Vous êtes sur la page 1sur 12

Addition de moments cinétiques

I- Introduction

Lorsqu'on étudie un système constitué de plusieurs particules, auxquelles sont associés des
 
opérateurs moment cinétique J   J i , il peut être intéressant de considérer le moment
i

cinétique total. Le but de ce chapitre est de faire le lien entre les éléments propres des
différents moments cinétiques et ceux du moment cinétique total, dans le cas de l'addition de
deux moments cinétique, en traitant d’abord le cas simple de deux spins 1/2. Nous verrons
enfin les applications de cette opération.

1- En mécanique classique :

 
Si deux particules possèdent des moments cinétiques L1 et L2 le moment cinétique total est :
  
: L  L1  L2 .

Si les deux particules sont en mouvement de rotation le théorème du moment cinétique s’écrit
 
L1   L 2  
pour chaque particule:  r1  F1 et  r2  F2
t t


L    
Et pour le système (1+2) :  r1  F1  r2  F2
t

2- En mécanique quantique :

 
On considère deux observables J 1 et J 2 agissant dans deux sous espaces  1  et  2  et

décrits par les bases respectives : j1 , m1 et j 2 , m 2 .

    
Il peut s’agir de deux particules ayant deux moments cinétiques J 1 et J 2 : J  J1  J 2

    
Ou bien d’une même particule ayant un moment cinétique orbital L et un spin S : J  LS


Si J est un moment cinétique il doit donc satisfaire les relations de commutations :
J , J    i
i j ijk Jk
k


A priori la base décrivant le système des deux particules ayant des moments cinétiques J 1 et

 
J 2 est représenté par la base j1 , m1 , j 2 , m 2 relative à l’ECOC J 12 , J 1z , J 22 , J 2 z :

j1 , m1 , j 2 , m 2 est appelée base B12 découplée

3- Exemple : Addition de spins 1/2

Soient deux particules de spins ½ dont le spin total est :

  
S  S1  S 2 dont l’état est décrit par la base : 1 / 2, m1 ,1 / 2 2 , m 2

La dimension de la base est : 2 S 1  12 S 2  1  2  2  4

Impliquant les quatre vecteurs :   , ;  ,  ; ,  ;  ,  

On déduit alors :

 
S 2  S12  S 22  2 S1 .S 2  S12  S 22  2 S1 z .S 2 z  S1 S 2  S1  S 2  

S z  S1z  S 2 z

et par conséquent :

S z 1 / 2, m1 ,1 / 2 2 , m 2   m1  m 2  1 / 2, m1 ,1 / 2 2 , m 2

S 2 ,   2 , ; S 2  ,    2 , 

S 2  ,   2   ,  ,  ; S 2 ,    2   ,  ,  

On voit ainsi que S2 n’est pas diagonal dans la base : 1 / 2, m1 ,1 / 2 2 , m 2


Il faut donc diagonaliser l’opérateur S2.

La matrice représentant S2 dans la base :   , ;  ,  ; ,  ;  ,   est :

2 0 0 0
 
20 1 1 0 
S  
2

0 1 1 0 
 
0 0 0 2 

1 1
Si on diagonalise la partie centrale :  2  
1 1

on trouve les valeurs propres : 0 et 2 2 correspondant aux vecteurs propres :

1 1
2    ,  ,   ; 0    ,  ,  
2 2

Conclusion :

S2 a deux valeurs propres : 0 (non dégénérée) et 2 2 ( trois fois dégénérée)

Les états propres de S2 sont :

1
1,1  , ; 1,0   ,  , ; 1,1  ,
2

1
0,0   ,  ,  
2

On peut constater aisément que la base :  1,1 ; 1,0 ; 1,1 ; 0,0  est base propre de

l’ensemble : S 2
, S z , S 12 , S 22 

La base  1,1 ; 1,0 ; 1,1 ; 0,0  est appelée base B couplée.

S 2 1, M  2 2 1, M ; S 2 0,0  0
S z 1,1   1,1 ; S 2 1,0  0 ; S z 1,1   1,1 ; S z 0,0  0

3 2 3 2
S12 S , M  S, M ; S 22 S , M  S, M
4 4

Par contre cette base n’est pas base propre de  S1 z , S 2 z 

   
S1 z 1,1  1,1 ; S1 z 1,1   1,1 ; S1 z 1,0  0,0 ; S1 z 0,0  1,0
2 2 2 2

   
S 2 z 1,1  1,1 ; S 2 z 1,1   1,1 ; S 2 z 1,0   0,0 ; S 2 z 0,0   1,0
2 2 2 2

Remarque :

i) Cependant au lieu de diagonaliser les matrices représentatives du moment cinétique total J,


on construit en mécanique quantique une théorie générale beaucoup plus élégante.

ii) Lorsqu’on additionne deux spins ½ on trouve deux valeurs du moments cinétiques total
S=0 et S=1. On démarre avec 4 états de la base B12   , ;  ,  ; ,  ;  ,   et on aboutit
à quatre états de la base B  1,1 ; 1,0 ; 1,1 ; 0,0  .

iii) Base couplée et base découplée :

- L’espace correspondant au moment cinétique J est associé aux états de la base B12
découplée :

 j1 , m1  j 2 , m 2  j1 , m1 , j 2 , m 2  de dimension 2 j 1  12 j 2  1

- On utilise plutôt la base B couplée  j1 , j 2 , J , M  J , M 

J max
de dimension :  2 J  1 2 j
J  J min
1  12 j 2  1
II- Théorème fondamental de l’addition de deux moments cinétiques :

Etant donné deux moments cinétiques quelconques J1 et J2 tels que :

J 12 j1 , m1   2 j 2  j 2  1 j1 , m1 ; J 1z j1 , m1  m1 j1 , m1

J 22 j1 , m1   2 j 2  j 2  1 j1 , m1 ; J 2 z j1 , m1  m2 j1 , m1

  
On cherche les valeurs propres et états propres de J2 et Jz où J  J 1  J 2

L’espace de de J2 et Jz est    1   2 de dimension 2 j1  12 j 2  1

L’espace de J2 et Jz  est engendré par  1  j1 , m1 et  2  j 2 , m2

On écrit les états de l’espace  comme combinaison linéaire des états j1 , m1 et j1 , m1 ,


en d’autres termes on effectue un changement de base. Le moment cinétique total prend
différentes valeurs et varie de Jmin jusqu’à Jmax .
II-1 Calcul de J min et J max :

i) Calcul de J max :
  
Pour calculer on procède à partir de J  J 1  J 2

on déduit J z  J 1z  J 2 z dont la valeur propre est : M  m1  m2

avec  J  M  J ;  j1  m1  j1 ;  j 2  m2  j 2

En utilsant :
J z j1 , m1 , j 2 , m2   J 1z  J 2 z  j1 , m1 , j 2 , m2  M j1 , m1 , j 2 , m2  m1  m2  j1 , m1 , j 2 , m2

alors : M  m1  m2 

Sachant que m1 max  j1 et m2 max  j 2

On déduit finalement : J max  M max  j1  j 2

i) Calcul de J min :

Ayant obtenu J min on peut maintenant en déduire J max en procédant ainsi :

J  J max  2 J max  1 vecteurs propres

J  J max  1  2 J max  1 vecteurs propres


J  J max  2  2 J max  3

J  J min  2 J min  1
J max
Connaissant la dimension du système (1)+(2) :  2 J  1 2 j
J  J min
1  12 j 2  1

On peut écrire :

2 J max  1  2 j max  1  ....  2 J min  1  2 j1  12 j 2  1

Le terme gauche de l’expression représente une suite arithmétique dont la somme est :

S  2 J max  1  2 j max  1  ....  2 J min  1  N  j max  j min  1

Il est clair que le nombre de termes de la sommation : N   j max  j min  1

On obtient par conséquent :  j max  j min  1 j max  j min  1  2 j1  12 j 2  1

Ce qui conduit à : 2 j1  12 j 2  1   j max  1  j min


2 2

  j max  1  2 j1  12 j 2  1   j1  j 2  1  2 j1  12 j 2  1


2 2 2
Ou bien: j min

  j1  j 2   j min  j1  j 2
2 2
Et finalement : j min

Conclusion :

J min  J  J max ; j min  j1  j 2 ; J max  j1  j 2

Exemples:
j1  1 , j 2  1  J  0 , 1, 2 ; j1  2 , j 2  2  J  0 , 1, 2 , 3 , 4

j1  1 , j 2  2  J  1 , 2 , 3 ; j1  1 , j 2  1 / 2  J  1 / 2 , 3 / 2

III- Coefficients de Clebsch-Gordon:


III-1 Bases B12 et B:
On rappelle que les bases découplée B12 et couplée B sont :

B12   j1 , m1  j 2 , m 2  j1 , m1 , j 2 , m 2 
B   j1 , j 2 , J , M  J , M 
Qui vérifient les relations de fermeture et d’orthogonalisation :
j1 j2 J max1 J

 
m1   j1 m2   j2
j1 , m1 , j 2 , m2 j1 , m1 , j 2 , m   ;   J,M
J  J min M  J 2
J,M  

j1 , m1 , j 2 , m2 j1 , m1' , j 2 , m2'  m1 m1' m2 m2' ; J , M 2 J ' , M '   JJ ' MM '
III-2 Coefficients de Clebsch-Gordon :
a) Définition
On peut passer d’une base à l’autre à l’aide des relations de fermetures :

J,M  
m1, m 2
j1 , m1 , j 2 , m2 j1 , m1 , j 2 , m2 J , M

j1 , m1 , j 2 , m2   J,M
J ,M
J , M j1 , m1 , j 2 , m2

On note CCG  j1 , m1 , j 2 , m2 J , M et CCG *  J , M j1 , m1 , j 2 , m2

Les nombres complexes CCG sont appelés coefficients de Clebsh-Gordon.


b) Propriétés de CCG

- Les CCG sont réels CCG  CCG *  j1 , m1 , j 2 , m2 J , M  J , M j1 , m1 , j 2 , m2

- Convention: j1 , j1 , j 2 , J  j1 J , J  0

Les CCG sont définis à un phase près


III-2 Méthode générale de calculs des CCG:

a) On utilise la relation de passage entre les bases:


J,M  
m1, m 2
j1 , m1 , j 2 , m2 j1 , m1 , j 2 , m2 J , M

b) Pour chaque sous espace, on calcule J , J puis on applique l’opérateur J- c'est-à-dire on

calcule J  J , J pour obtenir J , J  1 et ainsi de suite jusqu’à J , J

Après avoir terminé avec les sous espace J , M on passe au sous espace J '  J  1 , on

calcule J ' , J ' , puis on calcule J ' , J ' , J ' , J  1' ,…jusqu’à J ' , J ' en tenant compte

des relations d’orthogonalisation J , M J ' , M '   JJ ' MM '

c) On commence par la situation la plus simple : J max , J max

J max , J max  j1 , j1 , j 2 , j 2 j1 , j1 , j 2 , j 2 J max , J max  CCG j1 , j1 , j 2 , j 2

Dans ce cas particulier on déduit J max , J max J max , J max  1  CCG   1


2

On déduit alors CCG  j1 , j1 , j 2 , j 2 J max , J max  1

Puisque dans ce cas CCG  0 il satisfait la convention j1 , j1 , j 2 , J  j1 J , J  0


d) après avoir calculé J max , J max on calcule maintenant J max , J max  1 en appliquant J-

J  J max , J max   j1  j 2  j1 , j1 , j 2 , j 2   J max , J max  1   j1 , j1  1, j 2 , j 2   j1 , j1 , j 2 , j 2  1

 j1 , j1  1, j 2 , j 2   j1 , j1 , j 2 , j 2  1
Et finalement : J max , J max  1 

avec :    J max  J max  1 ;    j1  j1  1  m1 m1  1 ;    j 2  j 2  1  m2 m2  1

On procède ainsi en calculant maintenant :


 j1 , j1  1, j 2 , j 2   j1 , j1 , j 2 , j 2  1
J  J max , J max  1   j1  j 2     J max , J max  2

Qui permet de calculer J max , J max  2

On continue ainsi jusqu’à obtenir le denier vecteur J max , J max  j1 , j1 , j 2 , j 2

d) La prochaine étape est de passer au sous espace J '  J max  1

J ' , J ' on calcule maintenant J ' , J '1 en appliquant J-

et ainsi de suite .

III-3 Exemples :
a) Cas de deux spins ½ :
  
S  S 1  S 2 S1  S 2  1 / 2  S  0 , 1

Base B12 :  1 / 2, m1 ,1 / 2, m 2

Base B :  1 / 2,1 / 2, S , M  S , M

i) sous espace S=1  M  1,0,1

1,1  1 / 2,1 / 2,1 / 2,1 / 2 1 / 2,1 / 2, j1 / 2,1 / 2 1,1  1 / 2,1 / 2,1 / 2,1 / 2  ,

S  1,1  S1  S 2  ,   2 1,0   ,  ,   1,0 


1
 ,  , 
2
,    , 
S  1,0  S1  S 2    2 1,1   2 ,  1,1  ,
2

ii) sous espace S=0 : contient uniquement 0,0

0,0   1 / 2, m ,1 / 2, m
m1, m 2
1 2 1 / 2, m1 ,1 / 2, m2 0,0  c1 ,  c 2 ,

avec : c1  1 / 2,1 / 2,1 / 2,1 / 2 0,0 ; c 2  1 / 2,1 / 2,1 / 2,1 / 2 0,0

Pour calculer c1 et c2 , on applique :

 0,0 0,0  1 c12  c 22  1 c1  c 2


   2
 0,0 1,0  0 c1  c 2  0 c1  c 2  1 / 2
2

On déduit alors en utilisant la convention : j1 , j1 , j 2 , J  j1 J , J  0

1 1
c1  1 / 2,1 / 2,1 / 2,1 / 2 0,0  ; c 2  1 / 2,1 / 2,1 / 2,1 / 2 0,0  
2 2

1
Et par conséquent : 0,0   ,  , 
2

Conclusion :

 1,1  ,


 1,0 
1
  ,   ,   état triplet symétrique
 2
 1,1  ,

1
0,0   ,  ,  état singulet antisymétrique
2

b) Cas de deux moments cinétiques L1  L2  1 :


 
L  L1  L2 L1  L2  1  L  0 , 1, 2

Base B12 :  1, m1 ,1, m 2 ; Base B :  1,1, L, M  L, M

i) sous espace L=2  M  2,1,0,1,2


L 2,2  L1  L2  1,1,1,1  2 2,1    1,0,1,1  1,1,1,0 
1
et finalement : 2,1   1,0,1,1  1,1,1,0 
2

En appliquant progressivement L- on trouve :

1
2,0   1,1,1,1  2 1,0,1,0  1,1,1,1 
6

1
2,1   1,0,1,1  1,1,1,0  ; 2,2  1,1,1,1
2

ii) sous espace L=1  M  1,0,1

1,1   1, m ,1, m
m1, m 2
1 2 1, m1 ,1, m2 1,1  c1 1,1,1,0  c 2 1,0,1,1

avec : c1  1,1,1,0 1,1 ; c 2  1,0,1,1 1,1

En utilisant les conditions d’orthogonalisation et la convention de signe :

 1,1 1,1  1 c12  c 22  1 c1  c 2


   2
 1,1 2,1  0 c1  c 2  0 c1  c 2  1 / 2
2

1 1 1
donc: c1  1,1,1,0 1,1  ; c 2  1,0,1,1 1,1    1,1   1,1,1,0  1,0,1,1 
2 2 2

En appliquant progressivement on obtient :

1
L 1,1  L1  L2  1,1  1,0   1,1,1,1  1,1,1,1 
2
1
L 1,0  L1  L2  1,0  1,1   1,0,1,1  1,1,1,0 
2

iii) sous espace L=0  M  0

0,0   1, m ,1, m
m1, m 2
1 2 1, m1 ,1, m2 0,0  c1 1,1,1,1  c 2 1,0,1,0  c 2 1,1,1,1

avec c1  1,1,1,1 0,0 ; c 2  1,0,1,0 0,0 ; c3  1,1,1,1 0,0

On utilise la condition de normalisation et deux conditions d’orthogonalités :


 0,0 0,0  1 c12  c 22  c32  1 c1  1 / 3
  
 1,0 0,0  0  c1  2c 2  c3  0  c 2  1 / 3
 c  c  0 
 2,0 0,0  0  1 3 c3  1 / 3

1
donc : 0,0   1,1,1,1  1,0,1,0  1,1,1,1 
3

IV- Aplications : Interaction spin orbite dans l’atome d’hydrogène :


a) Energie spin orbite
i) En tenant compte de l’interaction spin orbite, l’hamiltonien de l’atome d’hydrogène s’écrit :

H  H 0  f 0 L.S où L et S sont les moments cinétiques orbital et de spin.

H0 est l’hamiltonien de l’atome d’hydrogène non perturbé tel que : H 0 n, l , m  E 0n n, l , m

 
On peut voir que la base decouplée B12   l , m,1 / 2, ms commune à L2 , L z , S 2 , S z n’est pas

base propre de la partie spin-orbite L.S et qu’il faut par conséquent utiliser la base couplée
  
B  J,M  où J  L  S . Avec S=1/2

 

A partir de J 2  L  S 
2   1

 L2  S 2  2 L.S  L.S  J 2  L2  S 2
2

 2
et donc : L.S J , M   j  j  1  l l  1  3 / 4 J , M
2

L’atome d’hydrogène est décrit par le ket :   n, l , m, J , M tel que : H   E 

L’énergie totale de l’atome d’hydrogène en tenant compte de l’interaction spin-orbite est


2
donc : E  E0n  Eso  E0n  f 0  j  j  1  l l  1  3 / 4
2

Les valeurs possibles de J sont : J  L  1 / 2 ; L  1 / 2

ii) Cas où l  0  j  1 / 2  E so  0 :

On déduit que pour les états de type (ns), la contribution de l’interaction spin orbite est nulle.

E0
donc E  E 0n   pour les états (ns) c'est-à-dire L=0.
n2
iii) Cas où l  0  : j  l  1 / 2 ; l  1 / 2

 2 l
 f 0 2 j  l  1/ 2
ce qui donne : E so  
  2 f l  1 j  l-1 / 2
 0
2

b) Reamarques :

i) Pour l  0 j prend une seule valeur j  1 / 2  E so  0 , les états s ne sont pas sensibles à
l’interaction spin-orbite.

 2 f0
 j  1/ 2
ii) Pour l  1  j  1 / 2 , 3 / 2  E so   2
  2 f j  3/ 2
 0

Les états j  1/ 2 , 3 / 2 sont notés np1 / 2 et np3 / 2 respectivement.

 2 f0 j  1/ 2

iii) Pour l  2  j  3 / 2 , 5 / 2  E so   3 2 f
 j  3/ 2
0

 2

Les états j  1/ 2 , 3 / 2 sont notés nd 3 / 2 et nd 5 / 2 respectivement.

iv) On voit donc que pour l  0 tous les niveaux se scindent en deux sous niveaux sous l’effet
de l’interaction spin-orbite

c) Exemples :

i) Etat 1s : l  0 ; j  1/ 2 E1s  E1   E0  etat 1s1 / 2

 E0  2 f 0
   etat 2 p1 / 2
ii) Etat 2p : l  1 ; j  1/ 2 ,3 / 2 E2 p  E2  Eso   4 2
 E0   2 f  etat 2 p
 4 0 3/ 2

2p1/2
1s1/2 2p

2p3/2