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Le guide des

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Auteurs : M. de Royer


© Fine Media, 2012
ISBN : 978-2-36212-045-9
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Table des matières
Les cheminées et poêles en un coup d’œil 8
Poêle ou cheminée ? 9
Les types de cheminée 10
Les matériaux pour une cheminée 11
Les modèles de cheminée 11
Les accessoires de la cheminée 12
La construction, la rénovation et l’entretien d’une cheminée 12
Le poêle : quelle option choisir ? 13
Quel matériau pour son poêle ? 14
L’installation d’un poêle 14
Le bois de chauffage 14
Le rendement du chauffage à bois 15
Le ramonage et le tubage 15
Les normes de sécurité 16
Le crédit d’impôt, les prix et la TVA 16

I. Les types de cheminées 17


Le fonctionnement d’une cheminée 18
La cheminée à bois à foyer ouvert 19
La cheminée à bois à foyer fermé 21
La cheminée avec insert 23
La cheminée au bioéthanol 26
La cheminée au gaz 29
La cheminée électrique 30
AA Pour aller plus loin 32
Astuces 32
Questions / réponses de pro 33

II. Les matériaux et l’emplacement des cheminées 38


La cheminée en pierre 38
La cheminée en marbre 40
La cheminée en brique 42
La cheminée en béton 43
La cheminée en métal 46
La cheminée murale 48
La cheminée d’angle 50
La cheminée centrale 51
La cheminée suspendue 52
AA Pour aller plus loin 54
Astuces 54
Questions / réponses de pro 55

III. L’installation et l’entretien d’une cheminée 57


Le conduit, la pièce maîtresse 58
L’habillage 65
Les accessoires 68
La rénovation 70
Le nettoyage 72
AA Pour aller plus loin 75
Astuces 75
Questions / réponses de pro 76

IV. Les types de poêles 79


Les poêles à bois 80
Le poêle à charbon 87
Le poêle à pétrole 89
Le poêle à gaz 90
Le poêle au fioul 92
Le poêle au bioéthanol 93
Le poêle électrique 95
AA Pour aller plus loin 97
Astuces 97
Questions / réponses de pro 98

V. Les matériaux et l’emplacement des poêles 102


Le poêle en fonte 102
Le poêle en métal 104
Le poêle en céramique 105
Un poêle central ou suspendu ? 106
AA Pour aller plus loin 109
Astuces 109
Questions / réponses de pro 110
VI. Se chauffer au bois 113
Un moyen efficace, économique et écologique 114
Augmenter la température ambiante
avec un brûle pellet 117
Accroître le rendement des appareils à bois 118
AA Pour aller plus loin 127
Astuces 127
Questions / réponses de pro 129

VII. L’achat 131


Comment bien choisir ? 132
Faire appel à un professionnel 137
La réglementation 138
La TVA à 7 % et le crédit d’impôt 140
Bénéficier de l’éco-prêt 141
Les prix 143
AA Pour aller plus loin 146
Astuce 146
Questions/réponses de pro 146

Lexique 149

Index des questions et des astuces 154

Les professionnels et experts cités dans cet ouvrage 156

Trouver un pro près de chez vous 160


Les cheminées et poêles en un coup d’œil

Plus performants et esthétiques


qu’auparavant, les poêles et chemi-
nées investissent les foyers français
d’aujourd’hui.

Au-delà de la traditionnelle cheminée à


foyer ouvert, il existe d’autres modèles
à utiliser en fonction de vos objectifs de
chauffage et de vos envies. Et l’habil-
lage de votre cheminée se diversifie
aussi : en bois, béton, plâtre, métal ou
pierre, il s’adapte à tous les styles !

Le large choix de modèles de poêle en


termes de performance de chauffe et
de design permet également de satis-
faire à la fois vos besoins et vos goûts.
Selon les appareils, le poêle constituera
ainsi l’élément central de votre chauf-
fage ou sera une solution idéale pour
un chauffage d’appoint, particulière-
ment dans les grandes pièces à vivre.

8
Les cheminées et poêles en un coup d’œil

Poêle ou cheminée ?
Lorsque l’on pense au chauffage à bois, on pense bien souvent à cette
belle cheminée rustique qui apporte chaleur, confort, et convivialité à une
demeure.

Mais une cheminée, c’est de la place, de l’entretien et des travaux importants.


Il est alors possible d’opter pour un poêle, à bois ou autre combustible. Il en
existe une grande variété, pour s’adapter à chaque intérieur.

Toutefois, aucune option n’est mieux qu’une autre, il faut simplement faire
son choix en prenant en compte son budget, ses goûts, la place dont on dis-
pose et les avantages et inconvénients de chacun.

Avantages Inconvénients
• De nombreux modèles et
matériaux possibles
• Un bon chauffage d’ap- • Des travaux importants
point pour la cheminée à pour la pose et le tubage
Cheminée foyer ouvert • Un nettoyage régulier de la
• Un véritable appareil de cheminée et un ramonage
chauffage dans le cas du conduit
d’une cheminée à foyer
fermé ou l’insert
• Plus performant que le
radiateur électrique
• Son installation néces-
site moins de travaux
que la construction d’une • Raccord au conduit de
cheminée cheminée
• Chaleur longue et diffuse : • Un « périmètre de sécu-
particulièrement pour rité » à respecter autour de
Poêle
les poêles en fonte ou l’appareil
céramique • Espace de stockage pour le
• Un grand choix de combustible
modèles, dont certains • Émission de CO2
très design (central et
suspendu)
• Écologique dans le cas du
poêle à bois ou à granulés

9
Les cheminées et poêles en un coup d’œil

Les types de cheminée


Les différents modèles de cheminée s’établissent
selon les quatre types de combustible utilisé
(bois, bioéthanol, gaz, électricité) et l’emplace-
ment de l’appareil (cheminée murale, en angle,
centrale, suspendue) dans la pièce. De plus,
selon les matériaux (pierre, marbre, brique,
béton, métal) dont vous allez habiller votre
cheminée, vous obtiendrez un effet rustique,
classique ou contemporain qui s’accordera ainsi
parfaitement à votre décoration intérieure.

Cheminée à bois et insert


Selon vos objectifs de chauffage, votre habita-
tion et vos modes de consommation, plusieurs
options s’offrent à vous. La cheminée à foyer ouvert vous apporte le plaisir
du feu de bois à l’ancienne. Appréciée de tous, elle chauffe cependant peu et
consomme plus de bois que celle à foyer fermé. Par ailleurs, le foyer fermé,
plus récent, dispose d’une vitre ou d’une porte qui permet la fermeture de
l’insert. Elle chauffe jusqu’à sept fois plus que la cheminée à foyer ouvert. De
plus, elle est éligible au crédit d’impôt. Enfin, l’insert s’encastre dans le foyer
de la cheminée. Il permet, sans modifier le bâti, de multiplier par cinq le ren-
dement de votre cheminée ! Il est aussi éligible au crédit d’impôt.

Et pourquoi pas une cheminée sans bois ?


Le bioéthanol, le gaz et l’électricité sont trois alternatives pour votre chauf-
fage. Une cheminée au bioéthanol est esthétique ; elle peut prendre toutes les
formes et ne nécessite pas de conduit pour son installation. De plus, elle est
propre, mais chauffe peu. Le gaz quant à lui est simple à installer, il chauffe
bien, mais ne bénéficie pas du crédit d’impôt. Pour finir, l’électricité est un
système de chauffage sécurisé, puisqu’il diminue les risques d’incendie : une
cheminée électrique chauffe comme un radiateur.

10
Les cheminées et poêles en un coup d’œil

Les matériaux pour une cheminée


Côté matériaux,
vous avez égale-
ment le choix !

La pierre rappelle
les cheminées
anciennes de cam-
pagne, mais peut
également s’intégrer
dans des modèles
plus design. Le
marbre est un maté-
riau noble, associé
au luxe, qui se prête
aux cheminées classiques ou modernes. D’autre part, la brique offre un style
rustique à votre cheminée. Les briques réfractaires permettent en plus d’accu-
muler et de restituer longuement la chaleur.

Le béton est quant à lui utilisé pour l’habillage de la cheminée, l’isolation du


mur d’adossement ou encore l’accumulation et la restitution de la chaleur
(béton réfractaire). Il en est de même pour le métal, qui offre ainsi un style
design et sert également pour le conduit de fumée.

Le choix du matériau dépend du type de cheminée que vous installez, de la


forme et de l’aspect désirés.

Les modèles de cheminée


Du plus classique au plus design, vous avez le choix entre plusieurs modèles
de cheminée :

ππla cheminée murale, qui est adossée contre un mur ou encastrée dans
celui-ci ;
ππla cheminée en angle, qui permet un gain de place ;

11
Les cheminées et poêles en un coup d’œil

ππla cheminée centrale, installée comme son nom l’indique au centre d’une
pièce, qui offre un style très design à votre intérieur ;
ππla cheminée suspendue, la plus design, qui est suspendue à son conduit.

Les accessoires de la cheminée


Pour allumer ou raviver un feu, ranger les bûches,
protéger votre sol ou nettoyer votre cheminée à bois
facilement, des accessoires existent.

Certains offrent aussi une plus grande sécurité aux


habitants de la maison.

Vous trouverez également des accessoires spéci-


fiques pour les cheminées à gaz ou au bioéthanol,
par exemple le détecteur de monoxyde de carbone,
essentiel pour éviter tout risque d’intoxication.

La construction, la rénovation
et l’entretien d’une cheminée
La construction d’une cheminée, particulièrement si celle-ci nécessite le rac-
cord à un conduit de fumée, doit être réalisée par un professionnel, seul à
vous garantir une installation dans les normes.

La cheminée prête à poser représente une solution rapide d’installation. Mais


dans le cas d’une cheminée à bois, il est là encore recommandé de faire appel
à un pro !

Le nettoyage d’une cheminée passe par celui de l’insert ou du foyer, de la


vitre du foyer fermé, de la plaque ou des accessoires.

Enfin, dans le cas d’une rénovation de cheminée ancienne, certains travaux


peuvent être entrepris par vous-même, mais d’autres exigeront l’intervention
d’un professionnel. Ce sera le cas pour la vérification du conduit de fumée et
le changement total de l’habillage de la cheminée.

12
Les cheminées et poêles en un coup d’œil

Le poêle : quelle option choisir ?


La cheminée ne vous attire pas ? Optez
pour le poêle !

Moins cher à l’usage qu’un radiateur élec-


trique, certains ont en plus une très forte
puissance de chauffe. Ils existent aussi en
de très nombreux modèles.

Le poêle à bois est esthétique et écolo-


gique, mais il réclame un espace pour
stocker le bois. Le poêle à granulés possède
un rendement qui est supérieur à 80 %, et
il est inutile de le recharger pendant trois
ou quatre jours !

D’autre part, le poêle de masse accumule


et restitue la chaleur lentement et longue-
ment après l’arrêt du feu.

Sinon, le poêle à charbon utilise géné-


ralement le bois comme le charbon. Le
charbon chauffe davantage, mais pollue plus également. Le poêle à gaz est
performant. Il présente toutefois un risque d’intoxication ou d’explosion lié au
gaz.

Le pétrole chauffe vite, mais dégage de fortes odeurs au démarrage et à


l’extinction. Il en est de même pour le fioul, mais il est plus esthétique et
sécuritaire.

Le poêle au bioéthanol constitue un chauffage d’appoint très design, mais


il est non éligible au crédit d’impôt. Enfin, le poêle électrique est une sorte
de radiateur électrique design déguisé en poêle à bois avec un effet feu de
cheminée.

Et pourquoi ne pas opter pour un poêle bouilleur ? Ce poêle à bois se trans-


forme en véritable chaudière alimentant vos radiateurs en eau chaude !

13
Les cheminées et poêles en un coup d’œil

Quel matériau pour son poêle ?


poêle est un des critères de choix. Il joue en
effet un rôle essentiel dans la performance de
l’appareil. La fonte possède par exemple une
grande inertie thermique en dégageant de
manière continue de la chaleur, même long-
temps après l’arrêt du feu ; tandis que le métal
(acier, inox, etc.) offre un design moderne, mais
se refroidit plus vite. Pour finir, la céramique
est utilisée depuis longtemps pour sa capacité à
accumuler la chaleur afin de la restituer une fois
le feu éteint.

L’installation d’un poêle


L’installation d’un poêle dépend de plusieurs critères :

ππle type de combustible ;


ππla présence ou non d’un conduit de fumée et son emplacement ;
ππle modèle, classique, central ou suspendu.

Le bois de chauffage
Le bois est un combustible économique, écologique
et efficace. Il peut être conditionné sous forme de
bûchettes classiques, les plus utilisés ; de bûchettes
reconstituées, avec un fort pouvoir calorifique ; de
plaquettes de copeaux, à l’usage des chaudières à
alimentation automatique ; de granulés ou pellets,
conditionnés en sacs ou en vrac et à l’usage des
chaudières à alimentation automatique.

Le conditionnement du bois est un point important,


puisqu’il détermine son prix.

14
Les cheminées et poêles en un coup d’œil

Le rendement du chauffage à bois


Le rendement désigne la part de chaleur totale produite qui vous est restituée.
Un rendement de 50 % signifie ainsi que la moitié de la chaleur produite est
rendue.

Si le rendement de votre chauffage à bois n’est pas optimal, il est toutefois


possible de l’augmenter. La postcombustion permet par exemple de récupé-
rer plus d’énergie en brûlant les gaz provenant de la première combustion du
bois.

Sinon, vous pouvez installer un récupérateur de chaleur dans votre chemi-


née. Celui à air insuffle de l’air chaud supplémentaire dans votre pièce ; tandis
qu’un récupérateur à eau, raccordé à votre circuit de chauffage, transforme
votre cheminée en chaudière !

Par ailleurs, un distributeur de chaleur permet de chauffer toutes les pièces de


votre maison grâce à un réseau de gaines qui distribue la chaleur provenant
de votre cheminée. La plaque de cheminée en fonte installée au fond de l’âtre
permet également d’accumuler et de restituer la chaleur longtemps après l’ar-
rêt du feu.

Le ramonage et le tubage
Le ramonage consiste à nettoyer le conduit et
à le débarrasser de la suie et des autres déchets
de combustion. Il est obligatoire deux fois par
an selon les compagnies d’assurance pour
les conduits à bois, charbon ou fioul (avant
et pendant la période de chauffe). Pour les
conduits à gaz, une fois par an suffit.

Le tubage (ou gainage, ou chemisage) vise à


protéger et améliorer le conduit de cheminée
en plaçant un tube métallique à l’intérieur, ou
en le reliant au foyer. Il est obligatoire avec un
insert ou une cheminée à foyer fermé.

15
Les cheminées et poêles en un coup d’œil

Les normes de sécurité


De nombreuses normes existent pour garantir une installation sécurisée de
votre cheminée ou poêle.

Ces dernières sont essentielles autant pour votre sécurité que pour être assuré
en cas d’incendie. En effet, le non-respect de ces normes entraînerait la non-
prise en charge des dégâts par votre assureur !

Le crédit d’impôt, les prix et la TVA


Certaines cheminées et poêles sont éligibles au cré-

TVA
dit d’impôt, à hauteur de 15 % à 26 %. Vous pouvez
également bénéficier d’une TVA à 7 % pour les tra-

7%
vaux réalisés. Ce taux s’applique au matériel et à la
main-d’œuvre uniquement si vous faites appel à un
professionnel.

Les prix varient fortement selon qu’il s’agit d’une cheminée, d’un insert ou
d’un poêle, que son design soit épuré ou recherché.

Le coût d’une cheminée dépend tout d’abord du matériau et du design : à


partir de 500 € pour les premiers prix et plus de 5 000 € pour les plus esthé-
tiques. La pose de la cheminée et le tubage sont également à prévoir dans
votre budget, sans oublier celui du combustible.

Un poêle est aussi un investissement qui peut être conséquent : entre 100 €
et 5 000 € selon les modèles. Il faut bien sûr ajouter le coût du combustible.

16
I.
Les types de cheminées

Au-delà de la tradi-
tionnelle cheminée à
foyer ouvert, il existe
d’autres modèles,
poêles et inserts à
utiliser en fonction
de vos objectifs. La
cheminée fonctionne
traditionnellement au
bois. On distingue :
le foyer ouvert, le
foyer fermé, l’insert.
Cependant, la che-
minée se modernise et fonctionne aussi à partir d’autres combustibles : le
bioéthanol, le gaz, l’électricité.

Le choix de votre modèle de cheminée se fonde sur votre habitat, vos besoins
en termes de chauffage, vos envies et votre décoration intérieure.

17
I. Les types de cheminées

Le fonctionnement d’une cheminée


Une cheminée est constituée d’une dizaine d’éléments qui assurent confort
et sécurité. Le foyer, ou l’âtre, est la partie de la cheminée où brûle le feu.
On parle de foyer fermé lorsqu’il dispose d’une porte vitrée assurant ainsi un
meilleur rendement, et de foyer ouvert lorsqu’il ne dispose d’aucune porte.

Par ailleurs, le cendrier est le casier situé sous le foyer qui recueille les cendres
du bois consumé.

La plaque incombustible de protection, à installer si le sol devant la cheminée


n’est pas résistant au feu, est appelée plate-forme.

Quant au socle de l’âtre et ses côtés, ils sont souvent constitués de briques
réfractaires.

Le cœur, ou contrecœur, est le mur de protection au fond de la cheminée. Ce


mot est également utilisé pour nommer la plaque de cheminée en fonte.

L’avaloir, également appelé « chambre à fumée », est la hotte permettant


de diriger la fumée dans le
conduit ; le conduit étant la
partie chargée d’évacuer les
fumées et gaz de combustion
vers l’extérieur et d’amener
de l’air « neuf » de l’extérieur
jusqu’au foyer. Le rétrécis-
sement entre l’avaloir et le
conduit se nomme la gorge.

Enfin, le manteau se com-


pose de jambages, d’un
bandeau (en briques par
exemple) et d’une tablette
(une poutre en bois par
exemple) et constitue l’habil-
lage de la cheminée.

18
I. Les types de cheminées

La cheminée à bois à foyer ouvert


La cheminée à foyer ouvert est la cheminée traditionnelle à bois, sans vitre,
que nous connaissons tous. On l’appelle « à foyer ouvert » par opposition à
la cheminée « à foyer fermé » où les flammes sont enfermées derrière une
vitre, et qui n’est d’ailleurs pas à confondre avec l’insert.

Trois sources de chaleur


Les trois sources de
chaleur d’une che-
minée à foyer ouvert
sont le rayonnement
des flammes (ce qui
n’existe pas pour un
foyer fermé), la circu-
lation de l’air chaud
par convection et la
conduction.

La circulation de l’air
chaud par convec-
tion s’effectue de la
manière suivante : l’air froid de la pièce arrive par la partie basse du foyer, il
est alors réchauffé au contact des parois brûlantes, puis diffusé via la partie
haute du foyer ou via des ouvertures latérales et frontales aménagées sur les
parois. La circulation d’air chaud par convection assure 80 % de la chaleur
produite !

Le principe de conduction quant à lui, veut que les parois de la cheminée


emmagasinent la chaleur diffusée par les flammes, puis la restituent.

Le bon fonctionnement d’une cheminée est lié aussi à son tirage c’est-à-dire
sa capacité à évacuer les gaz issus de la combustion et à aspirer « l’air neuf
extérieur » (ou comburant). Ce tirage dépend des dimensions du conduit
d’évacuation (hauteur et section), des matériaux choisis, de la qualité de son
installation, de son intégrité et des dimensions des entrées d’air frais.

19
I. Les types de cheminées

Avantages : le plaisir !
La cheminée à foyer ouvert a comme principal avantage le plaisir, de par
la chaude ambiance qu’elle émet, la plaisante odeur de feu de bois qu’elle
dégage et le crépitement des flammes qu’elle entretient pour le bien-être de
tous ! En outre, elle constitue un agréable chauffage d’appoint et ses larges
choix de formes, de matières, d’implantations (murale, d’angle, suspendue,
centrale) sont autant d’atouts à son actif.

Bon à savoir : une cheminée à foyer ouvert n’est généralement pas entourée
d’un manteau pour permettre une vision plus large du feu.

Inconvénients : un faible rendement


La cheminée à foyer ouvert a comme
principal inconvénient de chauffer
peu ; son rendement est de l’ordre
de 10 % à 15 %, ce qui signifie que
seulement 10 % à 15 % de la chaleur
créée vous est restitué. Par compa-
raison, la cheminée à foyer fermé
et l’insert ont des rendements allant
jusqu’à 85 %, alors que ceux-ci
consomment moins de bois que la cheminée à foyer ouvert.

Par ailleurs, le feu dure peu, quelques heures seulement, et quand il est éteint,
le froid rentre par la cheminée (sauf si l’on installe une trappe). En outre, la
cheminée à foyer ouvert assure une moindre sécurité pour l’habitation et ses
occupants, des braises pouvant s’échapper du foyer et provoquer un incen-
die. Enfin, son achat n’ouvre pas au crédit d’impôt.

Toutefois, l’installation de certains équipements peut augmenter le rende-


ment d’une cheminée à foyer ouvert. Le récupérateur de chaleur à air permet
d’insuffler plus d’air chaud dans votre pièce ; tandis que le récupérateur de
chaleur à eau transforme votre cheminée en chaudière en la raccordant à
votre circuit de chauffage central. Sinon, la plaque foyère permet d’augmen-
ter le rayonnement des flammes et ainsi de diffuser plus de chaleur.

20
I. Les types de cheminées

La cheminée à bois à foyer fermé


Par opposition à la traditionnelle cheminée à foyer ouvert, la cheminée à
foyer fermé dispose d’une vitre ou d’une porte qui ouvre et ferme le foyer :

Vitre ouverte ou fermée ?


La demande pour les
cheminées à foyer
fermé se développe
très fortement, car
elles permettent de
concilier le plaisir de
la cheminée tradi-
tionnelle lorsque la
porte est ouverte,
et l’efficacité d’un
insert lorsque la porte
est fermée ; c’est un
véritable appareil de
chauffage !

En effet, avec la vitre ouverte, la cheminée chauffe comme une cheminée tra-
ditionnelle (un rendement de 10 % à 15 %) ; tandis qu’avec la vitre fermée,
le rendement est sept à huit fois supérieur (de 75 % à 80 %).

Attention, ne pas confondre avec l’insert !


La cheminée à foyer fermé a, comme l’insert, une vitre ou une porte pour
« fermer » le foyer. Mais si l’aspect d’une cheminée à bois à foyer fermé est
identique à celui d’un insert, sa conception est radicalement différente : l’in-
sert, comme son nom l’indique, est un cube « inséré » dans une cheminée
existante ou nouvelle, tandis que la cheminée à bois à foyer fermé est une
cheminée à part entière, impossible à « encastrer » dans une cheminée tra-
ditionnelle. Ainsi, une cheminée à foyer fermé ne peut être réalisée à partir
d’une cheminée à foyer ouvert, il faut alors la remplacer.

21
I. Les types de cheminées

Design : une cheminée traditionnelle


Tous les designs ou presque sont possibles. Tout comme pour une chemi-
née traditionnelle, il existe des cheminées à bois à foyer fermé en version
murale (adossée ou encastrée), en angle, centrale ou suspendue. De plus,
des systèmes avec porte coulissante, plus esthétique qu’une porte en position
ouverte, sont maintenant proposés.

Avantages : une plus grande puissance


Une cheminée à
bois à foyer fermé
a comme principal
avantage d’avoir un
rendement multiplié
par sept par rapport
à une cheminée à
bois à foyer ouvert :
70 % à 85 % de
la chaleur produite
est récupéré pour
le chauffage. De
plus, elle consomme
moins de bois de
chauffage.

Son feu dure aussi plus longtemps, au-delà de dix heures, et en toute sécurité
et propreté, les projections de braises, cendres et poussières contenues par la
vitre/porte à l’intérieur du foyer fermé.

Enfin, une cheminée à bois à foyer fermé peut servir de chauffage central
pour toute la maison grâce à l’installation d’un distributeur de chaleur.

Vous bénéficiez en outre, d’un crédit d’impôt de 15 % ou 26 % du prix


d’achat (pose non comprise), car la cheminée à foyer fermé est considérée
comme un véritable moyen de chauffage.

22
I. Les types de cheminées

Inconvénients : un chantier important


S’il s’agit d’une nouvelle cheminée, vous ne pouvez pas adapter votre che-
minée existante, il faut la remplacer. Et l’installation d’une cheminée à bois à
foyer fermé nécessite un chantier important dans votre pièce et la pose d’un
tube métallique dans le conduit (tubage). Ce tubage est nécessaire, car les
gaz de combustion atteignent des températures très élevées.

Quant à l’entretien d’une cheminée à bois à foyer fermé, il faut régulièrement


en nettoyer la vitre et quotidiennement ramasser les cendres ; cependant, des
systèmes de ventilation des parois et de stabilisation du tirage existent, qui
permettent d’espacer les nettoyages.

Enfin, certains systèmes de porte ou vitre ne permettent pas de bien profiter


de la cheminée ouverte.

Prix
Plus élevés que pour une cheminée traditionnelle, les prix d’une cheminée à
bois à foyer fermé peuvent monter très rapidement selon le type de porte ou
vitre. Comptez entre 1 000 € et 5 000 € pour la cheminée elle-même (avant
le crédit d’impôt de 15 %), et entre 500 € et 1 500 € pour la pose par des
professionnels.

Cependant, si elle est plus chère, rappelons qu’elle est également beaucoup
plus performante !

La cheminée avec insert


Comme son nom l’indique, l’insert s’encastre dans le foyer de la cheminée. Il
permet, sans modifier le bâti, d’améliorer considérablement le rendement de
la cheminée à foyer ouvert et d’en faire un véritable appareil de chauffage.

Attention cependant aux incompatibilités, certains modèles ne peuvent


accueillir d’insert ! Et dans tous les cas, il est recommandé de passer par un
professionnel pour l’installation.

23
I. Les types de cheminées

Fonctionnement
Un insert est conçu
avec une double paroi
en fonte : entre la paroi
extérieure et la paroi
intérieure circule un
courant d’air qui arrive
froid par le dessous de
l’insert, se réchauffe à
l’intérieur de la cloison
et est ensuite diffusé à
travers la pièce via la
partie haute de l’insert. Il y a donc deux sources de chaleur :

ππla circulation d’air chaud par convection ;


ππla diffusion de la chaleur contenue dans les parois de la cheminée par
conduction.
Les prix se situent entre 500 € et 3 000 € pour l’appareil (avant le crédit d’im-
pôt), et entre 500 € et 1 500 € pour la pose par des professionnels.

Avantages : le chauffage !
La pose d’un insert est un chantier léger, car on ne touche pas à la structure
même de la cheminée. Et une fois en marche, son rendement est multiplié par
cinq par rapport à une cheminée traditionnelle : 70 % de la chaleur produite
est récupérée pour le chauffage.

Par ce système, vous pouvez profiter d’un feu qui dure plus de dix heures en
toute sécurité, sans projection de braises hors du foyer, ni d’éboulement de
bûches ; et en toute propreté, les cendres et les poussières restant à l’intérieur
de l’insert.

Vous bénéficiez en outre, d’un crédit d’impôt de 15 % ou 26 % de la valeur


du matériel (mais non la pose), car l’insert est considéré comme un véritable
moyen de chauffage.

24
I. Les types de cheminées

Inconvénients : moins agréable qu’une cheminée


Le plaisir du feu à l’air libre n’est
plus de mise dans le cas d’un insert.
De plus, son design peut se révéler
inesthétique et pas toujours en rap-
port avec celui de la cheminée qui
l’accueille.

En outre, un insert requiert un entre-


tien régulier : le nettoyage de sa vitre
et le ramassage quotidien des cendres
sont des contraintes à prendre en
compte.

Enfin, un insert mal installé est dangereux et avec un risque réel d’incendie.

Bon à savoir : pour nettoyer moins souvent sa cheminée, on peut installer un


système de ventilation des parois ou de stabilisation du tirage.

Installation
Un insert chauffe beau-
coup, c’est pourquoi le faire
installer par un profession-
nel garantit sa sécurité de
fonctionnement. Certaines
obligations doivent être res-
pectées pour éviter tout
risque d’incendie.

Ainsi, le gainage du conduit


est obligatoire, car les gaz
de combustion évacués dans
celui-ci atteignent des tem-
pératures beaucoup plus
importantes avec un insert
qu’avec un foyer ouvert.

25
I. Les types de cheminées

Cette opération de gainage ou tubage consiste à introduire à l’intérieur du


conduit un tube métallique plus résistant. Si le tubage est impossible, on a
recours au chemisage ; cette opération consiste à poser un enduit sur les
parois intérieures du conduit.

Enfin, l’installation d’un matériel de qualité aux dimensions adaptées garantit


le bon rendement de l’insert.

La cheminée au bioéthanol
La cheminée au bioéthanol est très à la mode. On la voit se développer dans
les appartements design des capitales et les hôtels modernes. Elle est très
esthétique, mais ne chauffe pas très bien.

L’installation se fait sans conduit, elle est donc très facile à mettre en place.
Par ailleurs, vous ne rencontrerez aucun problème d’allumage, puisque vous
n’utilisez pas de bois.

Pour quel usage ?


Fixe ou mobile, la chemi-
née au bioéthanol reste une
solution à privilégier dans
les appartements qui ne
sont pas équipés de conduit
de cheminée et qui n’ont
pas besoin d’un chauffage
puissant.

La plupart des cheminées


fonctionnant au bioéthanol
sont de véritables objets de
décoration. Les flammes sont
visibles, à peine différentes du feu de bois, et leur hauteur est réglable. Et des
accessoires comme de fausses bûches permettent de créer une illusion encore
plus parfaite.

26
I. Les types de cheminées

Principe de fonctionnement
Le bioéthanol, parfois appelé éco-éthanol, est produit à partir de betteraves
ou de céréales distillées.

Conditionné en bidon sous forme liquide, ce combustible doit alimenter régu-


lièrement le réservoir de la cheminée pour la faire fonctionner.

En cas de capacité du réservoir supérieure à 0,25 l, la cheminée au bioéthanol


doit être fixée au bâti ou être équipée d’un dispositif arrêtant la combustion
en cas de choc ou de renversement.

Une cheminée écologique ?


Elle est écologique dans le sens où
le bioéthanol est produit à partir de
végétaux et ne rejette pas de gaz
polluants lors de sa combustion. En
revanche, la production de ce com-
bustible génère de la pollution, et
la présence d’engrais et de produits
chimiques dans le combustible ne la
rend pas écologique.

Avantages : propre et esthétique


Son installation ne nécessite aucune autorisation de quelque sorte et son
fonctionnement n’occasionne ni projection ni fumée, et bien sûr, ni suie ni
cendre. Son allumage s’effectue sans problème, car il n’y a pas besoin de bois.

Et en matière d’esthétique, toutes les formes sont possibles.

Inconvénients : chauffe très peu


La cheminée au bioéthanol n’est pas considérée comme un chauffage. Elle a
une faible performance de chauffe, 5 kW maximum, soit la puissance d’un
petit poêle. De plus, son installation ne donne pas droit au crédit d’impôt.

27
I. Les types de cheminées

Sécurité
La cheminée au bioé-
thanol est un appareil de
chauffage qui utilise un
combustible très inflam-
mable. C’est pourquoi
le respect d’un certain
nombre de règles est
nécessaire en matière
d’achat et d’utilisation
pour la sécurité de tous.

À l’achat, la cheminée
au bioéthanol doit être
certifiée NF D35-386.
Et pour une installation
optimale, il est bon de
prendre conseil auprès d’un professionnel. Il est préférable de l’installer dans
une pièce aérée et de ne pas bloquer le passage de l’air. En effet, la chemi-
née au bioéthanol est susceptible de dégager du monoxyde de carbone et
des oxydes d’azote. D’ailleurs, il est préférable d’avoir une cheminée équipée
d’un détecteur de CO2.

De plus, son fonctionnement ne doit pas être en continu. Idéalement, la che-


minée ne devrait pas rester allumée plus de trois heures consécutives.

Bien sûr, il ne faut pas utiliser d’autres combustibles que celui spécialement
prévu pour les cheminées au bioéthanol, et surtout pas d’« éthanol 85 », qui
est un carburant pour voiture et qui est beaucoup plus inflammable.

Quant au stockage des réserves de combustible, une précaution de plus


consiste à entreposer le bioéthanol dans une autre pièce que celle où se
trouve la cheminée, de préférence dans une salle fraîche : cave, garage.

Enfin, avant d’effectuer un nouveau remplissage du réservoir, il faut éteindre


la cheminée et la laisser refroidir.

28
I. Les types de cheminées

Prix
Les cheminées au bioéthanol sont moins chères que celles à bois : à partir de
500 €, mais les modèles modernes tournent plutôt entre 1 000 € et 2 000 €.

Il faut également compter le coût du combustible : 2 € en moyenne le litre de


bioéthanol, soit cinq ou six fois plus cher que le bois d’un insert (à rendement
équivalent).

La cheminée au gaz
Très à la mode en Belgique, les cheminées au gaz imitent l’apparence des che-
minées traditionnelles tout en évitant les contraintes liées à l’utilisation du bois.

Principe de fonctionnement
Elles sont alimentées en gaz soit
par un raccordement au gaz naturel
si l’habitation est elle-même rac-
cordée au gaz de ville, soit par des
bouteilles de gaz liquide de 6 kg ou
13 kg.

Le prix de la cheminée au gaz se


situe entre 1 000 € et 3 000 € pour
la cheminée, et à cela s’ajoute 500 € pour la pose et le raccordement au
conduit de fumée existant.

Avantages : bonne performance de chauffe


À la différence des cheminées au bioéthanol, une cheminée à gaz chauffe
bien, le foyer fonctionnant comme un poêle au gaz.

Et le choix en matière d’esthétique est large : tout est possible, du modèle le


plus classique à celui top design, avec des modèles très « tendance ». Vous
trouverez également des cheminées avec de fausses bûches qui imitent le feu
de bois.

29
I. Les types de cheminées

Inconvénients : ambiance moins chaleureuse


La cheminée au gaz n’a bien sûr ni l’odeur, ni le crépitement, ni l’ambiance
d’un feu de bois. Par ailleurs, comme la cheminée au bioéthanol, son achat et
son installation ne permettent pas de bénéficier du crédit d’impôt.

Installation
L’installation d’une cheminée au gaz
est facile, effectuée par un profes-
sionnel. Les foyers à gaz, comme des
inserts, viennent s’encastrer dans l’em-
placement de la cheminée existante.
Selon les modèles, ils doivent ou non
être raccordés au conduit de fumée. Et
si vous n’avez pas de cheminée, vous
pourrez acheter le modèle de chemi-
née au gaz de votre choix.

La cheminée électrique
Une cheminée électrique vise à reproduire l’agrément visuel d’une cheminée
au bois sans ses contraintes.

Principe
Une cheminée électrique peut être de deux types :

ππun insert, qui s’encastre dans l’emplacement


de la cheminée ;
ππune cheminée « mobile », souvent miniaturi-
sée, qui est totalement autonome.
Les cheminées électriques souffrent de la com-
paraison avec les cheminées traditionnelles,
considérez-les plutôt comme des radiateurs décoratifs : sous cet angle, elles
deviennent intéressantes !

30
I. Les types de cheminées

Comptez entre 500 € à 3 000 € pour un insert électrique et à partir de 200 €


pour les cheminées miniatures mobiles.

Avantages : praticité et propreté


La cheminée électrique, outre ses avantages indéniables de propreté (ni suie,
ni poussière), est à la fois sécuritaire et simple d’installation. En effet, elle n’a
pas besoin d’être raccordée au conduit de fumée, il suffit de brancher l’ap-
pareil sur le secteur. Sans risque d’incendie, la cheminée électrique chauffe
mieux qu’une cheminée au bioéthanol.

Inconvénients : chauffe peu


La cheminée électrique a comme principal inconvénient de chauffer peu. Et
à l’image d’un radiateur électrique d’appoint, sa performance varie selon les
modèles. C’est pourquoi on peut affirmer qu’une cheminée électrique ne
chauffe pas aussi bien qu’un poêle, un insert ou un foyer fermé.

En outre, peu écologique, car elle est consommatrice d’électricité, vous ne


bénéficierez pas du crédit d’impôt pour la pose et l’achat.

31
I. Les types de cheminées

AA Pour aller plus loin


Astuces

Un foyer ouvert pour un feu exclusivement esthétique


Une cheminée à foyer ouvert est composée, comme son nom l’indique, d’un
foyer qui ne se ferme pas. On installe ce type de foyer pour profiter de la beauté
du feu, de l’odeur et du bruit du bois qui crépite.
Cependant, une cheminée à foyer ouvert ne peut être utilisée comme moyen de
chauffage principal.
En effet, elle consomme beaucoup de bois pour un rendement énergétique faible.
L’air chauffé s’évacue par la cheminée et est remplacé par l’air froid de la pièce.
Pour stopper ce processus, on peut installer un récupérateur de chaleur à air ou
à eau.
Le récupérateur de chaleur à air, placé dans une cheminée ouverte, récupère une
partie de la chaleur créée par la combustion du bois et la renvoie dans la pièce.
Même s’il améliore le rendement de la cheminée, il n’est pas un moyen de chauf-
fage efficace. Avec un récupérateur de chaleur à eau, la chaleur est récupérée par
une boucle d’eau qui sert à chauffer la maison ou l’eau chaude des sanitaires.

Personnaliser sa cheminée
Vous emménagez dans une nouvelle maison : tout vous plaît sauf les cheminées ?
Des solutions simples sont disponibles pour résoudre cette situation et rendre
votre intérieur agréable !
L’esthétique d’une cheminée est apportée par sa robe : c’est un habillage, sans
lien avec le fonctionnement du foyer. Remplacer la robe d’une cheminée n’en-
traîne pas de gros travaux, mais il vaut mieux faire appel à un professionnel,
notamment pour l’ajustage de la nouvelle robe de cheminée.
Si vous ne pouvez pas entraîner des modifications radicales de l’apparence de
votre cheminée, vous pouvez la dissimuler facilement : aucune compétence par-
ticulière en bricolage n’est requise.

32
I. Les types de cheminées

La peinture aussi peut s’appliquer sur n’importe quel matériau, alors n’hésitez pas
à personnaliser votre cheminée ! Vous pouvez également l’encadrer d’étagères
ou la draper d’un tissu. En effet, une cheminée trop imposante peut déplaire et
rétrécir la pièce ; en la drapant, vous réduirez visuellement sa hauteur et la che-
minée s’intégrera mieux dans votre intérieur.

Questions / réponses de pro

Quel foyer pour une cheminée d’agrément ?


Je souhaite installer une cheminée d’agrément dans ma maison pour profiter du
plaisir d’un feu de bois les soirs d’hiver, mais sans que cela soit mon système
de chauffage principal. Mon budget est également restreint, car je ne veux pas
dépenser trop d’argent dans une cheminée d’agrément. Vaut-il mieux que je choi-
sisse une cheminée avec un foyer ouvert, ou fermé avec une porte escamotable ?
Question de Nadjatch

ΔΔ Réponse de Rémy
Dans votre cas, il vaut mieux prendre une cheminée à foyer ouvert. Étant
donné que votre principal critère est le plaisir, un foyer ouvert vous com-
blera ! Vous pourrez admirer les flammes, le crépitement…
Un foyer fermé sera plus pragmatique, vous aurez un chauffage avec un
rendement efficace et économique… mais avec un plaisir moindre.

Récupérer de la chaleur dans les chambres


Nous avons rénové une maison et posé un insert à bois dans le salon au rez-de-
chaussée. Nous pensions ainsi pouvoir récupérer la chaleur du conduit dans les
chambres, car les bouches sont au premier étage, et le conduit passe dans le mur
entre les deux chambres. Enfin, l’insert fonctionne très bien.
Je voudrais connaître la procédure pour distribuer la chaleur du conduit dans les
chambres. Nous pensons que la solution serait de boucher la sortie de chaleur
sur le toit afin que celle-ci reste entre le conduit et les murs, mais nous ne savons
pas si cela suffira… Qu’en pensez-vous ?
Question de Sandy

33
I. Les types de cheminées

ΔΔ Réponse de Croma
Surtout, ne bouchez jamais la sortie du conduit, la réglementation vous
l’interdit ! Le caisson de décompression doit pouvoir respirer, et en plus, on
ne récupère pas la chaleur dans un conduit. C’est d’ailleurs interdit de pas-
ser une gaine d’air chaud dans un conduit tubé…
Ce n’est pas seulement une question de législation, c’est aussi et surtout
pour votre sécurité !

Un insert sans prise d’air


Nous avons un insert, mais sans prise d’air extérieure, qui fonctionne bien sauf
quand il n’y a pas de vent ou beaucoup d’humidité extérieure. Que pouvons-
nous faire ? Existe-t-il un système électrique de ventilation à rajouter ?
Question de Nini

ΔΔ Réponse de Cheminées Godin Bressuire


Dans les normes DTU 24.1/24.2, l’arrivée d’air est indispensable pour le
fonctionnement de votre appareil à porte fermée. Cette exigence est d’au-
tant plus vérifiée qu’elle est reprise dans la loi sur le monoxyde de carbone
(juin 2009), indiquant la section d’arrivée d’air en fonction de l’appareil à
combustible solide fonctionnant avec la porte fermée.
Un système électrique étant susceptible de tomber en panne ou ne fonction-
nant pas en cas de rupture de courant, cette solution n’est pas envisageable.
Seule, la création d’une arrivée d’air extérieure palliera votre problème.

L’insert à granulés existe-t-il ?


Nous avons une cheminée et allons acheter un insert : nous voudrions savoir si
nous pouvons utiliser des granulés comme combustible. Et si c’est possible, que
faut-il faire ?
Question de Kathe83

ΔΔ Réponse de Lug d’Albio


L’insert à granulés existe, il présente les mêmes avantages que le poêle à
granulés : un fonctionnement en continu, une régulation fine de la puis-
sance thermique et une propreté du granulé qui fournit très peu de cendres

34
I. Les types de cheminées

et ne dépose pas de bistre ou goudron. L’allumage, qui fonctionne comme


avec un brûleur à gaz, et la facilité de stockage du combustible sont des
atouts supplémentaires pour ce type d’appareil.
Son inconvénient, de taille, reste son prix. Ces appareils sont de petits
concentrés de technologie : cela se paie !
Et, selon le modèle, le remplissage du réservoir à granulés se fait par une
trappe latérale : son installation est donc tributaire de l’architecture de la
pièce.
D’autres se rechargent en tirant l’ensemble de l’appareil, un peu à l’image
du tiroir à casseroles de la cuisine : la structure de la cheminée doit donc
être très robuste pour supporter le porte-à-faux.
Si vous aviez l’idée de brûler des granulés à même la sole du foyer, nous
vous en dissuadons fermement. D’une part, l’allumage est malaisé et le
contrôle de la combustion incertain.
D’autre part, c’est courir le grand risque de former une poche de gaz qui,
à un moment ou un autre, s’enflammera spontanément en provoquant un
grand souffle brûlant ; une cliente nous a même confié que la vitre de son
insert avait explosé le jour où elle avait tenté cette manipulation !

Capacité de chauffe d’une cheminée au bioéthanol


Jusqu’à combien de mètres carrés une cheminée au bioéthanol de 10 kW peut-
elle chauffer ?
Question de Sandrina

ΔΔ Réponse de Bienvenue chez vous


1 kW = environ 10 m² sous une hauteur standard ; soit pour une capacité
de 10 kW, environ 100 m2 dans une habitation normalement isolée, et plus
si l’isolation de votre habitation est renforcée.

Brûleur au bioéthanol
Je souhaiterais encastrer un petit brûleur au bioéthanol dans une table en bois.
Est-ce possible ?
Question de Marck van Weert

35
I. Les types de cheminées

ΔΔ Réponse de Cheminées au bioéthanol – Rêve de Flamme


Oui, c’est tout à fait possible, cependant il faudra isoler les côtés du brûleur
avec une chambre de combustion en acier ou avec un matériau ininflam-
mable pour éviter une surchauffe du bois.
La cheminée au bioéthanol permet de nombreuses réalisations originales,
il faudra respecter quand même les mesures de sécurité nécessaires, c’est-
à-dire éviter de poser cette cheminée à côté de rideaux ou de tout meuble
pouvant prendre feu, et ne pas stocker le combustible à proximité.
De plus, une cheminée au bioéthanol dégage un certain pouvoir calorifique,
veillez donc à ne pas encastrer un brûleur avec une source de chaleur trop
importante par rapport à la surface de la table et au volume de votre pièce.
Et utilisez un brûleur de bonne qualité, en inox impérativement !
En bref, des règles de sécurité somme toute logiques, comme pour n’importe
quelle source de chaleur.

Différence entre l’électrique et l’éthanol


Quelle est la différence entre la cheminée électrique et la cheminée au bioéthanol ?
Question de Mar49

ΔΔ Réponse de Bienvenue chez vous


La cheminée électrique nécessite un branchement électrique et fait de
fausses flammes ; tandis que l’autre ne nécessite aucun branchement, elle
est donc nomade (intérieure et extérieure) et les flammes sont réelles.
Ces deux types de cheminée ont des avantages en commun : esthétique, pas
de contraintes au moment de l’installation et de l’utilisation, bon appoint
en termes de chauffage.
Par contre, l’éthanol vous coûtera moins cher.

Bruit d’une cheminée électrique


La cheminée électrique est-elle silencieuse ? Et au niveau de l’esthétique, existe-
t-il des modèles plus réalistes (imitation des flammes, bois, etc.) que d’autres ?
Question de Dodiez

36
I. Les types de cheminées

ΔΔ Réponse de Bienvenue chez vous


Une cheminée électrique peut être uniquement décorative (sans aucun
bruit) ou bien allier décoration et chauffage électrique d’appoint.
En général, les cheminées électriques font un peu de bruit lorsqu’elles
chauffent (air ventilé). Mais normalement, le bruit diminue après.
Pour les effets, tout dépend ce que vous recherchez : certains modèles imitent
des flammes et bûches, d’autres ajoutent un effet de fumée. D’autres encore
ont travaillé sur un côté plus design de la flamme.

37
II.
Les matériaux et l’emplacement
des cheminées

De très nombreux matériaux sont proposés et utilisés pour la construction ou


l’habillage d’une cheminée : pierre, marbre, brique, béton ou métal. Le choix
dépend de deux critères : la performance et l’esthétisme. Son choix est impor-
tant, car il déterminera le style de votre intérieur.

On distingue également différents modèles de cheminée en fonction de son


emplacement : cheminée murale, d’angle, centrale ou suspendue. Le choix
est déterminé à la fois par l’espace dont vous disposez et vos envies.

La cheminée en pierre
La cheminée en pierre rappelle la cheminée ancienne des maisons de cam-
pagne. Mais il est également possible de l'intégrer dans un décor ou une
architecture beaucoup plus moderne. Résistante et esthétique, la pierre peut
s'adapter à de très nombreux intérieurs. C'est pour cette raison qu'elle est
l'un des matériaux les plus employés pour les cheminées.

38
II. Les matériaux et l’emplacement des cheminées

Un style chaleureux
Elle se compose souvent
d’un socle et d’un manteau
en pierre, et peut se décliner
en foyer ouvert ou fermé.

Elle se présente le plus sou-


vent en cheminée à bois
murale ou d’angle selon
la configuration de votre
intérieur.

Cependant, la cheminée
en pierre se modernise
aujourd’hui et s’adapte à des
architectures plus contem-
poraines. Pour cela, elle allie
pierre et métal par exemple,
ou encore des pierres polies
pour un effet épuré.

Quelle pierre ?
Il existe un grand nombre de pierres utilisées pour la construction des che-
minées, avec un grand choix de teintes qui permettent d’intégrer votre
cheminée dans tout type d’intérieur.

Les pierres de taille ou anciennes donnent par exemple un style rustique ou


classique à une cheminée. Mais de nombreuses autres pierres sont possibles :
grès, granit, calcaire, etc. Les pierres locales sont également très prisées :
pierre du Gard, de Bourgogne, etc.

Et pour la teinte, la pierre blanche est la plus répandue, mais de nombreuses


autres couleurs de pierre existent : bleue, rose, rouge, etc. Tous les styles de
cheminée sont ainsi permis.

39
II. Les matériaux et l’emplacement des cheminées

Construction
La construction d’une cheminée en pierre doit être faite, dans l’idéal, par une
entreprise de maçonnerie.

Mais il existe des cheminées sur-mesure qui permettent une intégration par-
faite à votre intérieur.

Les budgets plus modestes trouveront également leur bonheur avec des che-
minées de taille standardisée.

Bon à savoir : il est également possible de trouver des manteaux de cheminée


en pierre ancienne chez des brocanteurs.

Prix
Le prix d’une cheminée en pierre varie en fonction de nombreux paramètres :
le type de pierre, la taille de la cheminée, l’utilisation des pierres : pour le
manteau uniquement, pour le socle ou pour l’ensemble.

Selon ces critères, les travaux de construction seront plus ou moins lourds, et
le budget nécessaire plus ou moins élevé ; adressez-vous à différents profes-
sionnels et demandez-leur un devis.

40
II. Les matériaux et l’emplacement des cheminées

La cheminée en marbre
On parle générale-
ment de cheminée en
marbre pour désigner
une cheminée dont
le manteau est en
marbre.

Présentation
Le marbre est un
matériau noble associé
au luxe et à la sophisti-
cation. On trouve ainsi
de nombreux modèles reproduisant des cheminées d’époque : style Louis XVI,
Empire, etc. Des cheminées anciennes sont également vendues chez des bro-
canteurs ou des antiquaires. On distingue ces cheminées de style classique
par les ornementations de leur manteau : jambages moulés ou sculptés.

Cependant, le marbre se prête également à des designs plus modernes. Par


exemple, un manteau de cheminée en marbre noir permet de donner un style
résolument contemporain à votre cheminée. Enfin, sachez que la cheminée en
marbre s’adapte aussi bien à des foyers ouverts que fermés et à tous les types
de combustibles : bois, gaz, électrique ou bioéthanol.

Avantages du marbre
L’alliance du marbre et de la pierre est la plus habituelle pour une cheminée.
C’est un classique indémodable : la solidité de la pierre et le luxe du marbre.
Très utilisé, cet alliage s’adapte à tous les styles d’intérieur : modernes ou
classiques.

Très résistant, le marbre est un matériau noble qui donne beaucoup de cachet
à votre pièce. De plus, il est aussi disponible en de nombreuses couleurs et
permet une intégration harmonieuse dans tout type d’intérieur.

41
II. Les matériaux et l’emplacement des cheminées

Prix
Il est difficile de donner le prix d’une cheminée en marbre, car il varie en
fonction de la taille, du coût de l’installation ou de la construction, du type de
foyer, etc. Cependant, pour un simple manteau de cheminée, comptez entre
600 € et 2 500 € environ, en fonction du type de marbre, de la taille et des
ornements (moulures, sculptures, etc.).

La cheminée en brique
La brique est généralement utilisée pour la construction de cheminées à bois.

Présentation
La cheminée en brique offre en général un
style plutôt rustique. Cependant, certaines
cheminées au style plus moderne intègrent
un foyer en brique en toute discrétion. En
effet, une cheminée peut être entièrement
en brique, du socle à la hotte en passant par
le foyer, ou partiellement : par exemple, le
socle ou simplement le foyer, etc. C’est ainsi
que la cheminée en brique mélange diffé-
rents matériaux : un socle et un foyer en
brique avec un linteau en bois et des jam-
bages en pierre.

Cheminée en briques réfractaires


Il existe des cheminées intégrant des briques réfractaires. En général, on les
utilise pour le foyer fermé qui monte fortement en température.

La brique réfractaire a de nombreux avantages, puisqu’elle accumule la cha-


leur et la restitue longtemps après l’extinction du feu. Elle est ainsi parfaite
pour maintenir votre intérieur au chaud durant la nuit, lorsque vous n’êtes
pas là pour recharger le feu !

42
II. Les matériaux et l’emplacement des cheminées

Bon à savoir : un matériau réfractaire est un matériau résistant aux hautes tem-
pératures. La résistance à la chaleur dépend du taux d’alumine (dérivé de l’alu-
minium) : 20 % à 25 % pour les matériaux de cheminée comme les briques
réfractaires, la terre cuite, certains carreaux de faïence, la chaux hydraulique,
l’argile expansée.

Avantages de la brique
Adaptable à tous les foyers,
ouverts ou fermés, la brique
résiste bien aux fortes tem-
pératures. Elle est de plus
disponible en différentes
teintes : du jaune clair ou
marron foncé en passant
bien entendu par le rouge.
Et si vous avez besoin d’une
teinte spécifique, la brique se
peignant très facilement, il
est tout à fait possible de recouvrir la façade d’une cheminée en brique de la
couleur désirée.

Prix
Le prix d’une cheminée en brique dépend de nombreux paramètres : taille de
la cheminée et quantité de briques nécessaires, présence ou non de briques
réfractaires…

Selon ces critères, sa construction sera plus ou moins lourde, et le budget


nécessaire plus ou moins élevé.

La cheminée en béton
Le béton est très tendance et trouve de plus en plus sa place dans nos intéri-
eurs contemporains.

43
II. Les matériaux et l’emplacement des cheminées

Présentation
Le béton est utilisé en revê-
tement mural ou de sol, mais
aussi pour habiller tout type
de cheminée : bois, gaz,
électrique, bioéthanol. Il lui
confère alors un style très
moderne et peut être associé
à d’autres matériaux comme
le métal par exemple.

Cependant, des précautions


sont à prendre en fonction
du type de béton utilisé. En effet, certains ne supportent pas le contact direct
avec le feu.

Un matériau très à la mode


Le béton est un matériau très pratique, qui a une bonne résistance à la cha-
leur et se prête aux formes les plus variées. De plus, vous pouvez lui donner
de très nombreux aspects : teinté, vernis, ciré ou naturel.

Bon à savoir : préférez tout de même un béton réfractaire qui résiste à de fortes
températures.

Habillage d’une cheminée en béton cellulaire


Le béton cellulaire est un matériau idéal pour l’habil-
lage d’une cheminée. Il se présente sous forme de
blocs ou carreaux et est facile à modeler et à poser
(collage).

Bon isolant, car il contient des cellules remplies d’air,


le béton cellulaire est également utilisé pour l’isola-
tion du mur contre lequel est adossée la cheminée. Il
empêche ainsi que la chaleur ne s’échappe par le mur.

44
II. Les matériaux et l’emplacement des cheminées

Toutefois, même si le béton cellulaire offre une bonne résistance à la cha-


leur, il ne supporte pas le contact direct avec les flammes ou le foyer en fonte
d’une cheminée : il y a un risque de fissures ! Le foyer sera ainsi réalisé en
brique ou en béton réfractaire.

Pour personnaliser votre habillage de cheminée en béton cellulaire, il est


possible de le peindre. Cependant, ce matériau étant poreux, friable et pous-
siéreux, il faut d’abord appliquer un fixateur, puis une sous-couche, avant de
peindre sur le béton cellulaire.

Habillage d’une cheminée en béton ciré


Le béton ciré est le matériau tendance du moment. Tout comme le béton cel-
lulaire, il est utilisé aussi bien sur le sol que sur les murs et peut servir à créer
un habillage de cheminée élégant et moderne. Ses nombreux avantages en
font donc une solution idéale dans un intérieur contemporain.

Le béton ciré est applicable sur d’anciens revêtements après préparation du


support et est facile d’entretien grâce à sa cire de finition. Supportant les
fortes températures et chocs thermiques, il est résistant à l’usure et jouit ainsi
d’une bonne longévité. Enfin, ses nombreux choix de couleurs peuvent satis-
faire toutes les envies et s’intégrer ainsi harmonieusement à votre intérieur.

Bon à savoir : le béton ciré ne doit pas être en contact direct avec les flammes.

Réaliser un foyer de cheminée en béton réfractaire ?


Le béton réfractaire résiste aux très
fortes températures et au contact avec
le feu : jusqu’à 1 800 °C selon le type
de béton ! Il accumule la chaleur et la
diffuse longtemps et lentement après
l’arrêt du feu, vous permettant ainsi de
consommer moins de bois. Un foyer de
cheminée en béton réfractaire est donc
une solution idéale et économique !

45
II. Les matériaux et l’emplacement des cheminées

Bon à savoir : ce matériau est d’ailleurs également utilisé pour la construction


des poêles de masse.

Prix
Le prix d’une cheminée en béton dépend tout à la fois de la taille de la chemi-
née, du type et du volume de béton utilisé : une cheminée tout en béton sera
bien sûr plus chère qu’une cheminée dont le seul manteau et/ou foyer est en
béton. En fonction de vos choix, le budget sera ainsi plus ou moins important.

La cheminée en métal
Le métal est en vogue dans nos intérieurs, particulièrement pour l’habillage
des cheminées.

Optez pour un style design !


Avec son style résolument
design, la cheminée en
métal apporte une touche
de modernité appréciée.
De plus, elle est générale-
ment moins encombrante
et plus facile à installer
qu’une cheminée en pierre.
Elle s’intègre donc plus
facilement dans des pièces
de petites dimensions ou
dans des appartements.

En outre, une cheminée en métal convient à tous les modèles de cheminées,


qu’elle soit à foyer ouvert ou fermé, et aussi aux inserts. Tout type de com-
bustible peut y être consommé : bois, gaz, bioéthanol…

Une cheminée en métal est parfaitement adaptée pour une version murale ou
d’angle, et plus encore pour une cheminée centrale et suspendue.

46
II. Les matériaux et l’emplacement des cheminées

Habillage d’une cheminée en acier


La cheminée en acier est la plus répandue des cheminées en métal. L’acier est
en effet un matériau moderne offrant un aspect très design. Facile à travail-
ler, il autorise des formes multiples : en version murale, il permet par exemple
d’encadrer un foyer encastré, créant ainsi un effet « tableau de cheminée »,
et en version centrale ou suspendue, il peut habiller entièrement la cheminée
jusqu’au plafond.

Enfin, l’acier permet toutes les fantaisies de formes et s’avère idéal pour des
créations originales ou sur-mesure.

Cheminée en inox
En général, la cheminée en inox désigne le
conduit de fumée.

Ce matériau est idéal pour cet usage,


puisqu’il offre une forte résistance aux très
hautes températures. De plus, un conduit en
inox apparent apporte une touche moderne
dans un intérieur. Il peut ainsi être associé à
un habillage en pierre ou en béton.

La cheminée en inox brossé offre également


un habillage design et permet de créer un
cadre de cheminée résolument moderne.

Installer un foyer en fonte


Une cheminée en métal peut aussi désigner un insert en fonte. La fonte est
le matériau traditionnel pour cet usage, car elle possède une très bonne iner-
tie : elle accumule la chaleur et la restitue lentement et longtemps après un
l’extinction du feu. De plus, la fonte chauffe par rayonnement, c’est-à-dire
qu’elle chauffe les corps qui s’exposent à la chaleur du feu, les murs et les
meubles, offrant ainsi une chaleur homogène à l’ensemble de la pièce.

47
II. Les matériaux et l’emplacement des cheminées

On trouve cependant rarement des che-


minées entièrement en fonte, l’acier étant
plus aisé à travailler et surtout moins
lourd !

Enfin, rappelons que la fonte est égale-


ment le matériau utilisé pour la fabrication
des plaques de cheminée qui, installées
au fond d’un foyer, permettent à la fois
d’accumuler la chaleur, qui autrement
se perdrait dans la maçonnerie, et de
restituer la chaleur par rayonnement long-
temps après l’arrêt du feu.

Bien sûr, les plaques en fonte permettent


de protéger efficacement votre mur de la chaleur, mais attention, avec ou
sans plaque, votre mur doit malgré tout recevoir une bonne isolation !

La cheminée murale
On distingue différents modèles de cheminée en fonction de son empla-
cement : cheminée murale, d’angle, centrale ou suspendue, le choix est
déterminé en partie par l’espace dont vous disposez.

Plusieurs configurations
La cheminée murale se présente sous différentes
configurations :

ππclassique, adossée à un mur avec un foyer de


face ;
ππà double face, ou en épi, avec une vision du feu
de chaque côté ;
ππencastrée dans le mur ou dans un coffrage avec
un foyer de face.

48
II. Les matériaux et l’emplacement des cheminées

Le choix dépend avant tout de la disposition de votre pièce et de vos goûts.


Ainsi, la cheminée adossée est généralement une cheminée classique, comme
on en retrouve dans de nombreux intérieurs, tandis que la cheminée en épi
ou double face est idéale pour marquer une séparation dans une pièce.

La cheminée encastrée offre un design plus moderne et sera adaptée à un


intérieur contemporain.

Le choix est déterminé aussi par l’emplacement de votre conduit, si vous en


possédez un : dans ce cas, vous opterez plutôt pour une cheminée à bois ou à
gaz.

Installation
Les matériaux
de construc-
tion dépendront
directement du
choix du com-
bustible : les
cheminées à bois
demandent par
exemple des tra-
vaux de mise en
œuvre impor-
tants, tandis que
les cheminées
électriques ou
au bioéthanol sont bien plus faciles et rapides à installer. En effet, celles-ci ne
nécessitent pas de conduit.

L’installation d’une cheminée murale doit être faite par un professionnel qua-
lifié qui fera un diagnostic de vos besoins de chauffage et des possibilités
qu’offre votre pièce. Il vous assurera une installation sécurisée et respectueuse
des normes en vigueur. De plus, il vous fera bénéficier du crédit d’impôt, sous
certaines conditions.

49
II. Les matériaux et l’emplacement des cheminées

La cheminée d’angle
La cheminée d’angle est un modèle courant dans nos intérieurs.

Présentation
Elle est idéale dans une pièce
où tous les murs sont pour-
vus d’ouvertures (portes,
fenêtres). Elle représente
également une bonne solu-
tion dans des pièces de
petite superficie, puisqu’elle
permet un gain de place non
négligeable.

La cheminée d’angle sait


ainsi se faire discrète tout en offrant un large choix de modèles pour satisfaire
tous les goûts.

Deux configurations possibles


La cheminée d’angle se présente sous deux configurations :

ππadossée au mur comme une cheminée murale, mais dans un angle ;


ππà pans coupés avec un foyer triangulaire permettant une plus large vision
du feu.
Elle peut tout aussi bien être équipée d’un foyer ouvert que fermé, ou encore
d’un insert.

Installation
Si vous disposez déjà d’un conduit, le choix d’une cheminée d’angle à bois
ou à gaz est déterminé par l’emplacement de celui-ci. Si vous n’en avez pas,
vous serez plus libre, mais cela demandera des travaux plus importants.

50
II. Les matériaux et l’emplacement des cheminées

Il est fortement conseillé de faire appel à un professionnel qualifié pour l’ins-


tallation d’une cheminée d’angle. C’est essentiel pour des questions de
respect des normes et de sécurité : vous serez ainsi couvert par votre assu-
rance en cas d’incendie !

La cheminée centrale
À foyer ouvert ou fermé, la cheminée centrale possède les mêmes carac-
téristiques qu’une cheminée classique, mais de par son emplacement, la
répartition de la chaleur est plus homogène.

Présentation
Une cheminée centrale est une cheminée installée au cœur d’une pièce per-
mettant ainsi une vision du feu à 360°. Plus qu’un appareil de chauffage, la
cheminée centrale est la cheminée décorative par excellence. Point de mire de
la pièce, elle se permet les designs les plus fantaisistes et les plus modernes.

Avantages et inconvénients
Outre leurs qualités
esthétiques indéniables,
les différents modèles
de cheminées cen-
trales, dont des modèles
suspendus, sont com-
patibles avec un large
choix de combustible :
bois, gaz, bioéthanol.

Toutefois, elle impose de


disposer d’une grande
pièce pour pouvoir l’installer, sinon l’ameublement risque d’être compliqué.
De plus, elle est généralement (et logiquement) plus chère qu’une cheminée
murale classique, car plus design.

51
II. Les matériaux et l’emplacement des cheminées

Installation
Une cheminée centrale à bois ou au gaz nécessite le raccordement à un
conduit de fumée. Et en cas de rénovation, il peut être nécessaire d’installer
un nouveau conduit. Quoi qu’il en soit, il est vivement conseillé de faire appel
à un professionnel pour l’installation de votre cheminée centrale. En effet, lui
seul vous assurera une installation conforme aux normes de sécurité : c’est
essentiel pour votre protection, mais également pour être couvert par votre
assurance en cas de problème.

De plus, passer par un professionnel est économiquement avantageux : vous


bénéficiez d’une TVA réduite et d’un crédit d’impôt sous certaines conditions.

La cheminée suspendue
La cheminée suspendue, comme son nom l’indique, ne dispose pas de socle
ou de pied et est suspendue par son conduit de fumée.

Un large choix
Il existe de très nombreux modèles de
cheminée suspendue :

ππà foyer ouvert ou fermé ;


ππsimple ou double face, ou encore
avec une vision à 360° ;
ππpivotant, qui permet d’orienter le
foyer comme bon vous semble.
Tout comme la cheminée centrale, la
cheminée suspendue offre une esthé-
tique très agréable. Elle devient alors un
élément de décoration majeur de votre
pièce. Elle se présente de plus en ver-
sion centrale, d’angle ou murale. Ces dernières versions se composent d’un
conduit apparent ou encastré pour offrir l’illusion d’un foyer sortant du mur.

52
II. Les matériaux et l’emplacement des cheminées

Avantages et inconvénients
Au design original, les différents modèles disponibles existent en version à
bois ou au gaz.

Le principal inconvénient d’une cheminée suspendue est l’effet de balancier


généralement observé au moindre jeu au niveau de la fixation du conduit.
Nous ne parlons là que d’un déplacement de quelques centimètres tout au
plus, mais qui peut faire peur.

Installation
L’installation de ce type de cheminée nécessite plutôt des pièces ayant une
hauteur de plafond importante, mais parfois il ne s’agit là que d’une question
de goût.

L’installation doit être rigoureuse en raison du manque d’appui au sol de cette


cheminée et du jeu possible au niveau du conduit comme évoqué ci-dessus.
Parlez-en avec votre installateur et surtout passez toujours par un profession-
nel qualifié qui vous garantira une pose respectant les normes en vigueur.

53
II. Les matériaux et l’emplacement des cheminées

AA Pour aller plus loin


Astuces

La cheminée au centre des regards !


Une cheminée centrale apporte beauté et confort aux habitants de la maison :
c’est un élément décoratif primordial qui conditionne tout l’ameublement de la
pièce !
Le design et l’originalité de la forme de la cheminée centrale s’intègrent parfai-
tement à un décor très contemporain.
En effet, une cheminée centrale est un élément décoratif imposant et original qui
doit être mis en valeur dans un espace conçu à cet effet et épuré. C’est le conduit
de cheminée, traversant le plancher, qui suspend le foyer au centre de la pièce.
Difficile dans ces conditions de le dissimuler ! Au contraire, il faut en faire un
élément décoratif à part entière.
Cependant, il existe des modèles qui ne sont pas suspendus, mais au contraire,
bien ancrés au sol : un conduit d’évacuation placé astucieusement sous le sol
évacue la fumée !
Si vous disposez d’une grande surface et que vous souhaitez l’aménager en
deux espaces distincts, l’installation d’une cheminée centrale peut servir de
séparation.
En effet, de part et d’autre de l’appareil, différents coins pourront être conçus,
permettant de structurer la pièce avec originalité !

La cheminée est dans l’escalier !


Installer une cheminée dans le salon, dans la salle à manger… c’est très clas-
sique ! Mais avez-vous pensé à installer une cheminée dans votre escalier ? Pour
apporter originalité et esthétique à votre intérieur, rien de tel !
Les dessous des escaliers accueillent souvent placards et autres rangements…
une cheminée peut également y être installée. Il vaut mieux que la montée de
votre escalier débute dans une pièce à vivre et qui peut être fermée : sans cela
vous perdriez toute la chaleur dégagée !

54
II. Les matériaux et l’emplacement des cheminées

D’un autre côté, si vous disposez d’un escalier à quart tournant assez large, vous
pouvez installer une cheminée dans l’angle ! Elle rendra ce lieu de passage vivant
et chaleureux.
Enfin, si vous voulez installer votre cheminée au pied de l’escalier, veillez à la
chaleur dégagée par le conduit. En effet, celui-ci pourrait être sollicité pour mon-
ter ou descendre les escaliers, et gare aux brûlures !
Pour éviter ce désagrément, un conduit à double habillage permettra au conduit
de rester tiède sur son côté extérieur, alors que la face intérieure sera brûlante.

Questions / réponses de pro

Conduit de cheminée dans une chambre


Je voudrais savoir s’il est dangereux d’avoir le conduit de cheminée qui passe
dans la chambre de mon bébé, car il y a toujours des odeurs (cela sent le chaud)
qui restent, surtout quand la cheminée chauffe. Le détecteur de monoxyde de
carbone ne décèle rien.
Question de Sabrina51

ΔΔ Réponse de Thomas
Il n’y a aucun risque à partir du moment où le conduit a été posé dans les
règles. Il faut savoir que quel que soit le type de conduits de fumée (bois-
seaux ou tuyaux en inox isolés), rien ne doit être en contact avec lui.
De plus, dès que l’on passe dans une zone habitée, le conduit de fumée doit
être coffré.
Par ailleurs, les odeurs peuvent venir soit de l’appareil s’il est neuf, soit
de résidus de poussières sur les tuyaux si l’installation de l’appareil et du
conduit est aux normes.

Construire sa cheminée soi-même


Je voudrais construire ma cheminée moi-même. Quel doit être le diamètre du
conduit (le tuyau) sachant que sa longueur sera de 3 m à 3,50 m, et que le foyer
aura les dimensions suivantes : 2 m de long sur 0,80 m de haut.
Question de Jaky

55
II. Les matériaux et l’emplacement des cheminées

ΔΔ Réponse de Cheminées Godin Bressuire


Nous vous conseillons de faire monter votre cheminée par un professionnel.
Elle sera installée dans le respect des normes DTU 24.1 et 24.2 qui régissent
cette profession, et vous bénéficierez ainsi d’une garantie décennale. On ne
s’improvise pas « poseur de cheminée » ! Beaucoup de règles de sécurité
sont à respecter. La formation Qualibois module « Air » (par Qualit’ENR)
est une formation reconnue par les pouvoirs publics. Elle s’adresse aux pro-
fessionnels du métier, afin d’éviter les dérives du « Do it yourself ».

Insert en fonte ou en acier ?


Quelle est la différence entre un insert en acier et un insert en fonte ? Lequel
choisir ?
Question de Papou18

ΔΔ Réponse de Réflexe Énergie (62/80) Palazzetti


L’idéal est la fonte, car c’est un matériau plus réfractaire que l’acier. Elle
restitue donc plus longtemps la chaleur.

Carrelage pour une cheminée


Je suis en train d’habiller un foyer fermé. Je souhaite coller devant le foyer, sur
la dalle en béton qui le supporte, des carreaux émaillés. Quelle qualité dois-je
choisir pour qu’ils résistent à la chaleur (rayonnement des flammes, mais sans
contact) ?
Question de Beboo

ΔΔ Réponse de Réflexe Énergie (62/80) Palazzetti


Nous vous conseillons des carreaux en céramique avec un enduit anti-feu.

Distance entre le plafond et une cheminée au bioéthanol


À quelle distance du plafond faut-il poser une cheminée au bioéthanol ?
Question de Pmoreau

ΔΔ Réponse de Cheminées au bioéthanol – Rêve de Flamme


Il faut compter 1,10 m, voire plus si le brûleur dégage beaucoup de chauffe.

56
III.
L’installation et l’entretien
d’une cheminée

La construction d’une cheminée nécessite sou-


vent des travaux lourds et coûteux. Votre projet
doit donc être bien préparé et géré par un expert.

Une cheminée prête à poser peut ainsi repré-


senter une solution simple et rapide pour
disposer du confort d’une cheminée sans les
inconvénients de la mise en œuvre ! Elle existe
de plus en différentes versions : à bois, élec-
trique et bioéthanol. Le point commun de ces
modèles est la simplicité d’installation.

Il est également possible de rénover une che-


minée ancienne inutilisée en rafraîchissant son
habillage, ou encore de retoucher votre cheminée
existante en lui faisant subir une transformation
qui aura pour effet d’améliorer son rendement.

57
III. L’installation et l’entretien d’une cheminée

Le conduit, la pièce maîtresse


Le conduit de che-
minée est la partie
de l’édifice chargée
d’évacuer les gaz
de combustion vers
l’extérieur et d’ame-
ner une quantité
d’air « neuf » de
l’extérieur jusqu’au
foyer.

Bien qu’invisible,
c’est une partie
essentielle dans
le dispositif de la cheminée qui doit être examinée et entretenue une ou
deux fois par an.

Le nettoyage courant d’une cheminée participe aussi à son bon fonction-


nement et augmente sa durée de vie. En outre, une cheminée en bon état
permet un allumage facile du feu et contribue à la production de jolies
flambées.

Performance et sécurité
La qualité du conduit d’évacuation détermine en grande partie le rendement
de la cheminée.

On appelle « tirage » la capacité du conduit à renouveler l’air en évacuant


les gaz de combustion et en apportant en quantité suffisante de l’air exté-
rieur neuf. Au sens technique du terme, le tirage est la dépression créée par
les mouvements d’air à l’intérieur du conduit : par principe physique, l’air
chaud du foyer, moins dense et plus léger que l’air froid extérieur, s’élève.
L’architecture du conduit influe sur le tirage, puisqu’il est proportionnel à sa
hauteur et à sa section.

58
III. L’installation et l’entretien d’une cheminée

La qualité du conduit est une sécurité supplémentaire. Elle prévient contre


trois types de risques :

ππles risques d’incendie lorsque le conduit et les déchets de la combustion


s’embrasent ;
ππles risques d’intoxication au monoxyde de carbone et d’enfumage
lorsque les gaz de combustion sont mal évacués ;
ππles risques de retour de flamme.
Bon à savoir : depuis le 1er septembre 2006, un conduit doit être installé lors
de la construction d’une maison chauffée à l’électricité.

Dimensions
Les dimensions du conduit doivent
être proportionnelles à la taille de
la cheminée.

Elles concernent sa section (dia-


mètre) et sa hauteur. La section
minimale imposée par la loi est de
20 cm × 20 cm. Et la règle veut
que le volume du conduit soit 1,5
à 2 fois supérieur au volume du
foyer pour les petites cheminées
et 1 à 1,5 fois supérieur pour les
grandes cheminées.

Si le conduit est déjà présent,


mais pas la cheminée, vous devrez
choisir la taille de la cheminée
en fonction des dimensions du
conduit. Et si vous voulez agran-
dir votre cheminée, vous devrez
agrandir aussi le conduit.

59
III. L’installation et l’entretien d’une cheminée

Le conduit doit être vertical et rigide (stabilité mécanique), et ne pas se défor-


mer au fil du temps. Sa section est aussi la même dans tout le conduit. Enfin,
l’étanchéité du conduit est obligatoirement totale : les fumées et les gaz ne
doivent pas pénétrer à l’intérieur de l’habitation.

Les coudes (pour un tube) et les dévoiements (pour le conduit naturel) consti-
tuent des obstacles pour les gaz. La loi permet cependant un dévoiement
(angle) de 45° si la hauteur est inférieure à 5 m, et 20° au-delà pour les mai-
sons anciennes et celles de plus de deux étages.

Le conduit de fumée doit dépasser d’au moins 40 cm le faîtage de l’habitation


et les obstacles être situés à 8 m de lui. Et il faut respecter un écart (« écart de
feu ») entre les conduits et le bois de charpente de 16 cm (5 cm pour certains
conduits isolés, et 7 cm pour les bois de menuiserie.).

Enfin, il est interdit de raccorder deux appareils à combustion sur le même


conduit.

Tubage du conduit
« Tubage » égale « gainage » : ces deux expres-
sions sont synonymes et désignent une opération
simple qui vise à protéger et améliorer le conduit de
cheminée.

Il s’agit de placer un tube métallique à l’intérieur du


conduit et de le relier au foyer. Les gaz circulent alors
uniquement à l’intérieur du tuyau et n’entrent plus
en contact avec les parois en brique ou en terre cuite
du conduit « naturel ». L’alliage inox/acier résiste
mieux aux fortes températures et réduit la condensa-
tion à l’intérieur du conduit.

Le tubage est interdit pour les cheminées à foyer ouvert et obligatoire pour
les inserts et les cheminées à foyer fermé. En effet, ces derniers dégagent des
gaz à très haute température et nécessitent donc un tubage.

60
III. L’installation et l’entretien d’une cheminée

Dans certains cas, le tubage d’une cheminée est impossible, on peut alors
avoir recours à un chemisage, qui consiste à poser un enduit spécial sur les
parois intérieures du conduit.

Cette opération augmente l’étanchéité, la résistance thermique ainsi que la


solidité du conduit.

Bon à savoir : fissures, fumée, condensation sont les signes d’un conduit en
mauvais état. Il faut alors faire appel à un professionnel dans les plus brefs
délais !
Le coût du tubage comprend le matériel et la pose :

ππentre 50 € et 100 € le mètre de tube ;


ππentre 200 € et 500 € pour la pose selon la difficulté.
Ramonage du conduit
Le ramonage d’une cheminée consiste à nettoyer le
conduit et le débarrasser de la suie et des autres déchets
de combustion à l’aide d’une brosse télescopique appe-
lée « hérisson ».

C’est une opération nécessaire afin de garantir le bon


fonctionnement de la cheminée et la sécurité du dispo-
sitif et des personnes. Un ramonage entraîne de plus
moins de pollution et vous offre un meilleur tirage. Et il
évite, entre autres, le risque d’intoxication au monoxyde de carbone.

Il est obligatoire de procéder au ramonage une fois par an des conduits de


cheminée. La loi l’impose dans le Code général des collectivités territoriales
(art. L. 2213-26) : « Le maire prescrit que le ramonage des fours, fourneaux
et cheminées des maisons, usines, etc., doit être effectué au moins une fois
chaque année. »

Cependant, certains arrêtés municipaux et règlements sanitaires départe-


mentaux imposent parfois un second ramonage annuel. Renseignez-vous
auprès de votre mairie et de la DDASS (Direction départementale des affaires

61
III. L’installation et l’entretien d’une cheminée

sanitaires et sociales) pour connaître la législation appliquée dans votre dépar-


tement et dans votre ville.

Enfin, renseignez-vous auprès de votre assurance : certaines compagnies


exigent aussi parfois deux ramonages annuels.

Bon à savoir : si vous êtes en infraction avec la législation ou avec les règles
imposées par votre assurance et qu’il arrive un accident, l’assurance vous tien-
dra pour responsable et refusera de couvrir les dégâts !
Le règlement sanitaire départemental pré-
cise que le ramonage d’une cheminée doit
être effectué par un professionnel qui « doit
remettre à l’utilisateur un certificat établissant
l’étanchéité du conduit dans des conditions
normales d’utilisation, sa régularité et suffi-
sance de section, sa vacuité, sa continuité et
son ramonage ».

En cas d’incendie et en l’absence de ce cer-


tificat, votre assurance peut refuser de vous
couvrir. Pour cela, choisissez une entreprise
reconnue par la chambre de métiers, vous
éviterez ainsi toute mauvaise surprise…

Il existe également des bûches nettoyantes, on parle alors de ramonage


chimique. Ces dernières décollent le calcin des parois.

Cependant, elles ne sauraient remplacer un ramonage manuel au regard de la


loi. De plus, le ramonage chimique est controversé et considéré par certains
comme dangereux à cause du risque de dégagements nocifs.

Le coût d’un ramonage se situe généralement entre 50 € et 70 €.

La construction d’une cheminée


Règle d’or, sauf si vous êtes un expert : passez par un professionnel pour la
construction d’une cheminée qui demande un raccord à un conduit.

62
III. L’installation et l’entretien d’une cheminée

Questions préalables
Avant d’envisager la construction d’une cheminée, il
vous faut répondre à un certain nombre de questions
pour cerner vos besoins et vos envies en termes de
chauffage, et déterminer les agencements possibles en
fonction de la configuration de la pièce :

ππVos besoins : votre cheminée va-t-elle servir pour


un chauffage principal ou un chauffage d’appoint ? Sera-t-elle créatrice
d’ambiance, un objet de décoration ?
ππVos envies : quels type et modèle de cheminée souhaitez-vous ? En
termes pratiques, c’est la place dont vous disposez pour l’appareil et pour
le combustible qui orientera votre choix.
ππDisposez-vous d’un conduit de fumée ? Si la réponse est positive, sachez
que son emplacement déterminera en partie la place de votre appareil et
que la présence d’un conduit est obligatoire pour la construction d’une
cheminée à bois et à gaz (selon les modèles).
ππEnfin, quels sont les prix des différents modèles, et comment bénéficier
du crédit d’impôt ?
Pour des raisons évidentes de sécurité, il est nécessaire de faire appel à un pro-
fessionnel pour la construction d’une cheminée qui demande un raccord à un
conduit. Outre les bons conseils qu’il vous prodiguera sur la faisabilité de votre
projet et la réponse adaptée à vos besoins en termes de chauffage, il est le seul
habilité à vous garantir une construction conforme aux normes en vigueur.

C’est, de plus, la condition souvent nécessaire pour être couvert par votre
assurance en cas de sinistre et celle, non moins intéressante, pour avoir accès
au crédit d’impôt (bois) et bénéficier de la TVA à 7 %.

Pour des modèles de cheminée fonctionnant au bois, privilégiez les pro-


fessionnels adhérents « Qualibois », et choisissez un appareil au label
« Flamme verte ».

Et en tout état de cause, demandez plusieurs devis afin de pouvoir comparer


les offres des différents constructeurs.

63
III. L’installation et l’entretien d’une cheminée

Et pourquoi pas une cheminée prête à poser ?


La construction d’une
cheminée représente des
travaux lourds. La cheminée
prête à poser est une solu-
tion simple et rapide pour
disposer du confort d’une
cheminée sans les inconvé-
nients de la mise en œuvre !
Elle vous permet également
de choisir parmi une large
gamme de modèles : à bois,
électrique ou au bioéthanol.

Une cheminée prête à poser à bois se présente en un seul bloc avec un foyer
fermé, un habillage, et en fonction des modèles, une hotte. Elle se pose
simplement et ne nécessite pas de travaux de maçonnerie. Votre mur doit
cependant être isolé, et votre sol incombustible. Sa facilité d’installation fait
qu’en quelques heures, votre cheminée est prête à fonctionner ! Et son foyer
fermé vous assure un bon rendement de chauffe et le plaisant spectacle de
voir votre feu de bois.

Habillage classique ou design, de nombreux modèles s’offrent à vous pour


une intégration harmonieuse dans votre intérieur et dans le respect des
normes en vigueur. Enfin, même si cette cheminée nécessite un raccord au
conduit de fumée, sachez que vous avez la possibilité de la déplacer en cas de
déménagement !

Simples et rapides à installer, les modèles


de cheminées électriques prêtes à poser
sont divers. Certains se posent dans une
cheminée à foyer ouvert comme un
insert, d’autres simplement au sol à l’en-
droit de votre choix. Dans tous les cas, il
suffit de prévoir un raccordement à une

64
III. L’installation et l’entretien d’une cheminée

prise électrique ; en effet, sans feu, un raccordement à un conduit de fumée


n’a pas lieu d’être ! Cependant, sachez qu’une telle cheminée s’apparente
davantage à un radiateur design qu’à une véritable cheminée. Et son rende-
ment reste faible, comparé par exemple à une cheminée à bois.

Comme la cheminée électrique, certains modèles de cheminée au bioéthanol


peuvent se poser dans une cheminée à foyer ouvert, créant ainsi l’illu-
sion d’un feu de bois, tandis que d’autres sont pensés spécifiquement pour
être posés directement au sol. Là encore, les uns ou les autres modèles ne
demandent aucun raccordement à un conduit.

Le prix d’une cheminée prête à poser, quelle qu’elle soit, varie énormément
en fonction de sa puissance et de son design. Comptez :

ππentre 1 000 € et 4 000 € environ pour une cheminée à bois ;


ππentre 100 € et 3 000 € environ pour une cheminée électrique ;
ππentre 500 € et 2 000 € environ pour une cheminée au bioéthanol.

L’habillage
L’habillage de la cheminée est une préoccupation centrale des constructeurs
et des cheministes. Rustique, classique ou contemporain, tous les styles sont
possibles.

Compatibilités à prendre en compte


L’habillage d’une hotte de cheminée intervient
après la réalisation du caisson, l’isolation, et le
tubage du conduit. L’isolation est essentielle, car
certains matériaux d’habillage sont purement
décoratifs et ne sont pas conçus pour résis-
ter aux fortes températures. L’habillage de la
hotte doit en plus prendre en compte l’empla-
cement des grilles de sortie d’air chaud et de
décompression.

65
III. L’installation et l’entretien d’une cheminée

Concernant le manteau, là encore, prenez garde à choisir des matériaux résis-


tants aux fortes températures au risque de voir votre habillage se détériorer,
ou pire, partir en fumée !

Enfin, attention lors d’un changement d’habillage à ne pas dépasser le poids


que peut supporter votre plancher ! Ce problème se pose surtout pour les
cheminées installées à l’étage. Dans tous les cas, et particulièrement si elle
est raccordée à un conduit, il est vivement conseillé de faire appel à un pro-
fessionnel qui saura réaliser votre projet d’habillage tout en respectant les
normes de sécurité.

Habillage rustique ou traditionnel


L’habillage de cheminée rustique peut
entourer un foyer fermé ou un insert
adossé au mur. Il est généralement
composé d’un manteau, d’une dalle
foyère (socle du foyer), d’une hotte
et d’un linteau (poutre transversale
en bois).

Il utilise des matériaux nobles comme


la pierre, la brique et le bois. Il est à
noter que cet habillage étant mas-
sif et en général réalisé lors de la
construction de la cheminée, il sera
plus difficile d’en changer sans casser
votre cheminée.

Si vous souhaitez une cheminée en


bois (héritage des siècles passés), il
est possible d’en acheter d’origine
chez les antiquaires, mais vous pouvez également en trouver des neuves chez
certains artisans. Mais le plus facile est probablement de la faire réaliser sur-
mesure avec une maçonnerie autour du foyer, puis un coffrage en bois sur
celle-ci.

66
III. L’installation et l’entretien d’une cheminée

Habillage classique
Une cheminée classique est généralement
composée d’un foyer ouvert ou fermé, voire
d’un insert, encastré dans le mur d’une tren-
taine de centimètres. Il peut également être
dissimulé dans un coffrage. L’avaloir et le
conduit sont, eux aussi, cachés dans le mur
ou le coffrage, il n’est donc pas nécessaire
d’installer une hotte décorative.

Le foyer est encadré par un manteau aux


jambages ouvragés, par exemple avec des
motifs sculptés. Ce manteau peut être inspiré
de style classique : Louis XV ou Empire, par
exemple.

De nombreuses copies de ces styles sont aujourd’hui proposées. Il est égale-


ment possible de dénicher un manteau d’époque chez les antiquaires.

Habillage contemporain
L’habillage contemporain
utilise généralement des
matériaux design comme
l’aluminium ou l’acier, mais
également la pierre ou le
béton cellulaire. Certains
modèles de cheminées
modernes sont conçus avec
un habillage interchangeable
à clipser sur un cadre. Vous
pouvez ainsi aisément changer le look de votre cheminée, sans travaux, sans
poussières et en un temps record ! Cette option est aussi proposée pour les
cheminées au bioéthanol encastrées, mais également pour des inserts de che-
minée au bois, entre autres.

67
III. L’installation et l’entretien d’une cheminée

Il est également possible de faire réaliser votre cheminée sur-mesure en


mélangeant les styles et vos envies. De nombreux artisans proposent ainsi de
créer la cheminée de vos rêves en partant d’un dessin d’architecte ou encore
d’une photo. Vous pouvez ainsi dimensionner la cheminée à votre conve-
nance et y ajouter les aménagements qui vous plaisent : bûcher, rangements,
banc, etc.

Les accessoires
Au moment de l’achat et de l’installation de votre cheminée, il faudra pré-
voir les accessoires qui l’accompagneront. Le plus souvent, ces derniers vous
aident à allumer un feu de bois et à l’entretenir une fois lancé.

Pour une cheminée à bois


Tout d’abord, les produits allume-feu permettent de lancer une flambée faci-
lement. Ils existent sous diverses formes : pierre à feu à imbiber de pétrole et
réutilisable, cube ou galet allume-feu à usage unique, liquide allume-feu.

Les chenets eux, vendus par paire, permettent de soutenir les bûches et évitent
ainsi l’étouffement du feu. Comptez entre 30 € et 60 € environ selon le design.

Par ailleurs, le serviteur de cheminée


regroupe à lui seul différents accessoires
bien utiles pour entretenir votre feu :
une pince pour déplacer les bûches,
un tisonnier pour soulever le bois et le
ranimer, un râteau pour rassembler les
cendres, un soufflet pour raviver le feu,
une pelle et une balayette pour récupé-
rer les cendres.

Comptez entre 15 € et 400 € pour l’en-


semble, selon le matériau, le design, la
marque, etc.

68
III. L’installation et l’entretien d’une cheminée

De son côté, un foyer ouvert nécessite


un pare-feu afin de protéger votre sol et
vous-même des projections d’étincelles.

Cet accessoire de cheminée se vend à tous


les prix, de 10 € à 300 € environ, en fonc-
tion du matériau (métal, verre, etc.), du
design, de la marque, etc.

D’autres outils permettent de retirer les cendres du foyer. Une pelle et une
balayette, incluses dans votre serviteur de cheminée ou vendues séparé-
ment, et un seau en métal pour recueillir les cendres sont nécessaires à cette
opération de nettoyage du foyer. Vous pouvez aussi utiliser un aspirateur à
cendres : c’est pratique et rapide. Les prix varient de 15 € à 80 €.

D’autre part, certaines cheminées sont équipées d’un bac à cendres qui rend
le nettoyage plus aisé ; il suffit de faire tomber les cendres dans le tiroir avant
de les jeter.

Bon à savoir : les cendres de votre cheminée peuvent être utilisées comme
engrais pour vos plantes ! Vous pouvez les répandre au pied de vos plantations
ou dans votre compost.
Enfin, le panier à bûches permet de garder des bûches à proximité. Il existe en
version panier à porter ou à roulettes.

Différents matériaux sont aussi disponibles : osier,


toile de jute, verre, inox.

Le prix varie en fonction du modèle :

ππà partir de 10 € pour un simple panier en


osier ;
ππà partir de 30 € environ pour un panier à
roulettes ;
ππjusqu’à 150 € pour des modèles design en
verre ou en inox.

69
III. L’installation et l’entretien d’une cheminée

Pour une cheminée à gaz ou bioéthanol


Les cheminées à gaz ou au bioéthanol
peuvent également s’accompagner d’acces-
soires. Ainsi, pour créer l’illusion d’un feu de
bois, il existe des galets ou bûches décora-
tives spécialement conçus pour résister à de
fortes températures. Un pare-feu peut éga-
lement décorer joliment votre cheminée à
foyer ouvert, quel que soit le combustible.

Une pompe électrique (à piles) est également très utile pour remplir facile-
ment le réservoir de votre cheminée au bioéthanol, comptez environ 20 €.

Dans le cas d’une cheminée à gaz, munissez-vous absolument d’un détecteur


de monoxyde de carbone pour éviter toute intoxication. Il doit répondre à la
norme européenne EN 50291 qui garantit le respect des conditions de sécu-
rité telles que le déclenchement de l’alarme avant que la concentration en
monoxyde de carbone ne soit trop forte.

Ce dispositif coûte entre 20 € et 40 €.

La rénovation
La rénovation permet de réhabiliter une ancienne
cheminée inutilisée ou encore de rafraîchir son
habillage.

Pour une cheminée ancienne


La rénovation d’une cheminée à bois inutilisée
depuis longtemps passe d’abord par la vérification
de son conduit. En effet, si le bon état de celui-ci
est primordial pour le fonctionnement optimal de
votre cheminée, il est surtout le garant de votre
sécurité !

70
III. L’installation et l’entretien d’une cheminée

Cette vérification du conduit consiste à effectuer une série de contrôles à la


fois sur sa résistance, son étanchéité et son tirage. Le contrôle de la résis-
tance du conduit à la corrosion et aux hautes températures et celui de son
étanchéité vous éviteront les risques de feu de cheminée et d’intoxication au
monoxyde de carbone.

Pensez aussi à vérifier la bonne évacuation des fumées dans le conduit. Et


enfin, contrôlez le tirage de celui-ci : sachez qu’un bon tirage vous assure une
combustion optimale.

Après ces contrôles, faites ramoner votre conduit pour le nettoyer de la suie
qui s’y est déposée et accumulée.

Dans certains cas, faire tuber la cheminée peut s’imposer pour protéger le
conduit des hautes températures. Enfin, l’isolation de la hotte peut également
être refaite ou renforcée selon son état.

Et en fonction de l’état de la plaque de cheminée, il est parfois nécessaire de


la changer, en particulier si elle est fendue ; ce qui peut arriver suite à une
chute ou à des écarts trop rapides de températures.

Pour une cheminée ouverte


Traditionnellement, la cheminée était à foyer ouvert, c’est pourquoi la réno-
vation d’un tel modèle peut être d’actualité. Cela passe par l’installation d’un
insert qui va la transformer en cheminée à foyer fermé, et ainsi augmenter
son rendement de façon significative.

Faire appel à un professionnel est un impératif pour réaliser une installation


sécurisée et optimale. D’abord, le professionnel vérifiera la compatibilité entre
votre foyer et l’insert désiré, puis procédera à son installation à l’intérieur du
foyer. Ensuite, il contrôlera la résistance, l’étanchéité et le tirage du conduit
comme expliqué ci-dessus. Enfin, ramonage et tubage du conduit achèveront
l’installation.

Une telle rénovation sur une cheminée à foyer ouvert vous fera bénéficier,
sous certaines conditions, d’un crédit d’impôt de 15 % à 26 %.

71
III. L’installation et l’entretien d’une cheminée

Rénover l’habillage
L’habillage d’une cheminée lui donne tout son
caractère, mais avec les années celui-ci peut se
détériorer. Deux opérations sont alors possibles
en fonction du type de cheminée :

ππle nettoyage, qui lui rendra son apparence


initiale ;
ππle changement total, qui donnera un style
radicalement différent à votre cheminée.
La rénovation d’une cheminée peut passer par
un simple nettoyage de l’habillage afin de lui
redonner son éclat. En effet, avec le temps la suie
se dépose sur vos pierres ou vos briques, et l’aspect de votre cheminée en est
terni. Un dépoussiérage et un nettoyage complet vous permettront de donner
une seconde jeunesse à votre cheminée. Une rénovation facile, mais efficace !

Selon le type d’habillage, il est possible de changer intégralement l’habillage.


Ainsi, certaines cheminées encastrées disposent d’un cadre interchangeable à
volonté. Le manteau d’une cheminée peut également être remplacé dans cer-
tains cas. Demandez l’avis d’un professionnel !

Le nettoyage
Outre le ramonage, obligatoire et essentiel au bon fonctionnement de votre
appareil de chauffage, le nettoyage d’une cheminée permet de garantir son
bon fonctionnement et augmente sa durée de vie.

Nettoyer le foyer
Commencez par enlever les cendres à l’aide d’un aspirateur pour éviter la
poussière. Frottez ensuite avec une brosse dure préalablement trempée dans
un mélange d’eau chaude et de détergent de type lessive Saint Marc ou un
produit spécial cheminée. Rincez bien et réitérez l’opération si nécessaire.

72
III. L’installation et l’entretien d’une cheminée

Vous pouvez effectuer la même opération pour le


nettoyage de vos pierres ou briques d’habillage. Et si
vous voulez redonner de la blancheur à vos pierres,
frottez-les avec un mélange d’eau chaude et de
bicarbonate de soude. Pour les briques, ravivez leur
couleur en appliquant de l’huile de lin et protégez-
les des salissures avec de la cire incolore.

Nettoyer la vitre
Le foyer fermé et vitré est un vrai plaisir pour
les yeux… jusqu’à ce que la vitre noircisse
sous l’action des flammes ! Comment lut-
ter contre son encrassement ? Assurez-vous
d’abord que le joint de votre vitre est toujours
efficace, et dans le cas contraire, remplacez-le.
Ensuite, utilisez du bois bien sec à la combus-
tion. Nous l’avons dit, ne brûlez pas n’importe
quel bois dans votre cheminée : les résineux,
les bois peints et les agglomérés sont à proscrire.

Néanmoins, si votre vitre a besoin d’être nettoyée, de nombreux produits


spécifiques pour les cheminées existent à cet effet. Cependant, ils ne sont pas
toujours indispensables et certainement pas écologiques ! D’autres moyens
simples peuvent être employés :

ππun chiffon humide trempé dans la cendre ;


ππdes feuilles de journaux ;
ππde la lessive de soude (un bouchon à diluer dans un seau d’eau chaude,
le port de gants est obligatoire) ;
ππdu vinaigre blanc.
Le secret est de frotter, de préférence sur la vitre encore tiède, puis de rincer à
l’eau chaude. Cette opération est à réaliser une fois par semaine au minimum,
afin d’empêcher un encrassement trop important de votre vitre.

73
III. L’installation et l’entretien d’une cheminée

Dans le cas d’une vitre laissée longtemps sans entretien et présentant de


nombreuses taches de goudron, le produit spécifique pour vitre de cheminée
ou pour four peut s’avérer nécessaire. Mais, encore une fois, l’huile de coude
sera nécessaire, suivie d’un rinçage !

Nettoyer la plaque de cheminée et ses accessoires


Une plaque de cheminée en fonte peut rouiller,
se ternir ou perdre de sa couleur. Pour remé-
dier à cela, commencez par enlever la rouille
de la plaque à l’aide d’un tampon abrasif, puis
badigeonnez-la d’huile de cuisine et laissez agir
pendant 48 h. Si votre plaque vous semble terne,
frottez-la ensuite à l’aide d’un chiffon ou d’un
tampon imprégné d’huile de vaseline. Enfin, en
cas de perte de couleur, utilisez un tampon ou
chiffon imprégné d’huile et saupoudré de poudre
de graphite.

Les accessoires d’une cheminée ont eux aussi besoin de leur nettoyage !
Utilisez une brosse souple en métal pour enlever toutes les cendres et
autres salissures incrustées. Cirez-les ensuite avec de la cire incolore qui les
protégera.

Bon à savoir : il existe de la cire spécialement conçue pour les accessoires en


fonte.

74
III. L’installation et l’entretien d’une cheminée

AA Pour aller plus loin


Astuces

Peindre vos accessoires de cheminée


Les accessoires de votre cheminée sont nombreux : chenets, tisonnier, porte-
bûches, pince… Ceux-ci ont tendance à rouiller avec le temps. Pour y remédier,
vous pouvez les repeindre : mais quelle peinture choisir ?
Si vos accessoires restent constamment près de la cheminée, choisissez de la
peinture dite « haute température » qui peut supporter des températures très
élevées : jusqu’à 600 °C. Cela dit, attention, elle ne résiste pas aux flammes ! Sa
gamme de coloris est très limitée : actuellement, une palette de trois coloris est
sur le marché.
Si vos accessoires de cheminée ont pour seule vocation d’être décoratifs, alors
vous pouvez utiliser des peintures décoratives, à effet métal frappé par exemple ;
les accessoires pourront quand même être placés près de la cheminée, mais en
aucun cas trop près des flammes, car la peinture n’y résisterait pas.
Si vous souhaitez placer ces objets à une distance raisonnable de la source de
chaleur, optez pour une peinture à haute température : 200 °C au moins.

La réglementation de l’entretien de la cheminée


Quel plaisir de contempler une belle flambée dans la cheminée ! Mais avoir une
cheminée n’est pas seulement profiter de la beauté du feu, car cela demande un
entretien régulier afin de respecter les conditions de sécurité.
Deux ramonages par an sont obligatoires, dont un pendant la période de l’uti-
lisation de la cheminée. Les certificats de l’entreprise qui effectue le ramonage
sont obligatoires et sont à fournir à votre assurance.
En effet, en cas d’incendie, vous devez pouvoir prouver que vous avez respecté
les conditions de sécurité.
Lors du ramonage, le professionnel vérifie également que le conduit est en bon
état. Un conduit abîmé ne sera rénové que s’il est sinistré sur la moitié de sa
hauteur. Sinon il sera entièrement remplacé.

75
III. L’installation et l’entretien d’une cheminée

Le problème de l’encrassement des vitres se rencontre surtout pour les chemi-


nées équipées d’un foyer fermé. Un système de circulation d’air autour de la
porte réduit cependant l’encrassement de la vitre, car l’air empêche la suie de
s’y déposer.

Questions / réponses de pro

Cheminée tubable ou non ?


Comment sait-on qu’une cheminée est tubable ou pas ?
Question de Miaouss

ΔΔ Réponse de Daniel Guihard, Conseil en rénovation énergétique


La section de la cheminée doit bien entendu permettre le passage d’un tube
de diamètre au moins égal au besoin défini par le fabricant du poêle ou de
la cheminée que vous voulez installer, plus un centimètre pour les fixations
des différents éléments du tube entre eux, et plus cinq centimètres si le tube
doit être isolé.
La présence ou non de coudes dans le conduit est aussi un critère à prendre
en compte.
Bien entendu, des coudes serrés empêcheront tout tubage.

Étanchéité du conduit
Quel produit est utilisé pour vérifier l’étanchéité d’un conduit de cheminée et où
le trouve-t-on ?
Question de Alanus

ΔΔ Réponse de SARL Rancuel/Arnaud


Seule une entreprise agréée peut réaliser un test d’étanchéité.

Refoulement de la fumée d’un insert


J’ai posé une cheminée il y a trois ans, mais depuis le ramonage (l’automne der-
nier), elle s’est mise à refouler : le tubage aurait-il été percé ?
Question de Mamie

76
III. L’installation et l’entretien d’une cheminée

ΔΔ Réponse de Banzaï
Je ne vois pas comment un ramonage classique et sérieux (hérisson en plas-
tique pour un tubage en inox) peut endommager une cheminée vieille de
trois ans !
Ne connaissant pas la géométrie du conduit, ne peut-on pas plutôt envi-
sager son obstruction partielle par un amas de suie/cendres ou tout autre
corps étranger : un nid d’oiseau ou de frelons, un essaim par exemple… ou
l’accumulation des deux ?
Vous pouvez aussi envisager les évolutions qui ont eu lieu autour de votre
insert (pièce devenue trop étanche, sans entrée d’air de combustion ?) ou
de votre sortie de cheminée (nouveau bâtiment trop proche ?).

Incommodé par la fumée du voisin


La cheminée du voisin est face à la chambre de notre enfant. La fumée y entre
directement, et nous devons fermer la fenêtre, parfois en pleine nuit. À quelle
distance une cheminée doit-elle être installée de la maison voisine ? Quel est
notre recours, car tout dialogue est rompu ?
Question de Val

ΔΔ Réponse de Elyotherm
Le débouché d’une cheminée à tirage naturel doit être à 40 cm au moins
au-dessus du faîtage ou de toute partie d’une construction ou d’arbres dis-
tants de moins de 8 m. Vous pouvez vous référer au NF DTU 24.1 qui est
aujourd’hui une norme.
Essayez tout d’abord de passer par un médiateur, puis si malheureusement
rien ne bouge, vous pourrez déposer plainte avec l’aide d’un avocat.

Hérisson pour le ramonage d’un tubage en inox


Pour ramoner un tubage en inox, quel modèle de hérisson dois-je choisir (nylon
ou fer) ?
Question de Dany

ΔΔ Réponse de SARL Rancuel/Arnaud


Il faut impérativement choisir un hérisson en nylon, surtout pas de métal !

77
III. L’installation et l’entretien d’une cheminée

Vitre de mon insert noircie


La vitre de mon insert à bois noircit dès que j’allume un feu. Je n’ai plus le plaisir
de voir les flammes et je dois nettoyer la vitre tous les jours : elle est très encras-
sée sur toute la surface. Que puis-je faire ?
Question de Lola

ΔΔ Réponse de BL Therm Conseil


Si votre fumée est noire, c’est que la combustion est incomplète. Il ne faut
pas charger un insert au démarrage, la montée en puissance d’un feu est
progressive. Dès qu’il y a de la braise rouge, le bois se consume sans fumée,
ni odeur.
ΔΔ Réponse de Cheminées Godin Bressuire
Tout d’abord, l’allumage doit se faire par une montée rapide en température
afin que le conduit se réchauffe rapidement, ce qui active le tirage. Cela
peut se faire avec du bois blanc, qui produit beaucoup de flammes et un
apport calorifique très rapide. Et évidemment, toujours avec du bois bien
sec, de préférence en dessous de 22 % d’hygrométrie.
Par ailleurs, il ne faut pas trop charger le foyer pour assurer un maximum
de passage d’air entre les bois. Commencez par faire une flambée, laissez-la
monter en braise, puis rechargez avec un bois plus gros et plus dense (un
bois feuillu : chêne, frêne, hêtre, châtaigner, orme, etc.) et ne diminuez
l’arrivée d’air qu’au bout d’une petite demi-heure. En effet, réduire trop vite
l’arrivée d’air supprime l’oxygène dont la combustion a besoin.
Il faut aussi une arrivée d’air frais extérieur pour la combustion, si l’on en
suit l’arrêté du 23/02/2009 sur le monoxyde de carbone.
Enfin, laissez mourir le feu en fin de matinée et redémarrez-le en soirée.
Faites ainsi deux flambées à vive allure, plutôt qu’une seule avec un feu
ralenti. En effet, un feu qui ne démarre pas épaissit les cendres, laisse des
charbons et dégage beaucoup de CO2 dans les fumées… et surtout, il salit
davantage les vitres !

78
IV.
Les types de poêles

Les poêles sont des chauffages d’ap-


point à combustion. Ils sont reconnus
pour leur performance et leur fiabilité ;
un bon poêle peut, à lui seul, chauf-
fer efficacement une petite habitation.
L’inconvénient reste les problèmes
logistiques qu’ils posent : approvi-
sionnement, recharge en combustible,
emplacement, éventuel raccordement
au conduit de fumée…

Si vous achetez un poêle, ce dernier


doit répondre aux normes de sécurité et
être installé par un professionnel, car un
poêle défaillant peut devenir dangereux.
Outre les risques de brûlure au contact
des parois de l’appareil, il y a des risques
d’intoxication au monoxyde de carbone.

79
IV. Les types de poêles

Il existe sept grandes familles de poêles, selon le combustible utilisé : le poêle


à bois, à charbon, à pétrole, à gaz, au fioul, au bioéthanol et électrique. Si
vous le pouvez, choisissez un poêle à bois, et mieux, un poêle à granulés :
très performant, écologique et de plus en plus design. Vous bénéficiez en plus
d’un crédit d’impôt de 15 % (nouvel appareil) ou 26 % (remplacement d’un
ancien appareil) qui réduit donc votre investissement. Le poêle de masse ou à
postcombustion est également un excellent investissement.

Les poêles à bois


Un véritable engouement est né ces dernières années pour les poêles à bois et
leur succès ne se démentira probablement pas dans les années à venir, car le
poêle à bois est une solution de chauffage esthétique, performant, écologique
et économique.

Pourquoi choisir un poêle à bois ?


Le poêle à bois est très à la mode, car esthétique ; il est de tous les styles, du
plus traditionnel au plus design (modèle
central ou suspendu). De plus, il procure les
mêmes plaisirs et sensations qu’un feu de
cheminée : odeur, bruit…

La performance des poêles à bois est réelle,


et ce, quel que soit le modèle :

ππ40 % à 80 % de rendement pour les


poêles à bûches classiques ;
ππ60 % à 70 % pour les poêles turbo et
à postcombustion ;
ππ70 % à 85 % pour les poêles de
masse ;
ππplus de 80 % pour les poêles à
granulés.

80
IV. Les types de poêles

Par ailleurs, son mode de combustion est écologique, car le bois est une
énergie renouvelable : le bois coupé est remplacé par de nouveaux plants.
De plus, il ne « produit » pas de CO2, gaz polluant à effet de serre. Certes,
il en libère en brûlant comme tous les combustibles, mais l’arbre capte bien
davantage de CO2 par photosynthèse ; on dit alors que le bois a un bilan CO2
négatif, il en détruit plus qu’il n’en produit.

Bon à savoir : si la combustion est incomplète, et que le bois est de mauvaise


qualité ou humide, le feu rejette des composés organiques volatils (COV) pol-
luants.
Le prix d’un poêle à bois varie entre 400 € et 15 000 €, selon le type de
poêle, le modèle et notamment le design. Il faut savoir qu’à l’achat, en faisant
abstraction du crédit d’impôt, un poêle à bois est au moins deux fois plus cher
qu’un poêle à pétrole de gamme équivalente. Mais l’État encourage l’utilisa-
tion du bois, reconnu comme une énergie propre. Pour ce faire, il accorde un
crédit d’impôt de 15 % pour l’achat d’un nouvel appareil ou de 26 % pour
le remplacement d’un ancien. Votre poêle à bois vous revient alors au même
prix qu’un poêle à pétrole ou au fioul, bien plus coûteux à la consommation.

Le bois est aussi une source d’énergie écono-


mique. Son prix du kWh est égal ou supérieur
à 0,05 € par kWh, car il varie selon les régions.
Il reste toutefois la source d’énergie la moins
chère, deux fois moins que l’électrique ou le
GPL. Et le prix du bois, en zone forestière, est
moins élevé, car le coût du transport est moins
onéreux. En outre, on peut se fournir « gratuitement » chez des particuliers
ou sur des terrains publics autorisés, moyennant de l’huile de coude !

Pour leur installation, les poêles doivent être raccordés à un conduit d’éva-
cuation de fumée, sauf les poêles à granulés qui peuvent se contenter d’un
simple évent sur un côté de la maison.

L’installation d’un poêle à bois demande certaines précautions afin d’assu-


rer votre sécurité et d’éviter tout risque d’incendie. Ainsi, faut-il prévoir un
sol incombustible au pied de votre poêle : par exemple, une plate-forme en

81
IV. Les types de poêles

brique ou en ciment ou encore un sol carrelé. En effet, le risque de voir des


braises tomber hors du foyer ou des étincelles jaillir à l’ouverture est à prendre
en compte, particulièrement si votre sol est recouvert de moquette ou de lino.

Bon à savoir : dans le cas d’un poêle à bois suspendu ou central, les contraintes
pour la protection du sol sont les mêmes.
De plus, en cas d’installation du
poêle à bois contre un mur, un
espace doit être ménagé entre le
mur et le poêle. Cet espace, géné-
ralement compris entre 20 cm et
30 cm, permet une bonne circu-
lation de l’air autour du poêle,
indispensable pour une bonne dif-
fusion de la chaleur. Cette distance
est d’autant plus indispensable si
le mur est recouvert d’un revêtement combustible : papier peint, tissu, lam-
bris, etc. Dans tous les cas, il faut isoler correctement votre mur pour éviter
tout risque d’incendie ! L’isolation peut se faire par exemple à l’aide de laine
de roche, qui résiste bien aux hautes températures, ou de béton cellulaire.

Poêle classique
Le poêle traditionnel, en acier et fonte et qui fonctionne avec des bûches, est
le modèle standard.

Poêle à postcombustion
Le poêle à postcombustion permet une combustion quasi complète. Il est
équipé d’une seconde chambre de combustion à l’arrière du foyer : de l’air
chauffé (comburant) y est injecté par des arrivées d’air, les gaz y brûlent et le
poêle produit ainsi plus de chaleur.

Ce poêle est écologique, car la combustion produit moins de résidus, puisque


seul l’incombustible est relâché. En revanche, il y a peu de choix de modèles.

82
IV. Les types de poêles

Poêle turbo
Le poêle turbo utilise un turbo pour de meilleures
performances. Il possède une arrivée d’air secon-
daire à mi-hauteur du foyer : l’air est injecté sur
les flammes grâce à un tube de tirage réglable, et
le tirage forcé est amélioré par un ventilateur. La
température monte alors et les gaz sont brûlés.

Ce type de poêles consomme plus de combus-


tible, et s’il a de bonnes performances à plein
régime, au ralenti, c’est moins satisfaisant. En
revanche, il est plus léger et moins cher qu’un
poêle à bûches performant.

Poêle de masse
Le poêle de masse est un poêle à bois à haut rendement ; son principe de
fonctionnement est de chauffer la pièce par diffusion de la chaleur stockée
dans sa masse.

Le poêle de masse accumule la chaleur durant la flambée et la restitue len-


tement et longtemps une fois le feu éteint. Ainsi, pour deux heures de forte
flambée, le poêle continue à restituer sa chaleur durant 24 h environ ; une
seule flambée par jour suffit donc à chauffer votre intérieur.

Il est constitué d’un corps de chauffe, fait en matériaux lourds permet-


tant d’accumuler la chaleur et de la restituer par rayonnement, et de
deux chambres de combustion : une première chambre où le bois est brûlé, et
une seconde chambre où sont brûlés les gaz issus de la première combustion.

Il utilise ainsi le principe de la postcombustion. Une forte flambée doit être


créée dans la première chambre afin d’atteindre les 600 °C. Les gaz issus de
cette combustion atteignent ainsi la température nécessaire à leur combus-
tion dans la seconde chambre. On obtient alors une température de l’ordre de
1 000 °C à l’intérieur du poêle. Cette chaleur est accumulée dans le corps de
chauffe et restituée par la suite.

83
IV. Les types de poêles

Bon à savoir : il est vivement conseillé d’utiliser un bois bien sec afin de pou-
voir atteindre les températures voulues et ainsi permettre la postcombustion.
On distingue deux parties dans un poêle de masse :

ππle corps de chauffe ;


ππl’habillage.
Les matériaux utilisés diffèrent selon la
partie.

Pour le corps de chauffe, les matériaux uti-


lisés sont lourds et doivent pouvoir résister
à de très fortes chaleurs (1 000 °C) ainsi
qu’aux chocs thermiques. En effet, après
une longue période d’inutilisation du poêle
de masse, lancer une nouvelle flambée peut
créer un choc thermique et endommager le
corps de chauffe si celui-ci n’est pas conçu
dans des matériaux adéquats. On utilise par
exemple, des briques réfractaires, du béton
réfractaire, de la stéatite.

Par ailleurs, l’habillage du corps de chauffe, c’est-à-dire les parois entourant


le corps de chauffe, est généralement de 12 cm de largeur pour permettre un
bon échange de température entre le corps de chauffe et le milieu extérieur.
L’esthétique entre cette fois en compte ; on trouve ainsi divers matériaux
d’habillage, par exemple, les briques, le granit ou la stéatite, la céramique.

Le poêle de masse a ainsi une excellente inertie et limite les déperditions ther-
miques : il a un rendement supérieur à 80 %, meilleur qu’un poêle en fonte
ou en acier. Il est écologique grâce à la postcombustion qui brûle les gaz
toxiques habituellement rejetés dans l’atmosphère, et il est très économique :
peu de combustible suffit à chauffer votre logement pour toute la journée.

En outre, son achat ou sa fabrication vous permet de bénéficier de la TVA à


7 % et du crédit d’impôt.

84
IV. Les types de poêles

Le principal inconvénient d’un poêle de masse est son poids. Il pèse en effet,
selon les modèles, entre 900 kg et six tonnes ! Il est donc essentiel de vous
assurer que votre plancher est assez solide pour supporter une telle charge et
bien sûr, ce type de poêles ne peut pas être déplacé. On peut l’acheter ou le
faire construire directement chez soi.

Les modèles sont nombreux, d’où une fourchette de prix assez large.
Comptez entre 4 000 € et 15 000 € environ.

Poêle à granulés ou « pellets »


Le poêle à granulés est un poêle à bois alimenté non
pas avec des bûches, mais avec des petits granulés,
également appelés « pellets » (en anglais). Les gra-
nulés sont reconstitués industriellement à partir des
déchets du bois, en scierie, et s’achètent en sacs ou
sont livrés en vrac ; il faut alors un réservoir (silo)
pour les contenir et les conserver bien au sec.

Un poêle à granulés de conception récente a un rendement de plus de 80 %.


Comparativement, un poêle à bûches récent a un rendement de 70 % à
85 %, et un plus ancien a un rendement de moins de 50 %.

Il dispose ainsi d’un système de recharge (trémie de 15 kg à 60 kg) et de


répartition automatique grâce à une vis sans fin qui lui permet de fonction-
ner en réelle autonomie pour une durée de un à quatre jours. L’allumage et la
température du poêle sont aussi automatisés et de plus, programmables. Le
poêle est équipé de plusieurs niveaux de puissance qui vous permettent de
régler avec précision la chaleur émise. Par ailleurs, un ventilateur centrifuge
apporte de l’air.

Enfin, le poêle à granulés nécessite peu d’entretien et est réputé pour être très
« propre ».

Il est cependant plus cher qu’un poêle à bûches, à partir de 1 500 € ou


2 000 €, mais vous bénéficiez d’un crédit d’impôt de 15 % (nouvel appareil)
ou 26 % (remplacement d’un ancien appareil).

85
IV. Les types de poêles

Poêle bouilleur
Le poêle bouilleur est un
poêle à bois ou à pellets,
ou encore mixte (utilise
les deux combustibles),
qui se raccorde à votre
circuit de chauffage et
alimente vos radiateurs.
Il permet également de
produire de l’eau chaude
sanitaire (ECS). Appelé
également poêle chau-
dière, il est plus qu’un
simple poêle à bois, c’est un véritable appareil de chauffage central.

Le poêle bouilleur est raccordé à votre circuit de chauffage et intègre un


échangeur de chaleur. L’eau de votre circuit de chauffage passe dans l’échan-
geur et se réchauffe avant de repartir dans votre circuit.

Le fonctionnement est donc triple : le poêle bouilleur chauffe par rayon-


nement la pièce dans laquelle il est installé. Il peut alimenter en direct vos
radiateurs à eau chaude, un plancher chauffant, un mur chauffant, ou encore
un ballon d’eau chaude sanitaire et en même temps, il accumule une réserve
d’eau chaude dans un ballon tampon afin de permettre une distribution
ultérieure.

Bon à savoir : certains modèles intègrent directement un ballon tampon dans


leur structure.
Le principal avantage du poêle bouilleur, ou poêle chaudière, est l’économie
qu’il engendre. En effet, utilisé en relève de chaudière (gaz ou fioul), il vous
fait faire des économies de combustible non négligeables. De plus, il utilise le
principe de postcombustion qui lui confère un rendement supérieur à 80 %.
Ce haut rendement le rend ainsi éligible au crédit d’impôt. Enfin, disponible
en de nombreux modèles de puissances différentes, il existe forcément un
poêle bouilleur adapté à votre domicile et à vos besoins de chauffage.

86
IV. Les types de poêles

D’autre part, plusieurs solutions existent pour l’ins-


tallation d’un poêle bouilleur :

ππde façon autonome ;


ππen relève de chaudière à gaz ou à fioul ;
ππcouplé avec une pompe à chaleur ;
ππcouplé avec des capteurs solaires.
Son installation doit être réalisée par un profes-
sionnel afin d’assurer un raccordement en toute
sécurité à votre circuit de chauffage.

De plus, le spécialiste vous fera bénéficier, sous


certaines conditions, d’un crédit d’impôt de 15 %
à 26 %.

La fourchette de prix pour un poêle bouilleur est aussi large que l’offre !
Comptez entre 3 000 € et 20 000 € environ en fonction de sa puissance, son
design, sa marque, et du type de combustible utilisé : bois, pellets ou mixte.

Le poêle à charbon
Le poêle à charbon est en général mixte, c’est-à-dire qu’il fonctionne au bois
comme au charbon. Attention, comme le poêle à bois, il nécessite le raccor-
dement à un conduit de fumée !

Fonctionnement
Le poêle à charbon existe
depuis longtemps et revient
aujourd’hui sous la forme de
poêles plus modernes fonc-
tionnant au charbon comme
au bois. Sa trémie, sorte d’en-
tonnoir permettant de charger

87
IV. Les types de poêles

du charbon aisément, est amovible ; il suffit de l’enlever pour pouvoir passer


au chauffage au bois. La porte du poêle est frontale et/ou latérale pour le
chargement des bûches.

Le charbon repose sur une grille qui permet l’aération de la masse du com-
bustible et la retombée des cendres dans un tiroir prévu à cet effet.

Bon à savoir : pensez à bien décendrer votre poêle pour ne pas obstruer la
grille avec les cendres. Cela entraînerait une mauvaise combustion et un risque
plus élevé d’intoxication au monoxyde de carbone !
On distingue deux types de combustion selon le poêle à charbon utilisé. La
combustion à travers la masse s’opère, comme son nom l’indique, à travers
toute la masse de charbon. Il est alors conseillé de ne pas charger votre poêle
à charbon entièrement. D’autre part, la combustion en couche mince s’opère
à travers une petite couche de charbon. Il vaut mieux dans ce cas remplir
complètement la trémie.

Avantages
Le charbon possède l’avantage de chauffer plus que le bois. En cas de grand
froid, il est donc conseillé d’utiliser votre poêle en mode charbon. De plus, le
charbon se consume moins vite. Une fois la trémie remplie, sa combustion
peut durer plus de 24 h selon la taille du poêle.

Inconvénients
La combustion du charbon est plus
polluante que celle du bois, et surtout
l’intoxication au monoxyde de car-
bone est un des risques majeurs de
l’utilisation d’un poêle à charbon. Pour
votre sécurité, installez un détecteur de
monoxyde de carbone !

Enfin, le charbon peut engendrer plus de poussières dans votre maison.


Prévoyez un espace de stockage bien fermé et à proximité de votre poêle.

88
IV. Les types de poêles

Conseils d’allumage
Commencez avec du journal et du petit bois en ouvrant légèrement le tirage.
Une fois le feu pris, ajoutez deux pelles de charbon. Lorsque le charbon rou-
geoie, chargez votre poêle au maximum.

Bon à savoir : utilisez toujours le charbon conseillé par le fabricant pour le bon
fonctionnement de votre poêle à charbon et optimiser sa durée de vie.

Prix
Le prix d’un poêle à charbon varie en fonction de sa capacité de charge, de
son rendement, de ses finitions ou encore de sa marque. L’entrée de gamme se
situe vers 300 €, mais comptez jusqu’à 4 000 € pour un poêle haut de gamme.

Le poêle à pétrole
Le poêle à pétrole est très efficace, mais a deux défauts : un
risque d’intoxication s’il est mal utilisé, et une odeur désa-
gréable au démarrage. Cela dit, les modèles ont bien évolué
et aujourd’hui, ils sont bien sécurisés et peu odorants.

Trois modèles : simple ou double combustion, électronique


Le poêle à mèche et flux laminaire ou le poêle à simple combustion fonc-
tionne avec des piles et nécessite de changer la mèche tous les ans. Parmi les
trois sortes de poêles, il est le plus « odorant ».

Le poêle à laminaire ou à double combustion fonctionne, quant à lui, aussi


avec des piles et est plus performant. De plus, avec une seconde chambre
à combustion, le pétrole est quasiment brûlé en intégralité et les émana-
tions de CO2 réduites. La flamme apparente ajoute un agrément visuel non
négligeable.

Enfin, le poêle électronique se branche sur le secteur. Équipé d’un thermostat,


il a en plus un système de ventilation plus avancé qui améliore la diffusion de
l’air chaud dans la pièce et assure de ce fait un chauffage plus précis et plus

89
IV. Les types de poêles

homogène. Il permet ainsi une régulation et une programmation du chauf-


fage affinées : sur sept jours pour les derniers modèles !

Avantages
L’installation d’un poêle à pétrole ne nécessite pas de conduit de fumée ; une
bonne aération « naturelle » suffit. Et sa rapidité de chauffe en fait un appa-
reil performant : il chauffe très vite et bien.

Inconvénients
Pour que votre sécurité soit assurée en raison du
risque associé d’intoxication, équipez-vous d’un détec-
teur de monoxyde de carbone.

Attention aussi au stockage des bidons de pétrole ;


ils doivent être placés impérativement dans une pièce
séparée. En outre, si votre poêle n’est pas équipé d’un dispositif de refroidis-
sement, les parois brûlantes du poêle constituent un risque avéré de brûlures.

Par ailleurs, une légère odeur de pétrole gênante au démarrage et à l’extinc-


tion peut subsister, même si les appareils récents s’améliorent sans cesse.
Enfin, sachez que l’air sera humide suite à la vapeur d’eau dégagée par
l’appareil.

Prix
Le prix à l’achat est raisonnable : entre 100 € et 1 000 €. Mais autrefois très
rentable, le pétrole subit aujourd’hui la flambée des cours. Plus de 1 € le litre
soit 0,12 € le kWh ; c’est autant que l’électrique.

Le poêle à gaz
Le poêle à gaz allie la performance du chauffage au gaz et l’aspect pratique :
il est ainsi inutile de le recharger comme un poêle à bois. En revanche, il n’a
pas le charme du feu de bois.

90
IV. Les types de poêles

Trois modèles : infrableu, infrarouge, catalyse


L’appareil à infrableu
est le poêle à gaz
standard : il chauffe
rapidement et agréa-
blement et offre la
plaisante vision des
flammes bleues issues
de la combustion. Il
est l’appareil idéal
pour l’intérieur.

L’appareil à infrarouge
est plus performant
en ce qu’il réalise la
combustion du gaz au contact d’une brique réfractaire qui garde la chaleur
plus longtemps et la diffuse plus progressivement. De plus, certains modèles
disposent d’un réflecteur parabolique qui améliore encore le rayonnement. En
outre, l’appareil produit un air ambiant non desséché.

Enfin, l’appareil à catalyse chauffe sans flamme, par rayonnement via le pan-
neau en fibre de céramique. Il dispose d’une autonomie pouvant atteindre
120 h.

Il est à la fois économique, car il consomme moins d’énergie (il fonctionne à


basse température), et plus sécuritaire que les autres poêles à gaz, puisqu’il
ne dégage pas d’oxyde de carbone et rejette moins de gaz toxiques. En
revanche, il est moins puissant ; c’est pourquoi il convient bien à de petites
pièces (< 25 m²).

Avantages
Le poêle à gaz est performant : il assure tout à la fois une chaleur diffuse et
agréable. L’apport en gaz se fait par des bouteilles de butane, de 6 kg ou
13 kg. Il suffit de changer la bouteille lorsqu’elle est vide pour réapprovision-
ner le poêle. Il n’est donc pas besoin d’espace de stockage à prévoir.

91
IV. Les types de poêles

Inconvénients
Si la norme EN 449 garantit le respect des conditions
de sécurité, il y a toujours un risque d’intoxication au
monoxyde de carbone et d’explosion, lié aux échap-
pements de gaz.

Ce risque peut être réduit en installant un détec-


teur de monoxyde de carbone ou en achetant un
appareil qui dispose d’un système d’arrêt par ther-
mocouple qui coupe l’arrivée de gaz sitôt la flamme
éteinte.

Dans tous les cas, la pièce où est installé un poêle


à gaz doit être bien aérée. Et ce, d’autant plus si votre appareil est mobile,
c’est-à-dire sans raccord au conduit. Les modèles fixes sont, quant à eux, rac-
cordés au conduit d’évacuation de fumée.

Prix
Économique à l’achat, un poêle à gaz coûte entre 100 € et 500 €. Mais,
auparavant peu onéreux, le gaz est une énergie qui subit la flambée des cours
du pétrole. Son prix au kWh est de 0,14 €.

Une bouteille de 13 kg de propane coûte en moyenne 25 €, et celle de 6 kg,


13,50 €. Il faut ajouter à cela une consigne de 10 € ou 20 €, versée au pre-
mier achat de la bouteille.

Le poêle au fioul
Le poêle au fioul diffuse une chaleur très agréable, pas sèche.

Deux modèles : flamme jaune ou bleue


Le poêle à flamme jaune est le modèle de base du poêle au fioul. Il a l’incon-
vénient de produire des déchets (suie) et nécessite un entretien régulier.

92
IV. Les types de poêles

Le poêle à flamme bleue est sa version améliorée : plus économique, il


consomme moins de fioul, car son rendement est plus élevé et plus propre,
et il nécessite moins d’entretien (un ramonage annuel suffit). Il est cependant
plus cher à l’achat.

Avantages
Performant, le poêle au fioul chauffe vite et fort
et diffuse une chaleur très agréable. Esthétiques,
la plupart des appareils offrent la vision de la
flamme. De plus, la norme NF EN-1 (ancien-
nement NF D 35 385) garantit la sécurité et la
qualité des appareils au fioul.

Inconvénients
Son installation et fonctionnement nécessitent qu’il soit relié au conduit
d’évacuation des fumées, d’où la nécessité de prévoir son emplacement fixe
et inamovible. En outre, son odeur est parfois incommodante.

Prix
Le prix à l’achat d’un poêle à fioul est de 200 € à 1 000 € environ.
Cependant, le fioul a subi la hausse du cours du pétrole, il n’est donc plus si
économique qu’avant.

Le poêle au bioéthanol
Le poêle au bioéthanol est un appareil en vogue dans nos intérieurs de par sa
facilité d’installation et son design très moderne.

Présentation
Le bioéthanol est un combustible fabriqué à partir de betteraves ou de
céréales distillées. Le poêle est équipé d’un brûleur spécifique et d’un réser-
voir pour le combustible, à remplir régulièrement.

93
IV. Les types de poêles

Il se présente en modèle fixe ou mobile. Le poêle peut ainsi être fixé au bâti
ou posé dans un endroit de votre choix. Cependant, dans ce dernier cas,
assurez-vous qu’il dispose d’un système d’arrêt d’urgence en cas de bascule-
ment accidentel !

Avantages
Le poêle au bioéthanol ne nécessite aucun conduit, puisqu’il ne dégage pas
de fumée et peu de CO2. Il n’est donc pas utile de prévoir des travaux lourds,
et son installation est simple.

Mobile, il peut se déplacer facilement : c’est pratique, en cas de déménage-


ment, votre poêle vous suit !

Un large choix de modèles de poêles s’offre à vous pour s’adapter à votre


intérieur. À la fois esthétique et propre, il produit des flammes sans occasion-
ner de cendres et de suie.

Inconvénients
Le principal inconvénient du poêle au bioéthanol est sa faible puissance de
chauffe qui n’en fait qu’un chauffage d’appoint.

Il n’est d’ailleurs pas éligible au crédit d’impôt de par ses faibles performances.

De plus, le poêle au bioéthanol peut dégager une odeur peu agréable à l’allu-
mage ou à l’extinction. Enfin, le bioéthanol coûte cher : environ 2 € le litre,
c’est-à-dire cinq à six fois plus cher que le bois (à rendement équivalent).

Comptez entre 500 € et 2 500 € environ pour un poêle au bioéthanol en


fonction du modèle.

Conseils d’utilisation
Le poêle au bioéthanol est simple d’utilisation, mais certaines règles sont à
respecter pour une utilisation en toute sécurité.

94
IV. Les types de poêles

Vérifiez bien à l’achat que le poêle est certifié


NF D35-386. Installez-le dans un endroit aéré et
assurez-vous que la ventilation n’est pas obstruée.
Et pour plus de sécurité, équipez-vous d’un détec-
teur de CO2 si votre poêle n’en est pas déjà muni.

Par ailleurs, évitez de l’utiliser de façon continue :


pas plus de trois heures consécutives. Et n’effec-
tuez pas de remplissage de votre poêle pendant son
fonctionnement ou lorsqu’il est encore chaud.

Bien sûr, utilisez toujours le combustible adéquat et


proscrivez absolument l’usage d’éthanol pour voi-
ture, hautement inflammable. Et surtout, ne déplacez pas votre poêle lorsque
celui-ci est en fonctionnement ! Enfin, stockez vos réserves de combustible
dans une pièce séparée.

Le poêle électrique
Le poêle électrique peut être vu et utilisé comme un radiateur décoratif.

Présentation
Le poêle électrique est en
quelque sorte un radiateur
électrique déguisé en poêle
à bois. Il offre en effet l’al-
lure et la vision du feu du
poêle à bois, mais sans les
inconvénients : l’entretien, le
branchement à un conduit, le
stockage du bois, l’odeur de
fumée, etc.

Habillé de fonte, d’acier ou d’émail, il offre une grande variété de styles, du


plus classique au plus moderne.

95
IV. Les types de poêles

Avantages
Le poêle électrique est très simple d’installation et d’utilisation. Il suffit de le
poser à l’endroit voulu et de le brancher. Plus compact qu’un poêle à bois, il
prend moins de place dans votre intérieur, et les nombreux modèles portatifs
permettent même son déplacement facile d’une pièce à l’autre. Il existe aussi
en version d’angle, idéal pour des petites pièces. En bref, le choix existant est
très large, vous trouverez ainsi forcément le poêle électrique qui convient à
vos besoins et votre décoration intérieure.

La plupart des modèles sont équipés d’un thermostat et assortis d’une télé-
commande pour un réglage à distance. Certains modèles offrent même la
possibilité d’avoir l’effet de flamme sans la chaleur ; à l’arrêt du thermostat,
votre « feu » continue !

Inconvénients
Évidemment, le poêle électrique n’offrira pas la même chaleur
qu’un poêle à bois. Un poêle électrique reste en effet un radiateur
très design à utiliser plutôt en chauffage d’appoint. La puis-
sance de ces poêles variant généralement de 1 kW à 2 kW, il est
conseillé de les utiliser dans des pièces de taille modeste : entre
10 m2 et 25 m2.

De plus, vous ne pourrez pas bénéficier du crédit d’impôt pour


l’achat d’un tel poêle.

Prix
Vous trouverez facilement des poêles électriques entre 100 € et 200 €.
Cependant, en fonction du design, des accessoires (télécommande, thermos-
tat) et des fonctionnalités (effet de flammes réglable par exemple), les prix
peuvent être plus élevés.

Cependant, un poêle électrique, même design, reste moins cher qu’une che-
minée électrique.

96
IV. Les types de poêles

AA Pour aller plus loin


Astuces

Poêle ou cheminée ? Telle est la question…


Dur, dur, de choisir entre un poêle ou une cheminée ! Alors, voici quelques élé-
ments de réflexion pour vous aider.
Le poêle à chauffer rencontre de plus en plus de succès, car il allie esthétique et
performance : fini les poêles sans décoration !
Aujourd’hui, le poêle s’habille de lignes design et modernes.
De plus, le poêle est efficace. En effet, suivant les modèles, il peut chauffer
toutes les pièces de la maison. Et il est possible de profiter du spectacle du feu
en toute sécurité : la vitre permet de voir le feu tout en étant protégé des éven-
tuelles projections.
Cependant, il vaut mieux faire installer son poêle à chauffer par un spécialiste :
l’installation du conduit de cheminée, étape très importante, est difficile à réa-
liser correctement, surtout si la pièce ne comportait auparavant aucun conduit.
Par ailleurs, l’engouement pour les cheminées augmente lui aussi de plus en
plus, car elles sont désormais conçues pour s’intégrer aux petits espaces.
La cheminée est très design : centrale, encastrée, d’angle… tout est possible pour
donner à votre intérieur une touche d’originalité et de confort.
En outre, une cheminée peut être personnalisée ! De plus en plus d’acheteurs
prennent en main sa décoration : formes, couleurs… tous les moyens sont bons
pour concevoir la cheminée de ses envies. Enfin, une cheminée à foyer fermé est
un bon chauffage et consomme peu de bois.

Le poêle à granulés
Le poêle à granulés permet de programmer la mise en marche du chauffage, mais
il nécessite davantage d’entretien qu’une cheminée. Comme son nom l’indique,
la combustion se fait grâce à des granulés de bois et à une résistance électrique
qui l’allume.

97
IV. Les types de poêles

Le poêle est un vrai robot ! Selon les modèles, il peut être équipé d’un minuteur,
d’un allumage automatique… autant de fonctions qui rendent son utilisation
agréable et simple.
Un poêle à granulés peut être relié à une chaudière par l’intermédiaire d’un
bouilleur. Ce système permet alors d’en faire le chauffage central de la maison.

Questions / réponses de pro

Pour un meilleur rayonnement d’un poêle à bois


Nous souhaitons acheter un poêle à bois pour chauffer en continu notre maison.
Du fait de la configuration et du conduit de cheminée disponible, le poêle serait
placé dans un coin de la pièce à vivre (45 m² + un étage de la même superficie).
Nous voudrions connaître les critères de choix et d’installation pour que le
rayonnement de la chaleur se fasse principalement par l’avant pour optimiser le
chauffage de la pièce.
Question de Placour

ΔΔ Réponse de Elyotherm
Le rayonnement sur un poêle sera omnidirectionnel. Pour favoriser la dif-
fusion de l’air chaud, optez par exemple pour un poêle avec un ventilateur
tangentiel qui soufflera l’air par l’avant et suffisamment loin.

Aération d’un poêle à bois


Je désire poser un poêle à bois dans une maison ne possédant qu’une ventilation
par les fenêtres.
Faut-il obligatoirement une autre aération ?
Question de Patbon

ΔΔ Réponse de Elyotherm
C’est très fortement recommandé si l’aération existante n’est pas suffisante
(référez-vous à la documentation du poêle), auquel cas il y aura une mau-
vaise combustion ou un mauvais tirage avec des risques de reflux de la
fumée dans la pièce.

98
IV. Les types de poêles

Tubage de la cheminée
Est-il obligatoire de gainer une cheminée lors de la pose d’un poêle à bois ?
Question de Roland.legrand5

ΔΔ Réponse de Elyotherm
Selon la réglementation, un tubage n’est pas obligatoire si le conduit
maçonné est en bon état, étanche, libre de passage (vacuité), et « compa-
tible » avec les exigences de l’appareil raccordé. Vous pouvez vous référer
aux NF DTU 24.1 et 24.2.
Ainsi, même si le conduit est apte, son tubage amène surtout tranquillité et
sécurité pour l’avenir en le « protégeant ».

Une seule gaine pour deux poêles à bois ?


J’ai une cheminée qui passe dans un mur en pierre de ma maison, et je voudrais
la gainer et mettre deux poêles à bois de part et d’autre de ce mur.
Peut-on utiliser une seule gaine pour les deux poêles ?
Question de Ga

ΔΔ Réponse de Cheminée Godin Bressuire


En France, les normes DTU 24.1 n’autorisent pas le raccordement de
deux appareils sur un seul conduit, contrairement à d’autres pays comme
l’Autriche ou l’Allemagne où plusieurs appareils installés à différents niveaux
d’étage, fonctionnent sur le même conduit.
C’est aussi pour cela que sur les appareils de ces pays-là, la porte est mon-
tée sur un ressort de rappel de fermeture pour éviter les perturbations de
fonctionnement des autres appareils (tirage).

Le tubage du conduit est-il nécessaire ?


Je me chauffe depuis dix ans avec un poêle à bois simplement branché sur le
conduit de cheminée par un simple tuyau dont la collerette semble en mauvais
état. Le bas du conduit empierré est rempli de suie et de morceaux compacts, à
partir du sol jusqu’au niveau de l’embouchure du tuyau ; je viens pourtant de le

99
IV. Les types de poêles

faire ramoner. Un artisan m’a dit que je risquais le feu de cheminée et me pro-
pose un tubage : celui-ci ne va-t-il pas réduire les dimensions du conduit et nuire
de ce fait au tirage ?
Les assureurs exigent-ils le tubage ?
Question de Karami

ΔΔ Réponse de SARL Rancuel/Arnaud


Le tubage n’est pas obligatoire, mais fortement conseillé, surtout si vous
avez un conduit abîmé.
Il faut bien entendu respecter des diamètres pour le tubage afin que votre
conduit soit adapté à votre poêle. Mais le fait de tuber ne réduit pas les
dimensions du conduit, bien au contraire, comme le tubage est rond, la
fumée s’évacue bien mieux.

Vitre de poêle à bois fêlée


J’ai un poêle à bois dont une vitre latérale est fêlée. Est-ce que je peux continuer
à faire du feu ?
Question de Nicolas

ΔΔ Réponse de Cheminées Godin Bressuire


La vitre devra être changée pour des raisons d’étanchéité et de maîtrise des
flux pour la combustion.

Poêle à granulés
Quelles sont les sécurités sur un poêle à granulés ?
Question de Mimi

ΔΔ Réponse de Chauffeéco
Les sécurités sont nombreuses : un arrêt du poêle si le tuyau est bouché
ou a un retour de vent, s’il n’y a plus de granulés ou s’il monte trop en
température.
De plus, il délivre un message d’alerte pour la révision des 900 heures : la
révision et le démontage doivent être effectués comme le montage initial,
par un professionnel.

100
IV. Les types de poêles

Dangerosité du poêle à pétrole ?


Y a-t-il un danger pour la santé autre que le monoxyde de carbone ou une cer-
taine toxicité à long terme à chauffer sa maison avec un poêle à pétrole ?
Question de Angela

ΔΔ Réponse de Elyotherm
Ce type d’appareils est normalement prévu pour un chauffage occasion-
nel ou d’appoint temporaire et ne peut donc se subsister à un chauffage
« classique ». Dans tous les cas, même s’il dispose d’une sécurité, il est à
employer obligatoirement dans des volumes aérés.

101
V.
Les matériaux
et l’emplacement des poêles

L’habillage est un des critères de choix d’un poêle. Il joue en effet un rôle
essentiel dans la performance de l’appareil. Mais au-delà des caractéristiques
techniques d’un poêle en fonte, en métal ou en céramique, il s’agit également
d’une affaire de goût.

Le positionnement du poêle dans la pièce joue aussi sur la bonne diffusion de


sa chaleur. Poêle central, mural ou encore suspendu, il existe diverses possi-
bilités d’agencement liées au type de combustible requis par l’appareil et à la
nécessité d’un conduit de fumée.

Le poêle en fonte
La fonte est utilisée depuis très longtemps pour la fabrication d’appareils de
chauffage : radiateur, poêle, insert. C'est un alliage de fer riche, qui possède
une température de fusion qui s'étend de 1 135 °C à 1 350 °C. C'est pour
cela que ce matériau est idéal pour les poêles et cheminées.

102
V. Les matériaux et l’emplacement des poêles

Pourquoi opter pour un poêle en fonte ?


La fonte offre la meilleure inertie thermique et
permet donc des économies de combustible :
elle continue à dégager de la chaleur long-
temps après l’arrêt du feu.

Mais la fonte est un matériau particulièrement


lourd, d’où la nécessité de vérifier que votre
plancher est assez solide pour supporter l’ins-
tallation d’un tel poêle.

Poêle en fonte à bois ou à gaz ?


On distingue deux types de combustibles pour un poêle en fonte : le bois et
le gaz. Le plus courant reste cependant le bois, considéré comme un combus-
tible écologique et renouvelable.

Dans les deux cas, un conduit de fumée est souvent obligatoire (toujours


dans le cas d’un poêle à bois), et l’installation par un professionnel est vive-
ment recommandée.

C’est aussi l’une des conditions pour bénéficier du crédit d’impôt de 15 % à
26 %.

Habillage
L'habillage d'un poêle en fonte peut être
en acier, en briques réfractaires ou en
céramique.

Le poêle en fonte et acier est le plus courant.


Il a l’avantage de chauffer rapidement, mais
dispose d’une inertie thermique assez faible.
En effet, il ne stocke pas bien la chaleur, qui
s’estompe rapidement une fois le feu éteint.

103
V. Les matériaux et l’emplacement des poêles

Cependant, son rendement reste très bon : entre 60 % et 85 %. Le prix d’un
poêle en fonte et acier se situe entre 400 € et 5 000 € environ.

Le poêle en fonte et matériaux réfractaires est le plus performant. Il est recou-


vert de briques réfractaires ou de céramiques, deux matériaux offrant une très
bonne inertie thermique. Cet habillage permet de stocker la chaleur et de la
restituer longtemps après l’arrêt du feu. Il offre ainsi un rendement supérieur
au poêle en fonte et acier : de 70 % à 85 %. Il est toutefois plus cher, avec
des prix se situant entre 5 000 € et 15 000 €. Mais, les plus chers sont géné-
ralement aussi des poêles de masse à très haut rendement.

Le poêle en métal
On parle de poêle en métal pour un poêle constitué d’un habillage en métal :
acier, inox, etc. Cet habillage est compatible avec tous les types de poêles :
bois, gaz, fioul, électrique, bioéthanol.

Présentation
Le poêle en métal offre un design moderne,
plus sobre qu’un poêle en fonte ou céramique.
Plus léger que la fonte, il s’installe ainsi plus
facilement. Cependant, il accumule moins la
chaleur et se refroidit donc plus vite.

Le choix d’un poêle en métal se fait sur la base


de l’esthétisme plus que des performances,
l’habillage restant une question de goût.

Avantages et inconvénients
L’avantage principal du poêle en métal est sa résistance à la chaleur, mais
aussi aux chocs. Le métal est en effet un matériau solide qui garantit une
bonne durée de vie à votre appareil. Cependant, il reste moins résistant que le
poêle en fonte.

104
V. Les matériaux et l’emplacement des poêles

Prix
Le prix d’un poêle en métal dépend avant tout du combustible choisi et de
ses caractéristiques techniques. L’amplitude de prix est donc très grande : à
partir de 100 € et jusqu’à 15 000 € environ.

Le poêle en céramique
Le poêle en céramique est généralement un poêle à bois, équipé d’un foyer
en fonte et d’un habillage en céramique.

Présentation
La céramique est un matériau utilisé depuis
longtemps pour l’habillage des poêles. Elle
possède en effet une excellente capacité à
accumuler la chaleur afin de la restituer long-
temps et lentement une fois le feu éteint. Ce
matériau est ainsi utilisé pour la fabrication de
poêle de masse qui offre un haut rendement
tout en permettant des économies de bois
substantielles.

Un charme d’antan !
La céramique est un matériau plus aisé à tra-
vailler que les autres métaux qui constituent l’habillage classique des poêles.

Il peut également offrir des finitions très ouvragées, réalisées à la main, fai-
sant de votre poêle un objet hors du commun, voire unique. Il existe d’ailleurs
des entreprises spécialisées qui proposent des poêles très artistiques effectués
de façon artisanale.

Le poêle en céramique se décline également dans des modèles plus sobres


et modernes qui permettent une intégration dans les intérieurs les plus
contemporains.

105
V. Les matériaux et l’emplacement des poêles

Avantages et inconvénients
Outre sa résistance à la chaleur, le poêle en céra-
mique est très design : un grand choix de modèles,
dont des poêles d’angles, et une large palette de
couleurs s’offrent à tout public.

En revanche, si la céramique résiste bien aux fortes


chaleurs, elle est moins solide face aux chocs et peut
se fissurer.

Prix
Le prix d’un poêle en céramique varie en fonction du design : plus votre poêle
est ouvragé, plus il coûtera cher !

Comptez entre 1 000 € et 10 000 € environ selon que vous choisissez un


modèle standard ou sur-mesure réalisé par une entreprise spécialisée.

Un poêle central ou suspendu ?


L’installation d’un poêle peut être plus ou moins aisée en fonction du type
de combustible utilisé et de la nécessité ou non de disposer d’un conduit de
fumée. On peut ainsi distinguer deux types de poêles :

ππLes poêles nécessitant un conduit de fumée : poêle à bois, à gaz (selon


les modèles) ou fioul.
ππLes poêles ne nécessitant pas de conduit : poêle à pétrole, électrique ou
bioéthanol.
Cette distinction est importante, car un poêle ne nécessitant pas de raccorde-
ment à un conduit sera toujours plus facile à installer. Il suffira de déterminer
l’emplacement de celui-ci.

Cependant, ces poêles sont généralement moins performants et plutôt


conseillés en chauffage d’appoint.

106
V. Les matériaux et l’emplacement des poêles

L’installation des autres poêles se fera différemment en fonction de la pré-


sence préalable ou non d’un conduit. Un conduit existant facilitera la mise en
place de l’appareil, mais devra être contrôlé afin d’en vérifier l’étanchéité et le
besoin ou non de tubage.

De plus, en cas de conduit préexistant, celui-ci déterminera l’emplacement de


votre poêle.

Si vous ne disposez pas de conduit, les travaux seront plus longs, plus lourds
et plus onéreux.

Poêle central
Le poêle central, comme son nom l’indique, s’installe au centre d’une pièce
contrairement au poêle mural positionné contre un mur.

Le poêle prend ainsi une place prépondérante dans votre intérieur, et est
plutôt adapté à de grandes pièces afin de ne pas gêner la circulation et
l’ameublement.

Cette disposition est idéale, car elle offre une meilleure distribution de la cha-
leur grâce à une double face qui permet une diffusion de la chaleur à l’avant
comme à l’arrière du poêle.

Le poêle central existe également en version triple face ou encore pivotante


pour pouvoir diriger la vitre et donc la chaleur comme bon vous semble.

L’installation d’un poêle central nécessite la présence d’un conduit de fumée


bien placé. Dans le cas d’un conduit existant, l’emplacement de celui-ci déter-
minera la place de votre poêle.

S’il se trouve dans un angle ou contre un mur, le choix d’un poêle central
n’est pas judicieux !

Dans le cas où vous ne disposez pas de conduit, il faudra impérativement


en faire installer un. Ces travaux étant lourds, il est préférable de les entre-
prendre au moment de la construction, mais ils restent possibles dans un
logement existant.

107
V. Les matériaux et l’emplacement des poêles

Poêle suspendu
Le poêle suspendu ne dispose pas de socle
et est suspendu à son conduit. Il existe en
différents modèles : classique contre un mur,
suspendu dans un angle, central.

Par ailleurs, si certains modèles se


contentent d’un design classique, d’autres
misent sur l’innovation. Il existe ainsi des
modèles pivotants : c’est idéal dans le cas
d’un poêle suspendu au centre d’une pièce,
vous pouvez ainsi choisir la direction de la
diffusion de la chaleur. D’autres appareils
offrent jusqu’à trois vitres afin de permettre
de profiter du spectacle du feu dans toute
la pièce. Enfin, certains modèles permettent
de choisir entre le foyer ouvert ou fermé
(comme une cheminée) et même de cacher complètement la chambre de
combustion grâce à une porte pleine se superposant à la vitre. Cette dernière
option à l’avantage de permettre un fonctionnement au ralenti, idéal pour la
nuit par exemple.

L’installation d’un poêle suspendu se fait à environ 50 cm du sol. Pour une
installation contre un mur, il faut veiller à laisser un espace minimum de
20 cm entre le mur et le poêle. De plus, le mur devra être correctement isolé.
Votre installateur saura faire les vérifications nécessaires et vous proposer les
solutions optimales pour une installation sécurisée.

Enfin, il faut être particulièrement vigilant à l’installation du conduit. En effet,


c’est lui qui soutiendra le poids de votre poêle. L’installation devra être bien
stable, sans jeu pour éviter tout effet de balance et avoir le conduit bien
vertical.

108
V. Les matériaux et l’emplacement des poêles

AA Pour aller plus loin


Astuces

Poêle à inertie
par Oliger

Tous les poêles ne chauffent pas de la même façon. Les poêles en acier ou en
fonte chauffent rapidement, mais répartissent mal la chaleur à travers le volume
à chauffer. Il est important pour obtenir un excellent confort de chauffe de choi-
sir des poêles à inertie, la chaleur se répartira uniformément à l’ensemble du
volume ouvert.
Par ailleurs, il est essentiel aussi de bien choisir la puissance en fonction du
volume à chauffer, afin d’obtenir un niveau de chauffage adapté à la pièce. Le
chauffage d’une surface donnée dépend de la puissance du poêle. Très concrète-
ment, un poêle produisant 6 kW peut chauffer 60 m², et un poêle de 12 kW peut
chauffer 120 m². Je parle là des possibilités de chauffage du poêle en faïence.
Grâce à son inertie, la chaleur se répartira uniformément sur l’ensemble de la
surface à chauffer. On n’obtiendra pas les mêmes résultats avec un poêle en
fonte par exemple : il aura une diffusion de la chaleur moins étendue.
De plus, le poêle doit être au centre de la pièce pour que sa chaleur se diffuse
dans tout l’espace, tandis que son orientation dépend de la configuration des
lieux. Si, par exemple, la pièce d’installation comporte un escalier, le poêle devra
en être éloigné. Autrement, la chaleur va monter et le chauffage dans la pièce
concernée diminuera. En général, on chauffe la pièce où l’on vit le plus souvent
en journée, à savoir, le séjour.

« Valeur nominale » d’un poêle à bois


par Oliger

Aujourd’hui, les poêles modernes ont une « valeur nominale », cela correspond
à la puissance réelle obtenue dans des conditions normales. Pousser le poêle au
dessus ou en dessous de cette valeur provoque une émission de polluants plus
importante. En revanche, en respectant la valeur nominale, le poêle émet moins
de CO2 et moins de poussières. Sur ce plan, grâce à l’intervention de l’État et la

109
V. Les matériaux et l’emplacement des poêles

naissance du label Flamme verte, des progrès exceptionnels ont été réalisés. On


est ainsi passé de 1 % d’émissions à 0,3 % aujourd’hui. Certains poêles des-
cendent même jusqu’à 0,07 %.
Le combustible joue un rôle, bien sûr. Certaines essences de bois sont à éviter,
c’est le cas du sapin, qui se consume trop vite.
Personnellement, je conseille d’utiliser un bois feuillu dont le taux d’humidité
doit être compris entre 15° et 25° d’humidité.
Enfin, en utilisant le poêle à sa valeur nominale, en l’entretenant bien et en l’ali-
mentant avec du bois sec et sain, les émissions sont quasi inexistantes.

Questions / réponses de pro

Briques réfractaires fêlées


Est-il normal qu’un poêle à bois, acheté il y a deux ans, ait déjà son corps de
chauffe (briques réfractaires) fêlé ?
À savoir que le poêle n’a servi que le soir pendant deux hivers.
Question de Jeff

ΔΔ Réponse de Max Blank GMBH


Cela peut en effet arriver, et les causes peuvent être nombreuses, la plus
courante étant un choc thermique ; mais l’humidité (du bois) est également
une autre cause fréquente.
Pour limiter ce phénomène, nous vous recommandons la combustion inver-
sée : la flamme monte doucement les briques réfractaires en température
tout en chassant les éventuels bouchons thermiques.
Ne vous inquiétez pas, votre poêle fonctionnera tout aussi bien, la qualité
première de la brique réfractaire étant d’accumuler la chaleur pour la resti-
tuer par rayonnement.
Tant que votre brique ne se désagrège pas, vous n’avez pas besoin de la
changer, sauf s’il s’agit d’une brique de plafond, car, pour des raisons méca-
niques, elle risque de tomber. Mais attention, il existe toujours un risque
à continuer à faire du feu dans un poêle fendu. Si vous l'avez acheté il y a
deux ans, il est peut-être encore sous garantie, profitez-en.

110
V. Les matériaux et l’emplacement des poêles

Distance entre le mur et le tube d’un poêle à bois


J’ai un poêle à bois et un mur en parpaings doublé d’un Placo. À quelle distance
du mur dois-je mettre mon poêle et mon tube noir émaillé pour ne pas avoir de
soucis ?
Question de Xav

ΔΔ Réponse de Cheminées Godin Bressuire


Le mur d’adossement est réalisé en matériaux non combustibles, il n’y a donc
pas de distance précise à respecter. Seulement, le bon sens doit reprendre le
dessus. Un Placo est une feuille de plâtre recouvert d’un carton non com-
bustible, mais ce carton se désagrégera dans le temps, à force de cuire.
Nous vous conseillons de recouvrir votre mur d’un parement en faïence,
carrelage, pierre naturelle ou reconstituée, le tout non combustible, afin
que le rayonnement du tuyau n’attaque pas ces matières.

Poêle à bois et fissure sur le mur


J’ai installé un poêle à bois il y a cinq ans et jusqu’à ce jour tout allait bien.
Mais maintenant, je m’aperçois que mon mur en Placo se fissure et que j’ai une
marque de brûlure sur celui-ci. Je m’inquiète de savoir si le mur va résister à la
chaleur : que puis-je mettre derrière mon poêle afin d’éviter un incendie ?
Et quelle est la distance requise entre le poêle et le mur ? Mon poêle est actuelle-
ment à 15 cm du mur, dois-je augmenter cette distance jusqu’à 20 cm, ou même
30 cm ?
Question de Tonio

ΔΔ Réponse de Lug d’Albio


Vous avez beaucoup de chance ! Si le Placo est fissuré et s’il porte des traces
de brûlure, c’est que sa température de surface (et même celle à cœur) s’est
élevée assez haut pour qu’une modification de la structure des matériaux
se soit enclenchée : le plâtre du Placo a cuit, il a perdu sa cohésion, et le
carton extérieur a commencé à se décomposer (« pyrolyser » serait le terme
le plus adapté).
En se décomposant, il a libéré des gaz inflammables que la moindre étin-
celle aurait pu transformer en départ de feu.

111
V. Les matériaux et l’emplacement des poêles

Maintenant, la situation initiale ne peut être rétablie qu’en remplaçant la


paroi dégradée par du neuf. Mais pour éviter de reproduire cette situation,
il faut empêcher à tout prix que la température de la paroi ne s’élève.
De ce qui précède, vous en déduirez aisément que passer d’une distance de
15 cm à 20 cm, même 30 cm, entre la face arrière du poêle et le mur, n’aura
que peu d’impact ; bien sûr, plus le foyer rayonnant est éloigné, moins la
paroi reçoit de rayonnement, mais pour être à 100 % tranquille, il faudrait
parler en mètre(s) !
Une autre solution efficace serait d’intercaler un « miroir ». Il existe une
variété assez large de produits, qui couplent l’effet miroir d’une feuille d’alu-
minium « brillant » à un isolant minéral ; isolant qui freine la transmission
de chaleur de la feuille d’aluminium vers la paroi/support. Votre revendeur
de matériaux, ou le spécialiste, saura vous proposer le produit adapté à
votre cas, l’impact (in)esthétique de cet ajout devant être pris en compte.

Hauteur du conduit pour un poêle à bois


Je viens d’acheter un poêle à bois et dois réaliser le conduit, mais je n’ai pas
beaucoup de hauteur : 2,50 m à 3 m. Est-ce suffisant ?
Question de Marie

ΔΔ Réponse de Tomtom
Aucune norme n’existe sur la hauteur minimum du conduit ; il doit juste
dépasser le faîtage de la maison de 40 cm. En revanche, on sait que pour un
bon tirage, un conduit de 4 m minimum est indispensable.

112
VI.
Se chauffer au bois

Le chauffage au bois est rede-


venu très tendance, car il est
efficace, économique et éco-
logique ! Il est encouragé par
l’État via un crédit d’impôt de
15 % (nouvel appareil) ou 26 %
(remplacement d’un ancien
appareil).

Vous pouvez utiliser du bois


pour votre chauffage d’appoint
avec un poêle, un insert, une cheminée à foyer fermé, ou pour votre chauf-
fage central avec une chaudière à bois, une cheminée à foyer fermé équipée
d’un distributeur de chaleur, un poêle bouilleur.

De plus, il est tout à fait possible d’augmenter le rendement de votre appareil


à bois grâce à certains dispositifs : la postcombustion, le distributeur de cha-
leur ou encore le récupérateur de chaleur, sans oublier la plaque de cheminée
en fonte qui a aussi son utilité.

113
VI. Se chauffer au bois

Un moyen efficace, économique et écologique


Se chauffer au bois est un mode de chauffage chaleureux et convivial, mais
avant tout efficace : c’est ce qui compte et ce n’est pas tout…

Pourquoi choisir le bois ?


Se chauffer au bois est d’abord écono-
mique : c’est le combustible le moins cher
à l’usage par rapport au gaz et au fioul.
Par exemple, une tonne de granulés vaut
460 l de fioul. De plus, le prix du bois est
très intéressant si vous habitez en région
forestière.

Concernant l’investissement initial d’une


chaudière ou d’un poêle à bois, il se révèle identique à celui d’un appareil à
gaz grâce au crédit d’impôt.

Si à l’achat les appareils à bois sont deux ou trois fois plus chers que les appa-
reils à pétrole et à gaz, ce surcoût s’explique par leur meilleure performance et
est compensé par le crédit d’impôt : l’économie peut atteindre jusqu’à 26 % !

Se chauffer au bois est ensuite écologique. Il est vrai que le bois en brûlant
dégage du CO2, mais, au final, un arbre capte plus de CO2 qu’il n’en émet
lors de la combustion. Le bois est donc une énergie propre.

En revanche, se chauffer au bois nécessite à la fois de disposer d’un espace


de stockage dans un environnement sec et de prévoir un approvisionnement
régulier de son appareil.

Quelle essence ?
Il existe deux familles de bois de chauffage en fonction de leur densité :

ππles feuillus tendres et résineux (pin, peuplier, saule, mélèze, épicéa) ;


ππles feuillus durs (chêne, hêtre, frêne, noyer, charme, bouleau, arbres
fruitiers…).

114
VI. Se chauffer au bois

Les feuillus tendres brûlent plus vite que les feuillus durs, plus denses et qui
dégagent de ce fait plus de chaleur. Et certaines essences doivent être évitées
comme le châtaignier qui éclate à la combustion, ou le sapin qui encrasse le
conduit (formation de bistre).

Conditionnement du bois de chauffage


On distingue plusieurs types de conditionnement pour le bois de chauffage :
les bûches, les bûchettes, les plaquettes, les granulés ou pellets.

Les bûches classiques sont des morceaux de 33 cm ou 50 cm d’un tronc
d’arbre, qui se vendent par stère (volume extérieur apparent de 1 m3) entre
35 € et 80 €.

Les bûchettes ou bûches canadiennes ou encore briquettes sont à base de


bois reconstitué au même format que les bûches classiques. Leur taux d’hu-
midité est seulement de 8 % à 10 %, ce qui en fait un excellent combustible
à fort pouvoir calorifique. Il en coûte de 250 € à 350 € TTC la tonne.

Les plaquettes sont constituées de bois déchi-


queté et se présentent sous forme de copeaux.
Elles s’utilisent dans des chaudières à ali-
mentation automatique : la chaudière est
directement reliée au silo.

Vendues par mètre cube apparent (MAP), les


plaquettes sont l’un des combustibles à bois
les moins onéreux : environ 25 €/MAP. En revanche, elles demandent plus de
volume de stockage (en moyenne trois fois plus que les bûches) ; un silo de
30 m³ est donc à prévoir.

Les granulés de bois (également appelés pellets) sont des combustibles résul-
tants du compactage de la sciure ou de copeaux de bois affinés, séchés et
compressés sans additifs. Les petits granulés (2 cm de long) s’achètent en
vrac ou en sacs, et sont plus facilement transportables et manipulables que
les bûchettes. Ils coûtent entre 180 € à 230 € la tonne en vrac, et entre
250 € et 300 € la tonne en sacs. Ils peuvent être stockés dans un silo conçu

115
VI. Se chauffer au bois

spécialement à cet usage et s’utilisent dans des chaudières à alimenta-


tion automatique avec le même système d’approvisionnement que pour les
plaquettes.

Un bois bien sec pour une meilleure efficacité


Quelle que soit la forme du bois de chauffage utilisé, celui-ci doit avoir un
taux d’humidité inférieur à 20 % pour bien démarrer le feu et dégager de la
chaleur à la combustion. La combustion d’un bois humide sera utilisée dans sa
majorité pour l’évaporation de l’eau contenue dans le bois et par conséquent
chauffera peu votre maison. De plus, un bois humide encrassera votre maté-
riel et polluera l’atmosphère par la fumée qu’il dégagera.

Il faut entre 15 et 24 mois à l’air libre pour que le bois sèche. Son stockage se
fait en extérieur (sauf pour les granulés et les bûchettes) sous abri ou bâche,
les côtés des bûches laissés à l’air libre. Granulés et bûchettes reconstituées
sont, eux, conservés à l’intérieur, de préférence dans un silo adapté et norma-
lisé pour éviter les problèmes à l’utilisation.

Surtout, ne brûlez pas du bois de récupération issu de chantiers (meubles


peints, bois traité, etc.) : ils peuvent contenir des produits toxiques !

Précautions à l’achat
Vous pouvez demander à votre fournisseur de bois
qu’il mesure devant vous son taux d’humidité : un
taux satisfaisant, nous l’avons dit, devra être infé-
rieur à 20 %. Des bûches sèches s’identifient à leurs
extrémités craquelées et gercées. En cas de doute,
demandez à votre fournisseur quand le bois a été
coupé.

De plus, assurez-vous que le bois que vous achetez


est certifié « NF bois de chauffage ». De même, si
vous achetez des granulés, assurez-vous qu’ils sont
certifiés « NF granulés biocombustibles ».

116
VI. Se chauffer au bois

Enfin, en aucun cas n’achetez du bois au poids, vous risqueriez de payer plus
si le bois est humide. En effet, un bois humide pèse plus lourd qu’un bois
sec… et suinte à la combustion !

Augmenter la température avec un brûle pellet


Le brûle pellet permet
d’augmenter la chaleur de
votre intérieur de deux ou
trois degrés. Il est donc tout à
fait indiqué en cas de temps
frais. Sa puissance peut
atteindre jusqu’à 5 kW.

Le brûle pellet est une sorte


de gros bol en fonte (le
brûleur) entouré d’inox (la
chemise). Une épingle, par sa grande taille, permet de fixer la chemise au
brûleur, et un réflecteur qui s’installe derrière le miroir complète le dispositif.
Le tout est posé sur une plaque en métal avec le réservoir-recharge (à poser à
proximité du brûleur) à l’intérieur d’une cheminée à foyer fermé ou insert.

Fonctionnement
Il suffit de remplir de granulés de bois le brûle pellet et de l’allumer (allume-
feu dans le brûleur) au moyen d’une allumette pour que l’appareil produise
tout de suite la chaleur qui vous manque par temps frais, sans avoir besoin de
faire fonctionner la cheminée.

2,5 l de granulés de bois vous permettent de disposer d’une heure et demie


de chaleur et d’augmenter la température de votre intérieur de deux ou
trois degrés. Sa puissance peut atteindre jusqu’à 5 kW.

L’appareil coûte environ 350 €, et les pellets se vendent par sacs de 10 kg à
15 kg, sachant que la tonne coûte en moyenne 200 € à 350 €.

117
VI. Se chauffer au bois

Avantages et inconvénients
Le brûle pellet s’installe et se retire
facilement du foyer. Sa taille et sa
solidité en font un appareil à la fois
pratique et souple d’utilisation tout
au long de l’année en fonction de vos
besoins et envies.

De plus, son allumage est simple et


rapide, et son entretien limité. Le
brûle pellet limite l’encrassement de
la vitre de votre foyer fermé, et une fois son utilisation terminée, les cendres
restent confinées dans le brûleur. Pour les retirer, un léger coup de raclette
permet de les déposer dans le tiroir à cendre.

Bon à savoir : les cendres sont moins nombreuses que celles des bûches en bois
(le taux est inférieur à 1 %).
Enfin, le brûle pellet est écologique : fabriqué à partir de produits recyclables
(fonte, inox, métal), les granulés de bois recyclables brûlent sans odeur et
sans éjection de substance nocive.

Cependant, le brûle pellet ne réchauffe pas suffisamment votre maison lors


des périodes de grand froid tel que l’hiver. Le brûle pellet s’utilise essentielle-
ment lors des fraîcheurs automnales et printanières.

Accroître le rendement des appareils à bois


Le rendement est la part de la chaleur
totale produite qui vous est restituée :
un rendement de 50 % signifie donc
que la moitié de la chaleur produite est
restituée pour chauffer la pièce. Passer
d’un rendement de 50 % à 80 %
permet d’économiser 30 % de combus-
tible, ce qui est très appréciable.

118
VI. Se chauffer au bois

D’un appareil à l’autre, les rendements varient de 10 % à plus de 80 % ! Par
exemple, une cheminée traditionnelle à foyer ouvert a un rendement faible,
de 10 % à 20 % : 80 % de la chaleur produite est donc perdue pour ce type
d’appareil, tandis que les plus performants atteignent des rendements de plus
de 80 %.

Bon à savoir : pour bénéficier d’un crédit d’impôt, l’appareil doit avoir un ren-
dement supérieur à 70 %.

Appareil ancien Appareil récent Autonomie


Cheminée à foyer ouvert 10 % à 20 % 3 h à 5 h
Cheminée à foyer fermé 30 % à 50 % 70 % à 85 % 10 h et +
Insert 30 % à 50 % 70 % à 85 % 10 h et +
Poêle à bois (bûches) 40 % à 50 % 70 % à 85 % 5 h à 12 h
1 à 5 jours avec une
Poêle à bois (granulés) N/A > 80 %
recharge automatique
Poêle à bois (de masse) N/A > 80 % Jusqu’à 24 h

* Source : Ademe

Postcombustion
La postcombustion, ou double combus-
tion, permet de récupérer plus d’énergie
en brûlant les gaz issus de la première
combustion d’un chauffage au bois. En
effet, la première combustion d’un feu
de bois permet de brûler les bûches et
une petite quantité des gaz issus de cette
combustion. La postcombustion permet
d’enflammer la majeure partie des gaz
imbrûlés, augmentant ainsi le rendement de votre chauffage au bois.

Pour obtenir une postcombustion, une température d’environ 600 °C doit


être atteinte dans le foyer pour permettre aux gaz de s’enflammer. Le foyer
de la cheminée ou du poêle à bois doit donc être bien étanche. De plus, la

119
VI. Se chauffer au bois

postcombustion nécessite une seconde arrivée d’air. Celle-ci doit s’effectuer


dans la partie supérieure de l’insert, d’une cheminée à foyer fermé ou du
poêle à bois afin de permettre au gaz de s’enflammer. L’air ainsi insufflé doit
être réchauffé afin de ne pas faire baisser la température des gaz.

Le principal avantage de la postcombustion est un rendement de 65 % à


85 % contre 10 % à 20 % pour un foyer ouvert. De plus, ce système est
écologique, puisque les gaz polluants, comme le monoxyde de carbone,
habituellement rejetés lors de la première combustion, sont brûlés. Enfin, la
postcombustion entraîne un encrassement moindre du conduit d’évacuation
de fumée et laisse la vitre du foyer plus propre ; l’entretien est ainsi facilité.

Choisissez un bois bien sec et faites une bonne flambée, avec au moins
trois bûches, pour faire monter la température dans le foyer de votre poêle
double combustion ou insert de cheminée. Par ailleurs, utilisez la première
arrivée d’air pour aviver votre feu. Et une fois que votre foyer est bien chaud,
diminuez la première arrivée d’air, sans toutefois l’arrêter totalement. Ouvrez
alors la seconde arrivée d’air progressivement, jusqu’à l’obtention de la
double combustion.

La postcombustion se caractérise par une fumée transparente en sortie de


conduit et de belles flammes rouge-orangé dans le foyer. De plus, la chaleur
ressentie devant l’appareil est beaucoup plus intense.

La gamme de prix pour un poêle à postcombustion varie de 350 € à 3 000 €


environ, en fonction de la puissance du poêle, du matériau, du design, etc.

Méthode top down


La méthode top down (littéralement « sommet
en bas ») est une méthode d’allumage du feu
inversée, parfois méconnue. Il s’agit pourtant
de la manière idéale pour allumer un feu adap-
table à tous les appareils à bois, contrairement
à la postcombustion qui nécessite une double
chambre de combustion.

120
VI. Se chauffer au bois

Commencez par disposer des grosses bûches au fond de votre foyer en les
croisant, et veillez à ne pas trop les serrer pour que l’air puisse circuler entre
elles. Empilez alors des bûches de taille moindre sur le dessus, toujours en les
croisant. Puis, finissez votre tas par le petit bois et le papier journal (ou tout
autre allume-feu). Allumez enfin le journal qui enflammera le petit bois, qui
enflammera lui-même les bûches de taille moyenne, etc. Votre feu brûlera
ainsi de haut en bas comme une bougie !

Cette méthode de combustion est rationnelle : le feu ne s’écroule pas sous le


poids des grosses bûches, une fois le petit bois consumé, toutes les bûches
brûlent de façon homogène. Elle est également écologique. En effet, les gaz
polluants issus de la combustion des bûches sont brûlés, tout comme lors
d’une postcombustion. Et pour vérifier l’efficacité écologique de la méthode,
il vous suffit de sortir observer la fumée s’échappant par votre conduit : au
bout de quelques minutes, elle disparaît presque complètement !

Récupérateur de chaleur
Une cheminée à foyer ouvert n’a
qu’un rendement de 10 % à 20 %.

La majorité de l’air chaud s’échappe


ainsi par le conduit sans pouvoir
en bénéficier. Un récupérateur de
chaleur est une solution facile pour
augmenter le rendement de la che-
minée. On en distingue deux types :
celui à air et celui à eau.

Le récupérateur à air est un dispo-


sitif qui permet d’insuffler plus d’air
chaud dans votre pièce, offrant ainsi
un rendement de 30 % à 40 %, soit
le double du rendement initial de
votre cheminée.

121
VI. Se chauffer au bois

Son principe de fonctionnement est simple :

ππUn ventilateur aspire l’air de votre pièce.


ππCet air passe par une gaine souple qui le conduit jusqu’au corps de
chauffe placé au centre du foyer ouvert de votre cheminée.
ππL’air se réchauffe alors dans le corps de chauffe creux en fonte, et ressort
par des aérations placées devant le foyer.
L’installation d’un récupérateur à air ne nécessite pas de travaux : même un
non-bricoleur peut l’effectuer facilement et rapidement. Le ventilateur est à
placer indifféremment sur un des côtés de la cheminée, et se branche simple-
ment sur une prise électrique. Pour le corps de chauffe, il suffit de l’installer
directement dans l’âtre de la cheminée. Ce dernier est souvent muni de pieds
pour permettre une position optimale pour la récupération de la chaleur :
braises en dessous, feu au-dessus. Mais il existe également en version sans
pieds, à poser simplement dans l’âtre.

Bon à savoir : certains modèles n’utilisent pas de gaine souple. Le ventilateur


est alors placé devant le foyer, dans un boîtier directement relié au corps de
chauffe. Cependant, ce système est moins efficace.
Grâce au récupérateur à air, votre pièce bénéficie d’un
apport supplémentaire en air chaud, qui est un air sec
qui ne peut pas engendrer de brûlures (même principe
qu’un sèche-cheveux). De plus, la consommation d’élec-
tricité du ventilateur n’est pas importante, et l’ensemble
de l’appareil coûte bien moins cher qu’un insert. Enfin,
le ventilateur est peu bruyant et l’ensemble du dispositif
vous permet de garder la convivialité du foyer ouvert.

Le récupérateur de chaleur à eau transforme, quant à lui, votre cheminée en


chaudière. Un réseau de tubes est placé dans l’âtre de la cheminée et est rac-
cordé à votre réseau de chauffage. L’eau circule alors dans ces tubes et vient
se réchauffer en passant dans la cheminée. L’eau repart ensuite dans le circuit
de chauffage pour alimenter des radiateurs, un plancher chauffant, un ballon
d’eau chaude, etc.

122
VI. Se chauffer au bois

L’installation d’un récupérateur de chaleur à eau ne demande pas de modifi-


cations de votre cheminée. En effet, le réseau de tubes est simplement posé
dans l’âtre. Cependant, pour le raccordement au circuit de chauffage, il est
recommandé de faire appel à un professionnel ; celui-ci vous assurera une ins-
tallation dans les normes avec, par exemple, la mise en place d’une soupape
de sécurité ou encore un dispositif anti-ébullition. L’installation peut être auto-
nome ou bien en relève de chaudière. Elle peut également être couplée avec
une pompe à chaleur ou des capteurs solaires.

Le récupérateur à eau optimise le rendement de votre cheminée en la trans-


formant en un véritable appareil de chauffage pour toute la maison. Vous
économisez ainsi sur votre facture de chauffage !

Les prix varient énormément en fonction du type, des marques et de la fini-


tion du récupérateur de chaleur pour cheminée : comptez entre 300 € et
1 500 € environ, pose non comprise.

Distributeur de chaleur
Le distributeur de chaleur permet d’aug-
menter le rendement d’une cheminée à
foyer fermé ou d’un poêle équipé d’une
hotte.

Bien qu’une cheminée à foyer fermé


offre un excellent rendement : entre
70 % et 85 %, elle ne permet de chauf-
fer qu’une partie de votre habitation.
Un distributeur de chaleur vous aide
ainsi à chauffer toutes les pièces grâce
à un réseau de gaines qui vont insuffler
de l’air chaud, récupéré dans la hotte
de la cheminée. Ce système peut donc s’adapter à un poêle à bois, à condi-
tion que celui-ci soit équipé d’une hotte. En effet, il ne s’agit pas de récupérer
les fumées du conduit, mais bien la chaleur autour de celui-ci, donc à partir
d’une hotte.

123
VI. Se chauffer au bois

Bon à savoir : si vous sentez une odeur de fumée ou si vous voyez de la fumée
sortir des bouches de soufflage, c’est que votre conduit n’est plus étanche !
Faites intervenir un professionnel au plus vite et cessez d’utiliser votre appareil
de chauffage.
L’installation d’un distributeur de chaleur est plus simple à mener lors de la
construction d’une cheminée, mais peut néanmoins être adaptée à une che-
minée ou un poêle existant.

De plus, un ventilateur est installé dans les combles. Il a pour rôle d’aspirer
l’air chaud dans la hotte de la cheminée ou du poêle, puis de l’insuffler dans
les diverses pièces choisies. Une gaine de puisage est raccordée au ventilateur
et descend dans la hotte. C’est dans cette gaine que va circuler l’air chaud
extrait. Un réseau de gaines (isolées pour éviter les déperditions de chaleur)
de ventilation insuffle l’air chaud dans les différentes pièces à travers des
bouches de soufflage installées dans le plafond ou en hauteur.

Ce dispositif existe en plusieurs


modèles permettant ainsi de
chauffer de deux à six pièces
supplémentaires. La puissance
du ventilateur sera calculée en
fonction du nombre de pièces à
chauffer, mais aussi de la longueur
des gaines. Seul un professionnel
est en mesure de dimensionner
correctement et efficacement
votre distributeur de chaleur.

Bon à savoir : les gaines de soufflage ne doivent pas ressortir dans les pièces
humides comme la salle de bain, la cuisine ou les toilettes.
Discret et silencieux, le distributeur de chaleur augmente le rendement de
votre cheminée à bois ou votre poêle. Il vous offre plus de confort thermique
tout en vous faisant réaliser des économies : vous utilisez moins votre chauf-
fage central dans les pièces pourvues de bouches de soufflage.

124
VI. Se chauffer au bois

Vous trouverez des distributeurs de chaleur à partir de 200 €, mais les prix
varient en fonction de la puissance du ventilateur et du nombre de gaines et
de bouches de soufflage. Ce coût ne prend cependant pas en compte l’instal-
lation. Pour vous faire une idée précise, nous vous conseillons de demander
plusieurs devis auprès de professionnels.

Plaque de cheminée
Autrefois appelée contrecœur ou taque de foyer, la
plaque de cheminée offre un meilleur rendement aux
cheminées à foyer ouvert ou fermé. Le plus souvent
en fonte, elle s’installe en position verticale au fond du
foyer. La fonte étant un excellent conducteur de cha-
leur, la plaque permet d’accumuler et de restituer la
chaleur qui autrement se perdrait dans la maçonnerie.
De plus, elle continue à diffuser la chaleur longtemps
après l’arrêt du feu. Elle offre également une excellente
protection contre la chaleur à votre mur.

Bon à savoir : il existe également des plaques de sol pour les cheminées, aux
mêmes caractéristiques, l’aspect décoratif en moins.
La plaque de cheminée n’a pas qu’une fonction pratique, elle est aussi déco-
rative. À l’origine, c’était un produit de luxe, réservé à une classe aisée et qui
portait en général les armoiries de son propriétaire. De nos jours, elle s’est
totalement démocratisée et diversifiée.

On trouve ainsi de nombreux styles, formes et dimensions qui lui permettent


de s’adapter à toutes les cheminées et tous les intérieurs. Le choix est ainsi
large : de la plaque ancienne (ou reproduction) aux plaques lisses plus
contemporaines en passant par toutes sortes de reliefs. De plus, de nombreux
artisans proposent des créations sur-mesure.

Attention toutefois, car la plaque de cheminée peut être très lourde en fonc-
tion de ses dimensions. Certaines peuvent ainsi peser 100 kg ! Prenez garde
lors de son installation.

125
VI. Se chauffer au bois

Si une plaque de cheminée a une durée de vie illimitée, quelques précautions


sont néanmoins à prendre pour éviter les chocs thermiques qui risqueraient
de l’endommager : évitez les grosses flambées après une longue période
d’inutilisation de votre cheminée et n’éteignez jamais votre feu brutalement à
l’aide d’eau froide.

Enfin, concernant l’entretien de la plaque, sachez qu’une brosse métallique


est l’outil idéal pour en éliminer les dépôts de suie.

Les prix d’une plaque de cheminée en fonte varient de 40 € à 300 € environ.
Cependant, les réalisations sur-mesure peuvent coûter plus cher. Faites appel
à des artisans spécialisés et comparez plusieurs devis.

126
VI. Se chauffer au bois

AA Pour aller plus loin


Astuces

Quel bois pour ma cheminée ?


On brûle du bois dans la cheminée, mais on ne se préoccupe pas de connaître
son essence ou son degré d’humidité. Pour résumer, on prête peu d’attention au
bois, pourtant indispensable à une belle flambée. Quelques rappels sont néces-
saires pour remédier à cette situation.
Tout d’abord, la chaleur ne provient pas des flammes, mais des braises. Par
conséquent, un bois qui brûle trop vite ne produira pas suffisamment de braises,
et peu de chaleur sera dégagée ! Ainsi, le bois tendre produit de belles flambées
éphémères qui chauffent peu, car la quantité de braise produite et insuffisante
(le tilleul et le peuplier font partie des bois tendres).
En revanche, le bois dur produit des braises en quantité suffisante et qui chauffent
bien (le chêne, le frêne, l’érable font partie des bois durs).
Le châtaignier est cependant à éviter, car il claque en chauffant et projette des
escarbilles qui peuvent être dangereuses.
Par ailleurs, plus le bois est sec, plus la flambée est belle ! Le bois a besoin de
deux ans pour sécher : il contient alors 15 % à 20 % d’humidité. C’est ce type
de bois, qui a pu sécher pendant une longue période, qui brûle bien et ne produit
pas de fumée, contrairement à un bois humide. De plus, dans la maison, il est
conseillé d’entreposer le bois dans un endroit aéré. Évitez de poser la première
rangée de bois sur le sol : cela nuirait à la bonne circulation de l’air.
En ce qui concerne l’allumage du feu, il doit se faire en douceur. Bannissez
essence et alcool à brûler, car un allumage trop brusque cause un choc thermique
dommageable pour les matériaux de la cheminée. Et évitez de brûler les bois de
récupération, car les traitements qu’ils ont subis dégagent des gaz toxiques en
brûlant. Enfin, conservez un lit de cendres dans la cheminée afin d’éviter un choc
thermique lors de l’allumage du feu suivant.
Enfin, on ne doit pas utiliser une cheminée neuve tout de suite ! Six semaines
sont nécessaires pour laisser les matériaux sécher.

127
VI. Se chauffer au bois

Du recyclage au chauffage : la plaquette de bois


par Ets Patrie

Le bois-énergie est aujourd’hui un élément incontournable du développement


durable, de nombreux projets collectifs ou de particuliers en témoignent.
Énergie ancestrale, le bois revêt aujourd’hui les formes les plus variées, et son
approvisionnement est multiple :
ππissu de la première transformation ;
ππissu de la seconde transformation ;
ππplaquettes forestières ;
ππsciure (granulés) ;
ππet résultant de la valorisation des bois de rebut propre (plaquette-bois).
Grâce aux nombreuses innovations, les constructeurs de chaudières proposent
une large gamme de chaudières mixtes, c’est-à-dire qui acceptent plusieurs
approvisionnements : le granulé, mais aussi la plaquette de bois.
La plaquette forestière s'obtient en broyant des rémanents d'une exploitation
forestière ou en récupérant du bois de faible diamètre, inutilisable pour d'autres
exploitations. Son rendement énergétique est de plus supérieur au bois sous
forme de bûche. Son utilisation est aussi simple et elle brûle plusieurs heures de
suite.
Cette dernière demande moins de transformations que le granulé, elle est donc
deux fois moins chère que le pellet (granulé). Issue de produits secs, elle possède
un très faible taux hydrométrique (15 % à 25 %) d’où un très fort pouvoir calo-
rifique, c’est un chauffage d’excellent rapport qualité/prix.
De plus, le calibrage des plaquettes est totalement adapté aux chaufferies col-
lectives ou de particuliers (35 kW à 250 kW), pour un bâtiment d’une superficie
de 200 m² à 2 000 m².
Par ailleurs, la plaquette de bois est totalement écologique. D’une part, lors de
sa combustion, le bois émet moins de CO2 que les autres énergies ; d’autre part,
en valorisant les rebuts de bois, cette énergie contribue à préserver les ressources
de nos forêts.
Enfin, les prix ne dépendent d’aucun cours, ils ne sont donc pas fluctuants.

128
VI. Se chauffer au bois

Questions / réponses de pro

Quel bois pour un poêle ?


Je viens d’acheter un poêle à bois, et il est en fonction depuis un mois et demi.
Nous y avons brûlé de la souche de vigne verte et du figuier. Mais le conduit est
complètement obturé par des plaques de suie. Est-ce dû aux bois utilisés ?
Question de Antipode

ΔΔ Réponse de Banzaï
Le figuier n’est pas un bon bois de chauffage (feu de paille). Pour la vigne
verte, n’allez pas chercher plus loin l’encombrement de votre conduit…
Ramonez-le correctement, sinon vous allez au-devant de graves ennuis ! Ne
brûlez dorénavant dans votre poêle que du chêne, charme, etc.

De l’eucalyptus dans un insert ?


Puis-je brûler du bois d’eucalyptus et des palettes en bois non consignées dans
mon insert ?
Question de Sinjan

ΔΔ Réponse de Elyotherm
On peut brûler le bois d’eucalyptus, mais il ne doit pas avoir un excellent
pouvoir calorifique. Le bois de palettes (non traité), contrairement aux idées
reçues, possède un excellent pouvoir calorifique, mais le problème est qu’il
brûle trop vite… !

Grandeur du foyer et taille des bûches


Les foyers pouvant contenir des bûches de 33 cm sont-ils plus performants au
niveau de la chauffe que ceux où l’on peut mettre des bûches de 50 cm ?
Question de Moumout

ΔΔ Réponse de Réflexe Énergie (62/80) Palazzetti


Tout à fait ! C’est une erreur de brûler des bûches de 50 cm. Une étude a
permis de constater que les bûches fendues en 33 cm fournissent un rende-
ment plus élevé (jusqu’à 25 %).

129
VI. Se chauffer au bois

Comparatif du bois en 33 cm et du pellet


Quelle est la différence, au niveau de la consommation, entre le pellet et les
bûches de bois en 33 cm ? Il est indispensable d’avoir un endroit sec pour stoc-
ker le pellet, et je doute que ma cave soit suffisamment sèche ! Existe-t-il des
appareils de calcul d’humidité ?
Question de Lemagnifique

ΔΔ Réponse de Daniel Guihard – Conseil en rénovation énergétique


La consommation de pellet est très inférieure à celle du bois de chauffage,
vous avez donc besoin d’un volume de stockage plus réduit.
Par contre, les pellets sont à environ 8 % ou 10 % d’humidité ; ils nécessitent
donc un endroit sec pour le stockage, sinon ils vont prendre de l’humidité et
votre rendement de chauffe va diminuer. Il existe des appareils pour mesu-
rer l’humidité de l’air et des matériaux, adressez-vous aux fournisseurs de
pellets.

130
VII.
L’achat

La construction d’une
cheminée notamment,
particulièrement d’une
cheminée à bois, doit res-
pecter des normes strictes.
Ces dernières sont nom-
breuses, mais leur respect
est essentiel à votre sécu-
rité. Sauf si vous êtes un
expert, faites appel à un
professionnel pour la mise
en place des systèmes qui
demandent un raccord à
un conduit. En outre, c’est une condition nécessaire pour avoir accès au crédit
d’impôt (uniquement pour les équipements au bois) et à la TVA à 7 %.

Pour le bois, choisissez un appareil au label Flamme verte et privilégiez les


professionnels adhérents Qualibois.

131
VII. L’achat

Comment bien choisir ?


Pour bien choisir, il faut hiérarchiser pour chaque appareil l’importance
des critères qui vont assurer votre bien-être en termes de performance de
chauffe, d’agencement, de confort de vue, de respect de l’environnement…
et comparer le rapport qualité/prix sur la durée d’utilisation.

L'offre est multiple, cela vous permet certes de toujours trouver un appareil
adapté à vos besoins, mais vous pouvez aussi vite être perdu parmi tous les
modèles, ce qui se traduit souvent par des dépenses inutiles.

Comparatif des cheminées


Le tableau ci-dessous compare les points principaux des cheminées selon les
quatre types de combustibles utilisés : gaz, bioéthanol, électrique ou bois
(foyer ouvert ou fermé).

Gaz Bioéthanol Électrique Bois


• Faible (foyer ouvert)
Rendement Très bon Faible Faible • Excellent (insert et foyer
fermé)
Facilité Très facile, aucune évacuation de Nécessité de percer un
d’installation fumées à prévoir conduit
• Design plus ou moins recherché selon • Authentique (foyer
les modèles ouvert)
Agrément visuel
• Modulable : possibilité de choisir la • Limité par la vitre (insert
taille des flammes et foyer fermé)
500 € et 5 000 € (moins
1 000 € à 500 € à 150 € à le crédit d’impôt unique-
Achat
4 000 € 3 000 € 3 000 € ment pour l’insert et le foyer
fermé)
Prix
0,06 € à 0,25 € 0,11 € le
Combustible 0,05 € le kWh
0,15 € le kWh le kWh kWh
Ramonage deux fois par an
Entretien Pas de ramonage à prévoir
(40 € en moyenne)
Écologique Non En débat En débat Oui

132
VII. L’achat

Comparatif des poêles


Performance et confort Prix
• 400 € à 15 000 € avant 15 % ou
26 % de crédit d’impôt
Poêle à bois • Performance moyenne • Raccord au conduit existant : 500 €
classique* • Top écologique • Pose d’un conduit : 1 000 € à
2 000 €
• Faible consommation : 0,05 € le kWh
• 1 200 € à 4 500 €
• Chauffage puissant • Raccord au conduit existant : 500 €
Poêle à bois avec une bonne • Pose d’un conduit : 1 000 € à
postcombustion* autonomie 2 000 €
• Très écologique • Consommation trois fois plus faible
qu’un poêle à bois classique
• 600 € à 1 500 €
• Raccord au conduit existant : 500 €
• Chauffage puissant,
• Pose d’un conduit : 1 000 € à
Poêle à bois turbo* mais à inertie faible
2 000 €
• Très écologique
• Consomme plus qu’un poêle à
postcombustion
• 3 000 € à 15 000 €
• Raccord au conduit existant : 500 €
• Pose d’un conduit : 1 000 € à
• Très bonnes perfor-
2 000 €
mances et inertie
Poêle à bois de • Consommation moyenne (un à
• Chaleur douce
masse* deux jours de chauffe pour arriver à
• Très lourd, ne peut pas
la température voulue)
être déplacé
• Consommation moindre qu’un poêle
à bois classique : une fois chaud, dif-
fuse la chaleur plus longtemps
• 1 500 € à 5 000 €
• Raccord au conduit existant : 500 €
• Excellentes perfor- • Pose d’un conduit : 1 000 € à
mances et bonne 2 000 €
Poêle à granulés*
inertie • Consommation faible, mais prix du
• Top écologique combustible plus élevé : entre 0,27 €
et 0,55 € le kWh
• Apport électrique indispensable

133
VII. L’achat

Performance et confort Prix


Poêle bouilleur* 3 000 € à 20 000 € • Raccord au conduit existant : 500 €
• Pose d’un conduit : 1 000 € à
2 000 €
• Consommation d’un poêle à bois,
mais production de chauffage
Poêle au charbon 300 € et 4 000 € • Raccord au conduit existant : 500 €
• Pose d’un conduit : 1 000 € à
2 000 €
• Consommation : 0,072 € le kWh
• Entre 100 € et 1 000 €
• Chauffage très puissant
• Aucun raccord nécessaire
Poêle à pétrole • Odeur au démarrage
• Consommation élevée : 0,15 € le
• Air humide
kWh
• Entre 100 € et 500 €
• Raccord nécessaire selon les modèles
Poêle à gaz Chaleur durable
• Consommation élevée : 0,15 € le
kWh
• Entre 200 € et 1 000 €
• Raccord au conduit existant : 500 €
• Bonne performance • Pose d’un conduit : 1 000 € à
Poêle au fioul
• Odeur désagréable 2 000 €
• Consommation élevée : 0,12 € le
kWh
• Entre 500 € et 2 500 €
• Aucun raccord nécessaire
• Chauffage d’appoint • Consommation élevée : 0,25 € le
Poêle au bioéthanol
• Très design kWh, cinq à six fois plus cher que
le bois de chauffage, à rendement
équivalent
• À partir de 100 €
• Chauffage d’appoint • Aucun raccord nécessaire
Poêle électrique
• Facile à installer • Consommation élevée : 0,12 € le
kWh

* Le prix d’un poêle à bois est indiqué avant crédit d’impôt.

134
VII. L’achat

Poêle ou radiateur ?
Vous hésitez peut-être entre un poêle et un simple
radiateur électrique pour votre chauffage d’appoint.

Pour un chauffage d’appoint, préférez un poêle à


bois dans une grande pièce à vivre et choisissez un
radiateur pour les petites pièces que vous devez
chauffer vite.

Dans tous les cas, évitez les poêles à gaz, au pétrole


ou au fioul dans les chambres en raison du risque
d’intoxication au monoxyde de carbone.

Les poêles électriques peuvent être un bon compromis : ils allient la simplicité
des radiateurs électriques et l’esthétisme des poêles à bois avec leurs effets de
flammes.

Enfin, sachez qu’un poêle à bois est moins cher à l’usage qu’un radiateur
électrique.

Comparatif radiateurs électriques/poêles

Poêles : bois, gaz liquide, pétrole,


Chauffage d’appoint électrique
fioul…
• Fiabilité
Avantage n° 1 Simplicité
• Performance
• Chaleur longue et diffuse
• Réglage de la chaleur facile et
• Forte puissance
Confort précis
• Des nuisances parfois : odeurs, éma-
• Montée en température rapide
nations de gaz
• 100 € à 3 000 € (les poêles à bois
• À l’achat, prix très variables sont plus chers, mais bénéficient d’un
selon la qualité : de 20 € à crédit d’impôt de 15 % ou 26 %)
Prix 1 000 € ! • Consommation raisonnable, touchée
• Coût de consommation élevé : par la hausse du cours du pétrole
prix réel de 0,12 € le kWh • Prix réel du kWh : de 0,05 € (bois) à
0,15 € (pétrole)

135
VII. L’achat

Poêles : bois, gaz liquide, pétrole,


Chauffage d’appoint électrique
fioul…
• Volumineux et parfois lourds, ils pré-
sentent parfois des contraintes :
• certains modèles doivent être raccor-
• Existe en modèle inamovible
dés au conduit de fumée
à fixer au mur ou mobile sur
• certains appareils ne peuvent être
roulettes
approchés à moins d’un mètre,
• Facilité d’intégration : un bran-
« périmètre de sécurité » obligatoire
Design chement sur une prise élec-
à prévoir
trique suffit
• espace de stockage pour le bois, les
• Très large choix de tailles et de
bonbonnes de gaz ou les bidons de
designs : facile de trouver son
pétrole
bonheur
• pour une installation au rez-de-
chaussée, renforcement nécessaire du
plancher au besoin
• Utilisation d’énergies fossiles non
• Propre sur le lieu d’utilisation : renouvelables
Environnement pas d’émission de CO2 • Émission de CO2
• Énergie d’origine nucléaire • Une exception : le bois, 100 %
écologique
• Les petites pièces • Les grandes pièces où il faut chauffer
• Les pièces à vivre fort
Idéal pour
• Les pièces à chauffer • Les pièces annexes : garages, buan-
rapidement deries, caves, ateliers

Où acheter des appareils à bois ?


Plusieurs solutions s’offrent à vous pour l’achat d’une cheminée ou d’un
poêle.

Vous trouverez des cheminées de série et des poêles chez les réseaux de
spécialistes ou dans les grandes surfaces de bricolage, et certains modèles
seulement sur Internet. Vous pouvez aussi faire réaliser des modèles sur-
mesure chez des spécialistes de la cheminée, des maçons et artisans.
Cependant, l'installation d'un poêle ou d'une cheminée représente un budget
conséquent, faites réaliser plusieurs devis afin de comparer, et n'oubliez pas
de prendre en compte la mise en place de l'appareil.

136
VII. L’achat

Flamme verte, le label des appareils à bois


Le label Flamme verte a été mis en place à l’initiative du
public (ADEME) et du privé (fabricants). Il vise à encourager
l’utilisation du bois comme source d’énergie, par exemple
avec l’installation d’une cheminée, d’un insert ou d’un poêle à
bois.

Ce label garantit un équipement perfor-


mant, grâce à un rendement supérieur
à 70 %, et écologique. En effet, le bois,
ressource renouvelable contrairement au
gaz, au fioul, au pétrole ou encore au
charbon, est issu d’une exploitation rai-
sonnée des forêts afin de préserver cette
ressource naturelle.

De plus, les équipements ayant obtenu


le label Flamme verte permettent une
combustion bien moins polluante que
les autres équipements utilisant le bois :
≤ 0,3 % de monoxyde de carbone en moyenne.

Le label Flamme verte permet de faire des économies, car les appareils labelli-
sés sont moins gourmands en bois pour une performance supérieure.

Il peut également permettre d’obtenir le crédit d’impôt pour l’achat du


matériel, et des aides de l’ANAH (Agence Nationale pour l’Amélioration de
l’Habitat) si vous êtes propriétaires de votre logement.

Bon à savoir : pour faciliter votre choix, une étiquette est apposée sur les appa-
reils ayant obtenu le label Flamme verte.

Faire appel à un professionnel


Il est essentiel de faire appel à un professionnel qualifié pour l’installation de
votre cheminée ou poêle, particulièrement pour les appareils à bois.

137
VII. L’achat

Pourquoi ?
Seul un professionnel sera en mesure de réaliser la construction de votre
appareil en prenant en compte vos besoins en chauffage afin de dimension-
ner correctement votre cheminée ou poêle et dans le respect des normes en
vigueur pour votre sécurité.

Qualibois, le label des installateurs


Un installateur qui adhère au
dispositif Qualibois s’engage
à respecter la charte, subir un
audit une fois tous les trois ans
et installer au moins trois chau-
dières à bois sur trois ans.

En vous adressant à un pro-


fessionnel Qualibois, vous êtes
ainsi sûr d’avoir un interlocuteur
qualifié à votre écoute. Il vous
proposera une solution per-
sonnalisée à vos besoins après avoir visité votre logement. Il vous établira un
devis complet qui prendra à la fois en compte la fourniture d’un appareil per-
formant et une installation conforme aux normes en vigueur.

Enfin, il vous informera sur les différentes aides au


financement existantes et vous délivrera une facture
détaillée indispensable pour pouvoir demander ces
dernières.

La réglementation
Il existe de nombreuses normes applicables aux cheminées et poêles. Elles
dépendent en partie de leur type (foyer ouvert ou fermé et insert pour
une cheminée), du conduit, de leur mise en œuvre ou encore du bois de
chauffage.

138
VII. L’achat

Pour une cheminée


Au-delà de la complexité technique des normes en
vigueur pour des non professionnels, leur respect
est une condition essentielle pour être pris en charge
par votre assureur. En effet, en cas d’incendie, vous
ne seriez pas couvert sans un strict respect de ces
dernières.

À titre d’exemple, voici un aperçu non exhaustif des


normes à respecter :

ππÀ l’achat, l’appareil doit être étiqueté NF ou CE.


ππPour son installation, le mur contre lequel il est adossé doit être isolé avec
des panneaux de laine de roche, et le sol être incombustible. De plus, un
caisson d’isolation en laine de roche est obligatoire au niveau de la hotte
de votre cheminée qui doit être équipée de grilles de ventilation.
ππLe conduit de cheminée doit assurer un tirage suffisant au bon fonc-
tionnement de l’appareil. Étanche afin d’éviter toute intoxication au
monoxyde de carbone et résistant à la corrosion et aux fortes tempéra-
tures, il doit être installé de façon stable et être droit ; son dévoiement est
cependant autorisé sous certaines conditions. Sa sortie au niveau du toit
doit être d’une hauteur de 40 cm et protégée de la pluie par un chapeau.
ππLe conduit doit subir un ramonage effectué par un professionnel qualifié
deux fois par an selon les régions et les assurances.

Pour le bois de chauffage


Il est vivement conseillé d’utiliser du bois
de chauffage certifié NF Bois de chauf-
fage. Cette certification vous assure un
bois prêt à l’emploi et de bonne qualité.
Cette norme doit apparaître clairement
sur le bois livré ou vendu à l’aide d’une
étiquette.

139
VII. L’achat

Rappelons que la qualité du bois de chauffage est essentielle pour le bon


fonctionnement et la longévité de votre cheminée !

La TVA à 7 % et le crédit d’impôt


Vous pouvez bénéficier d’un crédit d’impôt jusqu’à 26 % sur l’achat d’une
cheminée ou d’un poêle à bois (26 % pour le remplacement d’un ancien
appareil, 15 % pour une nouvelle installation) sous certaines conditions. De
plus, si vous passez par un professionnel pour le matériel, vous pouvez aussi
bénéficier d’un taux de TVA à 7 %.

TVA réduite
Le taux de TVA à 7 % s’applique à la fois sur le matériel et la main-d’œuvre
sous certaines conditions :

ππÊtre propriétaire de son habitation principale ou secondaire, locataire ou


occupant à titre gratuit d’un logement ;
ππL’habitation doit être achevée depuis plus de deux ans avant le début des
travaux.
ππLes travaux doivent être effectués par un professionnel du bâtiment.
Crédit d’impôt pour le chauffage au bois
Le crédit d’impôt est octroyé pour les inserts et foyers fermés, poêles à bois et
appareils de chauffage à bois, en tant qu’appareils de chauffage utilisant une
énergie renouvelable (le bois). De plus, l’octroi de ce crédit d’impôt est condi-
tionné à la performance de ces appareils ; ils doivent avoir un rendement
supérieur à 70 % et une concentration moyenne de monoxyde de carbone
inférieure à 0,6 %. Et la condition de rendement passe à 75 % pour les chau-
dières à chargement automatique.

Bon à savoir : le crédit d’impôt n’est pas octroyé aux cheminées à foyer ou-
vert : avec un rendement avoisinant les 10 %, elles sont assimilées à des objets
décoratifs et non des appareils de chauffage.

140
VII. L’achat

Le crédit d’impôt porte sur l’achat du matériel, effectué par un profession-


nel uniquement ; il ne concerne pas la main-d’œuvre nécessaire à sa pose.
Les propriétaires, locataires et occupants à titre gratuit peuvent en bénéficier,
mais l’appareil doit être installé dans l’habitation principale.

Ce plafond est valable durant cinq années consécutives, situées entre le


1er janvier 2006 et le 31 décembre 2012.

Le contribuable qui réalise des dépenses à plus de cinq ans d’intervalle peut


bénéficier du plafond à deux reprises.

Bénéficier de l’éco-prêt
L’éco-prêt est un prêt écologique destiné aux travaux d’économie d’énergie
dans l’immobilier. Il met en œuvre deux principales mesures :

ππl’éco-prêt à taux zéro, qui vise à financer la rénova-


tion thermique des logements privés ;
ππl’éco-prêt logement social, qui vise à financer
l’amélioration de la performance énergétique des
logements sociaux.

141
VII. L’achat

Principe
Éco-prêt à taux zéro Éco-prêt logement social
Rénovation thermique des Amélioration de la performance énergétique
Quoi ?
logements privés des logements sociaux
Entré en application le
Entré en application le 1er avril 2009 et visant
Quand ? 1er avril 2009 et visant des
des objectifs à long terme (2020)
objectifs à long terme (2020)
• Être propriétaire de sa rési- • Habiter un logement social « énergivore »
dence principale • Contacter la mairie d’une commune pos-
Comment ? • Contacter les banques par- sédant des logements sociaux, une société
tenaires de l’État (signature d’économie mixte ou un organisme d’habi-
d’une convention) tation à loyer modéré
30 000 € maximum sans inté-
Combien ? 16 000 € à un taux fixe de 1,90 %
rêts de remboursement

Jusqu’à 30 000 € à taux zéro !


Réunissant les professionnels du bâtiment et de l’immo-
bilier, les organismes HLM et la Caisse des Dépôts dans
un même but (une croissance verte), l’éco-prêt poursuit
trois objectifs :

ππ
la réduction de la consommation d’énergie (et par
conséquent de votre facture d’électricité, de gaz…) ;
ππla diminution des émissions de gaz à effets de serre (principalement le
CO2, dioxyde de carbone, représentant 74 % du total), cause du réchauf-
fement climatique ;
ππla création de milliers d’emplois (principalement dans le bâtiment et les
énergies renouvelables).
Mais que faire concrètement ? Achetez et faites installer par un professionnel :

ππUne chaudière écologique. Comment ? En remplaçant votre chaudière


fioul par une chaudière à granulés.
ππUn système de chauffage écologique. Comment ? En associant des pan-
neaux solaires et un système de chauffe-eau.

142
VII. L’achat

ππUn poêle ou une cheminée écologique. Comment ? En achetant un poêle


à granulés ou à postcombustion ou encore une cheminée bioéthanol par
exemple.
ππUn radiateur écologique. Comment ? En achetant un radiateur à inertie.
ππUne pompe à chaleur écologique. Comment ? En associant une pompe à
chaleur air-air avec un chauffage au sol.
ππDes panneaux solaires écologiques. Comment ? En profitant de panneaux
solaires si vous habitez une zone ensoleillée.

Les prix
Pour les cheminées, poêles ou inserts à bois, les prix les plus bas avoisinent
les 500 € à 1 000 €, et vous trouverez des poêles à pétrole, gaz ou fioul pour
100 € seulement. Par contre, le coût peut monter jusqu’à 15 000 € ou plus
selon le design, la performance, etc.

Cheminées et insert à bois


Le prix des chemi-
nées varie fortement,
notamment en fonc-
tion du modèle et du
matériau.

Les premiers prix se


situent dans une four-
chette de 500 € à
1 000 € et peuvent
atteindre jusqu’à
5 000 € ou plus selon
le design.

Il faut aussi prendre en compte dans le prix d’une cheminée le coût du bois
de chauffage, selon sa présentation, ou de tout autre combustible (gaz, bioé-
thanol, etc.).

143
VII. L’achat

Prix matériel Pose cheminée ou insert Tubage


Cheminée à 500 € à 5 000 € • Simple raccord à un
foyer ouvert Pas de crédit d’impôt • Matériel : entre
conduit existant :
50 € et 100 € le
Cheminée à 1 000 € à 5 000 € 500 €
mètre
foyer fermé (avant crédit d’impôt) • Sans conduit exis-
• Pose : entre 200 €
tant : entre 1 000 € et
500 € à 3 000 € (avant et 500 €
Insert 2 000 €
crédit d’impôt)

Cheminées « non-bois »
Prix matériel Pose/raccord au conduit
• 1 000 € et 3 000 € Raccord nécessaire selon les
Cheminée au gaz*
• Pas de crédit d’impôt modèles
• 500 € et 2 000 €
Cheminée au bioéthanol Aucun raccord nécessaire
• Pas de crédit d’impôt
• 500 € et 2 000 €
Cheminée électrique Aucun raccord nécessaire
• Pas de crédit d’impôt

* Les cheminées à gaz ne nécessitent pas toutes un raccordement au conduit de fumée.

Poêles
Prix matériel Pose/raccord au conduit
Poêle à bois classique* 400 € à 15 000 €
Poêle à bois
1 200 € à 4 500 €
postcombustion*
Poêle à bois de masse* 3 000 € à 15 000 € • Raccord au conduit exis-
tant : 500 €
Poêle bouilleur* 3 000 € à 20 000 € • Pose d’un conduit :
Poêle à granulés* 1 500 € à 5 000 € 1 000 € à 2 000 €
Poêle à charbon 300 € à 4 000 €
Poêles au fioul 100 € à 1 000 €
Poêle à pétrole 100 € à 1 000 € Aucun raccord nécessaire
Poêle à gaz Raccord nécessaire selon les
100 € à 500 €
modèles

* Prix avant éventuel crédit d’impôt de 15 % ou 26 %.

144
VII. L’achat

Bois de chauffage
Unités de référence Rendement par unité Prix par unité
Bûches classiques Stère* 1 500 kWh 35 € à 80 €
2 500 kWh à
Bûchettes reconstituées Tonne 250 € à 350 €
3 900 kWh
Plaquettes Stère 1 000 kWh 25 €
180 à 230 € en
vrac
Granulés Tonne 4 800 kWh et +
250 € à 300 € en
sacs

* Un stère correspond à 1 m


3
apparent.

145
VII. L’achat

AA Pour aller plus loin


Astuce

Maison neuve, maison ancienne : à chacune sa cheminée !


L’implantation d’une cheminée dans une maison neuve ou dans une maison
ancienne ne répond pas aux mêmes obligations. Quelques précautions sont à
respecter pour installer une cheminée.
Si vous aménagez dans une habitation ancienne et que vous souhaitez conserver
la cheminée, vous devez veiller à ce que les conditions de sécurité soient res-
pectées : vérifiez les conduits avec attention, et si besoin, remettez-les en état !
Et sachez que le tubage est interdit pour les cheminées à foyer ouvert. Si le
conduit est en bon état, vous pouvez l’utiliser à nouveau sans problème.
Par ailleurs, installer une cheminée dans une maison neuve vous laisse entière-
ment libre de choisir l’emplacement. Il faut déterminer l’usage que vous ferez de
votre cheminée : aura-t-elle une fonction utile ou décorative ? Entre feu specta-
culaire et coin du feu intimiste, à vous de voir ! Sachez cependant que la taille
de la cheminée, quel que soit son style, sera déterminée par la taille de la pièce.

Questions / réponses de pro

Crédit d’impôt pour remplacer un insert


En ce qui concerne le crédit d’impôt, qu’entend-on par matériel ? Pour le rem-
placement d’un vieil insert (non ou mal tubé), mon professionnel me dit que
seul le prix de l’insert est pris en compte et absolument pas le matériel annexe.
Qu’en est-il ?
Question de PH63000

ΔΔ Réponse de ComprendreChoisir
Effectivement, les impôts appellent « matériels », les éléments qui concernent
le chauffage pur, et non les accessoires. Donc, l’insert seulement sera sou-
mis au crédit d’impôt, et non le tubage et autres.

146
VII. L’achat

Papiers nécessaires pour le crédit d’impôt


Est-ce que la facture de l’installation d’une cheminée à insert suffit pour avoir
droit à la réduction d’impôt ?
Question de Gromit

ΔΔ Réponse de Costes
Le crédit d’impôt est pour le prix du matériel et non la pose. Il faut la fac-
ture du matériel, avec la performance énergétique (rendement supérieur à
70 %).

Achat d’un poêle/cheminée en Europe et crédit d’impôt


Si j’achète un poêle ou une cheminée à bois au Luxembourg, en Allemagne ou
en Belgique, est-ce que je pourrais bénéficier quand même du crédit d’impôt ?
Question de Li

ΔΔ Réponse de Adlair
Le crédit d’impôt est valable que si, sur une même facture, vous avez le prix
d’achat de l’appareil et le prix de votre installation. Elle est émise par le
professionnel qui vous assure la prestation.
La produire vous-même avec un poêle acheté à l’étranger ne marche évi-
demment pas (fiscalité française…).

Prime à la casse pour un insert de poêle à bois ?


Nouveau propriétaire d’une maison, j’ai fait appel à un ramoneur et mauvaise
surprise, non seulement le conduit de mon poêle n’est pas tubé, mais en plus les
briques ont commencé à tomber ! Il a sorti l’insert, et il n’est pas possible de le
tuber.
Nous pensons donc le casser et poser un poêle à bois. Le ramoneur nous a parlé
d’une prime à la casse pour jeter l’ancien insert.
Quelles sont les étapes à respecter pour cette prime à la casse (si elle existe
bien) ? Le crédit d’impôt peut-il s’obtenir pour l’achat d’un poêle qui respecte
les normes si je décide de faire la pose moi-même ?
Question de Yarisson

147
VII. L’achat

ΔΔ Réponse de Bruno Caiveau


Voici ce que dit la loi des finances : si l’appareil est une première acquisi-
tion, vous bénéficiez d’un crédit d’impôt de 15 % sur le prix TTC ; si vous
remplacez votre appareil et que cela inclut la destruction du précédent,
vous bénéficiez d’un crédit d’impôt de 26 %.
Pour cela, vous devrez remettre une attestation « Cerfa 14012 » et votre fac-
ture, l’an prochain, aux services fiscaux lors de votre déclaration de revenus.
ΔΔ Réponse de Tryba Solar
Votre ancien appareil à bois sera repris par votre installateur et détruit par
un recycleur agréé qui vous éditera un certificat de destruction Cerfa en
trois exemplaires (un pour lui, un pour l’installateur, un pour le client).
Ce document vous permettra de justifier de 26 % de crédit d’impôt si votre
nouvel appareil est labellisé « Flamme Verte » ou « Performance équiva-
lente », c’est-à-dire avec un rendement supérieur ou égal à 70 % et un rejet
de CO2 inférieur ou égal à 0.30 %.

148
Lexique

Béton cellulaire
Béton dans lequel sont emprisonnées des « bulles » d’air, d’où sa structure
alvéolaire, son apparence poreuse et son nom de « cellulaire ». Cet air sec
immobile fait du béton cellulaire un excellent isolant. C’est un matériau qui
résiste très bien à la chaleur. Il est plus léger et plus facile à modeler que le
béton normal.

Bioéthanol ou éco-éthanol
Combustible pour cheminées du même nom, obtenu à partir de la distillation
de betteraves ou de céréales. C’est un produit dérivé de l’agriculture d’où le
suffixe « bio » ou « éco » qui lui est apposé.

Cheminée électrique
Appareil de décoration reproduisant avec plus ou moins de réalisme un feu de
bois et l’âtre d’une authentique cheminée. Les cheminées électriques peuvent
être très design.

Chemisage
Opération réalisée par des professionnels consistant à placer un tube métal-
lique à l’intérieur du conduit et à le relier au foyer. Le chemisage vise
à protéger le conduit, sécuriser l’installation et améliorer le tirage de la
cheminée.

Il est fortement conseillé si vous êtes équipé d’un insert ou d’une cheminée à
foyer fermé. On parle plutôt de tubage et parfois de gainage.

149
Lexique

Conduit d’évacuation
Partie supérieure de l’édifice de la cheminée chargée d’évacuer les gaz de
combustion du foyer vers l’extérieur et d’amener une quantité d’air « neuf »
de l’extérieur jusqu’au foyer.

Ses dimensions et son architecture déterminent le tirage de la cheminée, et


par conséquent son rendement.

Flamme verte
Certification de qualité portant sur le matériel des appareils à bois. Créé en
concertation entre l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de
l’énergie) et les fabricants de matériel, ce label est attribué aux appareils peu
polluants et dont le rendement est supérieur à 70 %.

Acheter un appareil certifié Flamme verte est l’assurance de bénéficier auto-


matiquement du crédit d’impôt portant sur les appareils de chauffage à bois.

Foyer ouvert
Foyer de cheminée qui laisse le feu « à l’air libre » sans le recouvrir. C’est
le foyer des cheminées traditionnelles : il s’oppose au foyer fermé qui, lui,
couvre le feu et évite les déperditions de chaleur.

Foyer fermé
Foyer de cheminée qui couvre le feu. C’est un procédé relativement récent
qui vise à augmenter le rendement des cheminées et les muer en véritables
appareils de chauffage.

Un foyer fermé s’apparente à une chambre de combustion close avec une


façade vitrée : elle laisse ainsi voir le feu de cheminée. Un foyer fermé impose
de construire une cheminée adaptée à l’emplacement prévu, il ne peut se
greffer à une cheminée existante.

150
Lexique

Gainage
Opération réalisée par des professionnels consistant à placer un tube métal-
lique à l’intérieur du conduit et à le relier au foyer. Le gainage vise à protéger
le conduit, sécuriser l’installation et améliorer le tirage de la cheminée. Il est
fortement conseillé si vous êtes équipé d’un insert ou d’une cheminée à foyer
fermé. On parle plutôt de tubage et parfois de chemisage.

Granulés
Bois aggloméré, reconstitué à partir de déchets de scierie, présenté sous
forme de petits cylindres de 2 cm de long, comme des granulés. Ils ont
l’avantage d’être un bois très sec (taux d’humidité inférieur à 20 %) et d’être
plus faciles à manipuler et à doser que des bûches, par exemple.

Les granulés soit sont livrés en camion-citerne, puis stockés dans un silo, soit
s’achètent en sacs de 15 kg. Ils alimentent des poêles à granulés ou des chau-
dières à granulés ; on les appelle aussi parfois « pellets ».

Insert
Appareil cubique qui « s’insère » dans un foyer de cheminée, abrite le feu
de bois et augmente considérablement le rendement de la cheminée. C’est
une chambre de combustion totalement fermée qui est raccordée au conduit
d’évacuation. La façade vitrée permet de voir le feu de bois et conserve
l’agrément visuel de la cheminée. Ce procédé relativement récent transforme
une cheminée décorative en véritable appareil de chauffage, capable à lui seul
de chauffer une ou plusieurs pièces.

Monoxyde de carbone
Gaz dégagé lors de la combustion : inodore, incolore… et très nocif. Chaque
année, des personnes décèdent suite à des intoxications au monoxyde de
carbone. Une mauvaise aération des pièces ou un conduit d’évacuation
défectueux peut en être l’origine. Pour plus de sécurité, il est possible d’ins-

151
Lexique

taller à proximité de la chaudière, du poêle ou de la cheminée des détecteurs


de monoxyde de carbone qui sonnent l’alarme lorsque le taux de celui-ci dans
l’air ambiant dépasse le seuil autorisé.

Pellets
Terme de la langue anglaise équivalent aux « granulés de bois ». Bois agglo-
méré, reconstitué à partir de déchets de scierie, présenté sous forme de petits
cylindres de 2 cm de long. Ils ont l’avantage d’être un bois très sec (taux
d’humidité inférieur à 20 %) et d’être plus faciles à manipuler et à doser
que des bûches, par exemple. Les pellets soit sont livrés en camion-citerne,
puis stockés dans un silo, soit s’achètent en sacs de 15 kg. Ils alimentent des
poêles à pellets ou des chaudières à pellets.

Qualibois
Certification de qualité concernant les installateurs d’appareils à bois. Un ins-
tallateur agréé Qualibois doit adhérer à la charte, accepter d’être audité tous
les trois ans maximum, et installer au moins trois chaudières à bois durant
cette période de trois ans.

Ramonage
Opération réalisée par des professionnels, qui consiste à nettoyer le conduit
d’évacuation. Elle est obligatoire et doit être répétée au moins une fois par
an. Elle vise à sécuriser l’installation et à rendre à la cheminée son rendement
d’origine.

Tirage
Capacité du conduit à renouveler l’air en évacuant les gaz issus de la com-
bustion et en apportant en quantité suffisante de l’air extérieur neuf. Au sens
technique du terme, le tirage désigne la dépression créée par les mouvements
d’air ascendants à l’intérieur du conduit : le principe physique veut que l’air
chaud du foyer, moins dense et plus léger que l’air froid extérieur s’élève et

152
Lexique

crée ensuite une aspiration. L’architecture du conduit détermine la qualité du


tirage. Un bon tirage est primordial pour des raisons de performance et de
sécurité.

Tubage
Opération réalisée par des professionnels consistant à placer un tube métal-
lique à l’intérieur du conduit et à le relier au foyer. Le tubage vise à protéger
le conduit, sécuriser l’installation et améliorer le tirage de la cheminée. Il est
fortement conseillé si vous êtes équipé d’un insert ou d’une cheminée à foyer
fermé. On parle parfois de chemisage ou encore de gainage.

153
Index des questions
et des astuces
I. Les types de cheminées 16
Un foyer ouvert pour un feu exclusivement esthétique 31
Personnaliser sa cheminée 31
Quel foyer pour une cheminée d’agrément ? 32
Récupérer de la chaleur dans les chambres 32
Un insert sans prise d’air 33
L’insert à granulés existe-t-il ? 33
Capacité de chauffe d’une cheminée au bioéthanol 34
Brûleur au bioéthanol 34
Différence entre l’électrique et l’éthanol 35
Bruit d’une cheminée électrique 35

II. Les matériaux et l’emplacement des cheminées 37


La cheminée au centre des regards ! 53
La cheminée est dans l’escalier ! 53
Conduit de cheminée dans une chambre 54
Construire sa cheminée soi-même 54
Insert en fonte ou en acier ? 55
Carrelage pour une cheminée 55
Distance entre le plafond et une cheminée au bioéthanol 55

III. L’installation, la rénovation et l’entretien d’une cheminée 56


Peindre vos accessoires de cheminée 74
La réglementation de l’entretien de la cheminée 74
Cheminée tubable ou non ? 75
Étanchéité du conduit 75
Refoulement de la fumée d’un insert 75
Incommodé par la fumée du voisin 76
Hérisson pour le ramonage d’un tubage en inox 76
Vitre de mon insert noircie 77

154
Index des questions et des astuces

IV. Les types de poêles 78


Poêle ou cheminée ? Telle est la question… 96
Le poêle à granulés 96
Pour un meilleur rayonnement d’un poêle à bois 97
Aération d’un poêle à bois 97
Tubage de la cheminée 98
Une seule gaine pour deux poêles à bois ? 98
Le tubage du conduit est-il nécessaire ? 98
Vitre de poêle à bois fêlée 99
Poêle à granulés 99
Dangerosité du poêle à pétrole ? 100

V. Les matériaux et l’emplacement des poêles 101


Poêle à inertie 108
« Valeur nominale » d’un poêle à bois 108
Briques réfractaires fêlées 109
Distance entre le mur et le tube d’un poêle à bois 110
Poêle à bois et fissure sur le mur 110
Hauteur du conduit pour un poêle à bois 111

VI. Se chauffer au bois 112


Quel bois pour ma cheminée ? 126
Du recyclage au chauffage : la plaquette de bois 127
Quel bois pour un poêle ? 128
De l’eucalyptus dans un insert ? 128
Grandeur du foyer et taille des bûches 128
Comparatif du bois en 33 cm et du pellet 129

VII. L’achat 130


Maison neuve, maison ancienne : à chacune sa cheminée ! 145
Crédit d’impôt pour remplacer un insert 145
Papiers nécessaires pour le crédit d’impôt 146
Achat d’un poêle/cheminée en Europe et crédit d’impôt 146
Prime à la casse pour un insert de poêle à bois ? 146

155
Les professionnels et experts
cités dans cet ouvrage
Nos sites permettent aux professionnels et spécialistes de publier et partager
leur savoir-faire (réponses aux questions des internautes, astuces, articles...).
Une sélection de leurs meilleures contributions a été incluse dans cet ouvrage.

Tous les jours, de nouveaux professionnels s’inscrivent et publient sur nos


sites. Faites appel à eux : ces pros savent de quoi ils parlent !

Adlair – Membre pro


Vente et installation de poêles, mise en avant d’appareils fonctionnant avec
des énergies renouvelables.
Département d’intervention : 29
Adresse : ZI Kernevez, 19 rue Nobel, 29000 Quimper
Téléphone mobile : 06 23 33 04 05

Bienvenue chez vous – Membre pro


Showroom présentant des cheminées à l’éthanol, des luminaires, des
tableaux, des horloges projetées design.
Département d’intervention : 35
Adresse : 17 rue de la Monnaie, 35000 Rennes
Téléphone fixe : 02 99 79 37 04

BL Therm Conseil – Membre pro, expert


Conseils thermiques et énergétiques pour les habitations, diagnostics immobi-
liers pour la vente et la location.
Départements d’intervention : 07 | 26
Adresse : 8 boulevard Pierre et Marie Curie, 26700 Pierrelatte
Téléphone fixe : 04 75 98 95 46

156
Les professionnels et experts cités dans cet ouvrage

Chauffeeco – Membre pro


Vente de poêles à granulés et pose gratuite.
Départements d’intervention : France | 16 | 17 | 27 | 28 | 35 | 41 | 72 | 77 | 78
Adresse : Le bourg, 41170 Le-Plessis-Dorin
Téléphone mobile : 06 79 16 38 10

Cheminées au bioéthanol – Rêve de Flamme – Membre pro


Spécialiste de la cheminée à l’éthanol design. Pose d’inserts à encastrer dans
les cheminées, vente d’accessoires pour cheminées et distributeur d’éthanol.
Départements d’intervention : France | 02 | 59 | 62
Adresse : 8 rue de Mons, 59300 Valenciennes
Téléphone fixe : 03 27 26 28 73
Téléphone mobile : 06 81 15 49 00

Cheminées Godin Bressuire – Membre pro


Commerce et installation de poêles, cheminées, inserts, conduits de fumée et
décoration intérieure.
Départements d’intervention : 49 | 79 | 85 | 86
Adresse : 90 boulevard de Thouars, 79300 Bressuire
Téléphone fixe : 05 49 82 10 03

Daniel Guihard– Membre pro, expert


Audit et conseil en rénovation énergétique dans le logement individuel ou en
petit collectif ; thermographie infrarouge de tout type de bâtiment ; contrôle
après travaux et repérage de réseaux.
Départements d’intervention : 24 | 32 | 33 | 40 | 46 | 47 | 82
Adresse : 11 avenue du 11 novembre, 47190 Aiguillon
Téléphone fixe : 05 53 88 25 11
Téléphone mobile : 06 67 07 55 30

157
Les professionnels et experts cités dans cet ouvrage

Elyotherm – Membre pro, expert


Installation et rénovation : chauffage, plomberie sanitaire, énergies
renouvelables.
Départements d’intervention : 01 | 38 | 42 | 69
Adresse : 10 chemin de Crépieux, 69300 Caluire-et-Cuire
Téléphone fixe : 04 82 53 12 47

Ets Patrie – Membre pro


Spécialisé dans le recyclage des emballages et palettes de bois convenant à la
plupart des chaudières à bois mixtes.
Départements d’intervention : 03 | 15 | 63
Adresse : L’arbre de la Ronce, 63440 Saint-Hilaire-la-Croix
Téléphone fixe : 04 73 97 97 97

Lug d’Albio – Membre pro


Commercialisation de Qaito, le brûle-pellet insérable dans les foyers fermés et
inserts standards.
Départements d’intervention : France
Adresse : 20 rue du faubourg Saint-Jean, 45000 Orléans
Téléphone fixe : 02 38 77 15 60

Max Blank GMBH – Membre pro


Fabrication de poêles à bois de qualité et cheminées design.
Départements d’intervention : France + Export
Adresse : Klaus-Blank-Str. 1, D-91747 Westheim, Allemagne
Téléphone fixe : 02 03 94 85 76

Oliger – Membre pro


Inventeur, fabricant et distributeur de systèmes de chauffage.
Départements d’intervention : France
Adresse : 40 rue du Stade, 57820 Saint-Louis
Téléphone fixe : 0387 07 90 26

158
Les professionnels et experts cités dans cet ouvrage

Reflexe-Énergie (62/80) Palazzetti – Membre pro, expert


Conseil, vente, installation et entretien de poêles à bois et à granulés, d’in-
serts à bois et à granulés, de chaudières à granulés, de cuisinières à bois et à
granulés.
Départements d’intervention : 62 | 80
Adresse : « Le Puits Bérault », 39 bis route de Roussent, 62170 Lépine
Téléphone fixe : 03 21 05 08 48
Téléphone mobile : 06 61 85 41 78

SARL Rancurel/Arnaud – Membre pro, expert


Entreprise artisanale d’installation de chauffage et de plomberie.
Département d’intervention : 84
Adresse : 435 chemin des Troncs, 84150 Violes
Téléphone fixe : 04 90 46 99 90
Téléphone mobile : 06 81 21 60 88

Tryba Solar – Membre pro


Entreprise de chauffage et énergies renouvelables : pompes à chaleur, chau-
dières et poêles à granulés, chauffe-eau solaire, ballon thermodynamique, etc.
Département d’intervention : 44
Adresse : 22 rue du Solay, 44700 Orvault
Téléphone fixe : 02 40 40 01 01
Téléphone mobile : 06 86 65 79 52

159
Trouver un pro
près de chez vous

Si vous le souhaitez,
nous pouvons vous mettre en relation
avec un ou plusieurs professionnels près de chez vous.
Ils vous établiront gratuitement un devis :

http://poele-cheminee.ooreka.fr/devis/devis-poele-cheminee
FIN

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