A leur niveau les
membranes plasmiques des deux cellules s’écartent. La jonction est
assurée par des protéines transmembranaires appelées cadhérines. On
retrouve le même principe de cohésion que pour les jonctions étanches :
Partie extra-cytosolique liée avec cellules adjacentes
Partie cytosolique se rattachant à des caténines, liées elles-
mêmes aux filaments d’actine.
Ainsi, chaque cellule peut ajuster sa forme en fonction des messages
reçus. Ces jonctions assurent aussi la cohésion de l’épithélium (c’est
l’adaptation des cellules aux mouvements latéraux) et le maintien de
l'étanchéité.

Remarque : l’arrêt de production de E-cadhérine est un des facteurs


initiateurs des métastases. Les cellules vont se détacher, quitter
l’épithélium et passer dans les tissus conjonctifs et les vaisseaux
sanguins.

Les desmosomes

Cette jonction est observable sous forme de « boutons pression » (de 0,1 à 0,5μm de diamètre). Les
protéines transmembranaires impliquées appartiennent à la famille des cadhérines. Ce sont des desmogléines et
des desmocollines. Ces protéines sont liées aux filaments intermédiaires de kératine du cytosquelette qui
constituent une charpente structurale des cellules. Là encore, les protéines des cellules adjacentes se fixent les
unes aux autres, assurant ainsi l’adhérence. Les desmosomes agissent comme des rivets pour distribuer des forces
dans les épithéliums et assurent la cohésion de l’épithélium en reliant les cytosquelettes de cellules adjacentes.
Outre leur rôle de fixation, ils informent la cellule sur la position des cellules de son entourage et permettent un
mouvement synchronisé.

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Exemple de pathologie : Dans l’épiderme les desmosomes sont portés par des prolongements cytoplasmiques des
kératinocytes appelés pont épineux. Le pont épineux d’une cellule est fixé à l’autre par une grande densité de
desmosome. Il existe deux maladies auto-immunes appelées pemphigus. Elles sont dues à une production d’auto
Ac (IgG) dirigés contre les desmogléines 1 ou 3 / desmocollines des desmosomes. Les anticorps reconnaissent les
protéines et excrètent des protéases qui activent la plasmine. Ceci entraîne le clivage des molécules d'adhésion et
l'isolement des cellules.

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Il existe deux types de Pemphigus :
Le Pemphigus vulgaire : production d’Ac dirigés Le Pemphigus foliacé : production d’Ac dirigés contre la
contre la desmogléine 3. Elle est surtout située dans desmogléine 1 qu’on trouve dans les couches superficielles de
les couches profondes de l’épithélium. Les l’épithélium. Le principe est le même. Quand les anticorps
protéases responsables du clivage des systèmes viennent se fixer, cela active l’inflammation par afflux de
d’adhésion sont activées. La cellule épithéliale perd polynucléaires neutrophiles qui agissent sur place en libérant
ses connexions avec les cellules voisines. Elle est des enzymes. Ces enzymes sont des protéases non sélectives qui
isolée et entre en apoptose (phénomène
vont cliver les protéines assurant la jonction dans les
d’acantholyse = destruction des prolongements
desmosomes. Il y a donc perte de cohésion. Des pustules (=
cytoplasmiques). Toutes ces cellules ciblées par les
anticorps vont disparaître et la conséquence bulles superficielles formées d’amas de cellules détachées)
histologiquement visible est l’apparition d’un clivage apparaissent sous l’épiderme et la couche cornée se décolle.
par destruction des cellules de la couche basale entre
le derme et l’épiderme.

Les jonctions d’ancrage assurant la jonction du cytosquelette de la cellule et de la


matrice extracellulaire

Les hémidesmosomes

Ces jonctions ancrent les cellules situées au contact du tissu conjonctif à la lame basale. Cette liaison
permet de nourrir les cellules épithéliales par le conjonctif. De multiples protéines sont impliquées, dont certaines
sont synthétisées par la cellule épithéliale (en violet sur le schéma), et d’autres par la lame basale (en vert sur le
schéma).

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On trouve en fait deux types de liaisons :
Des intégrines α et β qui ont comme
ligand la laminine produite par le
tissu conjonctif. Les intégrines sont
au contact dans les TC avec la
laminine V.
Le collagène XVII produit par les
cellules épithéliales (kératinocytes)
(seul collagène non produit par les
fibroblastes) qui rentre en contact
avec ses récepteurs se trouvant sur
le tissu conjonctif. Il vient se fixer sur
la lamina densa constituées de fibre
de collagène IV.

Exemple de pathologie : la pemphigoïde bulleuse (maladie auto-immune) est due à la production d’auto anticorps
anti BP180 (partie du collagène XVII), glycoprotéine transmembranaire exprimée par les kératinocytes de la couche
basale. Par activation du complément, il y a lyse de BP180. Les jonctions sont détruites (sauf système laminine-
intégrine qui ne suffit plus pour assurer une liaison solide entre TE et TC) et le massif épidermique se décolle très
fortement. Macroscopiquement on observe la formation d’une bulle.

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Les contacts focaux : plaques d’adhérence

Les contacts focaux sont constitués d’une


molécule transmembranaire (intégrine) qui
interagit avec une plaque cytoplasmique
d’ancrage constituée de taline et vinculine. La
plaque d’ancrage est elle-même associée aux
filaments d’actine du cytosquelette cellulaire.

Les jonctions GAP

Ces jonctions permettent à des ions inorganiques et à des petites molécules hydrosolubles de passer
directement du hyaloplasme d’un cellule au hyaloplasme d’une autre. Elles assurent un couplage métabolique et
électrique entre les cellules. Au niveau des jonctions GAP les membranes des cellules adjacentes se rapprochent à
environ 3 nm. Chaque canal ou connexon est constitué par 6 sous-unités protéiques identiques appelées
connexines. L’alignement en face à face de 2 connexons de 2 cellules voisines forme un canal. Ces jonctions
permettent de coordonner des cellules qui assurent la même fonction en permettant le passage de petites
molécules de signalisation qui coordonnent et synchronisent les fonctions de l’épithélium : battement des cils de
cellules épithéliale, sécrétion des cellules acineuses. Ces jonctions sont plutôt situées dans la partie profonde des
cellules. Une jonction GAP est une plaque regroupant plusieurs connexons.

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Fonctions
Protection

Exemple de l’épiderme

Protection contre les agressions physiques et chimiques

La protection est prise en charge par la couche la plus superficielle de l’épiderme appelée couche cornée
(CC). Cette couche résulte de modifications physiologiques des cellules de la lame basale, qui se sont kératinisées,
c'est-à-dire qu’elles synthétisent de la kératine, perdent leur noyau et meurent. La couche cornée est donc
extrêmement solide. Elle est par ailleurs plus ou moins développée selon les zones du corps (beaucoup plus épaisse
au niveau des coussinets et de la truffe).

CC CC

Dos Coussinet

Protection contre la colonisation par des agents pathogènes

Il existe des bactéries sur la couche cornée, celles-ci forment la flore


résidente ou autochtone. Il y a alors une compétition entre la flore
résidente et les autres bactéries. La flore autochtone empêche les
agents pathogènes intrus de se fixer. Elle a le rôle de première
barrière de protection.
NB : le gros intestin (où il n’y a pas de mouvement de péristaltisme,
contrairement à l’intestin grêle) est protégé de la même façon.

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De plus, la desquamation des cellules kératinisées de la couche cornée entraîne un relargage des agents
pathogènes qui auraient réussi à se fixer. Exemple : les spores et champignons présents sur la peau partent
avec le squame.

Epiderme, P.A.S

Les cellules épithéliales sont capables de produire des substances chimiques à rôle antibactérien appelées
peptides antimicrobiens (PAM ou AMP pour AntiMicrobial Peptides) qui assurent la protection chimique.
Quelques exemples :
o La cathelicidine (LL37 chez l’homme) qui se fixe sur les LipoPolySaccharides de la paroi des bactéries
Gram -. Cette substance est produite par les glandes sudorales.
o La dermcidine, produite par les glandes sudorales
o La β défensines qui se fixent sur les résidus sucrés. Elle est produite par les kératinocytes puis
intégrées aux corps lamellaires.
o Si leur action ne suffit pas, les kératinocytes produisent des chimiokines à effets antimicrobiens.
Elles semblent attirer les cellules de l’inflammation (PN, PE, leucocytes). Leur mode d’action est
encore mal connu mais se révèle très efficace. NB : cathelicidine et β défensine peuvent recruter et
activer les cellules de l’immunité acquise.

Mécanisme d’une infiltration bactérienne

Une population pathogène arrive. Elle prend la place de la flore résidente et réussi à franchir la
couche cornée même si elle desquame régulièrement.

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La population pathogène se retrouve au contact des PAMs


produit par les kératinocytes et doit lutter contre la protection
chimique.

Si la flore réussit à franchir les 3 barrières précédentes, elle


pénètre dans l’épithélium, les kératinocytes seront activés grâce
aux récepteurs Toll reconnaissant des grands groupes d’agents
pathogènes. Cette agression stimule la production de chimiokine
et de substance activant toute la branche immunitaire spécifique
des défenses.

Protection contre la dessiccation (rôle très important)

Du liquide passe en permanence entre les cellules épithéliales et s’évapore ensuite. Pour éviter une trop
grande déshydratation, on trouve des empilements de céramides (lipides complexes) entre les cellules épithéliales.
Leur empilement empêche l’eau de traverser l’épiderme et réduit son évaporation. Exemple : les grands brûlés, qui
ne possèdent plus d’épiderme, font face à une fuite de liquide important d’où un risque de mort par déshydratation,
pouvant entrainer un arrêt cardiaque. On doit parfois les plonger dans des bains de liquides physiologiques pour
pallier la déshydratation.

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Protection contre les rayonnements non ionisants (=rayonnement assez peu pénétrant
qui ne vont concerner dans leurs effets délétères que les tissus superficiels)

Ces rayonnements ont pour origine principale le soleil qui produit des UVA (315-400 nm) et des UVB (290-
315 nm) mais aussi des IR. Il existe deux systèmes pour éviter la pénétration des UV :
La couche cornée réfléchit 60% des IR et absorbe la majeure partie des UVB.
Les grains de mélanine produits par les mélanocytes vont arrêter les UVA pénétrant l’épiderme en
s’oxydant. Les mélanocytes sont des cellules d’origine mésenchymateuse régulièrement implantées dans
la partie basale de l’épiderme. Les mélanocytes sont situés dans les couches basales de l’épiderme, ils
produisent de la mélanine qui est exportées aux kératinocytes adjacents. Les grains de mélanine viennent
se localiser comme un chapeau au-dessus du noyau, qui s’oxyde et diffracte les UVA dans le spectre du
visible. Cela protège l’ADN de
l’altération consécutive à l’exposition au
rayonnement (mutation, phénomène
néoplasique…). Les cellules ont des
systèmes de réparation mais cela n’est
pas toujours suffisant. On peut alors
aboutir à la formation de tumeurs telles
que les carcinomes chez le chat par
exemple.

30 % des UVB passent dont :


20 % atteignent la couche basale. Si les mécanismes de réparation sont inefficaces (pigmentation faible de
la peau …) les rayonnements peuvent être à l’origine de dysplasies qui dégénèrent en carcinomes.
10 % atteignent le derme et sont à l’origine de tumeurs vasculaires
Exemple de pathologie : les zones pauvres en poils et animaux blancs qui ont peu de mélanine sont peu protégés.
Cela peut favoriser l’apparition de carcinomes (tumeur). Exemple de zone à risque : bord du pavillon auriculaire chez
un chat blanc (grand classique).

Carcinome épidermoïde (souvent chez les chats blancs aux yeux bleus qui n’ont pas de mélanine)
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Contre les agents immunogènes

On retrouve dans les épithéliums des cellules dendritiques d’origine myéloïde appelées cellules de
Langerhans. NB : cellule présentatrice d’Ag des épithéliums pluristratifiés, attention à ne pas confondre avec les îlots
de Langerhans dans le pancréas. Elles possèdent un cytoplasme très ramifié formant un maillage (aspect
dendritique) entre les kératinocytes. Ces cellules capturent les Ag qui passent la couche cornée de l'épiderme. Elles
migrent alors vers les ganglions lymphatiques et drainent ainsi les Ag. Elles présentent les antigènes au lymphocyte
T et ce drainage induit ou non une réponse immunitaire selon la dangerosité des Ag. Elles ont un rôle de sentinelle
et sont qualifiées de cellules présentatrices d’Ag. Ces cellules sont présentes uniquement dans les épithéliums
pluristratifiés : épiderme, cavité orale, œsophage, canal anal, vagin.

En coloration normal
elles apparaissent sous
la forme de petites
cellules rondes

En ME elles se distinguent par


En coloration spéciale on voit leur couleur claire, le fait que
apparaître le maillage formé desmosomes, filaments de
par ces cellules dendritiques. kératine et grains de mélanine
soient complétement absents.
Chez le chat, on observe dans le cytoplasme des cellules de
Langerhans des granules trilamellaires (granules de Birbeck)
impliquées dans l’internalisation des antigènes.

Absorption

Les cellules épithéliales spécialisées dans l’absorption ont une morphologie adaptée : elles possèdent, au
pôle apical, des expansions cytoplasmiques soutenues par les filaments intermédiaires du cytosquelette appelées
microvillosité.
Exemple de l’épithélium intestinal
Celui-ci présente un plateau strié ou bordure en brosse. Elle est composée d’expansions cytoplasmiques des
entérocytes fines et allongées (0,1 μm de diamètre et entre 1 et 2 μm de longueur). Cela permet l’augmentation
considérable de la surface d'échange, permettant une absorption maximale au niveau de l'intestin.
Exemple pathologie : si une bactérie opère des modifications des microvillosités il y aura un risque de diminution de
la surface d’absorption, donc une capacité d’absorption très diminuée. Cela peut conduire à des diarrhées.

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On observe le même type de structure au niveau des pôles apicaux des cellules épithéliales des tubules contournés
proximaux des reins (lieu de la transformation de l’urine primaire en urine définitive).
Les microvillosités permettent
ici d’augmenter la surface
d’échange et optimisent la
réabsorption d’eau depuis
l’urine primitive.

Transport

Exemple de l’épithélium cilié des voies aérophores


Les cils (différents des microvillosités), placés au pôle apical, sont des prolongements cytoplasmiques
comportant un cytosquelette de microtubules. Les microtubules sont à l’origine de la mise en mouvement des cils.
Ce mouvement ondulatoire synchronisé permet de remonter le mucus après avoir piégé les poussières, des voies
aériennes vers les voies digestives : ce mucus est appelé communément glaire. Cette action permet de garder les
alvéoles pulmonaires le plus propre possible.

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Sécrétion

Exemple de l’épithélium de l’estomac (partie glandulaire)


L’épithélium de l’estomac est formé de cellules cylindriques hautes qui produisent du mucus. La sécrétion
se répand en surface de l'épithélium et assure la protection de l’épithélium contre les sécrétions acides de
l'estomac.

Épithélium fundique H.E. Epithélium fundique P.A.S.

Echanges gazeux

Exemple de l’épithélium alvéolaire


On y trouve des pneumocytes I extrêmement aplatis, au cytoplasme très étendu et à la membrane très
fine. Ils tapissent la paroi des alvéoles et favorisent les échanges oxygène et dioxyde de carbone. Rappel : il existe
aussi les pneumocytes II responsables de la sécrétion de surfactant (mucus).

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Glissement

Exemple de la séreuse abdominale


On parle ici du glissement des anses intestinales dans la cavité abdominale grâce au péritoine mais aussi à la
séreuse abdominale qui sont des épithéliums simples. Les épithéliums sécrètent un peu de liquide ce qui améliore
le glissement des organes les uns par rapport aux autres.

Classification des épithéliums


Les épithéliums de revêtement

Nombre de couches cellulaires

On distingue 3 types d’épithélium :

Simple ou unistratifié lorsqu’il y a une seule couche

Pluristratifié quand il y en a plusieurs

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pseudo-stratifié : on a l’impression d’être face à un épithélium pluristratifié puisque les noyaux sont à des
hauteurs différentes mais en fait toutes les cellules reposent sur la même lame basale (expansion cytoplasme).

Forme des cellules en surface

Lorsque les cellules sont très aplaties, l’épithélium est dit pavimenteux. (Ex : endothélium vasculaire)

Lorsque les cellules sont aussi hautes que larges, l’épithélium est dit cubique

Lorsque les cellules sont plus hautes que large (allongées), l’épithélium est dit cylindrique.

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Spécialisation de l’épithélium

Il n’existe pas de spécialisation des épithéliums pluristratifiés, si on a l’impression de voir un épithélium


pluristratifié et qu’il y a une spécialisation, c’est que l’on a un épithélium pseudo stratifié.
On peut observer :
Une kératinisation des cellules (exemple : épiderme)
Présence de microvillosités (exemple : l’épithélium de l’intestin)
Production des mucus (exemple : l’épithélium stomacal)
Présence de cils (exemple : l’épithélium pseudostratifié cylindrique des voies aériennes qui ont un rôle dans
les mouvements oscillatoires).
Remarque : Il existe aussi des stéréo-cils (pseudo-cils). Ce ne sont pas des cils, ils ressemblent à des amas de cils,
mais ils ne sont pas capables de mouvements ondulatoires.

Kératinisation Ciliature Microvillosités

Pavimenteux

Cubique
Simple

Cylindrique

Cylindrique
Epithélium simple Pseudostratifié

Polymorphe

Pavimenteux
Pluristratifié
Cylindrique

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Exemple : épithélium pseudostratifié (les cellules ne sont pas


superposées comme il peut nous sembler en MO) polymorphe (les
cellules ont plusieurs formes).

Les épithéliums glandulaires

Une glande est composée d’agrégats de cellules épithéliales très différenciées, excrétant leur produit. Deux types
de glandes selon le mode de sécrétion :
• Glande exocrine : par l’intermédiaire d’un canal.
• Glande endocrine : directement dans le système vasculaire (donc pas de présence de canaux excréteurs).
Ces épithéliums proviennent toujours d’épithéliums de revêtement.

Les cellules prolifèrent lors du développement embryonnaire, cela forme un bourgeon dans le TC, c’est la
future glande.
A partir de là soit :
o Il y a conservation de la continuité avec le TE → formation d’un futur canal et donc d’une glande
exocrine
o Perte de la continuité avec le TC → les produits de sécrétion vont partir directement dans la circulation
sanguine et la glande sera exocrine

Les glandes unicellulaires

Ce sont des glandes constituées de cellules isolées au sein d’un épithélium


de revêtement. Exemple : les cellules caliciformes (dans l’intestin), cellules
dans les voies aérophores.

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Les glandes pluricellulaires

Simples : elles sont formées d’une seule


unité élémentaire de sécrétion avec un canal
excréteur
Composées : constituées de plusieurs unités
élémentaires de sécrétion entourant un
canal excréteur principal.
NB : glandes simple ou composés ont le même rôle.

Classification des unités élémentaires selon leur forme

Unité élémentaire : groupe de cellules sécrétrices qui entourent une cavité communiquant avec le milieu extra-
cellulaire. Les cellules constitutives sont au contact avec la cavité par leur pôle apical et avec les capillaires sanguins
par leur pôle basale (via la membrane basale).
Les alvéoles Les acini (un acinus)
Unités élémentaires en forme de sac. Exemple : glandes sébacées L’unité sécrétrice à une forme de sphère.
Exemple : pancréas

Les tubes
Unités élémentaires cylindriques à fond aveugle.
3 types : droits (glandes intestinales), ramifiés (glandes estomac) et contournés (glandes sudorales).

Cellules parallèles

Cellules désorganisées

Tube droit Tube ramifié Tube contourné

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Autres types de classification des glandes exocrines

Classification biochimique
Les glandes sont alors classées selon le type de produit qu’elles libèrent. Il existe :
• Des glandes séreuses : elles libèrent du liquide séreux (liquide aqueux riche en enzymes). Le cytoplasme
apparaît en coloration standard colorée et la cellule possède un noyau rond en position parabasale.
• Des glandes muqueuses : elles libèrent du mucus (liquide très visqueux riche en mucopolysaccharides,
moins riche en protéines). Le cytoplasme apparaît clair et la cellule à un noyau écrasé à la base de la cellule.

Glandes séreuses
Glandes muqueuses

Sécrétion aqueuse, très riche en enzyme Sécrétion visqueuse, très riche mucopolysaccharides

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Classification physiologique selon le mode de sécrétion du produit
Il existe 3 types de sécrétions :

Dans les glandes mérocrines le Dans les glandes apocrines, le produit de Dans les glandes holocrine tout le
produit est contenu dans de petite sécrétion s’accumule au pôle apical ce qui contenu de la cellule est libéré par
vacuoles qui s’accumulent au pôle engendre la déformation du pôle apical. déstructuration de la membrane
apical. Les vacuoles sont ensuite Sous la tension, le pôle cède et la cellule plasmique. Quand la cellule est
exocytées, la membrane des vacuoles perd une partie de sa membrane. chargée en produit de sécrétion, le
est conservée par la cellule et Exemple : glande sudorale noyau dégénère et la cellule tombe
intégrée à sa membrane plasmique. dans la lumière : la cellule entière est
le produit de sécrétion.
Exemple : glande sébacée

Chargement progressif
en produit de sécrétion
des glandes sébacées

Classification des glandes endocrines

On retrouve toujours beaucoup de vaisseaux sanguins diffusant les substances libérées (hormones) dans tout
l’organisme.

Deux types :
Glandes disséminées, elles sont
dispersées dans une structure
épithéliale. Ces glandes sont
constituées de cellules isolées ou
plages de cellules sécrétrices
dispersées dans un organe non
endocrinien. On parle de système
endocrinien diffus.

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Glandes anatomiquement bien définies. Tout un organe constitue la glande endocrine. Ce dernier type de
glande se présente sous diverses organisations structurales :

Organisation des cellules en follicules. Organisation des cellules en travées, Organisation des cellules en amas.
Exemple : thyroïde. Les cellules anastomosées les unes aux autres. Exemple : glande du pancréas (tissu
accumulent le produit de sécrétion ici la Exemple : dans l’hypophyse entre les endocrine au sein d’une glande
thyroglobuline. Sphère qui se remplie travées de cellules on a un TC très riche exocrine)
progressivement, il n’y a pas de canaux. en vaisseaux sanguins dans lesquelles
les glandes se déversent.

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CE DOCUMENT A ETE OFFERT AUX VETERINAIRES ALGERIENS PAR

REDA MOHAMED GUESSOUM, DVM

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Bases Morphologiques d'Anatomie et d'Histologie Histologie CM 16
Module : Bases Morphologiques d’Anatomie et d’Histologie
Matière : Histologie

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Le tissu musculaire

Objectifs pédagogiques :
- Connaître les différents types de tissus musculaires
- Comprendre la relation structure-fonction existant dans les différentes catégories musculaires
- Comprendre le mécanisme de la contraction musculaire et la relation structure-fonction des
myofilaments

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Table des matières


Le tissu musculaire strié squelettique ...............................................................................................................3
Embryologie ...................................................................................................................................................3
Histologie du tissu musculaire strié squelettique .........................................................................................4
Structure de la fibre musculaire striée squelettique = rhabdomyocyte ...................................................4
Les régions spécialisées .................................................................................................................................8
Plaque motrice...........................................................................................................................................8
Jonction myotendineuse ...........................................................................................................................9
Fuseaux neuromusculaires ........................................................................................................................9
Histophysiologie ..........................................................................................................................................10
Le tissu musculaire strié cardiaque .................................................................................................................12
Les cardiomyocytes .....................................................................................................................................12
Microscopie optique ................................................................................................................................12
Microscopie électronique ........................................................................................................................13
Les cellules cardionectrices .........................................................................................................................13
Histophysiologie ..........................................................................................................................................14
Histologie du muscle lisse................................................................................................................................14
Les léiomyocytes..........................................................................................................................................14
Microscopie optique ................................................................................................................................15
Microscopie électronique ........................................................................................................................15
Les cellules myoépithéliales ........................................................................................................................16
Les cellules myoépithélioïdes ......................................................................................................................16
Histophysiologie ..........................................................................................................................................16

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Il y a trois variétés de tissu musculaire dans l’organisme :

➢ Le tissu musculaire strié squelettique qui peut représenter plus de 50% du poids d’un animal. Il permet
le mouvement et le déplacement volontaire.
➢ Le tissu musculaire strié cardiaque qui permet la contraction involontaire du cœur.
➢ Le tissu musculaire lisse qui en se contractant, fait par exemple descendre les aliments dans le tube
digestif. Les contractions de ce type de muscle sont involontaires.

Dans tous les cas, l’énergie de l’hydrolyse de l’ATP est transformée en énergie mécanique.

Le tissu musculaire strié squelettique


Le tissu musculaire strié squelettique est formé de cellules = fibres musculaires striées. Autrefois capital pour la
traction animale, aujourd’hui c’est la production de viande qui fait son importance.
L’assemblage des cellules musculaires produit un mouvement fort, coordonné et unidirectionnel pour un muscle
donné.

Embryologie

Les cellules embryonnaires à l’origine des myocytes sont des cellules mésodermiques appelées myoblastes. Elles
prolifèrent tout en restant indifférenciées. Les myoblastes, à un seul noyau fusionnent ensuite pour donner des
cellules multinucléées (forme un syncytium), les rhabdomyocytes, et synthétisent alors les protéines
caractéristiques du muscle différencié (actine et myosines). La fusion des myoblastes achevée, la division
cellulaire devient impossible.

Des cellules indifférenciées persistent aussi sous forme de


cellules satellites situées entre la lame basale et le
sarcolemme des cellules musculaires striées. Elles sont
impliquées dans la croissance des muscles et peuvent
fusionner (car elles gardent leur pouvoir de multiplication)
pour former de nouvelles fibres musculaires (=myotubes).
Elles permettent alors la régénération myoblastique. La
condition de cette régénération est la persistance de la lame
basale, sans qui elle ne peut pas se faire.
Exemple (ci-contre) : on a une fibre musculaire striée avec des
cellules satellites. Si la membrane basale reste intacte après
la lésion les cellules satellites se multiplient, s’alignent et
fusionnent pour redonner une fibre normale.
Histologiquement on peut repérer un muscle qui a eu des
lésions car les noyaux seront plus centraux que périphériques.

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Histologie du tissu musculaire strié squelettique

Les cellules ou fibres musculaires ou rhabdomyocytes forment un long syncytium (plurinucléé) regroupé en
faisceaux entourés de gaines de tissu conjonctif :
➢ L’épimysium qui enveloppe le muscle dans son ensemble (= ensemble des faisceaux)
➢ Le périmysium qui entoure les faisceaux de cellules musculaires
➢ L’endomysium qui est composé des fibres de réticuline et de la matrice extracellulaire qui entourent
chaque fibre musculaire.

On retrouve dans la charpente conjonctive:


➢ Des artères, capillaires et veines,
➢ Des fibres nerveuses afférentes
sensitives et efférentes motrices.
➢ Des cellules adipeuses : importance
organoleptique (=se dit des substances (en
particulier absorbées par voie buccale)
capables d'impressionner un récepteur
sensoriel). Elles présentent un caractère «
marbré » = graisse inter musculaire et «
persillé » = graisse intra musculaire de la
viande.

Structure de la fibre musculaire striée squelettique = rhabdomyocyte

Ce sont des cellules très allongées, cylindriques, fusiformes ou coniques (une extrémité s’insère sur un tendon).
Leur diamètre (10 à 100 μm) est fonction de la localisation dans le muscle, de la nature du muscle et de leur
longueur qui varie de quelques cm à plus de 50 cm. Elles ne s’anastomosent jamais entre elles.

Structure en microscopie optique

Leur membrane plasmique périphérique, le sarcolemme, est revêtue d’une lame basale continue. Il n’y a pas de
contact direct entre les cellules musculaires et les capillaires. L’oxygène, les nutriments, hormones, etc., diffusent
jusqu’aux fibres via le tissu conjonctif.
Les fibres possèdent de nombreux noyaux allongés dans le sens de la cellule (environ 100/cellule) juste sous le
sarcolemme (car repoussés en périphérie). La cellule musculaire striée est donc un syncytium.
Le cytoplasme contient aussi des myofibrilles, cylindres parallèles allongés dans le sens de la cellule de faible
diamètre (env 1μm) mais de même longueur que la cellule. Elles sont faites de petits segments identiques
représentant l’unité fonctionnelle élémentaire = les sarcomères. On observe alors une striation transversale.

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Exemple : on
voit tous les Au ME on
noyaux de la observe une
fibre alternance de
musculaire. disque noirs et
Dans le carré blancs.
CL de fibres musculaires, HE on voit une
striation CL de fibres musculaires, MET
transversale.
Fibres
De plus près on peut musculaires
observer une striées en
alternance de bande coupe
sombre et de bande transversale
claire. (noyaux
CT de fibres musculaires, HE
périphériques)
CL de fibres musculaires, HE

Le cytoplasme contient : glycogène, lipides, ATP, phosphagène, enzymes et acides aminés, myoglobine.
A un fort grossissement on distingue une alternance de zones (ou disques) claires et de zones (ou disques)
sombres dans la masse des myofibrilles. Ces zones sont constituées par l’alignement de parties claires et sombres
des myofibrilles.
Chaque sarcomère est centré sur une bande ou disque sombre, anisotrope en lumière polarisée : c’est le disque
A. De chaque côté du disque A, on observe une bande ou tissu clair, le disque I (isotrope), qui est coupé en deux
demi disques par une mince ligne foncée : le disque Z.

Portions de deux fibres musculaires squelettiques vues en coupe longitudinale

Le disque ou strie « H » est une strie claire qui sépare le disque « A » sombre en deux parties égales. « H » est-
elle même divisée par une strie sombre : la strie ou disque « M ».
Cette succession de disques permet de définir l’unité fonctionnelle de la myofibrille = le sarcomère, délimité à
chaque extrémité par une strie « Z » et comportant donc un disque « A » entouré de deux demi disques « I ». Le
sarcomère est la plus petite unité de structure visible au microscope optique.

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Structure en microscopie électronique

Les myofibrilles
Les myofibrilles sont formées d’unités structurales plus fines : les myofilaments, disposés parallèlement au grand
axe de la myofibrille. Il y en a deux types :
➢ Filaments épais composés de myosine
➢ Filaments fins composés d’actine G + troponine et tropomyosine

Interprétation schématique :
La strie A est composée de filaments épais de myosine et de
filaments fins d’actine. La strie I est uniquement composée
de filaments fins. La ligne M est composée de filaments épais
En MET on voit les structures de plus près : on a un disque A de myosine.
central sombre, deux disques I séparés en deux par un
disque Z. Au centre du disque A apparaît une zone sombre
la ligne M.

Conformation des myofilaments


➢ Filaments épais de myosine
Les filaments de myosine occupent le disque « A »
avec un renflement médian qui correspond à la strie
« M » (zone d’union inter filament par ponts
moléculaires).
La myosine est formée de deux parties :
o Une partie longue : méromyosine
légère
o Une extrémité globuleuse ou tête :
méromyosine lourde
Dans un filament épais les molécules de myosine
sont disposées tête bêche et décalées les unes par
rapport aux autres (les têtes dessinent une hélice).

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➢ Filaments fins d’actine
Les filaments fins d’actine sont ancrés dans les disques « Z », ils occupent toute la longueur du disque « I » et une
partie du disque « A » mais n’atteignent pas la strie «M» . Là où ils s’arrêtent, c’est le disque « H » qui débute.
Un filament fin d’actine est une association de deux chaînes hélicoïdales torsadées d’actine G et d’autres
molécules : la tropomyosine et la troponine. Les molécules allongées de tropomyosine se logent dans les deux
gorges formées par les chaînes d’actine F (molécules d’actine G réunies sous forme hélicoïdale). Les molécules de
troponine globulaire sont fixées au filament par la tropomyosine tous les 40nm.
NB : Lorsque le muscle est au repos, les sites de liaison sur l’actine, destinés à la fixation de la myosine, sont
couverts par la troponine I. Pour qu’il y ait contraction, il faut que les sites soient découverts. Cela se produit
lorsque des ions calciums se lient à la troponine.

➢ Le cytosquelette endosarcométrique (=protéines dans le sarcomère) formé de nébuline et titine

NB : l’agencement des myofilaments permet de comprendre :


o La densité de « A » : présence des deux filaments.
o La faible densité de « I » : uniquement des filaments fins.
o La moins forte densité de « H » : absence de filaments fins.
o La strie « M » : rencontre des queues des myofilaments épais.
o Le disque « Z » : interpénétration et union des filaments
d’actine de deux sarcomères voisins.
Pour info :
➢ Le cytosquelette exosarcométrique :
Des protéines comme la desmine assurent la cohésion entre les
sarcomères et la membrane plasmique. Les myopathies sont les
pathologies résultantes des anomalies congénitales touchant ces
protéines.
➢ Système d’ancrage à la MEC :
Le complexe dystrophine assure le maintien du lien entre le cytosquelette
et la MEC. La myopathie ou dystrophie de Duchennes est due à des
anomalies congénitales de la dystrophine

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Les autres organites


➢ Les mitochondries sont nombreuses (2 par sarcomère), elles sont parallèles au grand axe de la cellule et
sont situées entre le sarcolemme et les myofibrilles. Rôle important dans la synthèse d’ATP
➢ Le réticulum endoplasmique lisse (ou réticulum sarcoplasmique) forme un vaste réseau de tubules
dilatés en citernes aux extrémités.
➢ Le système T est une invagination du sarcolemme (=membrane plasmique de la fibre musculaire) à la
jonction du disque A et du disque I. Avec deux citernes du REL ils forment une triade. La dépolarisation
membranaire se poursuit le long du système T et entraîne la libération du Ca2+ stocké dans le REL.

Schéma en 3D système de tubule réticulum (coloré en jaune) Les système T surviennent à la jonction entre les
disques A et I.

Les régions spécialisées

Plaque motrice

On appelle « plaque motrice » la zone de jonction neuromusculaire.


C’est la terminaison d’un moto-neurone issu des cornes ventrales de la moelle
épinière sur la cellule musculaire striée squelettique : c'est une synapse.

Au niveau de la plaque motrice, l’axone perd


sa gaine de myéline, il n’est plus entouré que
par la cellule de Schwann et s’insère dans une
Plaque motrice gouttière de la cellule musculaire striée (=
invagination du sarcolemme). Ces replis
parallèles sont nombreux et forment
l’appareil sous-neural, qui permet
d’augmenter la surface de contact entre les
deux cellules.

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Au niveau de la plaque motrice, les deux membranes sont séparées par la fente synaptique (50 à 100 nm). Le
cytoplasme axonal est riche en mitochondries et en vésicules synaptiques contenant de l’acétylcholine. L’appareil
sous-neural présente ainsi une forte activité cholinéstérasique. Le cytoplasme sous-jacent possède de
nombreuses mitochondries et des noyaux.
Quand l’influx nerveux arrive, il y a ouverture des vésicules synaptiques dans l’espace entre la cellule nerveuse
et la cellule musculaire. Le sarcolemme va présenter des récepteurs à l’acétylcholine. La fixation de
l’acétylcholine sur ces récepteurs permet l’ouverture des
canaux à Ca²⁺.
La dépolarisation se propage le long de la membrane au
niveau des systèmes T. L’onde est emmenée jusqu’aux
triades, ce qui libère le Ca²⁺ dans le cytoplasme.
L’acétylcholine estérase va détruire l’acétylcholine qui se
trouve en trop grande quantité, ce qui permet de limiter la
durée de la contraction.
Une fibre nerveuse innerve plusieurs fibres musculaires
(plusieurs centaines). L’ensemble formé par le motoneurone Unité motrice
et les fibres musculaires innervées est appelé unité motrice.
La contraction de toutes les fibres innervées est synchrone.

Jonction myotendineuse

A chaque extrémité, la fibre musculaire se prolonge par des faisceaux denses de fibres de collagène orientées qui
constituent le tendon du muscle.
Les fibres de collagène sont extracellulaires et s’enfoncent dans les replis du sarcolemme. Entre le sarcoplasme
et le collagène il y a toujours la lame basale et le sarcolemme.

Fuseaux neuromusculaires

Complément RHL :
Fuseaux neuromusculaires = récepteurs sensoriels (mécanorécepteur) encapsulés répondant au degré de tension
et à la vitesse d’étirement du muscle. Ils empêchent le déchirement des muscles et servent à l’orientation du corps
dans l’espace.

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Ces organes (de très petite taille) sont constitués d’une capsule conjonctive contenant des fibres musculaires
modifiées, les cellules intrafusales. On compte environ 10 cellules musculaires par fuseau.
Le fuseau neuromusculaire est disposé de manière parallèle aux fibres musculaires, il est sensible à leur
allongement et traduit donc un stimulus mécanique en stimulus nerveux.
Les fibres nerveuses intrafusales sont motrices ou sensitives

• Les fibres motrices se terminent par une plaque motrice


sur les deux types de cellules musculaires.
• Les fibres sensitives sont enroulées en spirale soit autour
des cellules renflées (conduction rapide) soit autour des
cellules plus étroites (conduction lente). Elles donnent des
fibres myélinisées qui gagnent la moelle épinière et font
synapse avec des motoneurones qui innervent le même
muscle.

Histophysiologie

Lors de la contraction on observe :


➢ Une diminution de la taille du sarcomère par rapprochement des stries Z et diminution (voire disparition)
des bandes I.
➢ La taille du disque A ne varie pas mais la strie H disparait plus ou moins complètement.

Lors de l’élongation on observe :


➢ Une augmentation de la taille du sarcomère par éloignement des stries Z et allongement des disques I.
➢ Le disque A ne varie pas mais la strie H est allongée.

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Mécanismes moléculaires de la contraction


Cf la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=7O_ZHyPeIIA
➢ Initiation d’un cycle de contraction
Un cycle est initié quand des ions Ca²⁺ provenant du réticulum endoplasmique se fixent à la troponine. La
troponine change alors de conformation en provoquant le coulissage des fibres de tropomyosines qui arrête de
cacher le site de fixation de la tête de myosine présent sur l’actine. La tête de myosine peut alors se fixer sur
l’actine.

Tropomyosine

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➢ Cycle de contraction

Etape 1 : Formation du pont Etape 2 : le temps moteur


la tête de myosine activée (portant ADP+Pi) se fixe à L’ADP est relaché et la tête de myosine activée pivote en
l’actine en formant un pont. Le Pi est relaché le lien entre déplaçant les myofilaments au centre du sarcomère
tête de myosine et actine devient plus fort

Pi
ADP

Etape 3 : Détachement du pont Etape 4 : réactivation de la tête de myosine


Un ATP vient se fixer à la tête de myosine ce qui provoque L’ATP est hydrolysé en ADP et Pi. L’énergie libérée par
la rupture du lien avec les myofilaments d’actine. La tête de l’hydrolyse permet un retour de la tête de myosine à la
myosine se décroche. position normale.

Hydrolyse de l’ATP

➢ Terminaison du cycle contractile


Le cycle dure tant qu’il reste du calcium . Quand celui-ci retourne activement dans le RE le filament d’actine
retrouve sa conformation initial en masquant les sites de fixation de la tête de myosine. On est au repos.
NB : à la mort d’un animal, la production d’ATP est nulle. L’ATP est nécessaire pour détacher la tête de myosine
du myofilament d’actine. Sans lui, la stabilité du complexe myosine/actine demeure : c’est la rigidité cadavérique.

Le tissu musculaire strié cardiaque


Les cardiomyocytes

Microscopie optique

Les cardiomyocytes sont allongés (entre 85 et 100 μm de long et 15 μm de diamètre) et ont une forme de cylindre
ramifié. Ils forment un réseau tridimensionnel.
Ils sont entourés d’une membrane basale et sont reliés entre eux par des jonctions intercellulaires : les stries (ou
traits) scalariformes ou disques intercalaires. Chaque cellule présente un noyau central unique.
Les myofibrilles sont identiques à celles des muscles striés squelettiques
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HE CS
Muscle cardiaque en coupe longitudinale : strie scalariforme (montré par les flèches)

Microscopie électronique

Les stries scalariformes sont disposées en escaliers avec :


➢ Des segments transversaux perpendiculaires au grand axe contenant des desmosomes et des fascias
adhérents. Ils assurent l’adhérence des cellules entre elles.
➢ Des segments longitudinaux parallèles aux myofibrilles contenant des jonctions GAP qui permettent le
transport ionique et la contraction synchrone.

Particularités par rapport au fibres musculaires striées :


➢ Tubules transverses situés au niveau du disque Z
➢ Réticulum sarcoplasmique moins étendu
➢ Diades= tubule T et une seule citerne (et non triades)
➢ Plus de mitochondries que dans le muscle strié squelettique

Les cellules cardionectrices

Ce sont des cardiomyocytes modifiés qui constituent le système de conduction du myocarde (cf. cours sur le
système cardiovasculaire).
On distingue :
➢ Les cellules nodales : elles sont situées dans le nœud sinusal auriculaire (NSA) et le nœud auriculo-
ventriculaire (NAV). Ce sont des cellules plus petites que les cardiomyocytes car pauvres en myofibrilles
et riches en glycogène. Il est difficile de les différencier des fibroblastes et elles sont difficiles à voir en
histologie classique.

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➢ Les cellules de Purkinje : on les trouve dans les branches du faisceau de His et dans le réseau de Purkinje.
Elles sont beaucoup plus volumineuses que les cardiomyocytes (se repèrent facilement en microscopie
optique). On trouve 1 ou 2 noyaux dans un cytoplasme abondant et clair : peu de myofibrilles mais
beaucoup de mitochondries et de glycogène

Histophysiologie

La contraction est spontanée, grâce aux cellules de Purkinje qui transmettent le signal de contraction à tous les
cardiomyocytes et rythmique grâce à l’activité électrique intrinsèque du NSA qui a un rôle de pacemaker et
détermine la fréquence cardiaque.
Le myocarde est innervé par le système nerveux végétatif ainsi le rythme cardiaque est modifié par les influx
orthosympathiques et parasympathiques.

Histologie du muscle lisse


Les léiomyocytes

Les muscles lisses sont très répandus : on en trouve dans les parois artérielles, les muqueuses (bronches, tube
digestif), le myomètre …
Les contractions sont lentes, soutenues et involontaires. Les fibres qui composent les muscles lissent peuvent
être :
➢ Isolées (villosités intestinales, prostate, peau muscle arrecteur du poil)
➢ Groupées en faisceaux (le plus souvent) ce qui forme les tuniques musculaires des organes creux
(appareil digestif, voies urinaires, appareils génitaux …) et les parois des vaisseaux sanguins.

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Microscopie optique

CL CT

HE

A l’H.E. on ne voit pas bien la limite des cellules mais on voit des noyaux parallèles. A gauche on voit l’extrémité
effilée des léiomyocyte (trochrome de Masson à droite).

Les léiomyocytes ont une forme en fuseau caractéristique. Ils possèdent un unique noyau central aux extrémités
arrondies et sont entourés d’une membrane basale. Leur taille varie entre 20 et 500 μm. Il n’y a pas de
sarcomères (pas de striation transversales) mais de nombreuses myofibrilles parallèles au grand axe.

Microscopie électronique

Les myofibrilles sont constituées de myofilaments d’actine et de myosine disposés de façon irrégulière (donc pas
d’aspect de double striation transversale) : ils s’entrecroisent et s’insèrent sur des points d’ancrages, les corps
denses, sur le sarcolemme et dans le sarcoplasme. L’ensemble des corps denses est relié par un réseau de
filaments intermédiaires (majoritairement de
la desmine). On trouve de nombreuses
mitochondries dans les léiomyocytes. Les
organites sont regroupés autour du noyau
central, dans une zone dépourvue de
myofibrilles. La membrane basale est
interrompue au niveau des jonctions GAP (=
nexus) ce qui permet la diffusion de
l’excitation d’une cellule à une autre.

On trouve aussi de nombreuses


petites invaginations au niveau de
la membrane plasmique, les
cavéoles. Ces invaginations sont
couplées à des saccules de REL et
fonctionnent de façon analogue
au système des tubules T (mais
restent rudimentaires) en
contrôlant l’entrée de Ca2+ dans
la cellule.

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Les cellules myoépithéliales

Ce sont des cellules musculaires lisses étoilées qu’on trouve en


périphérie des acini de certaines glandes exocrines (glandes
sudoripares, mammaires, salivaires, lacrymales). Leur
contraction entraîne l’expulsion du produit dans les canaux de
sécrétion.

Les cellules myoépithélioïdes

Elles ont un double rôle : contractile et sécrétoire. Elles


prennent la place des cellules musculaires lisses dans
l’artériole afférente du glomérule rénal (appareil juxta-
glomérulaire), ce qui permet la sécrétion de rénine.
On trouve dans le cytoplasme de ces cellules des
myofibrilles et des vésicules de sécrétion.

Histophysiologie

La contraction est involontaire : elle est déclenchée par un influx nerveux végétatif, une stimulation hormonale
ou par des conditions locales.
La contraction produit un raccourcissement de la cellule qui prend une forme globulaire. Quand la contraction
est maximale, le noyau est souvent replié sur lui-même (en tire- bouchon).
Comparaison à la fibre striée :
➢ La force produite est moins importante mais la
contraction peut être beaucoup plus soutenue
➢ Le raccourcissement peut être beaucoup plus marqué
➢ La dépense énergétique est beaucoup plus faible

La contraction du muscle lisse est aussi dépendante des ions


Ca²⁺ mais le contrôle des mouvements calciques est
différent de celui du muscle strié : le Ca²⁺ libéré du REL vient
se fixer sur une protéine, la calmoduline. Le complexe
Contraction et relaxation d’une cellule
Ca²⁺/calmoduline active une kinase qui catalyse la
musculaire lisse
phosphorylation de la myosine et permet l’interaction
actine- myosine (qui vont ensuite agir de la même façon que pour le muscle strié.

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Comparaison entre les trois types de myocytes :
Myocytes Membrane Noyaux Sarcomères Système Jonction Jonction Jonctions
basale T entre les myotendineuses neuromusculaires
Nombre Position
myocytes
Rhabdomyocytes + Multiple Sous- + + - + +
membra
naire
Cardiomyocytes + Unique Central + + + (stries - -
scalarifor
mes)
Léiocardiomyocyte + Unique Central - - + (gap) - -

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CE DOCUMENT A ETE OFFERT AUX VETERINAIRES ALGERIENS PAR

REDA MOHAMED GUESSOUM, DVM

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Bases Morphologiques d'Anatomie et d'Histologie Histologie TD 01
Module : Bases Morphologiques d’Anatomie et d’Histologie
Matière : Histologie

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Les artéfacts en histologie


Table des matières
Acte de prélèvement (du fait du vétérinaire). ................................................................................................... 2
Le matériel utilisé .......................................................................................................................................... 2
Le préleveur ................................................................................................................................................... 2
Saignements .................................................................................................................................................. 2
Fixation (du fait du vétérinaire) ......................................................................................................................... 2
Retard à la fixation......................................................................................................................................... 2
La putréfaction .............................................................................................................................................. 2
La congélation................................................................................................................................................ 2
Qualité du fixateur ......................................................................................................................................... 2
Taille du prélèvement par rapport au volume du fixateur ............................................................................ 2
Utilisation du mauvais fixateur ...................................................................................................................... 3
Technique (du fait du laboratoire) .................................................................................................................... 3
Vérification de la fixation............................................................................................................................... 3
Déshydratation /Imprégnation ...................................................................................................................... 3
Mise en bloc................................................................................................................................................... 3
Coupes ........................................................................................................................................................... 3
Coloration ...................................................................................................................................................... 3
Exercice .......................................................................................................................................................... 4

Objectif : Comment faire correctement les prélèvements et éviter les artéfacts ?

Définition d’un artéfact : (étymologiquement « Ars factum »), c’est une anomalie mais qui n’était pas
présente sur l’animal avant le prélèvement et qui a été créée artificiellement à cause d’un effet indésirable des
conditions expérimentales. En histologie tout artéfact est problématique car il n’est pas lié à une pathologie de
l’animal et donc il ne faut pas le prendre en compte dans les observations. Génère soit une l’interprétation
impossible ou erronée.

Les différentes circonstances de création d’artéfacts sont différentes :

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Acte de prélèvement (du fait du vétérinaire).
Le matériel utilisé
➢ Les pinces, ciseaux, dispositif de coupe : écrasement du prélèvement, altération et déformation de
l’architecture des cellules, les cellules sont étirées ou écrasées. Il faut essayer de saisir par les bords du
prélèvement. Il faut aussi que les lames soient suffisamment affutées.
➢ Les bistouris électriques ou lasers : ils sont normalement utilisés pour cautériser (arrêter un saignement)
car l’arc électrique chauffe et la chaleur fait coaguler les protéines. Cet outil peut aussi servir pour
découper. La coagulation provoque une perte de forme (amorphe) et modifie l’affinité du tissu avec le
colorant. Les colorations auront des zones plus foncées dues à de l’hypercoloration. C’est un matériel à
éviter pour faire un prélèvement histologique.
Le préleveur
Par contamination de l’échantillon
➢ Projection de talque lors du retrait des gants
➢ Tissus voisins collés au bistouri
➢ Bactéries
➢ Dépôt biologique : bout de peau, cils…
Saignements
Présence d’hématies dans la lumière des vaisseaux lymphatiques ou dans les ganglions, cela est due à un acte
chirurgical il ne faut donc pas en tenir compte. C’est appelé les ganglions chirurgicaux. Par exemple dans le cas
d’une chirurgie de la chaine mammaire.

Fixation (du fait du vétérinaire)


Retard à la fixation
Plus la fixation est faite longtemps après la mort de l’animal ou longtemps après le prélèvement, plus
l’autolyse est avancée.
La putréfaction
La putréfaction est une prolifération bactérienne car l’animal n’a plus de défense. On observe donc la
présence de ces bactéries sur l’échantillon. L’intestin est l’un des premiers organes où se fait la putréfaction, car
il présente beaucoup de bactéries. Cela s’étend rapidement au foie alors que ce dernier ne présente pas de
bactéries à l’origine, il s’agit de l’extension des bactéries de l’intestin au foie.
La congélation
Il y apparition des cristaux de glaces si la congélation est trop lente. La présence de glace augmente le
volume de l’échantillon, ce qui fait éclater les cellules. Lors de la décongélation pour l’observation on ne visualise
pas les cristaux de glaces mais on voit bien la présence de déchirures des cellules, certaines zones sont
optiquement vides. C’est le cas des cellules musculaires qui sont très sensibles.
Il faut aussi travailler avec des températures suffisamment basses.
Qualité du fixateur
Un fixateur un peu vieux ou mal conservé (diminution du pH) impacte sur la formation de pigments
colorés. ex : un pH trop acide du fixateur forme un précipité coloré avec l’hémoglobine.
Taille du prélèvement par rapport au volume du fixateur
Si le prélèvement est trop grand par rapport au volume de fixateur, le fixateur n’a plus le temps de parcourir
l’ensemble de l’échantillon, ainsi l’autolyse n’est pas stoppée aux endroits où le fixateur n’a pas pénétré (la
fixation sera correcte dans la partie périphérique, et l’autolyse s’effectuera au centre de l’échantillon, autolyse

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Bases Morphologiques d'Anatomie et d'Histologie Histologie TD 01
localisée). La fixation sera partielle. L’autolyse provoque une rétraction des cellules, elles ne sont plus jointives,
les zones sont colorées en plus claire, du coup les cellules dans ces zones sont hypercolorées ce qui masque les
détails. En cas d’autolyse les épithéliums (muqueuse + tissus conjonctif) sont séparés du tissu conjonctif car
disparition des jonctions cellules/MEC, l’épithélium se détache en grandes bandes, puis les cellules qui
constituent cette bande vont se détacher les unes des autres par disparition des jonctions cellules/cellules.
Utilisation du mauvais fixateur
L’utilisation du formol pour observer la présence de glycogène dans les cellules n’est pas adéquat car il pousse
tout le glycogène dans un coin de la cellule. De plus, le carnoy est mieux pour les petits prélèvements de type
biopsie endoscopie du tube digestif car il rentre plus vite et fixe mieux.

Technique (du fait du laboratoire)


Vérification de la fixation
Le tissu est bien fixé si le tissu est plus rigide et que sa couleur est homogène et décolorée.
Déshydratation /Imprégnation
Si l’imprégnation est insuffisante, que la déshydratation a été mal effectuée, donc que la paraffine n’a pas bien
pénétrée, le tissu est trop mou ce qui est gênant pour la coupe, cela donne des stries sur l’échantillon. Si au
contraire tout cela est fait de manière trop importante, on a un phénomène de rétraction des tissus (ex : une
hématie 7 µm passe à 4,5 µm), les tissus se décollent les uns des autres et la coupe devient plus difficile et risque
de se déchirer.
Mise en bloc
On ouvre la caissette, on prend les morceaux qui sont devant et on les dispose sur la cassette retournée,
on recouvre le prélèvement de paraffine. C’est à ce moment qu’est donné l’orientation du prélèvement, c’est-à-
dire, quelle face va voir le rasoir en premier. Si l’orientation n’est pas bonne, on ne verra pas ce qu’il faut : ce
n’est pas un artefact.
On peut perdre un morceau car ce sont des échantillons très petits, qui peuvent se perdre dans la
paraffine.
Coupes
L’usure du rasoir peut provoquer des déchirures qui seront visible à l’observation sous forme de stries.
Le déréglage de l’épaisseur de la coupe, peut entrainer une hypercoloration si la coupe est trop épaisse
ou une coloration trop pâle si la coupe est trop fine, or la couleur est importante pour reconnaitre les tissus.
Un mauvais déplissement de la coupe peut provoquer des alternances de zones sombres et de zones
claires lors de la coloration.
Coloration
Les colorations sont dépendantes de toutes les étapes en amont, donc si quelque chose a été mal fait, il
y aura donc un problème de coloration.
Il faut enlever la paraffine, si le déparaffinage est mal fait, l’échantillon va être sous-coloré.
Lors de l’utilisation de la colle synthétique pour les protéger, il peut y avoir l’apparition de bulles d’air qui
causent une oxydation, ce qui va entrainer une mauvaise coloration de la lamelle.
Le colorant peut également être trop vieux, il peut saturer donc il faut le changer régulièrement.

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Exercice
1,2,3,4,5,6 acte de prélèvement
7, 8, 9,10  protocole, volume, flaconnage

Photo 1 : Biopsie endoscopique d’estomac, coloration standard H.E.

Description : On voit l’épithélium de


revêtement et une zone un peu particulière
agrandie. On y voit des cellules allongées, le
tissu s'est déformé autour de quelque chose.
Question : Pourquoi la zone dans
l’agrandissement présente-t-elle cet aspect
plissé ?
Réponse : C’est un artéfact lié à un écrasement
par la pince au moment de la réalisation du
prélèvement. Ce n’est pas possible que cet
aspect cellulaire soit naturel. De telles cellules
ne peuvent pas être fonctionnelles. Cela ne
peut pas être dû au phénomène de rétraction
existant à cause d’un fixateur car la
déformation est locale. Si l’artefact provient du
fixateur, c’est tout l’échantillon qui est
impacté.

Photo 2 : Exérèse d’un nodule gingival pédiculé

Description : on observe en rose


claire au centre du tissu conjonctif
des fibres de collagènes qui présente
l’aspect normal attendu pour un
prélèvement de cette zone. Sur les
bords on observe une plage
amorphe et vitreuse ainsi qu’une
hyper coloration. On ne distingue
plus le détail des cellules sur les
bords, il y a eu une température
élevée et coagulation.
Question : Qu’est ce qui peut
expliquer l’aspect anormal de la
zone ?
Réponse : C’est un artéfact lié à
l’outil utilisé pour réaliser l’exérèse,
un bistouri électrique. En effet, la
Aspect normal du tissu conjonctif Aspect anormal cavité buccale saignant facilement, le
vétérinaire utilise un bistouri
électrique pour cautériser la plaie. C’est ce qui a généré cet aspect homogène laqué. La mauvaise fixation n’est
pas une bonne hypothèse car l’aspect n’est pas compatible : on a une sur coloration et on perd des détails. Des
fibres de collagènes même mal fixés gardent un aspect de fibres. On ne voit plus non plus les cytoplasmes ce qui
n’arrive pas en cas de mauvaise fixation.

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Photo 3 : Intestin grêle de chien.

Description : Ces 3 portions


d’intestin grêle de chien
(villosités) ont été prélevées sur
un même animal dans des
territoires contiguës. On peut
observer entre autres une
disparition progressive de
l’épithélium de revêtement
entre l’image 1 (épithélium en
place), l’image 2 (épithélium qui
se détache par plaque) et l’image
3 (absence d’épithélium).
Question : alors que c’est le
même animal dans la même portion du tube digestif qu’est ce qui peut expliquer des images à aspect aussi
différent ?
Réponse : Entre les trois prélèvements l’opérateur à laisser un délai plus ou moins important avant la fixation.
Les prélèvements 1,2 et 3 ont été respectivement fait 2h, 24h et 48h après la mort de l’animal. Sur l’image 1, la
villosité est normale et on observe l’épithélium de revêtement qui se décolle. Chez le chien vivant l’épithélium
est fixé et une telle observation pourrait provenir d’une lésion, il est compliqué de faire la différence. Sur l’image
2 l’épithélium part en petit lambeau et il n’est plus au contact du tissu conjonctif. Dans la 3 on ne voit même plus
l’épithélium. La coloration est également altérée ce qui nous permet d’écarter l’hypothèse d’une lésion. Ces trois
images permettent d’illustrer le phénomène naturel d’autolyse qui survient après la mort de l’animal. Le
détachement du revêtement épithélial est dû à la libération des protéases par les cellules. Ces protéases
dégradent les systèmes d’attache au TC. Ce genre d’artefact visible très tôt après la mort sur l’épithélium.
NB : Le tissu nerveux centrale est le plus sensible à l'autolyse, apparition de vacuoles dans les neurones dans les
minutes qui suivent, (à ne pas confondre avec une vacuole due à une maladie type encéphalopathie spongiforme
bovine). La peau et le muscle sont les tissus les plus résistants à l’autolyse.

Photo 4 : Encéphale de bovin, prélèvement post mortem.

Description : On observe des vaisseaux sanguins. Les


globules rouges font 5 µm quand elles sont fixées
(contre 7µm en temps normal). On a ainsi l’échelle.
Observation en MO.
Question : Que représentent les éléments figurés
montrés par les flèches ?
Réponse : Les éléments figurés montrés par les
flèches sont des bactéries. Les bactéries sont comme
posées sur le tissu. En situation physiologique on ne
trouve jamais de bactérie dans l’encéphale or ici on
constate qu’il n’y a pas de réaction du tissu à leur
présence la contamination est post-mortem.
Ce n’est pas assez long, large et ramifié pour des
filaments mycéliens. Les corps étrangers d’origine
minéral ne prennent pas de coloration et donnent
territoire amorphe non colorés. Les parasites de cette
forme et de cette taille n’existent pas.

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Photo 5 : ganglion lymphatique de chien lymphomateux

Description : On observe un
ganglion lymphomateux (cellules
tumorales) de chien coupé en deux.
On observe une différence de
couleur entre les bords, très colorés
et le centre de l’échantillon plus
pâle. Un agrandissement de la zone
centrale montre une absence de
cohésion entre cellules voisines, des
cytoplasmes rétractés d’où une
hypercoloration des cellules.
Question : Qu’est ce qui explique la
différence de couleur et de
morphologie cellulaire entre la
partie périphérique et la partie
interne de l’organe alors que tout
devrait être homogène et avoir le
même aspect ?
Réponse : Sur un chien lymphomateux le ganglion est très gros. Ici, la pièce est quasiment entière et a été insérée
comme ça dans le formol. Les cellules du centre n’ont pas été fixé à temps. La morphologie des cellules centrales
montre un défaut de fixation avec autolyse de ces cellules. C’est donc un problème de volume de fixateur par
rapport au volume de l’échantillon, il aurait fallu couper le ganglion en deux pour qu’il n’y ait pas de problème de
fixation.
En cas de problème de coloration, toute la coupe est affectée, il y aurait homogénéité dans la mauvaise coloration.
Ce n’est pas un mauvais déplissement car on observe pas de pli (une zone linéaire hypercolorée ).

Photo 6 : Coupe de foie en coloration standard

Description : les lacunes blanches sont des vaisseaux


sanguins. Les éléments plus pâle et linéaires sont agrandis.
Question : Comment expliquer la présence de ces multiples
formations linéaires de couleur pâles ?
Réponse : Cet artefact est lié au mode de préservation. Le
tissu a été congelé mais pas de la bonne manière. Le foie
étant un tissu très riche en vaisseaux et les vaisseaux étant
du liquide, quand on a congelé l’échantillon, les vaisseaux ont
éclater sous l’effet de formation de cristaux de glace. La
congélation a été trop lente.
Ce n’est pas normal d’observer des hépatocytes répartis au
hasard, ils sont normalement organisés linéairement. Ce n’est
pas d’origine traumatique sinon on pourrait observe un
hématome. Une déchirure liée à la coupe est possible mais ici
il y a une trop grande surface « déchirée ».

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Photo 7 : biopsie endoscopique de colon.

Question : Comment expliquer la présence des trainées bleues


observées dans le tissu (flèches) ?
Réponse : C’est un artéfact lié au mode de préservation de tissu

Image 8 : biopsie cutanée.

Question : Comment expliquer la


présence d’une zone, délimitée par
un trait noir, de couleur différente ?
Réponse : C’est un défaut dans le
collage de la lamelle protectrice

Image 9 : Document d’accompagnement


Dr J. Seigne le 24-12-2016
Clinique du rosier
1 rue du Puits
54 120 Le Bouchot
Cher confrère,
Veuillez trouver ci-joint 3 biopsies cutanées réalisées dans la région de M4 droite de la chienne Zaza, caniche
âgée de 12 ans, de Mme George demeurant 22 rue du pont cassé au Bouchot. Je suspecte la présence d’une
carcinomatose cutanée. L’animal n’est actuellement sous aucun traitement et ne présente pas d’autres
pathologies.
Confraternellement

Question : Quel est l’information la plus importante ?


Réponse : Chaque information a son importance mais celle qui est essentielle est la suspicion clinique.

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Image 10 :

Description : On vient de faire l’exérèse d’une rate porteuse d’une très volumineuse tumeur.
Question : Quel flaconnage allez-vous utiliser pour demander un examen histopathologique ?
Réponse : a et c = les récipients sont trop petits pour l’ensemble de l’échantillon et sinon ne peut contenir qu’une
seule pièce d’exérèse ce qui n’est pas représentatif.
b= trop grand il ne faut pas envoyer tout l’échantillon. On utilise un grand volume de fixateur inutilement.
d= Le rebord étant étroit le labo aura des difficultés à récupérer l’échantillon au fond sans renverser de fixateur.
f= en verre qui risque de se casser, rebord étroit et flacon recyclé donc il n’est probablement plus étanche.
e C’est ce que l’on doit utiliser. On place différents prélèvements de l’échantillon dans les différents flacons,
tous bien identifiés.

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CE DOCUMENT A ETE OFFERT AUX VETERINAIRES ALGERIENS PAR

REDA MOHAMED GUESSOUM, DVM

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Bases Morphologiques d'Anatomie et d'Histologie Histologie TD 02
Module : Bases Morphologiques d’Anatomie et d’Histologie
Matière : Histologie

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Les colorations
Ce TD permet de se familiariser avec quelques colorations spéciales :

Nom du colorant Molécule colorée Couleur

Met en évidence les glucides


présents dans certains tissus
conjonctifs ainsi que dans le
mucus.
PAS (Periodic Acid Schiff)
Exemple : glucides normaux du Rose foncé
mucus des cellules caliciforme de
l’intestin, de la membrane basale
ou glucides pathologiques comme
les parasites protozoaires

Colore la substance amyloïde


(=protéine qui se dépose en zone
Rouge Congo extracellulaire souvent au niveau Rouge/ocre
du rein chez le chien)

Met en évidence les granulations


Bleu de Toluidine des mastocytes (normaux ou Violet
tumoraux)
Met en évidence les bacilles acido-
alcoolo-résistants

Ziehl Exemple : bacille de la tuberculose Rouge-rose


ou les mycobactéries (forme de
bâtons). Ces bactéries sont
majoritairement intracellulaires.
Met en évidence l’hémosidérine
Perls (fer provenant de la dégradation Bleu
de l'hémoglobine)
Met en évidence les sels calcaires
Von Kossa coloration à l'argent (pathologiques) par minéralisation Marron foncé-noir
des TC

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Bases Morphologiques d'Anatomie et d'Histologie Histologie TD 02

Principe du TD
On étudie 8 lames sur lesquels on aura fait 6 colorations spéciales. Chaque lame est faite avec une coloration
spéciale à déterminer et on dispose d'une autre lame issue de la même pièce mais qui elle est colorée à l'Hémalin-
Eosine (HE). Il fallait déterminer la coloration utilisée.

On va observer différents organes :


Intestin grêle Peau

De l’intérieur vers l’extérieur on observe : muqueuse, Elle est composée d’un épiderme (épithélium
sous-muqueuse, musculeuse et séreuse. On observe sur pluristratifié) et d’un derme renfermant quelques
la muqueuse de villosités tapissées d’un épithélium cellules (cellules résidentes) et les fillicules pileux.
unistratifié.

Rein

Nœud lymphatique (NL)

Il y a deux parties dans le rein, la zone corticale


(superficielle ) et la zone médullaire (centrale). On peut
observer dans la zone corticale des structures appellées Organe lymphoïde encapsulé. Il y a une zone cortical,
corpuscules rénaux. une zone paracorticale et une zone médullaire . On
Ils sont composés d’un glomérule (zone à nombreux observe les sinus lymphatiques (partie optiquement
noyaux) et d’une chambre glomérulaire (zone vide).
optiquement vide) où le sang est filtré.

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Bases Morphologiques d'Anatomie et d'Histologie Histologie TD 02

Etude des lames histologiques


➢ Lame 1 : épithélium unistratifiée d’intestin

Intestin grêle HE Intestin grêle PAS

HE : On observe un épithélium unistratifié constitué de CS : Les glucides contenus dans la lumière des cellules
deux types de cellules, les cellules caliciformes qui caliciformes et dans le mucus sont colorés en rose-violet
sécrètent le mucus et les hépatocytes, centre de foncé  PAS
l’absorption intestinale. Le mucus et l’intérieur des
cellules caliciformes sont colorés en bleu.

➢ Lame 2 : peau

Mastocytes avec
granulations
Mastocytes métachromatiques

HE : on observe dans le derme une densité de noyau CS : le colorant est bleu et on observe certaines cellules
trop importante. Il y a trop de cellules et on peut voir avec un cytoplasme violet-pourpre et un noyau bleu.
de plus près qu’elles sont non jointives bien que Ce sont des mastocytes dont les granulations
certaines soient disposées en file. Ces cellules sont basophiles cytoplasmiques ont fixé le colorant. Nous
difficilement reconnaissables en HE, on peut deviner sommes ici en présence d'une tumeur bien différenciée
les granulations contenues dans leur cytoplasme. (= mastocytome). Cette coloration permet d’identifier
la cellule d’origine de la tumeur.  Bleu de Toluidine

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➢ Lame 3 : prélèvement cutanée

HE : on observe de grandes plages basophiles


apparaissant plus foncées dans le tissu cutané. Ces CS : les plages apparaissent marron-noir en CS. On met
plages sont homogènes, on ne distingue pas de en évidence qu’elles sont constituées de sels calcaires
structure particulière à l’intérieur. Elles sont encadrées  Von Kossa
par des cellules géantes avec plusieurs noyaux.

Cette observation histologique révèle une pathologie du jeune chien


de grande race appelée calcinose cutanée circonscrite.
Macroscopiquement on observe un nodule rempli de plaque calcaire
blanche dans le derme. La lésion est dure et d’origine mal connue (pas
associée à de l’hypercalcémie). C’est un très bon prognostique car la
lésion est bénigne.

CT Nodule

Plages de sels calcaires Chien anesthésié avant exérèse du


nodule en position sublinguale

➢ Lame 4 : intestin

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Bases Morphologiques d'Anatomie et d'Histologie Histologie TD 02
HE : on voit très mal les villosités sur cet intestin. On CS : la lame est colorée en bleu. Des bâtonnets en rose-
observe que la muqueuse intestinale contient des violet sont visibles par contraste à l’intérieur des
plaques roses anormales dans la muqueuse. Elles sont cellules identifiées en coloration normale. Les
constituées de cellules d’assez grande taille, avec un bâtonnets sont des mycobactéries Coloration de
noyau excentré et un cytoplasme éosinophile étendu Ziehl
d'où la coloration plus rosée : ces cellules sont
anormales.

Ces mycobactéries sont responsables de la paratuberculose qui est une pathologie affectant les ruminants. Les
bacilles sont très nombreux dans les cellules de la muqueuse intestinale. L’animal ne peut plus absorber ce qu’il
ingère même s’il garde de l’appétit. Cette maladie se caractérise par une diarrhée, un amaigrissement et ne se
guérit pas. L’observation macroscopique de l’intestin révèle une muqueuse très plissée d’aspect encéphaloïde.

➢ Lame 5 : nœud lymphatique

CS : On observe une coloration bleue. Ce qui apparaissait


en ocre sont des macrophages maintenant colorés en
HE : on observe quelques cellules renfermant des
bleu. Le rôle principal des macrophages est la
plages ocres. Les cellules roses ont une morphologie
phagocytose. Ici, ils phagocytent les hématies (visibles en
caractéristique : ce sont des hématies. rose) qui vont être dégradées. Les macrophages se
chargent alors de fer ferrique et sont positif à la CS. Cette
situation est observable dans le cas d’une grosse
hémorragie qui infiltre la lymphe. Les globules rouges
vont être phagocytés par les macrophages puis lysées 
Coloration de Perls

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Bases Morphologiques d'Anatomie et d'Histologie Histologie TD 02
➢ Lame 6 : rein

Substance amyloïde

HE : Nous voyons que dans la partie corticale les CS : Dans les glomérules, on observe une coloration
glomérules sont très peu visibles et sont déformés. On rouge qui met en évidence une substance amyloïde. Il
observe une perte des noyaux et de la coloration et de s'agit ici de protéines (colorées en rouge) qui passent
la chambre glomérulaire. On ne voit plus de zone dans les urines Rouge Congo
optiquement vide.
La pathologie liée à cette expression histologique touche plus fréquemment le chien. Le chien présente une
hypoprotéinémie ou syndrome néphrotique ainsi qu’une insuffisance rénale. Cette pathologie appelée
Amyloïdose glomérulaire est irréversible chez le chien. Macroscopiquement, on constate une décoloration de la
zone corticale du rein (qui est normalement brune). On peut également confirmer l’hypothèse de cette maladie
en post-autopsie grâce à un test au Lugol. La substance amyloïde réagit comme de l’amidon et chaque point
brun-noir correspond à un glomérule.

➢ Lame 7 : intestin de volaille

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Histomonas

Cellule caliciforme

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HE : On observe des parties normales et des parties CS : Dans les zones non altérées on observe les mêmes
anormales où les villosités sont absentes. Dans la structures colorées que dans la lame numéro 1 : ici les
muqueuse, il y a des plages qui apparaissent en cellules caliciformes (cellules sécrétrices) colorées en
hachures claires et dans lequel on voit des petites rose-violet servent de témoin. On observe des amas
structures avec une zone optiquement vide. avec des structures arrondies qui ont pris le colorant.
Ce sont des protozoaires (histomonas) qui ont été
colorés en rose-violet car ils contiennent des glucides.
On repère grâce à cette CS des glucides pathologiques
(le plus souvent ce sont des champignons)  PAS

Les protozoaires visibles ici sont des Histomonas responsables chez les volailles d’une pathologie appelée
Histomonose. Ces parasites touchent l’intestin et le lèsent. Ils peuvent toucher aussi le foie en formant des
lésions circulaires en cible. Ce type de lésion est visible surtout chez des animaux de petits élevages

➢ Lame 8 : rein

Sels calcaires

HE : on ne distingue pas vraiment de structures


CS : on observe une coloration en noir de la membrane
anormales dans cette coloration.
des glomérules. Il y a donc la présence de sels calcaires.
On est ici dans le cas d'une hypercalcémie avec un
phénomène de calcification Von Kossa

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Bases Morphologiques d'Anatomie et d'Histologie Histologie TD 02
Pour info, complément RHL :

Lame 9 : Immunomarquage 1
Examen d’une lame de ganglion lymphatique marqué par AE1/AE3. En noir on
observe des amas de cellules marquées.
Il s'agit de cellules épithéliales présentes dans le ganglion lymphatique ce qui semble étrange. Il s'agit ici d'une
tumeur, les cellules tumorales d'origine épithéliale ont migré dans le ganglion lymphatique.

Lame 10 : Immunomarquage 2
Examen d’une tumeur cutanée marquée avec un Ac X. D’après la positivité
de certaines structures normales de la peau en déduire l’anticorps utilisé et
donc la nature de la tumeur. Présence d’une lame témoin négatif.

On observe ici que les cellules marquées sont l'épiderme et une importante
zone cellulaire située plus en profondeur. Le marquage se faisant au niveau
de l'épiderme, on peut en déduire que l'anticorps utilisé est anti-
cytokératine. Ceci nous conduit à dire que la zone cellulaire marquée est
une tumeur cutanée (avec des cellules de l'épiderme qui sont donc
marquées).

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REDA MOHAMED GUESSOUM, DVM

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TD colorations histologiques
spéciales

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Colorations spéciales à examiner ( 1
lame en HE + : lame CS )
• PAS
• Rouge Congo
• Bleu de Toluidine
• Ziehl
• Perls
• Von Kossa

8 lames à examiner
• Organes :
– Intestin
– Peau
– Ganglion lymphatique
– Rein
Intestin grêle
Peau
rein
Nœud lymphatique (NL)
Immunohistochimie: 2 lames
• Examen d’une lame de ganglion lymphatique
marqué par AE1/AE3
• Examen d’une tumeur cutanée marquée avec
un Ac X . D’après la positivité de certaines
structures normales de la peau en déduire
l’anticorps utilisé et donc la nature de la
tumeur
• Présence d’une lame témoin négatif
Lame 1 HE
HE

Lame 1

CS =
Lame 2 : HE
Lame 3: prélèvement cutané
Lame 3: prélèvement cutané
Lame 3 C.S. =
Lame 4 : intestin HE
Lame 4 : intestin x 40 HE
Lame 4 : intestin x4 CS
Lame 4 : intestin x40 CS
Paratuberculose
HE

Lame 5
HE

CS =
Lame 6 : HE
Substance amyloïde
Lame 7: HE
Lame 7: HE
Lame 7, CS =
Histomonose
Lame 8
HE
Immunomarquages
Lame 9 : HE
Lame 10
Témoin -

Structures
marquées
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CE DOCUMENT A ETE OFFERT AUX VETERINAIRES ALGERIENS PAR

REDA MOHAMED GUESSOUM, DVM

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Bases Morphologiques d'Anatomie et d'Histologie Histologie TD 03
Module : Bases Morphologiques d’Anatomie et d’Histologie
Matière : Histologie

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Le sang
Objectifs pédagogiques :
- Savoir identifier les différentes cellules sanguines
- Savoir dire à quelle espèce appartient un échantillon de sang donné
- Etre capable de réaliser une formule sanguine

Table des matières


Réalisation et coloration d’un frottis sanguin (cours RHL) ................................................................................... 1
Examen de lames colorées au MGG (chien, chat, cheval, bovin, lapin) ............................................................... 2
Réalisation d’une formule sanguine ..................................................................................................................... 3

Réalisation et coloration d’un frottis sanguin


(cours RHL)
➢ Comment faire un frottis sanguin ?
Sang prélevé sur EDTA (éthylène- diamine - tétra - acétique) =
anticoagulant chélateur du calcium. On prélève une petite goutte de
sang, on la pose côté plage colorée de la lame. Avec une deuxième lame
on étale le sang sur la première lame, il faut pousser très rapidement, en
réalisant un angle de 30 à 45 degrés. Une forme typique en obus doit être
obtenue. La partie terminale est la plus intéressante à regarder.
➢ Contrôle de qualité :
Un frottis est bon si :
• les globules rouges sont distribués en une seule épaisseur (si frottis trop épais perte des détails
cellulaires).
• frottis correctement épuisé.
• une seule épaisseur, étalement régulier (pas d’aspect de vagues due à un mouvement saccadé.

Seul frotti correct

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Bases Morphologiques d'Anatomie et d'Histologie Histologie TD 03
➢ Coloration rapide
Sécher la lame puis faire une coloration standard au MGG (May-Grünwald-Giemsa), la seule qui permette une
analyse morphologique fiable des leucocytes (aspect de la chromatine, nucléole,…)
On dispose pour cela de 3 bacs avec des colorants. Pour chaque bain, on trempe et on ressort 5 à 7 fois la lame:
Lame sèche - Bain 1 - Bain 2 - Bain 3 - Bain eau - séchage

Examen de lames colorées au MGG (chien, chat, cheval, bovin, lapin)


➢ Lecture du frottis :
• Examen au faible grossissement pour contrôler la répartition des cellules
• Lecture du frottis sur les zones correctement étalées
• D’après l’aspect des polynucléaires éosinophiles  déterminer l’espèce (CN, CT, CV)
• Examen des plaquettes
• Examen des globules rouges (taille, forme, couleur).
➢ Identification d’une cellule sanguine : Non valable pour du sang de lapin

Examen du
noyau

Plurilobé ==> polynucléaire


Non plurilobé
: Examen du cytoplasme

Cellules de grande
taille, noyau
Granulations Granulation réuniforme.
Peu ou pas de Cellules de petite
éosinophiles (plus basophiles Cytoplasme gris/bleu
granulations taille, rapport N/C abondant parfois avec
claire que le (couleur du noyau
visibles élevé, noyau rond une vacuole
noyau) ou plus foncé) optiquement vide
(blanche)

Polynucléaires Polynucléaires Polynucléaires Monocytes


Lymphocytes
neutrophiles éosinophiles basophiles

➢ Reconnaissance des cellules


Polynucléaire Monocyte : noyau
neutrophile de cheval : encoché et
granulations peu cytoplasme étendu,
visibles bleuté avec
quelques vacuoles

Chez le chien : Polynucléaire


Neutrophile à gauche basophile :
(noyau plurilobé) granulations plus
foncées que le
Monocyte à droite
noyau
(grand noyau
quadrangulé,
cytoplasme bleu)

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Bases Morphologiques d'Anatomie et d'Histologie Histologie TD 03
Grand lymphocyte de Sang de lapin : chez
chien : noyau rond et le lapin, l’équivalent
régulier avec une plus des neutrophiles
grosse couronne s’appelle des
cytoplasmique qui hétérophiles. En
possède quelques terme de
granulations et dont la granulations, elles
taille est supérieure à ressemblent à celles
celle des globules des éosinophiles.
rouges Ces cellules sont les
plus fréquentes
dans un frottis de
lapin.
Petit lymphocyte de Les lapins peuvent
chien : noyau rond et avoir des
régulier avec éosinophiles à 2-
uniquement une petite 3%. C’est une
couronne cellule un peu plus
cytoplasmique pour les grosse que
petits lymphocytes qui l’hétérophile avec
ont globalement la des granulations
même taille qu’un plus grosses et plus
globule rouge claires dont la limite
est plus floue.

Chien, polynucléaire
basophile : noyau
plurilobé avec des
granulations aussi
foncées que le noyau.
Ils sont très rares.

Réalisation d’une formule sanguine


Faire une formule sur les lames numérotées de 1 à 20
On va compter 100 leucocytes, et on va identifier les polynucléaires neutrophiles, éosinophiles, basophiles,
ainsi que les lymphocytes et les monocytes. (cf cours Sang pour les caractéristiques de chaque type de leucocyte).
Pour cela, on utilisera l’objectif à immersion : on met une goutte d’huile sur la lamelle et on passe à l’objectif
à immersion, qui doit entrer en contact avec l’huile. On effectue ce type de parcours pour le comptage : se placer
à un endroit précis, remonter en comptant les cellules, puis se décaler, redescendre, etc... Bien aller en périphérie
et au centre car la répartition est non homogène : les plus petits éléments (lymphocytes) sont au centre du frottis
et les plus volumineux (PN monocytes) en bout d’étalement.

Parcours pour le comptage

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Bases Morphologiques d'Anatomie et d'Histologie Histologie TD 03
Exemple de formule sanguine pour différentes espèces :

P. Neutrophiles P. Eosinophiles P. Basophiles Lymphocytes Monocytes


Cheval 53% 10% 1% 26% 10%

Chien 60-77% 2-10% rare 12-30% 3-10%


Chat 35-75% 2-12% rare 20-55% 1-4%

On interprète cette formule en fonction du nombre absolu de leucocyte. Par exemple, chez le chien on parle de
lymphopénie quand on a dans le sang moins de 1500/ µl lymphocytes dans le sang.
On fait la numération et le nombre total de leucocytes est de 25 000/µl et le taux de lymphocytes est de 8%, on
peut penser que le chien a une lymphopénie car le taux n’est pas compris entre 12 et 30%. Alors que si on applique
la formule on trouve un nombre de lymphocyte de 2000/µl. Il n’a pas de lymphopénie, il a plutôt trop de
neutrophiles (environ 80%). Il faut donc toujours avoir la numération associée.

On ne fait pas le diagnostic d’une cellule dans une zone où toutes les hématies forment des rouleaux et des réseaux
qui compriment les cellules.

Zone compressée : à éviter Polynucléaire éosinophile

Lorsqu’on fait la formule, il faut également déterminer l’espèce à qui appartient le sang. Pour cela, on regarde les
éosinophiles :

Chat : granulations en Chien : granulations Cheval : éosinophiles très reconnaissables qui possèdent de
forme de bâtonnets et très arrondies, de nombre et de grosses granulations, un peu ovales et très nombreuses.
nombreuses taille variables A droite : basophile

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Bases Morphologiques d'Anatomie et d'Histologie Histologie TD 04
Module : Bases Morphologiques d’Anatomie et d’Histologie
Matière : Histologie
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La classification des tissus


Classification ......................................................................................................................................................... 1
Classification des tissus conjonctifs .................................................................................................................. 1
Classification des tissus épithéliaux.................................................................................................................. 2
Classification des tissus musculaires ................................................................................................................ 3
Exercice ................................................................................................................................................................. 3

Classification
Classification des tissus conjonctifs

Tissus
conjonctifs

Eau MEC Cellules

Sous- Sang Substance Fibres Cellules Cellule


muqueuse fondamentale Adipocytes Fibroblaste Cellules Mastocyte Dentritiq mésanchy
= TC lâche réticulés
ues (CD) mateuse
Elastique Collagène Réticuline
Glycosa Ovaire Ganglions
Protéines Tissus Rate
minogly lymphatiq
d'adéranc adipeux
canes Non Foie ues
es Ligament Orienté
(GAG) orienté
nuchal
Brun Blanc
Derme Ligament
Tendon
Sulfaté Non
sulfaté

Dents Tissus Pulpe Cordo


Os cartilag dentai Partie
n
ineux re médulaire
ombili
du rein
cale =
gelée
osté de
oïde condroïde Whart
on

• Le tissu adipeux blanc sert à stocker les graisses sous forme de triglycérides.
• Le tissu adipeux brun sert à produire de la chaleur. Il se trouve autour des organes vitaux : le cœur, les gros
vaisseaux (permet de diffuser la chaleur), les reins.
• Le tissu conjonctif ovarien (= stroma, la partie corticale de l’ovaire) contient beaucoup de cellules fusiformes
de type fibroblastes.
• La rate intervient dans le système immunitaire spécifique à travers la substance blanche. Elle stocke et déstocke
du sang tout en le filtrant. Il y a un système ouvert : une partie du sang qui arrive dans la rate quitte le
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Bases Morphologiques d'Anatomie et d'Histologie Histologie TD 04
compartiment vasculaire qui lui, est fermé. Il va baigner dans le tissu conjonctif de la rate dans lequel il y a un
réseau formé par les cellules réticulées où les macrophages sont accrochés. Ils vont filtrer le sang qui repart
dans le système vasculaire fermée et quitte la rate.
• Il n’y a pas de tissu conjonctif dans lequel il y a une prédominance des mastocytes. Ils sont en petite quantité
dans tous les tissus, répartis à proximité immédiate des vaisseaux sanguins.
• Les cellules dendritiques ont pour rôle de capturer les antigènes en périphérie de tissus conjonctifs (en
particulier des muqueuses), de migrer et de présenter ces antigènes à des cellules lymphoïdes compétentes,
les lymphocytes T. Elles ne sont pas prédominantes dans un organe particulier.
• Les cellules mésenchymateuses sont les cellules souches de toutes les autres cellules. Elles ne sont pas
prédominantes dans un tissu particulier.

• Les GAG non sulfatés (acide hyaluronique) ont une action hygroscopique, c’est-à-dire de piéger l’eau. Ils sont
prédominants dans la pulpe dentaire, qui est un tissu qui reste dans un état très embryonnaire, dans le cordon
ombilicale (gelée de Wharton) et dans la partie médullaire du rein, là où se font les échanges d’eau entre le
compartiment sanguin et médullaire.
• Les GAG sulfatés permettent de fixer des protéines, ce qui modifie la consistance du tissu en le rendant moins
diffusible et plus compact. Ils sont prédominants dans les dents, les os et les cartilages. Dans les os, cette
matrice extracellulaire s’appelle l’ostéoïde et a la grande particularité d’être minéralisée. Tout ce qui attrait au
cartilage est appelée la substance chondroïde.

• Le foie possède un stroma qui est très riche en fibre de réticuline, non produites par des cellules réticulées.
• Les poumons comme la rate et l’œsophage dans une moindre mesure, sont des tissus conjonctifs dans lesquels
il y a un nombre important de fibres élastiques, ce qui contribue à permettre leur déformation.
• Le ligament nuchal est quasi-uniquement constitué de fibres élastiques alors que normalement c’est du
collagène qui compose les ligaments.
• Les fibres de collagène s’orientent en fonction des forces qui s’exercent. Dans le derme, elles sont non
orientées et dans toutes les directions alors qu’elles sont orientées dans les tendons et ligaments.

• Dans les tissus conjonctifs lâches, il n’y a aucune prédominance d’un type de structure : exemple des sous-
muqueuses, qui se situent en dessous de la muqueuse (exemple de la sous-muqueuse intestinale).
Classification des tissus épithéliaux

Tissus
épithéliaux

Revêtement Glandes

Nombre Spécialisation
Forme des
de des cellules Endocrine Exocrine
cellules
couches épithéliales

Microvillosités Système Anatomique


Pavimenteux Cubique Cylindrique Cils Sécrétion pour endocrinien ment bien Unicellulaire Pluricellulaire
l'absorption diffus définies

épithélium Ilots de Cellule


Pneumocyte I Thyroïde Hypophyse Surrénales caliciforme Simple Composée
intestinal Lanerhans
dans le
pancréas
Tubes Acinus Alvéolaire

Droit et
Droit Contourné
ramifié

• Les épithéliums de revêtement ont principalement un rôle de barrière, ils ne sont pas nécessairement
imperméables.
• Les glandes ont un rôle de sécrétion.
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Bases Morphologiques d'Anatomie et d'Histologie Histologie TD 04
• Les glandes exocrines relâchent dans le milieu extérieur le produit de sécrétion via les canaux. Pour les glandes
endocrines, le produit de sécrétion passe par voie sanguine donc elles ont besoin de beaucoup de capillaires.
Elles ont une composition histologique différente.
• Les cellules caliciformes se retrouvent dans les épithéliums de revêtement comme l’intestin et l’appareil
respiratoire.
• Pour les glandes surrénales, les cellules sont organisées en travées.
• Le système endocrinien diffus est appelé de cette manière car ce n’est pas un organe ou une partie d’organe,
mais ce sont des cellules dispersées dans d’autres tissus et en particulier dans des épithéliums de revêtement.
Classification des tissus musculaires

Tissu
musculaire

Strié Lisse

Un seul noyau
Squelettique Cardiaque central capable
de se déformer

Stries
Plurinucléé Uninucléé
scalariformes

Exercice
Les composants des tissus conjonctifs

1-Faisceau de collagène
2-Fibre élastique

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Bases Morphologiques d'Anatomie et d'Histologie Histologie TD 04

Adipocyte blanc

La distinction entre brun et blanc est une


notion macroscopique. A l’échelle
microscopique, les adipocytes bruns sont
plus petits et pleins de vacuoles
contrairement aux adipocytes blancs
composés d’une énorme vacuole. Le noyau
est tout aplati dans ces cellules.

Fibroblaste

Possède un noyau fusiforme et un


cytoplasme étiré.
Il est à coté de faisceaux de collagène.

Capillaire

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Bases Morphologiques d'Anatomie et d'Histologie Histologie TD 04

Mastocyte
Cellule ronde avec un noyau régulier central
et un cytoplasme étendu dans lequel il y a
pleins de petits grains de couleur bleutée.
Il se trouve dans un tissu conjonctif.

Artère musculaire

Structure tubulaire limité par un épithélium


de revêtement.
Le tortillon rose vif est la limitante élastique
interne, visible seulement dans les artères.
Dans la paroi qui est épaisse, on observe des
cellules musculaires lisses.
Le tissu autour est un tissu conjonctif
dense appelé adventice.
Une veine aura un rapport lumière/paroi
plus important.

Macrophage
Assez grande cellule, au contour pas très
précis, cytoplasme étendu, noyau irrégulier
et peu coloré.
Dépôt marron à l’intérieur de la cellule (Fer)

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Bases Morphologiques d'Anatomie et d'Histologie Histologie TD 04

Voie de circulation à l’intérieur d’un


ganglion lymphatique
1-Cellule endothéliale
2- Macrophage
3- Cellule réticulée, de forme étoilée
4- Hématie

Les différents types de tissus conjonctifs


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Tissu adipeux blanc

Tissu osseux primaire (en grande partie),


déminéralisé pour les besoins de
l’histologie (pour pouvoir le couper)
Quand il n’est pas déminéralisé, le tissu
osseux apparait bleu.
En bleu on observe le noyau de cellules
prises dans une matrice extracellulaire.
La différence entre de l’os primaire et
secondaire réside :
- Collagène orienté pour le
secondaire (histologiquement
cela ne se différencie pas)
- Dans l’os fibreux, il y a en
grande quantité et sans
disposition particulière des
ostéoblastes (qui se
différencient en
ostéocytes qu’on voit bien)
alors qu’ils sont moins
nombreux et plus réguliers
dans l’os secondaire.

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Bases Morphologiques d'Anatomie et d'Histologie Histologie TD 04

Os
1-Ostéoclaste, plusieurs noyaux, cytoplasme
étendu
2-Ostéocyte, cellules isolées dans de
l’ostéoïde minéralisé
3-Ostéoïde non minéralisé
Le décollement est un artéfact dû à la
rétraction à cause du formol

1-Cartilage élastique
2-Chondrocyte, cellules enfermées dans des
logettes
3-Périchondre : dense et orienté en
périphérie du cartilage

Ce ne peut pas être de l’os car la densité


cellulaire est trop grande. De plus la couleur
ne correspond pas : sans déminéralisation la
couleur est plus intense et ce n’est pas
possible qu’à cette échelle la matrice ne soit
pas déminéralisée.
Ici la matrice est naturellement basophile,
c’est-à-dire dans les tons bleus car elle est
très riche en GAG, surtout non sulfatés.

Coupe dans un cordon ombilical


On voit des vaisseaux et un petit canal.
Tissu conjonctif riche en substance
fondamentale riche en GAG non sulfaté,
appelé tissu conjonctif muqueux.

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Bases Morphologiques d'Anatomie et d'Histologie Histologie TD 04

Pulpe dentaire
En rouge on voit des hématies.

Tissu conjonctif de la partie médullaire du


rein
Caractère très vide, relativement abondant
est très riche en GAG non sulfatés.
Il y a à la fois des canaux, ce sont les anses
de Henle et des vaisseaux sanguins qui
transportent des hématies en rose.

Intestin
La lumière est orientée vers le bas. La flèche
pointe la sous-muqueuse qui est un tissu
conjonctif lâche qui forme un artéfact sous
la forme de déchirures lors de la découpe

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Bases Morphologiques d'Anatomie et d'Histologie Histologie TD 04

Tissu conjonctif dense non orienté : derme


Faisceaux de collagène non orientés

En rose foncé ce sont des pièces osseuses


L’agrandissement présente un ligament, qui
joint deux pièces osseuses entre elles.
C’est un tissu conjonctif dense orienté.

En rose foncé c’est un tendon et du tissu


musculaire va venir s’accrocher sur cette
pièce-là.
C’est un tissu conjonctif dense orienté.

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Bases Morphologiques d'Anatomie et d'Histologie Histologie TD 04

On observe un ovaire qui est riche en


cellules fusiformes qui est le stroma ovarien.
On observe des ovocytes.

On voit des cellules réticulées qui forment


un réseau dans lequel le sang circule. C’est
la pulpe rouge de la rate

Tissus épithéliaux

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Bases Morphologiques d'Anatomie et d'Histologie Histologie TD 04
Epithélium unistratifié pavimenteux
Au pôle de la cellule, en contact avec
l’extérieur, on observe de petits
prolongements, qui ne sont pas des cils et
qui ne sont pas généralisés donc cet
épithélium n’a pas comme spécialité
l’absorption uniquement.
Cet épithélium tapisse une cavité fermée
cœlomique. C’est la face externe de
l’intestin, appelé le feuillet viscéral du
péritoine.
On appelle mésothélium tout ce qui tapisse
les cavités cœlomiques.
Cellule caliciforme c’est-à-dire une glande
exocrine unicellulaire : cellule glandulaire
isolée.
La structure qui apparait comme une ligne
continue est la bordure en brosse.
Les cellules carrées avec un noyau rond sont
des lymphocytes T en position entre les
cellules entérocytaires. C’est un habitant
normal, qui attend le passage éventuel
d’antigènes.
C’est un épithélium simple cylindrique avec
des microvillosités.
Intestin

Microvillosités en microscopie électronique,


ce sont juste une extension du cytoplasme

C’est un épithélium simple (=unistratifié)


cylindrique sécrétoire car tous les noyaux
sont au même niveau.
Au pôle apical on observe du bleu qui se
retrouve dans la lumière.
Partie glandulaire de l’estomac

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Bases Morphologiques d'Anatomie et d'Histologie Histologie TD 04

C’est un épithélium de revêtement à une


seule couche, à cellules cubiques avec une
lumière.
Ce ne peut pas être un acinus car la densité
cellulaire n’est pas assez importante et les
cellules sont trop grandes.
Rein, partie tubulaire du néphron : tubes
contournés.

Epithélium spécialisé : il y a des cellules avec


des cils (plus hauts, plus courbés que les
microvillosités avec une petite bordure plus
colorée au pôle apical de la cellule)
Epithélium cilié pseudostratifié car il n’y a
qu’une seule couche cellulaire.
Voies aérifères

Les cils sont des extensions de cytoplasme


qui possèdent à l’intérieur des dispositifs qui
sont les doublets de microtubules qui
permettent la mise en mouvement (longues
lignes noires).

Epithélium pseudostratifié cylindrique avec


stéréocils.
Les prolongements relativement longs au
pôle apical de la cellule ne sont pas des cils
car ces éléments sont organisés sous forme
de petits toupets. Il n’y a pas de structure à
l’intérieur qui permettent la mise en
mouvement, ce sont juste des extensions de
cytoplasme appelés stéréocils, qui
interagissent avec les spermatozoïdes.
On les rencontre dans les épididymes.
Ce qui assure la progression c’est le tissu
musculaire sous-jacent qui se contracte.

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Bases Morphologiques d'Anatomie et d'Histologie Histologie TD 04

Image en MO : pas de structures à


l’intérieur qui permettent la mobilité

Epithélium pseudostratifié transitionnel


(polymorphe = cellules de formes
différentes)
Certaines cellules viennent coiffer les
autres, comme un parapluie, c’est quelque
chose d’assez caractéristique de
l’épithélium de la vessie et l’appareil
urinaire.
En effet cet épithélium peu très facilement
changer de forme en se gonflant ou en
s’aplatissant selon que la vessie est pleine
ou vide.

Epithélium pluristratifié, pavimenteux non


kératinisé. Ce n’est donc pas de la peau,
mais ça peut être de la cavité orale ou de
l’œsophage.

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Bases Morphologiques d'Anatomie et d'Histologie Histologie TD 04

Epithélium pluristratifié, pavimenteux


kératinisé. C’est une petite papille sur la
langue.

C’est une structure glandulaire qui forme


des invaginations qui débouchent au fond
de l’épithélium de revêtement.
C’est dans l’estomac et se sont des glandes
de sécrétion muqueuse : cytoplasme peu
coloré et noyau à la base.
L’épithélium est simple donc ça ne peut pas
être des glandes sébacées.
Ce n’est pas dans l’intestin car il ne
ressemble pas à ça.

Glandes muqueuses : cytoplasme peu


coloré et noyau à la base.

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Bases Morphologiques d'Anatomie et d'Histologie Histologie TD 04

Sécrétion holocrine d’une glande sébacée


Les glandes n’ont pas vraiment de formes et
sont adossées à un canal.

Portion de glande endocrine (ilot de


Langerhans)

Ganglion nerveux

Les différents types de tissus musculaires

Tissu musculaire lisse.


On voit un tissu riche en cellules, un seul
noyau central, cytoplasme très allongé et
sans striation.

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Bases Morphologiques d'Anatomie et d'Histologie Histologie TD 04

Tissu musculaire strié cardiaque


On voit les stries scalariformes et un seul
noyau par cellule.

Tissu musculaire strié squelettique

Tissu musculaire strié squelettique en vue


transversale.
Noyaux en périphérie

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Bases Morphologiques d'Anatomie et d'Histologie Histologie TD 04

Les différents types de cellules sanguines

Neutrophile à gauche
Monocyte à droite : noyau bleu, cytoplasme
qui parait vacuolisé.

Lymphocyte granuleux : grains dans le


cytoplasme

Thrombocyte : l’équivalent des plaquettes


mais avec un noyau à gauche
Hématie nucléée d’oiseau : cellule allongée,
ellipsoïde contenant un noyau

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Bases Morphologiques d'Anatomie et d'Histologie Histologie TD 04

Basophile

Eosinophile de chat

Eosinophile de cheval

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Diagnose cellulaire et tissulaire - TD

Bases morphologiques d’anatomie et d’histologie


1A, S5

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Nature de ce tissu conjonctif ?
Tissu osseux (lamellaire compact)
Nature de ce tissu conjonctif ?
Nature de ce tissu conjonctif ?
Tissu conjonctif dense non orienté (derme)
Nature de ce tissu conjonctif ?
Langue de chien : Quel est le tissu indiqué par la flèche
Langue de chien : Quel est le tissu indiqué par la flèche
Tissu musculaire strié squelettique
Sang de chien : Quelles sont les cellules indiquées par les flèches
Polynucléaire
neutrophile

Plaquettes

Sang de chien : Quelles sont les cellules indiquées par les flèches
1- Nature de ce faisceau

2- Nature de cette fibre


1- Nature de ce faisceau

2- Nature de cette fibre

1= faisceau de collagène

2= fibre élastique
Fibres musculaires lisses au fort grossissement :
dans quel état sont ces fibres musculaires ?
Fibres musculaires lisses au fort grossissement :
dans quel état sont ces fibres musculaires ?
Fibres contractées (noyau en « tire-
bouchon »)
Frottis sanguin : espèce??
Frottis sanguin : espèce?? Cheval
Nom de cette cellule ?
Nom de cette cellule ?

Adipocyte blanc
Nom de cette cellule ?
Nom de cette cellule ?

Fibroblaste
Sang de chien : quelle est la cellule indiquée par la flèche noire , et celle par la flèche bleue
Flèche
Sang de chien : quelle est la cellule noire
indiquée : polynucléaire
par la flèche noireneutrophile
, et celle par la flèche bleue
Flèche bleue : monocyte
Nature de cette structure ?
Nature de cette structure ?

Capillaire
1-Nom de cette cellule ? 2-Nom de cette cellule ?

3-Nom de cette cellule ?

4-Nom de cette cellule ?

Ganglion lymphatique
1-Nom de cette cellule ? 2-Nom de cette cellule ?

3-Nom de cette cellule ?

4-Nom de cette cellule ?


1. Cellule endothéliale
2. Macrophage
Ganglion lymphatique 3. Cellule réticulée
4. Hématie
que contient cette portion
de tissu conjonctif en
grande quantité ?
que contient cette portion
de tissu conjonctif en
grande quantité ?

Glycosaminoglycanes non sulfatés


Sang de chien . Nom de la cellule nucléée
Sang de chien . Nom de la cellule nucléée
Lymphocyte granuleux (quelques granulations
azurophiles)
Nature de cet épithélium ?
Nature de cet épithélium ?

Simple, pavimenteux (péritoine)


Nom de cette cellule ?
Nom de cette cellule ?

Macrophage
Nature de cette structure ? Nature de cet épithelium ?

Nom de cette cellule ?

Dans quel organe est-on ?


Nature de cette structure ? Nature de cet épithelium ?

Nom de cette cellule ?

Epithélium simple cylindrique


Dans quel organe est-on ? Structure = microvillosités
Cellule glandulaire isolée (cellules
caliciformes)
 Intestin
Nature de cet épithelium ?
Nature de cet épithelium ?
Epithélium pluristratifié
pavimenteux non kératinisé
Nature de cette structure ?

Nom de cette cellule

Nature de ce tissu ?
Nature de cette structure ?

Nom de cette cellule

Cellule musculaire lisse


Nature de ce tissu ? Fibres élastiques
Tissu conjonctif dense
Nature de cette glande?
Glande exocrine à
Nature de cette glande?
prédominance muqueuse
Nature de cet épithelium?

Dans quel organe peut-on le rencontrer ?


Nature de cet épithelium?

Dans quel organe peut-on le rencontrer ?

Epithélium pseudostratifié cilié


Poumon, trachée, cavité nasale
1- Nature de ce tissu ?

2- Nom de ces cellules ?

3- Nom de cette partie du tissu ?


1- Nature de ce tissu ?

2- Nom de ces cellules ?

3- Nom de cette partie du tissu ? 1 Cartilage élastique


2 Chondrocytes
3 périchondre
Nature de cette structure ?

Nature de cet épithelium?

Foie
Nature de cette structure ?

Nature de cet épithelium?

Canal excréteur (canal biliaire)


Foie Epithélium simple cylindrique
Nom de la cellule nucléée. A quelle espèce appartient elle?
Nom de la cellule nucléée. A quelle espèce appartient elle?
Polynucléaire éosinophile de chat
Nature de ce tissu ?
Nature de ce tissu ?

Tissu conjonctif lâche


Nature de cet épithelium?

Dans quel organe peut-on le rencontrer ?


Nature de cet épithelium?

Dans quel organe peut-on le rencontrer ?

Epithélium pseudostratifié transitionnel (polymorphe)


Vessie et voies urinaires
Nature de cet épithelium?
Epithélium pluristratifié pavimenteux
Nature de cet épithelium? kératinisé (papille langue)
Tube
séminifère
Nature de ce tissu?

Tube
Tube séminifère
séminifère

Tube
séminifère

testicule
Tube
séminifère
Nature de ce tissu?

Tube
Tube séminifère
séminifère

Tube
séminifère

testicule
Glande endocrine disposée au sein d’un autre organe (cellules de Leydig)
Nature de cette structure ?

Sous-muqueuse d’intestin
Nature de cette structure ?

Sous-muqueuse d’intestin

Ganglion nerveux
Nature de cette structure ?

pylore
Nature de cette structure ?

pylore Glande exocrine muqueuse


Type « biochimique » de sécrétion de ces glandes ?
Type « biochimique » de sécrétion de ces glandes ?

Glandes muqueuses
Nature de cet épithelium?

Dans quel type d’organe peut on le rencontrer ?


Nature de cet épithelium?

Dans quel type d’organe peut on le rencontrer ?


Epithélium simple cylindrique à pôle muqueux
Partie glandulaire de l’estomac
Nature de cette structure ?
Nature de cette structure ?

Portion de glande endocrine (ilot


de Langerhans)
Sang de chat : nom de la cellules nucléée
Sang de chat : nom de la cellules nucléée
Erythroblaste polychromatophile
Nature de ce tissu conjonctif ?

Dans quel organe peut on le rencontrer ?


Nature de ce tissu conjonctif ?

Tissu conjonctif cellulaire


Dans quel organe peut on le rencontrer ? Ovaire
Nature de cette structure ? Nature de cet épithelium?

Dans quel organe peut on le rencontrer ?


Nature de cette structure ? Nature de cet épithelium?

Dans quel organe peut on le rencontrer ?

Epithélium pseudostratifié cylindrique avec


stéréocils
Stéréocils
Epididyme
Nature de cette glande ?

Quel est son type d’excrétion ?


Nature de cette glande ?

Quel est son type d’excrétion ?

Glande exocrine (sébacée)


Excrétion holocrine
Nom de cette cellule ?
Nom de cette cellule ?

Mastocyte
Sang de cheval : nom de la cellule indiquée par la flèche bleue
Sang de cheval : nom de la cellule indiquée par la flèche bleue
Polynucléaire basophile
3- Nom de cette substance

1- Nom de cette cellule

2- Nom de cette cellule


3- Nom de cette substance

1- Nom de cette cellule

2- Nom de cette cellule


1. Ostéoclaste
2. Ostéocyte
3. Ostéoïde
Nature du tissu : ?
Qu’indiquent les flèches noires ? Les flèches rouges
Tissu musculaire strié squelettique
Flèche noire : disque sombre A
Nature du tissu : ? (anisotrope)
Qu’indiquent les flèches noires ? Les flèches
Flèche rouges
rouge : disque clair I (isotrope)
Quel est le tissu ? Nom de la structure
indiquée par les flèches
Quel est le tissu ? Nom de la structure
indiquée par les flèches

Muscle cardiaque. Strie


scalariforme (=disque intercalaire)
Sang de ?? : nom des cellules indiquée par les flèches de différentes couleurs
Sang de chat
Flèche orange : polynucléaire éosinophile
Flèche bleue : polynucléaire basophile
Sang de ?? : nom des cellules indiquée par les flèches de différentes couleurs
Flèche noire : polynucléaire neutrophile
Flèche jaune : plaquettes
Frottis sanguin de poule : nom de la cellule indiquée par la flèche
bleue et celle indiquée par la flèche violette
Frottis sanguin de poule : nom de la cellule indiquéeFlèche bleue : plaquette
par la flèche
bleue et celle indiquée par la flèche violette
Flèche violette : hématie
Myélogramme : Quelles sont les différentes cellules indiquées par les flèches?
Pro-érythroblaste

Basophile
Polychromatophile

Myélogramme : Quelles sont les différentes cellules indiquées par les flèches?
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